This is us – S04E18

Épisode 18 – Strangers : Part.2 – 20/20
Voilà une excellente fin de saison qui nous laisse dire au revoir à la famille Pearson en pleine tension dramatique, tout en ayant de l’espoir pour la suite. La série nous fait ce qu’elle sait si bien faire une nouvelle fois, ménageant ses surprises avec brio et avec un très bon jeu de temporalité qui fait qu’on ne sait jamais très bien sur quel pied danser et à quoi s’attendre.

> Saison 4


Spoilers

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Like it’s so good I think it started give me contractions.

Bon, cette fois, ça y est, on y est, c’est la fin de saison. J’ai préparé les mouchoirs et ma meilleure place de canapé de confinement.

L’épisode a la bonne idée de commencer par le retour de bébé Jack et de sa femme enceinte jusqu’au cou. J’étais tellement heureux de le revoir, et j’aurais tellement eu envie de le revoir plus souvent dans la saison. En plus, il chante toujours aussi bien quand elle le lui demande pour le bébé… et pour provoquer l’accouchement évidemment.

Ils apprennent avant celui-ci qu’ils vont avoir une petite fille, alors qu’ils réfléchissaient justement à un prénom à lui donner… On retrouve aussi Hailey en train d’être draguée par Zach. Hailey ? On ne sait pas tout de suite qui c’est, mais elle s’occupe d’une galerie d’art avec son meilleur ami. Reste à savoir quels liens avec les Pearson ils ont… Et c’est révélé assez vite : il s’agit de la sœur de Bébé Jack. C’est un twist qu’on ne risquait pas de voir venir, ça, franchement. Quant à la petite, elle s’appelle Hope.

Contre toute attente, la série enchaîne sur la tradition d’anniversaire de Jack, dans le passé, avec une image digne du pilot. C’est un an après la naissance des triplés que la tradition d’être nu avec Rebecca semble s’être stoppée : elle est habillée d’un peignoir et doit s’occuper de leurs enfants dont c’est aussi l’anniversaire après tout. Pourtant, au beau milieu du repas de fête, Rebecca se met à pleurer d’un coup, nostalgique de cette première année avec ses trois enfants… et de l’absence de Kyle, surtout.

C’est vrai que la série n’a jamais abordé avec détails le deuil de cet enfant, vite « remplacé » par Randall. Pourtant, c’est un vrai sujet de drama qui était resté dans un coin et qui surgit avec beaucoup d’efficacité dans cet épisode. Pour se changer les idées, Jack propose à Rebecca de se rendre auprès de leur médecin à la citronnade.

Ils comptent surtout pour lui pour trouver à nouveau les mots capables de chasser les mauvaises idées. Ce n’est pourtant pas évident, mais il s’y colle, comme d’habitude, avec une petite chanson cette fois : Blue skies. C’est cette chanson dans laquelle il s’est réfugié au décès de son premier bébé, mais aussi au mariage de sa fille une fois devenue adulte. Bref, c’est une chanson pour accompagner toute une vie, dans les moments tristes et les moments heureux.

Dans le présent, on reprend d’abord du côté de l’anniversaire de bébé Jack, avec une fête organisée chez Rebecca, dont l’état de santé semble continuer de se dégrader. Kevin, lui, recontacte son oncle – parce que cet épisode vient de se rappeler qu’il y avait de nouveaux acteurs dans cette saison en théorie. Avec l’anniversaire de Jack le lendemain, on a aussi l’anniversaire de la sobriété de Kevin, qui n’a pas touché depuis un an à l’alcool.

Pour se rendre à l’anniversaire de son cousin, Déjà est obligée de dire au revoir à son copain, lui aussi de retour dans la série pour l’occasion. À l’intérieur de la maison, Beth est toujours aussi parfaite : elle fait remarquer à Randall qu’il a vraiment déconné avec sa mère en fin d’épisode précédent, et elle angoisse à l’idée de la réaction de Kevin et Kate. Tu m’étonnes.

Rapidement, on en arrive à la fête d’anniversaire, qui est un montage très sympathique des trois anniversaires de l’épisode. C’était nécessaire cette pause avant d’attaquer le clash familial qui est clairement en train de couver. Kevin est sûr que sa mère n’ira pas à St Louis, mais c’est loin d’être le cas : Randall lui a fait pression pour qu’elle participe à l’essai clinique et elle ne tarde pas à l’annoncer.

Beth a tout de même le temps de se barrer dans la cuisine avant que la bombe ne soit lâchée.

Oui, c’est une bombe, même si les triplés ne disent rien devant Rebecca. Par contre, une fois ensemble dans le jardin, la question de ce qui a pu faire changer d’avis Rebecca est abordée, ça va de soi. Randall noie bien le poisson, mais une fois Kate et Toby partis, Kevin se rend dans la cuisine pour interroger sa mère sur ce qu’il s’est passé. Bien évidemment, Beth est encore et toujours là pour avoir les bonnes idées : quand Kevin comprend de lui-même ce qu’il en est, il se rend auprès de son frère pour le confronter et Beth s’arrange pour leur laisser la maison vide.

Elle dégage le plancher avec Beth, Miguel et les filles. Et elle fait bien, vraiment, parce que la température monte d’un cran entre les frères vraiment rapidement. La scène est franchement dure à voir, mais ce n’est que le début des dramas de cet épisode.

Ailleurs, en effet, on voit un homme essayer de maîtriser un cheval sans y arriver… jusqu’à ce que Sadie, sa fille, soit capable de dompter l’indomptable (et gratuit) cheval. Il s’agit finalement de… l’obstétricien de Madison. Et oui, Madison est enceinte, de Kevin. C’est une nouvelle assez atroce quand on y réfléchit, parce qu’on est très loin de l’histoire parfaite que Kevin recherche, et Madison le sait bien. La pauvre n’ose donc parler de sa grossesse à personne : elle n’a pas de famille proche, Kate n’est pas exactement la personne à qui le dire et Kevin… espère autre chose.

Bien évidemment, Madison débarque en plein milieu de l’engueulade Randall/Kevin, et elle a donc le meilleur timing possible pour annoncer sa grossesse à Kevin. Le pauvre prend la nouvelle en pleine face, surtout qu’elle a eu le temps de se faire un avis sur la question, elle. Cette grossesse, c’est un miracle qu’elle a décidé de mener à son terme, évidemment.

Si Kevin décide d’aller prendre l’air pour s’en remettre, c’est la pire idée possible : l’engueulade reprend avec Randall qui revient à la charge et accuse Kevin d’avoir été absent le jour de l’incendie, affirmant que Jack est mort en ayant honte de son frère. Face à une telle charge émotionnelle, Kevin répond que le pire jour de sa vie est celui où Rebecca et Jack ont décidé de l’adopter, rien que ça. Randall s’en va donc sans un mot sur cette double affirmation terrible.

Clairement, la famille se déchire, mais pas pour de bonnes raisons. Les réconciliations auraient pu être rapides s’il n’avait pas fallu que tant de méchancetés soient balancées à leur face. Là-dessus, Kevin n’a plus qu’à rentrer chez sa sœur et se confronter à Madison. Après avoir été accusé par son frère d’être un énorme égoïste, Kevin décide évidemment d’affirmer à Madison qu’il est prêt à être le père de son enfant, à 100%. Et ça tombe bien, car ce sont des jumeaux.

La série prend tout de même le temps de nous faire douter sur l’avenir de Kevin : on revoit Sophie se marrant devant une de ses publicités, puis Cassie qui vient chercher Nicky pour aller à une réunion au moment où l’oncle félicite son neveu de son année de sobriété. Pas évident tout ça.

Autrement, pour fêter l’anniversaire de Jack, Kate et Toby décident de revenir à la maternité pour laisser une photo de leur famille sur le mur… ce n’était pas gagné pourtant, parce qu’il est né en pesant à peine un kilogramme. Pourtant, malgré tout ça, Toby ne peut s’empêcher aujourd’hui de penser qu’il faut un frère ou une sœur à ce bébé Jack : Kate avec ses triplés, les filles de Randall sont trois, et c’est triste de ne pas avoir quelqu’un avec qui grandir selon lui.

Il propose donc à Kate d’adopter, rien que ça. Grosse décision. Pourtant, ils se décident assez rapidement d’adopter, et on sait donc qu’ils vont nous adopter une petite fille, qui sera nommée Hailey.

L’épisode se termine une fois de plus dans le futur, avec Kevin arrivant auprès de sa mère mourante. Il fait un câlin à Nicky, mais pas à Randall, alors on ne sait pas encore si la réconciliation a eu lieu ou pas. En tout cas, Kevin a bel et bien des jumeaux, un garçon et une fille, donc il semblerait que Madison soit bien la mère parfaitement inattendu teasée l’an dernier. Kevin prend quand même le temps de mettre la main sur l’épaule de son frère alors qu’ils regardent leur mère : c’est bon signe…

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EN BREF – Cette saison 4 était à la hauteur des précédentes, même si son schéma est un peu plus compliqué à résumer, avec des jeux de temporalité de plus en plus présents et des inconnus ajoutés au casting dont les scénaristes ont finalement eu du mal à savoir quoi faire sur du plus long terme : le premier épisode nous a présenté trois personnages qu’on a finalement peu revu alors qu’ils devaient avoir un énorme impact sur la vie des Pearson.

Alors, oui, ils ont eu un impact, c’est vrai… mais pas tant que ça non plus ! Tout de même, c’est une des rares séries dans laquelle j’ai réussi à ne pas prendre trop de retard ces derniers temps, et ce n’est pas pour rien : elle est exceptionnelle et frappe toujours juste dans les émotions qu’elle provoque.

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This is us – S04E17

Épisode 17 – After the Fire – 18/20
Et on ouvre le canal lacrymal pour l’avant-dernier épisode de cette saison qui réussit à surprendre par son format particulier et sa manière de se concentrer sur la construction d’un personnage. Je ne m’attendais vraiment pas à ça, alors que tout l’indiquait avec ce titre, et j’ai eu du mal à rentrer dans l’épisode – même si j’ai finalement adoré. Et puis, c’est tellement bien écrit. Bref, j’étais partagé, je ressors épuisé émotionnellement, mais c’était réussi, pas de débat possible !

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Spoilers

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I haven’t been able to stop thinking about it since I asked my brother… What my life would be like if my dad hadn’t died.

Oh non. Voilà les premiers mots qui me sont venus devant cet épisode quand j’en ai vu le titre et le résumé, comprenant aussitôt qu’on partait sur un univers alternatif où Jack serait en vie. D’un côté, j’adore ce genre d’épisode donc je ne comprends pas trop cette réaction initiale. De l’autre, c’est que je sais que je n’ai pas spécialement envie de la souffrance qui va venir avec cet épisode. Franchement, on sait très bien où mène ce genre de dérive, ça va être trop triste, c’est tout.

Bref, ce n’est pas grave, c’est toujours plaisant de souffrir devant nos séries avec nos personnages préférés non ? En plus, la série a bien introduit la chose avec son cliffhanger de la semaine dernière et avec une psychologue de talent pour Randall. C’est ainsi en session avec elle que le personnage peut imaginer ce que sa vie aurait été si son père adoptif n’était pas mort durant l’incendie. L’idée est sympathique, surtout que ça permet de se concentrer sur le Randall adolescent – j’adore l’acteur – et de nous ramener William à nouveau.

Ouep, la théorie de Randall est que Rebecca aurait remis en perspective toute sa vie et lui aurait parlé de l’existence de William. Après tout, ça se tient, William étant dans la tête de Rebecca depuis un moment, on le sait bien. Randall adulte imagine alors une vie bien différente où il aurait retrouvé William adolescent et aurait fait en sorte de le voir plus régulièrement, tout au long de sa vie. C’est chou comme tout, surtout quand il arrive à convaincre Jack de se rendre en réunion d’addict anonyme avec William.

Au niveau des changements majeurs, il y a bien sûr l’idée qu’il aurait eu du mal à avoir une relation saine avec sa mère tout au long de son adolescence, et c’est bien dur à voir quand on sait celle qu’il a eu en réalité. Dans les non-changements pas crédibles, en revanche, Beth est toujours avec lui, avec exactement la même relation. La même ? Pas tout à fait : elle est encore plus parfaite ! C’est elle qui s’arrange pour que Randall pardonne à Rebecca dans cette réalité alternative. Elle est tellement géniale.

L’épisode est fort pour nous donner pas mal d’émotions dès son point de départ, en tout cas : on refait le tour d’un sacré paquet de flashbacks de la relation Randall/Beth, mais avec un Jack qui vieillit (et qui vieillit bien). Beth est géniale, Tess a le droit de naître aussi, Jack réagit bien mieux à la nouvelle de l’Alzheimer de Rebecca, tout est parfait quoi.

Sa psy l’interrompt alors pour lui demander d’être honnête avec lui. Sa vie parfaite qu’il imagine est bien jolie, mais il existe forcément pire selon elle. Oh. Cet épisode prend un tournant bien différent avec une psy qui fait faire un vrai travail à Randall. Au moins, c’est réaliste. La plus grande peur de Randall si Jack avait survécu ? Eh, il aurait pu mal réagir à la décision de Rebecca de ne rien dire sur l’existence de William.

C’est assez horrible, parce que du coup, ça mène à une vraie engueulade Jack/Rebecca comme on n’en a plus vu depuis la saison 1, Randall découvre la vérité dans une scène moins aseptisée que la première version et cette découverte lui ruine la vie quand William est loin d’être un père idéal. Il est toujours drogué aussi dans cette version… mais il ferme la porte au nez de Randall. C’est fou comme c’est d’un coup beaucoup plus crédible.

Par contre, ça fait peur de voir Randall mal tourner ensuite, évacuant sa rage dans le sport et ne rencontrant jamais Beth. Pire encore, Randall et Jack continuent d’en vouloir dans cette réalité alternative à Rebecca. Personne ne lui parle plus, la pauvre, au point que Randall quitte carrément les repas familiaux en plein milieu. Ambiance pour Sophie.

Quelques années plus tard, il est terrifiant de voir Randall avec des boucles d’oreilles et une femme qui n’est pas Beth. Oh lala, Beth a eu une telle influence positive sur lui… Finalement, ce n’est pas plus mal que Jack soit mort ? Est-ce que ce sera la conclusion de l’épisode ?

Quitte à faire des changements, en tout cas, Randall imagine une vie différente pour Kate qui aurait des enfants bien plus tôt. C’est après tout logique puisqu’elle n’a pas eu le traumatisme de la culpabilité du décès de son père, au moins. Celui qui l’a, en revanche, c’est Randall : il n’a jamais cherché à savoir ce que devenait William Hill et il reçoit donc un carton l’année de son décès.

Dans cette version alternative où Randall est un don juan digne de Kevin, Randall dégage le carton de souvenirs de son père biologique juste avant d’apprendre que sa mère a Alzheimer, un peu avant Thanksgiving. La nouvelle est tellement grosse et il a tellement peur pour elle qu’il décide de lui pardonner aussitôt et de retrouver enfin sa mère, une fois adulte. J’aime cette version.

Le but de l’exercice pour la psy ? Montrer à Randall que malgré tout ce qu’il peut imaginer, il ne pourra jamais avoir le contrôle total de toutes les situations se présentant à lui dans la vie. C’est pas mal et ça offre un million de possibilités que les scénaristes explorent : la psy insiste pour faire comprendre à Randall qu’il n’aurait pas pu sauver son père, qu’il n’est pas là pour sauver tout le monde et qu’il ne peut pas le faire de toute manière. Et elle est aussi capable de lui faire remarquer que sa vie n’est clairement pas déterminée par ses pères comme il semble le penser, mais plutôt par ses mères. Une absente, une mentant pendant trente-six ans.

La psy lui fait donc comprendre la dure réalité : il est obsédé par sa mère, y compris dans ses réalités alternatives, au point d’avoir choisi une psy qui ressemble à sa mère. C’est une belle découverte cet épisode, c’est une psychothérapie qui fonctionne à merveille : l’observation est claire, la question qui suit aussi. La psy demande donc à Randall s’il a déjà pris le temps de questionner sa mère sur le mensonge qu’elle a maintenu toutes ces années : après tout, c’est ce mensonge qui est le cœur de l’épisode et des vies alternatives de Randall.

La conclusion de l’épisode est douce comme tout, avec Beth remarquant qu’elle savait depuis le début que c’était probablement le problème. Elle est aussi atroce avec Randall appelant sa mère au milieu d’une soirée jeu pour voir si elle est prête à se rendre à l’essai clinique qu’il lui a trouvé. J’ai détesté cette manière dont l’épisode se termine, avec Randall refusant de confronter sa mère sur le mensonge qu’elle a tenu… mais s’en servant plutôt pour lui faire du chantage et la forcer à quitter New-York pour aller à St Louis. C’est terrible, parce que Rebecca passait une bonne soirée. C’est terrible aussi parce que je ne sais plus de quel côté je suis dans cette famille ; ils me touchent tous en fait. Par contre, Randall n’a pas fait le bon choix en cette fin d’épisode, je pense.

Et la semaine prochaine sera déjà le dernier épisode de la saison, oh lala.

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This is us – S04E16

Épisode 16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

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Spoilers

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You’re gonna spend the rest of your life worrying about my mom?

C’est absolument dingue comme j’ai vite fait de prendre du retard dans mes séries quand je ne fais pas bien attention. Il est donc temps pour moi de me mettre devant cet épisode de mercredi dernier pour éviter de récupérer un retard qui ne serait franchement pas le bienvenu. Cet épisode est en plus étrange, avec un début qui n’a apparemment rien à voir avec le reste, mais bon, j’ai confiance en ces scénaristes pour nous faire le lien. Cette petite fille ne peut être que Rebecca…

Dans le passé, on retrouve Jack en train de s’occuper de ses pré-adolescents, mais les acteurs grandissent et paraissent déjà adolescents pour certains. Qu’importe, ce n’est pas le sujet de ce flashback qui nous montre en fait toute la petite famille se préparer à aller passer un week-end à New-York. Les scénaristes nous font grâce de la majorité du trajet en voiture, alors que ça a dû être quelque chose.

On se concentre plutôt sur le trajet en métro pour tout le monde, avec des enfants difficiles à gérer, et particulièrement quand il est question de Kevin et Randall se chamaillant encore et toujours. Sinon, vous savez quoi ? Le parfait Jack n’est pas si parfait ! Il ne sait pas prendre le métro sans se tromper et il ne fait absolument pas confiance à Rebecca quand elle lui dit qu’ils sont en train de rater leur arrêt de métro. C’est un grand classique ce coup des lignes qui ne font pas toujours les mêmes trajets, hein. Ils se retrouvent donc perdus dans le Queens et ça force Rebecca à prendre en charge la petite famille, n’en déplaise à Jack.

On explore un peu plus son côté macho cette semaine, parce qu’il est en fait jaloux de son beau-père qui emmenait Rebecca à New-York quand elle était enfant. C’est donc pour ça qu’elle est si forte à se repérer dans la ville, mais ça gêne beaucoup Jack de ne pas être à la hauteur. Une rapide discussion plus tard, tout re-rentre dans l’ordre, évidemment.

On retrouve la famille dans le restaurant d’un hôtel de luxe où Kevin est bien à l’aise, ce qui est une bonne blague comme on connaît son futur. Chacun a donc son petit truc à faire dans New-York, et on suit la famille passer du temps de qualité ensemble pour avoir une journée parfaite – même si Rebecca n’obtient pas exactement ce qu’elle veut, à savoir aller voir des peintures dans un musée. Autant Jack est chiant en début d’épisode, autant il se rattrape bien, surtout avec un tour en calèche.

Plus tard, mais toujours dans le passé, un mois après la tempête de neige, Rebecca retourne à New-York pour la première fois depuis ce road-trip familial pour assister à une première représentation théâtrale de Kevin. C’est très chouette, et particulièrement quand on découvre Kirby, le professeur de théâtre… qui n’est autre qu’un acteur que j’adore depuis Brothers & Sisters. Par contre, ce coup de vieux de le voir avec des cheveux blancs, je ne vais pas m’en remettre !

Après, c’est très étrange comme relation, le coup de Kirby/Kevin. Kevin en profite en fait pour placer sa mère en tant qu’ancienne chanteuse de talent. Le coup monté est vraiment clair : Kevin espère qu’elle se laissera séduire par Kirby, et ça ne plaît pas du tout à Randall. Ouais, c’est quand même une drôle de soirée où les deux fils sont au restaurant avec leur mère, Sophie et Beth, alors que Kate est en pleine dépression chez elle – même si elle jure que ce n’est pas le cas.

Bon, ils sont donc aussi avec Kirby, mais une fois que Rebecca s’éclipse, il en fait autant – c’est tellement clair qu’il est intéressé par Rebecca ! Cela ne plaît donc pas à Randall qui ne se gêne pas pour le dire à son frère, malgré la présence de Beth et de Sophie. Une bonne discussion familiale, quoi.

Vingt minutes après tout ça, en tout cas, Rebecca retombe sur Kirby alors qu’elle cherche un taxi. Il lui vient en aide et ça permet au deux d’avoir une petite conversation sur les difficultés que ça représente d’annoncer à leurs enfants qu’ils veulent se remettre à voir d’autres gens. Ben oui, il est divorcé, elle est veuve, c’est une conversation logique. Et c’est une conversation sympathique de drague qu’on observe, les deux se rendant vers un musée où Rebecca veut retourner depuis qu’elle est petite.

Pas de bol pour elle, un peu avant d’y arriver, Kirby trouve que les tours en calèche sont un truc ringard pour les touristes. Cela sert de douche froide à Rebecca qui décide de retourner voir ses enfants, finalement.

Enfin, dans le présent, Randall a donné rendez-vous à son frère et sa sœur pour un code rouge, ce qui les flippe un peu. Tu m’étonnes, rien que le titre, c’est terrifiant. L’appel sur Skype est intéressant et se fait avant que tout le monde ne se retrouve à New-York pour la première du film de Kevin.

Randall a donc fait des recherches sur le net et il a trouvé un essai clinique qui pourrait correspondre aux symptômes de leur mère. Il sait que ça va être sacré travail pour les convaincre : il est question de l’envoyer à St Louis pour neuf mois, parce que les essais cliniques pris très tôt dans la vie d’un patient améliorent considérablement la qualité de vie du patient.

Randall demande donc le soutien de ses frères et sœurs, mais ce n’est pas si simple à obtenir. Kate se laisse convaincre facilement, mais ce n’est pas le cas de Kevin… qui finit tout de même par céder face à la pression de son frère. Je sens que ça n’était pas une bonne idée, ça, surtout que tout le monde se retrouve ensuite à New-York pour l’une des premières de Kevin.

Ce dernier a vraiment envie de faire plaisir à sa mère, lui payant un billet d’avion en première classe, un hôtel de luxe et acceptant d’être sur le tapis rouge avec elle, rien que ça. Elle passe donc une journée merveilleuse et Kevin s’assure que ça reste le cas en empêchant Randall de parler d’essais cliniques au milieu de cette journée. Du coup, Randall accepte de ne pas en parler pour mieux le faire en plein milieu de la soirée.

Après la diffusion du film, il se retrouve en effet seul avec sa mère oubliant le nom de son hôtel, et ça le motive à lui en parler. Bien sûr, ça énerve carrément Kevin et même si Rebecca essaie de prendre la défense de Randall, la situation s’envenime assez rapidement entre les deux frères. Randall reproche donc à Kevin de ne plus se sentir après avoir amené sa mère une seule fois à un RDV médical là où il s’est occupé d’elle pendant 20 ans, ce qui mène Kevin à se défendre en parlant finance – son salaire payant les soins pour leur mère. Magique.

Comme toujours avec cette série, la dispute paraît on ne peut plus crédible et permet à Rebecca de s’éclipser pour retourner enfin dans le musée où on l’a vue dès le début de l’épisode, en tant qu’enfant. L’idée est claire : nous dire qu’elle a passé sa vie a essayé de revenir voir une peinture devant laquelle elle avait admiré une jeune femme observant une peinture sans s’arrêter…

C’est donc ce qu’elle fait, tout en expliquant à ses fils qu’elle n’a nullement l’intention de se rendre à cet essai clinique que Randall lui a trouvé. En effet, elle préfère vivre pleinement sa vie et le peu qu’il lui reste, car il y a plein de choses qu’elle n’a pas eu le temps de faire. C’est beau comme conclusion, même si c’est aussi un peu con de ne pas vouloir se soigner pour avoir le temps de faire tout ça. Randall termine l’épisode dégoûté de voir que sa mère prend cette décision, et il essaie encore de changer l’avis de Kevin.

L’épisode se termine sur une des pires scènes de la série, du coup : on y voit Randall seul à New-York se raccrocher à un fantasme qu’il a clairement depuis des années, et dans lequel il empêche Jack de retourner dans la maison en flammes. C’est triste, mais c’est très This is us comme ambiance, finalement.

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This is us – S04E15

Épisode 15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.

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Spoilers

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It’s kind of a long story. You’ve got an hour ?

Maintenant que Frankie m’a rappelé qu’une saison de cette série faisait non pas 16 mais bien 18 épisodes, j’entame ce nouvel épisode avec plus de sérénité que prévu. Malgré tout, j’ai tenu à le voir sans prendre de retard, de manière à avoir quand même quelques séries dans lesquelles rester à jour. Et puis, avec l’épisode précédent vu tout récemment, je suis resté dans l’ambiance, donc autant en profiter.

On repart avec un flashback plutôt marrant où les triplés rentrent chez eux avec chacun leur bulletin. Quand Jack arrive, c’est donc l’heure d’un conseil de famille assez révélateur du caractère des triplés : Randall est stressé d’avoir eu un A- quand il a des A partout ailleurs, Kate est dépitée de s’être fait larguée et privilégie ses émotions aux résultats scolaires et Kevin ignore tout le négatif pour se concentrer sur ses A en Arts plastiques et en sport. J’ai bien ri de tout ça, surtout que ce qui inquiète le plus les parents, c’est encore Randall qui stresse bien trop pour ses résultats scolaires.

Je le comprends, j’étais un peu comme ça petit aussi… après je ne me suis jamais formalisé de mes mauvaises notes en sport, hein. Autrement, Kate qui déprime, c’était chiant, mais pas autant que Kevin qui voulait absolument son argent de poche pour s’acheter des cartes de baseball, franchement, au point de reprocher à sa mère de ne pas être assez fun comme celle de Sophie. Trop sympathique.

Pourtant, ça suffit à ce que Rebecca craque et l’accompagne pour acheter les cartes de baseball, et la scène mère fils était sympathique. C’est de toute manière une relation clairement mise en avant dans l’épisode, avec de nouveau un parallèle passé/présent, d’ailleurs.

Dans le présent, Kevin ne rentre pas chez lui, mais passe directement voir sa mère, parce qu’il s’inquiète évidemment pour elle. Elle ne met pas longtemps à comprendre qu’il est au courant, et la scène qui s’ensuit est plutôt sympathique. J’aime bien le duo Rebecca/Kevin et ça faisait plaisir de le voir exploiter à nouveau, avec une sortie chez le disquaire, puis une virée dans l’ancienne maison d’une des chanteuses préférées de Rebecca. Tout n’est pas forcément subtil, mais ça fonctionnait assez bien, avec Rebecca se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, en chanson.

Et bizarrement, si Kevin était là pour la réconforter, c’est l’inverse qui se produit : la mère réconforte le fils assez facilement, en lui disant qu’il est important de se souvenir qu’il est capable de tout rendre fun, tout le temps. Cette fois, elle en profite clairement : elle fait tout pour retarder le rendez-vous médical où Kevin doit l’emmener afin de connaître les résultats de son IRM. Comme on le savait déjà, les résultats ne sont pas bons et suggèrent très clairement un début d’Alzheimer.

C’est bien triste et on n’a pas fini de pleurer, mais bon, Rebecca demande tout de même à Kevin de rester un pourvoyeur de fun et de ne surtout pas la traiter différemment. C’est possible au début, OK, mais pas à vie, clairement. Cela n’empêche pas Kevin d’être affecté par la nouvelle, en plus, et on le voit donc aller acheter la carte de baseball qu’il avait trouvé avec sa mère dans l’intrigue du flashback – un grand moment de joie mère/fils.

Toujours dans le passé, mais loin de Rebecca et Kevin, il y a Jack : il s’occupe d’abord de Randall qui a besoin d’améliorer ses notes en sport, l’emmenant ainsi pour s’entraîner à courir (d’où l’obsession du personnage pour la course aujourd’hui, j’imagine), puis de Kate et de sa rupture. La relation père/fille a toujours été magnifiée dans la série, alors ce n’est pas spécialement une surprise qu’il s’en sorte bien.

Pour en revenir au présent, Randall se rend finalement chez la psy, comme lui conseillait Beth la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé la scène d’introduction de ce nouveau personnage : on ne la voit pas de face, parce qu’elle est là pour écouter ce qu’il a à lui dire, pas le reste. Si j’ai aimé l’idée, je n’ai pas aimé son manspread, du tout.

Pour le reste, c’était intéressant de voir les faiblesses du personnage étalées si rapidement devant une inconnue dont on n’avait que la voix… mais encore plus de découvrir qu’elle connaissait déjà son patient : après tout, il est un homme politique. Toute sa vie est étalée sur Google, ne lui en déplaise ! C’est énervant pour Randall, parce qu’il aime avoir le contrôle, et ce n’est pas le cas du tout dans cette longue conversation. J’ai toutefois trouvé que ça manquait de prise pour vraiment être passionnant à suivre pendant une bonne partie de l’épisode.

Pourtant, Randall finit par craquer et s’énerver sur sa psy. Il n’aime pas du tout ses réponses, ou sa machine non éteinte qui n’arrête pas d’envoyer de la vapeur, ou même le tableau qui est dans la pièce. Ce n’est pas brillant tout ça, parce qu’il finit par quitter la pièce encore plus énervé que quand il y est rentré. Bref, le conseil de Beth, il ne l’aime pas du tout. Pourtant, celle-ci a besoin de lui à 100% de ses moyens, parce qu’elle n’arrive pas à l’être elle-même.

On découvre ainsi qu’elle est stressée depuis que l’homme est entré chez eux : elle a un spray anti-agression, des somnifères et un smartphone pour Annie dans son sac. Le smartphone ? De quoi avoir un moyen de contacter sa fille à n’importe quel moment. Randall n’est pas vraiment convaincu par cette idée de cadeau d’anniversaire allant à l’encontre des principes qu’ils s’étaient donnés, mais il n’en dit plus rien tellement elle est clairement détruite par ses émotions.

Mieux que ça même : ça suffit à le convaincre de retourner chez la psy, dont on découvre finalement le visage en fin d’épisode. A priori, on la reverra donc par la suite.

Enfin, il me reste à détailler l’intrique de Kate. Elle est de retour chez elle, mais elle n’a pas eu le temps de parler avec Toby pour autant. Celui-ci commence la journée par des excuses bien plates et un très joli cadeau : il veut transformer le garage en studio de musique. C’est beaucoup pour Kate : il en fait trop pour elle après un simple week-end qui ne lui a pas permis du tout digérer… surtout que Kevin a couché avec une Madison qui maintenant la harcèle.

Elle veut absolument s’excuser d’avoir couché avec Kevin, mais de toute manière Kate a d’autres chats à fouetter avec sa situation de couple qui n’est toujours pas claire, franchement. Heureusement, Madison est finalement de bons conseils en lui expliquant que cette relation avec Toby est très exactement ce dont elle rêve : un homme qui aime Kate sincèrement, dans tous ses états, et même quand elle ne cherche pas à lui plaire. Oh, je la comprends.

Bref, Kate et Madison sont rapidement réconciliées, et notre héroïne peut rentrer chez elle pour se réconcilier aussi avec Toby et découvrir que ce dernier a aménagé le garage en studio de musique non seulement pour elle, mais aussi pour bébé Jack. C’est très bien comme ça, et les scénaristes en profitent pour nous montrer que bébé Jack deviendra un grand chanteur en s’entraînant régulièrement, d’abord avec sa mère, puis avec ses potes dans le garage, puis en solo. Nice.

> Saison 4