Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Salut les sériephiles,

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/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).

Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.

juin 2020 – Just One More Episode

C’est normal, c’est dans le passé.

L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.

Patriarcat

OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.

Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

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L’excuse des scénaristes, probablement. 

« Regardez, on fait les choses bien ».

Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).

HBO's Perry Mason Tweaks the Past to Build a More Exciting Future ...
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.

Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…

Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.

Male Gaze

Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.

La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.

HBO's 'Perry Mason' Cast In Real Life: Which Characters Are Based ...

Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.

Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.

Perry Mason: Chris Chalk, Juliet Rylance and Susan Downey on TV ...
Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.

Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.

Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !

In 'Perry Mason,' Matthew Rhys Is As Sad As Ever | nyob.news

Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.

Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.

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Canalise ton énergie ailleurs s’il te plaît, on compte sur toi aussi.

Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…

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Bref : PAS CONTENT.

Perry Mason – S01E05

Chapter 5 – 15/20
Ah ben c’est malin, je prévois de dire plein de mal de la série et l’épisode qu’elle propose cette semaine est l’un de ses meilleurs ! On se sépare enfin d’un paquet de problèmes inhérents à la série pour insister sur le point de vue de certains personnages qui étaient sous-exploités et pour nous faire avancer un peu plus rapidement vers la fin de saison. Bien sûr, ce n’est pas si simple et on a encore pas mal de moments bouche-trous, mais il y a du mieux, vraiment.

> Saison 1


Spoilers

105

One day they’re just gone and you realize you’re never gonna see them again.

C’est reparti pour un petit épisode de Perry Mason, malgré tout le mal que je peux penser de la série et dont je parlerai plus longuement dans un article demain. En attendant d’en arriver là, il est temps de découvrir comment EB est retrouvé par Della… La pauvre n’était pas prête à commencer sa journée comme ça apparemment… Par contre, l’actrice l’était et elle est brillante dans cette scène.

Malheureusement, elle arrive bien trop tard pour venir en aide à EB. Elle retrouve son corps et comprend qu’il a fait une tentative de suicide. Il est inadmissible pour elle ou pour Perry que ce suicide soit connu de la presse. Ainsi, elle appelle le détective pour qu’il l’aide à arranger le corps de leur boss. Ensemble, ils le mettent dans son lit, en pyjama et cela permet à Della de faire comme si de rien n’était lorsqu’elle est interrogée.

Le seul problème dans tout ça, c’est que ça nous rajoute une intrigue qui va prendre une bonne partie de l’épisode, le corps d’EB devant être ramené à sa famille. Pas de bol, sa famille n’en a rien à foutre… Il y a de quoi regretter les gestes de Della pour s’assurer que l’assurance vie fonctionne ! Après, il ne s’occupait pas du tout de ses enfants et petits-enfants apparemment, donc bon, c’est mérité…

Au moins, l’épisode a l’avantage de nous forcer plusieurs scènes entre Della et Perry, et ça, c’est une bonne chose. J’ai trouvé ça plus agréable que le reste de la série ces scènes, surtout que ça permettait de mieux découvrir le caractère de ces deux-là, mais aussi un peu du passé de Della, dont je ne connais toujours pas la vie exactement. Les deux se rapprochent et passent une soirée à se confier leurs vies… mais finalement, au petit matin, Perry se barre sans attendre le départ de Della. Sympathique.

Il a son propre agenda en tête, se rendant chez une certaine Linda, qui vit chez Cheryl. Admettons, ce sont des prénoms qu’on connaît déjà. Perry lui apprend le décès d’EB et lui explique qu’il veut juste passer du temps avec son fils, même s’il est encore probablement un peu bourré. La scène est plutôt mignonne, mais on ne le voit pas vraiment avec son fils finalement.

La série se concentre surtout sur la relation qu’il a avec son ex-femme, sauf que c’est un peu tard dans la série pour nous faire aimer le personnage. C’est toujours nécessaire, par contre… En plus, on sent la rancœur de son ex-femme vis-à-vis de son métier, et on comprend rapidement que c’est la raison de leur rupture. Aussi civile soit-elle avec lui, elle le déteste encore et elle refuse de le voir rester pour le dîner, même si un certain Ed lui propose. Je n’ai pas réussi à savoir exactement qui il était, mais bon : nouveau mari de Linda ? Frère ? Avec cette série, je me méfie maintenant !

De son côté, Alice veut faire libérer Emily de la prison au plus vite pour pouvoir l’avoir avec elle lors de son prochain sermon. Elle sait très bien ce qu’elle veut et ce que Dieu veut soi-disant lui faire faire. Elle insiste ainsi pour avoir de l’argent, mais aussi pour qu’on lui amène des malades à soigner lors d’un sermon. J’ai beaucoup aimé voir Alice s’affirmer petit à petit et rembarrer sa mère au point d’obtenir ce qu’elle veut vraiment. Puis, bon, je ne suis pas objectif quand il s’agit de Tatiana Maslany, que voulez-vous ?

Emily est donc libérée grâce à Alice, ce qui fait que Della débarque pour lui trouver un nouvel avocat. Le problème, c’est que la Cour en a déjà nommé un, mais il a tout de l’incompétent, franchement. Della s’en rend immédiatement compte et fait ce qu’elle peut pour que ça change, mais elle ne peut pas y faire grand-chose : elle va devoir gérer ce Dillon… La pauvre. Enfin, les pauvres, parce qu’il est question d’Emily après tout.

Della est persistante et fait tout le travail qu’il faut comme toujours. Certes, le cabinet d’EB est payé jusqu’à la fin du mois, mais clairement, c’est elle qui le gère. Malheureusement, elle a beau être géniale, elle ne peut faire de miracle : personne ne veut récupérer le cas d’Emily qui ne peut que tuer des carrières.

En parlant de carrière tuée, Alice divise l’opinion publique et ça ne plaît pas tellement à sa mère. D’un côté, il y a des gens qui lui donnent toutes leurs économies pour l’aider et il y a des gens qui veulent toujours la tuer parce qu’ils détestent l’idée qu’elle prétende être un nouveau messie capable de réaliser des résurrections et autres miracles. Autre miracle ? Ouep, on nous présente notamment dans l’épisode un nouveau sermon d’Alice qui parvient à faire remarcher un homme qu’on lui présente pourtant en fauteuil.

L’émulation de la foule, le sermon endiablé d’Alice et surtout ses mots d’encouragements murmurés à l’oreille de manière particulièrement agressive si vous voulez mon avis font leur effet. Finalement, Alice finit par amener Emily sur la tombe de son fils, enfin. La scène est très violente et très belle du côté des émotions, mais pose aussi la question de la résurrection de Charlie et de la manière de procéder…

De son côté, Della continue d’essayer de trouver un remplaçant à Frank Dillon, tout en étant excellente dans son travail d’espionne : elle dissimule des preuves et écoute Dillon passer des coups de fils, histoire de savoir quelles sont ses vraies intentions. Elle est bien sûr aidée par sa copine également, parce que la série tient à cette percée, de toute évidence.

Elle tente autant que possible de faire revenir Perry au plus vite, mais il ignore tous ses appels pendant un moment, avant de finalement débarquer en soirée au bureau d’EB où il retrouve Dillon. Cela le fait rire de le voir là, mais il est un mauvais avocat aux yeux de Perry, ce que personne n’a envie d’être clairement. En effet, il se moque de lui, puis lui balance des livres à la tête pour le faire partir au plus vite car il n’aime pas l’idée de cet imposteur.

Une fois que c’est fait, il rejoint Della pour s’énerver face à l’injustice de cette situation et celle-ci, en le regardant se bourrer au whiskey et partir dans de jolies tirades d’avocat, décide de se servir du talent de son collègue pour leur affaire. Elle écrit aussitôt une lettre qui a pour but de mettre en action son nouveau plan. Della est tellement intelligente, c’est le moteur de cet épisode – et de la série, tout de même.

Perry et Della se rendent donc auprès d’Alice, sa mère et surtout d’Emily pour lui présenter le nouveau plan d’attaque… Son nouvel avocat sera Perry Mason lui-même. Il a deux semaines pour passer l’examen qui lui permettra de devenir avocat. C’est de toute manière le seul qui est prêt à défendre Emily, ou au moins le seul compétent. Alice conseille à Emily d’accepter d’être représentée par Perry, car c’est sa meilleure chance.

Della fait un bon bluff, mais il est révélé que Perry n’a pas vraiment de connaissance de la loi. En fait, il n’a rien étudié pour être avocat, et Della a fait semblant de lui trouver un mentor… Bon, il s’agit de Della, hein, ne vous inquiétez donc pas : elle lui trouve vraiment un mentor en la personne d’Hamilton Burger. C’est juste que Perry a deux semaines pour apprendre tout ce qu’il était censé avoir appris depuis plus d’un an selon elle.

Bizarrement, cela semble fonctionner : en fin d’épisode, on découvre que Perry prête serment pour devenir avocat. En parallèle, un autre cadavre est trouvé par la police, et ça nous permet de découvrir qu’Ennis a un comportement qui paraît aussi suspect à certains de ses collègues n’appréciant pas de l’avoir vu s’accaparer le corps du bébé pour en faire son enquête. Ennis attire les suspicions, et il s’en rend compte lui aussi, principalement lorsqu’il remarque que Pete est en train de le suivre.

Pete, c’est le collègue de Perry, et il gère plutôt bien la confrontation… même s’il finit par se faire acheter avec une gogo danseuse. Merveilleux. Il finit tout de même par donner ces informations à Perry, comme si de rien n’était.

Par ailleurs, on continue de suivre la vie de Drake à l’Eglise. Il y soutient sa femme qui dit pourtant le contraire de ce qu’il pense vraiment, puis l’emmène à la plage et… mais quel est l’intérêt de ces scènes ? J’aime beaucoup ces personnages, mais pour l’instant, soyons honnêtes, dans cet épisode, c’est principalement inutile. Oh, ça nous ramène encore et toujours du racisme quand la plage est soudainement fermée sans vraie raison par des policiers qui s’en contrefichent pas mal de savoir qu’il est policier lui aussi.

Finalement, tout ça sert surtout à nous montrer Drake renforcer ses rancœurs et sa colère interne, au point de faire en sorte que sa femme finisse par changer d’avis et lui proposer de gérer les choses comme il le souhaite désormais. Bon, ça tombe bien : il n’avait pas besoin de son autorisation pour déjà faire n’importe quoi comme il le souhaitait, mais bon. On verra au prochain épisode si ça apporte vraiment quelque chose.

> Saison 1

Perry Mason – S01E04

Chapter 4 – 13/20
Non contente de fournir des épisodes d’une heure parfaitement interminable chaque semaine, la série se prive cette semaine de personnages que j’aime bien, en développe d’autres dans des directions clichées et s’assure enfin que je n’aime pas ceux qu’ils restent. Tout est exactement comme je l’attends de la série, cependant, et la qualité est là. Je ne suis pas le public visé, par contre, ce qui fait que je fais clairement autre chose pendant les épisodes… Et ça fait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Pas pour moi, donc, mais une bonne série quand même. La schizophrénie…

> Saison 1


Spoilers

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And that may be your name, but those associates, that’s me.

La série est loin d’être mauvaise, mais si je suis honnête avec moi-même, je n’ai pas spécialement envie de la regarder ce soir… Pourquoi la lancer alors ? Parce que je sais que je n’en aurais jamais vraiment envie, mais que j’ai envie de savoir comment elle finira quand même du point de vue l’enquête. En plus, je ne peux pas dire que la qualité n’est pas là. Et puis, parfois, le fait de se relancer donne envie de continuer pour plus longtemps. On verra bien d’ici… une heure. Ah. Oui, c’est aussi ça qui me freine, il faut bien l’avouer !

Alors, Alice va-t-elle ressusciter le bébé ? J’en doute fort tout de même, mais l’essentiel, c’est qu’elle en soit sûre. Elle finit donc en retraite pour se reposer, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est un joli attentat contre sa personne avec un serpent qui lui est offert par une petite fille adorable qui était en fait l’enfant de personnes n’aimant pas vraiment la religion.

Voilà qui n’aide pas sa guérison, la pauvre. Elle est en tout cas entourée par tout un tas d’hommes religieux de bonne foi qui se mettent aussitôt à faire de l’ingérence dans sa vie, même si elle l’a confiée à sa mère. Autant dire que ça commence à être trop pour moi, là !

Patriarcat
J’ai renommé cette capture sur mon ordinateur « Le patriarcat ».

Malgré tout, Alice a droit à une jolie chorale de croyants chantant pour son bien-être. C’est tellement flippant et stressant. Le repos, elle n’en a pas vraiment, avec ensuite sa mère qui essaie de la convaincre qu’elle n’a pas entendu Dieu lui dire une aberration pareille et qu’elle se trompe forcément. Alice finit par sortir du lit le lendemain en acceptant de lire un communiqué de presse disant justement qu’elle avait tort, qu’elle était fière et arrogante de penser que Dieu voulait ça pour elle. Malheureusement, ses fidèles ne l’entendent pas…

Elle s’approche donc d’eux pour leur répandre sa bonne parole et change d’avis aussitôt que le père de Charlie se jette à ses genoux pour la supplier. Bien que ramenée chez elle par sa mère dépitée, Alice a le temps d’annoncer qu’elle compte bien ressusciter Charlie malgré tout.

De son côté, Della est toujours maltraitée par son patron qui refuse d’écouter absolument tous ses conseils qui sont pourtant de manière évidente les bons conseils. Il est en tout cas facile pour lui de défendre Emily après ce qu’il s’est passé au commissariat lors de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur un fâcheux rebondissement : un témoin qui est prêt à l’accuser.

Par conséquent, sa caution de libération ne change pas et elle peut rester en prison un peu plus longtemps. EB enchaîne donc sa journée avec encore une déclaration pour la presse… qui est en fait plus intéressée par son régime alimentaire ? Non, vraiment, c’est trop pour moi cette série. Bien sûr, on continue aussi sur les problèmes qui s’accumulent dans la vie d’EB, pour s’assurer qu’il ne finisse pas la saison en vie. Ce n’est qu’un pressentiment, mais il semble vraiment se retrouver acculé.

On suit enfin Della dans sa vie personnelle, et c’est un peu mieux, même si une fois chez elle, elle se retrouve à… servir un homme et se faire réprimer par sa mère. Quelle époque de merde, honnêtement. On note tout de même que la photo du premier épisode est sortie dans la presse, enfin, et ça provoque forcément des remous, notamment une petite agression de Perry alors qu’il était pépère dans sa cabine téléphonique. Vaut mieux pas être claustrophobe.

Pendant ce temps, on reprend sur l’équipe de bras cassés que sont Perry et ses associés (l’autre privé et le légiste) dont je ne connais pas le nom. Je n’arrive pas du tout à m’attacher à tous ces personnages, c’est vraiment problématique. Perry les emmène en tout cas chez lui pour… leur montrer un corps mort, celui de George, évidemment.

Oui, il a volé le corps et il le conserve dans sa cave non réfrigérée au beau milieu du désert. Eh, ça doit sentir bon. Le but est désormais de s’assurer que son pote légiste ausculte le cadavre pour lui donner de bonnes preuves, cette fois. Comme le légiste refuse, Perry s’assure qu’il lui revienne tout de même en laissant le cadavre sur un terrain de golf où il ne manque pas d’être vite retrouvé. Charmant. Le légiste est ravi.

EB l’est beaucoup moins, en revanche, parce que ce n’est pas exactement ce qu’il espérait comme enchaînement d’actions. Malgré tout, il espère que ça permettra à Emily de sortir. Il essaie donc une fois de plus de faire son job correctement, mais c’est compliqué quand tout le monde se retourne contre lui et qu’on en arrive à le menacer de perdre son job : son interlocuteur a un dossier sur lui. Si tout est fait pour qu’Emily ne soit pas relâchée, c’est parce que les vrais coupables sont probablement parmi nos méchants flics.

Or, il s’agit de leur supérieur. II les engueule donc dans l’espoir d’obtenir des informations, mais ce n’est pas bien efficace. De son côté, EB rentre au bureau particulièrement énervé, ce qui fait qu’il s’énerve une fois de trop contre Della qui le remet à sa place. La scène est géniale, mais je sens que ça va juste être un moyen de la faire culpabiliser s’il arrive quoique ce soit au boss à qui elle fait comprendre qu’il n’est rien sans elle. Elle rentre chez elle énervée, sans ramener son boss évidemment , et explique qu’elle est énervée à celle que je pensais être sa sœur mais qui est peut-être sa belle-sœur à ce stade, vu comment elle la mate et passe la nuit avec elle à l’embrasser. AH.

Est-ce que ça renforce encore mon amour de Della ? Probablement. Mais ça ne renforce pas celui de la série par contre… Bien évidemment, Perry continue de vivre sa relation amoureuse en parallèle, à base de sexe et clopes (parce que là, ouais, il y a de la nudité par contre ; mais pas pour l’acteur principal, hein), mais à ce stade-là, il faut bien que j’avoue que j’étais plus sur Twitter qu’autre chose. C’est embêtant tout de même, mais je n’arrive pas à rester accroché à la série sur ses moments plus lents, qui sont très nombreux et ralentissent le rythme pour pas grand-chose dans une enquête qui pourrait être bien plus intéressante et qui obsède toujours Perry, incapable de dormir.

Il arrive donc tôt au bureau le lendemain matin et il réveille EB dont il peut s’occuper. Quel vieux croulant, dis-donc. Il arrive encore à réunir assez d’énergie pour se rendre auprès d’Emily et lui expliquer qu’il n’arrivera pas à la faire libérer même si elle est innocente. Il craque de lui annoncer une telle nouvelle et finit par retrouver son envie de se battre, l’entraînant à faire de même. Je reconnais déjà un peu plus l’actrice que j’adore dans Glow avec cette scène qui la voit plus combattante, mais j’ai quand même hâte de retrouver la série Netflix, parce que ce n’est pas aussi bien. J’ai bien aimé ce développement d’EB, cela dit, même si j’en aimerais bien plus.

Pendant ce temps, Perry continue son enquête sur la mort de Charlie et possiblement de George en fouillant l’immeuble. Ils découvrent la cour arrière et son architecture qui est d’un coup très intéressante car elle pourrait recéler quelques secrets utiles pour eux. Ils se rendent aussitôt dans une aile entre deux bâtiments pour se faire une idée de ce qu’elle cache. Elle cache un concert de petits enfants, où Perry reconnaît comme par hasard l’un des flics véreux des épisodes précédents. AH.

Il se rend aussitôt à ses côtés pour le confronter et comprendre un peu mieux cette coïncidence.  Cela ne fait que provoquer quelques remous supplémentaires, et ça nous laisse sur un cliffhanger un peu raté, à moins que je ne sois passé à côté de quelque chose. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été aussi peu attentif devant une série. C’est super frustrant, parce que j’aime bien l’intrigue et une bonne partie des acteurs, c’est juste que le rythme n’est pas convaincant et que le passé m’énerve. Je ne vais pas repartir dans mes monologues, juste insister une fois de plus sur la lenteur et l’inutilité des morning routine d’EB.

J’exagère un peu, cela dit, parce que sa dernière morning routine est l’occasion de nous dire qu’il a l’intention de se suicider avec son four à gaz. On nous laisse là-dessus cette semaine et je félicite le personnage : je n’en avais pas grand-chose à faire de lui jusque-là, au mieux, je le détestais. Là, il semble redonner de l’espoir à Emily en lui disant de se battre, alors j’étais prêt à l’aimer… Mais le voir décider de se suicider finalement, c’est juste parfaitement abusé et trop pour moi. Je suis à nouveau énervé. Vraiment, quelle série !

> Saison 1

Perry Mason – S01E03

Chapter 3 – 15/20
J’ai l’impression que les scénaristes complexifient volontairement cette histoire pour l’étendre sur huit épisodes, avec plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas si palpitantes que ça. Leur seul avantage, c’est qu’elles apportent des personnages secondaires supplémentaires que je préfère largement aux personnages principaux. Malgré tout, je reste curieux devant cette série, mais j’en regrette vraiment beaucoup la longueur, surtout qu’il y a cinq bonnes minutes que l’on pourrait retirer sans rien changer à l’histoire ou au développement des personnages…

> Saison 1


Spoilers

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God’s with you whether you acknowledge Him or not.

J’essaie vraiment d’accrocher à cette série, mais je la trouve vraiment ingrate avec ses épisodes d’une heure qui ne nous aide pas, tout de même. Enfin, moi, ça ne m’aide pas. On reprend par une conférence de presse de la police pour accuser encore la famille du bébé mort. Cette fois, c’est donc Emily qui y passe avec un joli travail de détective… Mais un travail bien bâclé, avec des raccourcis peu efficaces…

Emily Dodson n’est toutefois pas une meurtrière d’après son avocat, EB. Il est aidé par Della qui le regarde se faire raser et raconter comme il peut la meilleure défense possible, en s’assurant qu’il ne raconte pas trop de connerie. J’ai bien aimé la scène qui enchaîne en parallèle les déclarations à la presse pour nous montrer comment l’étau se resserre autour d’Emily, malgré tout ce que peut bien dire EB.

Une fois que c’est fait on retrouve DB et son assistante en prison où ils organisent une confrontation entre Emily et son mari, légèrement vexé d’avoir été trompé tout de même. Sans surprise, ça part en vrille avec Matthew accusant sa femme des pires horreurs, y compris d’avoir tué leur fils. Ce n’est évidemment pas le cas, car ce serait trop rapide au sein de ces huit épisodes d’avoir déjà la vraie coupable, mais ça permet d’ajouter du drama à l’épisode et ça fonctionne plutôt bien.

Avant le procès, le système américain suppose qu’Emily passe tout de même devant le juge afin de déterminer si elle doit ou non aller en prison en attendant le procès, et si oui, à combien s’élève la caution. Le problème, c’est qu’Emily en prend tellement plein la tronche qu’elle culpabilise énormément et se déclare coupable.

Il s’ensuit pas mal de bordel dans la salle d’audience, inévitablement, mais finalement, avec l’aide d’EB elle finit par se dire non coupable. Malgré tout, les charges pesant sont sur elle sont lourdes et on n’hésite pas à la charger, avec une caution à 25 000 dollars. Rien que ça. Une caution aussi élevée, c’est l’assurance toutefois qu’Emiliy restera en prison pour bien longtemps en attendant le procès. Perry commence alors à avoir des doutes sur Emily, mais on peut compter sur Della pour le remettre encore et toujours dans le droit chemin.

De son côté, Sœur Alice en est encore à ses sermons, qui continue de partir en-dehors du script qu’on lui impose. Elle nous raconte ainsi que Dieu est parti, dans un discours qui semble presque tout droit sorti de Preacher du coup. Ce n’est pas bien passionnant, mais la série insiste sur la présence de Perry à ce sermon. Je ne vois pas trop ce qu’il vient faire là par rapport à l’intrigue en cours.

Cela nous est finalement révélé dans une réunion qui suit et qui permet de savoir qu’il est là parce que George Gannon est un employé de cette communauté religieuse. Il cherche donc à obtenir des informations, se confrontant toutefois à sœur Alice et tout son staff, surtout que celle-ci insiste pour dire que Dieu est dans sa vie. Oui, bien sûr. Perry se rend ensuite à la morgue pour l’autopsie de George, dont la mort n’est pas aussi simple qu’il ne paraissait au premier abord, avec d’étranges traces au niveau du coup.

Au commissariat, Perry se montre tout sympa avec une assistante, histoire de pouvoir obtenir son aide, alors que l’on comprend bien qu’il est sur la bonne piste, puis qu’il demande à parler à Drake. Il n’est évidement pas au commissariat, mais Perry réussit enfin à aller parler à Drake que je suis bien content de retrouver dans la série. Malheureusement, celui-ci n’est pas bête : il refuse de parler à Perry, craignant des représailles. Cela ne fait toutefois qu’éveiller des soupçons pour Perry, qui enchaîne avec un dîner d’affaires.

Pourtant, Drake fait bien de ne pas parler puisqu’il est aussitôt menacé par le détective bâtard qui n’hésite pas à venir le voir au marché quand il est avec sa femme enceinte, parlant évidemment du bébé.

Perry Mason, lui, passe une très bonne soirée avec toujours la même femme, avec qui il fait un petit tour en avion (pourquoi, à part perdre du temps dans l’épisode ?) et un peu de danse. Il se rend avec elle à une soirée où il espère bien obtenir des informations sur George. Bon, on ne sait pas bien qui est le prétexte dans l’affaire, puisqu’il finit par être à embrasser la femme dans une fontaine, tout de même. Au moins, sa vie romantique se porte bien, à défaut de réussir à avancer dans son affaire au rythme où il le souhaite.

Le lendemain, Perry essaie à nouveau de presser Drake pour obtenir des informations, mais c’est toujours en vain : suite aux menaces de son supérieur, Drake se montre juste plus énervé et silencieux. Il n’hésite pas à donner quelques coups à Perry, pour faire bonne mesure et pour lui expliquer que puisqu’il est flic, il a tous les droits sur Perry qui est donc le noir de la situation. Mer-veil-leux, surtout en cette période. Drake prend tout de même mal que son supérieur le menace et l’achète, leur payant à lui et sa femme des légumes trop chers pour eux. On voit bien que la situation le travaille, et on dirait bien qu’il n’a encore parlé à personne des dents trouvées en fin d’épisode précédent.

Pendant ce temps, flic-connard se rend dans une maison close asiatique, parce qu’on manquait vraiment de stéréotypes et clichés, là. Le problème, c’est que la gérante informe le flic que Perry Mason continue de fouiller et de parler d’eux, y compris dans les casinos. Il fait trop de remous ce Mason, ça va forcément mal se passer pour lui s’il continue comme ça…

On suit également la routine matinale d’EB, ce qui semble être là aussi juste l’occasion de perdre une bonne minute complète. Vraiment, on se croirait dans une série française à force… Bon, il retourne au travail où ils sont débordés par les appels de la presse et où ils finissent par apprendre qu’ils sont virés. Cela ne va pas améliorer l’état de santé d’EB qui semble avoir bien du mal avec son cœur dans cet épisode. Finalement, ils sont virés pour des raisons politiques, parce qu’il y a des secrets à déterrer sur eux, ce qui ne me passionne que moyennement : je préfère qu’on s’en tienne à l’affaire de Charlie pour l’instant, il y a déjà assez à faire, non ?

De manière surprenante, Sœur Alice décide de venir apporter son soutien à Emily directement en prison. Elle fait bien cela dit, puisqu’elle lui fait prendre conscience qu’elle n’est pas coupable du tout de ce qui est arrivé à son bébé. Bon, elle est un peu clichée à dire que ce sont les hommes qui sont responsable, mais ça marche bien d’avoir quelqu’un remettant Emily face à la réalité des choses. Et puis il était temps que la série parvienne à peu près à passer le Bechdel Test (même si bien sûr, elles parlent aussi de Matthew, mais pas pour de la romance).

Selon la mère d’Alice, Emily est probablement coupable quand même, donc au moins on voit Alice s’affirmer contre sa mère, ce qui est plutôt intéressant, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt non plus, pas plus que je ne comprends l’intérêt de suivre ses spectacles religieux en permanence, même s’il est évident que ça lui monte à la tête et que ça part en vrille quand elle se met à entendre des voix et avoir une attaque.

En tout cas, ça permet de mieux comprendre le choix de Tatiana Maslany pour ce rôle qui s’avère d’un coup plus complexe que prévu, surtout lorsqu’à son réveil de ce qui ressemble à une crise d’épilepsie, elle annonce à sa mère – et à tout un parterre de journalistes – que Dieu lui a dit qu’elle allait ressusciter bébé Charlie. Bon courage, hein !

Cela dit, ça ferait du bien à Emily. Ben oui, la vie n’est pas simple pour Emily depuis qu’elle a perdu son fils. Ainsi, Della débarque au commissariat et se rend compte que la femme censée la surveiller à tous les instants n’est pas avec elle. Les flics sont en fait en train de « l’interroger », en la frappant, de manière à obtenir des aveux. Vive la police !

Enfin, on suit également Matthew reprendre sa vie, mais j’avoue ne pas avoir encore bien saisi l’intérêt de cette scène. Perry provoque quant à lui bien des troubles à ne pas croire la version officielle de la mort de George par suicide, mais il fait bien : Drake finit par le recontacter en fin d’épisode pour lui donner la mâchoire retrouvée dans l’épisode précédent, mais aussi pour accuser ses supérieurs, évidemment.

Avant toute chose, Perry souhaite d’abord confirmer ses soupçons – et les nôtres : le bout de mâchoire que lui donne Drake correspond bel et bien à celui de George, sur son cadavre à la morgue. Ah, on avance, c’est donc l’heure de boucler l’épisode ! Chapeau bas à Drake qui conserve une mâchoire chez lui, l’air de rien, tout de même.

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