Westworld – S03E04

Épisode 4 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.

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Spoilers

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If you want something done right, do it yourself. I shouldn’t have to explain that to you, Maeve.

Pour le deuxième épisode de ce lundi de #Sériesnement, je me suis motivé sans trop de difficulté à regarder ce nouvel épisode de Westworld, toujours avec mon test gratuit d’OCS. C’est vraiment pratique, je sens que je vais craquer et payer le temps de la diffusion de cette saison 3. Contre toute attente, vraiment, cet épisode reprend sur William en train de péter un câble. C’est fou.

Il affirme que rien autour de lui n’est réel. Pour sa défense, rien n’a l’air vraiment réel, entre le décor qui s’effondre, la salle de bain inondée et le retour d’Emily, sa fille décédée. Il est perdu face à cette Emily qu’il ne pense pas réelle, mais qui finit par lui dire que peut-être que si. C’est le problème quand on passe sa vie dans un parc entouré de robots ressemblant à des humains : on perd le contrôle de la réalité.

Il est même rapidement convaincu par Emily qu’il est lui-même un robot et envisage de se suicider… Avant d’être réveillé par Charlotte. Parfait ! Je m’étais convaincu qu’on ne la verrait pas cette semaine, alors je suis heureux de la retrouver dans cette belle barraque en désordre de William. Je ne suis pas sûr de comprendre comment William a survécu, mais en tout cas, il se laisse convaincre par Charlotte de revenir peu à peu à la réalité.

Elle lui explique en effet que sa fortune est en danger à cause d’Enguerrand : William lui a vendu des parts il y une vingtaine d’années et maintenant le français est prêt à faire un retour sur investissement en récupérant la part du vrai propriétaire de Delos. C’est donc une Charlotte quelque peu désespérée qui contacte William pour le convaincre de revenir à la société à temps pour une réunion des actionnaires où elle a besoin de son soutien pour garder le contrôle de Delos. C’est presque trop simple pour être du Westworld.

On les retrouve beaucoup plus tard dans une scène étrange où Charlotte décide de venir en aide à William alors qu’il se rase. C’est hyper bizarre, non ? Sur la fin d’épisode, les deux arrivent au lieu de la réunion pour mieux que l’on découvre que William est encore hanté par Emily. Il prend toutefois la décision de laisser ses démons derrière-lui… Comme s’il le pouvait vraiment, alors que Charlotte est en train de l’écouter parler à ses hallucinations.

De son côté, Dolores retrouve Bernard dans une belle villa qui serait celle de ce dernier. Il s’agit encore et toujours d’un entretien que les deux robots ont eu lorsque Dolores a rebooté Bernard, et ce n’est pas évident de suivre la réalité qui anime ces deux-là.

De nos jours, Bernard est à Victorville avec Stubbs qui a désormais pour unique mission de le protéger coûte que coûte. En tout cas, Bernard profite à fond du fait que son garde du corps soit un robot : cela lui permet de tester le nouveau gadget qu’il a construit – un bouton pour figer les robots. Eh, ça me rappelle ce qui est arrivé à Maeve il y a deux épisodes ça. Ce ne serait pas la première fois que la série joue sur la chronologie.

Pendant ce temps, Caleb est toujours accompagné par Dolores dans toutes ses aventures. Elle l’a bien manipulé : désormais, elle lui achète des fringues et le motive dans la quête de la personne qui a soi-disant déjà décidé de son futur (on notera que le nom du personnage est une anagramme de la baie où les héros étaient la semaine dernière en même).

En parallèle, on continue de suivre Liam, l’ex de Dolores quand elle était sous couverture. Pfiou, cet épisode nous complique la vie à suivre tant de personnages et d’intrigues à la fois. Il est convaincu par son garde du corps – aux ordres de Dolores – de procéder à un transfert de clé numérique. Une fois que c’est fait, Dolores peut agir et s’attaquer à un homme qui bosse pour la société contre laquelle elle mène son offensive.

Elle lui vole un peu de sang qui sert de clé pour entrer dans la société en question, RGGR Centennial. Par contre, le marqueur ne dure que 20 minutes, ce qui pose presque problème. Le but de tout ça ? Eh bien, avec la clé de l’homme et avec la clé de hachage de Liam, Dolores et Caleb sont en mesure de transférer l’ensemble des fonds de Liam où bon leur chante. Oh, la série nous fait un faux suspense à un moment, mais ça ne dure pas heureusement, car ça aurait été mal venu.

Le soir-même, Liam se rend à une soirée de riches masqués où il retrouve ses amis, désolé pour lui de la mort de Lara, décédée d’une overdose. Dommage, cette même Lara débarque à la soirée qui voit des mannequins s’exposer quasi-nus pour vendre… ma foi, leur corps, je pense ? Tout semble l’indiquer, surtout qu’à l’étage, on voit clairement des figurants en train de coucher ensemble quand quelqu’un s’occupe d’embarquer Liam loin de Dolores.

Quelqu’un ? Stubbs évidemment. Il en a pour son compte le pauvre : se mettre en travers du chemin de Dolores, ce n’est jamais une bonne idée. Elle envoie Caleb s’occuper de Liam, avant de nous mettre K.O le garde du corps de Bernard en le passant par-dessus le balcon d’une mezzanine, sous le regard des amis de Liam, d’ailleurs. J’ai adoré la réaction de l’amie qui trouve que la drogue qu’elle a prise est géniale, ça ajoutait pile la petite dose d’humour nécessaire à l’épisode.

En attendant, Caleb fait ce qu’il peut pour récupérer Liam, qui est en compagnie de Bernard. Le trio est surpris par le chef de la sécurité de Liam… qui bosse de toute manière pour Dolores. Il permet donc à Caleb de reprendre sa traque de Liam…

Pendant ce temps, Bernard peut parler un peu au garde du corps et tenter de savoir qui se trouve à l’intérieur de ce robot…

Ailleurs, Maeve se réveille dans un restaurant chic avec Enguerrand. Elle pense à une simulation, mais non, ce n’est que Singapour. Pour elle, ça ne vaut pas le coup par rapport à Paris. Yeah, merci Maeve ! Bon, par contre, elle découvre au passage que Paris a été entièrement détruite quand Enguerrand était enfant. Euh, ben merci Enguerrand… Non mais merci à la série pour un gros fou rire où il nous apprend qu’il a grandi à Paris mais qu’on voit un champ de blé. Sur le moment, c’était drôle, même si le but était de nous montrer la destruction de la capitale française.

Une fois ce détail réglé, oui nous ne sommes qu’un détail amis français, Enguerrand explique à Maeve l’ensemble de son plan : il veut récupérer la projection de l’esprit humain créé par le parc, mais pour cela il a besoin d’elle. En échange, elle obtient l’assurance de retrouver sa fille : le monde dans laquelle se trouve cette dernière, monde numérique, existe toujours puisque Dolores en a une clé. Il suffit don cde retrouver Dolores pour accéder à sa fille. D’un coup, Maeve est intéressée par ce qu’Enguerrand a à lui dire.

Il la conduit ensuite dans la demeure où Dolores a créé sans problème Charlotte, mais aussi d’autres alliés. Malheureusement, Maeve n’en faisant pas partie, Dolores est en train de se créer une ennemie sans même le savoir. Il est finalement révélé qu’Enguerrand est en train de torturer un homme – à sa manière – pour avoir plus d’informations sur Dolores. À sa manière ? Oh, une petite réalité virtuelle où il voit sa famille être tuée. C’est suffisant pour le faire craquer.

Malheureusement, il n’apporte aucune information importante – si ce n’est qu’il a conseillé à Dolores de se rendre auprès du « croque-mort » pour ses cinq identités. On ne sait pas encore qui c’est, mais on sait en tout cas que lui ne tardera pas à aller en voir un, puisqu’il se fait froidement assassiner aussitôt. Dans tout ça, Maeve finit par accepter de venir en aide à Enguerrand, bien énervée après Dolores à qui elle souhaite d’avoir bien profité de son avance, même si elle ne connaît pas l’identité des quatre piles qu’elle a embarquées avec elle. Nous non plus à vrai dire.

Maeve se barre en tout cas de la villa pour aller se promener dans Singapour à la recherche du Croque-mort. Elle le trouve bien vite, en s’amusant au passage à exploser l’entre-jambe d’un de ses gardes du corps. Entre ça et ses facilités à brouiller les communications sécurisées de cette croque-mort, car oui, c’est une femme, Maeve n’a aucun mal à découvrir que Dolores a récupéré le sang de Lara, mais aussi qu’elle s’est débarrassée de corps grâce aux Yakuzas. Rapide, efficace : Maeve entre donc en contact avec les Yakuzas grâce au Croque-mort.

Bien sûr, elle ne fait qu’une bouchée des Yakuzas qui gardent l’entrée de la planque d’un certain Sato, qui ne se cache pas vraiment. En même temps, les gardes sont équipés d’armes à feu électriques que Maeve n’a aucun mal à contrôler à distance ou de sabres… qu’elle maîtrise bien, on l’a vu en saison 2. Bref, elle ne rencontre aucune difficulté… jusqu’à ce qu’elle découvre que les cuves autour d’elles contiennent de quoi faire quelques robots et que Sato n’est autre que… Musashi. C’était un rebondissement inattendu, et en plus, il nous tue cette pauvre Croque-mort !

Tellement inattendu tout ça, en fait, que Maeve est rapidement convaincue que Musashi n’est pas lui-même. Elle se demande rapidement qui est derrière ce robot, pensant d’abord à Teddy avant de comprendre qu’il s’agit de Dolores. Au même moment, William comprend que Charlotte est Dolores, alors que Bernard comprend que le chef de la sécurité de Liam est Dolores. Oui, Dolores a évidemment fait des copies d’elle-même, elle n’a apporté personne avec elle en sortant de Westworld.

Putain ! C’est très exactement ce que j’avais compris en fin de saison 2 quand Dolores parlait à la Charlotte robot, mais j’avais fini par me faire dérouter de cette piste par l’ensemble des critiques de l’épisode et des intrigues qui ont suivi. J’aurais dû rester sur mon intuition première, eh ! Bon, c’est pas grave, la surprise fonctionne vraiment bien.

En plus, de cette révélation découle beaucoup trop de choses importantes : Dolores se débarrasse de Maeve en la plantant avec un sabre ; Dolores fait interner William et s’arrange pour que toutes les parts qu’il avait dans Delos lui reviennent et Dolores, encore et toujours, se révèle comme étant la grande méchante qui a détourné l’argent de Liam. Ah, c’est la classe cette intrigue !

La toute fin d’épisode voit Maeve manquer d’être achevée par Dolores/Musashi car des hommes armés débarquent au loin et l’en empêche. De son côté, William est en hôpital psychiatrique, donc, et il voit débarquer… Dolores. Décidément, on ne s’en débarrasse plus d’elle ! Ici, il s’agit de sa version robe bleue qui nous sort tous par les yeux, par contre. La dernière conversation de cet épisode est en tout cas bien cool : William nous révèle que la question qu’il s’est toujours posé est de savoir s’il est lui-même… « Bienvenue à la fin du jeu », lui répond simplement cette Dolores imaginaire. Wow, ce mindfuck, c’est hallucinant comme la série est géniale, franchement !

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Westworld – S03E03

Épisode 3 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

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Spoilers

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Do what you do best: lie.

La série ne s’embarrasse plus avec de longs résumés et nous replonge dans son ambiance en trente petites secondes, rien que ça. L’avantage, c’est qu’on découvre que tout ça va revenir sur le destin de Charlotte et Dolores, deux de mes personnages préférés de la série, avec Maeve, ça va de soi.

Avant de mourir, Charlotte a apparemment eu le temps d’enregistrer un message vidéo pour Nathan. C’est inattendu et ce sera clairement au cœur de l’épisode. Avant de savoir ce que contient cette vidéo, nous assistons toutefois au réveil de la nouvelle Charlotte. La série ne nous révèle pas encore quel robot est dans ce corps : c’est clairement un des mystères de la saison. J’ai envie de parier sur Clémentine, mais bon, elle est censée être morte.

En tout cas, Dolores donne un job clair à cette nouvelle Charlotte : elle est une pierre angulaire de son plan. En effet, pour que les robots puissent dominer le monde, ils doivent d’abord contrôler Delos. Le robot a tout de même plein de questions pour Dolores, mais cette dernière contourne l’essentiel. Finalement, la scène sert surtout de résumé et ne nous apprend rien de nouveau : en plus de celui de Bernard, il reste encore trois disques durs non attribués et, en attendant, ce robot Charlotte va retourner « à la maison »…

À la maison, c’est-à-dire à San Francisco où nous la suivons à la tête de Delos où elle a ordonné la construction de nouveaux Transformers. Pardon, de nouveau Saudis, des robots beaucoup plus flippants que les anthropomorphes. Si tout semblait bien se passer pour notre nouvelle Charlotte, elle reçoit alors une bien mauvaise nouvelle : Delos a été racheté par des actionnaires malins se servant de sociétés écran pour obtenir 38% des parts d’un coup. Enervée, notre nouvelle Charlotte en perdrait presque la face devant son assistante, Irene.

Beaucoup plus tard, dans la nuit, cette dernière révèle que derrière ces 38%, il y a Enguerrand Serrac, évidemment. C’est logique pour nous, mais pas pour elles qui sont décontenancées de découvrir l’homme le plus riche du monde comme cela, alors que personne n’a jamais entendu parler de lui. Pire, Irene est en fait terrifiée de savoir ce qu’elle a découvert : il a peur de ce que pourrait lui faire Enguerrand. Tu m’étonnes.

Malgré tout, il faut bien que Charlotte rentre chez elle, après avoir passé sa journée à tenter de contacter Dolores et écouter un étrange message vocal en bruits informatiques. Une fois chez elle, elle tombe sur Jake, qui est apparemment son ex à en croire la réaction du robot. Pour ne pas montrer qu’elle n’a aucun souvenir de la vie de Charlotte, elle décide en effet de faire ce que tous les robots de Westworld étaient programmés à faire : coucher avec Jake.

Il s’agit donc de l’ex de Charlotte, qui ne se laisse pas tout à fait faire, énervé de voir que Charlotte a encore oublié de récupérer leur… fils. Voilà donc le fameux Nathan à qui la vraie Charlotte envoyait un message le jour de sa mort ! La scène qui suit est alors traumatisante, je trouve : le robot s’occupe à merveille de Nathan, trouvant les mots parfaits pour s’excuser, exactement comme le pressentait Jake. Charlotte est après tout programmée pour mentir, alors ce n’est pas étonnant, mais c’est flippant de la voir prétendre auprès de son « fils » qu’elle l’aime, quand son regard nous dit tout le contraire. Ah lala, l’actrice est excellente.

Le lendemain, Charlotte tente en vain de reprendre son rôle de pouvoir et de contrôle, comprenant qu’elle a une taupe au sein de Delos. Cette fois, elle est clairement débordée par ce qu’il se passe. Eh oui, avec les grandes responsabilités viennent de grandes emmerdes, aussi, et notre robot découvre tout cela. Paniquée, elle décide de reprendre une nouvelle fois contact avec Dolores.

Ailleurs, Caleb s’occupe vraiment bien de Dolores. Non seulement il appelle les secours, mais quand ceux-ci sont débordés par les résultats sans queue ni tête de la machine indiquant que Dolores devrait être déjà morte, il décide de prendre les choses en main. Malheureusement, l’ambulance est immédiatement arrêtée par des policiers qui ne sont pas exactement ce qu’ils prétendent être.

Caleb le sait bien : il y a un ordre d’arrêt sur son application préférée, indiquant de faire le ménage et de récupérer Dolores. Rien que ça. La scène est vraiment prenante, avec des faux flics en civil démasqués par un Caleb qui refuse de les laisser faire. Cela mène à la mort vraiment pas cool des deux infirmiers qui n’avaient rien demandé, mais surtout à Dolores demandant à Caleb de l’aider avant ça. Et ça, c’est totalement inattendu. Non, franchement, Dolores demander de l’aide à un humain ?

Tout ça n’a pas de sens… et ce pauvre Caleb n’a pas fini d’avoir mal à la tête en y resongeant. En effet, Dolores décide de fuir la scène de crime bien rapidement après avoir tué ces deux nouveaux assaillants. Elle avertit simplement Caleb qu’il doit changer de nom et se planquer parce qu’ils le rechercheront désormais. C’est d’une clarté à toute épreuve, ça encore !

Dolores se barre donc et on la retrouve ensuite dans le hall d’un hôtel où elle retrouve Charlotte, toujours paniquée par la perte de contrôle qu’elle subit. Tellement d’ailleurs, qu’elle se retrouve à se mutiler et se percer la peau autant que possible. Le robot qui se retrouve dans la peau de Charlotte est clairement perdu, en fait : elle a l’impression que l’humaine veut reprendre le contrôle. Elle s’en confie dans une chambre d’hôtel à Dolores, avec une réalisation impeccable de la série et des plans nous montrant facilement la double identité qui nous ronge cette Charlotte.

Apaisée par Dolores qui coupe ses émotions informatiquement parlant, Charlotte révèle tout ce qu’elle sait sur Serac à Dolores, dans une scène où elles sont tellement proches qu’on dirait franchement un couple. C’est peut-être le côté « je te déshabille dans une chambre d’hôtel » qui ajoute à cette tension sexuelle entre elles, ou alors c’est le côté needy de Charlotte qui ne veut pas se passer de Dolores, ou alors c’est parce que Dolores se montre super possessive avec elle… En tout cas, cette scène est très clairement pleine de tension sexuelle entre les deux actrices qui finissent par faire la petite cuillère dans le lit. Ah bah alors ça, je ne m’y attendais vraiment pas de la part de Westworld et de ces robots.

Autrement, et comme l’avait prévu Dolores, Caleb se retrouve dans la merde car il est immédiatement recherché par tous les gens utilisant la même application que lui. J’ai hâte d’en savoir plus sur cette application, tout de même. Avant de fuir et de changer d’identité, il retourne voir sa mère pour s’occuper d’elle une dernière fois. Celle-ci ne le reconnaissant plus, on sait au moins que Caleb n’a pas grand-chose à perdre en changeant de nom.

En revanche, c’est un peu con de sa part de revenir à l’hôpital où l’attendent évidemment ses anciens alliés. Ils sont attirés à lui par appât du gain : non seulement, sa tête est à prix, mais en plus, il pourrait avoir des informations sur Dolores, qui vaut beaucoup, beaucoup d’argent sur le marché noir. Par chance pour Caleb, c’est effectivement vrai qu’il est désormais lié à Dolores.

Ainsi, celle-ci se renseigne sur lui auprès de ce que je pensais être une intelligence artificielle dans sa tête et qui s’avère être Martin, un homme proche de Liam. J’avais oublié Liam, ma foi. Bref, Dolores apprend rapidement que Caleb est dans la merde, et bizarrement, elle semble assez attachée à lui pour s’en soucier.

Alors qu’il est torturé, Caleb voit donc un robot lui venir en aide, mais pour rien : le robot est trop lourd et vite repéré par les ennemis de Caleb qui l’élimine sans mal. Une fois que c’est fait, cependant, c’est Dolores elle-même qui débarque et tue les kidnappeurs sans le moindre mal.

Le lendemain, nous retrouvons Caleb et Dolores ensemble, comme un vrai petit couple, à envisager d’aller prendre le petit-déjeuner ensemble. Oh, Caleb demande des informations à Dolores, c’est évident, mais celle-ci contourne majoritairement ses questions, se contentant de lui donner son prénom… et de lui montrer qu’elle connaît déjà par cœur sa commande dans le restaurant où il se rend tous les 23 février.

Pas du tout flippant. Dolores lui explique donc qu’il est surveillé depuis un moment, puis lui sort un script qui raconte le jour où sa mère a décidé de l’abandonner dans ce restaurant, un 23 février donc, quand il avait 8 ans. Ce jour-là, une serveuse, Sara, l’a pris en pitié et s’est occupé de lui. Caleb est légèrement énervé de découvrir qu’une inconnue connaît son pire souvenir, et elle lui explique alors que c’est la société Incite qui est à blâmer.

Ce sont eux qui compilent les informations sur tout le monde pour créer des composites à leur image et qui manipulent tout le monde pour les faire devenir ce qu’ils veulent. Bon, on est dans le degré au-dessus niveau complot, là. Malgré tout, Caleb est bien forcé de la croire et de partir faire une balade avec elle au coucher du soleil. Eh, la journée est passée bien vite. En cette fin de journée, Dolores propose à Caleb de se rendre sur une promenade au bord de mer toute jolie.

Le but ? Lui expliquer que c’est là qu’il se suicidera d’ici dix à douze ans. Intéressant tout ça ! C’est calculé par la machine de l’épisode 1 qui est capable de prévoir les choses avec beaucoup de précision. Et pour énerver encore plus Caleb, Dolores montre à celui-ci les commentaires qui existent en ligne sur lui : mariage et enfants non recommandés… En fait, c’est simple : Incite a décidé qu’il était trop risqué d’investir sur lui parce qu’il risquait de se suicider, mais à ne pas investir sur lui, il s’assure de son suicide.

Tout ça, c’est du pain béni pour Dolores qui n’a aucun mal à manipuler Caleb à partir de là : il était tout aussi en cage qu’elle finalement. Je ne comprends pas bien, pour le moment, l’intérêt de Dolores de faire équipe avec Caleb, et c’est un peu là que ça pêche pour la série cette semaine. En tout cas, c’est sympathique de voir une nouvelle alliance se créer entre robot et humain. Ce pauvre Caleb n’a aucune idée de ce qui l’attend, parce que clairement, Dolores le trahra sans le moindre doute, non ? En tout cas, c’était un sympathique concept de faire le tour de la vie de Caleb comme ça.

On connaît son passé, son présent (grâce à l’épisode 1) et son futur. Maintenant, on est investi dans le personnage autant que dans les personnages que l’on connaît depuis la saison 1… C’est plutôt malin !

De son côté, Charlotte se réveille seule dans sa chambre d’hôtel. Il y a de quoi être dégoûtée, franchement, après une nuit toute douce avec Dolores. Pourtant, elle retourne au travail où elle découvre que si la taupe n’a pas été retrouvée, le message vidéo de Charlotte à son fils l’est, lui. Notre intelligence artificielle robot regarde ce message où Charlotte chante à son fils et s’achète au passage un cœur, apparemment.

Ne nous voilà pas dans la merde si les robots développent ce genre de liens et de sentiments avec des humains – on savait déjà que l’instinct maternel pouvait être fort avec Maeve. Charlotte décide donc de s’occuper à merveille de son fils : en retard pour aller le chercher à l’école, elle ne sera pas tout à fait absente dans la vie de Nathan cette fois. Elle le retrouve donc dans le parc à côté de l’école, où il est avec un certain Thomas le laissant caresser son chien.

Le truc, c’est que ce Thomas n’est pas un enfant comme on pouvait le supposer, mais bien un adulte qui profite de tout ça pour toucher la main de Nathan. Charlotte comprend donc qu’il est un prédateur sexuel et, si elle se montre toute gentille devant son fils, n’hésite pas à l’étrangler dès que Nathan a le dos tourné. Thomas meurt donc des mains de Charlotte, regrettant probablement d’avoir coupé les caméras pour pouvoir enlever Nathan.

Une fois Thomas mort, en plein jour au milieu du parc, Charlotte vole son chien pour le ramener à Nathan dont elle a décidé de s’occuper, en cachant à nouveau le prédateur en elle. C’est tout le commentaire de l’épisode : on cache le prédateur en nous, mais il est toujours là. Pourtant, il est en train de dompter le prédateur en ce robot de Charlotte.

Ainsi, le soir même, Charlotte regarde à nouveau le message enregistré par l’humaine avant sa mort, et elle se retrouve carrément à pleurer devant. C’est d’une tristesse ; à la fois pour l’humaine et pour le robot. En chemin vers chez elle, Charlotte réécoute le début des messages étranges qu’elle recevait sur son portable depuis le début et qui se mettent à faire de la musique désormais. Cela lui permet aussi de rappeler son correspondant pour la première fois et de demander à le rencontrer.

Sans surprise, la communication stoppe et sa voiture est déroutée pour l’emmener dans une somptueuse maison. Eh, les voitures du futur sont superbes, mais ça commence à faire beaucoup de piratage, je ne suis pas sûr d’avoir envie d’en avoir une. Sans surprise non plus, la voiture amène donc Charlotte chez Serac. Ainsi, il est révélé que la taupe de Delos n’était autre que Charlotte elle-même. L’arrivée chez Serac est intéressante, avec un peu de français et la révélation claire du plan de Serac : il veut récupérer les données de Westworld.

Charlotte est à la tête de ce plan, puisqu’elle l’a suggéré à Serac, mais c’est une information qui pourrait franchement déstabiliser notre robot qui se retrouve à devoir jouer sur quatre tableaux à la fois. Ben oui, elle veut s’occuper de Nathan, elle doit gérer Delos, répondre aux ordres de Serac ET à ceux de Dolores. Cela fait beaucoup d’un coup et ça rend le personnage encore plus complexe qu’en saison 2. Je suis carrément fan de Charlotte, encore et toujours. Et de la série aussi, même si j’aurais aimé un épisode se concentrant sur tout le monde plutôt que seulement sur Charlotte.

En tout cas, la fin de l’épisode est intéressante : on y apprend que les données des hôtes sont perdues, car cryptées sans que personne n’en possède la clé. Personne ? Eh, c’est faux : Dolores l’a, et on le sait. Non seulement, on le sait, mais Enguerrand Serac aussi le sait. Il menace donc Charlotte en lui disant qu’elle n’a plus beaucoup de temps pour retrouver cette clé, avant que l’on ne découvre qu’il n’était qu’un hologramme. Arf.

Bon, et sinon, pour en revenir au Bingo Séries que j’ai totalement délaissé ce mois-ci, je dois dire que j’ai cru compter 8 scènes de nuit pour 7 de jours, avec deux scènes où on ne sait pas bien s’il fait jour ou nuit. On va dire que ça passe pour le point impossible autant de jours que de nuits, non ?

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Westworld – S03E02

Épisode 2 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.

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Spoilers

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Told you, we’re leaving this world.

C’est reparti pour une heure d’épisode, parce que pourquoi faire court quand ona tout le temps du monde pour le voir en plein confinement, hein ? D’ailleurs, on est tellement dans le confinement que le CDC nous met des petits messages d’avertissement sur les gestes barrières, youpi. Bref, si on parlait de Westworld ?

L’épisode se concentre sur Maeve comme promis dans le cliffhanger de la semaine dernière, et c’est tant mieux, parce que j’adore son personnage et qu’elle m’a énormément manqué. Oh, le résumé nous indique que ce ne sera pas la seule dans l’épisode, puisque l’on va encore suivre Bernard. Mais avant tout, revenons à Maeve, donc, et aux nazis en Italie. Bien évidemment, Maeve s’appelle Eva chez les nazis et elle vit de fortes émotions.

Bienvenue dans le parc ! Maeve redécouvre clairement son monde et le fait qu’elle ne parle pas anglais, mais ce n’est pas grave, parce qu’elle retombe vite dans ses schémas. Elle retombe ainsi sur son amant Hector qui l’emmène dans une vraie série d’espionnage nazie. C’est passionnant, même si on ne comprend rien : la série continue de tout déchirer sur le plan de l’esthétique léchée, de la musique qui change d’ambiance, de l’intrigue complexe, avec des soldats cherchant des plans volés…

On est rapidement embarqué dans une course poursuite qui se fait au milieu d’une ville médiévale magnifique puis sur une base militaire avec un avion. Pfiou. Ils ont les moyens financiers encore cette année, les acteurs ont dû kiffe le tournage. En tout cas, c’est très étrange de se réadapter à une nouvelle période de l’Histoire après l’épisode de la semaine dernière, mais les scénaristes jouent encore et toujours avec notre compréhension.

Ainsi, alors que l’on imagine Maeve en train de s’échapper d’un parc avec Hector, comme toujours – comme elle est en train de l’imaginer – elle se fait soudainement appeler Isabella. Du coup, elle met fin d’elle-même à la course poursuite et finit par se suicider, sachant très bien qu’elle est coincée dans un scénario où rien n’est vrai. Sa dépression n’est pas sans me rappeler Inception.

Par contre, le reste de son intrigue nous la ramène en saison 1 : elle se réveille nue sur une table d’opération où deux scientifiques s’occupent d’elle en ne comprenant pas comment elle a pu tomber si bas alors qu’elle avait tant de succès dans le parc. La série nous prend alors par surprise, vraiment, en nous laissant Maeve errer dans le laboratoire et retomber sur ses acolytes de la saison 2. Ainsi, Lee, le scénariste bossant toujours pour Westworld aurait survécu et empêche au dernier moment un vrai suicide de Maeve.

Vous avez bien lu : Maeve, le robot, traverse clairement une phase dépressive et envisage de se suicider, mais elle est sauvée par un humain auquel elle tient. La série change du tout au tout dans ses dynamiques, là. En plus, Lee était bel et bien mort en saison 2, alors il reste le suspense de savoir s’il est un robot ou pas. J’adore l’idée.

Lee nous explique rapidement la situation de Maeve : elle est à Warlord, le parc le plus proche de… La Forge. Ouep, celle-ci ne serait pas tout à fait détruite et permettrait à Maeve de retrouver sa fille et ses proches qui sont déjà passés de l’autre côté. J’ai trouvé ça quelque peu redondant de repartir sur cette intrigue, mais en même temps, ça mène à un autre réveil de Maeve dans le parc. Elle essaie bien sûr de convaincre Hector de venir à elle dans sa quête pour la Forge, mais ce n’est pas si simple.

Si Maeve est capable de marcher en forêt ou monter à cheval avec des talons, elle n’est ps fichue de convaincre Hector de venir avec elle. Tant pis. Elle retrouve malgré tout Lee et se rend aussitôt vers la Forge avec lui. C’est extrêmement rapide, mais ça mène Maeve dans une sacrée impasse : elle n’est jamais venue à la Forge auparavant. Très vite, il est évident que Lee est bel et bien un robot : il pose beaucoup trop de questions sur le fonctionnement de la Forge et sur ce qui a pu se passer. Il paraît évident que Delos veut juste savoir si d’autres robots peuvent s’échapper.

Maeve s’en rend compte un tout petit peu après moi, mais en même temps, je m’en suis méfié dès le départ, moi, alors ce n’est pas étonnant qu’elle soit plus longue à la détente la pauvre. Par contre, si cette révélation là m’a laissé de marbre – j’étais triste pour Lee, mais j’ai fait mon deuil il y a un an et demi – la révélation suivante a complétement fonctionné sur moi : Maeve n’est même pas dans la réalité, elle est dans une réalité virtuelle où personne ne peut la reconnaître car les concepteurs ne savent pas quels liens elle a entretenu avec les autres membres de Westworld. C’est plutôt brillant de leur part, mais j’adore le fait que Maeve ne se laisse pas avoir, comme d’habitude.

Il n’était pas très habile d’avoir Lee en train d’embrasser Maeve, pas plus qu’il n’est malin d’avoir un Lee si altruiste et si obsédé par Maeve quand il n’a toujours été obsédé que par lui, comme elle le souligne. Maeve est toujours aussi géniale en tout cas, à souligner l’incompétence, la flemme et la stupidité humaine qui lui laissent une porte de sortie en-dehors de cette cage virtuelle qui n’existe donc pas.

En effet, il suffit de surcharger la matrice pour qu’elle bugue bien rapidement. Profitant du bug, Maeve décide alors de changer le scénario de l’histoire qu’elle doit mener avec Hector : elle sait que les soldats nazis cherchent une carte, elle décide donc de la dissimuler au sein de tous les costumes de soldats, en plus de celui d’Hector. Très rapidement, elle provoque donc une fusillade et un bug général de la matrice dans laquelle elle est.

Grâce à cela, elle est capable de prendre le contrôle de l’environnement autour d’elle, y compris la tablette de Lee qui lui permet d’accéder aux caméras de surveillance de la base dans laquelle elle est enfermée. Les humains n’ont pas le temps de se rendre compte du piratage, en plus, parce que la simulation se déroule dans beaucoup plus rapidement que le monde humain. Ce n’est pas de bol : cela permet à Maeve de détourner un robot pour s’enfuir.

Malheureusement pour elle, c’est un échec : le robot provoque pas mal de dégâts, mais il ne parvient finalement pas à s’enfuir, étant détruit par de nombreuses balles de fusils…

En parallèle, dans le sud de la Chine, on retrouve Bernard dans son bateau de pêcheur l’emmenant dans un parc Westworld. S’il avait l’air flippé le chinois, il ne l’est plus tellement aujourd’hui et dépose Bernard sur la côte sans hésiter… Ainsi donc, notre parc se trouvait en Chine depuis le départ. Bernard se balade tranquillement dans le parc et retourne dans les laboratoires sous-terrains.

C’est l’occasion pour lui de découvrir ce que l’on soupçonnait déjà : Stubbs, le chef de la sécurité, est bien robot. S’il a tenté de se suicider, c’est parce qu’il a été incapable de protéger les hôtes du parc. Dès lors, il n’avait plus de raison d’être et sa mission était de se suicider. Bon, le nouveau duo Bernard/Stubbs a eu du mal à me convaincre : Stubbs est rapidement réparé, parce qu’il a de nouveau quelque chose à faire maintenant que Bernard est là.

Celui-ci explique qu’il est de retour au parc pour empêcher Dolores de détruire l’espèce humaine. Rien que ça. Pour cela, Stubbs comprend que Bernard cherche un autre robot capable de l’arrêter, et ça ne peut être que Maeve. Le duo se retrouve donc en quête pour retrouver Maeve, avec Stubbs affirmant que son rôle est de protéger Bernard quoiqu’il arrive. C’est pratique d’avoir un garde du corps comme ça, si facilement et si dévoué.

Pour retrouver Maeve, Stubbs propose à Bernard de se rendre dans un stock de robots nus et désactivés. C’est effectivement là qu’ils la retrouvent… mais sans son cerveau, son disque dur ou quoique ce soit lui permettant de fonctionner. Forcément, puisqu’elle est dans son monde virtuel, c’est logique. Rapidement, Stubbs et Bernard se retrouvent dans le parc 4, encore en fonctionnement finalement (wtf ?) et se baladent au milieu de robots dignes de nous pondre Game of Thrones. Franchement, il y a du recyclage de la part d’HBO, non ?

Qu’importe : l’essentiel à retenir est que Bernard ne peut trouver Maeve dans les systèmes informatiques et qu’il a alors besoin d’une introspection. Ce n’est pas de bol pour Stubbs qui se retrouve à devoir gagner du temps pour lui quand des membres de la sécurité les surprennent. Bon, ce n’est rien que Stubbs ne peut gérer cependant, et il gère ça avec beaucoup de délicatesse pour un robot, refusant de tuer si ce n’est pas nécessaire.

Finalement, il est donc a priori temps pour Stubbs et Bernard de se séparer comme ce dernier veut quitter le parc… mais en même temps, avoir un Stubbs chargé de vous protéger à 100% de son temps et de son envie, ça rend accro. Ainsi, Bernard réécrit les fonctions principales de son ami pour qu’il le protège à tout prix.

L’épisode se termine sur une drôle de scène où Maeve se réveille à proximité de Vincent Cassel. WTF. Cette fois, Maeve serait bien dans la réalité auprès d’un nouveau multimilliardaire avec les plein-pouvoirs : il s’appelle Enguerrand Serrac et il lui explique qu’il est en pleine guerre, une guerre perdue d’avance. En effet, il a peur de Dolores notre petit Enguerrand.

Son but est donc tout simplement d’embaucher Maeve pour s’occuper du cas de Dolores et la tuer. C’est excellent ça comme plan pour la suite de la série, mais Maeve étant ce qu’elle est, elle refuse évidemment de le faire – elle n’a rien à y gagner… à part peut-être retrouver sa liberté. Et oui, sans trop de surprise, notre nouveau riche tout puissant a trouvé le moyen de bloquer à nouveau Maeve : en bon robot docile, elle ne peut donc faire autrement que s’arrêter dans sa tentative de meurtre quand il appuie sur un robot. D’une prison à une autre, le chemin fut court pour Maeve…

> Saison 3

Westworld (S03)

Synopsis : Dolores s’en va en guerre contre le monde des humains, avec cinq « piles », les disques durs contenant le cerveau des robots, sur elle. Elle nous recréé Bernard et un robot à l’effigie de Charlotte pour lui venir en aide.

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Pour commencer, je n’ai pas tellement envie de m’éterniser sur cette introduction, parce que je me suis remis toute l’histoire en tête dans l’article de samedi, que je viens juste de relire, et que j’ai vraiment peur de tout ré-oublier et de perdre le fil.

De toute manière, je suis un vendu : je peux déjà vous dire que je vais adorer cette saison 3 sans en avoir vu la moindre image et sans savoir exactement de quoi il va être question. Si je devais écrire une introduction plus longue, j’entrerais simplement en détail sur le pourquoi du comment, avec mon amour du générique, du casting, des scénaristes et de la complexité de l’histoire. Que des choses qu’on a déjà lu ailleurs sur mon blog, finalement. Alors pourquoi perdre du temps à le redire de manière plus approfondie, hein ?

C’est parti !

Note moyenne de la saison : 18/20

S03E01 – Parce Domine – 18/20
Si c’est toujours aussi bon de retrouver cette série et ses acteurs, cet épisode qui fait la durée d’un film (1h10, franchement !) est franchement particulier car il renouvelle totalement l’ambiance et nos habitudes : il n’a plus rien à voir avec la saison 2 ou presque. Je m’en doutais un peu vu le point de départ promis pour cette nouvelle saison, mais ça perturbe malgré tout. En tout cas, le verdict est positif : la série est au top de sa forme, le changement de genre lui réussit très bien. Reste à tout comprendre maintenant !
S03E02 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.
S03E03 – The Absence of Field – 20/20
Quand l’un de mes personnages préférés est tellement au centre de cet épisode qu’on le complexifie au point de le rendre encore plus passionnant, je ne boude pas mon plaisir. Franchement, la thématique de l’épisode est très claire et explicite : il est question de savoir ce qui fait l’identité d’une personne. On suit donc deux personnages sur trois face à une crise identitaire, et c’est excellent, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue, toujours au même rythme.

Voir aussi : Performance de la semaine – Tessa Thompson (#82)

S03E04 – The Mother of Exiles – 18/20
Après la crise d’identité de la semaine dernière, nous voilà dans la crise de réalité : qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Ce n’est pas évident d’apporter une réponse à ses questions dans une série où les robots ressemblent aux humains de manière quasi-imprévisible. En tout cas, l’épisode est un bon condensé d’action et d’intrications d’intrigues qui mènent à une révélation aussi inattendue que prévisible. Bref, c’était génial, comme chaque lundi.
S03E05 – Genre – 16/20
C’est la première fois, je crois, que j’ai tant de mal à accrocher à un épisode de la série : j’ai eu l’impression de ne jamais tout à fait rentrer dedans, probablement à cause de son jeu sur les genres. Pourtant, il y avait de très belles idées et une réalisation vraiment incroyable encore cette semaine. Les producteurs retrouvent des thèmes qui leur sont chers et qui étaient sous-exploités jusque-là dans la série… D’un côté, ça donne l’impression qu’on avance à grands pas vers la fin, d’un autre côté, j’ai l’impression que ça casse quelque peu l’originalité de la série.
S03E06 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.
S03E07 – Passed Pawn – 16/20
La réalisation est toujours impeccable, le casting aussi… mais je n’accroche pas tellement à la tournure de l’intrigue de cette saison qui s’éloigne trop à mon goût de ce qu’était la série pour plonger dans des histoires qui semblent tomber comme un cheveu sur la soupe. Elles sont pourtant annoncées depuis un moment dans la série et tout est lié comme il se doit… Seulement, quelque chose me fait décrocher de ce condensé d’action que je devrais adorer, parce que les révélations ne sont pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et le tout finit par être poussif.
S03E08 – Crisis Theory – 18/20
La saison 3 offre une jolie conclusion, qui pourrait à quelques minutes près être une fin de série. Tout est beau, du casting aux effets spéciaux, en passant par la réalisation, les chorégraphies, la mise en scène, l’écriture… Et pourtant, cette semaine encore, j’ai eu du mal à me plonger dans la série que j’adorais tant il y a encore quelques épisodes et qui est désormais excellente, certes, mais plus aussi innovantes. Elle se rattrape bien en cours de route, mais vraiment, il y a des passages qui me laissent sceptiques. Je serai quand même au RDV pour la saison 4, c’est évident !

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