The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E05 – Deux Amours – 15/20

L’épisode partait super mal et il l’est resté un bon moment, avec une intrigue qui semblait juste vouloir traîner en longueur et garder ses billes pour le dernier épisode la semaine prochaine. Finalement, en cours de route, les choses accélèrent un peu et l’on quitte l’état de transition pour aller vers de nouvelles propositions un peu plus intéressantes.

Spoilers

Daryl et Laurent continuent leur chemin vers le Nid.


Do I look like I need help ?

Je pensais qu’aujourd’hui était le dernier épisode de la saison, et je suis inévitablement un peu frustré de me rendre compte que ce n’est en fait toujours pas le cas. L’épisode 5 commence par une petite chanson française pour accompagner le tour sur la Seine d’Azlan, Daryl et Laurent. La chanson est bien choisie et a un refrain absolument pas subtil pour cet épisode : « J’ai deux amours, Paris et mon pays ».

Daryl | 200 km | Isabelle

Daryl

On voit tout de suite vers quoi l’épisode se dirige, mais je ne donne pas cher de la vie d’Azlan au cours de l’épisode, en vrai. En attendant, Azlan s’inquiète de savoir comment Daryl s’est retrouvé là, alors que Daryl nous joue les papas de substitution pour Laurent. Je veux dire, il est tout fier de le voir sur le pont du bateau et s’inquiète de son avenir au Nid, là, c’est ridicule. Et comme ils ont 200 kilomètres à tenir, autant papoter.

Les questions d’Azlan replongent Daryl dans le passé. C’est une bonne chose car ça permet d’enfin recoller les morceaux entre le Daryl que nous avions quitté sur sa moto aux Etats-Unis et celui qui est arrivé à Paris. C’est une mauvaise chose parce que ce n’était pas forcément nécessaire non plus d’en faire un flashback. Je sens bien qu’on va nous vendre une histoire qui ne tient pas debout.

Bref. Daryl était donc en panne d’essence avec sa moto aux USA quand tout a (re)commencé pour lui. Il a été pris en stop par un type, parce que c’est bien connu, on accepte de monter dans les voitures des inconnus dans cette post-apocalypse, et sans poser de questions. Daryl n’en pose donc pas quand il est amené à une sorte de QG de machistes se préparant pour une mission bien particulière, ordonnée par un français. Ah. Cela ressemble de loin à la mise en place d’une petite situation d’esclavagisme – mais esclavagisme de zombies.

Le français réclame en effet qu’on lui apporte des zombies d’hommes uniquement, pas trop petits et plutôt costauds. Daryl accepte de le faire, parce qu’il a besoin de récupérer de l’essence et qu’il faut bien payer. Il ne pose aucune question, alors que cette traite est hyper étrange tout de même. Qu’importe, vous me direz… Mais on pourrait croire que Daryl sait se poser des bonnes questions, tout de même.

Ce n’est pas le cas. Pire encore, il envoie bouler un jeune homme qui lui demande son aide pour récupérer des zombies dans la forêt. Il se rend vite compte, comme tout le monde, que Daryl est excellent pour prendre des zombies en otage. Il est celui qui en ramène le plus. Daryl refuse toutefois d’aider ce jeune homme qui a juste envie de retrouver sa copine au plus vite. Bref, Daryl est un connard.

Rassurons-nous, comme toujours, Daryl est incapable de se tenir à distance de ce gamin trop longtemps. Il peut jouer les durs tant qu’on veut, on sait très bien qu’il a un grand cœur : il lui vient donc en aide assez vite quand il se rend compte que le gamin est incapable de couper des buches. Il l’abandonne toutefois assez vite, espérant pouvoir profiter d’une appel radio avec la maison. Les lignes longue distance sont toutefois brouillées : il parvient à parler avec Carol, lui expliquer qu’il est dans le Maine et que tout va bien… Et ce n’est qu’après tout ça que Carol pense à informer Daryl que … est de retour. Non, je n’ai pas oublié un mot, ces débiles de scénaristes jouent avec nous.

La radio coupe sur cette info capitale. Daryl a tout de même le temps de faire la promesse de revenir la semaine suivante, ce qui nous indique que Carol est probablement à sa recherche désormais, dans le présent de la série. Pour l’instant, nous sommes toujours dans le passé, cela dit : Daryl découvre le lendemain que son jeune protégé qui ne l’est pas a été tué par un autre chasseur de zombies.

Il s’énerve assez légitimement et finit par se battre avec le chasseur – ce qui est contraire aux lois du campement dans lequel ils vivent. Bref, Daryl est aussitôt fait prisonnier. Le voilà mené sur un bateau où il est fait prisonnier. On lui vole sa fameuse veste au passage.

Le type qui lui prend la veste va le regretter, c’est sûr et certain. Et ça ne traîne pas : quand Daryl découvre qu’il est prisonnier pour servir de repas à des zombies pendant la traversée de l’Atlantique. C’est pas ouf ça, comme intrigue, parce qu’on ne voit absolument pas pourquoi les prisonniers sont donnés à manger au fur et à mesure aux zombies qui n’ont pas besoin de ça pour survivre – ce sont des zombies. Il faut toutefois faire avec et comprendre que Daryl est tombé sur de très méchants français.

En tout cas, c’est assez rapidement qu’il met au point un plan pour s’enfuir, prétextant être malade et cracher du sang pour être emmené auprès des zombies par les gardes. Dès qu’il en a l’occasion, il jette un garde dans la fosse, en tue un autre, puis un autre – et il récupère sa veste, évidemment. Il libère alors tout un tas de zombies pour foutre la zizanie sur le bateau, tout en cherchant à s’enfuir.

Pour se faire, il a l’aide de son camarade de cellule, qui n’est pas bien malin apparemment. Ils n’arrivent pas à faire tomber à l’eau le canot de sauvetage, tandis que la panique sur le pont est de plus en plus incontrôlable.

Un des zombies est évidemment capable de grimper à l’escalier menant sur la plateforme où ils sont. Il est ultra rapide par rapport à d’autres zombies et il tue sans trop de problème le nouvel ami de Daryl. Ca alors, un personnage secondaire qui est tué avant même qu’on sache son prénom ! Je ne m’y attendais pas… Le super-zombie s’en prend ensuite à Daryl, qui passe par-dessus bord au moment d’une explosion du bateau. Et voilà donc comment Daryl s’est retrouvé à dériver vers la France. Bon. C’est un peu n’importe quoi de nous faire croire que le voyage peut être si rapide, mais à part ça, c’est une intrigue qui fonctionne à peu près. Et ça explique pourquoi Genet lui en veut tant, s’il lui a fait perdre tout un bateau.

Daryl | 200 km | Isabelle

200 kilomètres

En parallèle, nous suivons aussi les 200 kilomètres de Daryl, Laurent et Azlan. Ce n’est pas grandiose à voir, parce que les scénaristes n’ont vraiment pas grand-chose à raconter. Nous voyons donc Laurent sortir une canne à pêche pour prendre quelques poissons, mais s’indigner ensuite que Daryl  lui demande d’en manger parce qu’il a fait une promesse à Dieu de ne pas toucher aux poissons.

Pardon, mais tu viens de les tuer du con ? T’es plus à ça près. Malgré tout, Laurent en profite pour prêcher auprès de Daryl, cherchant à en savoir plus sur son passé et parlant encore et toujours d’Isabelle. Le soir, il se retrouve même à prier pour Judith, RJ, Ezekiel ou Carol, pour venir en aide à Daryl incapable de prier par lui-même.

Pendant qu’il fait ça, Daryl papote à nouveau avec Azlan, et ce n’est toujours pas ça. Bon, l’épisode ne sera qu’une longue conversation. Et ça pourrait être intéressant, mais j’ai trop l’impression qu’on nous fait perdre notre temps pour ça : les conversations ne servent pas à approfondir les personnages, mais à ressasser ce que l’on sait déjà de Daryl et proposer une backstory à Azlan qui, de toute manière, ne survivra probablement pas.

C’est arrivé plus vite que je ne m’y attendais, cependant : Azlan finit par se tuer quand des zombies attaquent leur campement. Pour protéger tout le monde, Azlan se bat contre eux et s’empalent à un poteau téléphonique. Et c’est drôle, parce que son père bossait pour une compagnie téléphonique ahahahahaha. Non. Bref. Comme prévu, un personnage secondaire de plus qui y passe. Ils ne font pas dans la subtilité.

Daryl prend le temps de l’enterrer le lendemain avant de partir, Laurent d’organiser tout un enter… Ah ben non, il se contente de poser un chapelet sur la tombe et on enchaîne sur Daryl qui pète un câble sur Laurent. En effet, Laurent a eu la bonne idée de laisser dériver leur bateau, leur seul moyen de transport pour arriver au Nid à près de 200 km de là donc.

Il y a de quoi le traiter de « stupid little shit » en vrai. Et Laurent avec ses yeux de cocker en face là ? Insupportable ! Il finit par expliquer qu’il a fait ça parce qu’il ne voulait pas que Daryl l’abandonne à son tour. Pff. Ils se retrouvent à devoir marcher, en tout cas, et Laurent en profite pour demander à Daryl s’il peut venir avec lui. Non mais il est vraiment insupportable.

Ces idiots sont aussi en train de marcher sur une route à proximité d’un château, et c’est sans surprise qu’une voiture finit par y passer. Il n’en faut pas plus pour relancer l’intrigue dans une nouvelle direction. C’est particulièrement énervant : en se cachant, Laurent fait tomber la moitié de ses affaires et, évidemment, ils sont vite repérés par ces nouveaux ennemis.

Ainsi, Daryl est fait prisonnier après avoir demandé à Laurent de s’enfuir seul vers le Mont St Michel. Il parle en espagnol, mais les français sont capables de comprendre qu’il parle anglais et commencent aussitôt à le questionner sur l’enfant qui est avec lui. Laurent revient finalement pour sauver l’œil gauche de Daryl au moment où on allait lui arracher. Qu’il est con ! Vraiment, il mérite que Daryl lui passe un savon. Après, soyons reconnaissants : il nous épargne de longs épisodes de marche, parce que maintenant, ils sont prisonniers, on va passer à autre chose.

Daryl | 200 km | Isabelle

Isabelle

Je pensais qu’on ne verrait pas Isabelle de l’épisode, mais non, on a aussi droit à son retour dans cet épisode. Elle dort dans un appartement de luxe où on l’a droguée pour être sûr qu’elle se tienne tranquille. Et quand je dis appartement, c’est un euphémisme : on découvre assez vite qu’il s’agit en fait d’un vieux château ; mais un château ultra aménagé et moderne. Cela donne presque envie d’y vivre, alors qu’on sait bien qu’en vrai, ce ne sont que des passoires thermiques pleines d’araignées ces demeures !

Bref. Assez vite, Quinn vient rendre visite à Isabelle, histoire de relancer l’intrigue de ces deux-là. Enfin, ça, c’est la théorie. La pratique, c’est que j’ai vite décroché de la conversation qu’ils avaient, avec un peu de religion encore, jusqu’à ce qu’on en vienne à Isabelle qui se trouve une arme et demande à Dieu de lui pardonner. Oh, le soupir que j’ai poussé !

Isabelle prévoit donc de tuer Quinn pour s’échapper, alors que lui, il a juste envie d’un petit dîner romantique avec elle. Il y a tellement de bougies et verres sur la table que je ne comprends pas bien comment on peut nous faire croire qu’elle a besoin de se trouver une arme. Il y avait largement ce qu’il fallait, fourni par Quinn lui-même.

On nous fait heureusement l’économie du dîner, préférant nous montrer plutôt l’arrivée de Genet au château. Elle n’apprécie pas de se voir refuser l’accès à Quinn – occupé par la soirée – loin de se douter qu’il est en train d’essayer de coucher avec Isabelle. Celle-ci embrasse en effet Quinn pour divertir son attention et réussir à le tuer, mais… elle n’y parvient pas. C’est une bonne sœur après tout.

Quinn vexe en tout cas Genet, ce qui ne semble pas être une bonne idée. Le lendemain, Isabelle envisage le suicide, mais elle reçoit avec le petit déjeuner un message d’un « ami » qui semble lui redonner espoir. Isabelle accepte donc de faire ce que Quinn lui demande ensuite. Il lui offre de magnifiques bijoux de la place Vendôme, puis lui propose de le suivre jusqu’au QG de Genet, la « Maison-Mère » (avec l’accent dans le mauvais sens dans les sous-titres officiels, cela dit).

Si Quinn semble y être accueilli en véritable maître des lieux lui aussi, il tombe en fait tête la première dans un piège tendu par Genet. Celle-ci est déçue de voir que Quinn lui a menti : il lui avait dit avoir réglé le cas de Daryl, mais ce n’est pas le cas. Loin de là. En effet, Daryl est dans l’un des cachots de la Maison Mère. Oups. Quinn est arrêté sur le champ, comprenant qu’il a été trahi par sa maîtresse un temps trop tard. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de flirter à nouveau avec Isabelle, après tout.

Isabelle ? Elle, elle n’est pas fait prisonnière, car elle a encore un intérêt aux yeux de la méchante de la saison. En effet, Genet révèle alors qu’elle est au courant de tout le mythe qui entoure la naissance de Laurent. La voilà donc qui est prête à tomber dans le panneau pour le bien du pays : elle explique à Isabelle et Laurent – qui viennent juste de se retrouver après moins d’un épisode de séparation – qu’elle souhaite présenter Laurent aux yeux du monde comme le Sauveur que la religion veut faire de lui.

Son but ? Unifier le pays. Elle est assoiffée de pouvoir et veut diriger la France, en fait, avec des arguments bien nationalistes là. Ah, les français, toujours bien à droite apparemment. Laurent refuse d’entendre que Genet est en colère, lui rappelant juste qu’elle a le cœur brisé. Malgré tout, Laurent écoute Isabelle qui voit bien qu’ils n’ont pas le choix de faire ce que Genet leur demande.

En parallèle, Quinn et Daryl se retrouvent dans la même cellule. On a connu des partenaires de prison plus sympa dans les séries. De toute manière, ça ne dure pas : Daryl est rapidement emmené pour le « repas ». C’est évidemment un mensonge, ou plutôt, c’est lui le repas : on le met dans une arène où tout un tas de français chantent la marseillaise en attendant le début d’un combat qu’ils réclament beaucoup.

Le combat ? Daryl voit débarquer un zombie. Un seul. Le twist ? On injecte au zombie une seringue qui le transforme en super-zombie, comme sur le bateau. Ah. Une drogue pour booster les zombies ? Belle idée de la part des français. On est un vrai pays d’innovation !

Daryl | 200 km | Isabelle

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The Irrational – S01E02 – Dead Woman Walking – 13/20

Comme de nombreuses séries procédurales, celle-ci peine à surprendre dans l’enquête principale de l’épisode que j’avais résolu 35 minutes avant le héros. C’est gênant sur un épisode de 41 minutes. Cependant, j’accroche bien au fil rouge et à certains aspects de la série, les commentaires sur la nature humaine étant généralement plutôt sympathiques. Il y a de nombreux axes d’amélioration, une actrice que je commence déjà à ne plus supporter et des grosses ficelles trop visibles, mais c’est un divertissement qui fonctionne comme il se doit. Et bordel, la structure en fil rouge sur une saison complète me manquait.

Spoilers

Pourquoi utiliser l’un des poisons les plus rares du monde sur l’une des seules personnes capables de le reconnaître ?


Are you seriously playing with fire ?

Non contente d’être la seule série de network diffusée en ce moment, la série s’offre aussi un long résumé du premier épisode avant d’entamer le second, histoire qu’on soit bien sûrs de ne rien avoir oublié de l’épisode. C’était un peu trop répétitif, mais bon, je vais l’effort de supporter pour l’instant : j’ai envie de croire en la possibilité que représente cette série.

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Le fil rouge

L’épisode reprend d’abord par le fil rouge de la saison, et c’est bien normal : l’explosion de l’Eglise. Alec ne s’en souvient toujours pas précisément, alors il tente de recréer les conditions de l’explosion. Il se souvient avoir senti les flammes, forcément, mais aussi un parfum floral. Le voilà en pleine recherches avec son eau de Cologne pour se souvenir de détails supplémentaires. Pour cela, il faudra attendre la fin de l’épisode : pendant son enquête, il va trouver la bonne fleur par pur hasard (et on s’en doutait dès le départ de l’épisode).

Ainsi, en fin d’épisode, il retente son expérience de brûler la fleur et l’odeur lui débloque un de ses souvenirs – la voiture du terroriste avait des jantes particulièrement laides, mais reconnaissables. C’est un détail de plus pour la suite de la saison, et j’avoue que je tombe dans le piège de ma propre curiosité sur ce fil rouge. J’espère qu’on en saura vite plus.

En attendant, il faut se taper une enquête trop facile à démêler et la conséquence du cliffhanger précédent : les caméras de surveillance n’ont que le dos de l’homme. Pff. On vous croit les gars. Bref, la première expérience matinale d’Alec est un échec, donc il se rend ensuite au boulot. J’adore ces personnages de séries qui ont toujours le temps de mener toute une vie avant d’aller au boulot – mais en même temps, je regarde cet épisode avant d’aller au boulot, donc je suis comme eux.

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Le poison

À peine arrivé à l’université, Alec tombe sur une vieille amie qui n’est pas là pour une visite sociale. Elle souhaite au contraire obtenir l’aide d’Alec pour résoudre… son propre meurtre. Rien que ça ! Elle s’est rendue compte qu’elle était empoisonnée avec une substance mortelle, généralement utilisée pour tuer des espions russes.

Lui, il aimerait plutôt l’aider à se soigner – mais les antidotes sont trop expérimentaux pour cette amie qui refuse de voir son cerveau réduit en bouillie dans l’affaire. C’est un peu osé de nous introduire un perso cool voué à mourir dès le deuxième épisode de la série. Cela dit, j’aime bien cette manière de nous présenter une nouvelle enquête, et c’est suffisamment original pour ne pas avoir un sentiment de répétitions dans les épisodes suivants. J’imagine qu’il vaut mieux viser haut dans l’originalité des premiers épisodes pour marquer les esprits avant que ça ne devienne trop routinier.

En tout cas, l’enquête semble un peu simple : CJ, la femme empoisonnée, a déjà un suspect qui aurait un mobile et un accès au poison. Toutefois, elle doute tout de même, se disant qu’elle pourrait être un dommage collatéral et que la victime aurait pu être cet homme.

Après, quand on apprend qu’elle a un partenaire d’écriture, Jean (je crois ? Gene ? Who cares ?), on sent bien que l’intrigue va avoir un petit peu de fun à nous proposer pour finalement l’accuser. Par contre, c’est trop gros qu’Alec ne pense même pas à le soupçonner un quart de seconde – et ça en faisait aussitôt le coupable idéal.

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L’enquête

L’enquête prend une tournure bien différente de l’épisode de la semaine dernière. Marissa ne souhaite pas trop que son mari soit si impliqué, mais c’est trop tard : c’est CJ elle-même qui le pousse à enquêter après tout. Il me reste un problème avec Alec : je ne vois pas pourquoi il aime tant se mettre en danger. En attendant qu’il le fasse, on le voit mener l’enquête. Et en fait, il ne fait rien du tout, se reposant à 100% sur ses étudiants.

J’ai bien aimé leur petit brainstorming pour attirer à eux l’un des principaux suspects de l’empoisonnement de CJ. Grosso modo, c’est facile : il suffit de le leurrer avec un produit gratuit. Bon, autant le brainstorming était sympa, autant le résultat était un peu ridicule ! L’étudiante totalement 100% amoureuse de son prof envoie un simple message Whatsapp pour un échiquier gratuit et hop, ça fonctionne ? Qui répond à ce genre de messages sur des trucs gratuits venant d’un inconnu là ?

Je veux bien qu’il soit fan d’échecs, mais s’il est fan du site, il doit bien se rendre compte que c’est une arnaque. Bon, on va passer sur cette faille dans le scénario et en arriver au moment où Alec se met en danger, fixant un rendez-vous avec son suspect principal. Il s’y rend seul, avec une Marissa évidemment en retard pour que le suspense soit plus grand. Quand il rencontre le suspect, il vient de se faire tuer par ce qui ressemble à un tueur professionnel.

Et c’est parfaitement irrationnel de voir Alec tenter de s’en sortir en plongeant dans l’eau. J’ai aimé le moment où il raisonne avec le tueur comme il peut, mais c’est vraiment pas terrible de le voir ensuite prendre un chemin à découvert pour s’enfuir alors que clairement il y avait une solution pour plonger sans risquer de se prendre une balle.

Bien sûr, Alec survit et cela permet de relancer l’enquête dans une nouvelle direction. Au passage, on nous fait aussi un petit aparté sur la curiosité qui est un moyen précieux de piéger les gens et de les pousser à faire des choses. C’est pas faux, ma foi. J’aime vraiment ce petit côté faussement scientifique et la manipulation que propose la série. C’est pour moi la force de cette série procédurale et j’espère qu’elle va s’en rendre compte pour réduire d’autres scènes moins intéressantes.

En attendant, on en revient donc à l’enquête, où CJ explique qu’elle pense avoir été empoisonnée pendant un déjeuner au restaurant. Par chance, il y a eu une demande en mariage ce jour-là, donc il existe une vidéo. Avec sa sœur, Alec la visionne et finit par remarquer que la théière a été échangée sur la table. Cela frustre énormément CJ quand elle l’apprend, parce qu’elle est sûre d’être quelqu’un qui remarque tout, tout le temps.

Alec lui prouve que non avec une autre expérience et… putain, mais ils recommencent ! Exactement comme la semaine dernière, ils nous privent de l’expérience qui serait pourtant sûrement marrante à vivre. Je veux dire, il lui prouve qu’en se concentrant sur un détail, on en oublie de regarder ce qu’il se passe en général… mais nous, on ne nous montre pas l’expérience. Par conséquent, on n’a aucune chance de savoir si on aurait remarqué ou non l’ours qui passe en arrière-plan. Et j’ai du mal à croire qu’on puisse le manquer.

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Diversion

C’est totalement naze de nous faire ça. En tout cas, ça relance l’enquête dans une nouvelle direction : Alec comprend que la demande en mariage était une diversion. Et il a raison : il s’agit en fait de deux acteurs embauchés pour l’occasion. Reste à savoir qui a bien pu les engager pour ça, parce que c’est tout de même une drôle de manière de planifier un meurtre. Soit. Cela fonctionne plutôt bien : Alec comprend vite qu’il tient un nouveau suspect, parce qu’un ancien employé des acteurs est une entreprise sur laquelle CJ et Jean ont écrit un article peu flatteur.

C’est ce qu’on appelle un mobile. Partant de là, Alec prend la décision d’organiser un faux entretien d’embauche avec l’aide de ses étudiants – encore et toujours. Cela lui permet de piéger un homme de l’entreprise, parce qu’il sait qu’à un entretien, on a tendance à se vanter. Soit. On a aussi tendance à mentir un peu pour se mettre en avant, non ?

Bon, en tout cas, ça permet à Alec d’avoir plein d’informations. En parallèle, ses étudiants décident de faire dans le social. Même si CJ ne veut pas que sa fille soit au courant de son empoisonnement, les deux étudiants font ce qu’ils font pour la prévenir. C’est un développement secondaire qui permet de mieux connaître ces deux personnages et, ma foi, je pense que je vais les apprécier s’ils enchaînent les théories et débats comme ça à chaque épisode. Il y a tout de même un problème avec cette théorie : j’ai beaucoup de mal avec le jeu de l’actrice. Beaucoup, beaucoup. Elle est jolie, hein, mais son jeu n’est pas exactement une réussite.

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Narcissisme

L’étudiante nous partage un peu plus son passé (ou pas ? Une part de moi n’a pas pu s’empêcher de penser que c’était de la manipulation) avec une mère décédée quand elle était en froid avec, et ça finit par convaincre la fille de CJ. Je retiens de la scène le sens de l’observation des deux étudiants, c’était sympa. Sinon, ben, ce n’était pas de la manipulation : en fin d’épisode, Alec prend le temps de parler avec son étudiante de la culpabilité qu’elle ressent encore concernant la mort de sa mère. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne fais pas confiance à cette étudiante – oui, même si on la voit sur la tombe de sa mère. C’est peut-être parce qu’elle joue mal, je ne fais jamais confiance aux acteurs qui jouent mal. Après, c’était une bonne scène pour apprendre à connaître le personnage que de la voir se confier avec Alec.

Avant d’en arriver là, Alec mène l’enquête pour de vrai et se rend compte d’une évidence élémentaire : il n’a pas soupçonné Jean. Genre, le type que j’ai soupçonné au moment où on nous a introduit son existence est évidemment le coupable. Alec en a la certitude, mais doit encore le prouver. Il décide donc de le piéger en jouant sur son désir d’être reconnu comme un mastermind de criminel. Evidemment, il le fait en mentant : il lui explique que le tueur est un génie qui voulait simplement battre CJ à son propre jeu, mais que c’est lui qui se fait avoir car il ne verra jamais sur le visage de CJ sa victoire.

C’est débile, mais ça fonctionne. Jean veut aussitôt aller se vanter auprès de CJ et lui dire qu’il est parvenu à la battre. Sauf que ce n’est pas le cas : CJ n’est pas dans le coma comme Alec l’a prétendu, et elle filme les aveux. Hop, hop, hop, on en arrive à la fin de l’épisode. Et c’est presque un happy end où CJ accepte finalement le traitement expérimental pour tenter de survivre et revoit sa fille.

Alec prend le temps de papoter avec son étudiante, puis prépare tout un cours sur le cas de CJ. Cette dernière a carrément écrit un article sur le crime imparfait de Jean et sur son narcissisme. Oui, oui, il s’est fait arrêter par narcissisme et par volonté que le monde entier sache ce qui lui est arrivé. Une enquête pas dingue, mais une réussite tout de même pour Alec. Allez.

Fil rouge | Poison | Enquête | Diversion | Narcissisme

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E04 – La Dame de Fer – 12/20

Non seulement, le scénario est de plus en plus prévisible dans ses grandes lignes, mais en plus, il y a dans cet épisode des décisions de personnages qui semblent irrationnelles et forcées juste pour le bien du plan des scénaristes. Au-delà de ça, je suis passé totalement à côté des moments d’émotions parce que je les trouvais plus drôles que tristes. Bref, je suis passé à côté de l’épisode, en fait, et je suis déçu parce que jusqu’ici la série s’en sortait bien. Ce n’est plus tout à fait le cas.

Spoilers

Daryl cherche à retrouver Laurent, qui rend évidemment visite à la Dame de Fer.


Bon appétit.

Je dois avouer avoir eu un peu la flemme de lancer cet épisode, parce que j’ai pris du retard dans mes visionnages et que j’avais du boulot ce soir… mais bon, c’est bien pour terminer sa journée après tout.

Laurent | Carambar | Demimonde

Laurent

Oh, merde, je sais que je suis venu avec plein de mauvaise foi, mais ce début d’épisode ne m’a pas convaincu du tout. On y suit Daryl dans un souterrain étrange – peut-être des égouts – où il est coincé derrière des barreaux. De l’autre côté, il y a plein de zombies et Laurent, évidemment. Mais Laurent n’est pas en danger parmi les zombies, pas vraiment. Il est bel et bien un Messie : une petite prière et hop, les zombies le contournent tous. Il est des leurs, il a bu son sang comme les autres ? Ce n’est pas clair. On va nous dire que les zombies le prennent comme un des leurs car il est né d’une femme zombie ?

Je suis plus que partagé par ce retournement de situation. Ensuite, Daryl se réveille. Pardon ? Pourquoi rêverait-il d’une fugue de Laurent ? Cela n’a aucun sens. Bon, il se réveille sous l’eau, parce qu’il est tombé d’un toit directement dans de l’eau… Les égouts, à nouveau ? Ce n’est pas bien clair ou logique. Il s’en sort évidemment. Je veux dire, la série porte son nom, on s’en doutait. Cela aurait été plus classe de l’appeler The Walking France, cette série, parce que c’est leur projet. Non ?

Non. Daryl se retrouve à se balader en plein Paris où la vie est toujours on ne peut plus parisienne, avec des parisiens faisant du violon et un couple de vieux qui n’a pas de volet pour protéger sa vie privée du regard de Daryl. On ne peut pas faire plus Paris que ces clichés, non ?

Eh bien si ! Daryl retrouve le type des pigeons introduit dans l’épisode précédent. Et il est évidemment à bicyclette dans une rue pavée typique de Paris – je veux dire, il est à Montmartre, clairement. Malheureusement, les scénaristes décident de nous en faire une sorte de martyr pour lequel on est censé être triste, alors que pas du tout. Franchement, c’est ridicule : le type se promène avec des pigeons en cage. À Paris ! Y en a partout des pigeons, sérieux.

Daryl entend une voiture arriver avant cet homme et le protège comme il peut, en vain. En effet, quand les hommes de Genet décide de voler les pigeons pour les manger, il se décide à aller les supplier. Pas ses pigeons ! Tout, sauf ses pigeons. C’est dur de

ne pas rire. Je sais que c’est censé être terrible comme scène et qu’on devrait avoir de la peine pour lui, mais c’est vraiment le sacrifice le plus inutile de toute la franchise.

C’est sans surprise qu’il finit par se faire tirer dessus. Finalement, Daryl se motive à venir en aide à l’homme, mais c’est trop tard évidemment. Ses derniers mots sont qu’il souhaite voir ses pigeons être libérés. Et c’est tout. C’est d’un naze ! Et Daryl a tué deux hommes juste pour le venger et libérer des pigeons ? Sérieusement.

Bon. Finalement, c’est aussi grâce aux indications hyper floues de cet homme que Daryl finit par se rendre où il voulait : la rue Manuel, qui est l’endroit où vivait Isabelle avant tout ça. Il la retrouve sur place, donc on va dire qu’ils avaient rendez-vous sur place depuis le début. Elle est paniquée de ne pas avoir retrouvé Laurent, mais super Daryl a une idée de génie pour le retrouver.

Faut pas avoir fait polytechnique pour se douter de la destination de Laurent, cela dit. Il souhaite évidemment aller voir la Tour Eiffel. Ma foi, c’est plutôt attendu comme scène : voilà donc Laurent qui découvre la Tour Eiffel partiellement détruite. Seulement, au pied de celle-ci, il y a aussi tout un tas de zombies.

C’est trop pour Laurent, malgré son super-pouvoir. Par chance pour lui, Daryl et Isabelle débarquent à temps sur place pour lui venir en aide. Pendant que Laurent se planque, voilà donc Isabelle et Daryl qui dégomment tout un tas de zombies. Ils ont juste quelques pauvres armes blanches, mais ils arrivent à tuer vraiment beaucoup de zombies. C’est n’importe quoi.

Laurent | Carambar | Demimonde

Carambar

En parallèle, on découvre que Genet harcèle les survivants du camp d’Isabelle. C’est la veuve présentée brièvement dans l’épisode précédent qui subit les questions de ses hommes de main, puis de Genet elle-même. Celle-ci est fascinée de découvrir que l’on peut croire vraiment en l’existence d’un enfant Messie.

Pendant toute la scène, il y a un bébé qui pleure et qui est plus qu’agaçant, alors quand Genet s’approche de lui – et de sa maman – on a évidemment peur… Mais finalement, il n’en est rien. Elle se contente de bercer le bébé qui n’est pas le sien. Si elle l’avait tuée, elle aurait été une méchante sacrément terrifiante. Là, en revanche, elle se contente d’un monologue sur Laurent, les faux espoirs qu’il donne à ce peuple d’illuminés et bon, ce n’était pas dingue.

Dans le même genre, on suit aussi le lendemain de soirée difficile de Quinn. Il n’apprécie pas de savoir que l’américain est encore en vie, sa copine actuelle, Anna, essaie de lui faire oublier Isabelle et il apprend que les hommes de Genet sont à la recherche de Laurent, eux aussi. Comme il refuse que ce soit le cas, c’est lui qui finit par récupérer Laurent au pied de la Tour Eiffel. Au nez et à la barbe de Daryl, oui.

Oh Daryl réussit à tuer l’un des hommes de main et à se faire un prisonnier d’un autre homme, mais c’est trop tard : Laurent est enlevé en voiture par des hommes qui utilisent des flingues. En France, là où il y a si peu de munitions. C’est fou comme c’est peu crédible tout ça. Finalement, Quinn fait tout ça pour avoir un peu de temps avec son fils, mais aussi avec Anna.

Il n’est pas une flèche ! Je veux dire, entre le fait qu’il donne un Carambar dégueulasse à son gamin, que les scénaristes nous imposent une blague Carambar (même pas traduite en anglais, d’ailleurs !) et qu’il finit par affirmer à Laurent qu’Isabelle les rejoindra… Il n’est pas malin le Quinn. À quel moment tu dis devant ta copine actuelle à ton fils que ton ex va venir vous rejoindre. Dans un monde post-apocalyptique ? Elle va tellement le trahir !

En plus, Quinn vit dangereusement : il a récupéré Laurent au nez de Genet et de Daryl, et il se fait donc deux ennemis qu’on ne voudrait pas avoir, en plus de sa copine qui écoute toujours tout au Demimonde. Elle écoute donc Genet l’interroger sur Laurent et elle entend Quinn mentir. C’est con : Anna espérait obtenir la récompense promise par Genet en expliquant à Quinn où était Laurent, pas se retrouver babysitter du gosse de son mec.

C’est pourtant ce qui lui arrive. Elle a ensuite la désillusion de découvrir que son mec est taré et attend désormais que Daryl vienne à lui. Et il a bien raison, parce que c’est évidemment ce que Daryl fait.

Laurent | Carambar | Demimonde

Demimonde

Bien sûr, Daryl et Isabelle ont aussi un prisonnier à interroger. On commence par la méthode Isabelle qui est très douce. Elle se présente comme bonne sœur à son prisonnier, ce qui est une erreur. En effet, elle comprend bien vite que malgré sa médaille religieuse, cet homme ne craquera pas à son chantage sur les bonnes valeurs. En effet, Armand, c’est son nom, révèle à Isabelle qu’il connaît son passé.

Avec cette information, Isabelle comprend qu’il s’agit d’un des hommes de Quinn. C’est problématique pour elle, mais ça donne l’information principale. Malgré tout, les scénaristes prennent encore le temps de toute une longue scène d’interrogatoire, où Daryl finit par torturer Armand pour obtenir ce qu’il veut. Le couple découvre ainsi que Quinn se sert de Laurent pour atteindre Isabelle (pfiou, ce n’est rien de neuf ça) et finit par obtenir un moyen d’accéder au Demimonde par surprise.

Ce n’est toutefois pas simple, et c’est même dangereux d’après Armand. Daryl décide d’utiliser son prisonnier pour accéder au Demimonde. Avant tout, il faut toutefois retrouver le reste des alliés encore en vie. Alors qu’on a vu pas mal de monde pris en otage par Genet et ses hommes, on découvre que le leader est encore en liberté. Il est même avec Sylvie et Emile, c’est dire à quel point tout va bien malgré le raid de Genet.

Sylvie prend ainsi le temps d’embrasser Emile, puis nous fait toute une petite conversation avec Isabelle pour parler sentiments amoureux et désir de rester à Paris. Oui, oui, pour un type rencontré la veille. Vous me direz, dans une post-apocalypse, autant accorder vite son amour, parce qu’on peut mourir à tout instant et on le sait.

Isabelle, toutefois, a prononcé des vœux pour devenir bonne sœur et elle compte apparemment s’y tenir. Elle affirme ne pas être amoureuse de Daryl, seulement inquiète pour lui et pour Laurent. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu. Si elles prennent le temps de papoter comme ça, c’est parce qu’elles sont en chemin pour rencontrer Azlan, un passeur qui devait leur permettre de continuer le voyage.

Pendant qu’elles font ça, Daryl s’aventure sur les anciennes voies ferrées parisiennes pour découvrir un souterrain. Il y entre avec Armand, qui ne met pas longtemps à se faire bouffer par des zombies avec son accent canadien. Daryl le sacrifie une fois qu’il est sûr de pouvoir entrer dans le Demimonde sans lui, ce qui est rendu possible aussi par une diversion menée par Emile au même moment. Un vrai plan bien coordonné, tout ça. Quinn ne peut pas se douter que Daryl sera capable d’entrer dans son QG.

En plus, il pense que Laurent est en sécurité avec Anna qui veille au grain. C’est complètement débile de sa part : Anna ne lutte pas longtemps quand elle voit Daryl venir récupérer le gamin. Elle sort son flingue pour le principe, mais il est encore plus simple de laisser Laurent partir et d’espérer retrouver sa douce vie avec son mec.

Toutefois, alors qu’ils s’échappent, Daryl et Laurent tombent nez à nez avec Quinn. La diversion n’a pas fait effet longtemps, surtout que les alliés de Daryl se sont barrés quand Emile a été blessé. Daryl est toutefois capable de maîtriser sans trop de problème Quinn. En fait, il pourrait même le tuer… mais faire ça devant son gamin, ça ne serait pas très classe. Bref, il laisse Quinn en vie, ce qui est une erreur tactique, j’imagine.

De toute manière, quand il parvient à ramener Laurent à Isabelle, c’est pour mieux découvrir qu’Isabelle a changé d’avis. Plutôt que de fuir Paris, elle décide finalement de rester avec Quinn à Paris. En effet, elle apprend juste avant le départ que les guerriers de Genet sont partout autour d’eux. Elle comprend qu’elle n’a pas l’influence nécessaire pour ouvrir le chemin.

En revanche, Quinn l’a. Elle décide donc d’en profiter et de rester à Paris. J’ai eu du mal à saisir sa décision et tout ce qu’il se passait alors : Isabelle reste à Paris, mais elle laisse Laurent et Daryl quitter la capitale sans elle. Quel drôle de choix. Je ne laisse pas mon gosse à Daryl moi, même si je n’en ai pas ! Et même si j’ai pas le choix, d’ailleurs. Et pourtant, l’épisode se termine bel et bien par le départ de Daryl, Laurent et Azlan sur la Seine.

On nous vend aussi un Emile blessé à la jambe, mais encore en vie. Et voilà ensuite Daryl et Laurent qui s’éloignent sur la Seine, en passant devant Notre-Dame dans un Paris désert, en direction du Nid. La séparation est joliment filmée, les plans de Paris déserte sont tops… mais vraiment, je ne comprends pas le choix d’Isabelle. Elle se rend donc au Demimonde seule, et Anna est clairement très heureuse de la revoir (non). Bon, mais pas autant que Quinn (oui). Je ne vois toujours pas comment elle compte empêcher Quinn de poursuivre Laurent simplement en restant quand il serait simple pour lui d’allier ses forces au Pouvoir des Vivants de Genet. Mais bon, j’imagine que ce sera le sujet du prochain épisode.

Sinon, sur la Seine, on découvre que la mini statue de la liberté parisienne va toujours bien ; contrairement à la Tour Eiffel. Bordel, les américains vont donc découvrir qu’on en a une réplique nous aussi ?

Laurent | Carambar | Demimonde

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The Irrational – S01E01 – Pilot – 14/20

La série n’invente rien dans sa formule, mais elle joue ses cartes plutôt intelligemment. De la diffusion maligne alors qu’aucun network ne propose de série en cette rentrée faute de grève à la manière dont est gérée l’enquête, en passant par les premiers éléments de fil rouge, tout permet de s’accrocher juste assez pour avoir envie de voir la suite. Ce ne sera pas la série de l’année, mais ça va se regarder à défaut d’avoir autre chose à se mettre sous la dent.

Spoilers

Pourquoi confesser un meurtre alors qu’on n’est pas le meurtrier ?


People are irrational. But predictably so.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Irrationnel

La série commence plutôt pas mal, même si c’est avec une scène aussi prévisible que ce que la voix-off nous explique : les gens sont irrationnels, mais de manière prédictible, avec des décisions qui sont prises par instinct plutôt que par logique. C’est un constat simple, mais plutôt vrai, qui est mis en avant par plusieurs exemples plutôt marrants – la fastfood, les achats compulsifs, tout ça, tout ça. C’est une bonne manière d’introduire le héros de cette série qui explique que c’est suite à plusieurs décisions faites par instinct que l’on a besoin de lui, parce qu’on a enchaîné trop de mauvaises erreurs.

Franchement, c’est fluide et je vois mal comment on aurait pu introduire différemment le personnage central de la série, Alec, donc. Enfin, si, je vois : on aurait pu nous donner son nom autrement que dans le synopsis, surtout que le générique (inexistant) nous informe qu’il sera omniprésent pour la série. Bref, c’est prévisible, c’est un procédural NBC, mais pourquoi pas ?

Je suis là pour me laisser convaincre, après tout. J’aime bien la première intervention de l’épisode qui nous introduit Alec comme un négociateur dans les prises d’otages. Nous le suivons donc alors qu’il essaie de convaincre un père de famille de ne pas tirer sur sa femme ou sur son bébé. Pour se faire, il décide de le faire réfléchir à ses choix et ses envies du moment, pour qu’il se rende compte que c’est une mauvaise idée.

Evidemment, on est sur un pilot alors notre héros parvient à faire en sorte que le personnage ne tue pas tout le monde. On voit toutefois que ses méthodes ne sont pas convaincantes pour tous les gens sur place – à commencer par les policiers. Il n’y en a qu’une qui semble lui faire confiance, Marissa, et pour cause : on apprend rapidement qu’elle est la femme du héros.

Bon, par contre, ils ont rompu. Ils ne sont pas divorcés (pas encore, en tout cas), mais ne vivent plus ensemble. C’est un peu lourd comme duo, mais ce sera parfait pour nous faire un will they/won’t they un peu différent des autres séries. Leur alchimie est plutôt chouette, en plus, et on comprend bien que la rupture vient du fait que le héros dissocie trop les émotions de la réalité, se contentant de la logique et de l’irrationnel, enfin de l’instinct, pour tout expliquer.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Alec

Cette introduction faite, il nous faut plonger un peu plus précisément dans ce qui a rendu Alec comme cela. Nous découvrons donc qu’il est professeur de fac et nous suivons son premier cours face à de nouveaux étudiants, pour vraiment apprendre à le connaître. Il a donc un passé un peu sordide, avec des brûlures dans le cou qui viennent d’un accident. Ce sont ses brûlures qui ont fini par le rendre comme il est aujourd’hui : il explique que les infirmières retiraient brutalement ses bandages et que ça lui faisait bien plus mal que si elles y allaient lentement.

Cette décision fondée sur l’instinct l’a beaucoup fait réfléchir : c’est comme cela qu’il est devenu ce qu’il est, parce qu’il a fini par comprendre que les infirmières géraient la douleur d’infliger de la douleur comme cela. Et les brûlures ? On a quelques flashbacks précipités pour nous faire comprendre qu’il y aura quelque chose à creuser un jour de ce côté-là. Mais pas aujourd’hui. En effet, le héros ne se souvient pas exactement de tout ce qu’il s’est passé, alors il invente une fausse excuse – ce qu’il explique ensuite à son assistante. Bon. Un mystère pour la suite, c’est vraiment une série procédurale.

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Dylan

On tombe alors dans la série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique avec une enquête de la semaine, enquête un peu précipitée inévitablement. L’épisode doit forcément accélérer les choses puisqu’il y avait toute la partie introduction au départ. Bref, c’est la maire qui fait appel directement à Alec pour qu’il prouve l’innocence (ou la culpabilité d’ailleurs) de Dylan, un étudiant qui affirme avoir tué sa copine (Jasmine). Seulement voilà, ça n’arrange pas la maire parce que c’est le fils d’un sénateur.

C’est gênant comme situation, alors hop, Alec débarque pour tenter de régler ce qu’il se passe. J’aime bien l’idée de l’épisode, mais je me demande vraiment comment cette série va pouvoir tenir sur une vingtaine d’épisodes sans être répétitive dans les schémas proposés. Il faudra que les personnages soient vraiment chouettes, et ce n’est pas encore le cas.

En ce qui concerne l’enquête, Alec assiste à l’interrogatoire de la police et pose des questions étranges, comme les positions dans lesquelles Dylan et Jasmine ont bien pu coucher ensemble. Son but ? Démontrer qu’il affirme avoir tué Jasmine mais qu’il ne s’en souvient pas précisément : on se souvient des choses par image, mais ce n’est pas le cas dans le cas du meurtre. Cela l’interroge sur la raison pour laquelle il confesse, et ce sera le cœur de l’enquête.

Après, il n’y a pas d’enquête tant qu’il n’y a pas de corps, hein. Voilà donc Alec qui se rend sur la scène de crime. Pour pouvoir y entrer, il fait appel à Marissa qui lui donne ses accès sans problème. Ils rencontrent ensemble l’enquêtrice sur le cas, ce qui permet de perturber celle-ci. Elle était sûre que l’affaire était réglée parce que Dylan avait confessé… seulement voilà, s’il avait confessé être innocente, elle aurait mené une enquête.

Bref, Alec lui rappelle qu’elle a un métier à faire et que ce serait mieux de le faire correctement. Pour la convaincre qu’il est possible de confesser de quelque chose qu’on n’a pas fait en étant sûr de l’avoir fait, Alec met aussi en place une expérience à la fac. J’ai trouvé dommage que cette expérience soit présentée en moins d’une minute : je trouve que la série passe à côté de quelque chose. Après tout, on est là pour ce que la science pourrait apporter – un peu comme dans Numb3rs où on venait pour les maths. Or, là, la science est mise de côté avec juste la révélation du résultat de l’expérience – ils mentent tous quand on leur dit qu’ils ont été filmés en train d’abîmer du matériel lors d’un moment où ils devaient aller vite à un autre endroit – parce que c’est ce qui permet à l’épisode d’avancer.

La détective sur l’affaire n’est pas trop convaincue pour autant que c’est la même chose que lors d’une confession de meurtre. Ce n’est pas grave : ça conforte Alec dans ses certitudes. Il décide donc de poursuivre l’enquête autant que possible : il se rend donc dans une réunion pour alcooliques anonymes où Dylan se rendait régulièrement. À partir de là, je tenais mon coupable : le parrain de Dylan.

Alec n’en arrive pas si vite à la même conclusion que moi, et pourtant, tout se dirige vers là avec un jeton de cinq ans de sobriété retrouvé sur la scène du crime, là où les deux protagonistes, Dylan et Jasmine, n’en sont qu’à quelques mois. Je trouve ça gros que personne ne cherche plus loin l’origine de ce jeton, pas même Alec.

Pour leur défense, ils sont perturbés par l’arrivée d’une influenceuse rivale de Jasmine dans l’histoire, parce qu’évidemment Jasmine était une influenceuse. Si elle ment et que la révélation du mensonge est marrante à suivre, on voit rapidement que c’est une fausse piste cette dispute entre influenceuses. Elle permet de prouver une fois de plus qu’Alec est malin et fait attention aux détails. Dans le même genre, à la réunion des AA, Alec est plutôt marrant à expliquer comment on fait soudainement attention au bruit de fond lorsqu’il est question de sexe ou d’un nom que l’on connaît. C’est comme ça qu’il attire l’attention de ceux connaissant le nom de Dylan. Et ça fonctionne.

C’est comme ça que moi j’ai trouvé mon coupable. Alec met du temps à s’en rendre compte, mais l’enquête le ramène une fois de plus aux AA où il finit par comprendre que Ray doit être le coupable bien planqué. Il lui rend son jeton de cinq ans de sobriété et fait aussitôt appeler Marissa pour qu’elle vienne sur place.

Il fait bien. Quand il confronte Ray, ce dernier sort aussitôt un flingue – l’arme du crime. Pour un personnage intelligent, il se met en danger sans raison là. Le voilà pris en otage, mais le genre d’otage que personne n’aimerait avoir : il papote tranquillement avec Ray et lui souligne toutes les mauvaises décisions qu’il est en train de prendre.

Ma foi, ce ne sera pas la série du siècle. Alors qu’Alec conduit, Ray lui donne des coups de poing et confesse peu à peu ce qu’il s’est passé. Nous n’avions pas besoin de tant de détails, en plus, parce que j’avais de toute évidence un coup d’avance sur le personnage. Ce n’est pas compliqué : Ray a donc tué Jasmine, puis s’est servi de la confiance que Dylan avait en lui pour le droguer, le faire rechuter et le faire accuser.

Simple et efficace. Une fois que la confession est faite, Marissa débarque en voiture, mais la série n’a pas le budget pour une vraie course poursuite. Voilà donc Alec qui provoque un accident volontaire de manière à neutraliser définitivement Ray. Dylan est alors relâché et tout est bien qui finit bien. On peut même nous vendre un triangle amoureux entre Alec, Marissa (son ex-femme beaucoup trop accrochée à lui) et la nouvelle enquêtrice qui semble vouloir bosser à nouveau avec lui. Je crois que son nom est Bowen… mais franchement, ils ne se sont pas trop souciés de nous faire apprendre les noms des personnages pour l’instant !

Irrationnel | Alec | Dylan | Le fil rouge

Le fil rouge

En me concentrant sur l’enquête, j’ai volontairement mis de côté dans ma critique une grosse partie de ce pilot qui se concentre sur une intrigue qui sera en fil rouge et qui concerne le passé de notre personnage. En fait, c’est toute sa vie perso que j’ai mise de côté pour l’instant. On découvre donc qu’il vit désormais chez sa sœur, un personnage secondaire qui sera là pour le soutenir quoiqu’il arrive dans sa vie. Je l’aime bien, elle apportera une dynamique intéressante avec le personnage principal – elle le connaît par cœur, elle sait comment lui parler, elle le ramène au monde des émotions. En gros.

Des émotions, le personnage principal en a plein. Seulement, il veut les mettre de côté parce qu’il est aussi perturbé par son passé. Tout au long de l’épisode, on en découvre plus sur lui et ses brûlures. L’origine ? Une bombe a explosé dans une église. Il y a perdu un proche – son frère ? – et obtenu de grosses brûlures dans le cou. L’avantage, c’est que l’enquête menée par le FBI lui a permis de rencontrer Marissa. Oui, parce qu’elle est du FBI, en fait.

Aujourd’hui, son ex-femme a gardé la maison, mais elle est encore amoureuse de lui et pas encore divorcée. Bon, ça, je l’avais déjà dit. Et je crois que grosso modo, c’est tout ce qu’on appris sur le passé du personnage.

On en revient alors au présent et à de vraies questions pour la suite de la série : il fallait un fil rouge et on l’obtient quand le poseur de bombe, un certain Wes, demande à être libéré plus tôt que prévu. Lors de l’audience, tout se déroule à merveille et il est prêt à être libéré, mais il aperçoit alors quelqu’un dans le cadre d’une porte. Il n’en faut pas plus pour qu’il exprime aussitôt son souhait de commettre d’autres attentats.

Marissa et Alec ont beau courir vite (non), ils ne parviennent pas à rattraper l’homme qui se tenait dans le cadre de la porte. Ils n’ont soi-disant aucune piste pour le retrouver car Alec n’a pas retenu sa plaque, mais ils comprennent en tout cas que Wes n’agissait pas seul. S’il a un complice qui tire les ficelles, l’enquête doit être rouverte… De quoi nous garder Marissa et Alec proches l’un de l’autre un bon moment. Sinon, je vous présente le seul palais de justice de l’histoire des séries qui n’a pas de gardiens ou de caméras de surveillance. J’imagine qu’on nous dira que le chapeau cache l’identité du type – que je soupçonne très fortement d’être le frère d’Alec, pour le bien du drama. L’histoire nous le dira – parce que je pense que je vais continuer la série, elle met en place ses petits rituels déjà, ça va se regarder tout seul.

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