The Walking Dead – S09E06

Épisode 6 – Who Are You Now? – 18/20
Bien… Alors je sais que la majorité va s’accorder à dire que ce n’est pas du Walking Dead et blablabla, mais moi, je suis plutôt bien accroché à ce qui a tout d’une série dérivée. Il va falloir voir comment ça évolue, mais très franchement, je suis satisfait du virage entamé la semaine dernière. Cela redonne du mordant à une série qui en manquait cruellement, et je ne m’attendais pas tellement pas au cliffhanger  que j’en ai presqu’eu des frissons. Du bon boulot, donc !

Saison 9


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I hope you can still hear them.

Rick est donc « mort » et on reprend donc sur Michonne, toujours en vie et en deuil, elle. Les scénaristes semblent nous troller en lui faisant dire qu’elle est toujours là et nous confirment tout de suite que le temps a bien passé. Michonne est encore triste, mais Daryl vit seul avec comme passion de pêcher, Carole s’est laissée pousser un tas de cheveux blancs et la vie a repris son cours, avec plein de progrès et de modernité. Loin d’une série de survie, on passe désormais à une série qui est à l’aube d’une nouvelle civilisation. L’ordre a repris ses droits sur le chaos, et tout va bien.

On nous sort quand même que Michonne est triste, des années après, de trouver une figurine de shérif qui semble représenter Rick, mais qu’elle y trouve aussi de l’espoir. Daryl, lui, le trouve en observant un oiseau donner de la chair humaine à ses petits, et Carole en voyant une plante pousser. La bonne nouvelle, aussi, et pas des moindres !, c’est que Michonne trouve encore des rouleaux de papier toilettes dans ses trajets. C’est inattendu.

La tombe de Rick ? Elle n’existe même pas : Michonne se recueille au niveau du pont, jamais reconstruit. Eh bah ! Sacrée introduction – elle avait ses longueurs, mais les choses sont claires : on repart sur ce qui est définitivement une nouvelle saison. C’est là que le générique aurait dû changer, à mon sens, mais bon. Ah et aux abonnés absents, on retrouve bien sûr Maggie.

Parmi les présents, Eugene a changé de look (il est de plus en plus ridicule, en fait) et s’est acheté du courage : c’est lui qui part à la chasse aux zombies qui pourchassaient les nouveaux amis de Judith, qui s’appellent Magna, Connie, Kenny et figurants un et deux, probablement. Même s’il refuse de les accueillir dans son campement, Judith parvient à convaincre Rosita, Aaron et deux autres qu’il faut leur venir en aide. Une vraie chieuse, déjà, appelons-la Carlita !

Bien que ce soit contre le protocole, ils emmènent donc les nouveaux arrivants à Alexandria (parmi les nouveaux arrivants, nous avons une sourd-muette). Le groupe de Magna est incertain face à tout ça, mais ils sont bluffés de découvrir une véritable ville, avec un moulin, des panneaux électriques, des serres… bref, la civilisation.

Alexandria a même un prêtre, puisque Gabriel est toujours là, Gracie y est en vie, voyant Aaron comme son père. Siddiq, lui, est toujours médecin pour tout le monde et notamment pour une amie de Magna… et bien sûr, devinez qui dirige tout ce petit monde ? C’est Michonne, ça va de soi ! Elle n’est pas contente de voir qu’Aaron a pris une décision sur ordre de Judith, mais elle accepte qu’un vote se tienne pour décider quoi faire des nouveaux.

Bon, les nouveaux ont connu leur lot de galère, hein, notamment à Jones Spring et Coalport. Mouais. On les suit donc face à un conseil composé de Michonne, Aaron, Siddiq, d’autres… et bien sûr Gabriel, qui est celui qui pose les questions dans une nouvelle construction de bois bien jolie. Allons comprendre. J’ai du mal à accrocher à tous les nouveaux, et surtout au prof de musique, qui est assez insupportable et se dit toujours prof de musique après tout ça.

Oui, parce que les questions de Gabriel restent assez classiques, leur demandant ce qu’ils faisaient avant et ce qu’ils sont devenus. Nous avons donc une journaliste muette mais féministe s’en prenant aux politiques qui finit ange gardien d’une lycéenne qui assure être l’ange gardien de la muette ; un prof de musique et une serveuse. Ouais, mais Magna n’est pas qu’une simple serveuse : Michonne repère vite que c’est une ancienne prisonnière. Michonne n’est pas dupe, voyez-vous, elle se souvient des difficiles jours de survie et ce n’est pas pour rien qu’elle est désormais cheffe de la sécurité, hein.

Ouep, Michonne n’est pas la dirigeante finalement, parce que nous sommes dans une démocratie dirigée par un conseil. Pourquoi pas ma foi, mais je me demande qui a eu la mauvaise idée de faire de Gabriel un chef de conseil. PIRE ENCORE ! QUI A JUGÉ BON DE FAIRE DE ROSITA ET GABRIEL UN COUPLE ?! What the hell, the fuck et toutes les grossièretés possibles.

C’en est au point que j’ai décroché du reste de leur conversation qui parlait pourtant d’une organisation intéressante qui nous fournit ensuite une scène entre Rosita et Eugène. J’adorais Rosita, mais à force de nous la coller avec tous les personnages que je déteste, ils finissent par me la faire détester. Je dois dire aussi que c’est ridicule : elle paraît toujours aussi jeune qu’il y a deux épisodes, alors que plusieurs années sont censées avoir passées. Bof, quoi.

Bon, leur grand projet ? Il est question d’une antenne satellite et de chateaux d’eaux depuis lesquels Eugene aperçoit une hore de zombies. De manière complétement conne, il averti Rosita en… criant. Et puis il descend, jetant son sac, ce qui fait fuir les chevaux. C’est du grand n’importe quoi. Sérieusement : RESTE EN HAUT ! Les zombies ne peuvent pas grimper. Ben non. Et même quand il est presque au sol, il préfère se faire un saut dangereux plutôt que rester en sécurité.

Du coup, il se pète une jambe et ils ont l’air encore plus cons avec Rosita pour échapper aux zombies.

En parallèle, Judith écoute Michonne perdre la boule et parler toute seule dans sa chambre – comme si elle parlait à Rick. Bon, Michonne perd un peu la boule, quoi. J’imagine qu’il y a de quoi après tout ce temps. Dans le même genre, il est complétement con de voir Judith faire des maths avec… Negan ! En prison, il a eu droit à un coiffeur et maintenant qu’il est prof de Judith, il en profite pour lui soutirer toutes les infos qu’il peut. C’est du grand n’importe quoi, tout ça.

Bon et sinon, Michonne a repéré que Magna avait toujours son couteau, et elle l’a grillée devant tout le monde. Forcément, le reste de ses amis n’apprécient pas de voir qu’elle ruine leur chance de s’en tirer ; mais leur débat après le vote du conseil (qui met plus d’une journée !) est stérile. Ils décident juste de récupérer Miko à l’infirmerie (où Siddiq s’occupe d’elle) et de s’enfuir, puisqu’on ne veut pas d’eux ici. Dommage : Magna était déterminée à s’attaquer à Michonne et tenter de récupérer Alexandria… une vraie Rickette quoi.

Au matin, à l’aube même, Magna décide de s’attaquer à Michonne et découvre qu’elle a… un fils ! Eh oui, Michonne et Rick ont donc eu un bébé, RJ, ce qui est ridiculement ridicule, mais on n’est plus à ça près. Encore un personnage complétement con à venir. En tout cas, ça attendrit totalement Magna qui décide de livrer son dernier couteau à Michonne, qui est ensuite confrontée à Judith.

Cette dernière a récupéré le flingue de son papa et elle ne comprend pas pourquoi sa maman refuse d’aider leurs nouveaux amis. C’est mignon comme tout cette scène où elle dit oublier leur voix, mais vu comme elle était bébé à l’époque, mais bon. C’est mignon, ouep, et on sait que c’est efficace, même si les scénaristes prennent tout leur temps pour en arriver là. Et même s’il était question d’un vote, quand Michonne change d’avis, tout le monde s’exécute et prépare le transfert de leurs nouveaux camarades vers la Colline…

Pendant ce temps, au Royaume, Jerry est toujours en vie, et il trouve que Carole est sa reine. Mouais, c’est une réintroduction pas forcément utile, et les cheveux de Carole, c’est juste pas possible, honnêtement. Je n’y avais pas trop pensé, mais nous avons aussi un prince désormais : Henry est devenu adolescent et il appelle Ezekiel « Papa ».

Sinon, Henry n’est pas fan du Royaume : il trouve que tout vieillit mal, avec notamment les canalisations qui ne tiennent plus le coup. Parmi les vieux qui vieillissent mal, il y a aussi les cheveux de Carole, franchement. Je fais une fixette, mais la perruque n’est pas crédible du tout. En tout cas, elle parvient à convaincre Ezekiel (qui n’an pas une meilleure coupe avec carrément une PLUME dans les cheveux, svp !) qu’Henry est assez grand pour aller s’entraîner loin de chez eux.

Il dit au revoir à Ezekiel et se met en route avec Carole, ce qui pue la mauvaise idée. Sans trop de surprise, c’est effectivement le cas. Comme tous les ados de cette série, Henry est complétement con : il se précipite tête baissée quand il entend une femme crier à l’aide, et il tombe sur un groupe de Saviors tout heureux de pouvoir les kidnapper, lui et Carole.

Finalement, ils aiment bien Carole qui les a laissé en vie à l’époque, alors tout ça ne mène nulle part, si ce n’est à un racket bien organisé : Henry y perd son honneur et ses vivres, Carole y perd sa bague de mariage et reçoit un compliment sur… ses cheveux. Mais LOL, soyons sérieux !

Henry en veut à sa maman de voir qu’elle est devenue toute soft et gentille, mais elle affirme qu’un jour il comprendra – c’est lui le problème la faisant devenir toute gentille. OU PAS. Pendant la nuit, Carole reprend ses bonnes vieilles habitudes, et elle nous grille vivant les Saviors à coup d’essence et de clope. Sympa comme tout.

Le lendemain, elle retrouve Henry et tous les deux reprennent la route, tombant au passage sur Daryl. Bon, ben cette intrigue ne m’aura pas passionné. Reste donc le cas Rosita et Eugène qui m’aura fait hurler devant ma télé. Oh, pas par peur pour eux, parce que j’avoue que j’avais vu une micro bande-annonce qui spoilait le cliffhanger où ils sont dans la boue à espérer que les zombies ne les repèrent pas… Non, non, ce qui m’a fait hurler, c’est que les zombies… PARLAIENT ? J’ai rêvé ? J’ai été rechercher des sous-titres à l’épisode juste pour avoir confirmation, mais si, voilà que les zombies se mettent à parler comme les Autres de LOST… Moi qui pensais que la série allait s’éloigner des comics, voici une menace que je n’avais pas vu arriver : les Whisperers sont donc là, et ça va être sacrément palpitant à suivre (j’espère).

Saison 9

The Walking Dead – S09E05

Épisode 5 – What Comes After – 19/20
C’était trop long (et surtout lent) pour que j’ose mettre un 20, mais cet épisode joue un coup de poker ultime en proposant ce qui s’annonce comme la plus grosse prise de risque de la série. Après neuf ans, c’est osé, mais c’est aussi très nécessaire. Cette saison parvenait bien jusque-là à nous faire comprendre qu’elle voulait tenter quelque chose de nouveau. Cet épisode marque un virage à 180° en regardant beaucoup dans le rétroviseur et en concluant des intrigues vieilles de neuf ans. Il faudra voir… ce qui vient après.

Saison 9



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Because we don’t die. It’s not about you, or me, or anyone of us. It’s about all of us.

Nous y voilà, l’épisode qui fait couler tant d’encre et lance tant de rumeurs depuis quelques mois est enfin là : c’est le moment de découvrir ce qui va arriver à Rick, en seulement 47 minutes (d’habitude, ils nous balancent une heure pour rien quand c’est comme ça !). Pour l’occasion, je me suis permis d’allumer une bougie comme si j’étais devant The Purge et la météo s’est décidée à m’accompagner avec pas mal de pluie, pile au moment de lancer l’épisode.

On commence avec un vieux cliché tout pourri : un cauchemar de Rick qui se retrouve à se contempler à l’hôpital comme si on était encore en saison 1. Il a la bonne idée de se dire de se réveiller, et il le fait à temps pour se sortir du pétrin dans lequel on l’avait laissé, grâce à sa ceinture. Pour une fois, j’ai trouvé ça à peu près réaliste comme manière de s’en sortir par rapport à d’habitude. Bon, le coup de remonter à cheval avec une telle blessure, ça reste bof, mais je suis de bonne humeur, je leur pardonne.

Blessé, Rick essaye de se convaincre que pour survivre, il doit rester réveillé, mais ça n’a pas l’air évident. La série s’amuse alors bien avec des plans dans tous les sens nous renvoyant au début de la série et avec une petite centaine de figurants zombies pour faire monter la pression. Plutôt que de faire monter la pression, ils se sont rapidement retrouvés à faire monter… mon ennui. Ben voui, on est là pour qu’il se passe quelque chose hein.

Et il se passe quelque chose quand Rick trouve un panneau et que ça motive son cheval à enfin accélérer pour fuir les zombies. La série ne devait plus avoir assez de budget pour sa centaine de figurants qui disparaissent d’un coup alors que Rick atteint la cabane qu’il a repéré. Cela lui permet de se soigner comme il peut et de s’évanouir à côté d’un cadavre et d’un flingue.

C’est chouette, parce qu’il se remet à cauchemarder, à la recherche de sa famille. À la place, il tombe sur Shaninouchet, et je suis bêtement tout content de le revoir dans la série. J’adorais ce personnage et j’en veux toujours à la série de l’avoir tuée quand c’était encore bien de regarder cette série. Le revoir rappelle un temps où on se faisait un peu moins chier et où tuer un personnage était encore un événement.

Shane demande quand même des nouvelles de sa fille à Rick comme si de rien n’était. On est sur un fond vert pas bien propre, mais Shane est là pour rappeler à Rick qu’il doit avoir la rage de vivre ; et pour que Rick s’excuse de ce qu’il lui a fait. Il est aussi là pour se transformer au dernier moment en… zombie. Ben oui, la horde de figurants a retrouvé Rick finalement, et ils sont prêts à le bouffer tout cru.

Par chance, Rick parvient à remonter (cette fois de manière totalement improbable) sur son cheval et à s’enfuir, surtout que le cheval n’a plus peur cette fois.

En parallèle, Maggie est toujours à cheval, elle aussi, mais galère moins que Rick. Elle n’est confrontée qu’à un seul zombie, sur qui elle passe tous ses nerfs. Bah alors, Maggie-chou, faut en garder pour Negan, du calme. Quand elle arrive à destination, elle tombe nez à nez avec Michonne qui a appris l’arrivée de tata Maggie sur place et qui n’a pas envie de voir son nouveau meilleur ami Negan mourir.

Elle se met donc sur le chemin de Maggie pour l’empêcher de le tuer, lui rappelant que ce n’est pas ce qu’aurait voulu Hershel – il voulait la paix. Bon, Maggie est insupportable à vouloir tuer Negan à tout prix, même si je comprends qu’après seulement un an et demi, elle puisse avoir les nerfs. Perso, la mort de Glenn est loin derrière maintenant ; et ils sont partis sur une paix plutôt stable que la mort de Negan va détruire.

Malgré tout, Michonne ne peut pas trop s’opposer non plus à Maggie non plus : elle finit par lui donner les clés, parce qu’elle n’a pas envie d’en venir aux mains avec elle. Face à Negan, Maggie ne se décompose pas trop pour autant : elle lui demande de se mettre à genou, mais lui n’en a pas trop envie. C’est beaucoup plus rigolo de narguer Maggie, voyez-vous ? Il nous torture au passage, en nous rappelant bien l’œil de Glenn et toute la manière dont il a explosé son crâne. C’est pas bien malin de la part de Maggie d’être là toute seule n’empêche, parce qu’à part libérer Negan, je ne vois pas ce qu’elle va faire.

Elle lui demande juste de venir à la lumière pour mieux le tuer, mais quand elle comprend que tout ce que veut Negan, c’est mourir pour être avec sa femme, elle comprend soudainement que ce n’est pas si drôle que ça de le sacrifier finalement. Et cet idiot la supplie, en larmes, alors qu’il est évident que jamais elle ne le tuera maintenant qu’elle sait qu’il veut sa femme.

Bon, ça je veux bien, cette nouvelle lucidité de Maggie, c’est rigolo… MAIS POURQUOI IL NE S’ENFUIT PAS ? TELL ME WHY, comme dirait l’autre… AIN’T NOTHING BUT A HEARTACHE.

Pardon. Reprenons.

Rick, donc. Maggie et Michonne apprennent qu’il s’est produit quelque chose et se précipitent, alors que de son côté, Rick s’endort sur son cheval et tombe sur… Hershel. C’est juste trop triste, parce que le personnage est mort, mais l’acteur aussi. À quelques mois près, Rick n’aurait jamais pu lui faire ses excuses, ni un câlin. Finalement, Hershel nous informe qu’il est heureux de savoir Maggie en vie (ET BETH PUTAIN ?) et de savoir qu’il a un petit fils qui va la renforcer.

Bon, ça traîne en longueur tout ça, et une fois de plus, il affirme pouvoir retrouver sa famille dans ce drôle de purgatoire où tout le monde lui demande pourtant de se réveiller. Il le fait, histoire qu’on évacue Hershel et qu’il se retrouve devant une jolie porte « Don’t dead, open… outside » (ça me fera toujours trop rire, même si ce changement d’ordre des mots est dramatique). Derrière cette porte, il découvre les cadavres d’absolument tout le monde – y compris ceux qui sont encore en vie comme Jesus et ceux qui sont morts mais que la production ne peut se payer comme Carl (franchement, l’abus !) et Beth (mais je veeeeeeeeeux ! Faîtes la chanter, purée).

Une qu’ils peuvent se payer ? Sacha, qui se lève devant un fond vert de plus en plus dégueulasse (le budget n’est pas passé là, clairement). Elle est toujours aussi géniale et nous résume la philosophie de vie de la série : la série n’est pas sur un personnage en particulier, et certainement pas sur Rick, elle est sur tout les survivants, sur l’amour qui survit, et bla et bla et bla. C’est facile, ça.

Comme tout le monde, Sacha demande à Rick de se réveiller pour qu’il comprenne qu’il est de retour exactement là où il ne voulait pas amener les zombies : dans le campement à côté du pont. Oups ! Le campement a été déserté, y compris par le cheval de Rick qui s’est barré. Il en tue quelques-uns au flingue, mais se retrouve une fois de plus cerné. Il comprend donc que son seul moyen de s’en tirer est de… Sacrifier le pont : on sait que le pont ne tiendra pas autant de zombies après tout.

Finalement, alors qu’il perd tout espoir, il entend soudainement la voix de Daryl son bestie qui vient à sa rescousse avec tout plein de gens. Alors que nos héros s’occupent d’une horde énorme qui devrait les occuper des heures en quinze secondes chrono, Rick décide d’abandonner tout espoir. Cette incohérence de la horde en quinze secondes ? Pour une fois, ce n’est pas une incohérence, mais une volonté des scénaristes !

Michonne retrouve Rick, l’embrasse, et il est tout heureux de retrouver sa famille – Michonne, Maggie, Daryl et même Eugene. Puis, Michonne lui dit de se réveiller, ce qu’il fait. Personne n’est venu à sa rescousse ; mais il va sauver toute sa famille en franchissant le pont. Le problème ? Le pont ne s’écroule pas du tout.

Heureusement, Daryl, le vrai, cette fois arrive à la rescousse avec son arbalète. Tout le monde est là aussi, et ils comprennent que le merveilleux plan de Rick est désormais le suicide. Sérieusement ? Ils envisagent de tirer avec leur flingue pour distraire les zombies, mais personne ne semble le faire, bizarrement. Heureusement, Rick trouve de la dynamite sur le pont… et il décide de l’exploser, en étant assez proche pour être soufflé par l’explosion lui aussi. Tout le monde le croit donc mort, surtout Michonne qui explose en larmes (c’est comme le pont, mais avec de l’eau).

J’ai failli être très très énervé, mais une part de moi doutait encore, surtout qu’une piste du début d’épisode restait bizarrement inexplorée. Et j’ai bien fait de douter et d’attendre le retour de cette piste ! De son côté en effet, Anne tombe en panne d’essence dans les dix premières minutes, encore (c’est un grand classique de la série), pour disparaître ensuite pendant plus de trente minutes. C’était louche.

Elle demande un plan d’évacuation d’urgence, ce qui n’est pas gagné. Son interlocuteur n’a pas l’air motivé des masses, mais il passe malgré tout en hélicoptère. Et il fait bien, parce qu’Anne trouve justement son A au moment où il passe : il s’appelle Rick, évidemment. Soufflé par l’explosion, il s’est retrouvé dans l’eau où tombaient aussi des dizaines de zombies. Merveilleux.

Rick est donc sauvé par ce putain de mystérieux hélicoptère et par Anne, qui veut sauver son ami et lui retourner une vieille faveur. Et alors qu’il y aurait largement de quoi continuer la série sans Rick comme si de rien n’était, les scénaristes prennent une décision radicale qui nous éloigne même des comics définitivement : un bon dans le temps ! WHAT THE HELL ?

Il commence par Luna (bon, non, c’est pas son nom, mais désolé, j’ai regardé The 100 quoi) et ses amis qui galèrent à échapper à une horde de zombie et qui sont sauvés par une petite fille accro aux chapeaux de cowboys. Ouep, Judith est devenue une petite badass !

Quelques années (encore !) ont passé – adieux les futurs crossovers avec Fear ! – et il faudra maintenant voir qui a survécu (et surtout qui est mort ?) à ces années. Bon, je trouve que les deux actrices incarnant Judith ne se ressemblent pas plus que ça, mais si tout ça peut nous redonner un coup de jeune à la série, je suis preneur. Je ne vais pas trop m’emballer et simplement leur tirer mon chapeau (de cowboy) pour cette fin pas trop mauvaise au personnage de Rick. Je suis triste qu’on perde Anne au passage et je suis curieux de savoir quand Andrew Lincoln reviendra et ce qui lui sera arriver d’ici là. La série ne peut pas finir sans résoudre cet ultime mystère, mais ça lui permettra justement de proposer une vraie fin un jour, alors que jusque-là, elle n’avait aucune chance d’y parvenir.

On a tous pensé qu’il était con de tuer Carlito parce qu’il avait les épaules pour reprendre la série, en tant que fils de Rick. L’insistance portée autour du personnage de Judith depuis quelques épisodes, et particulièrement dans celui-ci, aurait dû me mettre sur la voie de cet ultime rebondissement.

Pour une fois, j’ai vraiment très hâte de voir la suite !

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Et en attendant, au revoir Rick, ta famille te croit mort – même Carole que personne n’a voulu payer pour cet épisode ?!

Saison 9

The Walking Dead – S09E04

Épisode 4 – The Obliged – 16/20
Comme bien souvent, l’épisode prend touuuuuuut son temps à mettre en place une intrigue qui pourrait avancer au moins deux fois plus vite. Le plus frustrant est encore que l’avancée de celle-ci est intéressante et semble se concrétiser plus rapidement que lors des saisons précédentes. C’est lent, la « psychologie » n’est toujours pas exceptionnelle, mais les cliffhangers, au pluriel, suffisent à donner envie de poursuivre… encore et toujours.

Saison 9



04

Brother. Brother ? Take my hand.

De pire en pire : une semaine sans épisode plus tard, je reprends encore avec cette série malgré tout mon retard. C’est à croire que j’aime me faire du mal, et en même temps, il faut bien reconnaître que le dernier épisode avait apporté de bonnes ouvertures laissant présager de possibles bons rebondissements. Comme je suis naïf et plein d’espoir, j’ai donc envie de voir ce que ça va donner cette semaine. Et puis, ça me permet de rester à jour dans au moins une série aussi, et ça, c’est pas mal.

Pour changer, cet épisode reprend sur Michonne et Rick au lit. Il faut vraiment que je me fasse à ce couple, je crois. Ils continuent leur jolie routine, prenant même le temps de superviser la construction d’une Eglise ou de régler les querelles de jardinage des voisines. Et ça empêche Michonne de dormir apparmement. Chacun ses insomnies, et chacun ses moyens de les éviter : elle, elle le fait en allant dégommer du zombie. Elle a une vie passionnante : une vraie mère au foyer le jour, une tarée rageuse le soir. C’est digne de Buffy partant en patrouille, et même qu’on la voit nettoyer ses armes.

Comme toujours avec cette série, ça devient rapidement lassant et ça tourne en boucle : on comprend vite qu’il s’agit d’une routine pour Michonne, mais il faut encore deux bonnes minutes pour qu’on avance vers autre chose : Michonne sous la pluie, un peu énervée de tomber sur un zombie pendu. Distraite, elle ne voit pas le nouveau zombie qui s’attaque à elle et qu’elle est forcée de tuer à l’aide d’une batte. Cette fois, elle est carrément perturbée d’avoir utilisé la même arme que Negan.

De son côté, Maggie s’occupe vingt secondes d’Hershel, avant de le confier à la baby-sitter. Faudrait pas qu’elle s’encroûte elle aussi, déjà qu’elle laisse pousser ses cheveux ! Elle inquiète toutefois Jesus qui se rend bien compte qu’elle fait cavalier solo sans s’occuper de son avis à lui. Je l’aime de plus en plus ce personnage, mais il n’a plus rien à voir avec ce qu’il était à l’origine quand même. Quant à Maggie, elle décide d’aller tuer Negan, tout simplement.

La construction du pont continue sous la supervision d’Eugene et Rick, mais ils s’inquiètent de voir le courant augmenter : le pont n’a que peu de chance d’y survivre. Tout le monde semble déjà avoir oublié la rébellion de la semaine dernière, et c’est un peu abusé quand même, parce qu’on était au bord de la guerre civile et maintenant, il n’y a plus rien. Quant à Eugene, il est toujours aussi insupportable, mais Rick le complimente pour son inutilité : juge utile. Comme quoi.

Rick retrouve ensuite Carole qui a pris la décision de quitter le chantier du pont, parce qu’il n’y a plus grand-chose à faire pour le construire. Elle abandonne donc Rick qui ne le prend pas tellement bien : elle refuse de continuer à diriger les Saviors, préférant le Royaume, parce qu’elle sait bien que ce n’est pas sa place d’aider les Saviors à trouver leur voix (et leur voie). Mouais. Ce ne peut plus être une surprise après tout ça : on se fait chier dans cet épisode qui traîne en longueur dans la mise en place des situations.

Tout finit toutefois par s’accélérer quand Rick apprend que Maggie est en chemin pour Alexandria, de manière à voir Negan et à se venger. Il ne le prend pas bien du tout et sonne aussitôt l’alerte, mais il le fait devant Daryl, qui est évidemment dans le plan de Maggie. On peut difficilement faire plus ridiucle que ce qui suit : Daryl propose son aide à Rick, l’éloigne autant que possible en moto et les deux finissent par se bastonner une fois de plus, le tout pour finir dans un trou qui se trouvait comme par hasard à côté d’eux. Pff. Qui fait le malin tombe dans le ravin ? En quelque sorte.

Cela permet donc aux deux « héros » de la série de débattre de leurs petits problèmes, avec Daryl reprochant à Rick d’être trop gentil, finalement. C’est ridicule, surtout parce que l’opinion de Rick sur Negan n’a toujours pas trop de sens et parce qu’après plus d’un an de paix, ça n’a aucun sens de se réveiller du jour au lendemain.

Il n’empêche que Rick finit en larmes quand il apprend que Daryl est prêt à relancer les hostilités d’une guerre. Pour lui, cela veut simplement dire que Carl est mort en vain, et il prend très mal que Daryl lui affirme qu’il suit un rêve vain. C’est censé être plein de larmes et de moments émotion, mais ça m’est passé au-dessus, je dois l’avouer.

Pendant ce temps, Maggie est donc en chemin vers Negan, qui est en pleine grève de la faim. Oh, il refuse cette appellation quand Michonne est chargée par Nora de s’occuper de lui. Enfin, je le dis mal : Nora, qu’on ne connaissait pas encore, est là pour faire un rapport de la situation merdique de la journée.

Michonne va donc discuter avec Negan qui s’arrange pour qu’elle reste avec lui : il demande une convers       ation, en échange de quoi il acceptera de manger. Pourquoi pas, allez. Il est rigolo de voir Michonne s’obstiner à dire qu’elle est à la base d’une nouvelle civilisation pour ensuite simplement entendre Negan raconter sa vie et lui parler de Carlito… puis du fils qu’il devine qu’elle a eu. Pas bête le Negan, dis donc. Je ne vois pas bien ce que tout ça apporte, mais ce duo est sympa juste parce que ce sont de bons acteurs. Tout n’est pas perdu, donc, mais ça manque juste d’intérêt. Et tel un serpent de la Genèse, Negan fait en sorte d’énerver encore plus Michonne et de lui instaurer un tas de mauvaises idées.

Elle finit par s’énerver après lui et se barrer, mais cela signifie qu’elle a besoin de calmer ses nerfs. Quand c’est comme ça, elle se contente généralement d’aller buter du zombie, mais cette fois, elle refait un repas à Negan et retourne le voir. Si c’est pas n’importe quoi, ça. C’est un terrible aveu de faiblesse que de lui refaire à manger, mais bon. Elle se décide finalement à faire un joli speech à Negan, qui voit finalement clair dans son jeu : elle a peur de finir seule, exactement comme lui.

Et c’est ainsi que la série nous fait de la psychologie de comptoir et du développement de personnage à la truelle. On ne peut pas dire que ça ne fonctionne pas, cela dit, mais ça traîne en longueur et Maggie n’est toujours pas là. En plus, tout le bon travail autour de Michonne est complétement ruinée par Negan demandant à voir sa batte. Il est tellement amoureux de son arme qu’il finit en larmes quand il apprend qu’elle a été abandonnée dans la forêt : il décide carrément de se la jouer Dobby et de s’éclater le front contre un mur. Non mais sérieusement ? C’est ça le grand méchant qui nous a tué Glenn et Abraham ? Eh bah !

En parallèle de tout ça, quelques Saviors ont récupéré des armes. Ils sont toujours menés par Jed, l’insupportable type de la semaine dernière, qui veut aller au bout de sa révolution, quitte à désarmer Carole. Celle-ci se laisse faire parce qu’elle veut éviter une guerre, mais ça vire à la fusillade malgré tout, forcément. Quand ils entendent ça, Rick et Daryl se décident à bosser ensemble pour sorir de leur trou, et ça ne leur prend que quelques secondes pour y parvenir. Ils avaient juste besoin de motivation, quoi.

Bon, les scénaristes en profitent malgré tout pour faire un peu de suspense à base de zombies tombant dans le trou quand eux-mêmes n’arrivent pas à en sortir, c’est n’importe quoi, même si l’excuse de la fusillade explique la présence des zombies. Sans trop de surprise, ils s’en tirent en vie et réconciliés, pour mieux se prendre la tête sur la marche à suivre ensuite. Rick décide de se séparer de Daryl pour attirer les zombies aussi loin que possible du camp, alors que Daryl y retourne, acceptant ce « sacrifice » du shérif qui est rapidement dans la merde : il se retrouve encerclé par des zombies et son cheval le vit mal… Il n’en faut pas plus pour que Rick finisse par tomber de celui-ci et s’empaler comme un idiot. On voudrait nous faire croire que Rick va mourir bêtement qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

Au beau milieu de l’épisode et sans aucun lien ni logique avec le reste, on retrouve également Anne qui s’occupe de Gabriel elle peut une dernière fois avant de le livrer. Pour cela, elle doit le céder à un zombie qu’elle a ramené auprès de lui, après les avoir ligotés. Elle semble n’avoir aucun scrupule à le sacrifier, mais lui est insupportable de bienveillance et de gentillesse. Il lui dit la pardonner juste avant de se faire mordre, et ça fait qu’Anne culpabilise et arrête tout. L’épisode se termine donc sur Gabriel en larmes de découvrir qu’Anne s’est barrée sans lui. À quoi s’attendait-il ? Et à quoi je m’attendais moi, à espérer que le niveau serait là ?

Saison 9

The Walking Dead – S09E03

Épisode 3 – Warning Signs – 16/20
C’est toujours bien long dans la mise en scène, mais cette fois-ci, l’épisode parvient à donner envie de voir la suite de la saison en mettant enfin au clair les bases de celle-ci. Les fondations sont désormais solides pour proposer quelque chose qui vaille le détour, et je suis curieux de ce que ça donnera sur le long terme ! À court terme, on sort d’une phase d’hibernation pour la série et on redéfinit la série de manière nouvelle. Pas si mal, en un seul épisode.

Saison 9



03

Is he gonna be a Gregory or a Negan?

Même si je ne suis pas convaincu par ce début de saison 9, je reprends les séries après quasiment cinq jours de pause par un nouveau The Walking Dead, parce que Laura m’a dit de le voir, et parce qu’il faut bien reprendre quelque part. Et ça reprend mal : Justin est désormais un zombie, ce que la série met près d’une minute à dévoiler quand on le comprend tous en voyant ses pieds. Je m’attendais vraiment à le voir rester plus longtemps dans la série, c’est dommage, il était un bon empêcheur de tourner en rond.

Et d’habitude, la série aime bien garder ce genre de personnages en vie sur plusieurs saisons où rien n’avance, pas vrai Negan ? Pas vrai Gouverneur ? Finalement, la série prend le parti de la vitesse, et ce n’est peut-être pas plus mal. C’est bien la seule vitesse qu’il y a quand la série enchaîne sur une bonne minute de morning routine inutile de Rick. En plus, je ne me fais toujours pas à son couple avec Michonne. Ce qu’il faut retenir de sa matinée, c’est qu’il cueille une tomate pour la tombe de Carl et que Judith est malade. Elle tousse. Et il n’est pas flippé du tout alors que dans ce monde, c’est rarement bon signe quand même.

Lui, tout ce que ça lui inspire, c’est l’envie d’être en vacances et de passer du bon temps avec Michonne. C’est long et niais, et ça ne réussit pas plus à la série que les scènes interminables habituelles. En plus, on a tous entendu les rumeurs sur les acteurs et leur avenir dans la série. Pour l’instant, Rick envisage pourtant un avenir radieux où il mettrait Michonne enceinte. Et elle est partante. Quelle belle idée.

La visite médicale avec Siddiqh se passe bien et on enchaîne sur des jeux en famille pour ces trois-là. Le ridicule n’était donc pas encore atteint dans cette série. Au milieu des jeux, il y a une sorte d’entraînement pour Judith quand même, et c’est intéressant à voir. Malheureusement, ils sont vite interrompus.

Pendant ce temps, on colle Maggie avec le seul asiatique de la série, parce que c’est rigolo de torturer les fans. Elle se balade en calèche avec une tournée de tomates et se fait embêter par des Saviors à la recherche de Justin. C’est elle qui va vite le retrouver et découvrir qu’il a été assassiné. C’est gênant et ça provoque aussitôt une émeute : les Saviors accusent le groupe Daryl, ou Daryl lui-même, ou Anne. C’est au choix.

Nous-mêmes, nous ne savons pas et c’est supposé être le truc qui nous empêche de dormir toute la nuit, mais ce n’est pas le cas. Cela ramène un peu d’intérêt dans la série toutefois, parce que Rick se met à mener l’enquête, Gabriel couvre Anne et s’inquiète après seulement de savoir si elle lui cache des choses et Daryl se voit interrogé par Rick. Finalement, on est sur une banale enquête de meurtre, mais on n’est pas habitué à voir ça dans la série.

Daryl se rappelle soudainement le prénom de tous les morts de la série (ou pas – il ne cite même pas Beth, SERIEUSEMENT ?!) et en fait la récitation à Rick pour lui dire que non, le futur n’appartient pas à tout le monde. Si c’est pas mignon tout ça.

Bon, faut bien avancer autrement dans l’épisode, et on enchaîne sur Maggie et la nouvelle copine de Daryl qui tombent sur un nouveau repaire de zombies à dégommer. Et comme par hasard, c’est Daryl qui la sauve in extremis quand elles sont dans la merde – la petite scène de suspense de milieu d’épisode qui ne mène nulle part. Rick les rejoint aussi, et tous découvrent alors qu’il leur manque un groupe, celui de Vi (Briana Venskus est de retour pour de bon, et elle n’est toujours pas morte !) et d’une autre, une Savior, qui est enlevée. Tout ça fout la merde encore un peu plus, car si les Saviors viennent à l’apprendre, c’est la fin d’une ère de paix fragile.

Et bien sûr, quand Daryl et Maggie la retrouvent, elle est morte ; alors qu’ils parlaient de leurs différends avec Rick, lui-même en train de dire à Carole qu’il se rappelle de tous les morts depuis le début de la série, sous-entendant largement à celle-ci qu’elle oubliait sa zombie de fille. Sympa. Quoiqu’il en soit, Daryl affirme savoir qui est le tueur, dans tout ça.

Le problème, c’est qu’ils n’ont plus beaucoup de temps devant eux, parce que la situation politique part en vrille sévère : Carole se fait menacer d’un couteau parce que les Saviors veulent récupérer des flingues. C’est plutôt cool comme scène à suspense, mais il est évident que le duo Carole/Rick s’en sort sans mal. Il en faudrait beaucoup plus pour que ça pour les mettre K.O.

En revanche, c’était bien mieux en ce qui concerne Daryl/Maggie. Ils retrouvent les coupables : la nouvelle copine de Daryl, Vi et un tas d’autres des femmes guerrières qui s’en prennent aux Saviors ayant exécutés leur famille. Et elles le font parce qu’elles ont vu Maggie se rebeller. Après un an à avoir cohabiter avec les tueurs de ton mari, ton père, ton fils, etc., il suffit d’un pendu pour tout briser ? Et on peut revenir sur le fait qu’il suffise que Rick dit « on ne tue plus personne » pour qu’on ne tue plus personne et qu’on ne fasse aucun procès ?

L’épisode se termine donc avec une Carole qui affirme que chaque vie compte d’un côté et un duo Maggie/Daryl qui tourne le dos aux exactions de leurs amies prêtes à tout pour se venger. Les Saviors méritent bien ce qui leur arrive, surtout que c’est la dernière à tuer pour venger tout le monde. Moui. Au moins, on a là les fondations solides d’une discorde qui devrait durer quelques épisodes.

De son côté, Anne retourne à la déchetterie pour récupérer son talkie-walkie : elle y passe un marché avec un homme étrange lui demandant de lui livrer un A ou un B en échange de vivres en tous genres. Tout ça est plutôt intéressant : ça nous explique enfin l’hélicoptère et j’imagine que si la série en est là, on finira par savoir qui le gère. En tout cas, Anne endort Gabriel qui la surprend et la questionne… mais ça ne fonctionne pas vraiment. Il décide de la balancer à Rick plutôt que de la suivre aveuglément (ce serait un comble quand il n’a qu’un œil). Cette détermination nouvelle du prêtre parvient à convaincre Anne que son mec est finalement un A : ça tombe bien, c’est ce qu’elle doit livrer justement. Elle n’hésite pas à l’assommer, et hop.

On a donc une tension de plus en plus forte entre les groupes que l’on suit et une intervention extérieure qui ne tardera plus à se pointer grâce à Anne ? J’approuve cette construction, ça change un peu !

Saison 9