Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite que le scénario ne parvenait à me paraître réaliste. La saison 1 était impeccable de ce point de vue, ce début de saison 2 est… aux antipodes de ça ? C’est charmant, mais ça manque d’un moment me retournant le cerveau.

Spoilers

Avant l’Apocalypse, les gens avaient une vie. Annie, pas vraiment.

Come restart the world with me, Annie.

J’espérais que la série reprendrait avec un bon gros résumé de la saison 1. Ce n’est pas le cas. Bon. Je vais survivre et je ne doute pas que le puzzle va se recomposer peu à peu. J’ai trop hâte de découvrir ce que la série va nous proposer en saison 2 – je n’ai pas vu la moindre bande-annonce – pour attendre plus longtemps. Le début de saison est loin de ce que nous proposait la série en saison 1 en plus : on voit une jeune adolescente assister à une visite de la maison d’Elvis. C’est marrant, parce que je reconnais la maison des films sur Elvis et Priscilla de ces dernières années.

L’adolescente semble être une experte qui occupe ses journées à faire la visite avant d’aller s’occuper de sa mère, très clairement malade. C’est sa mère qui semble vouer une passion pour Elvis et qui lui demande d’assister à ces visites. Un jour, l’adolescente rentre chez elle pour trouver sa mère morte.

Après un détour par l’enterrement, on comprend que le but est de s’intéresser à cette adolescente qui, devenue adulte, travaille dans un hôpital. Annie Clay, c’est son nom, est une étudiante en médecine que l’on suit lors d’une consultation médicale en apparence banale. En pratique, malheureusement, Annie a une vraie crise de panique quand elle examine la patiente, parce qu’elle reconnaît des symptômes de sa mère dans cette patiente. Si elle tente de poursuivre son diagnostic, elle s’effondre devant sa supérieure et tous ses collègues.

Annie abandonne aussitôt ses études. Elle n’a pas de famille, plus de job, et elle retourne devant la maison d’Elvis, par habitude. Elle passe une sale journée, mais la cheffe de la sécurité de la maison d’Elvis, Gayle, la prend en pitié et lui propose un job quand elle comprend qu’elle en a vraiment besoin. Et c’est ainsi qu’Annie se retrouve avec un nouveau job : elle devient la guide des visites de la maison d’Elvis.

Y a pas de savoirs inutiles, je suppose. Elle connaît la visite par cœur et peut donc la gérer sans aucun mal. C’est une trajectoire de vie étonnante, mais pourquoi pas. On est très loin, par contre, de ce que la série proposait en saison 1. Pas de quoi s’inquiéter : on y revient vite. Un jour, alors qu’elle commence sa visite, Annie se rend compte que son groupe de touristes ne la suit pas. Et pour cause : la fin du monde vient juste d’être annoncée.

Les médias présentent les catastrophes qui touchent l’Australie et le reste du monde, ce qui fait que la panique gagne tout le monde dans cette belle journée ensoleillée. Annie ne cède pas à la panique pour autant : elle demande à Gayle de réunir des vivres et de les emmener dans la cave de Graceland, la maison d’Elvis. Elle comprend qu’il va falloir survivre et elle le comprend vite : en bonne américaine, elle récupère le flingue d’Elvis dans une vitrine, aussi. On ne sait jamais, je suppose, un flingue, c’est hyper utile face à la nature qui se déchaîne, lol. Annie prend le temps de libérer les chevaux des écuries, puis va dans sa chambre récupérer des affaires. Il est peut-être déjà trop tard avec la montée des eaux qui se propage et une tempête horrible qui s’approche.

Gayle et Annie sont devenues super amies et n’ont plus qu’elles au monde. La fin du monde ne change pas grand-chose pour elles finalement, en fait ? Les téléphones lâchent ensuite, puis l’électricité. Malheureusement, Gayle est prise par surprise à ce moment-là, et elle tombe dans l’escalier qui mène à la cave. C’est bien le moment. C’est la fin du monde et elle se casse la gueule, devenant une patiente dont Annie doit prendre soin. Pas sûr que ce soit son choix de base.

Annie a fait des études de médecine cependant, ce qui est plutôt pratique pour Gayle : elle passe les rois premiers jours dans ce bunker de fortune à s’occuper d’elle et la soigner. Elles n’ont toujours pas d’électricité cependant et ne savent pas trop quoi faire. À l’extérieur, c’est tout simplement la fin du monde : l’apocalypse a eu lieu, mais il y a encore des gens en vie. Comme ils sont américains, ils se tirent dessus pour voler les ressources des autres.

La vie isolée dans la maison d’Elvis est plutôt chouette, je crois. De la terrasse de la maison, les deux femmes ont une vue terrible sur la ville au destin désastreux. Et une explosion d’usine les surprend, les forçant à rentrer se mettre à l’abri. Le temps passe alors et les deux femmes vivent comme elles peuvent dans cette cave : le sixième jour, elles trouvent de quoi s’amuser dans la maison d’Elvis, le dix-neuvième, elles s’inquiètent du froid polaire qui s’installe en plein été, le vingt-quatrième, la survie est clairement très compliquée.

Allez faire du chauffage quand il n’y a pas d’électricité ! Je suis même surpris de voir qu’il y a des bougies le 45e jour… Comment on trouve des bougies si longtemps alors qu’on vit dans le noir ? Le plus triste est que Gayle remercie Annie de faire tout ce qu’elle peut pour elle et d’avoir réussi à l’empêcher d’avoir froid… alors qu’elle est juste en train de mourir. Ne plus sentir le froid quand il fait froid, ce n’est pas bon signe.

Annie comprend qu’elle va perdre Gayle et se retrouver seule. Le lendemain, il faut donc enterrer (enneiger, même) le corps de Gayle. La série parvient à me rendre triste pour un personnage que je connais à peine. Et là, contre toute attente, on passe au jour 689.

Allez. Deux ans après la fin du monde, donc, Annie vit toujours dans la maison d’Elvis, seule. Elle a une sacrée force de caractère pour avoir tenu un confinement de deux ans, je suppose. Le plus surprenant, ce jour-là, c’est qu’Annie remarque qu’il y a un rayon de soleil qui perce dans le salon. Oui, oui, le soleil est de retour, enfin ! L’air est encore respirable, apparemment, pour une raison qui m’échappe. Annie parvient même à faire pousser des fleurs.

Et puis, un jour, elle entend un bruit très improbable : celui d’un avion. Elle voit ensuite des hommes au portail de sa demeure. Après deux ans sans voir personne, il y a de quoi avoir très peur, je suppose. Elle comprend que la maison va être prise d’assaut et monte aussitôt à l’étage, à la recherche du flingue d’Elvis. Elle n’a pas le temps de plus : les hommes qui entrent dans sa maison, nombreux, comprennent que la maison est habitée et se mettent aussitôt à sa recherche.

Elle tente bien de faire croire qu’elle a pris la fuite, mais c’est en vain : elle est vite retrouvée par un homme, Link, qui lui jure qu’ils veulent simplement voir les voitures d’Elvis. J’ai un doute, franchement. C’est un drôle d’épisode de reprise qui ne va définitivement pas nous montrer les personnages de la série avant la fin, hein ?

Pendant que ses hommes vont voir si les voitures sont encore là, Link prend le temps de papoter avec Annie. Elle lui explique qu’elle voulait rester discrète et a fait en sorte que personne ne sache qu’elle vivait là. La relation qui s’établit entre eux est étrange, pleine de défiance, forcément, et de jeu de pouvoir qui ne sont pas en faveur d’Annie.

Alors que Link se met à jouer au piano et apporte un peu de douceur, Annie décide de l’attaquer pour aller se réfugier et s’enfermer dans le sous-sol. Link est assommé mais est vite à sa recherche. Il est trop tard. Annie est certes tranquille pour un moment, mais elle passe trois jours enfermée en sous-sol. Elle finit par en sortir quand elle est forcée de le faire par faim – surtout que les hommes à l’étage font un super petit-déjeuner.

Annie est forcée de sympathiser, cette fois, avec cette bande d’hommes inconnus et menaçants par leur simple existence. Elle leur donne son prénom, puis écoute Link lui raconter sa vie et… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça à cette scène, en vrai. J’ai envie que la série accélère et passe à autre chose. Ce début de saison m’a fait penser à celui de la saison 2 de LOST où on nous introduisait un nouveau personnage lié à l’intrigue avec un flashback aussi… mais sans pour autant nous l’imposer sur un épisode complet. Je ne sais pas, c’est long, là.

Le groupe d’hommes, en plus, pfiou, ce n’est pas passionnant. Ils apportent pourtant des informations essentielles. Ainsi, deux-tiers de la population des USA serait mort : tsunami, effondrement de la société, famine… Soit. Link explique à Annie qu’ils comptent rester encore plusieurs jours, après lui avoir présenté seulement deux autres hommes, Geiger et Big Papy, qui s’intéresse lui aux plantes qu’Annie arrive à faire pousser.

Les jours passent et Annie se fait à la présence des hommes, peu à peu. C’est un peu gros, tout ça. Aucun d’entre eux ne semble l’agresser ? Eh, ça redonne foi en l’humanité cette affaire. Ils se contentent de désosser certaines voitures d’Elvis pour s’en servir. Au passage, alors que la météo s’améliore significativement, Annie remarque que le poignet de Link est cassé. Elle lui répare bien vite grâce à ses quelques connaissances médicales qui tiennent la distance.

Contre toute attente, Annie voit aussi revenir un des chevaux de l’écurie. Autant les voitures ne servent plus à rien, autant un cheval, ça peut servir. Le truc, c’est que je m’attendais à une société bien plus détruite que ça. Là, on se retrouve avec une Amérique qui peut encore fonctionner apparemment.

Un soir, Link sympathise (et drague, je pense) avec Annie. Il lui dit qu’il n’a que 25 ans, lui présente sa carte étudiante, lui indique qu’ils partiront le lendemain vers l’Ouest en faisant un détour par St Louis parce qu’ils n’ont pas trop le choix… Et je ne le sens pas. Il invite Annie à un super dîner de départ, et bien sûr, Annie se maquille et se prépare et… Ah, je ne sais pas, je n’ai pas confiance en eux.

Le dîner ne se passe pas si mal et Link (nommé ainsi parce que Zelda) débarque avec la barbe rasée, pour plaire à Annie. Quand au cours du repas, Annie explique que ce qui lui manque du monde d’avant, c’est de faire des visites de la maison d’Elvis (pardon, c’est son job qui lui manque ? Eh bah, sacré amour de son job !). Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle se retrouve à guider tout le groupe dans Graceland.

Le groupe s’arrête en chemin, laissant Annie seule avec Link, évidemment. Les deux personnages se tournent littéralement autour. Finalement, il lui passe une main sur le visage et il n’en faut pas plus pour qu’elle fonde en larmes dans ses bras. Deux ans sans le moindre contact humain, soit la moindre caresse, sans rien ? Oui, forcément, il y a de quoi s’effondrer, je suppose. C’est une jolie scène d’humanité, qui dérape vite vers un baiser, puis vers du sexe, Annie en profitant pour découvrir toutes les cicatrices de Link. Pour une première fois entre eux et après autant de temps tout se passe drôlement bien et je suis surprise que le reste du groupe les laisse autant tranquille. Ils passent en tout cas un joli moment d’amour.

Après l’amour, Link explique à Annie que son groupe est à la recherche des objets électriques qui fonctionnent encore pour se rendre ensuite dans le Colorado. Ils espèrent y trouver un bunker de la taille d’une ville – mais aussi peut-être autre chose. Mouais. Bien sûr, Link demande aussi à Annie de l’accompagner. Une jolie nuit d’amour et de promesses, donc.

Le lendemain, cependant, Annie s’isole dans la cave où elle s’enferme. Elle laisse derrière elle Link, nu dans son lit. Elle refuse de le suivre, donc. Putain, se faire ghoster après l’Apocalypse ? Il prend cher le Link. Il s’énerve, de manière assez légitime parce que faut vraiment arrêter de ghoster les gens, mais un de ses hommes finit par lui dire qu’ils n’ont plus le temps de rester.

Ils doivent aller dans le bunker et tuer Alex. Allons bon, c’est encore autre chose ça. Link a apparemment un problème médical, aussi, puisqu’il se met à saigner du nez. Après tout ça, il se décide malgré tout à quitter Graceland. Il promet à Anie de revenir pour elle, laisse quelques affaires derrière et prend soin de fermer le portail de la maison, mais c’est tout.

Sans trop de surprise, le temps passe ensuite et il est révélé qu’Annie s’en sort bien dans la survie seule. Elle est évidemment enceinte et son ventre pousse vite. Quand elle entend un avion se crasher, elle sait qu’elle ferait mieux de rester chez elle… mais elle a peur qu’il s’agisse de Link. Elle monte donc à cheval et part à la recherche de l’épave de l’avion. La scène est belle, bien aidée par une reprise magnifique de I can’t help falling in love with you. Seulement voilà, elle ne tombe pas sur Link. Non, celui qui s’est crashé, c’est évidemment Xavier.

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Paradise (S02)

On en était où ?

J’ai tellement dévoré la saison 1 que j’ai un peu oublié certains tenants et aboutissants, mais bon, le monde est arrivé à son terme et vit désormais dans un bunker. Le truc, c’est qu’il y a aussi des survivants en-dehors du bunker et que maintenant que le meurtre du président est résolu, Xavier sort du bunker et part à la recherche de sa femme.

Ce que j’en attends

Les attentes sont énormes, mais si j’essaie d’être un peu raisonnable, je vais dire que j’en attends de retrouver le casting que j’adore et peut-être aussi la sensation de grosse surprise qu’ils savaient très bien installer en saison 1. Je ne regarde plus tellement de séries dernièrement, alors bien évidemment j’espère que cette saison qu’elle me redonne envie de passer du temps devant ma télé – ce n’est pas gagné avec plein de détours à Disneyland toujours, beaucoup de séances de cinéma, mais aussi plein de lectures.

Vous remarquerez que je la commence plutôt dans les temps par rapport à la saison 1 et que j’ai enchaîné directement les trois premiers épisodes diffusés hier sur Disney +. Ce n’est pas un hasard : j’ai adoré alors je veux leur rendre mon plaisir en leur faisant une petite vue. C’est déjà ça. Je sais que je ne vais pas rester à jour toute la saison, mais bon, ça fait déjà plaisir de l’être ce soir, non ?

Note moyenne de la saison : –/20

Percy Jackson and the Olympians – S02E08 – The Fleece Works Its Magic Too Well – 14/20

Une conclusion plutôt décevante, principalement parce qu’après avoir fait monter les enjeux pour la survie des personnages dans les épisodes précédents, j’ai l’impression qu’ici, on ne s’inquiète que de deux choses auxquelles je ne suis pas attaché, puisque la série n’a fait que répéter qu’on devait y être attaché sans jamais nous donner de raisons de l’être. Un épisode plutôt bon, en vrai, mais qui n’a pas réussi à me transporter tout à fait.

Spoilers 

Il faut sauver le soldat Thalia.

– There’s a prophecy?
Isn’t there always?

Cette fois, c’est bon, j’en ai marre : cela fait deux semaines que chaque fois que j’allume mon ordinateur, j’ai l’onglet Disney + qui me fait de l’œil et je ne prends pas le temps de voir cet épisode. Il faut dire aussi que les mots clés ici sont « chaque fois que j’allume mon ordinateur », parce que ça n’a pas été si souvent que ça. C’est chouette de faire des projets avec le boulot, mais ça prend tout mon temps séries – parce que je n’ai pas sacrifié le temps au cinéma, à Disney ou à lire. Beaucoup lire. Il faudra peut-être que j’en fasse des articles à un moment. Tout ça pour dire que non, le blog n’est pas mort et oui, je termine enfin cette deuxième saison !

L’épisode commence par un flashback qui en revient une fois de plus au sacrifice de Thalia. Je ne doute pas qu’il aura son importance par la suite, parce qu’on tourne en boucle avec ce sacrifice depuis deux saisons. Il est évident qu’on ne sait pas encore tout, mais pour l’instant, il faut en revenir au présent où Percy est toujours dans la voiture de sa mère avec son trio d’amis. Ils foncent vers la Colonie, mais d’un coup, Blackjack, le cheval ailé sur lequel Clarisse devrait être, leur bloque la route.

Percy sort parler au cheval pour savoir ce qu’il en est et apprend que Clarisse a dû finir son chemin à pied. Il n’en faut pas plus pour que le groupe abandonne la voiture et parte à travers bois à la recherche de Clarisse et de la Toison. La mère décide évidemment de partir avec le groupe d’ados, mais Percy s’y refuse. Il n’a que 16 ans et il parvient à la convaincre de rester en arrière. Mais qui sont ces parents de séries qui laissent toujours les ados vivre comme s’ils étaient adultes ? Comment tu peux rester à l’écart comme ça ? « Maman, j’ai peur pour toi, c’est dangereux ». JUSTEMENT. C’est dangereux pour toi aussi, mais bon.

Du côté du camp, il y a de plus en plus d’intrusion de géants et ça commence à souler tous les élèves. On a beau leur organiser des courses et tout, les divertissements ne sont plus suffisants pour cacher la vérité : il y a de plus en plus de géants qui pénètrent la barrière. Et ce n’est que le début : Tyson entend arriver Luke avec une armée de Lestrygons. C’est gênant. Ils entendent tout le plan de Luke, qui consiste à faire tomber la Colonie pour récupérer Thalia, mais ça ne leur donne toujours pas de plan.

Dans les bois, Clarisse finit également par tomber, à peu près au même moment, sur d’autres étudiants de la Colonie, menés par Chris. Celui-ci semble avoir pris en charge les opérations de chasse aux Lestrygons et maintenir l’ordre dans la Colonie. Malheureusement, on comprend assez vite qu’il convoite beaucoup la Toison. Clarisse s’en rend compte trop tard : Chris révèle qu’il est un traître bossant avec Luke depuis le départ. Cela laisse Clarisse en mauvaise position, avec la Toison finalement récupérée par Chris.

De leur côté, Percy et Annabeth prennent le temps de marcher et papoter tous les deux dans les bois. Cela n’a aucune espèce de sens par rapport à la série : ils n’ont pas de plan, devraient, courir à la recherche de Clarisse ou vers Thalia pour la protéger, mais non, ils marchent pépère et laissent derrière eux Grover et Tyson, OK. Le but de cette scène est de révéler qu’Annabeth a parlé avec Luke, mais aussi de montrer qu’ils sont sans plan, justement. Les enjeux sont pourtant élevés – et on nous en fait presque trop avec Percy qui finit par faire un grand discours à la Colonie. Le problème, c’est que je n’ai toujours aucun attachement à cette Colonie.

Elle est tout l’enjeu de cette fin de saison : on a vu Tantale se faire cramer par une boule de feu, on voit les Lestrygons qui envahissent toute une partie de la Colonie avec l’arc, mais… on n’a toujours pas eu l’occasion de passer assez de temps avec tous les figurants et dans ces lieux pour que ça paraisse vraiment dramatique.

Bref, Percy finit par prendre le commandement des troupes restantes suite à un beau discours épique qui lui permet de convaincre tout le monde de venir défendre la Colonie et l’arbre au plus vite. Tout le monde ? Non. Annabeth et Grover se font la malle pour aller au secours de Clarisse : ils arrivent pile à temps pour récupérer la Toison et la sauver d’une mort certaine.

Se faisant, ils ne peuvent être là à temps pour secourir Percy : il y a tout un champ de bataille qui s’est développé autour de Thalia-arbre. Luke est en effet arrivé avec ses géants et ses sbires. Si Luke leur explique que Thalia est un demi-dieu qui ne doit pas être tuée, tous n’approuvent pas. Alors que Luke est occupé à mettre Percy à terre et à le tuer (du moins, à essayer, mais ouf, Percy peut compter sur son frère qui lui sauve la vie in extremis), ses sbires essaient de couper à la hache l’arbre magique qui protégeait la Colonie.

Par chance à nouveau, Annabeth, Grover et Clarisse débarquent en char sur le champ de bataille juste à temps. Oh, Annabeth se prend bien une flèche dans l’épaule, mais l’essentiel est déjà joué : la Toison est sur le champ de bataille. Percy la ramasse, prend une lance et les confie finalement à Clarisse. C’est à elle de terminer sa quête avec ce javelot improvisé qui lui permet de clouer la Toison à l’arbre.

Là, la Toison agit immédiatement et hyper rapidement – contrairement à lorsqu’Annabeth a mis un épisode à être soignée. L’arbre reprend de la vigueur, la magie opère et Thalia apparaît alors, sortant du tronc… Elle a le temps de hurler « Jamais », avant que tout un tas d’éclairs sortent de l’arbre. L’un d’eux percute Percy, qui s’effondre au sol. Thalia aussi. Percy est quasi sûr d’être mort, mais ce n’est finalement pas le cas : il se réveille dans un rêve (comment raconter ça autrement ?) où son père lui rend une visite. Il en profite pour donner une mission à Tyson, qui est là aussi pour la petite séquence émotion de « j’ai un frère grâce à mes prières yay ». Tyson se voit confier une mission qui le fait partir loin et qui justifiera probablement son absence pour la saison 3. Soit. Percy ? Zeus ne lui dit pas tout, ça s’entend, surtout quand Percy tique sur le mot « jamais » employé par Thalia…

Percy se réveille trois jours plus tard et apprend que la Colonie est sauvée, les géants sont loin et Chiron a repris le commandement. Ah, et il bave dans son sommeil. Ben super, on s’en fiche, un peu non ? Clarisse a aussi sa petite promotion parce que sa quête est réussie.

La série nous apprend alors ce qu’il s’est passé vraiment lors de l’arrivée d’Annabeth à la Colonie avec Luke et Thalia. Chiron était là et a tout suivi : les Furies n’ont pas beaucoup parlé avec Thalia, parce que Zeus est arrivé sur place. Thalia s’est alors rebellée contre son père, parce qu’elle ne voulait pas devenir son arme de prédilection dans la prophétie à venir. C’est ainsi qu’elle a été transformée en arbre : ce ne sont pas à cause des Furies que Zeus a transformé Thalia en arbre, c’est parce qu’il a bien compris que Thalia était le Champion que Cronos voulait faire revenir. Oups.

Thalia est désormais sur ses pieds. Annabeth est heureuse de la retrouver, mais tout est bien qui ne finit pas si bien : Thalia demande en effet des nouvelles de Luke et… Nous n’en aurons pas. Le cliffhanger voit Percy et Thalia se confronter du regard autour de cette terrible question.

Oh, pendant le générique, on a un petit extrait de bal de promo pour la saison 3 aussi… Je ne crois pas avoir hâte d’y être. En toute fin de générique, nous avons aussi Circé très heureuse de proclamer que Percy et Annabeth ont pu s’enfuir de son île grâce à sa méthode. Pardon ? En trois jours ? Je pensais vraiment qu’ils avaient réussi à la faire tomber pour de bon, elle.

EN BREF

Cette saison 2 est à l’image de la première saison : j’aime beaucoup l’ambiance et les références mythologiques, mais je regrette que la saison soit si courte. En effet, cela ne laisse pas le temps de développer tous les personnages et toutes les intrigues. Je ne me sens pas particulièrement impliqué par certains enjeux, surtout quand ça tourne autour de la Colonie. C’est con à faire, mais j’ai envie de comparer à Poudlard qui donne vraiment l’impression d’être la Maison d’Harry et qu’on a envie de voir résister à l’envahisseur et à tout ce qui pourrait mal tourner… Là, la Colonie, je ne sais pas, j’ai l’impression que Percy y passe dix minutes par saison, qu’il n’y est jamais tout à fait bienvenu et, pourtant, il faut avoir envie de la sauver ?

Et puis, comme l’an dernier, tout ça pose un énorme problème de suivi et cohérence : trop souvent, on passe d’un point A à un point C sans passer par B, ce qui empêche totalement de raccrocher tous les wagons. Ou plutôt : je passe mon temps à essayer de raccrocher les wagons. C’est dommage, ça fragilise une série qui a autrement tout pour elle.

Bref, je reviendrai en saison 3, mais je continue de penser que c’est une adaptation flemmarde, qui pense trop que tout le monde a lu les livres récemment.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E07 – I Go Down With the Ship – 16/20

Le rythme est sacrément bon dans cet épisode court qui prend le temps de montrer tout de même beaucoup de choses et rebondissements. Une fois n’est pas coutume, par contre, il manque facilement dix minutes de scènes pour nous expliquer comment les personnages passent d’un point A à un point B ou comment certains détails se mettent en place. Apparemment, c’est plus simple de sauter un quart de l’épisode et de compter sur notre capacité à recoller les morceaux, même quand on n’a pas les infos. Allez savoir, c’est peut-être une manière de s’assurer de notre hyper vigilance et de nous éloigner du téléphone, je suppose ? Je ne sais pas si je ne préfère pas finalement l’option qui consiste à nous rappeler cinq fois les mêmes choses.

Spoilers 

Percy veut sauver Annabeth, Clarice veut récupérer la Toison.

So you’re just gonna let me win ?

Dire que j’ai procrastiné l’épisode par manque de temps, et en fait, il ne dure qu’une demi-heure à peine…

L’épisode commence par d’étranges flashbacks précipités et bien peu détaillés de la chute de Thalia. Luke s’inquiète de savoir où est passé le corps de Thalia, mais il est face à l’arbre qu’elle est devenue. Et sa voix en émerge. Pardon, mais quand on me rabâche un truc pendant toute une saison et qu’on enchaîne sur des flashbacks si flous, j’ai un doute tout de même sur la véracité de l’information. Une histoire de confiance dans les scénaristes, je suppose.

La bonne nouvelle, c’est que tout ça est un rêve d’Annabeth qui est en pleine santé maintenant que la Toison a fait son effet. La mauvaise, c’est qu’elle est retenue prisonnière par Luke et sa nouvelle équipe de super-méchants, menée par Alison toujours. Cette dernière n’est pas ravie de tous les ordres de Luke et on sent une petite tension entre eux, mais en définitive, ils veulent se servir de la Toison pour la même raison, alors tout va bien.

En parallèle, nous suivons aussi le groupe de Percy se déchirer et ne pas réussir à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Le problème est encore et toujours l’orgueil de Clarice qui est persuadée (à raison) que c’est sa quête et que ça signifie (à tort) qu’elle doit tout faire par elle-même. Si elle accepte l’aide de Tyson pour se faire passer pour Alison et dérober une carte d’accès au bateau de Luke par Adrian (pardon, mais… c’est si précipité ?).

Clarice et Percy en viennent donc une nouvelle fois à être en désaccord, parce que Clarice veut aller seule sur le bateau pour récupérer la Toison quand Percy veut y aller en équipe pour Annabeth. Ce n’est pas une surprise de voir Clarice ruser pour lui faire croire qu’il a raison et revenir en arrière aussitôt : elle lui vole la carte d’accès au bateau qu’ils viennent juste de récupérer. On ne saura pas comment ils sont arrivés si vite si proche du bateau, par contre. Une fois encore, la série a sa manière bien à elle de nous faire avancer l’intrigue sans expliquer comment.

Ce qui est important à retenir, par contre, c’est que nos héros comprennent que la colonie est sans défense et que le temps presse vraiment. Clarice part donc seule, après avoir mis à terre Percy et sans que Tyson ou Grover ne bougent d’un iota pour lui venir en aide. Malheureusement pour elle, elle est vite coincée par des sbires d’Alison et Luke qui, s’ils ne la voient pas, lui bloquent la route en étant dans leur salle de pause.

Par chance, Percy est débrouillard et est loin de se laisser démonter par ce retournement de situation. Il se débrouille ainsi pour récupérer une carte d’accès en montant directement et discrètement sur le pont du bateau. De là, il parvient à piéger une pauvre sbire qui servait d’écuyère au Pégase de Luke.

Non seulement il coince la femme sans problème grâce à la casquette d’invisibilité, mais en plus, Percy en profite pour libérer le cheval ailé. Il lui donne au passage son nom et il est évident que le cheval lui sera un allié précieux par la suite. En attendant, Percy renfile la casquette et, fort de son invisibilité et de sa nouvelle carte d’accès, se rend directement auprès d’Annabeth. C’est beau comme il connaît par cœur le plan du bateau apparemment.

Percy peut rapidement libérer Annabeth qui, l’air de rien, lui reproche de ne pas avoir suivi Clarice : c’est elle qui avait raison, la Toison est prioritaire car elle fonctionne vraiment. Eh, dis merci et enchaîne, en vrai ! Annabeth est stoppée dans son reproche par l’arrivée de Luke : elle fait semblant d’être toujours attachée tandis que Percy redevient invisible.

Annabeth en profite aussitôt pour faire comprendre à Percy que la voie est libre pour aller chercher la Toison : elle occupe Luke, il n’a qu’à aller la chercher finalement. J’ai bien aimé comment c’était mis en scène, même si je trouve triste qu’Annabeth manipule Luke avec le souvenir de Thalia, une fois de plus.

Dans tout ça, on oublie un peu trop Alison, par contre. Cette dernière est laissée en arrière pour surveiller la Toison. Par chance pour Percy, la voie se libère réellement : elle semble entendre une voix lui donner des ordres depuis le sarcophage. C’est problématique, parce qu’elle reçoit de Cronos une mission qui semble clairement être à l’encontre de celle de nos héros. En plus, Annabeth était en train de réussir à convaincre Luke d’utiliser la Toison pour soigner Thalia. Bien sûr, ce serait trop simple : Luke a une soudaine migraine qui fait qu’il arrête de l’écouter et qu’il retourne auprès de la Toison. Annabeth a-t-elle gagné assez de temps pour Percy ? Pas sûr.

De son côté, Alison a pour ordre d’aller tuer Annabeth qui, heureusement, a été libérée de ses liens par Percy. Il n’a pas pu lui laisser sa casquette d’invisibilité par contre. Il en avait besoin pour atteindre par lui-même la cabine de Luke, dans laquelle il fait face au sarcophage de Cronos. Si ce dernier tente de manipuler Percy en lui rappelant son rôle dans la Grande Prophétie, c’est mal connaître notre héros.

Percy parvient à récupérer la Toison, mais ça finit vite en combat contre Luke. Je trouve ça beau comme ni l’un ni l’autre ne semblent avoir croisé Alison alors qu’ils ont techniquement dû passer par le même chemin ? On va dire que c’est le détour d’Alison dans la salle de pause pour aller chercher quelques sbires (les mêmes qui bloquaient Clarice, tiens, c’est pratique ça) qui explique ce heureux hasard de circonstances.

Il s’en passe des choses dans cet épisode pourtant rapide ! Luke refuse de voir la Toison lui échapper, mais il est plus important pour lui de sauver le sarcophage de Chronos. Percy peut donc s’échapper, en laissant derrière lui la casquette d’invisibilité d’Annabeth, malheureusement.

Dans sa fuite, il se fait aussi transpercer par une épée… Mais ce n’est pas si grave parce qu’il a la Toison sur lui pour se soigner. C’est plutôt une bonne chose, mais il reste à savoir qui l’a transpercé je suppose, car ça ne semble pas être Luke. Peu importe, ce qui compte, c’est qu’il parvient à s’enfuir. Mieux encore, il arrive sur le Pont du bateau exactement au bon moment, celui où Annabeth et Clarice arrivent ensemble également.

Eh oui, Clarice a réussi à aider Thalia à faire face à Alison et ses sbires. Il faut dire aussi qu’elle a eu la chance d’être laissée toute seule dans l’armurerie, ça aide. Une fois sur le pont, notre trio est sauvé in extremis par le Pégase de Luke. Comme Percy l’a libéré, celui-ci décide d’être fidèle à Percy, ce qui est logique, mais sauve aussi Annabeth et Clarice sans même voir Percy, ce qui l’est moins. On va dire que ce cheval ailé intelligent avait déjà repéré ses alliés avant ?

Qu’importe, ce qui est beau, c’est que Percy fait alors un sacrifice héroïque, d’une certaine manière : il confie la Toison qu’il vient de récupérer à Clarice. Celle-ci continue de voir la vie et sa quête comme une compétition et ne comprend pas pourquoi il veut la laisser gagner, mais Percy a en tête l’image complète du puzzle. L’important est donc que la Toison parvienne au plus vite à la Colonie et ils n’ont qu’une place sur le dos de Pégase.

Il n’en faut pas plus pour que les deux se réconcilient définitivement, avec Percy s’excusant même d’avoir essayé de manipuler Clarice en utilisant sa prophétie. J’aime vraiment beaucoup le personnage de Clarice, alors ça me fait plaisir, même si elle, elle ne s’excuse pas d’avoir volé la carte d’accès des mains de Percy en début d’épisode. Cheh.

Pendant ce temps, Grover et Tyson ne servent pas à grand-chose et ils le sentent. Le duo se met donc à bosser ensemble pour trouver un moyen de retourner à la Colonie. C’est plutôt une bonne chose, car ça ajoute un peu de comique à l’épisode quand ils appellent la mère de Percy. Celle-ci débarque pile au bon moment également pour venir en aide à son fils et ses amis. Elle sort de nulle part et arrive trop vite pour que ce soit crédible, mais tant pis, il faut se diriger vers le cliffhanger.

Percy est accablé par une vision de son rêve de Thalia, tandis que Luke reçoit un nouvel ordre de Cronos : tuer Percy. Pourtant, il est évident que Luke doute de plus en plus maintenant qu’il sait qu’il aurait pu sauver Thalia. L’épisode se termine sur la promesse d’un siège à la Colonie. C’est con que je m’en fiche un peu du sort de la Colonie comme on ne l’a que peu vue pour s’y attacher finalement. Et puis… On est toujours sur la même menace avec quelques boules de feu lancées sur la barrière, ça commence à tourner en rond.

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