Evil – S03E06

Épisode 6 – The Demon of Algorithms – 17/20
C’est de manière très insidieuse que cet épisode est extrêmement efficace : l’angoisse qu’il provoque n’est pas tellement celle d’une peur sur le moment, mais plutôt ce genre de peur qui revient hanter les pensées ensuite. Il y parvient en mettant en scène des situations assez quotidiennes l’air de rien et une intrigue bien moins fantastique que ce que la série fait parfois. Cette fois, c’est bien réel, et les surprises le sont tout autant.

Spoilers

Le trio enquête sur une adolescente possédée… qui filme tout pour les réseaux sociaux.

We’re not the problem. Your subject is.

Oula, l’épisode commence par nous mettre immédiatement de bonne humeur et dans l’ambiance avec Candice, une jeune fille possédée qui aurait bien besoin d’un exorcisme. Avant ça, toutefois, il faut encore que Kristen l’évalue psychologiquement. C’est l’occasion pour que Ben remarque que sa possession est filmée par Candice elle-même.

C’est étonnant, parce que les films sont calibrés pour correspondre parfaitement à l’application VidTap, le remplaçant de TikTok d’après Ben. On s’amuse bien, quoi, parce que la gamine en est à manger du verre sur les réseaux sociaux. C’est l’occasion pour Kristen de découvrir toute une trend avec le hashtag #possessed. On s’amuse bien sur les réseaux sociaux. Cela me donne presque envie de faire pareil que Kristen, puis que David et Ben qui cherchent à voir ça eux aussi. Eux, c’est pour le boulot. Après, vu mon boulot, se tenir au courant des dérives des réseaux sociaux, c’est aussi mon taf.

Bon, eux, ça l’est davantage : la recherche leur permet de se rendre compte que Candice a en fait utilisé un son tout fait par un autre pour sa « possession ». J’ai de la peine pour Candice, et Ben aussi. Il n’a aucun mal à lui prouver que la première personne à avoir utilisé ce son est en fait… un magicien. Il utilise ses trucs et astuces pour qu’on le croit possédé, et ça marche, au point où les ados le copient.

Cela force Ben à envisager de faire sa propre vidéo de mise en garde. Il tombe ainsi dans l’addiction à VidTap parce que, bien sûr, sa vidéo pour dénoncer le magicien fait un carton. Le carton n’est pas porteur de bonnes nouvelles : il se fait aussitôt insulter par tout un tas d’influenceurs. Par contre, au milieu des insultes, il reçoit une vidéo qui le touche davantage : celle d’une maman paniquée pour ses enfants, parce que leur chambre est possédée, avec lits qui bougent et draps qui sont retirés brutalement.

C’est intrigant et son utilisation des réseaux sociaux est plus intéressante que celle de Kristen ou David. Eux aussi deviennent accros à VidTap, la première pour voir les conseils de mamans faisant des Margarita, le second pour écouter des prêtres qui doutent de leur vocation et de la difficulté de leur métier. Pas exactement lié au travail donc.

Ben les remet sur le bon chemin en leur présentant la mère de la vidéo pour au moins mener l’enquête comme il se doit. Et c’est plutôt terrifiant, parce qu’on en arrive à voir un gamin mettre son frère dans le sèche-linge, pour le principe – ou selon lui pour le cacher de la chose qui vient les voir la nuit. La mère est sûre que le démon est en ses gamins, le trio interroge les enfants et le petit frère en est à se pisser dessus tellement il est terrifié par la maison.

Ce n’est pas rien tout de même, et ça inquiète Kristen. En plus, Ben commence à mener son enquête et ne comprend vraiment pas comment le lit peut bouger alors que le sol est incliné dans l’autre sens. Gênant pour la rationalité tout ça, effectivement. Et ça empire quand ils passent la nuit en planque à surveiller ce qu’il se passe chez cette mère : alors qu’ils sont devant la maison, ils reçoivent une vidéo VidTap lancée en direct par la mère de famille.

Ils y voient les deux enfants être griffés par une créature invisible… avant qu’il n’arrive exactement la même chose à Mary, la mère, devant eux. Les traces de sang apparaissent sous les yeux de Kristen, et Mary accuse VidTap d’être maléfique. Cela force le trio à se rendre dans les locaux de la boîte et, ça tombe bien, Ben y a justement ses accès. Il connaît l’une des personnes qui bosse pour VidTap et qui nous explique calmement comment fonctionne l’algorithme.

Elle affirme qu’il est impossible que l’application lance un live sans que l’utilisateur ne le demande, et elle finit par donner, à Ben uniquement, des vidéos non éditées du compte de Mary. On comprend alors que c’est elle qui est complètement folle et s’arrange pour truquer la chambre de ses gamins ou pour les blesser à coup de fourche pendant la nuit. WTF ?

Mary est en fait complètement cinglée, et quand elle est confrontée par le trio, elle n’hésite pas non plus à les attaquer à coup de ciseaux. C’est une conclusion charmante… J’en retiens que Ben a une touche avec une scientifique de VidTap, je ne serais pas surpris de la revoir plus tard.

Tout au long de l’épisode, les scénaristes n’oublient pas de nous montrer à quel point l’algorithme de VidTap est terrifiant, à cibler très exactement les intérêts du trio. C’en est terrifiant : Kristen s’arme d’une Margarita pour mieux découvrir que ses filles ont écrit de nouvelles règles au dos des siennes – parce que c’est arrivé à une autre maman.

Ben, lui, est pris dans une spirale infernale pour toujours démontrer les trucs et astuces derrière les vidéos des influenceurs. Cela pourrait être cool comme passe-temps pour lui, mais on voit bien que ça l’énerve.

David ? Il écoute des prêtres se confier sur leurs envies de s’inscrire à Tinder ou de mater du porno, et ça finit par le confronter une nouvelle fois au démon qui lui rend souvent visite : celui qui a l’apparence de Kristen. Ce n’est pas vraiment surprenant que la tentation pour David prenne la forme de Kristen, mais il est plutôt intéressant de constater qu’il fait le choix de discuter avec elle pour la dégager finalement.

Cependant, ce n’est pas lui qui y parvient le mieux. Il dialogue avec le démon, et ce n’est pas une bonne chose : Andrea entend un bruit sourd venant de la chambre de David. Elle entre et le voit être possédé par un démon. Si elle est capable de dégager le démon à coup de Bible, David se réveille et n’apprécie pas de la voir trainer comme ça dans sa chambre, sans son accord.

Bien sûr, le trio prend le temps d’en parler entre eux, surpris par la précision de l’algorithme qui est capable de deviner l’existence des filles de Kristen ou des pensées de David. Ben rappelle à ses collègues que de toute manière, l’algorithme est conçu pour leur faire passer un maximum de temps sur l’application, parce que c’est comme ça que cela leur rapporte de l’argent. En fin d’épisode, Ben et Kristen tournent donc le dos à l’application…

En parallèle de tout ça, il est de nouveau question du harcèlement de Leland envers les filles de Kristen. L’archidiocèse mène une enquête l’innocent totalement de ses visites à Lexis. D’après l’école, il a vu plusieurs enfants et s’est toujours comporté de manière professionnelle… Lexis dit le contraire, mais personne ne l’écoute, évidemment.

Par conséquent, Kristen prend le peu d’action qu’elle peut encore : elle décide de mettre des safe cards dans les sacs de ses filles, en les prévenant de ce qu’il se passe. Les filles réagissent aussi comme elles le peuvent : elles savent très bien que Leland est encore sur le jeu en ligne, et elles en profitent pour aller le ridiculiser. C’est absolument génial : elles foutent le feu à sa maison en ligne, puis révèlent qu’il est un pédophile de soixante ans. On se marre bien… jusqu’à ce qu’elle balance son nom en ligne. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne méthode, même si c’est bien mérité pour Leland.

Ca l’est d’autant plus qu’on découvre dans cet épisode que Leland et Sheryl ont… Kidnappé Andy ? Je ne vais pas mentir, je commençais à me dire qu’Andy était peut-être en loop quand Kristen allait faire des facetimes avec lui. Par contre, j’étais loin d’imaginer une telle intrigue où Ben essaie encore de manipuler Kristen avec Andy enfermé chez lui. Pas de bol pour lui, Kristen improvise parfois de vraies conversations, parlant ainsi d’un anniversaire que Leland ne connaît pas encore.

Je crois que c’est ça qui l’énerve encore plus que les petites qui grillent sa couverture sur le jeu en ligne. C’est peut-être ça quand même : l’Eglise finit par voir la vidéo où le jeu accuse Leland d’être un pédophile, et c’est suffisant pour eux pour le virer. Cette fois, il n’a pas besoin d’une enquête le père supérieur pour décider de virer Leland. Ce dernier en est donc à encaisser une rage envers Kristen qui est de plus en plus forte, au point d’envisager de la tuer et de rendre ses filles orphelines.

C’est bien parti pour : Sheryl coupe les ongles d’Andy, et pendant qu’elle lui fait cette petite manucure, elle lui explique que tout est pris en charge. Il sera bientôt considéré comme mort dans un accident pendant une avalanche, l’argent de l’assurance servira à l’éducation de ses filles et tout le monde pensera qu’il est mort en étant un homme bon. Terrifiant. Le pauvre est paralysé par des médicaments, obligé de voir chaque jour la même affiche lui expliquant que c’est le premier jour du reste de sa vie ?

Quelle vie ? Putain, j’ai trop de peine pour Andy, c’est un sort vraiment angoissant que les scénaristes lui réservent là. Le pauvre.

 

Evil – S03E05

Épisode 5 – The Angel of Warning – 16/20
Si l’épisode semble retomber dans certains travers de la saison 2, j’ai l’impression que c’est proposé de manière bien plus consciente et assumée cette fois. Cela permet d’avoir une sensation bien différente quand l’épisode se termine, car les personnages sont plutôt dans le même état que moi. Cela change. Autrement, la qualité est toujours au rendez-vous et la série continue d’exceller dans sa manière de questionner notre monde et notre quotidien. Un régal.

Spoilers

Une explosion de gaz détruit un immeuble et tue tous ses occupants, à l’exception de quatre personnes affirmant avoir été sauvés par une femme angélique.

You want us to investigate if a dead Sicilian nun came to Brooklyn to save people ?

La saison 3 me plaît de nouveau autant que la première, alors c’est bien normal de vouloir voir l’épisode sans attendre, même si ça ne fait que 24h qu’il est disponible, non ? Peu importe, c’est de toute manière le choix que j’ai fait. Sans trop de regret : je me suis fait happer par la première scène à une rapidité impressionnante.

On découvre ainsi un gymnase complètement vide qui très rapidement se transforme en centre de secours pour les victimes d’un terrible incendie – et pour accueillir aussi les corps des victimes. Tout un building a pris feu et aucun rescapé n’en a encore été évacué, laissant présager le pire. David se retrouve appelé à ce centre de fortune de secours car il est prêtre et que certains auront bien besoin de prier.

Le problème, c’est qu’il a oublié de porter son signe distinctif et que tout le monde le prend pour un flic. C’est le genre d’humour que la série maîtrise bien, alors je n’étais pas trop surpris de les voir jouer des apparences avec David. Par contre, le reste était beaucoup plus surprenant : la première personne à qui David parle lui révèle être une survivante de l’immeuble en flamme.

C’est surprenant car personne n’en a encore retrouvé… et pourtant, cette Kelly Bennington est sûre d’elle. Elle était dans sa cuisine au onzième étage quand une femme étrange lui est apparue et l’a fait sortir de l’immeuble en train de s’écrouler. La femme portait une tenue blanche, avec un agneau dans les bras, et l’a guidée jusqu’en bas de l’immeuble. C’est assez improbable, mais forcément, dans cette série, ça attire l’attention de David.

C’est d’autant plus vrai qu’un autre homme, Matthew, affirme qu’il lui est arrivé la même chose au sixième étage. Et si ces deux-là ont eu l’occasion de s’entendre et donc de s’influencer, une troisième victime raconte la même histoire à David, qui la raconte à son tour, le lendemain, à son supérieur, à Ben et Kristen.

Il fait bien : le père supérieur soupçonne aussitôt une nonne sicilienne d’être la femme à l’agneau. Cela tombe bien : l’Eglise cherchait un second miracle pour la canoniser. La série part là dans un délire bien différent des épisodes précédents, mais c’est une bonne idée de changer de perspective et de ne pas se concentrer sur un démon, pour une fois.

Forcément, notre trio interroge à nouveau les survivants pour essayer de voir si la sœur italienne peut bien être l’ange sauvant les personnes de l’immeuble. Il y a un bon humour quand Kristen essaie de voir si Matthew a pu se laisser influencer par le mot « agneau » écrit sur une enseigne d’un kebab en face de l’immeuble et il est évident que son esprit rationnel cherche à trouver une solution logique à ce qui s’est déroulé ce soir-là.

Pourtant, d’un point de vue religieux, tout semble se tenir. La troisième survivante est ainsi bien plus intéressante : elle raconte qu’elle a parlé à l’ange, mais pas au moment de survivre… juste un peu avant. Elle aurait reçu un coup de fil lui expliquant qu’il fallait absolument sortir de l’immeuble – et ça avant la fuite de gaz en provoquant l’écroulement.

Malheureusement, toute cette affaire semble remuer Kristen. Durant la nuit, elle entend ainsi une voix qui lui murmure de faire attention. Si elle essaie d’abord de se rendormir, elle est prise d’une angoisse incroyable qui la pousse à se relever et faire attention à tous les détails possibles. Elle vérifie la porte, le gaz, le sommeil de ses filles… Vraiment tout, quoi.

Le problème, c’est que son angoisse semble déteindre sur les filles qui sont terrifiées par des articles internet leur expliquant que possiblement leur maison va s’effondrer ou le train dérailler pour s’écrouler sur elles. Charmant. Le site ? Probablement celui pour lequel Sheryl bosse. La grand-mère est vraiment sympathique en plus, parce que quand elle passe et que Kristen lui raconte ce qu’elle a entendu la nuit, elle préfère en rire et lui dire qu’elle était déjà folle petite, et qu’elle est mieux sans Andy. Rien que ça.

De son côté, durant la nuit, David a une apparition également alors qu’il est au lit : une nouvelle brèche s’ouvre dans sa réalité pour laisser apparaître une femme avec un agneau. La femme est toutefois dessinée de manière religieuse, et elle lui crie de courir, alors c’est plus intrigant qu’autre chose.

La journée arrive toutefois et il reprend donc le travail, avec une journée loin d’être de tout repos. Il rencontre une quatrième survivante de la fuite de gaz pour savoir ce qu’elle a vu exactement et découvre qu’elle a vu un ange noir. C’est déroutant car personne ne l’a dit avant, et que ça casse la théorie que ça puisse être la nonne sicilienne.

Cela déplait fortement au père supérieur et, surtout, ça relance un vrai débat sur la religion et le racisme des représentations. Bien évidemment, David est embêté de découvrir que parce que l’ange serait noir, l’enquête risquerait de se terminer. Ce qui le travaille le plus, c’est aussi que ses propres visions lui montrent toujours les démons comme sombres ou noirs de peau et les anges comme blancs. C’est gênant comme tout.

C’est d’autant plus gênant qu’il confie ensuite à Andrea qu’il n’est plus tout à fait certain du bienfondé de ses visions, surtout quand il revoit le même ange, mais qu’elle est noire désormais. On comprend bien le problème auquel il est confronté : il imagine que si l’art l’influence, alors c’est qu’il ne fait que rêver.

Pour ne rien arranger, l’une des survivantes de l’immeuble accepte d’entrer en état d’hypnose pour en savoir plus. L’ange qu’elle a vu est aussi blanche qu’elle, bien sûr, mais elle affirme aussi avoir un message pour David venant de son fameux coup de fil avec l’ange. Il devrait se méfier de sa sœur… Cela perturbe le trio un bon moment, avant qu’ils n’enquêtent et ne se rendent compte que la femme est en train de mentir.

Pire que ça : elle n’a jamais été dans l’immeuble, et un an plus tôt, elle a travaillé pour Leland. Aïe. La nana comprend que sa couverture est grillée et menace le trio en leur expliquant qu’ils ont raison d’avoir peur et de sentir la terreur monter en eux, car leur camp est en train de perdre. Et vraiment, ça se voit de plus en plus dans la série : les filles de Kristen sont vraiment terrifiées par la vie, au point que ça nous mène à des scènes marrantes où Kristen est forcée d’appeler David en pleine nuit, puis de hurler sur les trains pour les rassurer.

En parallèle de tout ça, nous suivons de nouveau le « procès » de la sœur Andrea, défendue par David, qui arrive en retard, après la prière de début de réunion et après avoir raté Leland menaçant de mort Andrea. Cela ne l’empêche pas d’être très efficace quand il est question d’interroger le psy qui a eu avant un entretien avec Andrea : il lui demande évidemment de raconter la fois où il a vu un démon.

C’est une défense très efficace pour Andrea, mais elle refuse toutefois que David insiste trop, préférant laisser le psy tranquille. Après tout, il ne fait que dire la vérité quand il explique qu’elle voit des démons plusieurs fois par jour et elle ne veut pas qu’il soit torturé par ce qu’il a pu voir lui-même.

Par chance, le témoin suivant critique la simple possibilité d’avoir des visions, quand parmi les prêtres là pour décider si Andrea doit prendre une retraite anticipée ou non, il y en a un qui a déjà vu Jésus. C’est donc plutôt bien parti pour David, mais ça empire encore après pour Leland quand David décide de jouer le tout pour le tout avec un chantage odieux : forcer Andrea à démissionner, c’est aussi le forcer lui à le faire, car il affirme avoir vu des démons lui aussi, et les mêmes qu’elle.

Si Leland pense que c’est plutôt bien pour lui de voir David proposer sa démission, il est rapidement évident que l’Eglise ne pourra pas le forcer à démissionner car il est l’un des trois seuls prêtres noirs a avoir été nommé par l’Eglise cette année-là. Bien joué, David. C’est simple et efficace comme technique, ça m’a bien fait rire. Andrea ne démissionne pas et David est forcé d’aller se confesser car il a menti.

Il révèle tout de même à Andrea qu’il a toujours des doutes sur ses visions, mais il est heureux de la voir s’excuser d’avoir ignoré ses inquiétudes concernant le racisme de l’Eglise – surtout qu’elle en a eu une bonne preuve avec ce chantage final, très politique même si efficace. Leland passe de toute manière une période plutôt mauvaise dans cet épisode, notamment quand il rend visite à Sheryl. Il se rend compte qu’elle a viré Taylor et recruté une nouvelle secrétaire, très efficace pour répandre les fake news. C’est assez terrifiant cette entreprise d’ailleurs, parce qu’on sent bien qu’elle pourrait tout à fait exister.

Et c’est terrifiant aussi parce que Leland est très pote avec le manager, que Sheryl lutte une partie de l’épisode à voir. Il faut d’abord passer par son secrétaire, en effet, et celui-ci est vraiment loin de laisser passer n’importe qui avec un décolleté, malgré les conseils de l’employée de Sheryl. Quand elle finit enfin par gagner l’accès au bureau du manager grâce à Makob, Sheryl se rend compte que le manager est… un démon, avec cinq yeux, une odeur épouvantable, des cornes et une absence d’habits assez inquiétante.

Le manager se comporte autrement comme un gros porc très cliché de grosses entreprises, mais vraiment, elle le voit comme ça. Il est très clair dans l’épisode que ce n’est pas le cas de tous ses employés, laissant planer un doute sur l’état de santé mental de Sheryl. Et en même temps, Leland semble confirmer qu’il voit la même chose qu’elle quand elle lui indique que pour elle, le manager a cinq yeux.

Il faudra voir ce que donne la suite de la saison sur le sujet, mais en attendant, Sheryl a peur, malgré sa promotion. Et ça, ça change. Sinon, ce qui ne change pas, c’est que la série nous laisse avec plus de questions qu’autre chose avec cet épisode. Le trio ne termine pas son enquête sur la nonne sicilienne : parce qu’une personne a menti, l’Eglise estime que ça ne vaut pas la peine de continuer l’enquête, car il y aura trop de doutes sur la véracité des propos à présent.

Cela n’a aucun sens, mais le trio ne parvient pas à avoir gain de cause. C’est frustrant.

 

Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.

 

Evil – S03E03

Épisode 3 – The Demon of Sex – 17/20
Je suis plutôt très content de la direction que la série prend avec cet épisode : j’ai soudainement l’impression que les scénaristes cherchent à répondre à ce qui me posait problème depuis une demi-saison, avec une intrigue plus sérialisée, plus de cohérence et le retour d’anciennes intrigues. Concrètement, cet épisode me rassure pour la suite, tout en proposant une intrigue et quelques scènes inoubliables. Forcément.

Spoilers

Un jeune couple marié par David a dû mal avec sa première fois sexuelle.

Food allergy, I didn’t do that.

Mon dieu, le titre de cet épisode, avec cette série particulière, je crains le pire d’avance. Vraiment. Et quand l’épisode commence par un mariage avec David qui propose aux mariés de s’embrasser trois fois de suite, je sais déjà que je tiens là quelque chose de dingue, tout simplement. Cette drôle de première scène semble être un gag plus qu’une vraie scène de l’épisode, surtout qu’on enchaîne ensuite un début totalement différent.

On y suit la sœur Andrea faire quelques prières, puis remarquer la présence d’un liquide étrange dans le couloir. Ce liquide la mène tout droit à un démon, dans la pièce où David parle avec le couple qu’il vient juste de marier. L’épisode nous apprend que le mariage date à peine d’une semaine, mais qu’il y a bien un problème entre Leo et Amalia, les jeunes mariés.

En faisant confiance à Andrea qui lui assure voir un démon et lui expliquer les traces de ce qu’elle voit entre les mariés, David finit par les faire avouer qu’ils ont une sorte de réaction allergique entre eux chaque fois qu’ils essaient de faire l’amour. Une réaction allergique qui finit par provoquer des traces de griffures sur le dos d’Amalia, expliquant pourquoi ils reviennent si vite voir le prêtre. Eh bah, ça donne presque une raison à ne surtout pas se réserver pour après le mariage cette affaire.

Non, plus sérieusement, la série opte une fois de plus pour sa décision de quitter définitivement le doute : la sœur Andrea voit carrément un démon qui lui parle et la nargue tout au long de la scène. C’était très drôle à observer, bien sûr, mais ça continue de me surprendre que la série fasse ça.

Après, dans le même genre, ça me surprend de voir la série devenir soudainement beaucoup plus sérialisé : on reprend cette semaine l’intrigue des canalisations chez Kristen, et c’est du grand n’importe quoi encore. Ben tente de réparer comme il peut les toilettes de l’étage, et il n’y arrive vraiment pas. Il faut dire que les gamines de Kristen continuent encore d’être insupportables, et elles le sont aussi parce qu’elles voient la vérité à son propos.

Elles remarquent qu’ils portent des chaussures différentes, puis elles remarquent qu’il ne supporte juste pas de ne plus trouver d’explications à toutes les choses étranges qu’il voit avec son travail. Finalement, la série souligne précisément mon propre problème avec elle, par l’intermédiaire de Ben. C’est original et plutôt efficace en même temps. Après, Ben finit par se blesser la main, puis voir un nerf optique encore rattaché à un œil surgir et remonter à la surface des toilettes. Ben prend alors l’étrange décision de tirer à nouveau la chasse. Alors là, vraiment, il abandonne encore plus que moi.

La série part dans tous les sens de toute manière, mais voir Ben aller si mal, ça m’a fait de la peine – et du mal. Je pourrais dire à peu près la même chose de l’intrigue concernant Lexis. Kristen la retrouve en train de se punir dans sa chambre, après avoir volé un masque sexuel de sa mère. Bon, le masque n’a rien de sexuel, j’abuse, mais on sait comment Kristen les utilise. Quand elle comprend que Lynn est en train de punir Lexis parce qu’elle a balancé la relation de Lynn et son mec à Kristen, la mère n’a plus d’autres choix que de mettre en place une petite réunion de famille.

La réunion en elle-même est une vraie réussite de la série, avec Kristen qui souhaite mettre en place des commandements pour ses filles. Comme d’habitude, je trouve les interactions entre les filles et la mère plutôt cohérentes. Je déteste les voir s’engueuler en permanence les gamines, mais ça marche bien parce que les interactions paraissent vraies.

L’idée des 10 commandements de Kristen est intéressante, mais j’ai encore préféré ceux que les filles mettent en place pour l’école. Je trouve que la liste était plutôt marrante, et encore une fois, l’influence de Sheryl sur les gamines est vraiment désastreuse quand elle propose à Lexis de frapper plus fort ceux qui l’attaquent. Lexis est fan de cette idée évidemment.

Bien sûr, Lexis influence également sa grand-mère : Sheryl a justement besoin de son aide pour réussir le travail que lui confie Leland. Il souhaite la voir réussir à promouvoir Makob, une crypto-monnaie. Le but ? Faire en sorte qu’elle prenne assez de valeur pour qu’elle lui rapporte de l’argent. Et bien sûr, quand Lexis parle à Sheryl de Melindaz, une influençeuse déjà vue auparavant si je ne m’abuse.

Sheryl comprend que c’est la solution qu’elle cherchait pour éviter d’être traitée encore de Boomer par Taylor, son assistante qui l’ignore, ou Bobby, son manager. Très vite, Sheryl reprend donc le contrôle : elle arrive à convaincre Melindaz de faire sa pub et Makob monte en valeur. Une fois que c’est fait, Sheryl trouve un moyen de virer Taylor plutôt original.

Plutôt illégal aussi : elle l’empoisonne avec ce à quoi elle est allergique et ne lui donne aucun antidote tant qu’elle n’a pas signé sa lettre de démission. Original, mais efficace, donc, Taylor disparaît bien vite de sa vie et Bobby a soudainement peur d’elle. Du pur Sheryl, ma foi.

Côté boulot, Kristen rencontre donc Leo et Amalia pour se faire une idée sur le problème entre eux. Elle commence donc à leur parler de sexe, et ça blesse soudainement le démon entre eux. Bon, ça, on le sait parce que la sœur Andrea débarque à nouveau en pleine thérapie. Cela ne plaît pas à Kristen initialement, mais elle finit par se faire à l’idée quand Andrea réussit à la convaincre qu’elle ne parle pas de manière métaphorique. La scène entre elles est en tout cas excellente, et j’adore comment elles marquent chacune à leur manière une sorte d’autorité sur l’autre.

Il est intéressant aussi de voir que la thérapie de Kristen est capable de faire tomber en lambeau le démon quand elle est efficace. Quand elle ne l’est pas parce qu’elle suggère des jeux de rôle qui ne passionnent pas notre couple, il reprend en taille et devient plus imposant. Andrea ne parvient plus à l’ignorer aussi bien qu’avant, ce qui fait qu’elle n’hésite pas à lui parler. Le démon tente de la draguer de manière explicite, et Andrea lui répond. Devant Leland malheureusement.

Ce dernier la balance donc au père supérieur, expliquant qu’elle s’inquiète pour sa santé mentale. Andrea est donc confrontée en présence de Leland et elle perd beaucoup de son autorité naturelle. Pire que tout, le père demande ensuite à Kristen son avis d’expert psychologue sur la sœur Andrea. Et Kristen prend la défense d’Andrea, probablement parce que la dénonciation vient de Leland. Le problème reste que l’épisode se termine une fois de plus sur une fin que je ne suis pas sûr d’aimer.

Leo et Amalia trouvent le goût du sexe dans le sadomasochisme – et ça semble plaire à leur démon. Pourtant, il faudra en rester là pour l’instant… C’est peu satisfaisant tout de même. Et c’est aussi super dérangeant à observer, comme trop souvent avec cette série. Encore une scène de sexe qui restera en tête tellement elle met mal à l’aise, quoi, mais l’épisode se termine sur une nouvelle amitié entre Andrea et Kristen. C’est plutôt cool.

Autrement, pour en revenir à Ben, il est ensuite harcelé par Karima. Je ne sais pas comment elle fait pour être capable de frapper à sa porte, tout en téléphonant à la fois deux portables et son Skype. Si elle est aussi insistante avec lui, c’est parce que Kristen l’a appelée, s’inquiétant pour Ben. Et Karima aussi est vite dépassée par la situation, n’hésitant pas à jeter des glaçons sur le lit de Ben pour le bouger enfin.

Il est bien forcé de reconnaître que les filles de Kristen ont vu juste : son métier n’a plus aucun sens logique, et il en a marre de passer d’un cas non résolu à l’autre. Ah ben MERCI, on y vient enfin. C’est vraiment l’intrigue et/ou l’épisode dont j’avais besoin. Par contre, Karima détourne son attention des vraies questions qu’il se pose pour plutôt le motiver à aller à une réunion de scientifiques. Pas sûr que ça change grand-chose.

Et pourtant, ça change tout : Ben retrouve confiance en lui en présence de scientifiques expliquant tout ce qu’ils voient. Mieux encore, Karima lui propose son aide pour résoudre d’anciens cas sur lesquels il a bossé et sur lesquels il n’a pas d’explication. J’espère que la série ne nous fait pas là une promesse en l’air, parce que je suis curieux de savoir quelles solutions pourraient être trouvées.