Westworld – S03E07

Épisode 7 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.

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Spoilers

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We are nothing alike.

Ça vaut le coup d’être un robot : Charlotte est déjà vachement remise sur pied au début de cet épisode où elle appelle Dolores/Sato pour lui dire qu’elle lui a envoyé quelqu’un pressée de le retrouver. Et c’est cette fois Clémentine qui revient dans cette saison. Je suis bien content de la revoir, mais je ne comprends pas trop ce qu’elle fout là, ni qui est aux commandes de ce robot qui ne sait pas bien tirer à l’arme à feu. En revanche, elle sait bien recevoir les balles dans l’épaule.

Ce n’est pas bien grave, cependant, parce qu’elle est aidée par une autre femme asiatique dans sa tentative de meurtre : très vite, Sato se retrouve donc sans sa tête et Dolores avec un allié de moins – pour ne pas dire deux puisqu’elles sont envoyées par Charlotte. Il ne manquait plus que ça, Dolores contre Dolores ! C’était inévitable, je pense.

L’épisode se concentre également sur l’histoire de Caleb. Il était temps qu’on y vienne, ça fait quelques épisodes qu’on tourne en boucle là-dessus. Par contre, ça signifie aussi un épisode se concentrant beaucoup sur des flashbacks où il a un look bien pourri, le pauvre, et les flashbacks et moi, on n’est pas trop amis généralement, surtout quand il s’agit, comme là, de nous parler d’une guerre civile… C’est moche, mais en fait tout ça m’a fait penser à un épisode de… Blindspot.

Ne me demandez pas pourquoi, c’est peut-être le retour prochain de la série qui fait ça. En tout cas, on suit Caleb en mission à l’étranger où il est chargé de s’assurer, avec Francis et un certain Thompson, que des victimes portent bien une veste qui attire à eux des missiles après une accolade. Admettons. Malheureusement pour eux, les russes s’en prennent ensuite à eux de la même manière et Caleb ne parvient pas à sauver Thompson, qu’il voit exploser sous ses yeux. Sympa.

La mort de Francis ? Il se fait tuer lors d’une opération commando où ils doivent prendre en otage le papa de Veronica Mars, et franchement, on ne sait pas bien pourquoi. Tout ce qu’on sait, c’est qu’ils doivent le garder en vie.

Dans le présent, c’est à Mexico que Dolores retrouve sa passion des chevaux et un sentiment d’être à la maison. Je ne sais pas bien ce qu’elle fout là, mais elle est en compagnie de Caleb. Elle lui a enfin expliqué tout son plan et il est assez clair qu’en cas de survie des humains, Dolores compte sur Caleb pour prendre le leadership des quelques-uns qui resteraient. OK, pourquoi pas. Et pourquoi pas le Mexique, aussi, c’est logique de s’isoler du reste de l’apocalypse en cours.

Bien évidemment, Dolores a aussi un plan plus complexe que ça en réserve, comme toujours : elle envoie un drone faire le tour d’une prison pour tuer en bonne sniper qu’elle est tous les gardes que le drone a pu repérer, à distance. La prison ? On reconnaît le laboratoire de l’épisode précédent, celui d’Enguerrand. Bref, on sait tout de suite ce qu’il en est : Caleb va retrouver la mémoire. En attendant, Dolores lui annonce qu’ils doivent retrouver Solomon. Bien, c’est toujours aussi clair.

Solomon est donc le robot qui précède Rehoboam, mais qui avait des problèmes compliqués à régler : le frère d’Enguerrand était schizophrène et, selon Dolores, sa création l’était tout autant. C’est vrai que c’est gênant pour une intelligence artificielle. En tout cas, Solomon n’est pas du genre à se laisser impressionner par Dolores et j’ai adoré ça : il lui explique qu’ils n’ont rien en commun même s’ils sont tous les deux des intelligences artificielles.

Ben oui, elle est programmée pour ressembler à des êtres humains, elle, après tout. Elle a beau faire tout ce qu’elle peut pour prouver qu’elle est la plus méchante et la meilleure, ça ne prend pas sur Solomon et j’ai beaucoup ri de voir ça. Ce n’est pas tout ce qui est à retenir de la scène : il y a aussi le mensonge que les gens trouvent réconfortant d’entendre leur propre voix et la vérité sur Caleb qui commence à se dévoiler.

Et elle se dévoile par un énième hologramme de Serac qui explique à quel point les personnes comme Caleb sont des personnes qui pourraient dérouter le monde et les courses prévues par l’intelligence artificielle. Cet hologramme est en fait un message pour son frère et Caleb nous demande où il est, pour mieux qu’on nous révèle que lui et Dolores sont au beau milieu d’une sorte de cimetière d’outliers. Les outliers sont donc des personnes que Serac n’aimaient pas : ce sont celles qui sont susceptibles de commettre des crimes et de gâcher les beaux calculs de Solomon et/ou Rehoboam – j’avoue que c’est peu clair cette affaire de double intelligence artificielle des Serac. Par conséquent, Serac a fait retirer de la circulation les outliers par… des outliers !

Le but ? Les reconditionner pour qu’ils puissent à nouveau vivre en société et devenir à leur tour des chasseurs… Voilà donc le passé de Caleb et Francis qui nous hantait tant le premier des deux : ils étaient chargés de faire enlever ceux qui étaient comme eux, sans même le savoir, grâce à cette application. Francis n’est pas mort à la guerre, il a été, comme Caleb, relevé de ses missions – du moins, c’est ce que Caleb veut croire, s’aveuglant clairement sur la vérité grâce à sa mémoire défaillante. Quant à celle-ci, elle s’explique par une sorte de chewing-gum auquel il était rendu accro pour s’assurer que ses souvenirs soient brouillés. Quant au père de Veronica, il est là pour apporter quelques réponses à Caleb et Francis, dans le passé.

Les deux hommes sont persuadés de bosser pour l’application, mais il leur fait comprendre que ce n’est pas le cas. Caleb se retrouve à buguer et est envoyé en réparation à Mexico, exactement là où on le retrouve dans cet épisode.

Dolores lui dit qu’il était important qu’il comprenne exactement d’où il venait, mais je dois avouer que ce n’est pas bien clair pour moi cette affaire d’outliers. Ca tombe comme un cheveu sur la soupe… mais pas autant que Maeve qui arrive justement à Mexico elle aussi pour s’en prendre à Dolores. De manière étrange, Dolores ne fait pas que s’y attendre : elle pense que Maeve a une vraie chance de la tuer. Elle abandonne donc Solomon et Caleb afin que ce dernier puisse avoir une petite mise à jour capable de lui donner le cran d’être le leader qu’elle veut qu’il soit.

Une fois que c’est fait, elle est prête pour une confrontation avec Maeve qui est bien motivée et insiste elle aussi pour lui dire qu’elle n’a rien à voir avec cette Dolores qui n’hésite pas à tuer et à faire des copies d’elle-même pour les voir se faire tuer. Magnifique. Le combat entre les deux femmes-robot est vraiment très intéressant à observer, parce que la chorégraphie est soignée, avec de bons effets spéciaux et des robots un peu partout.

Les choses ne tournent pas en faveur de Dolores, en revanche, alors que c’est vraiment ce que j’en attendais : elle perd carrément son bras et finit par ramper au sol jusqu’à une machine qui lui permet un accès direct à Solomon. C’est un coup étrange qui lui permet d’appuyer sur un bouton désactivant aussitôt son ennemie… mais elle aussi. Etrange, vraiment : elle semble faire confiance à Caleb.

Pour en revenir à Caleb justement, et aux flashbacks, il découvre peu à peu la vérité sur la mort de Francis, et ça ne lui plaît pas du tout : l’homme qu’il a enlevé et à qui il ose parler alors que c’est interdit l’informe en effet qu’il pose trop de question et qu’il en sait désormais trop. Il est donc sûr que l’application va proposer de le tuer pour un prix vraiment rentable.

Sans surprise, c’est effectivement ce qu’il se passe, et puisque Francis hésite quand Caleb le confronte, Caleb reçoit à son tour une offre pour tuer celui qu’il considère comme son frère. Bref, depuis le début de la saison, il nous gave avec son Francis dont il espère un jour venger la mort alors que c’est lui qui est responsable de cette mort. C’est simple de la part des scénaristes comme décision, surtout que ça n’empêche pas Caleb d’effectuer sa vengeance : c’est Solomon qui est responsable de son instrumentalisation. Il lui demande de lui donner du pouvoir et finit l’épisode avec la fameuse mise à jour tant attendue, digne de Person of Interest : il entend la voix de la machine lui dire ce qu’il doit faire. Bref, il est OK pour devenir le leader humain de la révolution des robots, parce que Solomon a un plan pour mettre fin à l’humanité lui aussi.

À San Francisco, William est donc libre à nouveau, mais sous la surveillance de Stubbs et Bernard. Ils veulent lui montrer avant qu’il ne se barre que Dolores a bien récupéré Delos, mais ils veulent aussi trouver ce qui lui a été injecté avant qu’il ne disparaisse. Apparemment, grâce à cette injection, Charlotte/Dolores avait accès à des informations confidentielles lui permettant de récupérer Delos.

Oh, et accessoirement, William est déjà déclaré mort. Très vite, on découvre que tout est lié, inévitablement : William semble avoir subi le même traitement que Caleb à l’époque, et Bernard semble bien le connaître. Malheureusement, on n’a pas le temps d’en savoir plus car ils sont évidemment cernés par des ennemis. Sans surprise, ils arrivent à s’en sortir et William repart dans son délire de sens trouvé à sa vie : il décide de partir en quête de tous les robots du parc qui se sont échappés pour les tuer.

Il ne commence toutefois pas tout de suite, ce qui permet de laisser Stubbs et Bernard en vie pour un moment, alors que ce dernier se dit qu’il aura peut-être besoin de William plus tard. Mouais. Tellement mouais en fait que le cliffhanger tombe à l’eau : alors que Bernard essaie de convaincre Stubbs que William est utile et à surveiller car c’est lui qui détruira le monde si Dolores ne le fait pas, William trouve justement une arme pour braquer notre duo de robots qu’il veut tuer, comme tous les autres. OK OK.

Notons pour terminer sur une note positive qu’HBO a annoncé que la série était renouvelée pour une saison 4… qui ne verra probablement pas le jour avant 2022 de toute manière. Une vraie note positive, non ?

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Westworld – S03E06

Épisode 6 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.

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Spoilers

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I want what Dolores have.

De manière inattendue, cet épisode recommence en se concentrant sur Maeve et sa petite fille, avec des images qu’on connaît déjà par cœur mais qui évoluent un peu plus cette semaine : on y voit Maeve pleine d’espoir de retrouver sa petite… Elle est en fait manipulée par Serac qui lui montre un futur possible.

Il se trompe totalement sur ce que veut notre robot préféré – bon, OK, la mienne en tout cas : elle n’a pas besoin d’être énervée par la possibilité que Dolores détruise le paradis numérique de sa fille, par contre, de l’aide de la part d’autres robots, elle ne dit pas non. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit renvoyée dans la simulation sur les nazis. Là-bas, elle réimpose une fois de plus son pouvoir, comme toujours, en faisant déposer les armes à tous les soldats, avant de s’en prendre physiquement à eux.

Mouais. Elle n’a pas vraiment besoin de se battre contre eux si elle en a le contrôle, mais bon.

Une fois que tous les hommes sont à terre, elle retrouve Lee, ce que j’ai beaucoup aimé. Je n’ai pas caché mon amour du personnage, qu’un test de personnalité dit même être le personnage de Westworld le plus proche de moi. Ensemble, ils se rendent dans un bar pour boire un verre afin qu’elle lui explique où elle en est dans sa vie.

Bien sûr, elle est là pour le recruter et pour recruter aussi d’autres robots. Elle est donc ravie de lui annoncer son retour dans le parc, surtout qu’une surprise l’y attend. On ne le sait pas tout de suite cela dit, puisqu’elle est d’abord rejointe par son amant de toujours, Hector, qu’elle restaure afin d’enfin le récupérer. Les retrouvailles sont de courtes durées, car Maeve a hâte de rendre visite à sa surprise : une copie de Dolores, offerte par Serec.

Après le générique, on se retrouve dans une scène qui n’est pas sans me rappeler le début de Survive, ce qui n’est jamais bon signe. On assiste en effet à une sorte de réunion pour dépressifs, et pour cause : on se retrouve dans l’asile psychiatrique de William, où il est invité à partager ses pensées avec le groupe. Ce n’est pas bien passionnant : comme toujours, il part dans un grand délire pseudo-philosophique sur les raisons de notre présence sur Terre.

C’était rigolo comme scène, surtout pour la réaction des autres malades autour de lui. Une fois la séance de groupe terminée, il a droit à une thérapie personnelle où il est évidemment question du massacre du parc et d’Emily. Il est intéressant de voir que les scénaristes jouent avec la temporalité : la psy est harcelée de messages par sa famille, ce qui permet de comprendre que ça y est, ses données personnelles et son futur sont accessibles.

Elle ne les regarde pas immédiatement, préférant s’occuper de William… En revanche, elle finit en larmes quand elle jette un œil à son portable et qu’elle découvre qu’elle perdra sa licence médicale d’ici un ou deux ans à cause de plusieurs relations sexuelles avec ses patients. Du coup, son mari n’attend pas que ça arrive et prend les enfants, se barrant aussi vite que possible de leur foyer. Charmant.

Malgré tout ça, William est envoyé sur une table d’opération où on le drogue, parce que c’est à la mode cette saison, de toute évidence. Personne ne doit le prendre au sérieux quand il voit sa psy se suicider, c’est triste pour elle. Mis en isolation avec un casque de réalité virtuelle, William se retrouve donc dans un énième monde qui n’est pas le vrai monde. Très clairement, on le renvoie cette fois dans le passé, et il n’aime pas son passé avec ses parents qui se disputent – et le père qui bat la mère, probablement.

Du coup, il se montre violent dans la réalité, mordant le pauvre infirmier qui voulait juste lui donner un sédatif. Une fois sédaté, il se retrouve convié à une nouvelle thérapie de groupe qui est particulièrement géniale pour la construction du personnage. Ben oui, le groupe est constitué de William enfant, William jeune (saison 1), William homme en noir, William riche entrepreneur et lui-même, avec un psy pour mener tout ça.

Bref, la série prend le temps d’explorer encore et toujours plus la folie de ce personnage, mais c’est étonnamment efficace, surtout quand le psy lui rappelle que ce n’est pas qu’à propos de lui, tout ça. La série s’amuse bien pour qu’on apprécie le personnage de William en nous montrant que son père le torturait psychologiquement, buvant à cause de lui et lui reprochant une violence qui n’était là que pour l’imiter. Le problème, c’est qu’après trois saisons, j’ai toujours autant de mal à accrocher au personnage de William… qui se trouve une nouvelle destinée : tuer tous ses alter-égos.

C’est cathartique et j’aimerais presque être la place de ce tueur qui se défoule sur toutes les versions de William qui ont réussi à me souler un jour ou l’autre. En tout cas, j’ai toujours du mal à voir où les scénaristes veulent en venir avec William. Au moment où il annonce avoir compris qu’il est le gentil de l’histoire, Bernard et Stubbs sortent de nulle part pour le libérer de l’hôpital psychiatrique. Dans le chaos ambiant, les médecins ont abandonné William seul en pleine réalité virtuelle.

En tout cas, le monde est dans le chaos après l’intervention de Dolores et Caleb la semaine dernière. Charlotte – aka Dolores, je sais – amène donc son fils à son ex (pas vraiment son ex, je sais). Celui-ci a reçu son profil, mais il refuse de lire ce qui l’intéresse le plus, à savoir son futur avec Charlotte, dont il voit qu’elle se scarifie. Ce n’est pas rien comme choix de sa part, tout de même. Bien sûr, il a raison : il est maître de ses choix, ce n’est pas un robot qui décide pour lui.

Seulement, le reste du monde semble l’avoir oublié avec des révolutions un peu partout. Ainsi, quand Charlotte arrive au travail, c’est sans surprise qu’elle est prise à partie par des hommes de Serac qui n’hésitent pas à tuer un des membres du conseil de Delos en plein jour. De toute manière, il y a tellement de morts et de disparition dans cette apocalypse, on n’est plus à ça près semble-t-il.

Il ne reste plus que deux heures avant que Serac ne prenne le contrôle de Delos, mais c’est hors de question pour elle : elle remotive donc Charlotte au téléphone pour qu’elle se rende à nouveau dans l’entreprise. C’est abusé, mais j’ai beaucoup aimé la simplicité de la scène, notamment lorsqu’il est question de Charlotte regrettant d’avoir des sentiments et de Dolores lui rappelant qu’elles n’avaient pas le choix de conserver ces sentiments des hôtes.

Finalement, Charlotte décide donc d’accueillir Serac lorsqu’il arrive à Delos, maintenant ainsi sa couverture auprès de lui qui n’est pas censé savoir qu’il est en train de parler à Dolores, donc à son ennemie. Il fait réunir le personnel de direction pour leur annoncer des changements radicaux et son intention de trouver une copie de Dolores au sein de Delos. Evidemment, il est au courant qu’elle a des copies d’elle-même, alors c’est logique de faire des tests pour retrouver cette copie.

J’ai trouvé beaucoup moins logique que les tests ne soient pas plus poussés que ça, Serac se contentant de tests de mémoire et de parcours déviant des propositions de Rehoboham. C’est étrange, tout de même. Et c’est sacrément insuffisant : Charlotte n’hésite donc pas à faire des copies de ce que Serac demande à voir détruit, quitte à tuer un témoin gênant et un brin balance au passage.

Tout cela lui permet de découvrir que William est au Mexique, mais aussi de découvrir que Maeve est recrutée par Serac et qu’elle est en présence d’une des copies de Dolores, gentiment fournie par le français. Maeve en profite bien sûr pour confronter Dolores sur son plan. Cette dernière ne se laisse pas intimider, soulignant au passage que Maeve lui reproche ce qu’elle faisait elle-même. C’était bien trouvé, tout ça.

Et alors que Serac est en train de détruire tout un tas de robots, Dolores révèle à Maeve qu’elle ferait mieux de mieux couvrir ses arrières… Ce qui suit est d’une tristesse redoutable, mais il faut un détour dans la critique pour pouvoir mieux l’expliquer.

De son côté, Charlotte a toujours du mal à oublier que sa famille ne l’est pas vraiment : elle décide donc de tout plaquer pour les rejoindre. Ce n’est évidemment pas si simple quand on est au dernier étage de Delos : elle est détournée en chemin pour son rendre à une énième réunion du personnel, ordonnée par Serac.

Là, les exécutifs de Delos se montrent assez rebellés contre le nouvel ordre instauré par Serac… jusqu’à ce que ce dernier révèle à tous que Dolores est dans la pièce et qu’il s’agit de Charlotte. C’est excellent à voir, surtout la partie où Charlotte révèle qu’elle avait absolument tout prévu. Serac la surveillait, mais il n’avait certainement pas prévu le gaz qu’elle avait dans son sac et qui lui permet de s’échapper en faisant s’étouffer tout le monde (parfait pour le Bingo Séries ça !), sauf Serac, encore une fois en hologramme. En tout cas, j’ai bien aimé découvrir que ce qui trahissait Charlotte/Dolores, c’était la tendresse qu’elle avait pour son fils, tendresse que la vraie Charlotte n’aurait jamais eu. C’était à la fois vrai et triste, en soi, mais c’est de loin la partie de cette saison que j’ai préférée.

Grillée, Charlotte se lance dans une redoutable expédition pour sortir de Delos, expédition qui passe par les laboratoires du parc. Là, elle peut accéder à la perle d’Hector, qu’elle n’hésite pas à détruire aussitôt. Maeve perd donc son amant dont elle n’a même pas pu profiter lors des retrouvailles. C’est tellement triste à voir… mais aussi tellement expéditif.

Ben oui, Charlotte est en fuite, alors elle enchaîne rapidement : acculée par des gardes, elle n’a pas le temps de s’occuper du cas de Maeve, qui reste en vie pour souffrir encore un peu plus, mais elle récupère malgré tout cette perle de Dolores – que Serac avait récupéré dans le garde du corps de Liam, donc. Dans sa fuite, Charlotte fait preuve d’une efficacité redoutable, comme toujours, en faisant appel à un des robots de Delos vu il y a quelques épisodes – le tout pendant que Maeve obtient un nouveau corps, de même que Lee (probablement).

Malheureusement, cela n’empêche pas que Charlotte se prenne une balle qui la ralentisse… Elle parvient malgré tout à rejoindre son ex et son fils pour les mettre à l’abri, en les faisant monter dans une voiture où elle leur assure pouvoir les protéger et les garder en sécurité… Le tout pour mieux se faire exploser par un des hommes de Serac, qui tue donc le fils et l’ex. Je suis tellement dégoûté de ce revirement. On le sent arriver dès le début de la scène, mais c’est odieux.

D’autant plus que Charlotte/Dolores s’en sort. Et déjà que Dolores est énervée de base, mais là, sa version robotique en flamme et en deuil des êtres chers, ça promet de nous lancer une véritable guerre encore plus sanglante que l’apocalypse en place depuis le dernier épisode. Et wow, la prestation de Tessa Thompson, encore une fois ! On la retrouve carrément sans cheveux. That’s commitment.

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Westworld – S03E05

Épisode 5 – Genre – 16/20
C’est la première fois, je crois, que j’ai tant de mal à accrocher à un épisode de la série : j’ai eu l’impression de ne jamais tout à fait rentrer dedans, probablement à cause de son jeu sur les genres. Pourtant, il y avait de très belles idées et une réalisation vraiment incroyable encore cette semaine. Les producteurs retrouvent des thèmes qui leur sont chers et qui étaient sous-exploités jusque-là dans la série… D’un côté, ça donne l’impression qu’on avance à grands pas vers la fin, d’un autre côté, j’ai l’impression que ça casse quelque peu l’originalité de la série.

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Spoilers

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Mon frère était sui generis. Il était son propre genre.

Genre on est déjà au milieu de la saison ? Ouais, genre, comme le titre de l’épisode, exactement. Et genre, ça parle en français dès le début. C’était inévitable avec un nouveau méchant qui est français. Enfin, méchant, je ne sais pas trop : c’est un humain après tout… Un humain avec une histoire de fou, bien triste : après la destruction de Paris, il ne restait plus une personne qui avait entendu parler de lui et son frère.

C’est grâce à ce dernier qu’il a survécu, grandissant dans un monde courant à sa perte – une intrigue d’autant plus gênante qu’elle s’appuie sur des images d’archives plutôt que sur de la fiction. Face à tout ce chaos, ils ont décidé ainsi de créer un nouveau monde, avec un nouveau Dieu. Et c’est ainsi qu’est venu au monde le fameux robot qui intéresse Dolores depuis le début de saison : Rehoboam. Soit.

Le but de cet épisode est de nous raconter la genèse de cette saison, et notamment la création du robot. Le grand-frère est donc celui qui a négocié la création de son intelligence artificielle -alors appelée Solomon – avec le père de Liam, le PDG d’Incite.

Il s’appelle Dempsey et il est à la tête d’une compagnie possédant déjà toutes les données du monde, alors ce n’est pas surprenant. Toutefois, il n’est pas très intéressé par le plan des frères Serac, considérant que la machine qu’ils mettent au point n’est, justement, pas au point. Il change rapidement d’avis quand les frères lui font une démonstration efficace en s’appuyant sur la Bourse et les prévisions mathématiques de leur machine capable de les faire s’enrichir bien rapidement.

Ils passent ainsi de 5 millions de dollars à cent milles, en un rien de temps. Le problème, c’est que le plan brillant des deux frères a ses limites : Dempsey est tellement intéressé qu’ils perdent le contrôle de ses demandes, alors que le frère d’Enguerrand – Jean-Mi d’après les sous-titres officiels, j’ai tellement ri – est considéré comme imprévisible par la machine… ce qui le fait devenir complétement fou.

En attendant, Dempsey encaisse de jolies sommes pendant dix ans, ignorant tout de ce dans quoi il trempait vraiment. Par crainte de son désir de pouvoir, toutefois, Enguerrand a décidé de le gérer lui aussi. Il l’invite donc dans l’hôpital psychiatrique où se trouve son frère et au-dessus duquel il a un bureau où il explique à son invité que Jean-Mi est une expérience pour lui. Ayant compris grâce aux médicaments anti-radiations de quand ils étaient petits qu’il était possible d’éditer les gens.

Dès lors, Enguerrand a créé un tout nouveau projet de vie : changer les gens pour contrôler peu à peu le futur. C’est vrai que ça fait envie présenté comme ça. Enfin, ce n’est pas un monde comme ça qui me fait envie, c’est son pouvoir. Et ça me fait envie, mais si je l’avais, je serais bien incapable de le supporter ou d’en faire quoique ce soit. D’ailleurs, c’est le problème de Dempsey dans un dernier flashback : il est terrifié de voir qu’Enguerrand veut manipuler l’humanité quitte à tuer de potentiels « agitateurs ». Tu m’étonnes.

C’est d’autant plus un problème que Dempsey lui-même est un agitateur : dans toutes les simulations de Rehoboam, il finit par informer le grand public, ce qui mène à l’Apocalypse. C’est pour cela qu’Enguerrand décide de venir à bout de lui, et à mains nues, après avoir tué son frère et fait se crasher le jet de Dempsey pour sauver les apparences et ne pas être reconnu coupable. Et oui, c’est un vrai grand-méchant finalement.

Du français au portugais, il n’y a qu’une réplique : Enguerrand est en plein rendez-vous avec un portugais, qui s’avère au cours de la conversation être un président.

Des conflits régionaux avec des séparatistes posent toutefois problème à Enguerrand… mais ces conflits n’existent pas encore, alors ils prennent au dépourvu le président. D’accord, c’est assez clair tout ça, on finit par le savoir : avec Rehoboam, Enguerrand peut prévenir le futur ou, en tout cas, le manipuler pour faire en sorte qu’il se déroule à sa guise. Et sa guise est une petite crise économique pour le pays menant à un coup d’état, histoire d’obtenir ce qu’il voudra une semaine plus tard avec un nouveau président.

Il se barre donc du pays en jet privé, au sein duquel il apprend que ses petites affaires sont compromises plus vite que prévu par Dolores : Liam Dempsey a disparu, et c’est dérangeant pour ses affaires. Tout ça est le moyen de faire lien entre Enguerrand et le reste des intrigues de cette saison, et comme toujours avec la série, tout nous est révélé au compte-goutte et à l’envers. Sinon, ce ne serait pas drôle.

A Los Angeles, Liam est bien avec Dolores et Caleb, mais pas pour longtemps. Après une rapide confrontation avec « Lara », il comprend qu’il est foutu : elle veut juste récupérer un énième code d’accès de sa part de manière à faire tomber Serac, en gros, mais Liam n’est pas spécialement motivé par cette idée. Il décide donc de manipuler Caleb de manière s’échapper : Dolores n’est pas une proie facile, d’autant que ses lunettes connectées ne possèdent aucune information sur elle.

À l’inverse, il est rapidement capable d’obtenir l’arrière-plan de Caleb et notamment ses années à l’armée. Il lui implante alors une puce qui nous bouleverse Liam avec un petit flashback : il s’agit d’une drogue nommée « Genre » et ça, Dolores ne l’avait pas vu venir apparemment. Caleb est dans un sale état en tout cas : il finit par voir le monde en noir et blanc, donnant à la ville des allures du film Sin City. Vraiment.

En plus, on est vraiment dans l’ambiance avec des héros qui cherchent à traverser la ville mais qui sont poursuivis par d’autres voitures à cause du système de Liam. Cette fois, Dolores n’arrive étonnamment pas à se débarrasser des occupants ou à désactiver les sécurités de sa propre voiture, ce qui était tout de même étonnant.

Si l’ensemble est sympathique au niveau de l’intrigue, on entre dans de l’action pure qui change vraiment de tout ce qu’on a habituellement dans cette série. Une série où ça tire partout sans grand enjeu sur la survie des personnages, c’est dommage. Mais j’ai aimé la plaque d’immatriculation très LOST de leur voiture.

Quant à Caleb et à sa drogue Genre, j’ai trouvé le concept intéressant sans être fan de la réalisation, parce que c’était un peu gonflant de passer à la couleur au noir et blanc tous les deux plans. Que m’arrive-t-il à critiquer Westworld comme ça ? Bon, Dolores finit par reprendre le contrôle de la situation en donnant un flingue à Caleb pourtant clairement mal en point. Celui-ci est bien chanceux car personne n’arrive à le toucher malgré des tirs fournis du côté de ses opposants.

Un petit coup de bazooka plus tard, on a de magnifiques explosions de voitures ennemies et Dolores qui s’éclate à tirer sur des voitures futuristes au son d’une petite musique classique toute douce. On est très, très loin des premières saisons, tout en étant en plein dedans avec encore un mâle fou de Dolores, non ? C’est la faute de la drogue : il est désormais dans le genre romantique apparemment.

Heureusement pour Caleb, il a encore des amis capables de lui venir en aide pour le tirer d’affaire de cette fusillade périlleuse. Très rapidement nos héros et leurs deux nouveaux alliés se retrouvent ainsi dans le métro. Bien. Le métro futuriste n’a rien de très réjouissant : c’est le même qu’aujourd’hui, avec des pubs pour Incite en plus. C’est à peu près tout. En même temps, c’est le but de l’épisode de nous dire que le futur n’est pas réjouissant : prenons les nouveaux alliés de Dolores par exemple… Il y en a un qui a pour destin de mourir dans un fossé, au mieux, et l’autre qui a pour destin de voir son petit frère devenir pire qu’elle alors qu’elle lui souhaitait un beau destin.

Il n’y a pas vraiment besoin d’une machine pour savoir ça cela dit, un peu d’observation sociale suffirait. Mais bon. En tout cas, cette saison me rappelle beaucoup trop la machine de Person of Interest. C’est un peu dommage de retomber sur ce dada des producteurs, parce que ça semble très répétitifs. Et Incite n’est pas aussi cool que Finch, quoi.

Ailleurs dans Los Angeles, Bernard est escorté par Dolores dans le corps du garde du corps de Liam. Bien sûr, ce dernier a toujours un bouton pour gérer les faits et gestes de Bernard, alors il n’y a rien de bien difficile dans cette mission. Ils sont à proximité de Rehoboam et récupèrent grâce à Dolores la clé d’accès de Liam. Comme la technologie semble toutefois prendre du temps à s’attaquer à « Enguerraund » (bah alors, on ne vérifie pas le travail du stagiaire ?), Bernard en profite pour éclaircir ce qu’on avait déjà tous déduit de Dolores en Charlotte : affecter une identité à un robot du parc change ses perspectives. Vivre plusieurs vies, ce n’est pas si simple.

En vivre une seule non plus : demandez aux gens dans le métro autour de Dolores et Caleb. Chacun reçoit un message avec les prédictions de la machine pour son futur, et ce n’est clairement pas super réjouissant de savoir comment ils risquent de mourir apparemment. Il faut dire que les exemples qu’on nous montre sont terrifiants, avec une enfant destinée à se suicider ou juste un homme détesté par tous ses collègues. J’ai beaucoup aimé la scène en tout cas, surtout qu’il est révélé ensuite que le monde entier a reçu un SMS avec ses informations.

C’est bien beau tout ça, mais le simple fait de recevoir ce genre de messages change absolument toutes les données prévues. Et Dolores en est déjà à nous créer une apocalypse que l’humanité a provoqué toute seule. Mieux qu’une épidémie, mieux qu’une guerre : la réalité des données collectées par les grandes firmes capables de prévenir le futur. Charmant.

Caleb est décontenancé par sa nouvelle réalité, mais ce n’est que le début : Dolores s’interpose entre lui et deux assassins qui voulaient l’avoir par surprise. Il découvre donc qu’elle est pare-balles la madame. Quant à Liam, il est dépité de voir qu’il a tout perdu : il n’a plus d’argent, plus de données et même plus de données puisqu’Ash, l’alliée de Caleb, lui vole. C’est la goutte d’eau pour Liam qui décide donc de révéler que c’est à cause de criminels comme eux que le monde est foutu, parce que le système ne parvient pas à les changer.

Ash le prend plutôt mal et décide de tuer Liam avant de se barrer, alors que les souvenirs reviennent petit à petit à Caleb concernant l’ami qu’il a vu mourir. Clairement, on nous cache pas mal de choses concernant le passé Caleb : il est censé être le pire de tous les criminels et les flashbacks nous montrent qu’il est bien plus manipulé qu’il ne le pensait jusque-là. A priori, je dirai qu’il est l’un des cobayes d’Enguerrand, mais il faudra attendre encore pour en savoir plus.

De son côté, Bernard est sauvé de justesse par Stubbs qui maîtrise Dolores. Celle-ci, toujours dans le corps du garde du corps, justement, demande à Bernard et Stubbs de s’enfuir au plus vite : selon lui, Bernard est le seul qu’on ne peut pas remplacer et il est hors de question qu’ils tombent aux mains des français qui débarquent justement à Incite sous les ordres de Serac (qui d’autres ?).

Ce dernier débarque en hologramme pour essayer de dialoguer avec Martin, le garde du corps, mais c’est peine perdue : Dolores/Martin se suicide dans un attentat qui explose une partie du sommet d’Incite. C’est compliqué pour Stubbs de se mettre à jour de tout ce qu’il s’est passé dans cet épisode, clairement.

C’est compliqué aussi pour moi, car je ne sais pas pourquoi, j’ai eu du mal à suivre toutes les subtilités de cet épisode. Après s’être renseigné sur Dolores pendant tout l’épisode, Enguerrand se décide à lui rendre une visite en hologramme toujours, où il est révélé que c’est à elle qu’il racontait toute son histoire. Concrètement, la scène permet surtout de réaffirmer leurs différents et de nous montrer que Dolores est très heureuse de l’apocalypse qu’elle a mis petit à petit en place. Elle le réaffirme elle aussi à Caleb, lui rappelant que les gens ont le droit de savoir, tout comme lui qui voulait savoir. Et à son affirmation qu’il n’est peut-être pas comme les autres, elle répond simplement qu’elle non plus, laissant l’épisode se terminer sur une très bonne chanson : Emerge de Fischerspooner. Plus que trois épisodes pour tout conclure de cette saison, ça va être compliqué, là, elle vient juste de commencer franchement.

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Westworld – S03E04

Épisode 4 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.

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Spoilers

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If you want something done right, do it yourself. I shouldn’t have to explain that to you, Maeve.

Pour le deuxième épisode de ce lundi de #Sériesnement, je me suis motivé sans trop de difficulté à regarder ce nouvel épisode de Westworld, toujours avec mon test gratuit d’OCS. C’est vraiment pratique, je sens que je vais craquer et payer le temps de la diffusion de cette saison 3. Contre toute attente, vraiment, cet épisode reprend sur William en train de péter un câble. C’est fou.

Il affirme que rien autour de lui n’est réel. Pour sa défense, rien n’a l’air vraiment réel, entre le décor qui s’effondre, la salle de bain inondée et le retour d’Emily, sa fille décédée. Il est perdu face à cette Emily qu’il ne pense pas réelle, mais qui finit par lui dire que peut-être que si. C’est le problème quand on passe sa vie dans un parc entouré de robots ressemblant à des humains : on perd le contrôle de la réalité.

Il est même rapidement convaincu par Emily qu’il est lui-même un robot et envisage de se suicider… Avant d’être réveillé par Charlotte. Parfait ! Je m’étais convaincu qu’on ne la verrait pas cette semaine, alors je suis heureux de la retrouver dans cette belle barraque en désordre de William. Je ne suis pas sûr de comprendre comment William a survécu, mais en tout cas, il se laisse convaincre par Charlotte de revenir peu à peu à la réalité.

Elle lui explique en effet que sa fortune est en danger à cause d’Enguerrand : William lui a vendu des parts il y une vingtaine d’années et maintenant le français est prêt à faire un retour sur investissement en récupérant la part du vrai propriétaire de Delos. C’est donc une Charlotte quelque peu désespérée qui contacte William pour le convaincre de revenir à la société à temps pour une réunion des actionnaires où elle a besoin de son soutien pour garder le contrôle de Delos. C’est presque trop simple pour être du Westworld.

On les retrouve beaucoup plus tard dans une scène étrange où Charlotte décide de venir en aide à William alors qu’il se rase. C’est hyper bizarre, non ? Sur la fin d’épisode, les deux arrivent au lieu de la réunion pour mieux que l’on découvre que William est encore hanté par Emily. Il prend toutefois la décision de laisser ses démons derrière-lui… Comme s’il le pouvait vraiment, alors que Charlotte est en train de l’écouter parler à ses hallucinations.

De son côté, Dolores retrouve Bernard dans une belle villa qui serait celle de ce dernier. Il s’agit encore et toujours d’un entretien que les deux robots ont eu lorsque Dolores a rebooté Bernard, et ce n’est pas évident de suivre la réalité qui anime ces deux-là.

De nos jours, Bernard est à Victorville avec Stubbs qui a désormais pour unique mission de le protéger coûte que coûte. En tout cas, Bernard profite à fond du fait que son garde du corps soit un robot : cela lui permet de tester le nouveau gadget qu’il a construit – un bouton pour figer les robots. Eh, ça me rappelle ce qui est arrivé à Maeve il y a deux épisodes ça. Ce ne serait pas la première fois que la série joue sur la chronologie.

Pendant ce temps, Caleb est toujours accompagné par Dolores dans toutes ses aventures. Elle l’a bien manipulé : désormais, elle lui achète des fringues et le motive dans la quête de la personne qui a soi-disant déjà décidé de son futur (on notera que le nom du personnage est une anagramme de la baie où les héros étaient la semaine dernière en même).

En parallèle, on continue de suivre Liam, l’ex de Dolores quand elle était sous couverture. Pfiou, cet épisode nous complique la vie à suivre tant de personnages et d’intrigues à la fois. Il est convaincu par son garde du corps – aux ordres de Dolores – de procéder à un transfert de clé numérique. Une fois que c’est fait, Dolores peut agir et s’attaquer à un homme qui bosse pour la société contre laquelle elle mène son offensive.

Elle lui vole un peu de sang qui sert de clé pour entrer dans la société en question, RGGR Centennial. Par contre, le marqueur ne dure que 20 minutes, ce qui pose presque problème. Le but de tout ça ? Eh bien, avec la clé de l’homme et avec la clé de hachage de Liam, Dolores et Caleb sont en mesure de transférer l’ensemble des fonds de Liam où bon leur chante. Oh, la série nous fait un faux suspense à un moment, mais ça ne dure pas heureusement, car ça aurait été mal venu.

Le soir-même, Liam se rend à une soirée de riches masqués où il retrouve ses amis, désolé pour lui de la mort de Lara, décédée d’une overdose. Dommage, cette même Lara débarque à la soirée qui voit des mannequins s’exposer quasi-nus pour vendre… ma foi, leur corps, je pense ? Tout semble l’indiquer, surtout qu’à l’étage, on voit clairement des figurants en train de coucher ensemble quand quelqu’un s’occupe d’embarquer Liam loin de Dolores.

Quelqu’un ? Stubbs évidemment. Il en a pour son compte le pauvre : se mettre en travers du chemin de Dolores, ce n’est jamais une bonne idée. Elle envoie Caleb s’occuper de Liam, avant de nous mettre K.O le garde du corps de Bernard en le passant par-dessus le balcon d’une mezzanine, sous le regard des amis de Liam, d’ailleurs. J’ai adoré la réaction de l’amie qui trouve que la drogue qu’elle a prise est géniale, ça ajoutait pile la petite dose d’humour nécessaire à l’épisode.

En attendant, Caleb fait ce qu’il peut pour récupérer Liam, qui est en compagnie de Bernard. Le trio est surpris par le chef de la sécurité de Liam… qui bosse de toute manière pour Dolores. Il permet donc à Caleb de reprendre sa traque de Liam…

Pendant ce temps, Bernard peut parler un peu au garde du corps et tenter de savoir qui se trouve à l’intérieur de ce robot…

Ailleurs, Maeve se réveille dans un restaurant chic avec Enguerrand. Elle pense à une simulation, mais non, ce n’est que Singapour. Pour elle, ça ne vaut pas le coup par rapport à Paris. Yeah, merci Maeve ! Bon, par contre, elle découvre au passage que Paris a été entièrement détruite quand Enguerrand était enfant. Euh, ben merci Enguerrand… Non mais merci à la série pour un gros fou rire où il nous apprend qu’il a grandi à Paris mais qu’on voit un champ de blé. Sur le moment, c’était drôle, même si le but était de nous montrer la destruction de la capitale française.

Une fois ce détail réglé, oui nous ne sommes qu’un détail amis français, Enguerrand explique à Maeve l’ensemble de son plan : il veut récupérer la projection de l’esprit humain créé par le parc, mais pour cela il a besoin d’elle. En échange, elle obtient l’assurance de retrouver sa fille : le monde dans laquelle se trouve cette dernière, monde numérique, existe toujours puisque Dolores en a une clé. Il suffit don cde retrouver Dolores pour accéder à sa fille. D’un coup, Maeve est intéressée par ce qu’Enguerrand a à lui dire.

Il la conduit ensuite dans la demeure où Dolores a créé sans problème Charlotte, mais aussi d’autres alliés. Malheureusement, Maeve n’en faisant pas partie, Dolores est en train de se créer une ennemie sans même le savoir. Il est finalement révélé qu’Enguerrand est en train de torturer un homme – à sa manière – pour avoir plus d’informations sur Dolores. À sa manière ? Oh, une petite réalité virtuelle où il voit sa famille être tuée. C’est suffisant pour le faire craquer.

Malheureusement, il n’apporte aucune information importante – si ce n’est qu’il a conseillé à Dolores de se rendre auprès du « croque-mort » pour ses cinq identités. On ne sait pas encore qui c’est, mais on sait en tout cas que lui ne tardera pas à aller en voir un, puisqu’il se fait froidement assassiner aussitôt. Dans tout ça, Maeve finit par accepter de venir en aide à Enguerrand, bien énervée après Dolores à qui elle souhaite d’avoir bien profité de son avance, même si elle ne connaît pas l’identité des quatre piles qu’elle a embarquées avec elle. Nous non plus à vrai dire.

Maeve se barre en tout cas de la villa pour aller se promener dans Singapour à la recherche du Croque-mort. Elle le trouve bien vite, en s’amusant au passage à exploser l’entre-jambe d’un de ses gardes du corps. Entre ça et ses facilités à brouiller les communications sécurisées de cette croque-mort, car oui, c’est une femme, Maeve n’a aucun mal à découvrir que Dolores a récupéré le sang de Lara, mais aussi qu’elle s’est débarrassée de corps grâce aux Yakuzas. Rapide, efficace : Maeve entre donc en contact avec les Yakuzas grâce au Croque-mort.

Bien sûr, elle ne fait qu’une bouchée des Yakuzas qui gardent l’entrée de la planque d’un certain Sato, qui ne se cache pas vraiment. En même temps, les gardes sont équipés d’armes à feu électriques que Maeve n’a aucun mal à contrôler à distance ou de sabres… qu’elle maîtrise bien, on l’a vu en saison 2. Bref, elle ne rencontre aucune difficulté… jusqu’à ce qu’elle découvre que les cuves autour d’elles contiennent de quoi faire quelques robots et que Sato n’est autre que… Musashi. C’était un rebondissement inattendu, et en plus, il nous tue cette pauvre Croque-mort !

Tellement inattendu tout ça, en fait, que Maeve est rapidement convaincue que Musashi n’est pas lui-même. Elle se demande rapidement qui est derrière ce robot, pensant d’abord à Teddy avant de comprendre qu’il s’agit de Dolores. Au même moment, William comprend que Charlotte est Dolores, alors que Bernard comprend que le chef de la sécurité de Liam est Dolores. Oui, Dolores a évidemment fait des copies d’elle-même, elle n’a apporté personne avec elle en sortant de Westworld.

Putain ! C’est très exactement ce que j’avais compris en fin de saison 2 quand Dolores parlait à la Charlotte robot, mais j’avais fini par me faire dérouter de cette piste par l’ensemble des critiques de l’épisode et des intrigues qui ont suivi. J’aurais dû rester sur mon intuition première, eh ! Bon, c’est pas grave, la surprise fonctionne vraiment bien.

En plus, de cette révélation découle beaucoup trop de choses importantes : Dolores se débarrasse de Maeve en la plantant avec un sabre ; Dolores fait interner William et s’arrange pour que toutes les parts qu’il avait dans Delos lui reviennent et Dolores, encore et toujours, se révèle comme étant la grande méchante qui a détourné l’argent de Liam. Ah, c’est la classe cette intrigue !

La toute fin d’épisode voit Maeve manquer d’être achevée par Dolores/Musashi car des hommes armés débarquent au loin et l’en empêche. De son côté, William est en hôpital psychiatrique, donc, et il voit débarquer… Dolores. Décidément, on ne s’en débarrasse plus d’elle ! Ici, il s’agit de sa version robe bleue qui nous sort tous par les yeux, par contre. La dernière conversation de cet épisode est en tout cas bien cool : William nous révèle que la question qu’il s’est toujours posé est de savoir s’il est lui-même… « Bienvenue à la fin du jeu », lui répond simplement cette Dolores imaginaire. Wow, ce mindfuck, c’est hallucinant comme la série est géniale, franchement !

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