Allegiance – S01E09 – Fallen Idols – 15/20

La fin d’épisode prépare agréablement le terrain pour une fin de saison qui promet d’être géniale, mais en attendant, on nous sert un épisode pas bien passionnant – ou en tout cas, moins original que d’habitude. Oh, il respecte tout le cahier des charges habituels, avec un message sur le système et une omniprésence de Sabrina dans les décisions de chaque enquête, mais justement, ça commence à faire beaucoup après neuf épisodes. J’aimerais bien la voir échouer un peu ou voir ce qu’il se passe dans la journée de ses collègues qui sont toujours mis de côté et impliqués dans ses enquêtes à elle en cours de route, et jamais l’inverse.

Spoilers 

Sabrina et Brambilla interviennent sur le lieu d’une fusillade qui a une petite odeur de guerre des gangs.

Of all the people I’ve had back there, this kid’s having the most fun.

Ajeet

Le cliffhanger précédent m’a bien aidé à me motiver pour voir aussi cet épisode durant la nuit : difficile de s’arrêter une fois pris dans le fil rouge de la série, qui s’accélère tout de même et devient un élément central de pourquoi je l’apprécie. Je dois dire que la relation Ishaan/Sabrina aide bien aussi, j’aime bien les voir interagir. Et l’épisode commence par ça : Ishaan s’arrange pour décrypter les preuves récupérées par Sabrina la veille.

Ils y trouvent la raison pour laquelle la couronne s’en prend à Ajeet. La bonne nouvelle, c’est qu’il a un alibi solide pour ce qu’on le soupçonne d’avoir fait, car il était à l’hôtel (aha, les enfants qui découvre que le père a probablement une vie sexuelle, c’était un peu marrant). La mauvaise nouvelle, c’est que tout est fait pour lui donner l’air coupable et que l’on sait que le juge du procès ne l’a pas dans ses bonnes grâces. Rien n’est joué. De plus, ça ne plaît pas à Ajeet de voir ses enfants vivre dangereusement : ils commettent à présent des crimes passibles de prison pour éviter à leur père d’y aller. Ce n’est pas exactement malin, mais je me répète : j’aime beaucoup cette famille.

Ishaan continue d’enquêter en tout cas : il ne trouve pas la personne qui essaie de faire tomber son père, qui a utilisé un VPN. En revanche, il confirme à Sabrina que le fils de Gabinski est bien Ricochet88. C’est problématique, mais ça pousse Sabrina à ne pas inculper Gabinski dans le coup de l’histoire de la conduite sous alcool. Tant mieux, je suppose.

Sabrina ne lâche pas l’affaire pour autant, demandant à Grove de faire quelques recherches elle aussi – mais des recherches qui doivent être discrètes et dont elle n’expliquera pas le but. Après, Grove n’est pas maligne si elle ne devine pas par elle-même que chercher une info sur le 2 octobre, date de l’arrestation du père de sa meilleure amie, n’a pas un lien avec Ajeet.

L’info que trouve Grove confirme à Sabrina tous ses soupçons sur Gabinski, qu’elle pense désormais être le flic qui tente de faire tomber son père en mettant de fausses preuves dans sa mallette de travail. Savoir tout ça la met en position de force pour tenter un coup de poker que je trouve complètement insensé : elle se rend dans le bureau de son supérieur et lui révèle tout ce qu’elle sait, en commençant par dire qu’elle a vu les preuves de la couronne.

C’est complètement con. Elle accuse un de ses supérieurs tout en admettant à demi-mot un crime fédéral ? Je veux bien qu’elle fasse du chantage et affirme ainsi que les retombées sur la police serait trop grave car en cas de procès tout serait su – y compris un flic avec de fausses preuves – mais reconnaître son vol de document n’est vraiment pas malin.

Guerre des gangs

Malgré tout ce qu’elle a en tête, Sabrina continue d’aller sur le terrain avec Brambilla. Ils se retrouvent tous les deux en intervention suite à des coups de feu tirés dans un magasin à proximité d’une zone résidentielle. Ils se retrouvent à faire sortir d’une voiture deux suspects qui semblent fuir la scène de crime, le second d’un chef de gang, Parm, et son cousin Jason, jeune comme tout. Finalement, ils sont plutôt victimes de la tentative de meurtre que suspects.

Degas s’occupe d’interroger Parm, Sabrina et Brambilla se retrouvent à devoir ramener Jason chez lui. C’est un personnage très immature, ce qui se devine dès le départ et se confirme vite. S’il refuse de parler aux flics en théorie, en pratique, il ne s’arrête pas de parler.

De retour au commissariat, tous les flics sont sur le pont et savent que la journée va être intense : il faut à tout prix éviter une guerre de gangs, car cette tentative de meurtre risque fort d’être suivie d’une tentative de revanche de la part de Parm. C’est en tout cas une intrigue intéressante qui permet, vous l’aurez deviné, d’aborder des problèmes sociaux originaux. Ainsi, les gangs dont il est question sont des gangs de petits bourges.

Brambilla ne comprend pas comment il est possible de vivre dans un bon quartier comme le leur et de se retrouver malgré tout impliqué dans un gang. Sabrina lui explique donc comment ça tourne mal pour des jeunes avec un fossé générationnel impossible à résoudre puisque les parents n’ont aucune idée de ce que c’est qu’un lycée canadien (ils sont immigrés) et une volonté de s’intégrer en étant cool.

Ce n’est pas si simple. Et pour eux qui sont à présent flics, ce n’est pas simple de s’infiltrer dans un quartier où personne ne veut leur parler. Par chance, Sabrina vient plus ou moins de ce quartier et a donc quelques contacts, notamment Zaarin, qui se fait désormais appeler Z. C’est une vieille copine de Sabrina qui a à présent une vraie influence sur les jeunes du quartier, tentant désespérément de les tenir éloignés du gang d’Amrit et des problèmes en général. Z permet même aux flics d’entrer en contact avec la famille de Parm, mais la mère de Parm refusant d’envisager que son fils puisse faire des conneries, c’est une piste peu efficace.

Sabrina propose alors aux flics d’envisager les choses d’une autre manière pour retrouver « Happy », l’ami de Parm qui serait d’une mauvaise influence si on en croit la grand-mère de Parm. Bien, l’air de rien, on progresse. Et, en plus, l’idée de Sabrina fonctionne, évidemment. Je l’aime bien Sabrina, mais elle est trop mise en avant, ça devient un peu lassant de voir une bleue prendre toutes les bonnes décisions et diriger les affaires (on en est au stade où Brambilla lui demande son avis concernant Gabinski au lieu de lui imposer son choix, alors que bon, c’est une décision de tuteur ça… et le pire, c’est que Brambilla s’en vante auprès de Gabinski – ça permet à Sabrina d’être bien vue par lui, cela dit).

Jason

Bref, tout ça ramène notre duo de choc chez Jason qui finit par innocenter Parm d’être le déclencheur de la guerre des gangs. Il est accusé d’un crime qu’il n’a pas commis – son alibi est solide, il aidait Jason. Ce dernier finit par craquer et indiquer où est Parm (dans la maison qu’il vient d’acheter pour sa copine, avec qui il se dispute façon Nabila hein), mais c’est déjà trop tard. Parm s’est fait tirer dessus quand les flics arrivent sur place.

En plus, les choses escaladent encore quand Jason décide de se venger lui-même sur le gang adverse qu’il pense être responsable. Pourtant, l’enquête policière dit le contraire : le gang qui s’en prend à Parm est en fait le gang même de Parm, parce que Parm s’apprêter à quitter son groupe pour répondre aux désirs de sa petite-amie. La preuve la plus flagrante du commanditaire de cette nouvelle tentative d’assassinat sur Parm ? Eh bien, pas un seul membre de son gang ne lui rend visite à l’hôpital.

C’est effectivement un aveu flagrant de culpabilité. Et j’ai de la peine pour lui, en vrai. Jason ? Il manque de tuer le chef du gang adverse, mais heureusement, Sabrina, Luke, Gabinski et Brambilla arrivent à temps pour l’en empêcher – toujours grâce à Sabrina, ça va sans dire. Tout est bien qui finit à peu près bien, donc, la paix est maintenue dans le quartier… Mais à quel prix ?

Pram finit par mourir et la situation dégénère très rapidement – oh, ça sent la fin de saison assez ouf en mode guerre des gangs, ça, avec plein de cliffhangers l’air de rien, notamment à l’hôpital où Jason croise celui qui a déclenché la guerre en se faisant passer pour Parm : Happy…

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Allegiance – S01E08 – 8×6 – 16/20

L’épisode surprend par son manque d’action assez certain et me déçoit presque à trop se concentrer sur Sabrina qui se retrouve au cœur de trois intrigues à la fois. Ce serait bien qu’on développe aussi les autres personnages de temps en temps, là, tout repose trop sur l’héroïne. Ceci dit, c’est vraiment pour trouver des défauts à la série, parce que niveau écriture, c’est d’une fluidité à toute épreuve, notamment pour le fil rouge.

Spoilers 

Sabrina paie le café d’une femme qui la réclame ensuite quand elle est interrogée pour meurtre.

I think the big question is: how does she know your badge number ?

Bien sûr que je suis déjà de retour pour voir un nouvel épisode de la série, j’ai envie d’avancer et de finir la saison au plus vite. Il est temps d’être à jour, non.

Gabinski

Brambilla remplit l’évaluation de Sabrina pendant que celle-ci va chercher son café, ce que je trouve un peu abusé. Bonne joueuse et bonne samaritaine, Sabrina ne dit rien, paie le café de son boss, mais aussi celui de la femme devant elle dans la file d’attente quand elle se rend compte qu’elle n’a pas les moyens de payer – elle ne sait pas ce qu’est le paiement sans contact. Ce ne peut pas être une coïncidence si on nous montre la scène. Pourtant, la première intervention n’a a priori rien à voir avec ça : Sabrina et Brambilla arrêtent une voiture qui semble tanguer sur la route. Problème : c’est celle de Gabinski.

Ah ben, déjà que je ne l’aimais pas beaucoup lui, il n’y a rien pour qu’on l’apprécie : Sabrina comprend qu’il est probablement bourré, mais son supérieur hiérarchique refuse de faire un alcotest. Finalement, Brambilla apaise la situation en demandant à son collègue de monter dans la voiture des flics côté passager. Et hop, tout est bien qui finit bien… seulement Sabrina n’apprécie pas trop la situation : il s’en tire uniquement parce qu’il connaît des flics et ce n’est pas bien logique. Sabrina se retrouve même à devoir garer la voiture. Elle fait bien savoir à son tuteur ce qu’elle pense et elle continue en rentrant au commissariat à se renseigner sur Gabinski.

Toute l’affaire ne passe pas inaperçue : Brambilla a fourni la plaque d’immatriculation de Gabinski et il y a déjà un représentant syndical qui vient interroger Brambilla et Sabrina. Cette dernière n’apprécie pas trop les méthodes de ce flic, clairement véreux quand il menace à demi-mots Sabrina. Comprenant son erreur, le syndicaliste revient à la charge auprès de Sabrina, expliquant que les problèmes avec l’alcool de Gabinski viennent en fait de son fils – un type qui vit dans un van et boit un peu trop. Cela allume une lumière en Sabrina et c’est un scénario bien ficelé qui nous ramène au fil rouge.

Sabrina appelle en effet Ishaan pour lui dire qu’elle a une idée du flic qui pourrait avoir balancé des infos du commissariat : ce serait Gabinski, par l’intermédiaire de son fils. Reste à savoir si c’est fait exprès ou non.

Bien sûr, concernant Ajeet et sans trop de surprise, malgré l’aide de Max, Ajeet continue de devoir faire face à son procès. La solution de Max d’annuler le procès faute de preuves suffisantes ne fonctionnent pas, ce qui n’est pas surprenant. Il faut maintenant trouver une nouvelle solution pour faire face ; surtout que le procès est carrément avancé, ce qui n’est jamais bon signe. Bref, Max prépare toute la famille à un procès plus difficile que prévu, qui pourrait déboucher sur une défaite. Ce n’est pas évident à digérer.

Sylvia

Cela dit, elle rentre au commissariat parce qu’elle y est convoquée par Degas. Celle-ci a en salle d’interrogatoire une femme qui répète en boucle le numéro de badge de Sabrina. Cette femme est soupçonnée de meurtre : elle a déjà purgé une peine de 15 ans de prison, elle est sortie et se retrouve à nouveau accusée de meurtre. Elle connaît le numéro de badge de Sabrina parce qu’elle a eu le temps de le voir (et apparemment le mémoriser) le matin même quand Sabrina lui a payé un café.

Je savais bien qu’elle aurait un intérêt pour l’épisode elle. Le problème, c’est que tous les flics pensent qu’elle fait appel à Sabrina pour gagner du temps. Sabrina, elle, prend très à cœur son travail et se renseigne donc au maximum sur la femme, cherchant même à comprendre pourquoi elle était en prison à la base – un cas de « he said, she said » ou le « he said » l’a emporté parce qu’il a été tué. Effectivement. Cela pousse aussi Sabrina à bosser avec Nate, l’avocat qui essaie d’envoyer son père en prison.

Elle le fait, malgré ses réticences envers ce type, et interroge donc Sylvia. Celle-ci semble vraiment essayer de gagner un max de temps, et elle est aidée aussi par Sabrina qui a plein de choses à gérer dans cet épisode – Gabinski, Sylvia, son père. Elle prend toutefois la décision de justement mélanger les affaires pour s’aider : elle demande conseil à Sylvia pour son père qu’elle a peur de voir finir en prison plutôt que d’interroger directement Sylvia. Le but n’est pas tellement d’avoir de l’aide pour son père, mais bien de faire comprendre à Sylvia qu’elle a conscience des problèmes de réinsertion après la prison. Bim, encore une critique du système.

Ce qui est bien, c’est que si un des supérieurs détective (Danilo) de Sabrina s’énerve, Luke constate que la technique de Sabrina est efficace pour atteindre Sylvia. Cette dernière donne un conseil pour survivre à la prison (conserver le sel) et obtient en échange le droit de se faire livrer une glace directement pendant son interrogatoire, le tout payé par Sabrina. Elle est sympathique décidément. C’est en tout cas un bon moyen de briser… la glace avec Sylvia. Cette dernière se met à parler.

Sabrina découvre alors au cours de la conversation que la meilleure amie de Sylvia s’est suicidée juste avant sa sortie de prison. Sachant qu’elles étaient toutes les deux en prison pour complicité de meurtre, c’est une info importante pour Sabrina. Elle demande donc à reprendre le dossier à zéro dans le peu de temps qu’il lui reste, avec l’aide de Brambilla qui a à présent l’habitude de suivre l’instinct de sa bleue. C’est peut-être arrivé un peu vite, mais soit ; on s’y fait malgré l’absence de crédibilité y compris quand Sabrina fait venir au commissariat une vieille dame proche de Sylvia et Chloe pour avoir un meilleur éclairage sur la situation.

Et la situation est atroce : personne dans le système ne s’est occupée de Sylvia. Personne ne l’a prévenue de la mort de Chloé, personne ne lui a dit non plus que sa maison avait été revendue. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée à tuer, par accident, le nouveau propriétaire – et à planquer le corps. Elle craque donc face à Sabrina et lui dit toute la vérité. C’était une bonne intrigue, qui permet à Sabrina d’être remarquée par tous ses supérieurs. Elle continue d’être en ligne pour une promotion bien rapide… mais en vrai, elle n’en tire aucune joie. Renvoyer Sylvia en prison, ce n’est pas cool.

Nate

Sabrina accepte malgré tout de se rendre à la soirée entre flics le soir-même dans un bar. Cela lui permet de croiser Gabinski qui est tout sympa avec elle et la remercie de ne pas l’avoir dénoncé. Une fois que c’est fait, elle croise de nouveau Nate et se retrouve à flirter avec lui, au point de devoir le ramener chez lui quand il a trop bu.

Cela fait chier Luke (pauvre doudou), mais c’est une opportunité de dingue pour Sabrina. Elle comprend, alors que Nate s’endort sur le canapé, qu’elle a un accès à son ordinateur de boulot. C’est un avantage assez unique pour venir en aide à son père : elle appelle donc Ishaan pour savoir comment s’y prendre pour déverrouiller l’ordinateur. Une fois que c’est fait, elle peut ainsi copier tous les documents qui sont sur l’ordinateur, avant d’effacer les empreintes laissées un peu partout. Elle est un peu extrême Sabrina par contre : elle efface même les empreintes de la poignée de la porte alors que, bon, soyons honnête, elle était là et ne pourra pas le cacher.

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Land of Women – S01E04 – Chapter 4 – 18/20

Le rythme s’accélère, peut-être même un peu trop, avec cet épisode qui nous fait entrer dans la deuxième moitié de saison. J’ai toujours un problème avec les histoires racontées sur si peu d’épisodes quand elles essaient en plus de proposer plein de sous-intrigues, comme c’est le cas ici. C’est un excellent soap, en tout cas, avec l’humour et le drama si caractéristiques que j’aime tant. Vraiment, on tient là une bonne série.

Spoilers

Les hommes de main de Tony viennent un peu gâcher la journée de Julia.


Una disculpa no es lo que quiero.

Flashback

L’épisode me surprend en commençant encore par un flashback, mais en revenant carrément dix-sept ans en arrière pour nous montrer l’accouchement de Gala. Je ne sais pas ce qui est le plus drôle entre le fait qu’Eva Longoria n’a clairement pas 17 ans de moins ou que sa silhouette reste impeccable dans sa robe blanche malgré un faux ventre de femme enceinte.

L’intérêt de ce flashback ? Il est triple. D’abord, il permet d’apprendre que Fred n’était pas là pour l’accouchement, parce qu’il se cherchait un job au Mexique. C’est abusé car ça laisse Gala seule pour accoucher, ce qui fait qu’elle demande qu’on recontacte sa mère. Ainsi, on apprend qu’elle ne lui parlait plus depuis plusieurs mois – et ça se chiffre en années. Enfin, dernier point, la grand-mère est ravie d’avoir un petit-fils parce que la vie est plus facile pour les garçons. C’est cliché, mais c’est surtout une excellente transition vers ce que Kate galère à vivre désormais.

Kate

Kate arrive au bout de ses médicaments, ce qui pose un problème de plus en plus urgent. Elle essaie bien sûr de retourner chez le médecin, mais elle n’ose pas y rester quand elle voit que toute la salle d’attente semble la fixer, sachant très bien qu’elle est en pleine transition. Par chance, Kate a tout de même le soutien de la mécano qui est vraiment chouette avec elle et finit par lui donner LE conseil qui lui rend service : que ferait Julia à sa place ?

Kate comprend qu’elle doit arrêter de s’excuser d’exister, mais au contraire, imposer ce qu’elle veut. Elle retourne donc au cabinet médical, double tout le monde, entre dans le cabinet du médecin et réclame ses hormones. Plus exactement, elle en profite pour faire un petit scandale en laissant la porte ouverte et en expliquant aux patientes que ce médecin n’est pas capable de garder le secret médical. Inévitablement, le médecin n’a plus le choix de lui faire son ordonnance (reste à savoir où elle se procurera les hormones tout de même).

Gala

Loin de se douter de ce qui se trame, Gala passe sa nuit à réorganiser la décoration de la maison. C’est abusé, surtout qu’elle le fait devant Montse, la barmaid et petite-amie d’Amat. Montse est plutôt sereine et calme face à l’attitude abusée de Gala, je trouve, et elle se contente de rappeler qu’elle ne veut pas que le village soit au courant de leur relation. Amat est un peu moins calme vis-à-vis de Gala qui est insupportable, mais bon, il est forcé de s’écraser quand elle lui fait comprendre qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit à cause de lui et du bruit qu’il faisait avec Montse.

Pitié, mais quelle invitée horrible Gala ! Il est généreux de la garder chez lui, parce que franchement, elle fait tout pour être dégagée à ce stade-là. Ils se rendent tout de même au travail ensemble, l’occasion de parler un peu plus et de continuer d’apprendre à se connaître en parlant de Fred et Montse. Ah, je soupire fort : ne pourraient-ils pas se contenter d’être fidèles, un peu ?

En plus, Gala continue de se comporter en vraie américaine : elle assure qu’elle sait s’y prendre avec les gens et que les gens l’adorent… bien incapable de voir que ce n’est pas le cas. Elle est insupportable avec eux, insultant leur vin ou leur ventre, essayant de suivre l’exemple d’Amat qui, lui, sait manipuler le village avec talent.

Au passage, on la met en garde de ne pas trop draguer Amat quand elle lui masse le dos parce qu’il se le coince en bougeant un tonneau de vin. Allez, le duo fonctionne bien : ils me font rire, ils ont une alchimie de dingue et on veut les voir ensemble pour autre chose que récupérer du vin.

Julia

Pendant ce temps, Julia décide d’aller se confesser à l’Eglise. Elle n’a pas beaucoup péché dernièrement (elle m’a fait rire), mais bon, elle a un gros péché à confesser : Gala est la fille du prêtre de la ville. Il réagit plutôt bien le prêtre en vrai, même s’il n’apprécie pas trop que Julia essaie de récupérer au passage l’argent de la quête. Le chantage est efficace quand elle se met à expliquer qu’elle a peur de perdre ses derniers souvenirs.

C’était mignon comme tout et j’avais presque envie d’apprécier à fond le personnage de la grand-mère… Mais ensuite, elle fait n’importe quoi en invitant à entrer chez Amat les deux hommes de main qui sont à la recherche de Gala, sans même comprendre qu’il s’agit des hommes qui les poursuivaient alors qu’ils se présentent comme des amis de Gala. Kate n’a besoin que d’un regard pour comprendre ce qu’il en est, hein.

Tony

Les deux hommes de main ordonnent à Kate d’appeler Gala pour la faire venir et honnêtement, Gala est si idiote. Kate a fait le move parfait pour éviter que sa mère ne vienne, en parlant en espagnol… mais non. Elle se précipite quand elle comprend que sa fille est en danger. En vrai, je comprends un peu.

Il n’empêche que Gala est terrifiée de voir les hommes de main dans le salon. Elle fait donc tout ce qu’ils veulent, mais elle ne peut pas vraiment leur donner l’info qu’ils veulent, à savoir la localisation de Fred. Les hommes de main la mettent toutefois en contact direct avec le père de Maggie, Tony. Je suis surpris par le rythme rapide de cette révélation, mais en même temps, c’est quelque peu inévitable quand il n’y a que six épisodes dans la série. J’aime bien ce que ça donne tout de même.

Gala était terrifiée par le flingue, mais elle est tout de même rassurée d’avoir affaire à Tony. Elle lui explique qu’ils sont tous les deux victimes des mensonges de Fred. Bizarrement, Tony est plutôt de bonne écoute. Il se veut rassurant avec Gala dès qu’elle décroche et souhaite juste savoir où est Fred. Gala aussi. Finalement, les deux se mettent à le chercher ensemble ; ce qui permet à Gala de comprendre que son mari est à l’hôtel où ils devaient passer leur anniversaire de mariage avec sa maîtresse.

Bien sûr, Tony demande aussi à Gala de ne pas dévoiler son identité à Kate. Gala accepte, ne disant effectivement rien à sa fille et la rassurant sur le sort de Maggie.

Le repas

C’est bien beau cette histoire de prise d’otage avec Julia qui essaie de draguer Amaury Nolasco, mais ça ne fait pas tout le sel de la série. Vous reprendriez bien une petite dose de drama soapesque, non ? Eh bien, c’est le cas quand la police débarque – mais pas en tant que police, en tant qu’Andreu voulant parler à Julia. Contre toute attente, il lui avoue qu’il n’est pas stérile. C’est Mariona qui l’est, mais il ne voulait pas lui faire de la peine alors il a menti. Voilà qui change tout : il pourrait être le père de Gala.

Avant de le laisser partir, Julia se débrouille pour lui faire un petit câlin et lui voler son flingue. Entre ça et le fait que Gala s’est arrangée pour écraser des somnifères afin de le mettre dans la bouffe de ses preneurs d’otage, on n’est pas dans la merde. Gala s’arrange donc pour faire une omelette (qui ne ressemble pas du tout à une omelette ?) à ses ravisseurs. L’idée est bonne, sauf qu’il y en a un qui est vegan et un qui sent aussitôt qu’il y a quelque chose qui cloche.

On entre alors dans de la pure comédie avec ce repas où les téléphones sont interdits, mais pas les flingues. Julia sort le flingue d’Andreu pour tenter de recouvrer sa liberté, en vain. Elle n’est pas franchement à l’aise avec et se retrouve bête quand celui qu’elle trouve beau gosse (Kevin !) lui prend des mains le flingue. On pourrait croire que les tentatives d’évasion s’arrêtent là, mais Kate n’a pas encore tenté son propre plan.

Elle balance un verre de vin à la tronche de Kevin qui a le flingue et se barre en récupérant avant son téléphone. C’était assez hilarant, surtout que la course poursuite commence avec Julia qui éclate une bouteille sur la tête de son autre ennemi. Malheureusement, Kate est un peu idiote sur ce coup : elle préfère téléphoner à son père qu’aux secours ou qu’à Amat. C’est complètement con.

Fred ne décroche pas, évidemment, et elle est rattrapée bien vite par Kevin. Il ne la tue pas, mais ça pose tout de même un gros problème : les deux preneurs d’otage sont à présent énervés et décident d’embarquer avec eux les trois femmes pour les mettre à genoux au milieu de nulle part et braquer les pistolets sur elle.

Amat

Certes, le cliffhanger est un peu inquiétant, mais en parallèle, Amat passe une mauvaise journée à la coopérative quand l’idée de Gala ne s’avère pas aussi efficace que prévue. Il rentre donc chez lui plus vite qu’il ne le pensait pour obliger Gala, qui ne répond pas au téléphone, à venir l’aider. Bien sûr, une fois chez lui, il constate que le repas a tourné au désastre et s’inquiète aussitôt pour les américaines.

On enchaîne donc sur quelques scènes où Amat les cherche partout, demandant à Montse ou à tous les fidèles venus assister à la messe de leur vie : le prêtre annonce qu’il renonce à ses vœux et ne sera plus leur père à tous pour être le père de sa fille. La tête de Mariona est exceptionnelle quand elle comprend que c’et sa sœur qui a couché avec le prêtre.

Cela dit, loin de cet humour, la police est au moins informée que quelque chose de peu clair se déroule chez Amat, parce qu’Andreu comprend que c’est Julia qui a volé son flingue quand Amat lui révèle ne pas avoir de nouvelles des américaines et s’inquiéter pour elles. C’est emmerdant que l’épisode s’arrête là-dessus par contre, parce que ça donne vraiment envie d’enchaîner.

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Allegiance – S01E07 – The Legacy – 18/20

C’est un sacré épisode ! Il me permet de découvrir plus en détails certains aspects du Canada que je ne connaissais pas du tout, mais surtout, il est un sacré exemple d’épisode procédural parfaitement maîtrisé. De son début in medias res à sa conclusion, en passant par son enquête intense et sa méchante humaine mais tout de même horrible, c’est un franc succès. Le fil rouge n’avance pas beaucoup, en revanche, mais bon, difficile de leur en vouloir.

Spoilers 

Sabrina et Brambilla s’occupent d’une femme qui vient d’accoucher, puis d’agresser une infirmière quand on l’a empêchée de voir sa fille.

We’ll get your baby back.

L’épisode commence par l’annonce que le procès d’Ajeet est enfin fixé, au milieu de différents rapports journalistiques. Max débarque donc chez les Sohal pour leur expliquer qu’il compte demander à l’administration de laisser tomber le procès. Il affirme que le cas est merdique de toute manière et qu’il s’agit plus d’une attaque politique que d’une vraie affaire. En vrai, ça me paraît trop gros pour que ça passe cette solution, surtout qu’on ne sait toujours pas ce que la couronne reproche concrètement à Ajeet.

Les services sociaux

À l’hôpital, une jeune femme, Sage, semble chercher quelqu’un, mais elle n’est pas la raison pour laquelle Sabrina et Brambilla sont à l’hôpital. Ils s’occupaient d’un SDF blessé une fois de plus quand Sage a agressé l’infirmière qui l’empêchait de poursuivre ses recherches. Difficile de ne pas sympathiser avec Sage et Jordan, son mari, même si Sage est violente avec l’infirmière : on apprend qu’elle cherche son enfant.

Elle peut chercher longtemps : sa fille a été embarquée par les services sociaux sans même qu’on la prévienne. Même si on est de son côté et que Sabrina aussi, les flics doivent tout de même arrêter  Sage parce qu’elle a agressé une infirmière. Outch. Sabrina se met aussitôt en quête de comprendre ce qu’il s’est passé et appelle les services sociaux. La réponse n’est pas claire, parce qu’elle est confidentielle : on apprend en tout cas qu’un ou les deux parents sont jeunes, anciens accros à la drogue ou problème avec la justice, blablabla.

C’est triste et dur : des parents qui veulent être parents mais à qui on empêche de l’être, ce n’est pas banal. Le vrai problème qui émerge de cette situation, en plus, c’est que Sage a accouché deux semaines plus tôt que prévu et qu’il est très étonnant que les services sociaux soient si vite au courant quand même sa famille n’était pas au courant. La tante de Sage est très énervée par la situation, n’hésitant pas à s’en prendre verbalement aux flics pour leur faire comprendre sa manière de penser.

Le truc, c’est qu’elle semble bien avoir raison : elle assure qu’ils n’ont rien à cacher et que les jeunes parents sont de bons parents. Ils ne boivent pas, ne se droguent pas, ont une famille pour les soutenir, des jobs… Rien ne semble justifier que leur bébé soit récupéré par les services sociaux. Alors que Jordan, le père du bébé, fait un scandale sur place et que Gabinski veut absolument l’arrêter (contre l’avis de Luke), Sabrina et Brambilla se rendent aussi auprès des services sociaux. Brambilla récupère ainsi Jordan et tente de le calmer pendant que Sabrina continue son enquête.

Là, l’épisode tourne vraiment bien : on apprend qu’il n’y a aucune raison pour laquelle le bébé serait confié aux services sociaux dans le dossier de Sage. En fait, l’assistante sociale à qui Sabrina parle est plutôt claire : le bébé n’a pas été récupéré par les services sociaux. Un petit détour par l’hôpital plus tard, il est pourtant clair que c’est le cas. Theresa, la boss de l’assistante sociale et la femme à qui Sabrina a parlé le matin même, est bien celle qui est venue chercher le bébé à l’hôpital le matin même.

Kidnapping

Désormais, elle est injoignable et les familles d’accueil n’ont pas récupéré le bébé. Bref, il est vite clair qu’on a affaire à un kidnapping. Je me suis surpris à être vraiment happé par l’épisode, car l’enquête est originale et qu’on est plongé dedans vraiment in medias res. Les services sociaux donnent en tout cas un accès aux fichiers de Theresa et une enquête plus approfondie finit par faire comprendre à nos héros que Theresa a probablement l’intention de vendre le bébé à des femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé. C’est terrible. Je tiens à souligner que j’aime bien le côté de plus en plus humain de Luke dans ces épisodes, puisqu’il en est même désormais à aider Grove sur son temps libre.

C’est parti pour l’amber alert et pour des parents encore plus dévastés par la situation – avec la tante qui accuse la police d’avoir mal fait son travail. Ils auraient dû écouter plus attentivement Sage. Pas évident. Brambilla est obligé de jouer aux tuteurs avec Sabrina, en plus, quand elle fait des promesses qu’elle n’est pas sûre de tenir : elle promet donc de ramener le bébé. Comme si.

Elle va vite comprendre le problème, en plus : Sabrina et Brambilla parviennent à arrêter Theresa, mais ne retrouvent pas pour autant le bébé de Sage. Pire encore, Theresa refuse de dire à qui elle a confié le bébé et assure qu’elle est là pour sauver ces bébés. Au pluriel. Outch. C’est terrible – et moi, je découvre seulement maintenant qu’il y a une communauté amérindienne au Canada. C’est fou comme je connais mal ce pays. En plus, je le savais sans l’avoir percuté, parce que c’est exactement ça dans Resident Alien aussi maintenant que j’y pense…

Bébé retrouvé

Il y a une scène un peu longuette de cérémonial de cette communauté, d’ailleurs, mise en parallèle de l’interrogatoire de Theresa. Cette dernière est un personnage horrible – son humanité vire au racisme, qu’elle justifie par des statistiques toutes pourries et qu’elle met en pratique avec des faux papiers et des kidnappings. Degas et Brambilla font tout ce qu’ils peuvent pour la faire parler, alors que Sabrina assiste à la cérémonie où chacun se met à parler de son contact avec les services sociaux. C’est super violent et dramatique. Oh, bien sûr, une fois de plus, on sent que la série force un peu trop sur les messages sociaux, mais en même temps, que c’est chouette d’avoir une série qui assume ses choix à ce point et trouve un sujet par épisode – surtout quand les sujets sont rarement traités dans les séries comme c’est le cas ici.

Après, la série fait aussi le choix d’une absence de crédibilité : l’infirmière agressée en début d’épisode assiste à la cérémonie avec Sabrina et change complètement d’avis sur Sage (et donc sur sa plainte, je suppose) quand elle comprend l’horreur que les services sociaux représentent pour la communauté. Il y a même un juge sur place qui donne comme punition à Sage d’aller parler à d’autres sage-femmes à l’hôpital. Y a pire – c’était une belle scène tout de même. Dans le même genre, Theresa finit par craquer et donner le nom de six familles, mais Brambilla veut absolument s’occuper lui-même du bébé de Sage pour tenter de la ramener chez elle, parce qu’il sait que la procédure officielle risque de durer des semaines et des semaines. Luke décide de l’accompagner.

On découvre alors qu’il a perdu un de ses potes quand il était plus jeune, à cause de flics racistes l’ayant emmené marcher dans le froid, sans raison autre que leur racisme. Outch. C’est donc pour cela que le bébé de Sage est une priorité pour Luke.

Par manque de temps assez flagrant, on se retrouve au sortir de la cérémonie avec Brambilla sortant de sa voiture de flic le bébé de Sage – Wâpan. Les retrouvailles sont belles à voir, mais ça aurait été sympa d’avoir la scène où Luke et Brambilla récupèrent vraiment le bébé. Et non, ce n’est pas juste une manière pour moi de réclamer davantage de scènes avec Luke, c’est faux.

La conclusion de l’épisode voit Sabrina rentrer chez elle et remercier sa tante de s’être si bien occupée d’elle à la mort de sa mère. C’est mignon. Ce n’était pas forcément nécessaire, mais agréable de voir la série prendre le temps de développer davantage le personnage de Sabrina sur un plan plus personnel.

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