Paradise – S02E05 – The Mailman – 18/20

Cela faisait longtemps qu’une série ne me faisait pas autant penser à Lost dans sa construction, et c’est plutôt un élément positif en soi, même si ça signifie que cet épisode ne m’apporte pas tout ce que je voulais parce qu’on se concentre juste sur une pièce du puzzle. Mais quelle pièce ! Bien que beaucoup de choses soient prévisibles, la qualité est au rendez-vous : j’ai beaucoup aimé cet épisode et ce qu’il proposait de nous faire découvrir. J’attends la suite avec impatience, une fois de plus.

Spoilers

Gary livre le courrier et se prépare à l’Apocalypse. Et si je commençais à me faire des réserves, moi aussi ?

You seem like a problem.

C’est la catastrophe, j’ai tellement de retard dans toutes mes séries. Enfin, non, ça va, je n’ai que 24h pour cet épisode et une semaine pour les autres, c’est juste que se voit profiler l’accumulation de plein d’épisodes que je vais rater prochainement. Par conséquent, je lance celui-ci entre deux activités, avec la certitude de devoir le regarder en deux fois. Est-ce si grave, après tout ?

Probablement, parce que j’aime tout voir d’un coup, mais d’un autre côté, Paradise propose des épisodes un peu long. Celui-ci ne fait pas exception, avec une première scène qui revient encore en arrière et loin du bunker. Je comprends l’idée d’étendre l’univers, mais après ce qu’il s’est passé avec Annie, je ne suis pas ravi de devoir me concentrer sur un nouveau personnage dans cet épisode

C’est pourtant ce qui est proposé : nous revenons cinq ans en arrière pour suivre le quotidien d’un facteur. Bon, il n’est pas n’importe qui : c’est l’homme qui a parlé avec Xavier dans l’épisode précédent, Gary. L’homme qui a passé l’apocalypse avec Teri. Je suppose que ce retour en arrière va nous permettre d’en savoir plus sur ce qui est arrivé à Teri.

En tout cas, en attendant, Gary était un facteur pas bien courageux avant l’apocalypse – il ne venait pas en aide aux gamins qui en ont besoin, par exemple. Il passait ses soirées à jouer en ligne, et un jour, un autre joueur lui a parlé d’un bunker pour l’apocalypse dans le Colorado. Le voilà qui s’est mis en tête d’avoir un plan pour l’apocalypse zombie : il écoute des podcasts, parle avec son pote en ligne et envisage de plus en plus sérieusement cette idée d’une fin du monde à passer ensemble avec des parias – mais si possible des parias avec de la ressource.

À force de se renseigner, il entend aussi parler du volcan qui pourrait tous nous anéantir. Il se met aussi à compatir, quand même, enfin !, avec un gamin qu’il croise chaque jour sur sa tournée et qui semble clairement maltraité. Le gamin lui demande à manger, et hop, le contact est établi. Juste après ça, Gary retourne au boulot et se rend soudainement compte que la poste est un abri anti-atomique. OK. Cela semble être une sacrée coïncidence que ça tombe justement sur un type qui envisage la fin du monde, mais bon.

Il en parle aussitôt à Ennis, son pote en ligne, pour lui dire qu’il a désormais un lieu où ils pourraient tous vivre. Mieux encore : il sait qu’Ennis a déjà trouvé des gens pour faire face à la catastrophe et décide de dépenser son argent de pension pour fournir en matériel d’apocalypse sa petite poste. Ma foi, c’est une idée.

Et c’est une bonne idée : peu de temps après, le volcan en Antarctique entre en éruption et promet de détruire le monde. La course à l’Apocalypse recommence une nouvelle fois. J’aime bien que la série nous propose une nouvelle fois un aperçu de ce que ça donne cette fin du monde, surtout que je la trouve plus réaliste que bien des propositions d’autres séries. La panique est rapide à s’installer aux USA et à Atlanta, en tout cas.

Gary part aussitôt à la recherche d’Ennis pour l’emmener avec lui à la poste. C’est une destination comme une autre, ma foi. En chemin, il pense toutefois à récupérer l’enfant avec qui il a sympathisé. Il se rend compte, en effet, que ses parents sont complètement défoncés à la drogue et stones. Il n’y a pas grand-chose qui semble en mesure de les réveiller. Gary prend donc une décision impulsive : il propose à l’enfant de l’accompagner vers un endroit sûr.

Ennis n’est pas ravi d’avoir un compagnon de plus dans cette apocalypse, mais il n’a pas vraiment le choix d’accepter l’idée de son pote. En chemin, ils s’arrêtent aussi pour récupérer des œufs, parce qu’apparemment, c’est essentiel d’en avoir en cas d’apocalypse. Le chaos s’installe de plus en plus sur la route : un hélicoptère s’écrase, le réseau électrique saute, il y a plein d’accidents de la route. C’est ainsi que Teri entre dans la vie de nos héros : sa voiture a un accident. Elle laisse un message vocal d’adieu à Xavier, puis croise le regard de l’enfant.

Inquiète pour cet enfant seul au milieu de ce qui ressemble à la fin du monde, elle s’approche de lui, lui demande son prénom (Bean) et se sent aussitôt prête à le protéger. La scène est assez drôle quand Gary et Ennis se ramènent et que Teri refuse bien sûr qu’ils emmènent le petit garçon avec eux. Pourtant, ils ne veulent que le protéger. C’est ce que Gary lui explique rapidement et de manière assez convaincante : Teri accepte donc de les suivre et de se rendre dans leur lieu à l’abri de tout le reste.

C’est ainsi que Teri survit à l’Apocalypse. C’est que ça paraît presque crédible, cette suite de petits hasards qui les mènent tous à la Poste, où ils retrouvent aussi tout un groupe de personnages. Il est l’heure des présentations : Jackie, mécano, Roberto, charpentier, Ruth, jardinière, Bob, survivaliste, Cristal, infirmière… et Teri, qui étudie les champignons, et Bean, le petit garçon. Gary a ensuite tout un petit discours prêt pour expliquer à tous ce qu’il en est : ils sont coincés pour trois semaines afin d’être protégés de la fin du monde, qu’ils ont bien entendu avec des explosions en surface… mais aussi pour trois à cinq ans à vivre dans ce bunker. Teri n’est pas ravie car elle veut retrouver sa famille, seulement, force est de constater que ce n’est pas possible dans un futur proche. Elle ferait mieux de prendre conscience qu’il y a mieux à faire en cas d’apocalypse que de se lamenter.

En effet, Teri doit se faire sa place malgré son manque d’utilité dans ce bunker : certes, elle s’occupe de Bean, mais elle passe aussi son temps à regarder son portable. Cela force Gary à lui parler et lui faire prendre conscience qu’elle n’est pas très utile pour le groupe et qu’il faut que ça change, vite. Ennis veut déjà la virer après une journée.

Trois semaines plus tard, il est assez clair que les tensions s’intensifient. Ennis joue les petits militaires qui soûlent tout le monde, Jackie et Crystal se rapprochent de plus en plus et Teri fait remarquer qu’ils ont besoin de plus d’espoir dans la vie. Il faut construire un monde heureux et un semblant de normal dans cette fin du monde. Teri est essentielle à sa manière, grâce à ça : elle propose d’organiser Noël.

Elle propose un Noël vraiment sympathique, avec un sapin en carton et des cadeaux récoltés dans les maisons alentours. C’est joyeux, jusqu’à ce qu’Ennis leur rappelle de conserver l’électricité. De son côté, Gary propose un bien meilleur cadeau encore à Teri : il lui construit une radio pour qu’elle puisse contacter sa famille et émettre. Cet idiot en profite pour essayer de l’embrasser. Je comprends qu’il soit attiré et tout, mais bon, si tu fais en sorte qu’elle puisse contacter sa famille, ce n’est peut-être pas la meilleure idée du monde d’essayer de te mettre en couple avec, quoi.

Elle le recadre assez bien, assez vite, assez correctement, et la vie peut continuer. Le petit groupe s’organise pour que la radio puisse émettre en pleine tempête de neige et contre l’avis d’Ennis. C’est ainsi qu’elle peut laisser un message radio qui sera capté dans le Colorado. Pendant qu’on le réécoute une fois de plus, on découvre que le temps passe vite dans ce bunker. On assiste ainsi à trois Noël avec eux. Il y a beaucoup de changements avec le temps qui passe, Crystal et Jackie décidant même de se fiancer. Il est si drôle de voir comment Ennis est jaloux – il espérait finir avec Crystal. C’est sans surprise qu’après trois ans d’Apocalypse, Ennis décide donc de détruire la radio.

Bien sûr, Teri est énervée par la situation, mais elle doit s’y faire et continuer de vivre avec tout ce petit groupe. Elle élève Bean en tant que mère de substitution, développe son amitié avec Gary et voit peu à peu ses amis grandir et prendre des décisions qui ne correspondent pas à la survie de groupe.

Ainsi, Crystal et Jackie prennent la décision de quitter le bunker pour rejoindre une autre communauté bien plus dans le partage, installée dans un gymnase. C’est chouette pour elles, mais ça remue encore un peu plus les frustrations d’Ennis (et Gary), qui se rend compte qu’il est seul. De plus en plus seul. Teri décide alors qu’il est temps pour elle aussi de partir : elle créé donc de l’essence à partir de champignons pour emmener Bean avec elle dans le Colorado. C’est intéressant.

Le truc, c’est qu’en cours de route, Ennis décide de parler avec Teri et ça fait plus peur qu’autre chose. Il s’excuse d’avoir détruit la radio et comme Crystal avant lui, il finit par révéler qu’il a menti sur son travail, préférant enrober les choses. La conversation fonctionne bien et est plutôt fluide entre eux, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Bean. Il annonce qu’un train en mouvement s’approche. Aussitôt Ennis décide d’aller voir ce qu’il en est, mais avec des flingues. Il embarque Gary avec lui.

C’est idiot : des flingues, ça ne semble pas être un gage de paix. Il n’en faut pas plus pour que Gary et Ennis soient braqués par des flingues à leur tour et soient vus comme des menaces par les nouveaux. Bon, les nouveaux ont une dirigeante plutôt altruiste qui leur explique que le train fonctionne grâce à de l’essence de militaires. Elle est si gentille cette femme qu’elle décide donc de leur dire qu’elle bosse à recréer le monde ; qu’elle bosse pour un enfant (?) nommé comme un jeu-vidéo et qu’elle œuvre à la paix dans le monde. Mieux encore : elle se rend dans le Colorado et leur demande de prévenir toutes les personnes que ça pourrait intéresser de les rejoindre pour se mettre au service d’un plus grand bien. AH.

Gary est dépité d’entendre que le train part pour le Colorado et ça ne fait que me faire craindre la suite pour lui. Sans trop de surprise, Gary décide donc de tuer Ennis. Je l’ai vu venir dès le début de l’épisode ; mais ça ne nous dit pas où est Teri. Et surtout, c’est problématique : Bean assiste à ce meurtre…

Si j’ai aimé le côté récit de l’apocalypse (encore, oui), je suis soulagé malgré tout que tout l’épisode ne tourne pas autour de l’apocalypse et ne nous refasse pas un épisode 1. Cela aurait mieux fonctionné en épisode 1, je trouve, cela dit. Le problème, c’est que quand on revient dans le présent, Gary répond aux questions de Xavier sur ce qu’il s’est passé et ça pue un peu : Gary lui explique qu’il s’est fait trahir par son meilleur ami et que Teri a été enlevé par des hommes armés, cinq ou six.

Est-ce que j’ai confiance en Gary ? Non, et dès le départ, j’ai su que ça finirait mal ces flashbacks Je sentais que c’est lui qui a trahi tout le monde, je ne sais pas pourquoi. En attendant, il a pourtant fallu lui faire confiance quand il expliquait que ça faisait 12 jours qu’ils avaient enlevé Teri.

Ensuite, Gary emmène Xavier en reconnaissance vers la base des ennemis qui se sont attaqués à eux. Xavier y repère seize gardes armés et n’est pas ravi de voir qu’il a affaire à des gens prêts à tout pour protéger quelque chose, même si on ne sait pas quoi. Pour récupérer sa femme, Xavier est évidemment lui-même prêt à tout. Il décide donc de construire une bombe, rien que ça.

Pour l’aider, Gary l’emmène au gymnase de Crystal et Jackie, se doutant bien qu’il y aura dans cette communauté de quoi faire du troc. Xavier s’y fait plutôt des ennemis en montrant qu’il n’est pas du coin, mais finalement, tout s’arrange quand il rencontre Crystal et Jackie. Il comprend rapidement que Teri avait toute confiance en elles, notamment parce qu’elle leur faisait lire les histoires à Bean (un détail que j’ai beaucoup aimé dans l’épisode et qui en dit long sur le couple Teri/Xavier, c’était bien senti).

Ainsi, Xavier fait toute confiance aussi en elles. Il leur confie le bébé d’Annie, qu’il ne voulait surtout pas confier à Gary. Et il fait bien, maintenant qu’on sait que Gary ne vaut pas mieux que Michael de Lost (balle perdue gratuite, oui). Le truc, c’est qu’en fin d’épisode, Gary lui avoue qu’il était amoureux de Teri et que Xavier semble commencer à lui faire confiance. Aaah. On est très loin de ce qu’était Paradise en saison 1, mais c’est un épisode au récit qui fonctionne très bien.

PS : l’épisode était assez bon pour me donner envie de rester jusqu’au bout, je l’ai vu d’une traite (et donc j’ai manqué de sérieux dans tout ce que j’ai à faire, lalala). Et la musique tout du long aaah, j’adore !

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Paradise – S02E04 – A Holy Charge – 17/20

Je ne suis pas venu ici pour souffrir, OK ? Je suis abasourdi devant cet épisode qui fait avancer très vite le temps et ses intrigues, en prenant le temps aussi de me surprendre par ses décisions. C’est un début de saison qui prend vraiment des directions inattendues et, pour le coup, je trouve que c’est une bonne chose. Il est juste frustrant que l’épisode ne nous parle pas de tous les personnages que j’ai envie de retrouver. Vivement la suite.

Spoilers

Annie s’occupe de remettre Xavier sur pied.

You know it’s rude to assume a woman is pregnant.

Le temps passe vite, nous sommes déjà lundi et il est donc temps de me lancer dans un nouvel épisode. Apparemment, il était surtout plus urgent que je me mette au coloriage, après des années à dire que ce n’était pas pour moi. Incapable de me détacher une fois que j’en commence un, c’est mal parti cette affaire. Bref, c’est pas le sujet, le sujet, c’est ce nouvel épisode de Paradise.

Une fois n’est pas coutume, la série prend le parti de nous éloigner des personnages qu’on connaît bien pour se concentrer sur Link et ses hommes. Le truc, c’est que Link semble rêver de Xavier, donc il y a clairement quelque chose à creuser de ce côté-là, mais nous n’y sommes pas. En attendant, nous voyons que Link dirige toute une communauté : il ne mentait pas, ils sont nombreux à être dans le Colorado à la recherche du bunker.

En fin d’épisode, il semble même l’avoir trouvé : Link, à la tête de sa communauté, se plante devant une caméra et fait défiler des messages, à la Love Actually. Il demande poliment à entrer dans le bunker et parler au chef… avant de possiblement s’énerver.

De son côté, Xavier est toujours prisonnier d’Annie quand commence l’épisode. Elle le détache pourtant en toute confiance afin qu’il puisse bouger un peu et se détendre les muscles, ce qui lui permet aussi de découvrir qu’il est à Graceland. Il commence à sympathiser comme il peut avec Annie, mais elle, elle est soulée de l’entendre raconter toujours la même chose. Pour autant, elle ne cherche pas vraiment à détourner la conversation : elle pose des questions sur le bunker sans rien raconter de sa vie.

Bien qu’elle ne soit pas exactement médecin, elle a plein de connaissances. C’est plutôt pratique, car ça lui permet de dire à Xavier, en le soignant, qu’il en a pour au moins deux semaines de convalescence. Pour le reste, ils ont toujours le même problème de vouloir aller à deux points bien différents. Xavier se concentre sur sa guérison pour aller à Atlanta chercher sa femme, elle continue de vivre sa vie en prenant soin de Graceland et en découvrant les joies d’être enceinte dans un monde post-apocalyptique.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de visiteurs. Xavier est loin d’être prisonnier : plus le temps passe, plus il a de la liberté et la capacité d’aider Annie. Plus le temps passe, plus il est évident qu’il va pouvoir se barrer sans tenir compte d’Annie. Je ne vois pas trop comment elle pourra le retenir, surtout dans son état. Elle tente de le faire en lui racontant enfin son histoire et sa peur de quitter Graceland. La peur, Xavier connaît. Il lui affirme cependant qu’il y aura aussi beaucoup de joie dans la maternité, notamment quand l’enfant jouera au foot. Mouais. Franchement, le foot, c’est pas si ouf de mon point de vue et dans un monde post-apo, non merci.

Finalement, Annie accepte de voir partir Xavier vers Atlanta, à condition qu’il l’embarque avec elle (sur le cheval) et qu’ils se rendent ensemble dans le Colorado ensuite. C’est osé et ambitieux de partir en roadtrip à dos de cheval alors qu’on est enceinte jusqu’au cou. Lors d’une pause, Xavier voit une photo de Link et il semble clairement se souvenir lui aussi de rêves qu’il fait dans lesquels il y a Link. Des rêves, presque comme des souvenirs ? Mais à quoi jouent-ils ?

Le lendemain, ils poursuivent leur route et croisent une caravane tirée par des chevaux avec une famille à son bord. Xavier m’a particulièrement soulé à dire bonjour aux inconnus, malgré les recommandations d’Annie. Il ne connaît rien de ce nouveau monde, ne peut-il pas faire confiance à quelqu’un qui vit dedans depuis trois ans ? N’a-t-il jamais regardé The Walking Dead ? C’est insupportable.

J’entends qu’il veuille faire confiance et être gentil et tout ce qu’il veut, mais bon, soyons un peu sérieux ; après l’apocalypse, il vaut mieux être méfiant. Et pourtant, il donne quelques cours de maternité à Annie et tente de lui redonner l’espoir d’un monde meilleur. Oh, le monde pourrait être meilleur. Le problème, c’est que le lendemain, Annie a soudain mal au ventre et se met à saigner. Elle explique ainsi à Xavier qu’elle est inquiète des symptômes qu’elle a. Elle sait sa vie en danger, comme celle du bébé.

Et pourtant, il va bien falloir qu’elle accouche à un moment ou un autre. C’est une chance d’être tombé sur Xavier, en vrai. Malheureusement, il décide de l’abandonner pour aller chercher de l’aide auprès de la famille qu’ils ont croisés plus tôt, car il n’a pas tout ce qu’il faut pour l’accouchement. Je comprends son point de vue, hein, mais il prend tellement de risques ! J’espère que la suite lui donnera raison. Par contre, il joue vraiment avec mes nerfs à entrer sans autorisation dans une maison dont il ne sait rien.

Bien sûr, il finit par être surpris par un adolescent qu’il maîtrise facilement, oubliant qu’il y a possiblement le père qui peut débarquer avec un flingue lui aussi. Franchement, il mériterait presque de se prendre une balle juste là, comme ça.

En parallèle, Annie est laissée seule avec ses contractions. Elle écrit ce qui doit être son testament, puis voit débarquer un homme armé… suivi de femmes avec tout le matériel nécessaire pour l’accouchement, et Xavier. Apparemment, tout le monde est OK avec le fait qu’il a failli voler leur ferme comme c’était pour une femme enceinte. Tout va bien. Annie peut ainsi accoucher de sa petite fille dans ce monde post-apocalyptique et voir toute sa vie changer, encore.

C’est la théorie. Malheureusement, la pratique est horrible. Les scénaristes font le choix de tuer Annie. Je suis tellement énervé. Pourquoi nous la faire être le centre de tout un épisode si c’est pour la tuer si vite ? Le placenta ne sort pas de son ventre, le sang continue de couler et elle meurt lentement, dans les bras de Xavier. Elle a le temps de lui confier sa fille, sans la nommer. Elle lui demande de retrouver le père, de faire en sorte que sa fille soit courageuse, sans avoir peur des gens et… elle est morte. Comme ça, si vite.

La communauté qu’a trouvé Xavier est bien sympa, parce qu’ils l’aident ensuite à enterrer à Annie et lui donne ce dont il a besoin pour le bébé. C’est assez fou. Le cheval refuse de partir, alors Xavier a le temps de sympathiser un peu avec d’autres gens. Maintenant que je sais que la série peut nous pondre une Walking Dead avec ses nouveaux personnages, je préfère rester sur mes gardes. Je suis tellement triste de la mort d’Annie. Je l’ai trouvée principalement insupportable dans ses deux épisodes, mais il y avait quelque chose d’intéressant dans le personnage quand même.

On n’en saura jamais plus. On se contente d’avoir une prof de chimie qui fait des commentaires généraux sur la vie. Finalement, Xavier peut reprendre la route et se rendre à Atlanta. Il n’a aucun mal à trouver l’antenne depuis laquelle Teri envoyait son message. Seulement, elle n’y est pas. Bien au contraire, même. Xavier tombe sur un homme qui prétend que Teri était comme une sœur pour lui mais qu’elle lui a été prise. Humph. Me dites pas qu’elle est morte aussi, parce que tuer toutes les femmes de la saison, ça va vite me souler.

Un flashback permet le retour de notre président préféré, encore. Trois ans plus tôt, nous le voyons débarquer dans le bureau de Sinatra afin de lui annoncer que la première femme enceinte du bunker va accoucher. Celle-ci n’en a un peu rien à faire : lui, il est dans une démarche politique pour redonner l’espoir à son peuple, elle, elle se concentre sur le travail qu’elle doit faire pour que le bunker tourne. Soit.

Moi, je plains surtout Luisa, la mère de ce premier bébé-bunker, qui voit le Président lui-même débarquer pour la féliciter, pour lui dire que c’est le premier bébé à avoir toute sa vie sous terre et que c’est merveilleux. Lol. Cela n’a rien de merveilleux et ça se confirme dès l’accouchement : des complications forcent les chirurgiens à les diriger vers une table d’opération, elle et son bébé. Contre toute attente, Luisa, dont le mari est mort, demande au Président de venir avec elle.

Oui, oui, Cal est dans le bloc pour assister à l’accouchement. Sinatra débarque elle aussi, assistant à l’accouchement derrière une vitre. Le bébé vient au monde, apparemment en bonne santé. Tout est bien qui finit bien, sauf que le monde est mort.

Luisa peut finalement rentrer chez elle et découvrir que it takes a village. Tout le monde est très gentil avec elle, mais elle a besoin de dormir. Elle est donc ravie de découvrir Sinatra sur le pas de sa porte et de lui confier le bébé. Elle ne la connaît pas plus que ça, mais elle lui fait confiance avec bébé Calvin. Putain, Hope faisait un meilleur nom que celui du président au moment de sa naissance, hein !

Sinatra confie en tout cas au bébé qu’un jour il verra les étoiles car elle a un plan. Saura-t-on un jour ce que c’est ? Espérons, mais ce ne sera pas aujourd’hui.

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Paradise – S02E03 – Another Day in Paradise – 18/20

Quel plaisir de retrouver enfin la série telle que je l’aime : j’ai l’impression d’être de retour dans les intrigues de la saison 1 et ça me plaît davantage. L’idéal serait d’avoir un équilibre entre toutes les intrigues, mais vraiment, je comprends l’intérêt d’avoir diffusé les trois épisodes en une fois. J’ai vraiment eu ma dose (et j’ai quand même hâte d’être au prochain épisode pour en avoir plus). On a ainsi de quoi avancer sur tous les tableaux et même de quoi bien avancer !

Spoilers

Un mois plus tard, c’est toujours aussi chaotique au sein de Paradise.

I’m assume you’ve never heard of the Venus Syndrom

C’est marrant comme la qualité d’image me plaisait en saison 1 et comme ce côté sombre commence déjà à être insupportable sur cette saison 2. Je suppose que voir les trois épisodes en une seule session de visionnage n’aide pas. Bien sûr, cet épisode s’éloigne un peu de l’intrigue de Xavier et commence par un plan de Sinatra dans le coma.

Un flashback nous ramène à l’époque où elle voulait faire tout ce qu’elle pouvait pour sauver le monde – ou au moins sa petite personne et celle de ses proches. Le problème, c’est qu’il est trop tard pour sauver le monde. D’après le scientifique à qui elle parle, la planète est condamnée : certes, après le froid polaire, la planète se remettra, mais ce sera temporaire. C’est exactement là que nous en sommes : tout semble aller pour le mieux sur Terre quand on voit où sont Xavier et Annie. Pourtant, d’ici quelques temps, l’air sera à nouveau plus chaud et la chaleur augmentera d’un coup. Comme sur Venus, la vie sera réchauffée au point d’être rendue impossible. Qui aurait envie de vivre dans un four où l’eau s’évapore, même quand c’est un océan ? C’est flippant, tout simplement.

Neuf ans plus tôt, Cal est élu président. Une des premières avec qui il célèbre sa victoire est Sinatra. Le père de Cal, lui, insiste pour dire que son fils est un idiot. Sentant que le projet de Sinatra est en voie d’extinction, le père du Président lui propose son aide.

On voit ensuite Sinatra embaucher un type pour faire du chantage sur un autre, et ce type n’est autre que Billy. Je suis content de le revoir, tout comme pour Cal, mais en revanche, cette intrigue m’a quelque peu perdu en route. Ce n’était pas des plus intéressants, ou plutôt, j’ai raté une étape : Billy tue carrément un type (j’adore cet acteur) pour elle, mais laisse en vie le fils. Mouais. On verra plus tard ce que ça apporte à la série.

Dans le présent, Sinatra se réveille et apprend que son coma a duré un mois. Elle demande aussitôt à ce qu’on lui explique ce qui est arrivé. Elle est comme nous et se demande où en est la vie dans le bunker. On découvre simplement que les élections présidentielles sont en cours, et que ça provoque quelques remous politiques. Il y a une rébellion chez les plus jeunes, Presley entretient une correspondance secrète avec Jérémy (malheureusement, ça rend le petit frère jaloux) et vit désormais avec Robinson.

Cette dernière a en effet accepté de surveiller les enfants de Xavier en attendant que Teri revienne. Elle est au courant de tout ce qu’il s’est passé : elle était là quand Jane est venue dire à Xavier qu’elle avait tiré sur Sinatra pour le protéger, mais que Sinatra était encore en vie. Xavier a décidé de tout prendre sur lui, simplement.

Jane est carrément devenue une véritable héroïne aux yeux du public – et c’est à Robinson de la surveiller.

La nouvelle promesse présidentielle pour s’assurer un électorat ? Rétablir les saisons. Cela manque aux gens qui ont besoin d’être divertis : il veut que les gens puissent vivre une jolie période estivale. Le problème, c’est qu’il n’y a plus assez d’énergie pour cela. Malheureusement, ceux qui protestent face à ce président sont aussitôt arrêtés et envoyés dans une prison secrète, alors ça ne donne pas envie de trop s’opposer.

Pourtant, il est évident que ce président les fait courir à leur perte à tous. Ceci étant, on découvre que s’il n’y a plus assez d’énergie, c’est parce qu’il y a un projet secret de Sinatra qui aspire toute l’énergie. Gabriella n’en a jamais entendu parler, apparemment, et personne ne sait exactement de quoi il en retourne. Comme celle-ci s’est réveillée, elle peut être interrogée pour nous en dire plus. Le truc, c’est que personne ne semblait être au courant du réveil de Samantha.

J’ai bien aimé voir Jane se rendre aussitôt à l’hôpital pour la confronter et s’assurer qu’elle n’allait pas lui détruire la vie. C’est intéressant de voir Jane monter si haut en grade après avoir passé une première saison à être si détestable. J’aime beaucoup comment elle gaslight tout le monde, et Sinatra aussi. Elle s’assure que Sinatra ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé et lui donne la version officielle, dont elle doit se contenter.

La série nous laisse dans le doute, tout de même : il est possible qu’elle se souvienne, mais l’essentiel est qu’elle sache mentir. Bon. Bien sûr, le nouveau président l’a fait aussitôt venir pour un interrogatoire mené d’une main de maître par Gabriela. C’est intéressant à voir, surtout qu’il est de nouveau question d’un détecteur de mensonges. Si Sinatra se croit entre les mains d’une amie, elle découvre rapidement que Gabriela lui en veut d’avoir été mise de côté : Gabriela attaque assez fort en lui demandant combien d’enfants elle a, histoire de lui rappeler le deuil qu’elle doit gérer à vie. La scène fait grincer des dents.

Ensuite, Gabriela cherche à savoir si Sinatra détourne l’énergie pour un gain personnel. La question est conne : ils veulent savoir pourquoi elle détourne l’énergie, mais cette histoire de gain personnel permet à Sinatra de finalement botter en touche et dire que ce n’est pas le cas. Inévitablement, le président s’énerve contre elle, mais le fait qu’il s’énerve et débarque dans la pièce lui fait perdre toute once de crédibilité.

Sinatra est placée en arrestation dans sa propre maison, ce qui semble bien l’arranger pour reprendre un semblant de vie normale et savourer de bons moments avec sa famille. Cela laisse surtout l’occasion à Gabriela de venir lui parler et partager de bons moments avec elle. Soit. J’adore l’actrice, j’aime bien le personnage et il est vite évident qu’elle cache une autre intention : lui faire comprendre que leur relation n’a pas trop d’intérêt à ses yeux (et la mettre sur écoute, aussi, pour son propre bénéfice).

En parallèle, Jane se place de plus en plus auprès du président et le fait bien : elle fait semblant de s’excuser de donner son avis, mais s’arrange pour le donner et faire en sorte de prendre quelques compliments au passage. Sa tactique est grossière, mais avec un président aussi débile que celui que nous avons à présent, c’est très efficace. Il ne faut toutefois pas sous-estimer Robinson qui est impressionnée par sa manière de procéder.

Impressionnée, oui, mais pas débile pour autant : elle comprend qu’il lui faut faire quelques recherches sur Jane. Cela la mène à lire son dossier et découvrir qu’elle cache bien des choses. En s’intéressant au cas de Billy, notamment, Robinson se rend compte que la mort de cet agent est super louche. Un suicide, vraiment ? Jane a déclaré qu’il était dépressif et n’avait rien pour le raccrocher à la vie, mais Robinson découvre rapidement qu’il cachait une bague de fiançailles… Pas exactement l’attitude de quelqu’un qui veut en finir !

Malheureusement, Robinson comprend tout cela trop tard : Jane a réussi son coup, une fois de plus. Elle est vraiment trop géniale comme méchante : elle s’arrange ainsi pour buter le président pendant son jogging – alors que le président a demandé à ce que soit uniquement elle qui surveille son jogging. Non contente de l’égorger, elle s’arrange aussi pour faire en sorte que ce soit Robinson qui soit accusée du meurtre. Pour le coup, Robinson se fait avoir comme une débutante, c’est hyper frustrant !

Ce n’est pas le seul cliffhanger de l’épisode : outre le sourire sadique et satisfait de Jane qui réussit son coup, il y a ainsi Jeremy qui se fait arrêter (sous les yeux impuissants de Presley, arrivée en retard à leur RDV à cause de son frère) et est emmené en prison en sous-sol du bunker (ça fait sacrément bas sous Terre !). Et là, surprise : son arrestation était tout à fait volontaire, cela lui permet de se rapprocher de l’ingénieur du bunker. Il compte sur lui pour rouvrir les portes du bunker et les emmener tous loin de ce nid de guêpes !

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Paradise – S02E02 – Mayday – 17/20

Nous sommes toujours loin de ce que proposait la saison 1, mais c’était inévitable avec cette évolution de la série. J’espère désormais que la suite pourra raccrocher tous les wagons ensemble, mais je vais leur faire confiance. En attendant, cet épisode parvient bien mieux à me surprendre dans son récit et m’intéresser, malgré quelques temps morts et une volonté évidente de prendre son temps.

Spoilers

L’avion de Xavier se crashe. Je le pensais meilleur pilote que ça, eh.

Ama-Nit-Ya number in a second, you know what I’m saying ?

Ah, un résumé de la saison 1, enfin ! Il va vite en besogne, mais je suppose que cet épisode 2 ne nous présentera pas pour autant la situation dans Paradise. C’est un peu dommage, parce que bon, c’est le titre de la série. En attendant, le résumé se concentre sur l’intrigue de Xavier et son envie de retrouver Teri, sa femme.

La première scène de l’épisode nous montre que Xavier s’est crashé, avant de nous montrer en flashback comment c’est arrivé. Alors. Je suis quelque peu intrigué par le choix qui est fait de montrer l’épave de l’avion, puis de faire un flashback dans lequel on ne voit pas grand-chose de plus. Non parce que, concrètement, Xavier s’est crashé pendant un orage. Bon. On aurait pu s’en douter, quoi.

Pour autant, il est intéressé qu’ensuite l’épisode nous montre qu’il n’est pas sorti de l’avion comme à la fin du premier épisode de la saison. Non, il se réveille sur son siège de pilote. Il faut alors sortir de l’avion, et ce n’est pas simple. Il glisse et tombe le long de la queue de l’avion, s’éclatant la jambe au passage, comme en 2004 quand il était dans l’armée. Pourquoi des flashbacks ? On s’en sortira très bien sans. Pourquoi j’ai l’impression que la série tombe progressivement dans plein de défauts qu’elle avait su éviter au départ ?

Si je disais que l’épisode 1 manquait d’un moment me retournant le cerveau, celui-ci s’en sort déjà mieux : alors que Xavier sort de l’avion, il est vite retrouvé par un gamin qui lui met la main sur la bouche et lui dit de se taire. Soit. Ce n’est pas le cliffhanger de l’épisode précédent et ça m’intrigue.

Que nous propose ici la série ? Xavier voit l’enfant fouiller son sac, puis comprend que d’autres personnages sont en approche. J’aime bien plus ce début d’épisode qui me rappelle la belle époque de LOST avec des scènes où l’on ne comprend pas tout et des mystères qui s’empilent côté chronologie.

Toujours est-il que Xavier fait le choix de faire confiance en l’enfant plutôt qu’aux hommes qui arrivent avec des torches et pillent aussitôt l’avion. Surpris par un orage de grêle, l’enfant et Xavier quittent l’épave pour se rendre ensuite dans celle d’un bateau où l’attendent… d’autres enfants ! Ben super !

Les enfants continuent de lui voler ses affaires, mais prennent quand même un peu soin de lui. Il n’y en a pas un pour lui parler, mais ils semblent comprendre ce qu’il dit quand même. Ils ne lui donnent aucune info et ça ressemble fort à un film d’horreur, mais bon, Xavier comprend qu’il n’aura pas beaucoup plus d’aide de leur part. Il a droit à un peu d’eau, peut récupérer une corde dans son sac et il sait qu’il va devoir faire avec. C’est ainsi qu’il se répare le genou, faisant avec le peu de moyens qu’il a et hurlant au passage. Mais attention, le gamin lui fait bien signe de se taire et de faire le moins de bruit possible. Le gamin est tout de même capable de prédire le moment où l’orage va gronder pour que Xavier puisse hurler à son gré.

À son réveil, 5h plus tard, le gamin, Daniel, lui dit qu’ils comprennent l’anglais. Même si les gamins passent leur temps à dire de se taire à Xavier, ce dernier n’arrête pas de leur crier dessus et je ne comprends pas pourquoi il se sent le besoin de parler si fort. Il explique ensuite sa destination aux gamins, puis découvre que ceux-ci vivent seuls depuis trois ans. Ils ont perdu leur famille et leur coach alors qu’ils se rendaient à un tournoi le jour de l’apocalypse. Pour autant, Xavier continue de les traiter comme des enfants et leur propose une lecture du soir. Ce n’est pas très efficace et j’ai aimé que ça ne le soit pas.

Ceci dit, il gagne vite la confiance de Daniel, lui propose de ramener les enfants avec lui, reconnaît la difficulté que ça doit être de survivre dans ces conditions… Et ça finit par fonctionner : un lien se créé entre Daniel et Xavier. C’est dommage qu’au passage, ils baissent leur vigilance et ne se rendent pas immédiatement compte que quelqu’un est tout proche.

Xavier entend du bruit dehors et sort vérifier que tout va bien. Là, un homme le prend en joue et lui fait comprendre qu’il traque les enfants depuis quelques jours. Au-delà de ça, il est très inquiet de savoir d’où peut bien venir Xavier pour être si bien nourri et soigné, et avoir un avion. Rapidement, toutefois, Xavier parvient à prendre le dessus sur l’homme, malgré sa blessure et le fait que lui ne tienne pas un flingue dans la main.

Il parvient à le tuer. Les enfants assistent à tout ça et aident ensuite à faire disparaître le corps dans la boue – mort horrible que de se faire noyer dans la boue comme ça. Le problème, c’est que Xavier est sacrément blessé. Les enfants s’occupent de lui, le soignent… mais l’abandonnent tout de même derrière eux. Ils lui laissent juste un mot d’excuse et une photo de ses enfants. Bon, voilà une quête qui part bien mal pour que Xavier puisse retrouver Teri.

Dépité et complètement désespéré par sa nouvelle situation, Xavier décide de retourner à l’épave de l’avion. Il faut bien commencer quelque part. Assoiffé, il s’approche de l’avion et finit par tomber devant celui-ci. Il croit apercevoir Teri, mais ce n’est pas le cas, bien évidemment. Il tombe en fait sur Annie et nous en revenons à la fin de l’épisode 1. Annie trouve Xavier au sol et s’occupe de lui. Elle réussit à le monter sur son cheval (putain, mais comment, elle est enceinte ?) et le ramène chez elle.

Elle fait bien. Xavier est faible et malade, alors il lui raconte absolument toutes les infos top secrètes qu’il devrait garder confidentielles : il lui dit venir d’un bunker dans le Colorado où il y a des survivants. Oh la. Cela confirme toute la théorie de Link, alors Annie annonce simplement à Xavier qu’il n’ira pas à Atlanta rejoindre Teri. Non, il va l’emmener dans le Colorado, tout simplement. Tout de suite, faut donner un ordre et pointer un flingue quand elle pourrait d’abord parler !

Du côté des flashbacks, on est en 2004 quand Xavier se casse le genou. Il finit à l’hôpital où il est opéré et est un patient désagréable avec son infirmière. Il est si désagréable que la femme qui partage sa chambre est agacée par lui et ne veut pas tellement prolonger la conversation avec lui. Xavier, lui, veut prolonger : il tombe amoureux de Teri au premier regard.

Si je suis content d’avoir un peu de contexte pour leur couple et que j’aime bien les jeux de regards entre eux, j’ai trouvé que Xavier était super lourd dans sa manière de draguer Teri. Cela dit, ça a l’air de lui plaire si on en croit son sourire et les nombreux échanges qu’elle a avec. Après, il s’impose lourdement avec ses techniques de drague et ne cache pas tellement son jeu. Elle non plus : elle est intéressée, mais ne veut pas pour autant être détournée de ses études et de tout le travail fourni pour viser son job de rêve.

Malheureusement, son opération finit par le faire bien plus que Xavier : elle se réveille de l’opération aveugle, ce qui met un sacré frein à ses études. Xavier tente d’être là pour elle, mais c’est une inconnue. Pourtant, il trouve le moyen de lui venir en aide : il voit bien et peut lui trouver ses affaires. Même une fois qu’il n’a plus à rester à l’hôpital, il décide de le faire pour Teri. C’est mignon tout plein et ça plaît aussi à leur infirmière de voir comment il s’accroche à Teri.

Xavier passe le reste des flashbacks et son temps à s’occuper de Teri en lui tenant compagnie et en l’aidant à trouver ses affaires. Ils passent ainsi de précieux moments ensemble, jusqu’à ce que Teri retrouve la vue. Bien trop vite, d’ailleurs.

Un autre point important à souligner, c’est que ces flashbacks cassaient un peu le rythme de l’épisode tout de même : j’ai envie que l’intrigue avance plus vite, mais j’ai l’impression qu’on va juste perdre plein de temps dans des détours comme la série fonctionne. Ou alors, je suis juste impatient. En vrai, je n’ai pas de raison de l’être : la saison 1 a bien mis les choses en place et était sacrément complète, je ne vois pas pourquoi ce serait différent en saison 2.

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