You (Parfaite) – S01E03

Épisode 3 – Maybe – 18/20
Pas toujours subtile dans son exécution, la série ne nous raconte pas grand-chose cette semaine, mais elle parvient pourtant à rester passionnante à regarder. Je ne sais pas, je suis fasciné par ces épisodes : chaque semaine, je me laisse porter et je les regarde au point d’en oublier de prendre des notes et d’être trop long sur la critique. Et ça, ça veut dire que c’est quelque chose de bien, en général.

Saison 1


Spoilers

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A maybe? I’m a maybe?

Trois jours plus tard, on retrouve Joe et Beck dans ce qui semble être déjà un énième rencard, au cours duquel ils apprennent à se connaître mieux et où Beck commence à s’interroger sur Candace, l’ex de Joe. Malheureusement, les scénaristes mettent ça de côté bien rapidement et on comprend tout aussi vite que ce ne sera pas pour cet épisode.

En plus, pendant ce temps, Joe a toujours le cadavre de Benji dans la cave de sa boutique de livres. C’est dans les livres qu’il espère trouver une réponse sur comment s’en débarrasser, histoire d’éviter de créer une preuve. S’il ne veut pas de preuve, il a intérêt à se dépêcher cela dit : le cadavre est en train de pourrir et il n’est pas merveilleux à voir.

Il est assez beau de voir Joe être incapable de défoncer la tronche de Benji quand c’est pourtant lui qui l’a tué. Et pour obtenir les affaires dont il a besoin pour dissoudre le corps ? Rien de plus simple, il utilise son voisin, évidemment.

Le problème est encore qu’il utilise de quoi accentuer la climatisation de la pièce, et qu’il finit par faire disjoncter l’électricité de la boutique. À deux doigts de se faire prendre, Joe est obligé d’abréger un autre RDV avec Beck pour s’occuper de ça, mais heureusement, Paco a déjà acheté tout ce qu’il faut pour que Joe commence à s’occuper du corps de Benji – le tout en continuant de poster des tweets de la part de Benji, hein.

Bon, le beau-père de Paco rajoute quelques problèmes et nous fait stresser pour Joe quand on devrait vouloir qu’il soit arrêté : il le balance aux flics pour la liste des courses. C’est vrai que c’était gros, mais il faut bien reconnaître que la série nous en a fait avaler d’autres. Cette fois, il a les flics sur le dos. Heureusement, il a tout prévu, y compris le petit jardin illégal mais innocent dans lequel il a besoin de tout ce qui est sur la liste de courses. Comme par hasard.

En parallèle, Beck rencontre une étudiante de sa nouvelle prof, Blythe, et je la plains, parce qu’elle est absolument insupportable : condescendante, avec une voix énervante et une capacité à changer de langue tout de suite. Et quand elle en parle à Peach, elle refuse de reconnaître que c’est une pétasse hautaine. Ben pourtant, c’est exactement ça.

Dans tout ça, il continue d’espionner Beck dans les soirées qu’elle fait dans les bars. Et au bout d’un moment, faut arrêter sérieusement, ils sont dans le même bar, les quatre amies de Beck le connaissent (et parlent de lui en ce qui concerne Peach). Bon, bref, on doit donc croire que personne ne le repère – alors qu’il est quand même loin d’être passe-partout, c’est une série, il est beau gosse et, dans ce genre de bar, tout le monde (surtout les célibataires, OK) regarde tout le monde, c’est la base. En plus, les potes de Beck sont tout à fait du genre à draguer tout ce qui bouge, donc à faire ça.

D’ailleurs, ses amies sont tellement comme ça que Joe apprend même que Beck continue de voir des mecs Tinder et à coucher avec d’autres, comme le barman qui la drague avec la pire des phrases de drague possible. Joe l’observe donc ensuite en train de copuler au beau milieu de son appartement, juste devant la fenêtre, parce que bon, on a compris que dès qu’elle faisait un truc qui ne doit pas être vu par des inconnus, elle le faisait devant sa fenêtre, lumière allumée, pour être sûr que tout le monde puisse en profiter.

En cours, les choses empirent pour Beck : Blythe est insupportable dans ses remarques assassines soutenues par la prof (pas trop dans la bienveillance tout ça) et Beck se retrouve en compétition avec quand elles doivent toutes les deux rendre un travail le jeudi suivant. Voilà qui promet.

Grâce à toutes les observations qu’il a fait, Joe sait qu’il faut proposer à Beck de faire un tour dans les magasins de meubles – parce qu’elle a cassé son lit en couchant avec le barman (subtilité bonjour). C’est plutôt sympa de les voir trainer là-bas et continuer de flirter : franchement, ce couple fonctionne très bien, le casting est réussi. Il ne se passe rien de l’épisode et on ne se fait chier pour autant. En plus, Joe a tellement les mots parfaits que je me demande franchement pourquoi Beck continue de coucher à droite à gauche.

Après, c’est vrai aussi qu’il essaye de coucher avec au beau milieu du magasin, avec un cunilingus qu’elle ne vit pas si bien. Elle le repousse, ils sont forcés de se séparer un temps, parce qu’il n’y a plus d’électricité à la boutique.

Pas de panique : il revient vite voir Beck, le cadavre de Benji simplement dans le coffre. Il aide Beck à monter son lit COMME SI JE N’AVAIS PAS ATTENDU CE POINT PENDANT TOUT LE BINGO DU MOIS DERNIER. Les deux continuent de flirter lourdement, Beck s’ouvrant (seulement métaphoriquement parlant, attendez un peu pour le reste) de plus en plus à lui. Il trouve tellement les mots qu’il faut pour la réconforter sur son talent d’écriture malgré celui de Blythe que Beck finit par bien vouloir l’embrasser, et plus si affinités.

Oui, sauf que Peach réussit à les arrêter pile au bon moment, et je suis absolument certain qu’elle stalke elle aussi Beck. Elle en est probablement amoureuse et la série, exactement comme l’actrice, n’est absolument pas subtile sur le sujet. Bref, Peach est donc très malade parce qu’elle aurait une intolérance alimentaire, et il faut l’emmener à l’hôpital. Qui s’en charge ? Joe et son cadavre, bien sûr. Enfin, jusqu’à ce que Peach décide de séparer définitivement les deux tourtereaux en râlant contre les embouteillages.

C’est si peu crédible ! À l’hôpital, on lui donne bien un médicament, mais ça donne plutôt l’impression qu’elle s’est rendue malade pour être avec Beck et pour l’empêcher de coucher avec Joe, hein. D’ailleurs, elle ne s’empêche pas de dire clairement qu’elle pense que Joe n’est pas fait pour Beck. Après tout, il n’a pas vraiment d’argent et ce n’est pas ce que veut Beck.

Sympa. Pas convaincue malgré tout, Beck rappelle donc Joe qui est un chouilla occupé au beau milieu d’une forêt à tenter de brûler le corps de Benji. Cet idiot décroche son téléphone, encore en sonnerie, et ça n’a aucun sens. Qui fait ça ? Beck pouvait bien attendre. Et ça aurait été mieux qu’elle attende, parce que Joe se découvre sur le point d’être surpris par des passants, et partant de là, il se hâte de brûler le corps, balançant quelques vérités gênantes à Beck – le genre de choses qu’il ne voulait pas lui dire et qui cassent son image de mec parfait.

Il va jusqu’à lui raccrocher au nez, la laissant s’imaginer qu’il est vexé d’avoir été abandonné pour Peach en urgences médicales. Cela laisse Joe en pleine déprime, mais aussi Beck qui bâcle son travail pour un cours où elle arrive en retard et où son travail est ignoré par la prof (normal, jusque-là).

Malgré tout, elle prend le temps de retourner voir Joe à la boutique pour s’excuser, en quelque sorte, et dire qu’elle ne sait pas qui elle est donc qu’il est normal qu’elle envoie des signaux confus. Moui. C’est une très jolie scène qui leur permet de retomber amoureux, même si Beck comprend aussi soudainement qu’elle ne connaît pas du tout Joe.

Il l’emmène donc à la cave pour qu’elle le connaisse mieux, et la cave est redevenue ce qu’elle était dans le premier épisode : elle est propre et sans souci, et sans odeur, et merveilleuse pour draguer Beck de manière hyper romantique et cheesy (presque trop).

Et finalement, elle supprime Tinder de son portable en retournant voir Peach, qui n’a pas fini de descendre Joe et qui s’aperçoit, à moitié nue devant Beck (comme par hasard) que le livre que Joe a regardé à sa soirée a disparu (comme par hasard, bis). C’est gros.

La fin d’épisode voit Joe retomber sur Paco devant chez lui et énerver encore une fois de plus Ron, le voisin. Pourtant, ce n’est pas ça la fin. Oh non, la fin est beaucoup mieux : Joe reçoit un texto de Beck l’invitant à venir le rejoindre chez elle et il se précipite, tout heureux de la voir lui ouvrir la porte en soutien-gorge. Oh, tout est bien qui finit presque bien pour notre gentleman psychopathe qui prend le temps de retirer ses chaussettes avant de rejoindre Beck sous la couette et… de se révéler éjaculateur précoce. Oups, problème. Voilà qui fait une fin d’épisode hilarante, au moins, et un joli problème : jamais Beck n’acceptera de rester bien longtemps avec un mec qui ne tient pas la durée après avoir cassé son lit avec un autre, et ça restera toujours une première fois ratée pour eux, après tout un épisode de tension sexuelle. Joli plot twist !

Saison 1

I Feel Bad (porte bien son titre) – Pilot

Synopsis : Une mère, boss, femme, amie et fille parfaite apprend qu’il est normal d’être imparfaite, se sentant mal dans sa vie de tous les jours à propos de tout un tas de petites choses du quotidien.

Pour commencer, j’hésitais grandement à me lancer dans cette nouvelle comédie, parce que je veux réduire le nombre de séries que je regarde à la semaine pour des raisons évidentes de planning. Je maudis donc NBC de la faire commencer suffisamment tôt pour que je craque et tente le coup malgré tout : je n’ai pas encore énormément de séries en cours de diffusion (mais j’ai déjà pas mal de choses à rattraper, je sais), alors ça me paraît être un bon plan vous comprenez ?

C’est donc sans grande excitation ou a priori que je me met devant et on verra bien ce que ça vaut : je sais que le synopsis m’avait laissé de marbre, mais que la bande-annonce avait réussi à me faire rire. Restait à voir si l’ambiance est bonne ou si le trailer était vraiment très bien monté… malheureusement, c’est le deuxième cas qui l’emporte, j’ai trouvé le pilot de plus en plus horrible, au point de ne même pas regarder l’épisode suivant.


Épisode 1 – Pilot : I don’t want to turn into my mother – 10/20
Et… c’est un non pour moi. Certes, quelques scènes m’ont fait rire – principalement celles de la bande-annonce, cela dit – mais c’était trop rapide dans le rythme. L’humour ici est complétement fondé sur la rapidité de l’action, sauf que ça finit par être une accumulation de gags qui n’arrivent pas à prendre vraiment. La voix-off est insupportable par son omniprésence et du sexisme à gogo n’arrange pas l’ensemble. Je passe déjà mon tour pour la suite, pas le temps d’attendre qu’elle trouve son équilibre, surtout que je ne donne pas cher de sa peau (je peux me tromper, mais bon, je ne la vois pas obtenir une saison 2).

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I think I need to sabotage my daughter.

Bon, tout commence comme la bande-annonce, donc il n’y a pas de surprise : on a affaire à une mère de famille complétement débordée qui aime bien rêver qu’elle trompe son mari et qui supporte encore ses parents chez elle. La mère de celle-ci est assez insupportable, le chaos familial est présenté trop rapidement par cet intermédiaire-là, et ça fonctionne. Une comédie familiale, quoi. Et ça empire avec le grand-père qui prend sa fille pour sa femme.

Oh, ce n’est pas qu’une comédie familiale : c’est aussi une comédie de travail, puisque la mère de famille bosse aussi avec une brochette de geeks sur des jeux vidéos et, ma foi, c’est assez marrant. On est à fond dans les clichés, mais ça fonctionne. Oh, ce n’est pas parce qu’ils bossent, je vous rassure, ce qui est marrant est définitivement de la voir tenter de prouver qu’elle est encore attirante et leur demander leur avis à eux. C’est genre la pire des idées.

Elle a donc la pire des crises d’identité et c’est un peu le but de la série : nous montrer qu’elle se sent vieillir et devenir ce qu’elle nous voulait pas être… sa mère. C’est un sujet vieux comme le monde (ou presque) et la série n’y va pas avec le dos de la cuillère, puis que la fille, Lily, se met à la danse sur My Humps, avec la choré qui va bien.

Devant sa mère, notre héroïne dont je n’ai toujours pas le nom fait la fière et dit que tout va bien parce qu’elle refuse de casser les rêves de sa fille publiquement, mais elle a détesté… ce qui nous est bien précisé par le plus gros défaut de la série : une voix-off beaucoup trop omniprésente. Et un rythme infernal : l’héroïne a ainsi la même idée que sa mère pour faire en sorte que sa fille arrête la danse, c’est-à-dire montrer beaucoup trop d’intérêt pour l’activité.

Cela ne décourage pas sa fille, donc elle utilise les nerds pour se plaindre à l’école de l’équipe de danse trop sexiste… Et aussitôt un garçon est ajouté au groupe. Cela empire totalement les choses pour Emet, parce que l’héroïne s’appelle Emet, j’ai enfin capté son nom au détour d’une conversation : elle pète un câble, littéralement, et la série m’a perdu à ce moment-là. C’est allé trop loin, trop vite. Cette affaire qui pourrait avoir perdu totalement Emet est vite réglée : Lily lui pardonne en deux secondes, parce qu’on approche de la fin de l’épisode après tout ça et qu’il faut que ça finisse bien. Épuisant.

Du côté des nerds, c’est assez sympa de les voir s’inquiéter de Lily aussi, mais on nous ajoute des scènes clichées et sexistes à outrance, et franchement, bon, ben non, en fait. Il y avait de bonnes intentions au départ, mais plus l’épisode avançait, plus je me suis senti hermétique à ce que la série voulait tenter de me communiquer. Tant pis. Je regrette parce que l’idée de base semblait sympa quand même, mais bon, on est sur NBC et ce n’est vraiment pas ma tasse de thé ce type d’humour et logique finalement totalement sexiste. NEXT.

The Purge – S01E03

Épisode 3 – The Urge to Purge – 18/20
La violence est encore en périphérie des personnages cette semaine, mais elle s’approche de plus en plus et on sent bien que l’on bascule dans la série d’horreur qu’on nous avait promis. Forcément, c’est déjà beaucoup plus plaisant comme ça, parce que ça correspond mieux aux attentes créées par les films. Il n’y a plus qu’à, maintenant !

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So do you notify HR about my promotion or… is that on me ?

Et voilà, je me félicite d’avoir plein de temps libre le mercredi, mais je me retrouve à regarder cet épisode tellement tard que paf, je le publie le jeudi, c’est malin. Au moins, ça m’a permis de le voir à la bougie et de faire un chouette selfie pour le Bingo Séries.

Cet épisode reprend sur le baiser entre Lila et Jenna, qui interrompt quand même les choses en annonçant qu’elle est enceinte. C’est sûr que ça fout un froid. Rick est un peu flippé quand il retrouve Jenna, parce qu’il a la légitime impression que Lila n’en a pas fini avec eux. Et ils sont vite convoqués par Mr Stanton, le père de Lila, ce qui nous fait penser qu’il a peut-être bien raison. On suit le deal financier et franchement, ce n’est pas trop ce que j’attendais de la série.

En même temps, il est intéressant de voir que la nuit de la Purge n’est pas utilisée uniquement pour sombrer dans l’horreur des meurtres : des marchés financiers, ça fait forcément partie de la violence symbolique d’une telle « fête ». Et c’est encore plus vrai quand pour célébrer le nouveau marché, on leur propose de tuer une victime de la Purge.

Bon, la victime est un ancien employé de Stanton qui l’a trahit, et il demande à Jenna et Rick de le tuer. Ceux-ci refusent, même si Rick prend le flingue et semble hésiter jusqu’à ce que Jenna l’arrête. En tout cas, une chose est sûre : Jenna regrette son choix de faire marché avec lui. Elle explique à Rick qu’elle refuse de prendre l’argent d’un meurtrier. Bon, ça aurait été bien d’y réfléchir avant franchement.

Stressée et en larmes, Jenna attire immédiatement l’attention de Lila. C’est original. Les deux disparaissent donc sous le nez de Rick qui était parti chercher un verre d’eau à sa femme pour qu’elle se calme.

Dans le bus, la gourou demande à Penelope de se lever pour faire un discours et remotiver les troupes après la mort de Melissa qui ne voulait plus aller au casse-pipe, comme c’est étrange. Et le pire, c’est qu’elle le fait comme si de rien n’était. Elle le vit pourtant mal Penelope, et cela l’enferme dans ses souvenirs où elle était une heureuse petite fille avec ses parents et Miguel.

Pas franchement passionnant comme manière de perdre du temps dans la nuit de cette purge. J’aurais vraiment aimé une nuit complète en série, tant qu’à faire, mais bon, l’idée est de nous apprendre que les parents de nos deux héros ont été arnaqués par le gouvernement pour participer à la Purge. Oui, bon, merci, on a vu The First Purge.

Ils sont des OMS, des sacrifiés de la première Purge par le gouvernement. Et ils se font tuer chez eux où ils pensaient être en sécurité, après avoir caché Penelope et Miguel dans un placard. Leur mère a le temps de dire qu’ils ne sont pas dans l’appartement, histoire de leur sauver la vie. Sympa…

Bon, au moins on avance dans le présent : Penelope est désignée d’office comme la prochaine à être sacrifiée. Et même si elle est clairement flippée, elle est résignée. Elle se laisse donc kidnapper par de fausses nonnes fluorescentes sans broncher, parce que c’est rigolo de se sacrifier apparemment.

De son côté, Miguel est toujours dans le bar avec le policier qui ne voulait pas lui parler et qui se met à parler histoire d’avoir quelque chose à gagner en échange de l’information que Miguel souhaite recevoir. Comme Miguel n’a rien qui intéresse le flic, il se met à demander à tout le monde des informations, puis est finalement emmené par le flic aux vidéos de surveillance de la rue. Et par chance, il connaît bien le bus et la secte que cherche Miguel. Il lui indique donc le chemin, sans souci.

En échange, il récupère la voiture de Miguel, celle qui vient de gagner et qu’il a abandonné dans la rue. Une nuit de Purge. Sans qu’elle ne se fasse détruire ? Mouais. Pete le flic est tellement pote avec Miguel en un rien de temps – ils ont tous les deux fait l’armée – qu’il lui envoie deux journalistes pour l’aider à arriver plus vite à l’endroit où sera son bus.

Ah ça pour y arriver, il y arrive : il croise le camion des « nonnes » à qui il demande le chemin du bus, n’ayant aucune idée qu’il laisse Pénélope lui filer sous le nez. C’est con. Il l’apprend quelques instants plus tard après un passage par le bus. J’avais espoir qu’il tue au moins la gourou dans sa frustration d’avoir raté Pénélope, mais même pas. La série est quand même bien gentille par rapport aux films je trouve, même s’il y avait un peu plus de violence cette semaine. Je sais que ce n’est que le début de la nuit et qu’il faut tenir toute la saison, mais quand même.

De son côté, Jane est heureuse d’annoncer que le marché financier est enfin conclu, lançant aussitôt la fête entre tous les employés. Beaucoup de champagne et une Alison très prête au flirt avec Mark… qui préfère tenter de convaincre Jane de lui donner une promotion. Celle-ci est plus inquiète du sort de son patron qui est en train de se jouer cela dit, et elle passe l’épisode à stresser.

Surtout quand David, le boss, l’appelle et va ouvrir sa porte d’entrée en vidéo. Finalement, il ne lui arrive rien et le suspense a beau être là, la culpabilité de Jane est un peu aberrante. Elle a eu du temps pour réfléchir à son projet en théorie. C’est seulement maintenant qu’elle semble prendre conscience de ce qu’elle fait. Quant à Mark et Alison, c’est sans surprise qu’ils s’isolent en-dehors de l’étage sécurisé pour coucher ensemble…

Alison en profite bien sûr pour tuer Mark, parce que c’est son droit. Jane aime vivre dangereusement, et sûrement qu’elle a conscience de ce qui risquait d’arriver, et c’est elle qui les retrouve, sans escorte, en-dehors de la zone sécurisée et sans purge. Alison est toute contente de savoir qu’elle aura sa promotion, mais Jane est plutôt horrifiée. Elle prend quand même le risque complétement fou de tourner le dos à Alison. Non mais JAMAIS, sérieusement !

Enfin, l’épisode se conclut sur une dernière intrigue, celle ouverte la semaine dernière avec l’étrange homme masqué qui s’introduit dans une maison pour sauver une pauvre femme en détresse de ses deux agresseurs. Bon, comme il est masqué, j’imagine que ce mystérieux sauveur est un personnage que l’on connaît déjà des films ? Je ne vois pas bien l’intérêt de nous cacher son identité autrement. Cela rajoute un peu d’action et deux meurtres au moins, même si ça reste assez périphérique.

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You (Parfaite) – S01E02

Épisode 2 – The Last Nice Guy in New-York – 19/20
On continue sur la très bonne lancée du premier épisode avec un épisode qui ne perd pas de temps à faire avancer son intrigue et à développer la psychologie des personnages. C’est tout simplement excellent à suivre, et très intéressant. Bref, je suis en train de devenir accro à cette série, et vous devriez faire pareil si vous n’avez pas encore commencé à la regarder !

Saison 1


Spoilers

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Looks like I have to finish the job.

Bon, Beck ne s’est toujours pas achetée de nouveaux rideaux, ni de nouveaux vêtements, mais un nouveau portable, pas de problème. Le sens des priorités. Elle récupère donc un portable et ne remarque même pas que Joe est toujours en train de l’espionner. Autant la semaine dernière, ça passait bien, autant cette semaine qu’ils se connaissent, c’est un peu gros qu’il passe la moitié de la journée à la surveiller.

J’aurais eu du mal tout le pilot avec le nom du gamin, mais il s’appelle donc Paco et il est de retour à la librairie pour lire beaucoup et avoir droit au meilleur côté de Joe. Il lui conseille de lire Frankenstein, et c’est rigolo comme choix de lecture, parce qu’évidemment, ça offre le point de vue du monstre. C’est qu’on frôle presque le méta dis donc !

Le pire côté de Joe ? Il a toujours Benji en otage et il lui fait manger du gluten. Et le problème, c’est qu’à lui parler, Benji finit par le reconnaître, ce qui est une sacrée complication. Heureusement, c’est un junkie, ce qui donne à Joe une sacrée marge de pouvoir : il le fait marcher au chantage. Une ligne de coke en jeu et hop, Benji lui abandonne son téléphone.

Du côté de Beck, Joe est toujours aussi charmant : il l’invite à un rencard où il est plus obsédé par elle que par ce qu’il dit. Et comme elle est totalement sous son charme, ça passe bien. Cela dit, même sous son charme, elle continue de s’inquiéter pour Benji qui ne lui donne aucune nouvelle.

Joe s’en occupe rapidement une fois qu’il a le téléphone : il lui offre une nouvelle vie sur les réseaux sociaux où il l’affiche comme le drogué qu’il est. Juste de quoi lui ruiner la vie, quoi. C’est un choix intéressant, plus que le meurtre auquel je m’attendais.

Rassurée pour Benji, Beck doit encore gérer son professeur de thèse qui est très insistant et veut clairement coucher avec elle. Elle en parle à ses amies qui n’en ont pas grand-chose à faire, même si Peach semble s’en inquiéter quelques secondes, avant de se rappeler qu’elle est plus importante que le reste du monde apparemment. Elle veut fêter l’anniversaire du divorce de ses parents, pour penser à autre chose.

Beck galère avec son prof et elle perd en toute logique le poste qu’elle voulait à tout prix garder. Connard. Dépitée, elle appelle Joe qui est une fois de plus à deux doigts de se faire griller, mais réussit à faire volte-face. Hop, nous assistons donc à un deuxième rencard entre eux où Joe prend complétement la confiance et séduit tellement Beck qu’il finit par être invitée par elle chez Peach.

Peach ? De la famille Salinger, rien que ça. C’est un peu gros, mais ça m’a fait rire. Je trouve ça cool qu’une série possède autant de bonnes références littéraires. La suivante est pour Stephen King qui sort un livre ramenant plein de gens à la librairie… au point que Paco est forcé d’aller chercher des livres dans la cave. Cela fait bien sûr flipper Joe, mais il l’arrête juste à temps, en s’énervant une fois de plus. Bref, un vrai comportement de psychopathe.

Il n’est pas beaucoup mieux quand il oblige Benji à choisir parmi trois verres lequel est son soda pour soi disant le libérer… pourtant, si Benji échoue misérablement, il s’en tire bien en proposant un marché à Joe : il lui explique de Beck est en train de le manipuler, qu’elle a besoin de lui pour faire bien devant Peach.

D’ailleurs, Peach qui est riche et qui n’est pas une si mauvaise amie, parce qu’elle décide de donner de l’argent à Beck pour qu’elle s’en sorte. Finalement, je vais finir par bien l’aimer, parce que c’est aussi une excellente détective qui repère bien les énormités du scénario de la semaine dernière, et la bizarrerie de Joe qui reste seul en permanence. Il est excellent de la voir enquêter, en quelque sorte, alors que Joe a lui mené son enquête et connaît absolument tout le monde à la soirée.

Sa solitude au milieu de toutes ces personnes de fac nous permet un charmant flashback où il se fait battre par l’ancien propriétaire de la librairie, charmant. Au rang du passé mystérieux de Joe, il y a également Candace dont on entend parler plusieurs fois dans l’épisode et qui semble être son ex s’étant barrée à Rome sans prévenir personne. Tiens, tiens. Il n’en est donc pas à sa première victime avec Beck, et ça le rend encore plus antipathique, si possible.

Quant à Beck, elle ferait mieux de se méfier, parce qu’à se dire amie avec Joe, elle exacerbe sa méfiance. Benji a eu bien raison de lui dire qu’elle n’était pas forcément la Beck qu’il voyait, mais plutôt une fêtarde utilitariste. C’est plutôt intéressant dans la psychologie du personnage, par contre Joe finit par oublier totalement Benji.

Celui-ci pète un câble, détruit quelques livres et finit par avoir une idée qui lui assure sa liberté : il offre à Joe une vidéo de lui se rendant coupable d’un meurtre (involontairement certes, mais quand même). La destruction mutuelle assurée est une super méthode pour se sortir de beaux draps : avec ça, Joe peut lui faire du chantage et donc s’assurer que Benji ne dise rien de son enlèvement. Toutefois, il ne voit pas les choses aussi simplement. Il préfère tuer Benji avec son allergie à la cacahuète tant qu’il a sa confiance. Ce n’est pas un tueur, mais puisqu’il s’agit de sa nouvelle petite amie, il est prêt à tout apparemment.

De son côté, Beck tente de retourner voir son professeur de thèse pour montrer les dents, parce que c’est le conseil que lui a donné Joe. Et ça fonctionne : elle bluffe en disant avoir trouvé sept autres étudiantes se plaignant du même prof, et hop, le connard perd la face et lui rend son job. Cela ne prend pas beaucoup de temps et n’aide en rien la prochaine qui aura problème, mais bon, c’est sympa que l’intrigue avance vite.

En plus, ça permet à Beck de comprendre que Joe est beaucoup trop sympa, a de bons conseils et mérite autant un donut qu’un baiser. Les voilà donc officiellement en couple après ce deuxième épisode, alors que Joe est officiellement un meurtrier. Un meurtrier oui, mais un meurtrier plutôt intelligent parce qu’il a bien cerné Beck et le problème que Benji créait : à trop vouloir la mettre dans un rôle qui ne lui correspondait pas, il l’a changée et fait devenir comme il pensait qu’elle était. C’est un grand classique de la psychologie, surtout à l’heure des réseaux sociaux, et ma foi, ça rendait très bien à l’écran.

Saison 1