Special Ops : Lioness – S02E02 – I Love My Country – 17/20

Sans attendre l’intensité que l’épisode 2 de la saison 1 avait pu avoir, il y a un crescendo dans cet épisode qui se fait vraiment sentir et débouche sur une scène magnifiquement rédigée et interprétée. Je sais que je me souviendrais de cet épisode ; je sais qu’il me fait aimer la série davantage. Elle n’a rien pour me plaire sur le papier, mais bordel, qu’est-ce qu’elle est prenante. Hâte de voir la suite la semaine prochaine !

Spoilers

Il est temps pour Joe de choisir une nouvelle Lionne, même si tout le monde veut le faire pour elle.


I’m it. I choose the asset, I choose the cover, I build the fucking plan and I run it. Me.

Le retour

Oula, comme ils y vont fort avec ce titre d’épisode ! Moi qui espère que la série ne tombe pas dans un patriotisme brute et stéréotype, je suis servi. Cela dit, ce n’est pas trop leur genre en théorie. OK, l’épisode commence par une agent de la CIA qui sort d’un jet privé avant d’enchaîner sur une réunion gouvernementale avec un joli drapeau, mais vous voyez ce que je veux dire, je suppose.

Joe débarque donc au milieu de cette réunion avec sa cheffe – Nicole Kidman, toujours, Kaitlyn dans la série – et l’armée. Le but de la réunion ? Cela prend Joe par surprise, mais en fait, l’armée a présélectionné des candidates pour être la future Lionne. Cela ne plaît pas du tout à Joe de voir qu’on veut lui mâcher le travail. Elle a un égo énorme, en vrai, elle pourrait au moins écouter ce qu’ils ont à lui dire. Elle préfère se barrer de la réunion avec le soutien de Kaitlyn. Si elle a son soutien a priori inconditionnel, Kaitlyn est tout de même là pour lui rappeler qu’elle n’a pas une carte blanche totale. Joe peut choisir la prochaine lionne, c’est vrai, mais elle sera sous la surveillance de sa boss ; parce que leur nouvelle affaire intéresse tout le monde.

Pause

Joe négocie tout de même trois jours pour rentrer chez elle et se préparer à ce nouveau cas. Cela lui permet de retrouver ses filles, histoire de se préparer une fois de plus à leur dire au revoir. On pourrait croire que ça va arriver plus vite que prévu, d’ailleurs : on retrouve Charlie, la fille de Joe, en train de vendre ses dessins et de la limonade au bord de la route devant chez elle. Une activité très américaine qui est parfaite pour se kidnapper.

C’est la première pensée de Joe aussi quand elle la voit monter dans la voiture – le van – d’inconnus qui viennent de lui acheter ses dessins. Pourtant, les inconnus sont des gentils, apparemment : ils s’intéressaient vraiment juste aux dessins. Mouais. J’ai un doute, c’est trop étrange, tout ça.

Joe fait la morale à sa fille, puis rentre, mate un petit son mari qui passe la tondeuse, puis tombe sur Kate. Cette dernière la confronte aussitôt sur ce qu’il s’est passé et ce qu’elle a vu à la télévision : sa mère à la fin d’une mission périlleuse qui aurait pu la tuer. On ne pourra pas reprocher à la série de ne pas creuser ses personnages sur ce coup : on découvre que Joe s’est engagée dans ce job en partie parce que son grand-père s’est engagé lui-même dans l’armée suite à Pearl Harbor. À défaut d’un pur patriotisme exacerbé, on se retrouve avec Joe qui assure qu’elle fait ce job pour éviter que sa fille ne doive apprendre le japonais ou le russe. Allez, c’est cadeau.

En vrai, la scène est intéressante. J’aime beaucoup le personnage de Joe dans cet épisode. En vrai, l’aspect familial est souvent celui qui lui réussit le mieux, parce que professionnellement, elle n’est pas toujours mon personnage préféré. En tant que mère et épouse en revanche, qu’est-ce qu’elle gère une vie bien difficile. Bon, et sexy aussi : elle a quand même Dave Annable rien que pour elle. Et inversement. Je ne m’attendais pas à voir les fesses de Joe dans cet épisode, mais on y a droit – et en gros plan svp. C’est vraiment de la nudité gratuite, c’était étrange. Une raison de plus de fantasmer sur Zoe Saldana, si jamais c’était nécessaire.

Après une petite douche sympathique, Joe prépare sa prochaine mission. Elle fait le point dans son armurerie, notamment, puis dit au revoir à sa famille. Un petit je t’aime plus tard et c’est reparti. La routine est plus dure qu’avant à gérer, toutefois, parce que les filles comprennent de plus en plus ce que chaque départ signifie.

Joséphina

Loin de sa famille, Joe reprend le boulot bien vite. Elle avait négocié trois jours, on ne voit qu’une simple journée. Qu’importe, l’essentiel de la série est ailleurs, vous me direz. Joe retrouve donc son équipe, ce qui permet, enfin, de revoir des visages connus dans la série. D’accord, je ne connais pas les noms de chacun, mais c’est tout de même chouette. J’aime bien Bobby ; et ils manquaient clairement cette équipe dans le premier épisode. D’ailleurs, je sais que Cruz a démissionné, mais vraiment, je suis frustré de ne pas la voir dans ces deux épisodes. Elle était quand même un personnage principal de la saison 1 et c’est étrange qu’elle ne soit pas même mentionnée.

Bref. L’équipe de Joe se retrouve envahie dans cet épisode par l’arrivée de Kyle, Cody et quelques autres mercenaires. L’ambiance est particulière, tout de même, mais la série ne traine pas trop et en revient vite à ce pourquoi on est là – et eux aussi : leur taf. Kyle propose donc un petit powerpoint (c’est faux, c’est juste une carte) à toute l’équipe pour leur expliquer la situation géopolitique du Golfe du Mexique. Grosso modo, il y a quatre cartels en concurrence. En cherchant bien, Kyle a trouvé une Capitaine de l’armée américaine, jeune, Josephina Carrillo, pilote d’hélicoptère, qui est liée aux cartels par son oncle, un chef de Los Tigres.

Kyle a bien l’intention d’utiliser Josephina pour en faire une Lionne, sans avoir à cacher son passé pour une fois. C’est osé et vraiment dangereux pour le coup, mais l’idée plaît à Joe qui est prête à le risquer si Kaitlyn donne son accord. La mission ? Ce n’est pas de faire tomber le cartel, mais bien d’identifier la menace qui plane sur les US et qui a autorisé le kidnapping de la membre du Congrès. Grosso modo, c’est simple : Joe et Kaitlyn soupçonnent une ingérence chinoise et veulent trouver l’agent secret chinois qui serait derrière tout ça pour le tuer. Et tant pis si ça provoque la troisième guerre mondiale en année électorale, hein.

Kaitlyn ne s’oppose en tout cas pas à l’utilisation de la nièce comme Lionne, mais ça suppose toute de même d’avoir des autorisations au-dessus également. C’est le boss de Kaitlyn qui s’en occupe en négociant auprès de Morgan Freeman. Deux épisodes de suite ? Oula, on va finir par s’habituer à sa présence et croire qu’il fait vraiment partie du casting principal de la série, attention. Bon, Kaitlyn et Byron, son bossn font une bonne présentation en tout cas : ils veulent que Joséphina agisse comme une Lionne même si elle ne l’est pas, parce qu’elle a les accès et les compétences parfaits pour accomplir à bien cette mission.

Certes, elle risque sa carrière militaire, qu’elle va devoir perdre pour mener à bien la couverture, mais bon, elle a 822 meurtres à son actif, aime l’action et est une pilote – dont les cartels ont besoin. La scène traine un peu en longueur par rapport à d’habitude, mais pour une fois, c’est de la géopolitique assez claire : le haut commandement doit se mettre d’accord sur le choix de cette Lionne peu conventionnel. Il y a de vrais risques géopolitiques si jamais elle devait être découverte, notamment parce que la Chine pourrait voir ça comme un acte de guerre. Et pourtant, Morgan Freeman finit par donner son accord. C’est une année électorale et c’est très bien de prendre des risques qui pourraient permettre de sortir glorieux.

Irak

Ensuite, il faut aller la chercher, et en Irak en plus. C’est à Joe et son équipe de s’en charger, bien sûr. Bobby se plaignait de la base pourrie dans laquelle ils étaient qui lui rappelait l’Irak, elle est servie et a le droit d’y retourner. Sur place, l’équipe intervient donc pour retrouver Josephina. Malheureusement, leur convoi se porte bien mal très vite : ils roulent sur une mine qui explose aussitôt sur leur passage. Oups.

Très vite, ils se retrouvent sous feu ennemi. Ah ben super, heureusement que Joe a promis à sa fille de faire attention, hein. En vrai, il y en a pour des mois de psychothérapie après ça… Ceci étant dit, la scène d’action qui s’ensuit est plutôt jolie. Certains effets spéciaux, notamment dans les explosions avec l’intervention de l’hélicoptère, dépassent le budget de la série et paraissent un peu plus fausses que d’habitude, mais autrement, wow. Pour une série, on sent qu’il y a de la thune et un investissement assez grandiose.

Bon, finalement, Joe et son équipe parviennent à survivre, mais Joe résume assez bien les choses tout de même : what the fuck ? Il y a quelques morts du côté américains et des blessés, mais au moins quand ils arrivent à la base, ils ont l’excuse parfaite pour faire virer Joséphina de l’armée. En effet, la capitaine est celle qui pilotait l’hélicoptère venant à leur secours et elle sort de son véhicule bien remontée après Joe.

Elle s’en prend verbalement à elle, puis en vient aux mains. C’est particulièrement intéressant à voir, parce que ça permet à Joe de rappeler à toute la base que c’est elle la plus haut gradée de la base à présent. J’aime la manière dont les choses sont fluides et dont la rencontre avec Joséphina est immédiatement problématique. Les deux femmes sont en conflit, mais Joséphina apprend bien vite qu’elle s’est mise dans la merde.

Elle est évidemment convoquée par Joe et celle-ci est excellente à pousser Joséphina dans ses retranchements : si elle affirme ne pas avoir d’oncle et ne pas parler espagnol, elle est mise à mal quand Joe l’interroge sur le financement de la maison de ses parents, beaucoup trop chère pour les revenus qu’ils ont. L’épisode se termine donc sur une scène assez bluffante et à couper le souffle. D’accord, nous ne sommes pas au niveau de l’épisode 2 de la saison 1, mais la violence psychologique que subit Joséphina dans cette scène est terrible. En lui assénant un milliard de fois la même question – aimes-tu ton pays ? – Joe force Joséphina à dire que oui. Oh, c’est le cas, mais là, il y a un sous-entendu bien différent : Joe veut l’entendre dire oui pour la forcer à devenir une Lionne.

Le problème, c’est que Joséphina connaît le programme et n’a pas du tout envie de le rejoindre. Elle n’est pas une assassin, elle tue sur le terrain, pas en regardant dans les yeux ses victimes. Elle a peur de rejoindre les Lionnes car personne n’en est jamais sorti à sa connaissance… Et mon dieu, c’est terrible à quel point Joe est douée dans son job. J’ai beau aimer le personnage, sa manière de gérer ses « atouts » est terriblement inhumaine et me pousse vraiment à la détester. Bref, la série réussit encore à bien faire le taf, et ça promet une saison 2 aussi intéressante que la première. J’aime déjà Joséphina.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Special Ops : Lioness – S02E01 – Beware the Old Soldier – 15/20

On retrouve tous les éléments que j’attendais de la série dans cet épisode, mais pas tous les personnages pour autant. En fait, c’est un début de saison assez surprenant parce qu’il ne semble pas vraiment ouvrir de pistes pour une suite. On est plutôt sur un one-shot qui justifie probablement la diffusion de deux épisodes d’un coup… Mais bon, si je prends celui-ci en tant qu’unité, c’est vraiment un court téléfilm qui fonctionne bien.

Spoilers

Une membre du congrès américain est enlevée chez elle, Joe est appelée à la rescousse.


Babe what the fuck, just fix the fucking car.

Kidnapping

Cet épisode de retour dure trois quarts d’heure et c’est plutôt un soulagement. J’aurais en revanche aimé avoir droit à un petit résumé de la saison précédente avant de commencer, même si la première scène est volontairement très loin de ce qu’on connaissait de la série. On y suit l’intervention d’une équipe armée jusqu’aux dents dans une maison tout ce qu’il y a de plus classique de la banlieue américaine.

Qu’est-ce que c’est flippant : l’équipe a ce qu’il faut pour voir en infrarouge et n’hésite pas à tuer les occupants de la maison – un père de famille d’abord, le fils ensuite. Oui, oui, en moins de deux minutes on a déjà le meurtre d’un enfant. Allez, ça nous remet dedans pour bien reprendre cette saison 2.

La mère parvient à s’enfuir un bref moment, mais elle est finalement prise en otage par l’équipe qui s’est infiltrée chez elle. Un cauchemar éveillé cette histoire.

Retour au boulot

Zoé Saldana est de retour ! Elle était incroyable au cinéma dans Emilia Perez, mais elle me manquait quand même. Elle est de retour à la maison et tente en vain de faire la cuisine pour le petit-déjeuner, au grand désespoir de ses filles qui constatent qu’elle ne sait vraiment pas le faire. Comment est-il possible de ruiner à ce point du bacon et des œufs ? Mystère. En tout cas, ça fait une réintroduction sympathique pour toute la famille, avec Neal qui met fin au désastre en invitant tout le monde au diner du coin pour le petit déj.

Tout est bien dans le meilleur des mondes, donc, jusqu’à ce que Joe remarque à la télévision qu’un kidnapping a eu lieu pendant la nuit : une membre du congrès manque à l’appel. Rien que ça. Elle comprend bien qu’elle va avoir du boulot.

En attendant, nous ne sommes pas encore en Novembre, mais Neal a déjà envie de mettre son sapin de Noël ? Il est complètement cinglé ce monsieur. Ses filles ont raison : Halloween n’est pas encore passé, c’est trop tôt pour ça. J’imagine qu’il voulait faire les décorations avant le départ de Joe, mais c’était sous-estimer le gouvernement américain qui fait bien rapidement appel à Joe. Elle n’a même pas le temps de dire au revoir à ses filles qu’elle est déjà dans un avion. Neal se charge d’essayer d’éloigner ses filles autant que possible du taf de leur mère, mais bon, l’aînée commence à bien comprendre ce qu’il se passe tout de même.

Le premier sur les lieux n’est toutefois pas Joe, mais son putain de collègue insupportable de la saison 1. Pfiou. Est-ce que ça se sent que j’ai oublié tous les noms ? Il s’appelle Kyle et tente évidemment de mener sa propre enquête sur ce qu’il s’est passé durant la nuit. Il y parvient rapidement, faisant confirmer son identité et son autorisation à être sur les lieux assez vite. Il y apprend que la membre du congrès à un tracker avec elle, ce qui va simplifier la recherche, tout de même.

En parallèle du reste, on retrouve Nicole Kidman toujours coincée dans son couple où les secrets ne tiennent qu’à coup de quiproquos artificiels. La Maison Blanche la contacte rapidement suite au kidnapping de la nuit, ce qui la fait venir vite au travail. Un kidnapping d’une membre politique de première importance ? C’est la panique, évidemment.

La réponse doit être visible d’après la majorité des officiels, mais ça pose problème : ça suppose de faire une action sur le sol mexicain, alors que ce n’est pas permis par les lois internationales. Et en même temps, le kidnapping non plus. Outre Mexico, la Chine est soupçonnée d’être liée à tout ça, surtout que l’élection de Novembre approche. Ah bien, on est en plein dans l’actualité, alors.

Joe est conviée à la réunion, elle aussi, pour apprendre qu’on a besoin d’une de ses Lionne sur place. Elle n’est pas ravie, demande un temps qu’elle n’a pas et se fait finalement forcer la main par ses boss, comme d’habitude. On ne perd pas les mauvaises habitudes, c’est déjà ça. En plus, on ne lui donne même pas une équipe pour protéger ses membres d’équipe ; juste autant d’ « hommes gris » qu’elle voudra. Ma foi, c’est déjà ça.

Le Mexique

Bref, Joe se retrouve à devoir trouver un moyen de s’infiltrer au plus vite, tout en réunissant son équipe. Oui, son équipe avait un peu de temps pour elle en théorie, alors elle a vraiment du taf. Avant ça, elle doit toutefois se débrouiller pour passer la frontière américaine sans être repérée. Avec son look, ce n’est pas gagné. Elle se retrouve à devoir supporter des fringues plus que nulles – une mini-jupe tout de même, pas idéal pour une espionne – pour passer la frontière en compagnie de quelques collègues. Elle semble ravie de retrouver Kyle et un certain Cody.

Franchement, le passage de la frontière avec Mexico me paraît bien peu crédible dans la série. C’est limite plus léger que l’espace Schengen leur histoire de faire semblant de ne pas comprendre l’espagnol. De la même manière, qu’est-ce qu’il est facile dans la série de tuer des gens du crtel comme si de rien n’était. Cela permet à Joe d’avoir rapidement de quoi se changer. Exit la mini-jupe et le rôle d’idiote de service, elle récupère un pantalon et des armes à feu. Le but est ensuite de se débrouiller pour aller récupérer la membre du congrès.

Ils prennent d’assaut la voiture dans laquelle elle est transportée. Franchement, c’est une opération simple et efficace : quelques membres de cartels supplémentaires sont assassinés, la membre du cartel est récupérée en vie et en état de marche (littéralement), et hop tout est réglé. Bon, ou pas : la membre du congrès découvre que sa famille a été tuée et l’extraction du pays doit encore avoir lieu.

C’est embêtant parce qu’on a des officiels américains qui tuent des membres du cartel sur le sol d’un autre pays où ils n’ont pas le droit d’intervenir. La police s’en mêle, pour mieux se faire tuer également, et ça fait de la peine pour elle. Franchement, ils n’ont rien demandé. La voiture des américains est vite prise d’assaut, en tout cas.

Tant pis pour les flics : ils se font canarder avec une précision redoutable par Joe et son équipe du jour. Après les flics, c’est donc à l’armée de s’en mêler pour tenter d’empêcher nos américains de quitter le pays. Il est juste dommage pour eux que nos héros soient aidés par radio : ils ont clairement des coups d’avance. Cela ne les empêche pas de devoir foncer dans l’eau pour traverser la frontière, avant d’obtenir de l’aide d’un hélicoptère. Superbe.

Tout ça fait une sacrée journée de merde pour la membre du congrès cependant. Elle revient aux USA, mais toute sa vie est en miettes. Elle cherche à présent à se venger, et elle n’est pas la seule : Cody a perdu Dean, un de ses collègues, dans l’opération. Nous, on ne le connaît pas vraiment, il a juste été un figurant de l’épisode. Cela limite un peu notre tristesse face à sa mort. En revanche, on comprend pourquoi Joe s’énerve : c’était une opération bien trop risquée à son goût. Perdre quelqu’un, ce n’est pas dans ses habitudes (enfin, en théorie ; en pratique, on l’a déjà vue en perdre, mais bon) ; ce n’est pas ce qu’elle aime.

Le job commence vraiment à lui peser en tout cas. En fin d’épisode, on la voit ainsi téléphoner à sa famille pour avoir un moment de répit et surtout le soulagement d’être encore en vie pour les retrouver. Mouais. Elles finiront par être kidnappées les gamines, c’est sûr, non ?

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Special Ops : Lioness (S02)

On en était où ?

Difficile de vous le dire, je ne m’en souviens pas ! Bon, j’ai relu mon article tout de même : tout était terminé pour la mission de la saison 1, mais on terminait avec la démission de Cruz, traumatisée d’avoir dû trahir sa nouvelle petite-amie. Pas évident comme taf. Joe ? Elle retrouvait sa famille et se préparait déjà pour de nouvelles missions.

Ce que j’en attends…

J’ai quelques épisodes de mes hebdos en retard, mais comme je le disais dans l’édito de la page d’accueil hier, la majorité des séries sont en pause pour la semaine, alors je vais juste les rattraper au fur et à mesure. Par conséquent, j’ai développé une sorte de flemme à l’idée de les regarder et j’avais envie de voir autre chose qui me change un peu. Par chance, c’est justement aujourd’hui que commence la saison 2 de la série. J’ai l’impression que la saison 1 s’est terminée il y a deux ou trois mois ; mais en fait, c’était il y a déjà plus d’un an, c’est fou.

N’empêche que ça me soule d’avance de voir qu’il y a deux épisodes diffusés d’un coup, parce que ça veut dire que je vais être en permanence en retard, mais ça me fait plaisir tout de même de retrouver ces personnages – et surtout Zoe Saldana et Dave Annable, j’avoue. La saison 1 me paraît dater d’hier tout en étant super loin, alors je ne sais pas trop ce que j’en attends aujourd’hui.

Concrètement, j’ai souvenir de l’épisode 2 qui était incroyablement dur à regarder. J’ai souvenir de l’intrigue politique particulièrement inintéressante et inutilement complexe. J’ai souvenir que l’action y était au top quand les développements de perso était plutôt prévisible – et bordel, la famille de l’héroïne, quelle angoisse. J’ai souvenir de m’être dit que c’était fou qu’une saison 2 soit envisagée.

Alors voilà, j’attends un bon boost d’action, le retour des persos que j’aimais bien et malheureusement une sous-intrigue politique qui ne parviendra pas à m’accrocher. Je la supporterais juste pour savoir ce que deviennent les filles de l’héroïne, tiens. On verra bien ! Tant que la série continue d’être nuancée dans son approche patriotique et propose un féminisme qui ne contente pas d’être façade, elle me plaira de toute manière. Après, c’est sûr que j’aimerais bien qu’on sorte du schéma « un épisode sur deux est de qualité » pour en arriver à du 100% qualité. Mais bon, il ne faut peut-être pas trop en demander !

Note moyenne de la saison : –/20

Special Ops : Lioness – S02E02 – I Love My Country – 17/20

Sans attendre l’intensité que l’épisode 2 de la saison 1 avait pu avoir, il y a un crescendo dans cet épisode qui se fait vraiment sentir et débouche sur une scène magnifiquement rédigée et interprétée. Je sais que je me souviendrais de cet épisode ; je sais qu’il me fait aimer la série davantage. Elle n’a…

Lire la suite

The Walking Dead : Daryl Dixon – The Book of Carol – S02E02 – Moulin Rouge – 15/20

Je ne comprends pas bien le titre de l’épisode, mais pas grave, c’était un peu mieux que le premier car l’intrigue avance encore plus vite – trop vite, d’ailleurs, pour que ce soit bien crédible. Dans l’ensemble, c’est toujours beau à regarder, divertissant comme tout et plutôt fun de voir la France sous un jour d’apocalypse zombie. Bref, la série a ses bons côtés qui me plaisent et sur lesquels je me concentre, pour oublier qu’il n’y a quasiment aucun personnage que j’apprécie vraiment. Finalement, peut-être que je suis du côté des méchants, même.

Spoilers

Carol et Ash se dirigent vers la France, Daryl et Isabelle vers la gueule du loup.


On ne combat pas le doute avec la foi, mais avec des preuves.

Laurent, Daryl, Isabelle

Me revoilà pour un nouvel épisode. AMC a eu la bonne idée de faire la bourde de diffuser toute la saison 2 d’un coup, mais j’ai décidé de la regarder de manière hebdomadaire quand même – au moins pour le moment. C’est l’impression que j’en avais, mais au moment de publier cette critique, je me rends compte que ça fait déjà deux semaines que j’ai vu le premier épisode… Oups ? J’ai plein de boulot et j’ai peur de l’overdose en faisant autrement qu’un épisode par semaine, mais pourquoi pas un toutes les deux semaines ? Après, j’ai senti l’overdose dès la première scène de cet épisode quand Laurent nous en a fait l’intro en voix off. « Tout le monde m’aime ici ». Ben reste bien ici, parce que ce n’est pas le cas là où moi je suis, hein.

La plongée dans la tête de Laurent ? Il s’agit d’une prière à Dieu et ce n’est pas grandiose. La prière est écoutée par Losang, surpris et intéressé par le fait que Laurent veuille voir Daryl rester. C’est mal si j’ai eu l’impression d’avoir affaire à un prêtre pédophile pendant la scène ? L’acteur n’envoie pas du tout cette vibe, mais le scénario m’a paru dérangeant. C’est peut-être juste moi qui suis dérangé. Finalement, ce qui fait peur au leader du Mont St Michel, c’est que Laurent risque de vouloir repartir quand Daryl sera motivé à se casser. Pour contrer ça, il se fait conseiller de ne pas combattre le doute avec la foi. C’est pas littéralement le rôle de la foi, ça ? La nana avec lui veut qu’il avance la cérémonie (laquelle ?) pour être sûre que Laurent reste. Mouais.

En attendant, Daryl apprend à Laurent et Isabelle à jouer au baseball américain. OK. C’est déjà si nul habituellement les séries qui nous parlent de baseball, mais alors là, vraiment on touche le fond. Franchement, Isabelle qui dit ne pas connaître, mais pardon, mais on se fout de nous ? Faut pas abuser, on avait le wifi avant l’apocalypse, hein. Et les séries américaines surtout. Bref. Celle-ci nous fait subir ensuite une scène entre Daryl et Isabelle… eh, je préfère quand on se concentre sur Carol hein.

Vous aurez compris, j’ai décroché un moment, jusqu’au lendemain matin dans la série où Isabelle se rend compte que Laurent a disparu. Oh, non, quel dommage ! Le gamin s’est fait kidnapper, on accuse aussitôt Genet et hop, toute une expédition est mise en place aussitôt, avec Fallou et… J’ai un peu oublié les prénoms, mais Daryl ne revient pas seul en début d’épisode : il est avec le copain de la pote d’Isabelle qui revient sans être blessé. Elle s’en assure en lui matant le torse et il n’y a aucune raison à cette scène, honnêtement. Pourquoi le déshabille-t-elle ? Un simple « non, je ne suis pas blessé » de sa part suffirait ? Il doit être un peu exhibitionniste, je suppose. Ou alors, le but c’est qu’on souhaite le voir encore un peu plus nu la prochaine fois et qu’il survive à l’expédition chargée de retrouver Laurent ?

Alors que celle-ci a lieu et permet à nos héros de se mettre en danger inutilement, au Mont St Michel, Sylvie se rend compte que Laurent est encore là. On a simulé la disparition de Laurent, tout simplement. Cela ne va pas lui faire plaisir, on le sait, mais ça permet au moins de voir de jolis recoins du Mont. On devrait y filmer plus de films.

En parallèle, Daryl comprend qu’il est tombé dans un piège. Les hommes qui l’accompagnent essaient de le tuer soudainement. Bon, pas Isabelle, pas Fallou. Reste le cas d’Emile, le petit copain sexy qui s’avère être un agent double. Il est clairement là pour tuer Daryl, parce qu’il suit les ordres de son leader. Seulement voilà : il est fidèle envers Fallou. On se retrouve donc avec une scène où il explique qu’il n’a pas trop le choix d’agir, parce que l’on teste sa foi.

Emile révèle beaucoup de ce qu’il sait, puis se fait désarmer par Fallou et tuer par Isabelle. Tant pis pour les désirs de Sylvie, je suppose. Ce qu’il sait ? Eh bien, figurez-vous que la fameuse Cérémonie dont il est question en début d’épisode consiste à vérifier si Laurent est bien capable de résister aux morsures de zombies. D’un coup, ça me dérange beaucoup moins qu’ils soient illuminés ces français. Je suis pour qu’on teste cette théorie ! Au pire, on se débarrasse de Laurent ; qu’est-ce que ce serait dommage, pas vrai ? Aha.

En tout cas, après tant d’émotions, Daryl et Isabelle rentrent au Mont St Michel et décident de s’embrasser en chemin, alors que là-bas, le leader découvre que sa conseillère a organisé une exécution de Daryl sans attendre son autorisation. Il est furax après elle – elle s’appelle Jacinthe ? – mais bon, elle lui promet qu’elle a pris la bonne décision pour éviter que tout ne sombre dans le chaos.

Carol

La traversée de l’Atlantique ? Elle se fait sans encombre apparemment. Pourtant, Carol et son nouveau pote partaient vers la France en plein orage et avec à peine une petite carte de vol. Permettez-moi de douter très fortement face à la crédibilité de cette intrigue. Ash lui-même souligne que c’est surprenant d’être encore en vie.

Pour ne rien arranger, leur coucou est forcé de se poser à cause d’une fuite de carburant, rien que ça. Ils atterrissent en pleine montagne, ayant au passage la joie d’un comité d’accueil de quelques zombies recouverts de plantes. Cela suppose de rester bien immobile pour des zombies, ça me surprend. Cela dit, au-delà de la surprise, ça m’a remotivé dans l’épisode. Cela faisait une fausse scène d’action. Les règles de la franchise sont mises à mal en plus : Carol se retrouve ensuite par terre parce qu’un zombie lui prend le pied. Pourquoi n’a-t-il pas bougé avant en entendant l’avion ? D’où sort-il ? Cela n’a aucun sens.

Bon, Carol se retrouve en danger, appelle Ash qui la sauve mais est lui-même sur le point de se faire mordre. J’ai trouvé ça abusé un quart de seconde, parce que je n’ai pas envie qu’il meure si vite, ce serait se foutre de nous. Ash est alors sauvé de justesse par deux femmes qui ont un flingue et accueillent nos héros.

Elles sont super sympathiques les deux femmes, jusqu’à ce que Carol parle du monde devenu un enfer et qu’Hannah, une de ses hôtesses, lui indique que peut-être que le monde est en train de se soigner de l’espèce humaine qui s’entretuait déjà. Pendant que Carol sympathise avec cette extrémiste écolo plutôt heureuse que sa thèse de trois mois dans un désert vert se soit transformé en apocalypse zombie, Ash parle lui avec Eun. C’est une autre extrémiste écolo bien calme et posée, qui cherche à savoir s’il a des enfants. Quoi, on va les transformer en ogresse ?

Dur à dire. Elle semble bienveillante et pleine de compassion quand elle fait un câlin sans prévenir à Ash parce qu’il a perdu son fils. Soit. Je crois que c’est plus gênant encore que Carol qui se boit un verre d’alcool pur avec Hannah pendant qu’elle (ne) surveille (pas) la cuisson du renne. Les clichés européens, je suppose. Cela dit, tout tourne mal quand Hannah pointe soudain l’arbalète sur Carol et lui révèle devoir la tuer.

Carol s’inquiète aussitôt pour Ash plus que sur elle, mais Ash semble plutôt en sécurité. Il est assez clair que si Hannah souhaite la fin de la civilisation, Eun a plutôt envie de violer Ash et de faire en sorte qu’il lui fasse un enfant. Vous me direz, il est beau gosse, on peut comprendre qu’elle soit un peu attirée par lui. Cela dit, l’épisode est plutôt mal écrit : on enchaîne sur Hannah qui explique vouloir quitter son désert vert alors que dix secondes plus tôt elle voulait la fin du monde. Et ça n’a AUCUN sens : Eun se ramène, s’énerve de voir qu’Hannah ne parvient pas à tuer Carol et… se fait tuer par Hannah.

Pardon, mais ? Dix ans ou plus qu’elle vit avec Eun et d’un coup elle tue Hannah pour sauver une parfaite inconnue qui lui propose de partir en voyage avec elle. Cela n’a AUCUN PUTAIN DE SENS. Qu’est-ce que c’est mal écrit.

Hannah nous fait ensuite un petit discours pour dire qu’elle est heureuse de penser au futur… Il n’est donc pas compliqué de comprendre qu’elle est sur le point de mourir. C’est Ash qui la tue, persuadé de faire une bonne action en lui lançant une fusée de détresse dans la gueule. Son but est de sauver la vie de Carol, qui s’était déjà débrouillée pour ça.

Dans tout ça, l’avion a eu le temps d’être réparé quand même. Tout est bien qui finit bien, avec au passage deux cadavres de plus – dont celui d’Hannah qui va se transformer en zombie, parce que personne ne s’en occupe. Sympa.

Bref, Carol et Ash reprennent l’avion ; on ne sait rien de leur vol et hop, ils arrivent en France. Carol décide aussitôt de se débarrasser d’Ash. C’est complètement con. Elle s’en débarrasse parce qu’elle n’assume pas de lui mentir sur sa fille, je suppose, mais c’est quand même tiré par les cheveux tout ça.

Paris

Carol se débrouille alors pour marcher seule jusqu’à la Défense. Enfin, je vois cette scène ! Ils s’étaient fait chier pour le tournage, que j’avais raté de peu. Je suis content de voir ce que ça donne et l’ampleur des effets spéciaux. Je gagne au passage un nouveau fond d’écran, clairement. Une fois qu’elle a contemplé la vue depuis la Défense vers Paris, Carol marche jusqu’à Paris.

En vrai, c’est une marche qui déjà aujourd’hui doit prendre près d’une heure. En période d’apocalypse, avec des zombies partout et la végétation qui reprend ses droits… Je n’imagine même pas ce que ça doit donner. De toute manière, peu importe : une fois dans les rues de Paris, elle parvient à voler une pomme d’un camion, qu’elle suit ensuite.

Elle assiste alors à une distribution de nourriture un peu particulière. On donne de la bouffe et des légumes à des gens affamés qui sont alors prêts à tout pour rejoindre la Maison Mère de Genet. La perspective d’un repas chaud chaque soir, forcément, ça vend du rêve. Le rêve est de courte durée : seuls 20 d’entre eux auront la chance d’être sélectionnés.

Même si Carol ne comprend rien de ce qu’il se passe, elle comprend qu’il vaut mieux fuir. Se faisant, elle est repérée et aussitôt sélectionnée pour faire partir des 20 du camion. Bien ouej. Dedans, elle se retrouve à faire amie-amie avec Rémy, un ancien prof d’anglais. C’est beau, ça tout de même ! Il lui explique qu’ils viennent d’être recrutés par Genet, qui souhaite mettre en place une nouvelle France. En vrai, j’aime bien cette intrigue. Les personnages sont pas fous niveau crédibilité et c’est parfaitement illogique que Carol soit déjà là, mais bon, ça passe bien.

En plus, Carol se retrouve plus proche de Daryl qu’elle ne le pense. Elle arrive donc à proximité de Genet, toujours occupée à torturer pour le plaisir – et pour avoir quelques informations sur la localisation possible de Daryl, d’Isabelle et de Laurent. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne le sache.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer