Westworld – S03E06

Épisode 6 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.

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Spoilers

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I want what Dolores have.

De manière inattendue, cet épisode recommence en se concentrant sur Maeve et sa petite fille, avec des images qu’on connaît déjà par cœur mais qui évoluent un peu plus cette semaine : on y voit Maeve pleine d’espoir de retrouver sa petite… Elle est en fait manipulée par Serac qui lui montre un futur possible.

Il se trompe totalement sur ce que veut notre robot préféré – bon, OK, la mienne en tout cas : elle n’a pas besoin d’être énervée par la possibilité que Dolores détruise le paradis numérique de sa fille, par contre, de l’aide de la part d’autres robots, elle ne dit pas non. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit renvoyée dans la simulation sur les nazis. Là-bas, elle réimpose une fois de plus son pouvoir, comme toujours, en faisant déposer les armes à tous les soldats, avant de s’en prendre physiquement à eux.

Mouais. Elle n’a pas vraiment besoin de se battre contre eux si elle en a le contrôle, mais bon.

Une fois que tous les hommes sont à terre, elle retrouve Lee, ce que j’ai beaucoup aimé. Je n’ai pas caché mon amour du personnage, qu’un test de personnalité dit même être le personnage de Westworld le plus proche de moi. Ensemble, ils se rendent dans un bar pour boire un verre afin qu’elle lui explique où elle en est dans sa vie.

Bien sûr, elle est là pour le recruter et pour recruter aussi d’autres robots. Elle est donc ravie de lui annoncer son retour dans le parc, surtout qu’une surprise l’y attend. On ne le sait pas tout de suite cela dit, puisqu’elle est d’abord rejointe par son amant de toujours, Hector, qu’elle restaure afin d’enfin le récupérer. Les retrouvailles sont de courtes durées, car Maeve a hâte de rendre visite à sa surprise : une copie de Dolores, offerte par Serec.

Après le générique, on se retrouve dans une scène qui n’est pas sans me rappeler le début de Survive, ce qui n’est jamais bon signe. On assiste en effet à une sorte de réunion pour dépressifs, et pour cause : on se retrouve dans l’asile psychiatrique de William, où il est invité à partager ses pensées avec le groupe. Ce n’est pas bien passionnant : comme toujours, il part dans un grand délire pseudo-philosophique sur les raisons de notre présence sur Terre.

C’était rigolo comme scène, surtout pour la réaction des autres malades autour de lui. Une fois la séance de groupe terminée, il a droit à une thérapie personnelle où il est évidemment question du massacre du parc et d’Emily. Il est intéressant de voir que les scénaristes jouent avec la temporalité : la psy est harcelée de messages par sa famille, ce qui permet de comprendre que ça y est, ses données personnelles et son futur sont accessibles.

Elle ne les regarde pas immédiatement, préférant s’occuper de William… En revanche, elle finit en larmes quand elle jette un œil à son portable et qu’elle découvre qu’elle perdra sa licence médicale d’ici un ou deux ans à cause de plusieurs relations sexuelles avec ses patients. Du coup, son mari n’attend pas que ça arrive et prend les enfants, se barrant aussi vite que possible de leur foyer. Charmant.

Malgré tout ça, William est envoyé sur une table d’opération où on le drogue, parce que c’est à la mode cette saison, de toute évidence. Personne ne doit le prendre au sérieux quand il voit sa psy se suicider, c’est triste pour elle. Mis en isolation avec un casque de réalité virtuelle, William se retrouve donc dans un énième monde qui n’est pas le vrai monde. Très clairement, on le renvoie cette fois dans le passé, et il n’aime pas son passé avec ses parents qui se disputent – et le père qui bat la mère, probablement.

Du coup, il se montre violent dans la réalité, mordant le pauvre infirmier qui voulait juste lui donner un sédatif. Une fois sédaté, il se retrouve convié à une nouvelle thérapie de groupe qui est particulièrement géniale pour la construction du personnage. Ben oui, le groupe est constitué de William enfant, William jeune (saison 1), William homme en noir, William riche entrepreneur et lui-même, avec un psy pour mener tout ça.

Bref, la série prend le temps d’explorer encore et toujours plus la folie de ce personnage, mais c’est étonnamment efficace, surtout quand le psy lui rappelle que ce n’est pas qu’à propos de lui, tout ça. La série s’amuse bien pour qu’on apprécie le personnage de William en nous montrant que son père le torturait psychologiquement, buvant à cause de lui et lui reprochant une violence qui n’était là que pour l’imiter. Le problème, c’est qu’après trois saisons, j’ai toujours autant de mal à accrocher au personnage de William… qui se trouve une nouvelle destinée : tuer tous ses alter-égos.

C’est cathartique et j’aimerais presque être la place de ce tueur qui se défoule sur toutes les versions de William qui ont réussi à me souler un jour ou l’autre. En tout cas, j’ai toujours du mal à voir où les scénaristes veulent en venir avec William. Au moment où il annonce avoir compris qu’il est le gentil de l’histoire, Bernard et Stubbs sortent de nulle part pour le libérer de l’hôpital psychiatrique. Dans le chaos ambiant, les médecins ont abandonné William seul en pleine réalité virtuelle.

En tout cas, le monde est dans le chaos après l’intervention de Dolores et Caleb la semaine dernière. Charlotte – aka Dolores, je sais – amène donc son fils à son ex (pas vraiment son ex, je sais). Celui-ci a reçu son profil, mais il refuse de lire ce qui l’intéresse le plus, à savoir son futur avec Charlotte, dont il voit qu’elle se scarifie. Ce n’est pas rien comme choix de sa part, tout de même. Bien sûr, il a raison : il est maître de ses choix, ce n’est pas un robot qui décide pour lui.

Seulement, le reste du monde semble l’avoir oublié avec des révolutions un peu partout. Ainsi, quand Charlotte arrive au travail, c’est sans surprise qu’elle est prise à partie par des hommes de Serac qui n’hésitent pas à tuer un des membres du conseil de Delos en plein jour. De toute manière, il y a tellement de morts et de disparition dans cette apocalypse, on n’est plus à ça près semble-t-il.

Il ne reste plus que deux heures avant que Serac ne prenne le contrôle de Delos, mais c’est hors de question pour elle : elle remotive donc Charlotte au téléphone pour qu’elle se rende à nouveau dans l’entreprise. C’est abusé, mais j’ai beaucoup aimé la simplicité de la scène, notamment lorsqu’il est question de Charlotte regrettant d’avoir des sentiments et de Dolores lui rappelant qu’elles n’avaient pas le choix de conserver ces sentiments des hôtes.

Finalement, Charlotte décide donc d’accueillir Serac lorsqu’il arrive à Delos, maintenant ainsi sa couverture auprès de lui qui n’est pas censé savoir qu’il est en train de parler à Dolores, donc à son ennemie. Il fait réunir le personnel de direction pour leur annoncer des changements radicaux et son intention de trouver une copie de Dolores au sein de Delos. Evidemment, il est au courant qu’elle a des copies d’elle-même, alors c’est logique de faire des tests pour retrouver cette copie.

J’ai trouvé beaucoup moins logique que les tests ne soient pas plus poussés que ça, Serac se contentant de tests de mémoire et de parcours déviant des propositions de Rehoboham. C’est étrange, tout de même. Et c’est sacrément insuffisant : Charlotte n’hésite donc pas à faire des copies de ce que Serac demande à voir détruit, quitte à tuer un témoin gênant et un brin balance au passage.

Tout cela lui permet de découvrir que William est au Mexique, mais aussi de découvrir que Maeve est recrutée par Serac et qu’elle est en présence d’une des copies de Dolores, gentiment fournie par le français. Maeve en profite bien sûr pour confronter Dolores sur son plan. Cette dernière ne se laisse pas intimider, soulignant au passage que Maeve lui reproche ce qu’elle faisait elle-même. C’était bien trouvé, tout ça.

Et alors que Serac est en train de détruire tout un tas de robots, Dolores révèle à Maeve qu’elle ferait mieux de mieux couvrir ses arrières… Ce qui suit est d’une tristesse redoutable, mais il faut un détour dans la critique pour pouvoir mieux l’expliquer.

De son côté, Charlotte a toujours du mal à oublier que sa famille ne l’est pas vraiment : elle décide donc de tout plaquer pour les rejoindre. Ce n’est évidemment pas si simple quand on est au dernier étage de Delos : elle est détournée en chemin pour son rendre à une énième réunion du personnel, ordonnée par Serac.

Là, les exécutifs de Delos se montrent assez rebellés contre le nouvel ordre instauré par Serac… jusqu’à ce que ce dernier révèle à tous que Dolores est dans la pièce et qu’il s’agit de Charlotte. C’est excellent à voir, surtout la partie où Charlotte révèle qu’elle avait absolument tout prévu. Serac la surveillait, mais il n’avait certainement pas prévu le gaz qu’elle avait dans son sac et qui lui permet de s’échapper en faisant s’étouffer tout le monde (parfait pour le Bingo Séries ça !), sauf Serac, encore une fois en hologramme. En tout cas, j’ai bien aimé découvrir que ce qui trahissait Charlotte/Dolores, c’était la tendresse qu’elle avait pour son fils, tendresse que la vraie Charlotte n’aurait jamais eu. C’était à la fois vrai et triste, en soi, mais c’est de loin la partie de cette saison que j’ai préférée.

Grillée, Charlotte se lance dans une redoutable expédition pour sortir de Delos, expédition qui passe par les laboratoires du parc. Là, elle peut accéder à la perle d’Hector, qu’elle n’hésite pas à détruire aussitôt. Maeve perd donc son amant dont elle n’a même pas pu profiter lors des retrouvailles. C’est tellement triste à voir… mais aussi tellement expéditif.

Ben oui, Charlotte est en fuite, alors elle enchaîne rapidement : acculée par des gardes, elle n’a pas le temps de s’occuper du cas de Maeve, qui reste en vie pour souffrir encore un peu plus, mais elle récupère malgré tout cette perle de Dolores – que Serac avait récupéré dans le garde du corps de Liam, donc. Dans sa fuite, Charlotte fait preuve d’une efficacité redoutable, comme toujours, en faisant appel à un des robots de Delos vu il y a quelques épisodes – le tout pendant que Maeve obtient un nouveau corps, de même que Lee (probablement).

Malheureusement, cela n’empêche pas que Charlotte se prenne une balle qui la ralentisse… Elle parvient malgré tout à rejoindre son ex et son fils pour les mettre à l’abri, en les faisant monter dans une voiture où elle leur assure pouvoir les protéger et les garder en sécurité… Le tout pour mieux se faire exploser par un des hommes de Serac, qui tue donc le fils et l’ex. Je suis tellement dégoûté de ce revirement. On le sent arriver dès le début de la scène, mais c’est odieux.

D’autant plus que Charlotte/Dolores s’en sort. Et déjà que Dolores est énervée de base, mais là, sa version robotique en flamme et en deuil des êtres chers, ça promet de nous lancer une véritable guerre encore plus sanglante que l’apocalypse en place depuis le dernier épisode. Et wow, la prestation de Tessa Thompson, encore une fois ! On la retrouve carrément sans cheveux. That’s commitment.

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