You’re the Worst (S05)

Synopsis : En fin de saison 4, Jimmy et Gretchen décidaient enfin, après une longue saison d’errance pour les deux, de se remettre ensemble, alléluia. Cela se fait au détriment de Boone, le pauvre. Lindsay ? Elle avait la merveilleuse idée de proposer à Becca d’être la mère porteuse de Paul (ce qui n’a aucun sens ni logique… mais bon, c’est Lindsay). Quant à Edgar, il finissait sans ami, et n’évoluait pas tellement. Il devra se consoler avec le mariage de Jimmy et Gretch, prévu pour le mois d’octobre… il était donc plus temps que de nous sortir cette saison !

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Pour commencer, j’ai tellement été déçu par la saison 4 que je suis soulagé de savoir que cette saison 5 est la dernière. Cela dit, je suis à peu près sûr que je vais être au fond du gouffre quand la série sera terminée, car j’en ai adoré les premières saisons et que je compte bien sur celle-ci pour se remettre au niveau excellent des premiers épisodes.

Tout ce que j’en sais, pour l’instant, c’est qu’il va être question du mariage tant attendu parce que j’ai vu passer un tweet qui était une invitation au mariage de Gretchen et Jimmy. Je me suis senti un brin spoilé par la photo qui accompagnait le tweet, mais je ne vais rien dire car j’ai hâte de retrouver ces personnages, en espérant qu’ils arrêtent d’être de simples caricatures d’eux-mêmes. La fin de saison avait remonté le niveau, tous les espoirs sont permis.

Allez, j’appréhende un peu d’être déçu, mais je clique sur play sinon je ne le ferai jamais… Déjà que j’ai préféré bosser toute la journée plutôt que me jeter sur l’épisode, faut arrêter le délire à un moment !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S05E01 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.
S05E02 – The Pin In My Grenade – 18/20
La série reprend enfin un format plus classique cette semaine, et ça lui réussit très bien : on retrouve tous les personnages au meilleur de leur forme, et ça faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Si toute la saison suit ce schéma, on est bon pour une fin de série qui sera parfaite et à la hauteur – même si oui, une partie de cet épisode allait trop loin. Too far but far too good.
S05E03 – The One Thing We Don’t Talk About – 15/20
Bon, force est de constater que je vieillis mal – ou alors c’est la série ? Je suis beaucoup moins fan qu’avant. Il me reste le personnage de Gretchen, il me reste le couple principal, mais alors autrement, tous les autres ont fini par me souler maintenant. C’est dommage pour une série qui a une époque était une de mes préférées.
S05E04 – What money ? – 16/20
Bien aidé par une situation de base originale et marrante, cet épisode remonte un peu en niveau, en rendant de nouveau ses personnages supportables. Je ne suis pas convaincu par l’ensemble des directions prises par l’épisode, mais ça se tient du côté de l’humour, alors je peux encore leur pardonner, je pense.
S05E05 – A Very Good Boy – 14/20
Il est vraiment temps que ça se termine, parce que je trouve que la série en arrive à avoir du mal à rester fidèle à ses personnages dans cet épisode qui les voit agir de manière peu naturelle pour leurs caractères. Beaucoup de ficelles paraissent également beaucoup trop grosses et j’ai du mal à reconnaître la série que j’adorais. Certes, il y a de bons gags, mais il est loin le temps où j’étais mort de rire !
S05E06 – This Brief Fermata – 14/20
La structure de l’épisode a beau être sympathique, elle ne l’empêche pas d’être bien trop prévisible. Le problème, c’est donc que j’ai attendu toute une moitié de l’épisode une « révélation » qui n’en était pas une, avant de devoir attendre une autre moitié d’épisode pour en découvrir les conséquences. Et c’était donc déjà fini quand ça aurait pu m’intéresser. Ce n’est pas ça cette saison !
S05E07 – Zero Eggplant – 15/20
Il y avait de bons moments dans l’épisode, mais comme d’habitude, les deux trois gags qui prennent encore sur moi ne compensent plus toute la lourdeur de la série, ni ses défauts. C’est dommage. Je ne sais pas si c’est la série qui vieillit mal ou moi : peut-être que je suis moins fun qu’avant ; après tout, c’est une série qui part du postulat de nous présenter la vie merdique d’un couple destructeur, et plus je vieillis, moins j’ai envie de relations destructrices. Ou alors, c’est juste de plus en plus médiocre ; au choix.
S05E08 – The Pillars of Creation – 06/20
Ce qui devait arriver arriva : voici l’épisode hors sujet de la saison, celui se concentrant sur les personnages secondaires. Et comme prévu, il n’est pas au niveau lui non plus. Il ne reste plus beaucoup d’épisodes, mais vraiment, je me force de plus en plus à rester devant cette saison qui ne parvient pas à être au niveau. Une réalisation impeccable, ça ne fait pas tout.
S05E09 – Bachelor/Bachelorette Party Sunday Funday – 17/20
Ouf ! Voilà donc pourquoi je continue de regarder cette série. En capitalisant sur de vieux concepts, elle parvient à fournir l’un de ses meilleurs épisodes de la saison. C’est vraiment cool de voir qu’ils ont toujours en eux de quoi fournir d’aussi bons épisodes. Espérons juste que la fin de saison continuera dans cette direction.
S05E10 – Magical Thinking – 15/20
Je m’attendais à vrai dire à pire en lançant l’épisode, mais j’ai bien ri, même si une fois de plus certaines intrigues partent sévèrement en vrille durant ces vingt minutes. Je ne sais pas trop comment les trois épisodes restants pourront fournir une conclusion satisfaisante, mais cet épisode n’était pas trop mauvais, c’est déjà ça.
S05E11 – Four More Goddamn Days – 13/20
Ravagés. Ils ne sont pas les pires comme le suggère le titre, non, ils sont tous ravagés dans cette série. Et je crois que ça s’applique aussi aux scénaristes qui n’ont pas réussi à construire une dernière saison aussi intéressante que les premières. Le compte à rebours vers la fin est lancée, mais la vérité, c’est que ça me passe un peu au-dessus désormais. Je regarde encore parce que je ne vais pas m’arrêter si proche de la fin. C’est tout.
S05E12 – We Were Having Such A Nice Day – 13/20
L’avant-dernier épisode de la série ne redresse ni la barre, ni le niveau. Je ne suis pas fan des décisions prises du côté des intrigues de la saison, et c’est naïf d’avoir cru que ça pouvait encore changer pour cet épisode. Il faut me faire une raison, le dernier épisode approche et la série n’aura pas réussi à me rappeler ce que j’adorais tant dans les premières saisons.
S05E13 – Pancakes – 17/20
C’est improbable, mais ce dernier épisode mérite une bonne note puisqu’il réussit à surprendre tout en proposant une vraie conclusion à l’ensemble des intrigues. Clairement, il y a des choix que je trouve stupide pour cette fin de série, mais d’un autre côté, la série parvient à rester crédible, ce qui n’était pas gagné après les deux dernières saisons. Je suis content de pouvoir me dire qu’elle aura bien fini malgré tout, en réaffirmant une fois de plus la justesse de son titre.

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You’re the Worst – S05E01

Épisode 1 – The Intransigence of Love – 15/20
Plus tard dans la saison, j’aurais probablement écrit de cet épisode qu’il était absolument génial et brillant. Seulement, nous ne sommes pas plus tard et pour une reprise, c’était trop long à mettre en place, voir ennuyeux par moment. C’est franchement dommage car la fin remonte totalement le niveau et nous rappelle que la série sait se montrer brillante. C’est le cas dans cet épisode, il est brillant… mais ce n’est pas génial pour une reprise après un an d’absence à l’écran.

Saison 5


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Do you think it’s because we don’t have a love story ?

La saison commence au cœur des années 90 dans un magasin où nous suivons deux vendeurs de VHS et albums qui sont en désaccord profond : l’un veut vendre un peu de tout et l’autre en a marre de se contenter de vendre uniquement les dernières sorties. Alors disons-le tout de suite, ce n’est pas parce qu’il y a un grand carton du film Buffy qu’ils arrivent à me convaincre que ça va être bien. Sans le générique, j’aurais fini par me dire que je n’étais pas sur le bon épisode, et pourtant si.

Après celui-ci, on retrouve le vendeur hipster avant l’heure qui est ravi d’enfin vendre la sélection de cassettes qu’il a fait de films à voir, qui s’inspire de la liste d’un prof de fac. Bon, pourquoi pas, j’aime bien les épisodes qui prennent un peu par surprise, mais ça s’annonce long : l’idée est de suivre la romance qui va s’instaurer entre ce personnage et l’acheteuse qui lui demande trouver un film totalement introuvable pour prendre un verre avec lui.

Heureusement, son collègue est capable de hacker l’internet, ce qui me fait au moins un point de Bingo. Les scénaristes partent dans un grand délire de réalité virtuelle où le personnage finit par dérober le film à un français, mais ça n’a plus ni sens ni cohérence, parce qu’il retire son casque de réalité virtuelle et se retrouve avec la VHS en main. Bien sûr, bien sûr. Il a au moins le film « The Intransigeance of Love » qu’il cherchait.

On enchaîne avec la mort de la Diana qui est l’occasion pour Jake, le vendeur dépressif, de retrouver la fille qu’il souhaite emmener boire un verre. La rencontre se passe extrêmement bien, malgré la circonstance étrange, mais est interrompue par un pote (ou le copain ?) de la nana qui n’est qu’un gros con avec Jake et son collègue, Greg. Ce n’est vraiment pas passionnant et ça accentue la dépression de Jake qui se retrouve à attendre encore et encore le passage de la nana pour regarder avec « The Intransigeance of Love ».

Elle met beaucoup, beaucoup de temps à le faire, mais quand elle vient, il cède immédiatement. C’est une nuit de pluie tout ce qu’il y a de plus cliché, il est question d’amour et rapidement, ils font l’amour et couchent ensemble. Après ça, elle se réveille affamée au milieu de la nuit et se dirige vers le comptoir du magasin. À la porte, elle aperçoit son mec qui vient s’excuser et hop, elle abandonne Jake.

Plus de la moitié de l’épisode est passée pour nous montrer ça, ce qui aurait pu tenir en quatre ou cinq minutes franchement.

Même si on aperçoit Gretchen et Jimmy nous expliquer rapidement qu’ils sont en train de raconter « leur » histoire, je ne vois pas bien l’intérêt de tout ça. Quand on reprend le flashback, on suit toujours la même histoire, mais cette fois-ci interprétée par Jimmy et Gretchen. Il est assez clair qu’ils racontent leur histoire d’amour à quelqu’un en modifiant totalement au fur et à mesure qu’ils improvisent, et en s’inspirant de nombreux films. Les deux personnages finissent par se retrouver pour un nouvel an ensemble, où ils ne font que se croiser et s’embrasser aux douze coups de minuits.

Evidemment, ils sont rapidement séparés par la force du destin, et tout les monde les prend pour des fous à ne pas continuer de se voir alors qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Quelques temps plus tard, « Gretchen » a fini ses études de cinéma et est devenue une réalisatrice de talent, qui propose le film « Le France » à un festival (Cannes ?). Là, elle reçoit une question d’un membre du public qui n’est autre que « Jimmy ». C’est totalement ridicule et une bien mauvaise parodie de Coup de foudre à Notting Hill, mais ce n’est pas fini.

Jimmy surenchérit en effet, avec une parodie de Fight Club cette fois, qui nous explique donc que le collègue de Jake/Jimmy n’a jamais existé. Sans déconner. Ils ont fait une parodie de deux des quatre films que j’ai revus récemment pour compléter mon poster des cent films à voir avant de mourir, là. Bon, il y avait plein d’autres références tout du long cela dit.

Leur belle histoire d’amour improbable s’arrête là, après deux bouteilles de champagne et bien des mensonges. Evidemment, ils sont toujours les pires : ils racontaient tout ça à des organisatrices de mariage qu’ils ne risquent même pas d’embaucher, profitant juste du champagne et passant leur temps à se contredire et essayer de casser l’histoire de l’autre, parce que ce sont Gretchen et Jimmy. OK, OK, l’alchimie entre eux est toujours là et cette fin d’épisode est excellentissime, mais j’ai du mal à pardonner ce début long et franchement frustrant pour une reprise. Au moins, ça me motive pour la suite : la parodie était vraiment réussie et ça veut dire qu’ils peuvent pondre d’excellents épisodes. La prochaine fois, j’espère juste un meilleur timing !

Saison 5

You’re the Worst (S04)

Synopsis : La conclusion de la saison 3 a laissé l’ensemble des personnages dans de sales draps, il y a donc largement de quoi faire cette année. Becca était en plein post-partum alors que Lindsay & Paul prenaient enfin la décision de divorcer. Edgard se faisait larguer par sa copine et il n’était pas le seul à finir la saison célibataire. En effet, Jimmy demandait Gretchen en mariage. Si elle acceptait, elle lui parfait aussi de famille… C’est trop pour Jimmy qui décidait de s’enfuir.

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Spoilers

Ci-dessous mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, je suis vraiment impatient de dévorer cette saison qui part sur un terrain fertile niveau intrigues. Il y a vraiment de quoi provoquer un tas de situations intéressantes et de rebondissements comiques. De toute manière, je fais confiance aux scénaristes qui ont toujours su allier comédie et dépression grâce aux nombreuses névroses de leurs personnages.

La saison 3 m’avait moins emballé que la précédente, avec même un accident de parcours (l’épisode centré sur Paul…), mais elle continuait d’expérimenter quelques épisodes spéciaux très réussis. J’espère qu’ils parviendront à le faire cette année encore, car c’est très dynamique et permet de ne pas voir le temps passer.

Comme cette saison 4 promet un nouveau départ pour l’ensemble des personnages, je pense qu’elle va paraître encore plus express que d’habitude et le retour avec un double épisode ne devrait pas arranger cette impression !

Note moyenne de la saison : 14,5/20

01.pngÉpisode 1 – It’s Been (1) – 13/20
This place is for old people.

Cette saison débute à la LOST avec le réveil de Jimmy, désormais barbu et sans réveil, dans ce qui semble bien être une  caravane de célibataire. Le montage musical qui suit nous présente la morning routine de l’auteur dans un… camping. Oh la, sacré changement pour la série qui enchaîne ensuite avec un tout nouveau générique… Cela ne dit rien qui vaille pour Jimmy et Gretchen.

La vie de Jimmy dans le camping est longuette, mais permet bien de définir que chacun là-bas n’a pas de sens à sa vie : les personnages se promènent vers nulle part et font des travaux en vain. Bref, Jimmy est perdu et n’est plus que l’ombre de lui-même. C’est moche, mais ça m’a donné envie que la série accélère pour vite revenir à son rythme habituel et ses blagues marrantes et plus… jeune. Il faut bien dire ce qui est, il n’y a que des vieux dans ce camping, dont Burt le nouveau meilleur ami de Jimmy. Oui, il n’y a que des vieux et Jimmy, que j’espère là pour trouver l’inspiration d’un roman. Je dois bien avouer que j’ai rapidement décroché de l’épisode, la relation Burt/Jimmy étant bien chiante.

Jimmy a aussi ses petites habitudes avec une voiture rouge clairement conduite soit par Gretchen, soit par Lindsay. Lorsqu’il reçoit un colis avec son livre, Jimmy décide de se reconnecter au monde réelet reçoit un milliard de messages et notifications. Voilà le YTW que je connais ! Il se barre donc de son camping direction Los Angeles, laissant Burt reprendre sa vie en main comme il peut.

Drôle de réintroduction pour You’re the Worst qui abandonne totalement son rythme et ses dynamiques habituelles. Je comprends bien que le but est de nous faire vivre l’ennui et la dépression de Jimmy, mais c’est étrange de choisir de revenir là-dessus, car ça donne surtout envie de ne pas revenir tout court. Heureusement que les personnages secondaires des vieux sont bons, que c’est un retour que j’attendais et que j’adore Jimmy, parce que ce serait une catastrophe monumentale sinon. J’imagine que la deuxième partie sera sur Gretchen et ça devrait déjà plus me plaire, car je l’ai toujours préférée. Il faut en tout cas que la série se reprenne vite en main !

02.pngÉpisode 2 – It’s Been (2) – 16/20
Pardonnez-moi, une ashtray s’il vous plaît.

La seconde partie de l’épisode s’intéresse donc à… Lindsay. C’était surprenant, mais pas désagréable d’être un peu surpris quand je m’attendais vraiment à passer ces vingt minutes avec Gretchen. Lindsay a repris sa vie en main avec un job que l’on suit en montage musical… C’était sympathique de la découvrir aussi joyeuse de vivre, surtout après le premier épisode.

Bien sûr, la joie la plus totale est de courte durée puisqu’elle vit avec une Gretchen déprimée et droguée dans un appartement totalement enfumé. Le travelling qui introduit leur appartement est vraiment une bonne idée : il réintroduit à merveille les personnages et ce nouveau lieu qui va clairement servir à un gros nombre de scènes vu les moyens mis en œuvre. Et puis, Zombie quoi.

Lindsay devient donc une assistante pour une styliste, Priscilla, qui a l’air de ne pas trop s’inquiéter de l’état déplorable dans lequel elle arrive au boulot après avoir fumé du crack avec Gretchen. Oui, parce que si Lindsay s’est enfin reprise en main, Gretchen est définitivement dans un sale état, peut-être pire que lors de la saison 2. Elle n’a pas quitté l’appartement de Lindsay depuis trois mois et a gardé son job en faisant croire qu’elle faisait le tour de l’Europe, tout en skypant avec sa psy. Je continue à espérer qu’on verra ces sessions à un moment ou un autre – c’est ce que j’avais dit lors de la conclusion de cette intrigue l’an dernier.

J’ai adoré Gretchen, comme toujours, mais ça doit aider qu’elle parle « français » dans l’épisode et qu’elle soit dans le pire des états. Je veux dire, Gretchen en pleine dépression, c’est là qu’elle est le plus intéressante, non ?

Quand Lindsay apprend que Gretchen est dans ce sale état, elle la pousse à sortir de l’appartement et se met à chercher Jimmy chez… Edgard. On sent bien que les deux se rapprochent tout de suite et qu’Edgard a dû lui aussi faire face au départ de Jimmy. Lindsay et lui se retrouvent tous les deux avec un job. Leur sérieux les surprend autant qu’il me surprend et les pousse à coucher ensemble dans une parodie de Gretchen et Jimmy à mourir de rire.

Gretchen se retrouve à déprimer dans un bar, passe Jimmy dans la liste des exs sur son portable et appelle un autre ex pour reprendre contact. Elle se retrouve donc à coucher avec au moment même où Jimmy se décide enfin à la contacter, après trois mois.

Voilà, ce deuxième épisode était beaucoup plus à la hauteur de la série. Jimmy manquait clairement à l’appel, mais retrouver les folies de Gretchen et Lindsay faisait énormément de bien. Les fous rires sont revenus au galop et j’ai bon espoir que la semaine prochaine soit bien meilleure. Bref, il fallait un double épisode de transition après le final de l’an dernier et je suis bien content, malgré la longueur du premier, que ce soit fait désormais. Il aurait été plus sympa, je pense, d’avoir un montage différent pour ces épisodes, histoire d’avoir tout le monde dès le premier. Rien ne l’aurait empêché et ça aurait évité d’avoir à vivre l’ennui de Jimmy – même si tout à fait voulu de la part des scénaristes, l’ennui pour un retour de série, ce n’est pas une bonne chose.

La série devrait travailler à remettre en couple Jimmy et Gretchen pour sa fin de saison, et ça devrait être sympa à suivre. Ce deuxième épisode est donc bien plus convaincant et les remet sur les bons rails.

03Épisode 3 – Odysseus – 18/20
HEY DOT DOT DOT !

Jimmy est enfin de retour chez lui et il est surpris par les changements de décoration immonde d’Edgard, trop occupé à s’éclater dans le lit de son coloc avec Lindsay. C’est à mourir de rire, franchement.

Le réveil de Gretchen est bien drôle aussi, avec son ex, Ty, habitué assez clairement à vivre nu et faire son sport de bon matin. Le plus drôle ? Je n’avais pas reconnu l’acteur d’Imaginary Mary la semaine dernière. Le changement de rôle est radical et d’autant plus drôle que je me souviens m’être dit devant Imaginary Mary que je ne l’avais pas reconnu (parce que j’avais regardé sa fiche IMDB et vu qu’il jouait dans You’re the Worst).

Gretchen retrouve son passeport chez lui, mais apprend aussi le retour de Jimmy. Ce dernier a bien envie d’aller parler à Gretchen, mais Lindsay lui déconseille, mentant pour sa meilleure amie. Du coup, Jimmy prend rendez-vous avec les rappeurs de Gretchen et découvre qu’elle leur ment à propos de l’Europe.

Chez Ty, Gretchen se bourre la gueule et sympathise avec Boonie, un acteur que j’ai déjà vu ailleurs aussi (mais j’éluciderai ça plus tard). C’est lui qui la ramène chez elle, mais comme elle y aperçoit Jimmy, ils finissent dans un bar à sympathiser et se raconter la vie de Ty. C’est plutôt marrant et totalement digne de la série ; c’est donc sans surprise qu’elle finit par coucher avec dans sa voiture.

Pendant ce temps, Edgard et Lindsay continuent de coucher ensemble, portant le taux de nudité dans cet épisode à beaucoup trop, mais c’est marrant aussi. C’est d’autant plus marrant qu’Edgard est tellement énervé après Jimmy qu’il consume toute son énergie supplémentaire comme ça. J’ai beaucoup ri des réactions d’Edgard dans cet épisode. Il était sympathique de le voir se réconcilier avec son meilleur ami.

Bien sûr, c’est un peu trop rapide, mais c’est une sitcom qui n’a pas non plus toute l’année devant elle. Jimmy prend plus de temps avec Gretchen, ne sachant plus comment s’y prendre avec elle. Il envisage de lui envoyer un message, ce qu’elle voit bien sûr parce que ce sont les joies d’Apple.

Elle va donc le confronter, mais n’y arrive pas. Il la poursuit et les deux finissent par s’excuser. Tout se passe un peu trop bien, mais c’est parce que Gretchen est en pleine vengeance. Jimmy a beau lui expliquer qu’il a flippé parce qu’elle a parlé famille, ça ne justifie clairement pas trois mois d’absence.

Bien, voilà qui est parfait comme épisode : You’re the worst est enfin de retour au niveau auquel je l’attends, avec ses personnages psychopathes et terriblement attachants, autant que drôles. Il était temps ! Je suis désormais pressé de voir les vraies réconciliations de ces deux-là, surtout qu’ils jouent toujours aussi merveilleusement bien l’un et l’autre. La douleur est présente sur leurs deux visages dans chacune de leurs interactions, et sans Lindsay et Edgard, je crois bien que ce ne serait plus du tout une comédie, ni même une dramédie, mais juste un drame bien violent !

04Épisode 4 – This Is Just Marketing – 16/20
I don’t want to shit work Gretchen.

Jimmy prépare le petit déjeuner ! Enfin, il tente. Du jamais vu. Il tente aussi de réconforter comme il peut par rapport à Gretchen, qu’il est sûr de pouvoir récupérer. Après tout, elle a affirmé que tout allait bien entre eux.

Lindsay continue de travailler et c’est beaucoup trop drôle et incroyable qu’elle garde un boulot aussi longtemps. C’est d’autant plus impressionnant que Gretchen la harcèle toujours au beau milieu de la société, mais bon, on ne va rien dire car c’est marrant à voir. Lindsay qui travaille et qui tente de trouver de nouvelles modes ? Cela crie au désastre, mais les scénaristes s’en amusent pour le moment et ça donne de bons prétextes de scènes.

Plus tard, elles se rendent chez Becca avec Edgar. Becca est toujours autant en forme, si ce n’est plus. Elle est à mourir de rire avec son nouveau meilleur ami gay totalement insupportable et insultant envers Edgard. C’est du grand You’re the Worst dans ce qu’ils font de mieux.

Cela s’enchaîne tout aussi bien avec Gretchen qui se retrouve coincée dans le podcast de Becca (enfin, celui de son mari, mais soyons honnêtes…). Les deux sympathisent à fond car elles ont un point commun de haine : Jimmy, bien sûr. La dynamique entre les deux n’a jamais été aussi réussie et pourtant, Becca m’apporte des fous rires à chacune de ses apparitions.

En parallèle, Lindsay et Edgard s’occupent du bébé de Becca en parlant un peu de la vie amoureuse d’Edgard. Ce n’est pas franchement la meilleure partie de l’épisode, mais il est amusant de voir ces deux-là se diriger vers une relation amoureuse. En plus, Lindsay se découvre une vraie vocation grâce à ce babysitting : elle décide de consacrer sa vie à son job. Une jolie perspective pour la suite, contrairement à Edgar qui se transforme en womanizer.

Pendant ce temps, Jimmy se rend à un rendez-vous marketing pour son livre… Tout se passe à merveille car tout le monde aime son roman, mais malheureusement pour lui, pas pour les bonnes raisons. Quand il pensait avoir écrit un chef-d’œuvre littéraire, il est forcé de comprendre que non, en fait. Si son livre intéresse, c’est juste qu’il a une bonne charge érotique et pourrait se vendre comme des petits pains dans ce genre de rayons littéraires.

D’abord réticent, il prend finalement beaucoup de plaisir à lire son roman à une horde de femmes beaucoup trop excitée par ce qu’il leur raconte. C’était un peu lent de son côté de l’intrigue, mais ça fonctionnait très bien, car ça l’éloignait assez longtemps de chez lui pour que Gretchen s’y réinstalle.

En effet, elle a payé le loyer en avance et, par conséquent, elle décide d’y vivre et de virer Jimmy de sa chambre. Brillant, je suis pressé de voir la suite.

L’épisode était moins bon cette semaine, heureusement sauvé par Becca. Il n’y a pas photo, dès que les interactions entre Jimmy et Gretchen sont réduites, la série peine à garder un excellent rythme. Il y avait un bon humour, mais tout de même, ces deux intrigues sans vraie interaction entre eux sont un peu dures pour la survie de tout l’humour de la série. J’espère que ça ne durera pas trop. La confrontation finale devrait ramener le piquant qu’il manquait pour la semaine prochaine.

05Épisode 5 – Fog of War, Bro – 14/20
We’re still engaged Jimmy, right?

Très franchement, je me demande où sont passés Jimmy et Gretchen. Cette saison est en dents de scie comme jamais auparavant et je trouve que les scénaristes essaient trop souvent d’être drôles sans y parvenir. Une bonne moitié des gags de l’épisode est tombée totalement à plat avec moi. Je ne crois pas que ce soit une question d’humeur, parce que je suis plutôt en forme aujourd’hui ; c’est juste que ce n’est plus à la hauteur de ce que j’attends de cette série.

L’épisode tourne presque intégralement autour d’une interview que Jimmy doit faire pour la promotion de son bouquin. Assez vite, la problématique de l’épisode est mise en place : l’interview se fait chez lui et est filmée, mais Gretchen s’est installée dans sa chambre et pourrait tout faire foirer. C’est avec Gretchen que j’ai eu le plus de mal à accrocher cette semaine : l’épisode nous la propose en parodie de film d’horreur avec Edgard, mais j’ai eu l’impression que ça n’avait vraiment rien à faire là. La série n’est pas habituée à ce genre de clin d’œil ou référence et ça sonnait terriblement faux.

Assez vite, Jimmy décide de faire une trêve avec une Gretchen pourtant totalement siphonnée qui détruit la baraque et ses affaires. Comme nous sommes dans You’re the Worst, je me doutais que ça ne pouvait pas finir aussi bien et effectivement, Jimmy envoie un texto au groupe de Gretchen pour les prévenir qu’elle n’est pas en Europe, mais le fait… par erreur. C’est gros, franchement, mais des actes manqués, ça arrive. Après, je ne vois pas pourquoi il s’est fait chier à écrire tout un SMS s’il ne comptait pas l’envoyer comme c’était un simple chantage.

Les rappeurs débarquent donc chez Jimmy et surprennent Gretchen, mais elle parvient à rattraper la situation en racontant ce que lui a fait Jimmy. C’est plutôt une bonne chose car je n’en pouvais plus de voir Gretchen tourner en rond depuis le début de saison. J’espère la voir reprendre son travail la semaine prochaine ; elle n’y a jamais passé beaucoup de temps, mais ça l’occupait et c’était de toute évidence nécessaire.

Elle décide ensuite de se venger de Jimmy en ruinant son interview, ce que l’on voyait venir depuis le début de l’épisode. Devant les caméras, elle se présente comme la fiancée de Jimmy alors qu’il se faisait interviewer comme célibataire, dans le but de faire vendre son livre. Cela surprend bien sûr son agent et la journaliste, mais avec l’aide de Gretchen dont c’est tout de même le métier, ils arrivent à tous parvenir à un angle de vente satisfaisant avec un Jimmy fiancé.

C’est à ce moment-là que le plan cul de Gretchen débarque et qu’elle l’embrasse devant l’équipe de tournage. La vengeance ne s’est jamais mangée froide dans cette série, mais cet ultime coup bas laisse Jimmy à terre. Personnellement, je n’ai pas cru un instant à la réconciliation, même si nous arrivons déjà à la mi-saison l’air de rien !

Reste à traiter le cas d’Edgard et Lindsay, maltraités une fois de plus cette semaine. Ils comparent la situation de Jimmy et Gretchen à celles de parents qui divorceraient et tentent de trouver un moyen de les réconcilier. Là encore, on tombe dans une espèce de parodie de film d’horreur ou de thriller psychologique, mais ça n’a pas pris du tout.

Ils débarquent en fin d’épisode avec une chanson minable (tout ça pour ça ?) qu’ils n’ont pas l’occasion de chanter à Gretchen comme elle couche avec son plan cul dans la chambre de Jimmy.

Bref, ça devient lassant de voir Gretchen et Jimmy en pleine guerre froide car je trouve les coups bas moins inventifs qu’auparavant, très téléphonés et surtout bien moins comiques que ce qu’on essaye de nous faire croire. La saison 3 ramait déjà par moments, mais si l’on continue sur cette lancée, You’re the Worst ne sera plus que l’ombre d’elle-même en fin de saison 4.

06.jpgÉpisode 6 – There’s Always A Back Door – 15/20
Aren’t you afraid someone is coming?

Gretchen couche toujours avec Boone, mais découvre que sa fille est sur le point de rentrer à la maison, donc elle se barre sans le prévenir. La série s’attarde quelque peu sur lui ensuite, ce qui est marrant et permet quelques gags. Bon, c’est surtout marrant parce que Gretchen est sûre qu’il est encore marié, alors qu’il est clairement séparé de sa femme.

Du coup, elle pense qu’Olivia est sa femme quand c’est sa fille. Cela amène un excellent quiproquo dans leurs engueulades, clairement la meilleure blague de l’épisode. Quand elle découvre qu’il a une fille, elle décide de rompre et c’est lors de la rupture qu’elle comprend toute la vérité.

De son côté, Edgard se rend compte qu’il n’est pas aussi proche de Jimmy que ce qu’il aimerait. Clairement, il veut de vraies conversations et un « man date » avec Jimmy, ce que ce dernier n’est certainement prêt à accepter.

Edgard tente donc de lui avouer ses sentiments d’amitié, mais ils sont interrompus par les maris de Becca et Lindsay. Enfin, ex-mari pour cette dernière et Paul a tellement changé que c’en est flippant. Je me suis même demandé s’ils avaient changé l’acteur, mais non. Ces deux-là réussissent à avoir la relation qu’Edgard rêve d’avoir avec Jimmy, mais Jimmy est beaucoup trop occupé à se moquer de lui et le ridiculiser pour l’envisager ne serait qu’une demi-seconde.

Enfin, Lindsay en arrive à la même conclusion qu’Edgard sur ses amitiés. Elle essaye donc de se faire des amis au travail tout en trahissant Gretchen en avouant à Jimmy qu’elle va rompre avec Boone. Cette pauvre Lindsay découvre que ses collègues ne l’aiment pas et se console avec Edgard, forcément.

Jimmy finit l’épisode seul et déprimé puisque Gretchen se réconcilie avec Boone, contrairement à ce qu’il espérait après le SMS de Lindsay.

C’était tout de même mieux cette semaine côté humour et intrigue, mais j’ai toujours du mal à voir où la saison tenter d’aller sur le long terme, surtout que je commence à m’attacher au personnage de Boone. Une fois de plus, la série a mis en avant la solitude de chacun de ses quatre personnages principaux de manière cruelle, mais comme ça fonctionne, difficile de trouver quelque chose à en redire. Ah, et aussi, j’adore la chanson utilisée en fin d’épisode grâce à la reprise par PV Nova et Clara Doxal, je vais l’avoir en tête pour la semaine.

07.jpgÉpisode 7 – Not a Great Bet – 13/20
We totally fuuuu… I had fun dancing with your father, we daaaance… like three times. Well, three and a half, we hand-danced in the car.

Gretchen rentre dans sa ville d’origine pour l’accouchement de sa sœur. OK. WHAT ? L’intrigue sort totalement de nulle part et la voit rentrer dans sa maison d’enfance. Elle y retrouve ses souvenirs, c’est-à-dire alcool et clopes, mais aussi un album photo dans lequel elle voit des photos de sa meilleure amie d’enfance. Celle-ci ayant eu une leucémie, Gretchen la pensait morte, mais en fait non, merci Google.

Plutôt que d’aller à l’hôpital pour l’accouchement, elle décide de passer la journée avec Heidi, sa meilleure amie, donc, qui possède une salle de rollers. Allez, pourquoi pas, c’est sympa, surtout que l’actrice est populaire (Girls) et qu’on les voit toutes les deux s’amuser à faire du roller. Malheureusement, et logiquement, ça part rapidement en vrille : les deux décident de retourner dans leur centre commercial de jeunesse, mais celui-ci est en ruines.

Il est donc squatté par des adolescents pas franchement à la hauteur de leur fun, et dont le groupe contient la fille d’un ex de Gretchen. C’est l’une des seules trouvailles marrantes de l’épisode avant de virer dans le glauque le plus total. Les deux meilleures amies se disputent, Heidi ne supportant pas de voir Gretchen aussi immature.

Piquée à vif, elle propose donc de sucer l’un des adolescents présents s’il mange de la bouffe pour chats, ce qu’il fait bien sûr. Heureusement, ils sont interrompus par la police, mais Gretchen était sur le point de faire de la merde. Comme c’est Gretchen, elle fait de toute façon de la merde et entraîne Heidi dans une course poursuite avec les flics permettant à You’re the Worst de faire plein de pub à Nissan – c’était marquant.

Elles finissent par avoir un accident, mais les flics ne les retrouvent pas. Elles s’amusent aussi à détruire la voiture de location, avant qu’Heidi avoue à Gretchen qu’elle ne l’a jamais considérée comme sa meilleure amie car elle était trop changeante en fonction des personnes avec qui elle trainait. Alors j’adore le personnage de Gretchen, donc j’étais content de voir l’épisode s’attarder sur elle, mais j’ai eu du mal à être pleinement investi dans l’épisode.

Je me doutais que la conclusion apporterait une sorte d’évolution pour elle, et c’est le cas. Tout son passé est remis en cause par Heidi qui lui dit qu’elle n’est pas quelqu’un sur qui il vaut la peine de parier. Bam.

La dernière scène voit ainsi Gretchen ne pas oser rentrer dans la chambre d’hôpital où se repose sa sœur et sa nièce. Elle laisse malgré tout les médicaments qu’on lui a demandés devant la porte avant de se barrer. Concrètement, il devrait y avoir des conséquences à cet épisode : elle a fait boire des mineurs qui ont moyen de connaître son identité, détruit une voiture à son nom et ignoré sa famille. Je ne sais pas si les scénaristes suivront pour autant ce chemin.

Du côté psychologique, la remise en question finale est suffisamment profonde pour que cela bouleverse le personnage pour la fin de saison, mais j’avoue ne pas être pleinement satisfait par celle-ci. Cet épisode était à l’image de la saison : beaucoup d’ennui pour deux ou trois excellentes trouvailles, avec une scène pour me faire mourir de rire et une pour me déprimer. Il n’y a pas si longtemps, You’re the worst parvenait à faire l’un ou l’autre tout du long. Désormais, il y a des sursauts de qualité qui sauvent des épisodes autrement douloureux. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais quel dommage !

08.jpgÉpisode 8 – A Bunch of Hornballs – 15/20
You’re not exactly the kid type.

Cette saison ne réussit vraiment pas à m’accrocher décidément, mais il y a du mieux cette semaine où l’on se concentre sur Lindsay. Cette dernière a eu tendance à être vraiment gonflante cette année, mais ça fonctionne à merveille dans cet épisode : elle veut se faire aimer de ses collègues, ce qui n’est pas simple. Elle saisit l’occasion de son divorce pour faire une fête.

Elle en confie l’organisation à Gretchen, rentrée de ses « vacances » sans que les conséquences ne soient directement traitées, qui la confie à Edgard, qui la confie à son tour à un autre. Sans qu’on ne comprenne comment cela soit possible, ça fonctionne à merveille et la soirée « I do, I’m done » se déroule à merveille.

L’idée en elle-même est drôle, avec une Lindsay qui déambule en robe de mariée sous les regards moqueurs de Becca et son meilleur ami, qui sauvent de plus en plus la série de l’ennui, ou de Carl, le stagiaire inutile de son travail.

Gretchen passe la soirée (et l’épisode) à refuser d’admettre qu’elle est en couple, pour mieux tomber nez à nez avec son mec à qui elle ment en affirmant qu’elle est malade. Celui-ci se marre bien de Gretchen et lui assure qu’il ne veut de toute manière pas lui faire rencontrer sa fille car elle n’est pas faite pour les enfants.

Bam, Gretchen est blessée et, en toute logique, elle va elle-même chercher la gamine et la ramène à la soirée clairement pas faite pour les enfants. Pourtant, son mec ne lui en tient pas plus rigueur que ça (en toute logique, n’est-ce pas ?) et ils finissent plus en couple que jamais… mouais.

Comme toutes les soirées de cette série depuis le début, les choses se terminent mal avec le débarquement de Paul qui s’amuse vraiment de voir Lindsay être heureuse de la fin d’un mariage qui la consumait selon elle. Lui qui a retrouvé un look au top et une vie cool est bien sûr le plus heureux et lui fait comprendre qu’elle ne pourra plus lui reprocher ses multiples échecs. Qu’à cela ne tienne, Lindsay reporte la faute sur sa sœur. Si cela veut dire qu’on verra plus Becca par la suite, j’approuve à 100%, même si ça continue de nous montrer que Lindsay n’est qu’une grande gamine.

De son côté, Jimmy était inintéressant tout l’épisode avec une convention livresque qui ne m’a pas passionné du tout. Là-bas, il flirte et rend ses fans jalouses avant de coucher avec une nana qui vomit avant d’atteindre l’orgasme, une particularité quelque peu flippante, quand même. Flippée d’avoir reconnu ses sentiments pour Boone, Gretchen choisit ce moment charmant pour appeler Jimmy et ce n’est qu’à ce moment de la saison, après huit épisodes, qu’on retrouve ENFIN le couple tel qu’on l’a toujours connu.

Bref, comme prévu, la fin de la saison risque de les remettre ensemble après quelques détours. Il serait temps.

09Épisode 9 – Worldstar ! – 13/20
But like the actual 9/11, you did to yourself

Mieux vaut tard que jamais, je me mets à jour dans cette série aujourd’hui après deux semaines de pause. Je ne suis pas spécialement impatient de m’y remettre en même temps, c’est simplement la perspective d’être enfin à jour qui me motive : cette saison m’a trop déçu pour que je sois pressé de la continuer.

Gretchen se réveille le lendemain de l’épisode précédent en entendant les ronflements de Jimmy au téléphone. Voilà qui promet.

De son côté, Lindsay en veut toujours à Becca depuis la veille, ce qui est logique. Le problème c’est que quand elle veut aller la frapper pour se venger, elle tombe sur… sa mère. Celle-ci est une actrice alcoolique ne se rendant même pas compte que ses filles se battent pour avoir toute son attention et son amour.

Gretchen décide que Lindsay doit combattre sa sœur, mais sa bonne humeur s’envole vite quand son mec l’appelle pour lui proposer de partir en camping. Elle lui dit qu’elle n’est pas vraiment prête pour ça et ça conclue son intrigue. En revanche, du côté de Becca, on continue à lui pourrir la vie et la montrer totalement alcoolique. Son mari se masturbe sur un film porno de sa mère, cela dit, ça n’aide pas.

Les deux sœurs finissent donc par se réconcilier autour du chaos qu’est leur vie respective et blâment leurs mères de ne pas s’être occupées d’elles quand elles étaient enfants. Elles prennent la décision de s’occuper de leur vie par elles-mêmes.

Pendant ce temps, Jimmy est officiellement auteur de best-seller et raconte son bonheur de s’être endormi au téléphone avec Gretchen à Edgard. C’est horrible puisqu’Edgard sait qu’elle a un nouveau petit ami. Il commence donc à psychoter et empêche Edgard et son nouveau pote de prendre des notes pour parodier Birds, ce qui se veut désespérément drôle, mais comme je n’ai pas vu le film, ce n’est pas ça.

Il y a comme toujours de l’humour autour de Jimmy insupportable avec son meilleur ami, mais c’est tellement vu et revu que ça ne peut pas être super drôle.  Jimmy décide de se venger de Gretchen en invitant une femme chez eux pour la rendre jalouse. Le problème, c’est que la nana en question est une pote d’enfance vraiment imblairable avec lui. Elle passe son temps à le ridiculiser, mais couche finalement avec au moment où Gretchen rentre. Ouais, ça aurait pu bien finir, mais non, ça se termine sur Gretchen se masturbant en les regardant…

Quant à Edgard, il est confronté à un ancien combattant qui prend mal d’être vu comme un inconnu pour lui. Au départ, j’étais plutôt du côté d’Edgard, mais finalement, il se comporte tellement comme un connard avec lui que je ne reconnais même pas Edgard.

Bref, la saison continue de me perdre car je ne reconnais plus trop les personnages, en fait, ils sont tous devenus des caricatures d’eux-mêmes (au mieux), des personnages totalement différents (au pire).

10Épisode 10 – Dad-Not-Dad – 13/20
Bored. Drive, now!

 Malgré ma déception, j’enchaîne les épisodes et découvre Gretchen continue de faire n’importe quoi avec sa vie sentimentale. Cette fois, elle décide de rencontrer l’ex de Boone tout en demandant à parler en parallèle à Jimmy. L’ex, Whitney, est l’exact opposé de Gretchen, ce qui promet de bons moments en théorie… mais bien sûr, Whitney se met à se bourrer la gueule en pleine journée. Normal, quoi.

La scène se termine par une Gretchen tellement bourrée qu’elle passe en mode automatique, fait un blackout et se réveille alors qu’elle est en train de doigter Whitney, ce qui en plus la dégoute. La logique de cette série m’échappe vraiment totalement. Ou alors je n’ai jamais été bourré au point d’en arriver là, tout simplement, mais j’imagine que c’est une bonne chose, non ?

De son côté, Jimmy se réveille au côté de Catherine et avec un message de Gretchen qui veut lui parler. Comme celle-ci est occupée, il décide de passer la journée avec sa pote d’enfance. Celle-ci lui fait rencontrer ses amis, aussi british que possible et lui fiche la honte de sa vie en se comportant en Jimmy, durant tout l’après-midi. C’est amusant, sans être exceptionnellement drôle.

Pendant ce temps, Becca et Lindsay se plaignent à leurs mères pour la manière dont elles ont été élevées. Comme celle-ci n’en a rien à faire de ses filles, elles décident de changer de cible et s’en prennent à un de leur « beau-père ».

Edgard se pointe pour les aider avec sa nouvelle voiture beaucoup trop bien pour lui, ce qui permet de lui donner un rôle dans l’épisode.

Les filles découvrent que leur mère a largué Lou, le beau-père, et décidé qu’il ne pouvait pas les recontacter. Hop, elles recommencent à en vouloir à leur mère, mais finalement, elles sont forcés de comprendre qu’elles sont les seules responsables de leurs actes (une conclusion amusante, mais pas franchement réaliste). C’est leur beau-père qui les aide enfin l’une et l’autre à prendre leur vie en main, rappelant surtout à Lindsay qu’elle est faite pour aider les autres… oui, ben non merci.

L’épisode se termine sur Jimmy largué par Catherine et comprenant que personne ne l’aime dans son groupe d’amis, alors que Gretchen refait sa vie avec Boone, puisque Whitney est complétement d’accord pour qu’elle reste une partie de sa vie. Ben tiens, tu m’étonnes.

Il est dur de noter la série qui conserve quelques bonnes répliques mais qui n’est vraiment plus que l’ombre d’elle-même. C’est dommage, mais c’est vraiment la saison de trop pour moi, je n’accroche plus du tout autant qu’avant. J’essaye, pourtant, et je suis toujours aussi fan des acteurs… J’ai vraiment du mal avec les personnages désormais, la sauce ne prend plus.

11.jpgÉpisode 11 – From the Beginning, I Was Screwed – 12/20
Are you fake going to Paris again?

Allez, je me motive à terminer la saison quand même, parce que bon, il faut bien s’y mettre un jour ou l’autre.

La première scène voit Gretchen se mettre à travailler avec son groupe. Pardon ? Merveilleux de les voir se souvenir du groupe, mais ça sort tellement de nulle part que ça me laisse songeur. Bon, ce n’est qu’une introduction qui ne sert à rien, cependant, puisque le but est de la montrer en tant que belle-mère totalement barrée.

Elle finit par s’accrocher malgré tout à la gamine, et je ne vois même pas pourquoi les scénaristes se donnent tant de mal puisqu’on sait très bien vers quoi ça se dirige.

De son côté, Jimmy apprend que son livre est une fois de plus reconnu par des critiques : cette fois le New-York Times. Il refuse les Teen Choice Awards pour aller dans une émission littéraire totalement inconnue du grand public, parce que c’est Jimmy et qu’il est devenu une parodie de lui-même cette saison. Franchement, ce coup du deuxième qu’il se sert pour lui, c’est juste mal écrit et c’est un cliché pas très réussi.

Jimmy est fier de pouvoir aller à une émission littéraire, mais il s’y fait ridiculiser, ignorant totalement qu’il est devient la blague de la soirée à cause de Lindsay qui a balancé au présentateur que Jimmy pensait qu’il avait un look tragique.

Lindsay ne reste même pas constater l’étendue des dégâts (qu’elle ne comprend de toute manière pas) puisque Paul l’appelle car il a besoin d’aide : il s’est fait arrêter après avoir trop consommé. Inintéressante au possible, cette intrigue nous les rapproche. Je sais que je réclame un retour à l’humour des débuts depuis quelques épisodes, mais l’intrigue Lindsay était l’une des rares choses qui allait à peu près cette année, parce que non, je n’ai pas envie qu’elle retourne avec Paul, même pour une nuit, quoi.

Edgar a quant à lui sa propre intrigue avec son nouveau pote dont je ne connais toujours pas le nom tellement il ne m’intéresse pas non plus et qui l’empêche d’aller à la soirée de Jimmy. Totalement inintéressant donc.

L’épisode récupère ses points pour les blagues sur la France, mais sans ça, je n’aurais franchement pas ri. Ils sont tous devenus tellement caricaturaux que je ne les reconnais même plus. Je ne sais pas où est passée la série brillante des débuts – ou alors je la surestimais ? Ou alors je suis devenu trop difficile cette année ? -, mais ça me déprime. En parallèle, les audiences augmentent en plus. Incompréhensible.

Sans grande surprise, Jimmy et Gretchen finissent l’épisode ensemble dans un bar, se rapprochent dangereusement surtout quand Jimmy révèle que Catherine ne l’intéressait absolument pas à Gretchen et s’embrassent. Forcément. Il y avait un gag avec les rappeurs, aussi, mais bon, ce n’était pas si drôle.

12.jpgÉpisode 12 – Like People – 14/20
Tu madre es una pute means your mother… works at night.

Gretchen se réveille seule dans un lit d’hôtel et pense que Jimmy l’a de nouveau abandonné, quand il est simplement parti chercher le petit-déjeuner, évidemment. Ils se croisent toutefois à la sortie de l’hôtel et se retrouvent ainsi à s’engueuler. Une fois de plus. De toute manière, on sait qu’ils seront ensemble à la fin de la série en saison 5 désormais.

Edgar continue de bosser avec son nouveau meilleur pote, mais il finit par développer des soupçons sur ses activités et se lance dans une filature où il découvre que son nouveau bro est retourné vers son ancien bro. Il lui fait une crise de jalousie et vit vraiment mal d’être mis de côté.

Gretchen se confie à Lindsay, persuadée que celle-ci la soutiendra quoiqu’il arrive, mais ce n’est pas le cas : Lindsay est énervée de découvrir Gretchen si proche d’Olivia, car cela lui rappelle sa relation à son beau-père. Si elle feint d’aller bien après une soirée avec eux, Lindsay se cache dans les poubelles pour tout balancer à Boone. Ce dernier, de manière logique, demande donc à Gretchen de… venir vivre avec lui et Olivia. Non, ce n’est pas le vent dehors que vous entendez, c’est mon soupir exaspéré.

Jimmy s’amuse à stopper les joggeurs, mais se fait remettre en place par l’une d’elle, avant d’être remis en place aussi au cinéma. Les miracles existent… et ils lui ramènent même son voisin que j’avais totalement oublié et qui n’est là que pour obtenir un peu d’argent aussitôt racketté, avant qu’Edgar ne se pointe pour traîner avec Jimmy.

Enfin, on arrive à des scènes qui ressemblent à ce que la série est censée être : Jimmy annonce qu’il souhaite partir et Edgar ne tente pas de le retenir. Il en retire même une décision radicale pour sa propre vie : il va engueuler son boss et s’en tire avec une promotion grâce au fait qu’il était totalement high.

De manière prévisible, l’épisode se termine avec les doutes de Gretchen au beau milieu de la nuit : elle décide de quitter la chambre de Boone pour rejoindre Jimmy, qui est lui-même en train de quitter son appartement. Il retrouve sa voiture en feu, à cause d’un sèche-cheveu et comprend que Gretchen est revenue pour lui.

Il est donc heureux de voir sa voiture brûler. Chacun ses délires, mais ouais, ça fait plaisir de voir la série repartir sur le bon chemin.

13.jpgÉpisode 13 – It’s Always Been This Way – 17/20
Why do you like a tampon?

L’épisode commence par une hallucination du mari de Becca alors qu’il est en train d’opérer un type. Cela tourne bien sûr super mal : sérieusement, je ne comprends pas trop l’intérêt de cette intrigue pour une fin de saison mais admettons. Cela occupe une bonne partie de l’épisode bien sûr, et permet de réunir les quatre protagonistes quand il se pointe chez Edgar pour voir Lindsay, qui appelle aussitôt Gretchen, déjà avec Jimmy.

En effet, Jimmy vient chercher Gretchen à bord de sa voiture brûlée et elle accepte de monter avec lui. C’est l’heure des réconciliations autour des reproches et de quelques scènes sympathiques pour les deux ensemble, avant qu’ils n’aillent chercher Lindsay et Edgar à la recherche de Becca.

Ils auraient pu trouver une meilleure excuse pour réunir les quatre ensembles, mais au moins, ça permet de retrouver Becca et c’est hilarant. Le couple est totalement perché et pas du tout crédible, mais ils m’ont toujours fait rire et ça n’a pas changé cette saison.

Paul débarque à son tour chez Jimmy pour demander à Lindsay une lettre de recommandation car il souhaite adopter. Lindsay est en effet de retour chez Jimmy et découvre que personne dans sa famille n’est heureux.

Edgar, lui, découvre de son côté que son nouveau meilleur ami, Max (tout arrive, je connais le nom) ne vaut pas le coup et ne supporte pas les personnes qui se confient à lui, surtout si elles lui apportent de mauvaises ondes. Cela aura au moins apporté le meilleur moment de l’épisode avec son chien porté par un drone. Il décide finalement de rentrer à pied, pour laisser Jimmy et Gretchen discuter.

Alors qu’ils sont sur le point de se remettre ensemble, Gretchen découvre qu’il est prêt à partir et lui raconte qu’elle emménage avec Boone. Les deux décident de se séparer, pendant que Lindsay découvre sa vocation : elle veut aider les gens. Elle commence par proposer la pire des idées à son idiote de famille qui accepte : Becca sera la mère porteuse du bébé de Paul. Les arguments de Lindsay sont à peu près logique, mais ça ne se tient pas du tout.

Bien sûr, la séparation Gretchen/Jimmy ne peut durer, surtout que les scénaristes n’étaient même pas sûrs d’être renouvelés lors du tournage de l’épisode (la nouvelle n’a été sue qu’hier). Il fallait donc conclure la saison de la meilleure des manières : en remettant Jimmy et Gretchen ensemble. Bon, je ne vais pas feindre la surprise, mais au moins les scènes étaient bien écrites.

Jimmy débarque chez Boone qui a comme par hasard la visite de son ex-femme à ce moment-là. Il y a donc de bonnes situations comiques sur lesquelles les scénaristes s’appuient avant d’y aller dans le rollercoaster des émotions et l’évolution de Gretchen.

Sur la toute fin, on retrouve ENFIN You’re the worst et le couple envisage de se marier en octobre prochain, un joli clin d’œil des scénaristes qui espéraient clairement un renouvellement et finiront probablement la série en octobre prochain sur une saison plus courte. Cet épisode ayant réussi à ramener les personnages à peu près là où tout le monde les voulait, tout espoir n’est peut-être pas perdu…

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EN BREF – À mi-chemin entre la saison de trop et saison ratée, cette quatrième année n’aura pas été brillante pour la série qui a perdu son charme et ses personnages en séparant la seule chose qui fonctionne toujours et pour laquelle les téléspectateurs sont là : le couple principal. En fait, c’est l’ensemble du quatuor qui évolue sur son propre chemin cette année, et ça n’a pas fonctionné du tout.

Je ne comprends toujours pas comment la série a pu faire de meilleures audiences, mais je suis vraiment soulagé que l’an prochain soit la dernière saison, car les scénaristes n’arrivent plus à garder leurs personnages intéressants. Je comprends pourquoi ils ont décidé de l’énorme détour qu’était cette saison – même l’épisode centré sur Gretchen aura une utilité pour le mariage l’an prochain, mais je ne l’approuve pas du tout. J’aurais préféré une dernière saison solide plutôt que cette agonie lente et progressive des personnages et de la série.

Il y a de belles pistes à explorer en saison 5 et j’ai encore espoir de retrouver les personnages que j’aimais jusqu’à la saison 3, surtout que le casting est bon, donc je reviendrais évidemment en août prochain pour découvrir la fin de la série… mais je suis content qu’elle s’arrête ensuite. Et c’est moche que ce soit tout ce que je retienne de cette saison 4.

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

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You’re the Worst (S03)

 

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Saison 3 | Saison 4 | Saison 5

Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchantes, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

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