Cette saison est de mieux en mieux. Il y a fort à parier que c’est parce qu’elle se concentre sur une seule intrigue ici plutôt que de nous emmener dans plein d’endroits différents. J’aime le fait que cette saison se compose d’épisodes qui soient vraiment uniques et plus tellement en deux parties, j’aime énormément toutes les scènes de baston bien menées de cet épisode et, ouais, j’ai vraiment passé un bon moment devant cet épisode !
Spoilers
La première île de Grand Line réserve quelques surprises à nos héros.
98. 99.
Bien qu’ils soient longs, les épisodes sont de plus en plus courts grâce aux génériques de fin à rallonge et quelque part, ça me rassure. Je sais que c’est contradictoire de vouloir 22 épisodes de 42 minutes et de se plaindre que les saisons de 10 épisodes soient trop longues avec des épisodes d’une heure, mais c’est parce que je pense sincèrement que la division est différente.
One Piece s’en sort plutôt bien, cependant, parce qu’au moins, ses épisodes racontent chacun une histoire qui fait partie d’un tout plus large. C’est fou comme les séries ont du mal à proposer ça aujourd’hui. Et pour le coup, si celle-ci le fait, c’est parce qu’elle s’inspire d’un matériel qui savait le faire et date de la belle époque. Si seulement ça pouvait servir de leçon à tous les scénaristes – et surtout à tous les producteurs.
Bref, on s’en fiche, ce n’est pas ce qu’il se passe dans l’épisode. Maintenant qu’ils sont sur Grand Line, nos héros découvrent les caprices météorologiques étonnants de la nouvelle région dans laquelle ils naviguent. La série joue clairement la carte de l’économie avec le gag de Nami qui débarque toutes les trente secondes en expliquant ce qu’il se passe à l’extérieur, mais le coup de la tempête de neige fonctionne toujours aussi bien.
Luffy, pendant ce temps, fait un petit tête à tête avec Miss Wednesday. La série joue avec nos nerfs en nous montrant qu’elle est prête à s’échapper à la moindre erreur de Luffy, mais Luffy a beau enchaîner les erreurs, il parvient tout à fait à se débrouiller pour… la libérer de lui-même. Elle lui assure qu’elle ne lui veut pas de mal et ça lui suffit bien. Une petite ruse plus tard et Wednesday peut libérer 9 dans le dos de nos héros – et pourtant Zoro déteste 9 qui le nargue tout le début de l’épisode. Wednesday et 9 s’échappent donc du navire de Luffy et Usopp le résume mieux que jamais : au moins, le problème est réglé. C’est tout à fait l’humour qui fait que la série peut fonctionner sur moi.
Nos héros débarquent sur la première île de Grand Line qu’ils trouvent : Cactus Island. On notera que Luffy et ses amis changent de look et sont surpris de découvrir qu’ils sont sur une île où les pirates sont adorés. C’est hilarant de voir leur surprise, mais plutôt rassurant aussi de savoir qu’ils sont les bienvenus, contrairement aux assassins.
C’est d’autant plus rassurant que Nami a besoin d’une nuit complète pour recharger sa boussole afin que celle-ci fonctionne à nouveau. C’est plutôt amusant à suivre : les règles sont clairement établies et les personnages profitent d’une soirée de fêtes, tout en prévenant de l’arrivée possible de 9 et Wednesday. Bien sûr que les méchants de Baroque Works débarquent aussi, mais ça n’empêche pas Sanji de draguer au bar ou Nami de dépouiller une nonne. Elle ferait mieux de l’écouter au passage, aussi : la nonne lui dit de rester éloignée des cactus, mais ce n’est pas ce qu’elle fait.
En se baladant en ville, elle finit par comprendre que la ville n’adore pas les pirates et ne les accueille pas comme elle le prétend. Bien au contraire, elle les leurre, les fait boire et leur vend du sexe (demandez aux jumelles d’Usopp et Sanji) pour mieux les buter ensuite et servir Baroque Works. C’est doublement bête de se faire avoir comme ça.
Heureusement, Zoro tient bien l’alcool et sait toujours se battre. Il se retrouve ainsi à mettre KO tout le bar de la ville, sous les yeux un brin énervé de 9. Je dois dire que j’aime bien l’acteur choisi pour 9 et que, comme pour Boggy, ça humanise beaucoup des personnages que je trouvais trop perchés dans les pages du manga. Ici, ils sont perchés, mais ça fonctionne avec humour sans être dans l’excès. Eh, ça donne même des idées de costume d’Halloween, je trouve. Bref, cet épisode me plaît bien.
En plus, la scène d’action où l’on voit Zoro s’attaquer aux cent assassins qui lui en veulent, en les comptant chaque fois qu’il les met KO, c’est hilarant – et pas seulement à cause de la nonne qui l’aveugle, hein. J’avoue que Zoro est un personnage que j’aime beaucoup et je trouve vraiment réussies les scènes de combat de cette série. Ici, c’est une belle et longue démonstration de chorégraphies de combat, de décors bien employés, de gags quand il libère Usopp et Sanji, d’effets spéciaux, de musique. Non, vraiment, c’est maîtrisé et c’est pour l’instant le meilleur épisode de cette saison grâce à cette chorégraphie de combat.
Eh, ça ne fait pas tout l’action et le combat, ce ne sera pas un 20/20, mais tout de même, c’est bien foutu. Malheureusement, Zoro finit par ne plus faire tout à fait le poids quand il est face à 9 et Monday. Il y a de quoi être épuisé, aussi. Pour autant, il finit par réussir et s’en sortir.
Sans trop de surprise, Luffy décide de son côté de se mettre à manger : il quitte le bar pour une boulangerie repérée plus tôt dans laquelle il se régale. Un vrai glouton. Il baisse totalement ses défenses et ne se rend donc pas compte que l’homme qui les a accueillis dans la ville est en fait un de leurs ennemis : Mr 8. Et Mr 8, il est fort amoureux de Wednesday apparemment. Luffy est choqué qu’on l’hypnotise et l’attaque alors qu’il a été gentil avec eux. Il y a de quoi.
Il comprend surtout que Baroque Works veut leur voler le Merry, et ça, ce n’est pas possible. Rejoint par Nami qui a compris à temps le piège pour prévenir Zoro et chercher Luffy, le duo se retrouve à faire face à toute une partie de l’organisation dans les rues de la ville. Franchement, ça ne fait pas le poids des scènes avec Zoro, mais c’est plutôt amusant aussi. Bien sûr, ça permet aussi de révéler contre toute attente que Wednesday est en fait la princesse perdue et que 8 était son garde.
Nami et Luffy promettent de ramener la princesse sur son île et 8 fait diversion pour eux afin qu’ils puissent embarquer sur le navire où Usopp et Sanji les attendent déjà. Rejoints par Zoro, tous nos pirates peuvent donc partir de l’île cactus, mais pas sans sacrificier 8 au passage, ni sans laisser un sacré bordel derrière eux, ni sans ajouter Vivi au groupe. J’aime le personnage de Vivi dans les mangas, mais l’actrice est en train de me faire l’adorer parce qu’elle est absolument géniale dans ce rôle.
Cet épisode marque aussi la défaite de 9 qui doit théoriquement dire tout ce qu’il sait aux autres assassins de Baroque Works. C’est une belle manière pour nous de voir que l’amitié n’existe pas dans cette organisation… Oh, et sinon, on termine sur un cliffhanger, un vrai, pour une fois, avec l’arrivée d’une méchante sur le pont du Merry. Elle ne veut que parler, cela dit.
