Paradise – S01E06 – You Asked for Miracles – 19/20

Me balader, c’est une chose ; enfoncer quelques portes ouvertes dans les rebondissements, c’est attendu… mais cet épisode accélère encore le rythme et comprend vraiment des scènes que je m’attendais à voir en fin de saison. Le cliffhanger, par exemple, est vraiment ce à quoi je m’attendais pour l’entre-deux saisons. Cela veut dire que la série va passer ensuite dans une ère totalement inattendue à ce stade. Et ne mentons pas : il aurait fallu une vingtaine d’épisodes pour en arriver là à une époque. Cette époque me manque… mais faut bien reconnaître que pour Paradise, c’est efficace. 

Spoilers

Xavier mène une vraie rébellion. C’est rapide, mais pourquoi pas !

She’s widely imperfect, but she’s not a monster.

Ce début d’épisode nous présente une scène qui paraît loin de ce qui nous intéresse le plus dans la série : on y voit Xavier et sa femme dans le bureau du principal pour défendre le cas de Presley. Ai-je vraiment envie d’apprendre à aimer la femme de Xavier si elle est morte ou si elle doit devenir la méchante de la saison 2 une fois qu’on apprendra qu’elle est en vie ? Je ne sais pas quoi. Mais c’est vrai qu’elle est chouette comme perso.

La scène suivante voit Xavier raconter ce qu’il s’est passé au Président – et l’accident de rien du tout à l’école pourrait tout à fait expliquer pourquoi la femme de Xavier n’a pas été admise au Paradis, non ? Je cherche absolument à comprendre ce qu’il se passe à l’avance, et autant vous dire que je suis paumé, surtout que tout s’accélère niveau rythme dans cet épisode.

Les flashbacks ne vont pas forcément si vite : on découvre que Cal a demandé à Xavier de lui expliquer le « protocole Versailles », celui de l’évacuation. Au beau milieu des explications, Xavier demande à en savoir plus : il veut savoir le moment où ils partiront ou la catastrophe qui les attend. Le Président semble en savoir trop, mais continue de ne rien dire à son meilleur agent. Il lui propose de dire à sa femme d’arrêter de se rendre à Atlanta, car ils n’auront pas le temps d’aller la chercher. Xavier assure que sa femme ne l’écoutera pas, Cal qu’ils iront la chercher quand même. Pardon, mais Xavier est stupide de le croire ! Si c’est la catastrophe, bien sûr qu’ils ne prennent pas le temps d’aller la chercher, hein…

Dans le présent, le message continue d’apparaître dans le ciel toute la journée du lendemain. Je ne m’y attendais pas du tout : je pensais vraiment que ça ne durerait que la nuit, mais le voisin de Xavier est un expert dans son domaine après tout. J’aime bien comment la série parvient à me surprendre et souvent me renverser le cerveau. Comme quoi, c’est encore possible d’écrire de bonnes séries !

Le voisin ? Il est bien avec les enfants, finalement. Tous sont planqués dans le sous-sol du bar, sans les bracelets qui permettraient de les traquer. C’est embêtant. Presley continue de gérer ses secrets comme elle peut, à savoir bien mal. Elle envoie des SMS à Jérémy, par exemple. Pendant ce temps, Robinson suit les conseils du Président avant sa mort : elle se rend vers l’armurerie dont elle a le mot de passe. Elle embarque aussitôt tous les flingues disponibles ; avant d’envoyer un SMS à Xavier (enfin, je dis SMS, mais bon, ils utilisent une appli propre à la série hein) pour lui dire que la phase 1 est terminée.

Et oui, Xavier gagnait du temps en fait. Pour se faire, il se joue assez facilement de Sinatra. Cette dernière le surveille et convoque Gabriela dans son bureau pour comprendre et savoir exactement ce qu’il se passe avec Xavier. Elle ne lui fait plus confiance : Gabriela découvre que Sinatra la soupçonne et le vit de plus en plus mal. Elle est complètement manipulée par Sinatra et décide d’aller voir Xavier, sous les ordres de Sinatra toujours.

Gabriela comprend vite qu’elle n’a aucun contrôle sur Xavier qui est en roue libre : elle défend Sinatra comme elle peut, mais il lui dit que le message dans le ciel est pour elle, évidemment. La phase 2 peut alors commencer : Xavier retire son bracelet et se tire, laissant Gabriela dans l’incompréhension. C’est plutôt sympa à voir, mais j’aurais aimé que Gabriela soit du bon côté. Il n’y a pas de bon côté vous me direz, mais il y en a clairement un mauvais : cellui de Sinatra.

Le message dans le ciel change pour une question : « Voulez-vous savoir la vérité ? ». AHAH. Cela affole aussi les actionnaires avec qui Sinatra bosse habituellement, surtout que le coup des armes volées finit par être révélé en pleine réunion.

Cet abruti de Xavier a une confiance aveugle en Jane et voudrait l’embarquer dans son équipe. Robinson l’en dissuade, mais ça continue d’être inquiétant, parce que Jane est évidemment embauchée par Sinatra pour le retrouver. Officiellement, les ordres sont d’arrêter Xavier. Officieusement, je n’en suis pas si sûr, surtout qu’il a toute une équipe avec lui. Comment ça se fait ? Les agents ne sont pas idiots : ils savent bien que Billy ne s’est pas suicidé. Certes, Jane a bien maquillé tout ça, mais bon, tout de même.

Xavier révèle à ses agents que le Président a été assassiné et qu’il est temps pour eux d’aller faire une grande scène : la colère légitime, les manifs, ben dis donc, la série ne traine pas à changer de ton. Une dernière question apparaît dans le ciel « Qui est Sinatra ? », avec cette fois un compte-à-rebours qui mène à quelques feux d’artifice tirés contre Sinatra. Après avoir passé l’épisode à essayer de l’éviter et dire que ce n’était pas une option, elle finit par demander un reboot du ciel – et donc une désactivation de celui-ci. Sachez que je ne suis pas d’accord avec Gabriela : j’ai déjà été confronté à des pannes à Disneyland, la magie est restée la même ensuite. Bon, d’accord, il a fallu peut-être deux ou trois tours dans l’attraction et un peu de temps, mais eh, l’illusion revient. Promis.

Elle a toutefois peur de ce que ce reboot provoque : le peuple est hyper inquiet de cette ambiance fin du monde. Gabriela découvre aussi un nouveau protocole, qui met à l’abri les familles et les proches des hauts officiers… mais pas les autres. Ehe, ça recommence, mais cette fois, elle n’a pas eu son mot à dire sur qui sauver ou non.

De son côté, Jeremy se rend à la bibliothèque pour écouter le dernier CD laissé par son père. C’est là que Presley le retrouve et lui raconte la vérité sur la tablette : elle n’a accès à rien sans le mot de passe. La tablette ? Eh bien, elle allait jouer avec Billy et Jane à la Wii de temps à autres. Ben super, Xavier est fort comme papa, il sait vraiment ce qu’il se passe dans la vie de sa gosse ! Le soir du meurtre, elle a donc trouvé la tablette dans les buissons sous la chambre du Président et l’a prise avec elle dans l’espoir d’avoir des informations sur sa mère. Soit. En vrai, ça se tient MAIS on aurait dit les buissons bien plus abimés que par la simple chute d’une tablette, je trouve.

Si je n’aime pas trop ces personnages, je trouve l’intrigue intéressante : Jeremy en pince aussi pour Presley, puisqu’il décide de l’aider pour la tablette en en parlant carrément à son grand-père. Celui-ci déverrouille finalement la tablette pour Presley. Il y a toutefois un compte à rebours en cours : Jane est sur la piste de Jeremy, elle va donc les trouver et ça craint.

Pour ne rien arranger à mon mal de tête qui se pointe, l’enquête se complexifie encore quand on découvre que Presley a vu une silhouette s’éloigner de la maison du Président le soir du meurtre. Elle ne sait pas que c’est un meurtre en même temps… La silhouette avait un logo dans le dos, logo qui se trouve aussi sur le marque-page du grand-père. Oh bordel, une société secrète est encore là pour tout nous compliquer, c’est sûr.

Et sur la tablette ? Bon, deux bombes H ont explosé à Atlanta, ça craint. Ils trouvent aussi une autre information que Jeremy veut aussitôt partager au monde, avec les moyens dont il dispose. Et il ne dispose pas de grand-chose. Il fait donc une annonce publique dans la rue, en montant sur une voiture. Jane en profite pour le retrouver et s’approcher de Presley. Oh non. Oh c’est mauvais pour elle : Presley a toute confiance dans la copine de son oncle préféré. Jane n’a donc aucun mal à kidnapper Presley, qui est même volontaire pour ça.

Xavier, lui, voit que son plan échoue : il espérait attirer Sinatra dans les bunkers prévus en cas de danger pour peut-être la tuer. Il la voit faire demi-tour et retourne aussitôt chez elle. Là, il tombe sur Gabriela qui lui demande de prendre le temps de parler à Sinatra – et ça tombe bien c’est ce qu’elle veut aussi. Parler avec lui ? Elle peut le faire, même si c’est sous la menace d’une arme.

Elle révèle ainsi qu’elle n’a pas tué le Président, mais qu’elle n’a pas eu le choix de tuer Billy. Bon. Elle veut aussi lui donner des informations sur sa femme et ça ne me surprend pas : l’info est que la femme de Xavier est encore en vie. Evidemment. Comment pourrait-il en être autrement dans une série ?

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Paradise – S01E05 – In the Palaces of Crowned Kings – 18/20

La série est en train de me balader et je me laisse faire avec grand plaisir. Les différentes intrigues se recoupent, on nous apporte des réponses à chaque épisode et, en même temps, on continue de nous balancer des rebondissements improbables. La série ne suit pas forcément toutes les pistes que j’imaginais à la fin de son premier épisode, mais l’écriture est parfaitement maîtrisée. Un vrai plaisir !

Spoilers

Les dernières heures du Président ont plein de choses à nous apprendre.

I saw her that night.

JLe flashback de ce début d’épisode nous ramène en 1997 dans la vie de Cal. Il se rend dans une superbe demeure et, vraiment, j’ai eu l’impression d’être devant X-Men. Scott se rend chez Xavier, quoi. Sans surprise, la série se concentre en fait sur la relation entre Cal et son père. Il y a des choses à creuser de ce côté-là et on le savait déjà. J’ai hâte de voir ce que ça donnera dans le présent. Pour l’instant, il faut se contenter de 1997 où Cal essaie d’affirmer son indépendance vis-à-vis d’un père qui veut absolument tout maîtriser dans la vie de son fils. Oups. Je n’ai pas compris à temps pour écrire la meilleure critique qui soit : l’épisode se concentre sur Cal.

Dans le présent, Jeremy Bradford suit les traces de son père : il se bourre la gueule la veille de son enterrement. Ce qui est bien, c’est que dans une montagne où on maîtrise la météo comme on veut, l’enterrement n’est pas trop ensoleillé. On a droit a des nuages, par exemple.

L’épisode se concentre aussi sur la relation entre Jeremy et son père. On sait que c’était tendu entre eux, mais on en découvre plus. Outre la relation habituelle entre un ado et son père, il y a aussi la démence du grand-père entre eux. Jeremy en veut à son père d’avoir laissé le reste du monde mourir et lui souhaite de manquer d’alcool (ah je ne suis pas le seul à me poser des questions !).

Tout ça est une manière de suivre la vie de Cal dans les derniers jours qui précèdent sa mort. On va finir par découvrir trop vite qui est responsable de son meurtre à ce rythme. Sinatra est vraiment la suspecte idéale, surtout après le cliffhanger précédent. Quelques jours avant sa mort, le Président a donc découvert qu’il n’avait pas accès à tous les dossiers secrets et classés confidentiels, contrairement à son père.

Grâce à ça, il a pu découvrir ensuite qu’il y avait bien des survivants à la surface : les explorateurs avaient trouvé une femme, mais Billy a été chargé de la tuer elle aussi. Bim. C’est ainsi que l’on comprend pourquoi Cal a dit à Gabriela de se méfier de Billy : il savait qu’il avait tué des gens à l’extérieur et donc qu’il bossait pour Sinatra. Il n’en faut pas plus pour que l’on recolle les morceaux. En plus, Cal a eu la mauvaise idée de confronter Sinatra le jour de sa mort.

Bon, ça, Xavier le sait.

Bien sûr, Xavier passe une partie de l’épisode à s’inquiéter de la disparition de Billy. Il en parle à Jane, qui prétend ne rien savoir (ah, ils veulent vraiment qu’on la déteste hein ?), mais son attention est détournée par Robinson qui lui apprend la disparition d’échantillons qui pourraient permettre de mener l’enquête sur la mort du Président. Un autre flashback nous montre un peu plus de la relation entre le Président et Robinson, justement : on y apprend qu’il lui a révélé la présence d’armes à feu.

Malgré tout, Xavier embarque Jane chez Billy et ils trouvent le corps ensemble. Jane est une bonne actrice pour feindre la crise de larmes. J’ai bien ri. Bon, ça n’arrange pas les affaires de Xavier cette mort : en plus, c’est abusé de sortir d’un enterrement de ton pote pour aller trouver le cadavre d’un autre pote.

Il commence à se méfier de plus en plus de Sinatra. Et il fait de plus en plus confiance à Robinson, ce qui est possiblement une erreur. En effet, on découvre que sa dernière conversation avec Cal n’était pas si paisible que ça : elle lui reproche de trop boire. Certes, il lui dit où trouver des armes à feu pour s’entraîner à tirer à nouveau, mais ça n’empêche que ça pose problème dans leur couple qu’il soit tout le temps bourré.

On a vraiment reconstitué toute la journée de Cal avant sa mort. Il ne reste qu’à découvrir la conversation entre son père et lui. Malheureusement, le personnage du père ne m’intéresse que moyennement (dans le présent, il casse le date entre Jeremy et Presley, je prends au moins ça, c’est cool de sa part de nous épargner ça) et quand ça se termine en Cal qui demande à son père s’il est fier de lui… bon. Moi, ça m’a soulé.

Il n’empêche que Cal est un Président dépressif qui passe son temps à se saouler et que ça donne de plus en plus l’impression qu’on pourrait assister à un suicide avant la fin de l’épisode.

C’est surprenant, je trouve, mais Xavier conserve un autre secret : son voisin a réussi à venir dans la montagne avec un chien, alors que c’est interdit. Cela va toutefois lui servir dans l’épisode : il a besoin d’un service de la part de son voisin, et je pensais que ce serait pour protéger ses enfants puisqu’il demande à Presley de préparer un sac avec toutes ses affaires. Il voit bien qu’il pose les mauvaises questions et qu’il y a un pouvoir terrible qui s’exerce. Il craint aussi qu’on l’espionne et qu’on pose une caméra dans le lampadaire devant chez lui… et c’est évidemment le cas. Qu’à cela ne tienne, il en profite pour faire comprendre à Sinatra qu’il se sait sous surveillance.

Mieux : il utilise son voisin pour faire apparaître dans le ciel le message « They’re lying to you ». C’est vrai que c’est pratique d’avoir un faux ciel pour balancer des messages comme ça… Allez. Cela va être un joyeux bordel dans le prochain épisode comme ça, j’ai hâte !

Pendant ce temps, Jérémy s’énerve contre son grand-père… mais c’est pour mieux découvrir que son père continue de perdre la boule et le prend désormais pour Cal. Mouais. Il perd la boule, certes, mais il donne aussi une information importante quand il voit Presley et Jeremy ensemble : « je l’ai vue cette nuit-là ». Et je vous le dis, je préfère largement le dernier cliffhanger que je n’ai pas évoqué : on découvre que Presley cache sous son matelas la fameuse tablette du Président avec tous les secrets d’État. What ? Hâte d’en savoir plus, parce que je ne l’ai pas vu venir ce rebondissement ! Il y a un autre rebondissement que j’attends : Cal laisse un CD à son fils le jour de sa mort, après être passé par la bibliothèque, en peignoir. C’était rigolo comme scènes, mais maintenant, j’ai hâte d’en savoir plus.

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Paradise – S01E04 – Agent Billy Pace – 16/20

L’épisode apporte les réponses aux questions que je me posais le plus, mais plus le temps passe, plus j’en ai qui me viennent concernant des détails techniques de la série. Ce n’est pas si grave parce que les personnages restent très appréciables, pour la plupart, malgré quelques petits détails moins bien écrits. Je peux très probablement développer une addiction pour cette série, en tout cas, et je suis énervé que la saison soit si courte, parce que je sens que je vais la dévorer… et que ça va frustrant de devoir attendre la suite !

Spoilers

Billy est-il un danger ou non ?

I’m it, baby.

Billy Pace est dangereux ? Cela fait quelques jours que le cliffhanger de l’épisode précédent me hante. C’est rare, mais vraiment : j’y ai pensé à plusieurs reprises. Cela faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé avec une série et c’est plutôt bon signe. Cet épisode 4 ne fait pas dans la dentelle, en plus, avec un titre qui indique directement qu’il sera le personnage central de l’émission. J’ai plus de mal avec le flashback du début, en revanche : on y voit un Billy être frappé parce qu’il hésite à tuer des animaux à la chasse.

Bon, il n’a pas eu une adolescence facile, mais ça ne justifie pas tout alors j’espère qu’il n’a pas fait trop de merde le Billy. En attendant, on découvre qu’il est forcé de tuer son chien parce que celui-ci est trop vieux et qu’on se débarrasse des trucs trop vieux. Mort de rire. La suite est sans surprise : Billy tue son oncle qui l’éduquait et le forçait à faire ça. Concrètement, le vieux n’a que ce qu’il mérite, hein.

La suite nous montre Billy en prison lorsqu’il tabasse un codétenu. Alors OK, le codétenu cherchait la merde, mais c’est un peu abusé comme réaction de sa part. On n’est pas surpris de le voir quitter la prison une fois adulte. Je le suis davantage de savoir le poste qu’il occupera par la suite. C’est qu’en sortant de prison, il a été tout de suite embarqué par un militaire qui voyait une opportunité en lui et en sa violence. Il ne s’est de toute évidence pas trompé, mais ça confirme ce que Gabriela disait sous la douche : il est dangereux, capable de tabasser un peu n’importe qui et il faut effectivement s’en méfier.

Le flashback, c’est bien sympa, mais je préfère le présent : on assiste au réveil de Billy qui semble soudainement regretter sa relation avec Jane. Ils sont dans la merde jusqu’au cou pour quelques parties de Wii, mais elle, elle est excitée par la tenue d’une fête foraine ? Sérieusement ? C’est quelque peu surprenant comme priorité on va dire.

De son côté, Xavier se réveille chez Gabriela et se souvient soudainement qu’il a des enfants. PARDON ? C’est abusé et totalement à l’encontre de tout ce qu’on savait du personnage jusqu’ici. Découcher sans s’occuper de ses enfants ? Et d’ailleurs, coucher avec Gabriela après ce qu’elle lui a dit sous la douche – et qui sous-entend qu’ils sont peut-être sur écoute ? C’est étrange.

En rentrant chez lui, il semble culpabiliser un peu de ce qu’il a fait, se souvenant de son arrivée à Paradise. Les enfants réclamaient leur mère, comme on l’a déjà vu, mais lui, il a dû expliquer à la sécurité que sa femme n’avait pas pu prendre l’avion. Ils ont tous pu voir le profil de la mère être supprimé. C’est ce jour-là que Xavier a rencontré Billy : il est venu le trouver pour mettre en place la sécurité à l’intérieur de la ville qu’ils ne connaissent pas encore, ni l’un ni l’autre.

Il apprend à le connaître en faisant une tournée dans la ville – il y découvre un Billy sympa, mais pas dérangé à l’idée de boire en service ou de parler de manière familière au Président. Cela ne plaît pas forcément à Xavier, mais ça plaît au Président : soit. Deux mois plus tard, la routine prend ses habitudes dans la ville. Moi, je trouve que ce postulat de base pose plein de questions pour l’avenir de l’humanité. Réunir des spécialistes, c’est bien, mais qui apprendra aux gamins comment faire pour la suite ? Et est-ce qu’il y aura assez d’enfants même ?

Bon. Peu importe, vous me direz, l’épisode se concentre sur autre chose dans ses flashbacks : l’idée est de voir se développer l’amitié entre Xavier et Billy. J’aime bien l’idée, mais je me sens quelque peu arnaqué, car ils avaient l’air d’être proches depuis plus longtemps que simplement trois ans dans les épisodes précédents. Après, on continue d’en apprendre beaucoup plus sur le fonctionnement de cette société : il n’y a aucune arme à feu dans la montagne, il n’y a aussi aucune communication avec l’extérieur et le doute a bien sûr habité une bonne partie de cette colonie.

Le Président a ainsi envoyé quatre explorateurs vérifier s’il y avait des survivants sur Terre – même si l’air y est irrespirable. La théorie dit ça. La pratique nous montre un hiver nucléaire dans lequel on peut encore respirer et dans lequel Billy a dû tuer les explorateurs pour préserver un secret d’État. Outch. 

Dans le présent, Xavier rentre donc chez lui et se fait engueuler par Presley qui n’apprécie pas de ne pas avoir été prévenue de l’absence de son père. Elle semble bien mature, a encore pris le temps de préparer le petit-déj de son père, mais malgré ça, Xavier s’inquiète de la savoir proche de Jeremy. Quand tu te comportes comme un gamin, est-ce que tu ne perds pas un peu de ton droit d’être un parent chiant et soi-disant responsable ?

Je ne trouve pas qu’il soit un super papa dans ce début d’épisode honnêtement. Il est à peine rentré qu’il abandonne son fils pour aller voir Billy. C’est abusé. Il se rend compte, en plus, que Billy lui ment en prétendant être au boulot alors qu’il le voit à travers la fenêtre de chez lui. Allez. Cela provoque trop de soupçons en Xavier : il se met aussitôt en tête d’enquêter sur lui, allant jusqu’à consulter son dossier Paradise. Celui-ci est partiellement censuré, forçant finalement Xavier à demander quelques infos à Jane directement. Soit.

La fête foraine est maintenue malgré la mort du Président, admettons. En revanche, Presley y rejoint Jeremy pour l’aider à tout installer pour son groupe. J’ai plus de mal avec cette approche : si tu viens de perdre ton père et qu’il n’est pas encore enterré, est-ce que t’as vraiment envie de jouer à la fête foraine ? Apparemment, lui, oui.

La fête foraine est le cœur de cet épisode : on y voit Billy y venir avec Jane, mais être détourné par Robinson qui veut lui parler avec Robinson. Xavier se rend compte de cette petite conversation et essaie de l’espionner, en vain. Il ferait mieux de surveiller ses enfants, probablement. Ainsi, on voit Billy donner des conseils sentimentaux à Presley en lui racontant sa propre vie sentimentale – et sexuelle.

Billy passe apparemment la journée à chercher Xavier. Il faut croire que la fête foraine est gigantesque. Après, Gabriela n’a pas de mal à retrouver Xavier quand elle le cherche. Lui s’inquiète qu’elle se fasse des films sur la suite d’une relation possible entre eux. Elle veut juste le remettre sur la piste de Billy, ce qui termine en confrontation entre les deux amis. Xavier lui demande s’il a tué Cal, Billy le prend mal mais, au moins, Xavier comprend qu’il n’est pas coupable et le croit. C’est déjà ça.

Cela mène tout de même Billy dans le bar où le président se soulait beaucoup aussi. Tiens, même question : l’alcool, ça prend du temps à faire non ? Comment ils font pour en avoir assez avec un Président alcoolique ? On ne saura pas, mais on verra Billy aller confronter Sinatra : c’est elle qui lui a demandé de tuer les explorateurs sur Terre et de conserver le secret. Selon elle, la vie sur Terre est horrible car tout le monde se bat pour les ressources restantes, là où la vie dans la montagne est le paradis. Ma foi, je vois déjà de futures saisons avec des arrivées de l’extérieur pour tout renverser, hein.

Pour l’instant, il faut se contenter d’un jeu de pouvoir entre Sinatra et Billy. Sinatra a pas mal de pouvoir, certes, mais Billy aussi : il est l’un des rares meurtriers du Paradis. Sinatra le menace tout de même, lui assurant qu’elle a d’autres hommes qui pourraient tout à fait le tuer, mais bon. Billy quitte son bureau en lui demandant de lui envoyer son meilleur assassin, puis part passer une bonne soirée avec Xavier et les enfants. Il adore ses nouveaux neveux, mais en profite tout de même pour dire à Xavier qu’il a fait des choses pour Sinatra, sans spécifier quoi.

Il veut en parler le lendemain… N’a-t-il jamais vu le moindre film sérieusement ? C’est donc sans surprise qu’il sera mort le lendemain, hein. La trahison vient malheureusement de Jane. Je m’en doutais très fortement à ce stade. C’est une trahison qui me rend triste pour lui. Jane paraissait tellement débutante en tout que je ne suis même pas surpris qu’elle soit la meilleure des tueuses de Sinatra.

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Paradise – S01E03 – The Architect of Social Well-Being – 16/20

Tiens, voilà un épisode qui commence à prendre son temps et se perdre dans des détours qui me laissent perplexes, surtout quand il est question des flashbacks. Bon, je ne suis pas fan des flashbacks de manière générale de toute manière, ça ne surprendra personne. Pour autant, j’aime bien que la série développe quelques aspects plus techniques et fournisse des explications sur son twist initial. Et puis, surtout, c’était construit comme un épisode de série qui sait comment nous donner envie de revenir dans une diffusion à la semaine. Que je suis bête de la bingewatcher !

Spoilers

Xavier cherche à comprendre Gabriela, mais ce n’est pas si simple.

What the fuck is Wii Tennis ?

J’ai beau dire que la série a des épisodes longs parce qu’elle a de quoi faire en réserve, faut bien reconnaître qu’elle a des scènes qui trainent en longueur. C’est le cas de la première scène de l’épisode qui voit Xavier continuer de brûler la cigarette du Président, Gabriela jouer aux cartes (hmm ?) et enchaîne sur un footing de Xavier et Billy. Le but de Xavier est de maintenir les apparences – au cas où.

Les deux agents sentent bien que les gens au pouvoir étouffent l’affaire de la mort du Président, mais ils ne peuvent rien faire pour le moment. Pour autant, Xavier se décide à aller voir Gabriella pour savoir pourquoi elle lui a demandé de dire oui au détecteur de mensonges. Perturbée, celle-ci essaie de lui faire comprendre de manière vraiment pas discrète qu’ils ne peuvent pas parler dans son bureau.

Elle l’emmène faire un tour et Gabriela s’avère être un personnage vraiment cool. C’est elle qui nous indique qu’ils sont dans le dôme depuis trois ans et qu’il y a plein de détails intéressants à connaître sur la ville. Par exemple, il y a plein de bruits d’insectes grâce à des enregistrements dans les parcs nationaux.

Bon, pour autant, Gabriela ne répond pas vraiment aux questions de Xavier. Il veut savoir pourquoi elle lui a dit de dire oui, pas apprendre que Cal était en peignoir et alcoolisé moins d’une semaine avant dans le bureau de sa psy, pas qu’il s’est passé quelque chose dans la semaine précédant sa mort selon elle et encore moins parler de son père. En théorie, je suppose qu’il ne le veut pas. En pratique, on a droit à un flashback entre Xavier et son père. Tout s’y déroule bien quand il lui annonce qu’il va être grand-père.

J’ai eu du mal à m’intéresser pleinement à cet aspect de l’épisode. Je ne vois pas pourquoi Gabriela est si obsédée par la relation de Xavier et son père, mais bon. On découvre que le père de Xavier souhaitait cacher sa maladie de Parkinson à son fils. La cacher à son fils, c’est une. La cacher à ses passagers, c’est plus dérangeant : ouep, il est pilote d’avion et a la maladie de Parkinson. On peut comprendre que ça provoque des tensions père/fils, ça. Pourtant, Xavier a eu la possibilité de réaliser un des rêves de son père en l’emmenant voir Air Force One. Le rêve devient cauchemar quand il en profite pour expliquer à son père qu’il a pris la décision de mettre fin à sa carrière de pilote. C’est un mal nécessaire car il ne pouvait pas continuer à piloter… mais ça fait que son père lui en a voulu le reste de sa vie.

Bon et Gabriella ? Elle est un peu chiante à détourner tout l’épisode de l’enquête sur la mort de Cal qui est tout de même le fil rouge de la série. Pourtant, si Gabriella est aussi intéressante comme personnage à mes yeux, c’est parce qu’elle est l’architecte du bien-être social de 25 000 personnes. Ouep, c’est d’elle que parle le titre de cet épisode : elle a été embauchée pour gérer le deuil et la reconstruction des survivants. En trois ans, ils semblent être passés à autre chose. La résilience. C’est fou. Après, perso, je comprends l’énervement de Xavier vis-à-vis de la psy et de ses frites au fromage de noix de cajou. Ils sont mignons les deux, là.

Gabriela continue de l’analyser et trouve ça presque triste de le voir considérer le monde comme une suite de menaces. Moi, je trouve ça plutôt très intéressant à découvrir, tout de même. On obtient au passage quelques infos sur la mort de Teri, la femme de Xavier, qui aurait pu être sauvée si elle avait pris un avion plus tôt – si Cal l’avait prévenue de le faire. Outch.

En tout cas, Gabriela et Xavier passent toute la journée ensemble, jusqu’à la nuit tombée. Il y a une belle alchimie entre les deux acteurs et clairement un rapprochement entre les personnages. Ainsi, Gabriela est assez en confiance avec lui pour révéler qu’elle a choisi chaque personne présente dans la ville. Ouep. Y compris lui. Un flashback révèle qu’elle était dans le bureau ovale juste avant que Xavier ne rencontre Cal. C’est culotté. Et c’était culotté aussi de forcer la main de Cal pour ce chef de la sécurité sans prévenir Sinatra. Et c’est culotté aussi d’embrasser Xavier sans répondre à sa question principale – et réussir à lui faire oublier sa femme au passage alors qu’elle vient juste d’avouer qu’elle avait sélectionné tous les gens présents dans la montagne. Genre, sérieusement : elle n’a donc pas choisi sa femme ? C’est ça que ça signifie, non ?

Et comment elle peut survivre en sachant tout ce qu’elle n’a pas pu sauver, tout ceux qu’elle n’a pas pu sauver. Elle a autre chose en tête à présent de toute manière : non, elle ne veut pas simplement coucher avec Xavier malgré ses fesses incroyables. Elle profite surtout d’être sous la douche avec lui pour lui révéler qu’elle a un message de la part de Cal. Avant de mourir, il lui a dit que s’il devait lui arriver quelque chose, Gabriela devrait trouver Xavier et lui dire qu’il pense que Billy est dangereux. Allons bon.

Finalement, Gabriela nous ramène bien à l’enquête, il était temps ! Oui, parce que l’enquête, elle patine beaucoup. Il y a vraiment de tout dans cette ville : on trouve même un médecin légiste. Bon, il n’est plus trop habitué aux meurtres et n’a peut-être pas fait d’autopsie depuis longtemps. J’aime bien cette idée que c’est compliqué de mener l’enquête parce qu’ils n’ont pas prévu de le faire – déjà dans l’épisode précédent il était question des difficultés avec l’ADN (parce que le seul but de l’ADN était désormais d’éviter de coucher avec ses cousins quelques décennies plus tard).

La série est sympa aussi parce qu’elle nous montre que Sinatra et Robinson assistent au début de l’autopsie… pour mieux aller vomir dans les toilettes ensuite. La pauvre se souvient ensuite de sa relation avec Cal pour mieux s’imaginer couverte de son sang. Elle n’a pas le temps de faire son deuil pourtant : Sinatra lui reproche de passer sa journée à rêvasser de sa liaison passée au lieu de mener l’enquête, alors qu’elle veut récupérer la tablette.

Sinatra est bien cassante avec Robinson, qui assure faire son job et va informer Garcia (Mike), Billy et Jane de tout ce qu’elle sait. C’est juste malheureux que Billy lui donne du fil à retordre en réclamant que Xavier les rejoigne et que Sinatra l’observe encore. En tout cas, l’enquête continue pendant que Gabriela nous raconte tout ce qu’elle sait sur la ville.

Cela inquiète quelque peu Jane et Billy : ce sont eux qui ont désactivé les caméras de sécurité la nuit du meurtre, pour mieux vivre leur liaison. En fait, ils l’ont fait plein de soirs, parce que c’était rigolo de pouvoir jouer à la wii ou tester les chaussettes du Président. Bon. Quand Robinson les confronte, et face à Sinatra en plus, elle ne s’attendait pas à ses réponses. De son côté, Sinatra est dépassée par le nouveau Président. L’ancien est assassiné, bien sûr que le nouveau est inquiet, stressé et dépité de la mort de son ami. Sam lui assure qu’elle aussi était une amie de Cal et réussit à le remettre sur le droit chemin, mais on voit bien que c’est elle qui détient le vrai pouvoir.

Et Billy dans tout ça ? Le cliffhanger nous le révèle comme aussi menaçant que l’annonce Gabriela : on le voit se garer devant chez Xavier et attendre son retour, flingue sur le siège passager et regard noir envers Presley, à la fenêtre, inquiète de ne pas voir son père rentrer. Un cliffhanger dont je vais me souvenir.

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