Skeleton Crew – S01E01 – This Could Be A Real Adventure – 17/20

C’est un début de série et je n’ai pas envie de trop m’emballer, surtout que nous n’avons pas encore tous les tenants et aboutissants de la série, mais franchement, ça commence vraiment super bien. Je suis ravi de l’idée derrière la série, les personnages sont un peu énervants de conneries, mais ils sont censés l’être puisque ce sont des enfants, l’aventure proposée est entraînante. Non, franchement, c’est un premier épisode qui tient ses promesses. Et pourtant, je l’attendais au tournant.

Spoilers

Une nouvelle aventure est sur le point de commencer pour Wim, Neel, Fern et KB.


Yeah, it’s exciting, we’re exploring.

Ah, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu le générique d’une série Star Wars et cet épisode commence bien avec son titre prometteur et sa promesse de pirates sur des routes galactiques. Reste à savoir si l’épisode sera à la hauteur pour lancer une nouvelle aventure qui donne envie de rester, donc.

Pirates !

La première scène nous propose sans trop de surprise un vaisseau qui se fait aborder, justement. Il y a rapidement des jets laser et des extra-terrestres. Si on ne sait pas bien à quoi on assiste, il n’y a pas de doute, nous sommes en plein dans l’univers Star Wars, avec aussi des astronautes en scaphandre qui se balance d’un vaisseau à l’autre pour placer des bombes. Côté histoire, ça va vite : le cargo se fait attaquer par des pirates qui en ont après un butin dans la chambre forte du vaisseau. A priori, elle ne devrait rien protéger de dingue.

Seulement, nos pirates semblent bien renseignés et ne craignent pas la Nouvelle République. Ils éjectent donc le capitaine de leur champ de vision et se débrouillent pour entrer dans la chambre-forte… qui est bien vide. Il n’y a qu’un crédit dans la salle et ça tourne à la mutinerie. Soit. Je déplore particulièrement l’absence de générique, je dois dire.

Wim

Loin de tout ça, on se retrouve ensuite dans une chambre d’enfant – pré-ado ? – avec un certain Wim en train de jouer avec ses bonhommes. La série commence pour de bon : on suit la matinée de ce petit garçon qui préfère jouer que d’écouter les consignes de son père qui lui laisse de l’argent pour la semaine.

Oui, Wim est un petit humain tout à fait banal qui vit dans un quartier spatial très américain dans l’âme si vous voulez mon avis, mais ça fait plaisir de suivre une vie de banlieue dans un univers Star Wars. En plus, vraiment, les scénaristes s’amusent : Wim s’amuse avec son pote à la tête d’éléphant sans trompe (c’est si bizarre) à jouer au sabre laser et bim, un bras est coupé (sacrée réf’), des gamins collent des autocollants sur la tête du droïd chauffeur de tram, d’autres se prennent vraiment pour Sabine. Non, vraiment, j’aime beaucoup.

Je trouve que c’est un aspect intéressant qui est exploré par la série : il faut bien que les enfants aillent à l’école, même quand il y a des guerres galactiques en cours. J’ai l’impression qu’on n’a que rarement eu ce genre d’aperçus ou de séries dans les mondes de science-fiction. Il y a tout ce qu’il faut pour faire rêver les gamins d’une nouvelle génération – et tout ce que j’aime en tant qu’adulte resté un peu trop enfant dans sa tête.

Rapidement, la série nous propose donc un cours où l’on découvre que les gamins extra-terrestres sont bien plus sages que les terriens, hein. Leur enseignant droïd a l’air si soporifque… Ils reçoivent toutefois une visiteuse très importante ce jour-là, histoire d’expliquer pourquoi la série commence ce jour-là : la sous-secrétaire Fara arrive pour les prévenir que le lendemain, il y a un examen qui déterminera leur orientation.

Bon, Wim n’a rien écouté et le découvre au dernier moment, ce qui doit être stressant. Quand il est question de donner son choix d’avenir, il improvise donc comme il peut et ne répond pas explicitement. Le sous-titre est clair cependant : il veut devenir un Jedi. Ce n’est pas exactement une carrière qui est bien vue.

Il rentre chez lui, révise jusqu’au retour de son père qui est débordé de boulot et ne peut l’aider ni à réviser, ni à lui lire une histoire du soir comme sa mère le faisait. Ah, lala. Il a une vie de rêve ce gamin, moi aussi je veux refaire mon enfance dans l’espace et avoir cette vie de presque rêve. Presque ? Il oublie de s’endormir à l’heure et finit par rater le tram le lendemain.

Il a beau assurer à son meilleur ami qu’il va prendre un raccourci, les choses ne sont pas si simples. On le voit donc galérer à traverser toute une forêt pour rejoindre au plus vite la classe. Alors que toute sa promo passe les examens, Wim se retrouve donc couvert de boue au fond d’un ravin qu’il ne parvient pas à remonter suite à un accident de scooter – speeder ?

En voulant remonter, cependant, il déterre un peu malgré lui une porte qu’il est sûr d’être un accès à un temple Jedi. Il n’a pas le temps d’aller au bout qu’un droïd le retrouve et le ramène à l’école. C’est chouette.

Fern

En parallèle de tout ça, nous suivons deux mini Sabine qui sont de vraies rebelles dans l’âme à traverser la ville toute la journée (enfin… C’est tout ce qu’on les voit faire) sur un speeder qui finit par tomber en panne. Wim a peut-être trouvé que ça faisait rêver, mais ce n’est pas mon cas. On découvre en tout cas que Fern et sa pote on pour intention de participer à une course avec leur speeder. Les adversaires les narguent, bien sûr, mais il en faut plus pour décourager Fern.

Elle rentre chez elle, s’arrange pour ne pas être prise et, le lendemain, elle est donc convoquée chez le principal en même temps que Wim. La voilà qui entend parler du temple Jedi et est évidemment intéressée par cette histoire. On la comprend. Wim se justifie comme il peut auprès de son père qui ne prend pas le temps de l’écouter, bien trop furax d’avoir dû prendre de son temps sur sa journée de travail.

Ne pas l’écouter du tout cependant… C’est si con de sa part. Cela permet à Wim d’envoyer bouler Fern qui veut en savoir plus sur le temple Jedi, puis de rentrer chez lui pour réviser. En théorie, c’est ce qu’il doit faire. En pratique, il a trouvé un temple Jedi. Évidemment qu’il embarque son meilleur pote (qui s’appelle Neel) en pleine forêt jusqu’au ravin. Ils tombent à nouveau dedans comme des boulets… et se font aussi avoir comme des boulets par Fern.

Le squelette

Elle force sa pote KB à l’aider à déterrer le temple et à faire peur aux garçons, avant de révéler qu’elle compte bien leur interdire l’accès à la découverte de Wim qu’elle s’approprie. Cela ne plaît pas aux garçons et je trouve que la scène qui suit est un peu trop enfantine. C’est un bon point pour la série, cependant, elle met en scène des enfants après tout.

Bon, dans tout ça, Fern continue de faire peur à Neel et Wim en racontant une histoire à dormir debout pour leur faire croire que ce n’est pas un temple Jedi. Il en faut un peu plus pour que Wim se démonte, cependant. Les quatre gamins finissent par passer un marché cependant, pour ouvrir au plus vite la porte et savoir ce qu’elle renferme. Ils y passent des heures et des heures, déterrant tout ce qu’ils peuvent et ne voyant pas le temps passer.

KB et Fern regardent les garçons creuser en les trouvant idiots – là où Wim les trouve idiotes, c’est raccord – et oublient juste que les parents doivent tous s’inquiéter de ne pas les voir. Finalement, tout ça est payant : les garçons parviennent à trouver un panneau d’accès que KB parvient à déverrouiller bien vite. Le temple s’ouvre pour eux. Ah, le sentiment d’aventure qui se dégage de cette trappe étonnante qui s’ouvre, dans un univers intergalactique ? C’est bon, la série marque des bons points !

Alors qu’ils ne veulent pas rentrer sans savoir dans quoi ils mettent les pieds, les quatre gamins se précipitent finalement dans le temple qui vient de s’ouvrir quand ils entendent quelqu’un s’approcher. Quelqu’un ? C’est le père de Wim qui part à la recherche de son fils. Pour ne pas se faire trop engueuler, Wim décide d’aller explorer l’intérieur du temple : c’est la seule solution pour lui pour ne pas être dégommé de ne pas être chez lui à réviser.

J’aime bien son point de vue, mais ça tourne à la catastrophe : évidemment que les quatre enfants sont rapidement enfermés dans le bunker sans parvenir à en sortir. Entre temps, ils ont trouvé un squelette, un droïd, et tout un intérieur à explorer. Wim en est ravi, quand les filles ont plutôt envie de trouver de quoi remettre le courant et rouvrir la porte.

Wim se retrouve ainsi seul : il refuse de les suivre dans un souterrain pour rétablir l’électricité, préférant explorer l’étage. Tout ce qu’il explore, c’est finalement son reflet dans un miroir – et il est effrayé, en plus. Quand les filles parviennent à remettre le courant (parce que Neel, lui, est coincé entre deux étages), il découvre toute une base souterraine incroyable et un casque audio. Il en informe aussitôt Neel par radio, mais c’est Fern qui lui demande de ne toucher à rien quand elle l’entend.

Le départ

La tentation est toutefois trop forte : il clique sur une lumière qui clignote et tout se met aussitôt à trembler. J’adore l’idée : c’est un vaisseau spatial entier qui se réveille et embarque les quatre enfants dans l’espace. Oupsie. Le père de Wim assiste impuissant à tout ça, les regardant s’envoler vers l’espace une fois que son fils a réussi à réintégrer le vaisseau. Oui, entre temps, il y a un peu d’action avec l’idée que les enfants veulent sortir du vaisseau et se retrouvent à devoir s’accrocher pour ne pas tomber.

Franchement, tout est bien écrit pour en arriver à une intrigue où les enfants se retrouvent seuls dans l’espace, à cause d’un auto-pilotage les emmenant dans les étoiles. Et en hyper-espace tant qu’à faire. Wow. C’est excitant comme tout ce début d’aventure, et j’ai même envie de leur pardonner l’absence de générique ou le gros côté stéréotype de la guerre filles-garçons là.

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Vaiana est de retour au cinéma : avis à chaud

Salut les sériephiles,

Trois ans après sa première aventure, Vaiana est de retour pour naviguer dans des eaux encore plus dangereuses. La suite reprend les ingrédients du succès : des paysages magnifiques, un duo toujours aussi attachant, et une bande-son qui ne manque pas de rythme… même si tout n’est pas parfait. Voici mes impressions à chaud, puisque je suis sorti de la salle à 21h40 et qu’il n’est même pas 22h30 !

Un rythme qui surprend

Si le premier Vaiana m’a captivé dès les premières minutes avec ses chansons percutantes (impossible de ne pas penser à How Far I’ll Go dans les 20 premières minutes, surtout que je l’ai revu cet aprem le film), cette suite commence de manière beaucoup plus timide, pour ne pas dire fade.

La chanson titre, notamment, ne m’a pas emballé : elle manque de la magie et du sens de l’écriture qu’apportait Lin-Manuel Miranda dans le premier film. On ne peut pas égaler le génie, je suppose, même si on sent que l’équipe derrière cette nouvelle BO tente parfois de le faire.

En revanche, ce qui m’a positivement surpris, c’est que Vaiana 2 monte en puissance, et pas que musicalement parlant (mais vraiment, chaque chanson est meilleure que la précédente). Plus le film avance, plus il devient intéressant. Côté histoire, je me suis laissé emporter par l’évolution des personnages et des enjeux, qui sont présentés assez sommairement mais de manière cohérente dans l’univers développé jusqu’ici. Bref, c’est une trajectoire inversée par rapport au premier pour moi : un début en demi-teinte, mais une conclusion qui rattrape tout.

Des personnages familiers et de nouveaux visages

Qui dit suite, dit inévitablement retrouvailles. Vaiana et Maui, c’est toujours un duo qui marche. Leur séparation au début m’a un peu frustré, surtout que ça casse le rythme du film (vraiment, j’ai eu peur au début), mais les retrouver ensemble plus tard m’a rappelé pourquoi ils sont si complémentaires.

Du côté des nouveautés, je n’en attendais pas tant et pourtant, il y en a à la pelle. Sans trop en dire (mais un peu spoiler quand même), la petite sœur de Vaiana est une chouette addition : elle apporte une attache émotionnelle forte à l’île, et on sent que Vaiana a pris de la maturité dans son rôle de grande sœur. C’est chouette pour marquer une différence entre les deux films, et ça complète cette idée qu’elle est désormais une exploratrice.

Dans les autres nouveaux qui accompagnent Vaiana, j’ai envie de parler de Moni. Je suis prévisible, je sais, et un public facile, en plus. Que voulez-vous, il m’a bien plu, même si j’aurais aimé qu’on lui donne un peu plus de profondeur. Cela dit, c’est positif que ça reste une suite relativement courte, donc il faut faire des choix… et puis, ça laisse de la place aux fanfictions (comme il les aime après tout…) !

Une esthétique qui fait le boulot

J’ai vu ce matin des critiques sur l’animation et les dessins qui me faisaient craindre de passer une mauvaise soirée, mais honnêtement, ça ne m’a pas choqué. Je ne suis pas un expert, évidemment, donc à nouveau, il faut prendre ma critique pour ce qu’elle est : celle d’un fan de Disney qui a vu des suites bien plus ratées que ça niveau dessin (Peter Pan ? Tarzan ??). Les paysages marins sont toujours aussi beaux, les scènes d’action dynamiques, et l’univers visuel reste fidèle à ce que j’attendais.

Côté culture polynésienne, je ne peux pas juger de l’authenticité, mais l’immersion est là, et c’est déjà un bon point pour un film qui cherche à valoriser cet univers si riche.

Avant d’aller plus loin, sachez que je vais parler de la fin. Si vous n’avez pas encore vu le film, c’est peut-être le moment de mettre cette page en favori et revenir plus tard !

C’est bon, vous avez fermé l’onglet ?

Une conclusion très Disney

La fin est ce qu’on peut attendre d’un Disney : une happy end qui rassure tout le monde. Pour moi, c’est un peu prévisible, mais ça colle bien au ton global du film. Il y a eu un moment où j’ai cru que ça allait être un peu plus audacieux (je suis particulièrement déçu de la conclusion pour Maui, je trouvais que c’était une super idée d’évoquer un peu un sacrifice de sa part… Mais tant pis, il n’évoluera pas). Bien sûr, ça laisse clairement une porte ouverte pour un troisième volet, ce qui n’est pas une mauvaise idée vu tout ce qu’il reste à explorer… Par contre, ça la rend un peu nécessaire mid-credit, je ne m’y attendais pas.

Alors, Vaiana 2, c’est certes moins marquant et surprenant que le premier, mais c’est tout de même une belle aventure. J’ai adoré retrouver Vaiana et Maui, et même si certaines chansons ou nouveaux personnages auraient pu être mieux développés, le plaisir est là. Bref, c’est un film que je reverrai sans doute avec plaisir, y compris au cinéma, surtout pour sa montée en puissance et ses chansons qui s’améliorent.

NCIS – S22E04 – Stick & Stones – 18/20

Qu’est-ce qui leur arrive cette année ? En pleine semaine d’élections présidentielles, voici donc que NCIS propose une intrigue où les américains ne sont peut-être pas les héros qu’ils croient être et où les agents doivent se rebeller contre le système en place pour sauver le monde – oui, oui, le monde. C’est inattendu, la série déraille un peu et n’est plus tellement crédible, mais ça permet bizarrement de fournir un épisode efficace à la fois du côté de l’intrigue et du côté du développement des personnages. Parce que, oui, il y a aussi un gros développement de personnages attendu depuis quelques épisodes dans celui-ci.

Spoilers

Parker reçoit un coup de fil pour lui annoncer le début à venir de la…

Troisième guerre mondiale

Cette saison est décidément dans la surenchère constante, c’est assez fou. Plutôt que de proposer une intrigue toute traditionnelle, on se retrouve avec Parker qui reçoit un coup de téléphone pour lui indiquer que, bon, c’est trois fois rien : la troisième Guerre mondiale est sur le point de commencer. Et pour cause : alors que toute l’équipe débarque au NCIS, on apprend que la Biélorussie s’apprêterait à lancer une attaque avec des missiles nucléaires et que, parce que ça ne suffit pas, plus personne n’a de contact avec Air Force One. Le président est évidemment dedans, alors c’est gênant.

On reprend un peu le concept de Designated Survivor en plus, avec un sénateur qui se retrouve à la tête de l’Etat, le président étant injoignable, le vice-président en pleine coloscopie, etc. Bref, c’est la panique de la part de tous les officiels. Pour ne rien arranger, Vance est lui-même dans un avion, qui est en train de faire demi-tour alors qu’il partait vers le Venezuela.

C’est Parker qui se retrouve à gérer le gratin gouvernemental, en présence de Nick, ce qui n’a pas trop de sens. Parker prend alors un risque incroyable : il refuse d’appliquer un ordre de la part d’un supérieur militaire. Bien sûr, il a de bons arguments pour cela : il n’est pas directement dans la chaîne de commandement et on lui demande tout de même de lancer des missiles nucléaires. C’est simple : pourquoi attendre d’être attaqué quand on peut attaquer soi-même ?

La réponse de Parker est simple elle aussi, il refuse de suivre un ordre qu’il juge illégal et dangereux pour… oh, trois fois rien : la sécurité du monde entier. C’est une manière comme une autre de mettre des enjeux dans la série. McGee se retrouve donc à devoir arrêter son patron. Il refuse de le faire. Est-ce qu’ils viennent tous les deux de perdre leur job ? C’est quand même une sacrée prise de risque.

FBI

Le FBI débarque une fois de plus pour mettre des bâtons dans les roues du NCIS. Concrètement, grosso modo, du côté de NCIS, on essaie de gagner un maximum de temps avant de devoir appliquer les ordres du missile nucléaire. Côté FBI, le but est d’arrêter tous les traitres à la nation. Autrement dit, nos agents sont tous à se mettre le FBI à dos et c’est vraiment à suivre : Nick en isole un et le fout à la morgue (même s’il est en vie, hein) ; Parker et McGee s’échappent depuis l’ascenseur où on a fait l’erreur de les laisser avec un seul agent ; Kasie s’enferme dans son labo pour filer les vidéos de surveillance du bâtiment à un ordi extérieur ; un autre agent se cache dans le MTAC pour les aider à retarder la bombe.

En vrai, j’aime beaucoup ce que ça donne. Il n’y a pas tellement de crédibilité à tout ça : on sait bien que nos héros auront raison et que le monde s’en sortira bien, mais tout de même, ça fonctionne à merveille comme épisode, je trouve. Et ça change des petites enquêtes habituelles. Le but de la semaine est quand même d’empêcher le début d’une guerre mondiale en coupant les communications du MTAC. McGee finit même par pirater le système du bâtiment pour balancer de la musique à fond dans tout le NCIS.

La diversion fonctionne un temps, permettant à Parker et Nick de détruire tout le système électrique du NCIS. C’est assez surprenant : ils peuvent couper le système de tout le bâtiment depuis le garage du NCIS, comme si de rien n’était tout de même. Ce n’était pas leur but premier, mais c’est ce qu’ils font, dans un feu d’artifice plutôt appréciable à vrai dire. Parker, Nick et McGee sont bien vite arrêtés par le FBI une fois que c’est fait.

Jess & Jimmy

En parallèle de tout le reste, Jess prenait quelques jours de congé alors qu’elle vient juste de reprendre son poste. Ce n’est pas bien crédible, mais ce n’est pas grave, ça mène à un bon twist quand Jimmy est envoyé la chercher. Comme tous nos agents sont ensuite enfermés dans un bâtiment où ils tentent d’éviter le FBI et où toutes les communications à l’extérieur sont théoriquement impossibles, Jess et Jimmy se retrouvent coincés à bosser ensemble, à distance.

S’ils sont à distance des collègues, ils sont surtout ensemble : cela permet, ENFIN, d’avoir le temps de les voir se parler de leur relation. Il était vraiment temps d’en arriver là. En plus, ça se fait avec plein d’humour : Jess découvre que Jimmy est sur une application de rencontres et elle est forcée de se dire OK avec cette idée. Après tout, ils sont séparés, non ?

Elle passe le reste de l’épisode à lui faire des blagues et à être surprise de voir Nick et Kasie être sur cette appli eux aussi. Nick est même le « wingman » de Jimmy ! C’est amusant, ça fonctionne bien et, en vrai, je trouve que le générique en début d’épisode nous spoile un peu la situation puisqu’ils sont ensemble à se parler au moment où le titre de la série apparaît tout de même.

Bien sûr, ils sont au courant que le monde est sur le point de sombrer dans le chaos – je veux dire ils se retrouvent sans nouvelle du NCIS puisque les caméras sont coupées en même temps que le courant, mais malgré tout, ils font comme si de rien n’était et finissent par avoir une vraie conversation à cœur ouvert. C’est l’occasion pour eux de se dire qu’ils continuent de s’aimer – mais ils savent aussi que ça ne fait pas tout. Bordel, c’est vraiment un bon couple. Je déteste quand les séries nous font le coup des difficultés à surmonter qui les empêchent soi-disant d’être ensemble. La vie peut être bien plus simple que ce qu’ils font, suffit d’arrêter de se prendre la tête. S’ils s’aiment, ils se mettent ensemble et hop, problème réglé. Non ?

Bon, non, ce n’est pas ce que propose la série après tout. Il faut bien que cela dure quelques épisodes encore – et si possible toute la saison. C’est bien plus dramatique comme ça.

Happy end

Bon, dans tout ça, parlons de la troisième guerre mondiale, hein ? Elle n’est pas pour tout de suite. Contre toute attente, Kasie décrypte à temps une communication qui montre que l’Ukraine a déjà contrecarrer l’attaque prévue ; ce qui fait que si les US lancent leur missile, ce sont bien eux qui provoquent la troisième guerre mondiale. Par chance, Parker a réussi à convaincre le FBI d’attendre le message de Kasie. C’est un vrai soulagement, non ?

Il faut encore conclure l’épisode avec un Vance qui engueule ses agents… pour mieux conclure avec un petit sourire de remerciement. Parker et son homologue du FBI se retrouvent donc avec une médaille de la part du Président, parce que tout de même, ils ont empêché le déclenchement d’une guerre. Heureusement qu’ils étaient là tout de même.

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The Walking Dead : Daryl Dixon – The Book of Carol – S02E03 – L’invisible – 16/20

J’aime bien l’intrigue générale de cette seconde saison et la construction du fil rouge en deux parties bien distinctes : cela permet de gagner en qualité et en rythme. Néanmoins, la série parvient malgré tout à faire traîner en longueur des scènes parfaitement inutiles. C’est le cas depuis dix ans dans cette franchise : apparemment, la construction de personnages, c’est juste des monologues interminables sur un passé dont on a entendu parler quinze fois. Et ça, ça ne marche toujours pas. Heureusement que l’intrigue globale est plus prenante et propose des enjeux intéressants.

Spoilers

Carol rencontre Genet, Daryl revient au Mont St Michel.


Highly doubt I’m gonna find Daryl in a kitchen.

Un épisode toutes les deux semaines, ce n’est pas si mal non plus ? De toute manière, la saison ne dure que six épisodes, donc j’en suis déjà à la moitié.

Genet

Cet épisode fait l’étonnant choix de commencer par une petite journée classique au Louvre. Les agents d’entretien y organisent une petite grève, parce qu’on est en France, après tout, merde, c’est ça la France : la Joconde, les ados qui font de la merde, les touristes et l’organisation des grèves. Néanmoins, ce qu’il faut en retenir, c’est aussi que l’épisode nous propose en fait une origin story pour changer notre perspective : la grande méchante de la série a ainsi un passé d’agent d’entretien.

Elle était forcée de nettoyer les conneries des autres, mais ça ne l’empêchait pas d’être assez lucide sur l’utilité des grèves du petit personnel en France depuis quelques années. Cela commençait à être vrai à l’époque du début de l’épidémie. Le début, justement, c’est ce que nous propose la série. J’ai préféré quand ils le faisaient dans le métro parisien, mais ce flashback est sympathique tout de même.

On y apprend qu’au moment où tout a dérapé, le Louvre a été confiné pendant deux heures, avec tout son personnel. Les agents pensaient à une alerte à la bombe, et Marion, qui est décidément l’héroïne de cet épisode finit par parler avec son mari au téléphone. Son mari ? Djawad de Plus Belle la vie. Eh, salut Djawad ! C’est amusant de le voir dans une grosse série américaine. Je me demande si c’était un kiff pour l’acteur – le pauvre n’est même pas dans une scène avec Daryl ou Carol quand même. Après, ça reste une participation à Walking Dead, c’est un peu la classe.

Alors qu’ils parlent au téléphone avec Marion pour tenter de se rejoindre d’un côté et de l’autre de la pyramide de verre du Louvre, ils ne se rendent pas compte qu’à l’extérieur, derrière lui, les choses commencent à mal tourner pour de vrai. Il y a donc des zombies qui grognent de plus en plus fort, et un qui se rapproche du mari pour le bouffer sous les yeux de sa femme.

Bon. Djawad n’aura pas long feu dans la série, hein. Cela aurait été chouette tout de même de le voir dans une grosse production et triste pour Marion qu’elle assiste à ce décès. Cela lui donne un peu de consistance pour la suite de la série : Genet n’a pas toujours été une grosse connasse avide de pouvoir, donc.

Carol

De retour dans le présent, on retrouve Genet alors qu’elle est au sommet de son pouvoir. Elle rencontre ainsi Carol devant la Joconde. Eh oui, évidemment, Genet a décidé de faire de la Joconde la pièce centrale de son réfectoire où elle peut forcer les gens à manger à même le sol quand ils font tomber des lentilles au goût de merde, soi-disant. J’ai trouvé marrant cette démonstration de pouvoir totalement artificielle, mais je suis plus que perplexe sur le type. On lui demande de manger à même le sol, d’accord, mais il a des mains, non ? Est-il obligé de le faire comme un chien ?

Non. Il le fait quand même, parce qu’il s’applique. Bref. Genet force un type bien plus fort qu’elle à manger sur le sol, devant elle et devant la femme qui aurait dû faire le ménage pour lui. C’est cliché comme tout. Carol comprend à qui elle a affaire, comme ça. La réciproque n’est pas vraie : Carol a le réflexe de mentir sur ses origines, ce qui fait que Genet n’est pas au courant qu’elle est liée à Daryl. Carol n’a jamais été aussi proche.

Elle est encore un peu loin, cependant. Elle continue son infiltration comme elle peut, bien aidée par Remy. Le prof d’anglais est toujours à la recherche de Julien, en vain, mais il fait tout de même voir à Carol le revers de l’organisation de Genet. C’est l’occasion pour elle – et pour nous – d’en apprendre plus sur les expérimentations de Genet concernant les zombies qu’elle veut créer et utiliser comme des armes plus redoutables, apparemment.

Carol est tout de même attribuée aux cuisines, parce que même si c’est Genet qui gère l’organisation, le sexisme a toujours de beaux jours dans un monde apocalyptique. En cuisine, elle retrouve la femme à qui Genet a évité de passer la serpillère. Grâce à elle, elle peut apporter de la nourriture aux prisonniers. Elle tombe ainsi sur le garde de la saison 1 qui a laissé Daryl s’enfuir. C’est trop simple et rapide, mais bon, il n’y a que six épisodes. Elle gagne sa confiance bien rapidement : il lui apprend que Daryl est sur un fort normand.

Remy indique à Carol qu’il s’agit du Mont St Michel et elle cherche aussitôt à s’y rendre, même si Remy ne l’accompagne pas. Elle sait que le temps est pressé : si Genet le retrouve en premier, elle le tuera. Elle ne sait pas pourquoi en revanche – et en vrai, je ne sais plus trop non plus. Ce qui est sûr, c’est que le temps presse vraiment après les trahisons de l’épisode 2.

Ne parvenant pas à voler une voiture, Carol est finalement obligée d’utiliser un des chevaux des hommes de Genet pour se déplacer. Cela faisait longtemps, tiens. Le cheval n’obéit pas trop aux instructions en anglais de Carol, mais elle finit par s’enfuir au galop tout de même. Voler un cheval, ce n’est toutefois pas très discret : elle est rapidement arrêtée par des gardes – dont une ancienne collègue de Genet, Sabine. C’est beau.

Carol aurait pu s’en sortir malgré son manque de discrétion, cela dit, si Remy n’avait pas décidé de la trahir. Il retrouve ainsi son Julien, avec qui il peut en théorie être amené où il veut dans Paris par Sabine. J’ai du mal à y croire. Carol se retrouve en tout cas en tête à tête avec Genet. J’ai du mal à y croire : OK il y a deux gardes à la porte, mais bon, c’est risqué pour Genet. Elle ne se rend pas forcément compte de qui est Carol, je sais. En vrai, Carol pourrait prendre la décision de la tuer là sur le cham, sans problème.

Carol est tout de même assez maligne pour savoir que Genet déteste Daryl. Plutôt que de lui dire que c’est son pote, elle assure qu’elle veut sa mort elle aussi. C’est une manipulation assez simple de sa part : elle donne beaucoup (beaucoup) de vérité à Genet, mais elle sait taire les éléments essentiels pour obtenir l’aide dont elle a besoin. Voilà donc Carol qui devient une pote de Genet, bien contente d’avoir une nouvelle arme dans sa guerre contre Daryl. Nickel.

Marion et Carol deviennent soudainement besties. J’ai du mal à croire qu’une nana assez maligne pour devenir leader de la Nouvelle France puisse se laisser avoir comme ça. Et pourtant. Elle raconte à Carol qu’elle bossait au Louvre, on a droit à quelques scènes de l’intérieur du musée au début de l’épidémie et à une vision de ce qu’il est devenu aujourd’hui. La pyramide de verre ne tient pas le coup sans entretien.

Cette nouvelle vision de Genet la rend de plus en plus sympathique. C’était le but de l’épisode et c’est une bonne chose qu’il y arrive. En revanche, en un épisode, Carol passe donc de Paris au Mont St Michel. C’est fou comme les distances sont courtes dans cette série. Tout est fait pour qu’on aille au plus vite, parce qu’il n’y a que six épisodes. Le cliffhanger de l’épisode voit donc l’armée de Genet aux portes du Mont St Michel. Carol, qui se croyait amie de Genet, se retrouve parmi les soldats. Basta, let’s go attaquer le Mont St Michel.

Daryl

Du côté du Mont où Daryl, avant tout ça, se rend à nouveau avec Isabelle et Fallou, Sylvie est toujours prisonnière, mais elle se débrouille pour se libérer. Elle hurle alors à la mort de Laurent dans tout le Mont St Michel, cherchant comme elle peut à éviter les gardes qui la poursuivent. Elle attire plein de regards sur elle, se met en danger inutilement plutôt que d’agir avec réflexion.

Sans trop de surprise, Sylvie se fait donc tuer comme de la merde par les scénaristes, tombant d’un balcon par accident, en cherchant à se dégager de gardes à qui on demandait pourtant de ne rien faire. Putain. Je suis presque triste pour elle. Le personnage ne méritait pas forcément mieux, mais l’actrice oui. Être dans une grosse production américaine comme ça, juste pour se faire tuer ? Tss.

La scène suivante à l’Union de l’Espoir a pour but de nous montrer la fameuse cérémonie. Le but est connu d’avance : Laurent doit se faire mordre pour prouver qu’il est le Messie et, évidemment, c’est à Sylvie qu’on confie la tâche de le faire maintenant qu’elle est un zombie.

Daryl ne peut pas laisser faire ça pour autant. Il tire une flèche dans le crâne de Sylvie et la panique gagne aussitôt la foule. Franchement, ce n’est pas hyper crédible que le trio Fallou, Isabelle et Daryl soit passé inaperçu dans la foule. Ils sont trop connus pour ça.

C’est pourtant ce qu’on nous assure et il faudra faire avec. Le trio parvient à récupérer Laurent, même pas un peu surveillé par des gardes alors qu’il était le centre de la cérémonie. Une course poursuite à pied peut alors commencer dans les rues du Mont St Michel. Eh, ça donne vraiment envie d’aller y jouer les touristes !

Daryl n’est pas là pour faire du tourisme, cependant. Il décide de se sacrifier en restant en arrière et en offrant une fausse piste à suivre pour les gardes du Mont. Tant pis s’il doit en tuer quelques-uns au passage : sa priorité, c’est de faire en sorte que Laurent soit mis en sécurité. Isabelle et Fallou s’en occupent, se débrouillant pour s’échapper du Mont. On constate au passage qu’il y a tellement de vent qu’il est fort peu probable que les arcs et les flèches qu’ils utilisent fonctionnent vraiment… Il faudrait être un tireur vraiment hors pair pour réussir à décocher une flèche correcte dans ce vent.

C’est peut-être pour ça que Daryl se bat finalement à la main dans une scène de combat en plan-séquence qui a plutôt la classe. Ce n’est jamais évident ce genre de plan et il faut bien reconnaître que la série parvient à proposer des moments techniques sympathiques. Si Daryl s’en sort un temps en tuant plein de gens dans les rues étroites, il finit tout de même par être fait prisonnier. Putain, vu tous les cadavres laissés derrière lui, je ne comprends pas que les hommes ne se vengent pas et ne le tuent pas. Isabelle, elle, est coincée. Fallou et Laurent, en revanche, peuvent s’enfuir.

Ils se retrouvent à se cacher dans une grotte, où Fallou est forcé d’annoncer à Laurent qu’il a eu beau attendre, Isabelle et Daryl ne sont jamais sortis du Mont. Daryl est fait prisonnier et tente de comprendre le leader, Losang, avec ses idées les plus connes faisant de Laurent un messie. C’est peine perdue, je pense que Losang lui-même ne se comprend pas à ce stade.

Il est assez dépité de se rendre compte qu’Isabelle aussi finit par être faite prisonnière. Comment a-t-elle pu se faire avoir comme ça ? Elle se fait clairement défoncer la gueule par rapport à Daryl en plus, je sens qu’elle a craqué et qu’elle en a dit plus que ce qu’elle ose avouer à Daryl… Peut-être que je suis défaitiste, cependant. Si Daryl et Isabelle sont prisonniers, je me suis également senti prisonnier de la scène où ils se retrouvent à papoter. C’était lent, long et chiant : Daryl raconte sa vie à Isabelle qui veut juste l’entendre parler, mais moi, je n’aime pas la manière dont Daryl parle en avalant tous ses mots là. Ai-je vraiment envie d’entendre parler de la Fée Clochette un dimanche matin, moi ? Je suis là pour une série d’action, rendez-moi les chorégraphies de combat improbables de Daryl ; j’en ai rien à taper de son couple avec Sœur Isabelle ; je ne les trouve pas crédibles ensemble.

Losang non plus, de toute évidence : il essaie donc de ramener Isabelle de son côté, en jouant sur la corde sensible avec elle. Comme elle refuse de céder, Losang l’emmène avec elle pour l’interroger. Cela fait péter un câble à Daryl qui essaie de manipuler son ennemi en l’emmenant sur une fausse piste, mais bon, Daryl est au-delà de tout espoir d’après Losang.

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