You – S03E02 – So I Married an Axe Murderer – 14/20

C’est un peu mieux, peut-être parce que je suis en train de me faire au nouveau ton choisi par la série – nouveaux décors, nouveaux personnages, nouvelles intrigues. J’ai quand même un énorme problème, qui est que j’ai l’impression que la série verse beaucoup plus dans la comédie qu’avant. Et je ne suis pas sûr que ce soit un choix conscient : je trouve drôle des passages qui sont supposés être dramatiques. Un peu gênant, j’imagine, mais l’essentiel, c’est que je trouve des trucs à apprécier, non ?

Spoilers

Il faut se débarrasser de Natalie, mais aussi aller chez le psy et s’installer dans la banlieue.

I broke a vase

Natalie

Mais les images sont clairement surexposées quand ils vont chez la psy, non ? Voilà ma première réflexion sur cet épisode. Déjà que j’ai du mal avec certains focus qui rendent flou les bords de l’image, je suis perturbé. Pourtant, je suis bien sur Netflix. Bref, on n’est pas là pour ça, mais pour la critique de ce que j’ai vu.

Voilà donc un début d’épisode efficace : nous suivons Joe et Love chez une psy conjugale pour tenter de régler les problèmes de couple qu’ils rencontrent. Love avait raison : ils en ont bien besoin, parce que Joe prend assez mal le meurtre commis par Love. Il lui reproche son amateurisme – elle n’a même pas coupé le téléphone – et le couple s’engueule au-dessus du cadavre. Pourtant, chez la psy, il est juste question d’un vase que Love aurait cassé par rage en découvrant que Joe était sur le point de la tromper.

La scène est de la pure comédie. Je ne sais pas si c’était l’intention de la série, par contre. J’ai l’impression qu’ils voulaient faire dans le dramatique, mais moi, vraiment, je suis mort de rire. On a la voix off de Joe qui déteste de plus en plus Love mais est forcé de faire avec, on a Love qui tente de se faire passer pour une victime avec la psy et on a surtout toutes les images, en flashbacks, qui montrent le couple en train de s’embrouiller pour savoir quoi faire du corps.

Chez le psy, Joe dit se sentir émasculé parce que Love le force à abandonner pour de bon la femme qui flirtait avec lui. En flashback, on le voit enfiler le chapeau et le manteau de Love avant de se mettre au volant de sa voiture… Le corps ? Il l’enterre dans les bois – contre l’avis de Love qui ramène Candace dans la conversation – après avoir fait faire un tour au portable et à la tablette de Natalie. Il est malin.

Love ne l’est pas : elle envoie un SMS à Joe pour savoir si « c’est fait ». Mais enfin ? Sois discrète, au moins.

Incomprise

Natalie mise de côté, la psy s’intéresse davantage à Love. Elle cherche à comprendre un peu mieux sa patiente, qui se plaint que tout le monde la trouve impulsive. Tout le monde ? Love serait incomprise ? Eh oui. Tout le monde, c’est sa mère, mais aussi Theo, un étudiant qui lui fait du rentre dedans sur le parking du supermarché. N’importe quoi.

Elle raconte ça sans complexe à la psy, parce qu’elle entend ensuite se plaindre de la situation : elle voudrait que son mari s’intéresse à elle à peu près autant que ce Theo le fait. Ma foi, on peut la comprendre – mais pas Joe. Il est répugné de ce qu’il entend et de la tendance de Love à se victimiser pour tout quand il la rend responsable de tout ce qui leur arrive.

Bon, lui aussi on peut le comprendre : il galère tout de même à se débarrasser du corps de Natalie. En plus, il découvre dans ses SMS qu’elle le voyait comme un voisin ennuyeux. C’est pas hyper cool pour lui et il le prend mal. Est-ce pour ça qu’il est resté avec Love finalement ? Peut-être, mais sa réponse est qu’il est resté pour Henry.

La séance de psy se termine sur la meilleure conclusion possible : la psy souligne que Joe est resté pour son enfant, pas pour sa femme. Ben oui, ça va fonctionner ça, ma foi. La psy leur demande tout de même de mieux communiquer et de trouver une raison de rester ensemble qui ne soit pas leur enfant.

Le problème de la séance de psy ? Elle prend fin et il faut rentrer à la maison et vivre en banlieue comme si de rien n’était. Joe n’aime pas trop ça, mais Love est une putain d’actrice qui est prête à tout pour s’intégrer. Les efforts de communication entre Joe et Love ? Cela fonctionne toujours aussi bien… comme comédie. Je ne sais pas si c’était leur volonté, parce que je n’ai pas souvenir que la série était particulièrement drôle avant.

La banlieue

Joe se débarrasse bien vite de Love en se rendant à la bibliothèque. On comprend assez vite que Tati Gabrielle n’est pas embauchée dans la série par hasard. Il est assez clair que la bibliothécaire sera le prochain crush de Joe. Il se débrouille pour gagner sa confiance en attendant, histoire d’aller récupérer un livre qu’il restaure ensuite pour avoir de l’argent pour Ellie. J’ai hâte qu’elle revienne dans la série.

En attendant, on est coincé dans la vie de banlieue de Joe et Love. Ce n’est pas génial du tout à suivre. Autant la partie chez le psy, ça allait, autant la fête d’anniversaire d’un gamin random dans le quartier, ça m’a blasé. Les pères boivent de l’alcool et parlent de cul, les mères respectent tout ce que Sherry leur impose – même si ça suppose de ne pas manger les gâteaux préparés par Love. Ces voisins sont odieux avec elle. La scène avait tout de même un intérêt majeur : Joe apprend que Natalie, comme tous ses voisins, portait une bague qui la géolocalise.

Aussitôt, Love et Joe se démerdent pour aller la déterrer au plus vite, avant que son mari ne se rende compte d’où elle est. À nouveau, j’ai eu l’impression que la série faisait de la comédie plutôt qu’autre chose. On les voit déterrer Natalie, avec Love qui découvre que Joe avait tout prévu – jusqu’à retirer les dents de Natalie et avoir un plan B pour le corps.

Une équipe

Il n’en faut pas plus pour que Love se mette à flipper. Elle est insupportable, vraiment : elle a peur de ne pas suffire à Joe et qu’il la tue. Lui, il a peur qu’elle tue tous les gens autour d’eux chaque fois qu’il ne sera plus assez passionné par elle. Et contre toute attente, on se retrouve à nouveau chez la psy à qui ils racontent le contenu de la dispute – mais pas son sujet exact.

Contre toute attente, c’est plutôt efficace. Joe se met à penser à tous les actes violents qu’il a commis et la peur qu’il a qu’on le quitte si on découvrait son vrai visage – comme quand Love a vu qu’il avait arraché les dents de Natalie par exemple, Love se met à raconter que la violence qu’elle ressent vis-à-vis de Joe, elle ne la ressent que quand elle cherche à protéger sa famille. Et protéger la famille, ça permet d’avoir de l’amour inconditionnel.

Voilà, en une scène, les scénaristes schématisent des personnages qui paraissaient faussement complexes de la manière la plus simple possible : ils ont peur de l’abandon. Ils se regardent dans un miroir quand ils se voient. Et il est temps qu’ils fassent le choix et le travail de continuer à vivre ensemble. Mouais.

Être une équipe leur permettra d’être mieux ensemble, mais aussi de faire mieux l’amour. Ben oui, bien sûr. Cette petite séance de psy suffit à Joe pour retrouver la Love qu’il aimait : il la voit heureuse avec son bébé et ça lui rappelle qu’il était amoureux d’elle. Oh bordel. Les problèmes de couple sont donc réglés de manière bien simple dans cet épisode… Mais que proposer pour la suite alors ?

En attendant de le savoir, on voit les deux personnages se rassurer comme ils le peuvent en affirmant qu’ils sont prêts à tuer l’un et l’autre pour l’autre ; mais qu’ils vont tout faire pour éviter d’avoir le faire. Une vraie belle équipe.

Cliffhangers

Des pistes pour la suite, il en faut tout de même. Joe passe vérifier que le corps de la voisine est bien enterré pour de bon, avec le ciment qui a pris. Il se rend aussi à la bibliothèque, donner le livre qu’il a réparé et tenter de se faire embaucher. Cela prendra, c’est certain.

De son côté, Love ouvre sa boutique… et découvre que les voisins entendent bien la snobber – un cupcake, c’est trop sucré, surtout si c’est aux fruits, voyez-vous ? On sent la haine dans son visage. Ce n’est pas son seul problème, pourtant : il y en a un autre, de taille, c’est que le mari de Natalie avait un fils avant Natalie : Theo. Ah lala.

Oh, sinon, notons que la cage est de retour ! Love et Joe la construisent ensemble sous la boutique de Love, et ça promet. J’adore les voir se faire assez confiance pour planquer chacun une clé, en plus.

You – S03E01 – And They Lived Happily Ever After – 12/20

Gros « meh » pour une reprise. Je sais que la saison n’a pas vraiment plu et c’est difficile de faire semblant de ne pas savoir pourquoi après ce premier épisode. Joe m’épuise à parler non-stop, les scénaristes défont en un épisode toute la hype qu’ils avaient mis dans leur cliffhanger en s’engouffrant dans des pistes qui n’ont rien à voir avec ce qui était promis et… Mouais. Je ne suis pas convaincu du tout.

Spoilers

Joe découvre la vie de banlieue avec sa femme et… son fils ?

You wanna see my reading room ?

Introduction

Je ne comprends pas ce début de saison. On commence par un résumé des deux précédentes, ce qui est très bien car c’était nécessaire, mais on enchaîne ensuite sur une dizaine de minutes qui n’ont plus rien à voir avec ce qu’on nous vendait jusque-là. Concrètement, Joe n’est pas immédiatement amoureux de la voisine ; il est d’abord un papa d’une petite fille.

Le problème, c’est que sa petite fille est finalement un bébé garçon. What the fuck. Le bébé s’appelle Henry, un choix de Love, mais tout le monde passe son temps à utiliser son deuxième prénom, Forty. Comme le frère de Love, donc. Et elle passe son temps à appeler son fils Forty. C’est angoissant comme tout, comme il est angoissant de voir que Joe est incapable de s’attacher à son fils. C’est bizarre quand même. J’imaginais qu’être un père allait changer le personnage. Père d’une petite fille, ça aurait été encore plus prenant, en plus.

Qu’importe. Avant de nous introduire Natalie, la voisine, la série nous présente tout le nouveau cadre de vie de Joe. Il décrit la vie de Desperate Housewives, littéralement, comme un Enfer : sa belle-mère vit à 30 minutes et s’impose tout le temps ; il n’est pas amoureux de Love, dont il a encore un peu peur apparemment ; il se sent prisonnier. Blablabla. Trop de voix off, trop de commentaires de Joe, trop d’idées d’un coup – il vend aussi des livres depuis son garage, donne de l’argent à l’ado qui n’est plus là, a une voisine influenceuse… C’est trop.

Natalie

Une fois la longue introduction passée, on comprend que l’épisode va partir dans tous les sens. L’une suivra Joe, comme toujours, et l’autre suivra Love, sans la voix off. C’est bizarre comme tout, du coup, mais soit.

Une première partie suit donc Joe dans son flirt avec Natalie, la voisine. Il est cinglé et passe son temps à l’espionner, quitte à la suivre quand elle va faire des courses pour se masturber dans sa voiture en pensant être avec lui. Mais enfin ? Elle l’interrompt en comprenant qu’il puisse être en train de faire la sieste puisque son bébé ne dort pas. Faire la sieste ? La main dans son pantalon ? Il tombe encore sur une cinglée, en fait.

Elle est richissime, est très attirée par Joe avec qui elle flirte, lui laissant un livre quand il la stalke à la bibliothèque (coucou Tati Gabrielle, que fais-tu là ?) ou l’invitant chez elle pour boire un verre en coupant toutes les caméras de surveillance pour que son mari ne puisse pas la voir. Ca me fait grincer des dents tout ça. Effectivement, on sent que la saison va être mauvaise : alors qu’elle le drague à fond et qu’il la voit comme une femme parfaite (c’est pas évident, pourtant), Joe met un énorme stop. Oui, juste au moment où ils allaient passer à l’acte. Il lui explique avoir juste envie d’une amie et ça en reste là… Loin de tout ce qu’on imaginait pour la saison.

Sherry

En parallèle, Love rencontre et passe du temps avec Sherry, l’influenceuse richissime du coin qui a organisé des soirées pendant le confinement. Ah. Le covid a donc frappé dans l’entre-saison ? Quel est l’intérêt d’en parler à ce stade, si ce n’est pas intégré dans l’intrigue ? Franchement, Joe était même présent pour couper le cordon ombilical de son fils, donc vraiment, il ne s’est rien passé avec le covid.

Sherry ? Elle est infernale, espionne tout ce que fait Love, est hyper cassante avec elle sur sa perte de poids post-grossesse, lui présente Kiki et Andrew, des voisins de banlieue tout aussi insupportable qu’elle, puis invite Love et Joe à une soirée. Franchement, je suis sceptique face à ce qu’elle apporte à la série, même s’il était amusant de sentir que Love voulait vraiment lui crever les yeux. Après tout, on sait que Love en est capable. Aucune phrase ne peut être anodine.

Love et Joe se rendent donc à la soirée de Sherry, qui est l’occasion de voir qu’ils s’intègrent comme ils peuvent dans la banlieue. C’est l’occasion pour Love de rencontrer Natalie pour la première fois et de s’en faire une alliée. Alors qu’elle la disait folle jusque-là, elle se rend compte que Natalie est moins méchante que Sherry crachant son venin et se confie à elle. C’est ainsi que c’est à Natalie que Joe parle en premier de son envie d’ouvrir une pâtisserie. Est-ce que j’ai vraiment envie de voir ça ? Je n’en suis pas certain.

Papa

Dans tout ça, la vie du couple Joe/Love est un peu compliquée. Après une longue période sans intimité, Joe a soudainement envie d’embrasser Love et de lui faire l’amour… mais Joe finit par comprendre que c’est parce que Natalie a flirté avec lui. Vexée, elle s’imagine qu’il fait une fixette sur la voisine. C’est ironique : elle se met ça en tête pile quand ce n’est plus le cas. L’avantage, c’est qu’elle en parle avec Joe et que partant de là, ils parviennent à communiquer pour de vrai.

Cela permet de débloquer Joe vis-à-vis de son fils : il ne se sentait pas légitime avec son fils, ayant l’impression d’enchaîner les erreurs depuis sa conception. Finalement, il comprend que Love rencontre quelques problèmes aussi, surtout que son frère lui a dit qu’elle ferait une mauvaise mère. Joe passe donc plus de temps avec son fils en fin d’épisode, et ça se passe d’un coup beaucoup mieux entre eux. Finalement, peut-être qu’ils vont pouvoir vivre heureux pour toujours comme dans les contes.

Pâtisserie

Ou peut-être pas. En parallèle de ça, et même si Joe l’a rassuré en lui affirmant qu’il n’était pas obsédé par Natalie, Love continue d’avoir peur pour son couple. Elle fouille donc le garage et finit par trouver une boîte dans laquelle Joe garde quelques trophées éphémères de sa relation avec Natalie, alors même qu’il n’a pas couché avec : une culotte, un foulard ensanglanté car elle s’est coupée la main et… un tampon ?

Love comprend que Joe se fout d’elle et profite donc du fait que Natalie, agent immobilière, lui fasse visiter un local possible de pâtisserie pour juste lui exploser la tronche à la hache. Après quoi, elle appelle Joe pour lui proposer une thérapie de couple. Ben voyons. J’aime bien que Love soit toujours tarée, mais ça ne nous dit pas vraiment quels seront les enjeux de la saison. J’aurais vraiment aimé que Joe drague une voisine innocente sous le regard de Love, ça aurait pu donner quelque chose de plus engageant que ça. J’imagine que le but est de jouer la carte de la surprise. Et bon, ça fonctionne.

NCIS – S22E05 – In from the Cold – 15/20

Cette saison fonctionne désormais bien, cherchant en permanence à surprendre et à ne pas fournir d’épisode purement classique. Certes, l’enquête est on ne peut plus classique et respire bon le vintage dans cet épisode – les agents le disent eux-mêmes – mais sa simple existence est surprenante à ce stade. Et ça me va bien.

Spoilers

Un homme sénile et en pleine crise de démence pourrait-il faire fuiter des infos confidentielles dans une langue qu’il n’est pas supposé parler ?

J’ai cru qu’on repartait sur une intrigue plus classique pour cet épisode, mais il semble que les scénaristes ne veuillent pas une faire saison posée cette année. Pourquoi pas ? Pour moi, ça fonctionne, même si j’ai trois épisodes de retard. Le temps passe vite, je n’ai pas d’autres explications pour ce retard.

Espion russe

Concrètement, j’aime bien l’idée derrière cet épisode : un homme âgé en pleine crise de démence qui s’avère être un espion russe surveillé par la CIA ? Eh, ça le fait. C’est pas du tout flippant comme vision des USA. D’ailleurs, je n’ai pas trop aimé la révélation que finalement la CIA ne savait même pas qui il était. Je trouvais le premier coup de poker plus intéressant, et probablement plus crédible aussi… Tant pis.

L’enquête est plutôt sympathique en elle-même, même si elle semble parfois sortir d’une époque révolue : le bug informatique est digne des années 90 (aucun écran ne s’éteint plus comme ça quand il bugue, sorry), le coup d’aller chercher le code dansle seul bouquin russe connu par les américains… C’est too much pour moi.

Bien sûr, tout ça mène à une menace internationale avec un vieillard qui est un danger pour la sécurité nationale et nos agents chargés de le traquer. Tout ça sent donc le vintage, avec un espion russe qui sait comment se débarrasser des agents qui le suivent, mais pas des caméras de surveillance HD installées dans les distributeurs d’argent. Allons bon.

Le vieil homme n’en reste pas moins un homme en pleine crise de démence qui se fait avoir en essayant de revoir son fils. A-t-il seulement vu le moindre film à ce stade ? Peut-être, mais peut-être pas : parce qu’il a l’impression d’être encore dans les années 70 par moment. Flippant de se retrouver en 2024 dans ces conditions, je suppose.

Les années 70

Cela pose aussi problème à nos agents quand Butler, l’espion, demande à parler à un autre espion bien connu de la CIA – mais aussi bien mort depuis. Le tout se termine donc en opération sous couverture plutôt amusante : McGee se retrouve à jouer un espion des années 70, et c’est plutôt amusant de les voir se plonger dans cette époque. Limite, j’ai trouvé dommage que ça ne dure pas un peu plus longtemps, mais ça a pris trop de temps d’en arriver là. Et puis, de toute manière, ça n’a rien de crédible, je ne devrais même pas vouloir ça.

D’ailleurs, l’ensemble finit de manière pas du tout crédible, avec un espion russe qui s’avère bien être un agent double bossant pour les USA et un énième agent de la CIA complètement corrompu qui cherchait juste à planquer ses propres crimes. Et le pire ? C’est qu’on le sent arriver au fur et à mesure de l’épisode ; ce qui fait que ce n’est pas surprenant quand c’est révélé. Un peu dommage. Heureusement que tout le monde s’éclate avec cette idée des années 70, hein.

Au fait, tout le monde s’éclate tellement que j’en oublie de dire qu’on a essayé de nous faire croire que McGee était blessé par balles par un vieillard. J’adore l’idée d’un agent très spécial qui se fasse tuer comme ça, mais pas dans un épisode 5 et pas de cette manière totalement absurde. Les séries ne font pas ça. La vie le fait, certes, mais pas les séries. Et pas NCIS qui tue toujours les gens dans le dernier épisode de la saison.

Nick

Du côté de la vie perso des agents, Nick n’a pas de match sur son appli de rencontres et il est triste. Il demande de l’aide à McGee, et ça finit comme d’hab’ en overshare pour tout le monde sur le lieu de travail. Pourtant, ils ont désormais une salle de pause, ce serait bien d’en user. Nick passe ensuite son épisode à essayer d’avoir des matchs et modifier sa personnalité pour ça. C’est si nul que ce n’est pas surprenant qu’il laisse tomber l’application en fin d’épisode. En revanche, j’ai bien aimé voir son amitié avec Jess cette semaine encore. Cela fait du bien d’avoir des coéquipiers qui ne cherchent pas à ne pas s’avouer qu’ils veulent coucher ensemble, ça change après 20 ans de drague qui ne donnent rien.

Oh, et sinon, côté surprise de cette saison, on notera la scène entre Parker et Jess devant le NCIS. Elle ne servait à rien et aurait pu se faire à l’intérieur, mais apparemment, on fait davantage prendre l’air à nos agents désormais.

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Skeleton Crew – S01E02 – Way, Way Out Past the Barrier – 18/20

OK, il faut bien le dire : je suis convaincu par ces deux premiers épisodes et j’aime beaucoup ce que donne la série pour le moment, même si je regrette la durée trop courte de ce deuxième épisode. Une fois de plus, elle n’est pas révolutionnaire et ne semble pas inventer grand-chose, mais elle joue bien avec les codes des séries de science-fiction et des séries pour ado, tout en sachant très bien ce qu’on attend d’elle. Je suis embarqué.

Spoilers

Le vaisseau emmène nos jeunes héros loin de leur planète.


We could be very, very, very far away.

SM-33

Tout est de la faute de Wim : Fern lui reproche de les avoir emmenés en hyperespace loin de leur maison. Elle ne sait pas encore à quel point ! Pire encore, il y a toujours le droïd avec eux et celui-ci semble s’être réveillé en même temps que le vaisseau. Le voici donc qui débarque et s’en prend à eux, parce qu’il les identifie comme des intrus.

Fern décide de prendre le droïd en charge par elle-même : elle est plus maligne que ce SM-33. Elle affirme avoir tué son capitaine pour en prendre le contrôle… et ça fonctionne : elle est aussitôt auto-proclamée capitaine. Simple et efficace. Wim est un peu dégoûté de la voir devenir la capitaine du vaisseau, mais au moins ça permet à la série d’avancer.

SM-33 apprend aux enfants à naviguer avec le vaisseau, même si seule KB semble capable de comprendre comment ça fonctionne. Elle va vite être ma préférée du lot, parce qu’au moins elle est juste dans ses décisions et vraiment intelligente. De son côté, Wim continue de vouloir prendre des initiatives, mais il n’a apparemment que des mauvais réflexes : après l’hyperespace, il veut toucher au bouton provoquant l’autodestruction de la coque du vaisseau. C’est top.

Si SM-33 est plutôt fonctionnel, ses circuits ont été bouffés par un rat tout de même. Il est donc incapable de ramener les enfants sur leur planète, malgré les ordres de Fern, parce qu’il ne la connaît pas. Celle-ci finit par demander à SM-33 de les amener sur sa planète, d’où elle espère trouver une solution pour rentrer chez elle. Je comprends son idée, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée pour autant, parce qu’on ne sait rien de SM-33. Quoiqu’il en soit, elle est clairement plus efficace que Wim sur ce coup, même si j’aime bien l’impulsivité de Wim, qui est rafraichissante pour ce genre de série.

Toutefois, Wim oublie trop vite où il est je trouve : il s’est mis dans un pétrin incroyable, mais s’en fiche pas mal, préférant explorer le vaisseau et jouer avec ce qu’il y trouve, même quand ce sont des squelettes morts en duel !

Borgo

Malgré tout, la série avance plutôt vite (il faut dire que le second épisode ne dure que trente minutes…). Wim, Fern, KB et Neel se retrouvent finalement sur une autre planète, qui ressemble plutôt à un marché noir géant qu’à une planète civilisée. La présence d’enfants ne semble déranger personne sur place, pas même les prostituées du coin – les filles de charme, allez, on ne sait pas hein. Si Fern demande à ses amis d’un jour de rester groupés, il ne faut pas longtemps pour qu’ils soient séparés. Par chance, elle retombe sur KB bien vite et une femme de charme, justement, vient chercher les filles pour s’occuper d’elles. Elle comprend qu’il s’agit vraiment d’enfants et elle veut les protéger. Apprendre qu’elles sont d’At Attin en revanche… ça l’a fait rire.

Et pour cause : il s’agit d’une planète perdue avec un trésor. Oups. C’est intéressant cette affaire : leur crédit de l’Ancienne République attire beaucoup d’attention rapidement. Les garçons essaient de s’en servir pour s’acheter à manger, après tout, c’est l’argent pour les repas de Wim, non ? Ce type de crédit attire l’attention des pirates de Borgo, permettant aux garçons de comprendre qu’ils ont affaire à des pirates.

Wim parvient tout de même à trouver une solution pour s’échapper en cramant un pirate, mais pas avant d’avoir révélé le nom de sa planète. Là encore, tout le monde rit à l’évocation d’At Attin, un mythe bien connu dans l’espace apparemment. Les quatre enfants parviennent ainsi à se rejoindre sous la moquerie et la menace des différents pirates – et la femme de charme qui voulait juste aider les filles, même si elles ont eu peur de se faire kidnapper, peut-être à raison.

Par chance, nos héros ont aussi un droïd avec eux. SM-33 est incroyable quand il débarque à son tour à Borgo : il révèle aux enfants qu’ils sont des enfants (oups, ils n’avaient pas prévu ça) et que c’est pour ça qu’ils sont dans un repaire de pirates. Si SM-33 parvient un temps à dégommer les pirates, il est clairement en infériorité numérique.

La prison

Le droïd est finalement atteint d’une balle qui le met hors-circuit. Neel récupère la souris à l’intérieur de lui, mais ça ne les sauve pas de la situation dramatique dans laquelle ils sont à présent. C’est ainsi qu’ils se retrouvent tous en prison, parce que Fern n’est pas du genre à faire profil bas. Heureusement, ils ont la souris avec eux : Neel l’envoie chercher la clé… en vain. Grosse utilité cette souris.

S’ils ont un plan clair en trois étapes peu réalisables, les enfants oublient un pas essentiel : celui de vérifier le reste de la cellule. Ils sont emprisonnés avec un autre homme qui s’avère être un Jedi – Jude Law. Cette fois, on va perdre Wim : il est fasciné, évidemment. Le Jedi est capable de récupérer la clé qui était à bonne distance avec la Force. Il demande ensuite aux enfants de garder un secret, mais pour savoir lequel, il faudra revenir la semaine prochaine. Aaah. C’est une excellente série, ma foi, ça commence vraiment bien tout ça.

Le père de Wim…

Oh, et sinon, pendant ce temps, le père de Wim trouve des droïd dans la forêt et les informe de la situation. Je ne suis pas convaincu par cet aspect de la série : est-ce vraiment nécessaire de nous attarder sur la vie du père ?

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