Evil – S03E05

Épisode 5 – The Angel of Warning – 16/20
Si l’épisode semble retomber dans certains travers de la saison 2, j’ai l’impression que c’est proposé de manière bien plus consciente et assumée cette fois. Cela permet d’avoir une sensation bien différente quand l’épisode se termine, car les personnages sont plutôt dans le même état que moi. Cela change. Autrement, la qualité est toujours au rendez-vous et la série continue d’exceller dans sa manière de questionner notre monde et notre quotidien. Un régal.

Spoilers

Une explosion de gaz détruit un immeuble et tue tous ses occupants, à l’exception de quatre personnes affirmant avoir été sauvés par une femme angélique.

You want us to investigate if a dead Sicilian nun came to Brooklyn to save people ?

La saison 3 me plaît de nouveau autant que la première, alors c’est bien normal de vouloir voir l’épisode sans attendre, même si ça ne fait que 24h qu’il est disponible, non ? Peu importe, c’est de toute manière le choix que j’ai fait. Sans trop de regret : je me suis fait happer par la première scène à une rapidité impressionnante.

On découvre ainsi un gymnase complètement vide qui très rapidement se transforme en centre de secours pour les victimes d’un terrible incendie – et pour accueillir aussi les corps des victimes. Tout un building a pris feu et aucun rescapé n’en a encore été évacué, laissant présager le pire. David se retrouve appelé à ce centre de fortune de secours car il est prêtre et que certains auront bien besoin de prier.

Le problème, c’est qu’il a oublié de porter son signe distinctif et que tout le monde le prend pour un flic. C’est le genre d’humour que la série maîtrise bien, alors je n’étais pas trop surpris de les voir jouer des apparences avec David. Par contre, le reste était beaucoup plus surprenant : la première personne à qui David parle lui révèle être une survivante de l’immeuble en flamme.

C’est surprenant car personne n’en a encore retrouvé… et pourtant, cette Kelly Bennington est sûre d’elle. Elle était dans sa cuisine au onzième étage quand une femme étrange lui est apparue et l’a fait sortir de l’immeuble en train de s’écrouler. La femme portait une tenue blanche, avec un agneau dans les bras, et l’a guidée jusqu’en bas de l’immeuble. C’est assez improbable, mais forcément, dans cette série, ça attire l’attention de David.

C’est d’autant plus vrai qu’un autre homme, Matthew, affirme qu’il lui est arrivé la même chose au sixième étage. Et si ces deux-là ont eu l’occasion de s’entendre et donc de s’influencer, une troisième victime raconte la même histoire à David, qui la raconte à son tour, le lendemain, à son supérieur, à Ben et Kristen.

Il fait bien : le père supérieur soupçonne aussitôt une nonne sicilienne d’être la femme à l’agneau. Cela tombe bien : l’Eglise cherchait un second miracle pour la canoniser. La série part là dans un délire bien différent des épisodes précédents, mais c’est une bonne idée de changer de perspective et de ne pas se concentrer sur un démon, pour une fois.

Forcément, notre trio interroge à nouveau les survivants pour essayer de voir si la sœur italienne peut bien être l’ange sauvant les personnes de l’immeuble. Il y a un bon humour quand Kristen essaie de voir si Matthew a pu se laisser influencer par le mot « agneau » écrit sur une enseigne d’un kebab en face de l’immeuble et il est évident que son esprit rationnel cherche à trouver une solution logique à ce qui s’est déroulé ce soir-là.

Pourtant, d’un point de vue religieux, tout semble se tenir. La troisième survivante est ainsi bien plus intéressante : elle raconte qu’elle a parlé à l’ange, mais pas au moment de survivre… juste un peu avant. Elle aurait reçu un coup de fil lui expliquant qu’il fallait absolument sortir de l’immeuble – et ça avant la fuite de gaz en provoquant l’écroulement.

Malheureusement, toute cette affaire semble remuer Kristen. Durant la nuit, elle entend ainsi une voix qui lui murmure de faire attention. Si elle essaie d’abord de se rendormir, elle est prise d’une angoisse incroyable qui la pousse à se relever et faire attention à tous les détails possibles. Elle vérifie la porte, le gaz, le sommeil de ses filles… Vraiment tout, quoi.

Le problème, c’est que son angoisse semble déteindre sur les filles qui sont terrifiées par des articles internet leur expliquant que possiblement leur maison va s’effondrer ou le train dérailler pour s’écrouler sur elles. Charmant. Le site ? Probablement celui pour lequel Sheryl bosse. La grand-mère est vraiment sympathique en plus, parce que quand elle passe et que Kristen lui raconte ce qu’elle a entendu la nuit, elle préfère en rire et lui dire qu’elle était déjà folle petite, et qu’elle est mieux sans Andy. Rien que ça.

De son côté, durant la nuit, David a une apparition également alors qu’il est au lit : une nouvelle brèche s’ouvre dans sa réalité pour laisser apparaître une femme avec un agneau. La femme est toutefois dessinée de manière religieuse, et elle lui crie de courir, alors c’est plus intrigant qu’autre chose.

La journée arrive toutefois et il reprend donc le travail, avec une journée loin d’être de tout repos. Il rencontre une quatrième survivante de la fuite de gaz pour savoir ce qu’elle a vu exactement et découvre qu’elle a vu un ange noir. C’est déroutant car personne ne l’a dit avant, et que ça casse la théorie que ça puisse être la nonne sicilienne.

Cela déplait fortement au père supérieur et, surtout, ça relance un vrai débat sur la religion et le racisme des représentations. Bien évidemment, David est embêté de découvrir que parce que l’ange serait noir, l’enquête risquerait de se terminer. Ce qui le travaille le plus, c’est aussi que ses propres visions lui montrent toujours les démons comme sombres ou noirs de peau et les anges comme blancs. C’est gênant comme tout.

C’est d’autant plus gênant qu’il confie ensuite à Andrea qu’il n’est plus tout à fait certain du bienfondé de ses visions, surtout quand il revoit le même ange, mais qu’elle est noire désormais. On comprend bien le problème auquel il est confronté : il imagine que si l’art l’influence, alors c’est qu’il ne fait que rêver.

Pour ne rien arranger, l’une des survivantes de l’immeuble accepte d’entrer en état d’hypnose pour en savoir plus. L’ange qu’elle a vu est aussi blanche qu’elle, bien sûr, mais elle affirme aussi avoir un message pour David venant de son fameux coup de fil avec l’ange. Il devrait se méfier de sa sœur… Cela perturbe le trio un bon moment, avant qu’ils n’enquêtent et ne se rendent compte que la femme est en train de mentir.

Pire que ça : elle n’a jamais été dans l’immeuble, et un an plus tôt, elle a travaillé pour Leland. Aïe. La nana comprend que sa couverture est grillée et menace le trio en leur expliquant qu’ils ont raison d’avoir peur et de sentir la terreur monter en eux, car leur camp est en train de perdre. Et vraiment, ça se voit de plus en plus dans la série : les filles de Kristen sont vraiment terrifiées par la vie, au point que ça nous mène à des scènes marrantes où Kristen est forcée d’appeler David en pleine nuit, puis de hurler sur les trains pour les rassurer.

En parallèle de tout ça, nous suivons de nouveau le « procès » de la sœur Andrea, défendue par David, qui arrive en retard, après la prière de début de réunion et après avoir raté Leland menaçant de mort Andrea. Cela ne l’empêche pas d’être très efficace quand il est question d’interroger le psy qui a eu avant un entretien avec Andrea : il lui demande évidemment de raconter la fois où il a vu un démon.

C’est une défense très efficace pour Andrea, mais elle refuse toutefois que David insiste trop, préférant laisser le psy tranquille. Après tout, il ne fait que dire la vérité quand il explique qu’elle voit des démons plusieurs fois par jour et elle ne veut pas qu’il soit torturé par ce qu’il a pu voir lui-même.

Par chance, le témoin suivant critique la simple possibilité d’avoir des visions, quand parmi les prêtres là pour décider si Andrea doit prendre une retraite anticipée ou non, il y en a un qui a déjà vu Jésus. C’est donc plutôt bien parti pour David, mais ça empire encore après pour Leland quand David décide de jouer le tout pour le tout avec un chantage odieux : forcer Andrea à démissionner, c’est aussi le forcer lui à le faire, car il affirme avoir vu des démons lui aussi, et les mêmes qu’elle.

Si Leland pense que c’est plutôt bien pour lui de voir David proposer sa démission, il est rapidement évident que l’Eglise ne pourra pas le forcer à démissionner car il est l’un des trois seuls prêtres noirs a avoir été nommé par l’Eglise cette année-là. Bien joué, David. C’est simple et efficace comme technique, ça m’a bien fait rire. Andrea ne démissionne pas et David est forcé d’aller se confesser car il a menti.

Il révèle tout de même à Andrea qu’il a toujours des doutes sur ses visions, mais il est heureux de la voir s’excuser d’avoir ignoré ses inquiétudes concernant le racisme de l’Eglise – surtout qu’elle en a eu une bonne preuve avec ce chantage final, très politique même si efficace. Leland passe de toute manière une période plutôt mauvaise dans cet épisode, notamment quand il rend visite à Sheryl. Il se rend compte qu’elle a viré Taylor et recruté une nouvelle secrétaire, très efficace pour répandre les fake news. C’est assez terrifiant cette entreprise d’ailleurs, parce qu’on sent bien qu’elle pourrait tout à fait exister.

Et c’est terrifiant aussi parce que Leland est très pote avec le manager, que Sheryl lutte une partie de l’épisode à voir. Il faut d’abord passer par son secrétaire, en effet, et celui-ci est vraiment loin de laisser passer n’importe qui avec un décolleté, malgré les conseils de l’employée de Sheryl. Quand elle finit enfin par gagner l’accès au bureau du manager grâce à Makob, Sheryl se rend compte que le manager est… un démon, avec cinq yeux, une odeur épouvantable, des cornes et une absence d’habits assez inquiétante.

Le manager se comporte autrement comme un gros porc très cliché de grosses entreprises, mais vraiment, elle le voit comme ça. Il est très clair dans l’épisode que ce n’est pas le cas de tous ses employés, laissant planer un doute sur l’état de santé mental de Sheryl. Et en même temps, Leland semble confirmer qu’il voit la même chose qu’elle quand elle lui indique que pour elle, le manager a cinq yeux.

Il faudra voir ce que donne la suite de la saison sur le sujet, mais en attendant, Sheryl a peur, malgré sa promotion. Et ça, ça change. Sinon, ce qui ne change pas, c’est que la série nous laisse avec plus de questions qu’autre chose avec cet épisode. Le trio ne termine pas son enquête sur la nonne sicilienne : parce qu’une personne a menti, l’Eglise estime que ça ne vaut pas la peine de continuer l’enquête, car il y aura trop de doutes sur la véracité des propos à présent.

Cela n’a aucun sens, mais le trio ne parvient pas à avoir gain de cause. C’est frustrant.

 

Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.

 

Evil – S03E03

Épisode 3 – The Demon of Sex – 17/20
Je suis plutôt très content de la direction que la série prend avec cet épisode : j’ai soudainement l’impression que les scénaristes cherchent à répondre à ce qui me posait problème depuis une demi-saison, avec une intrigue plus sérialisée, plus de cohérence et le retour d’anciennes intrigues. Concrètement, cet épisode me rassure pour la suite, tout en proposant une intrigue et quelques scènes inoubliables. Forcément.

Spoilers

Un jeune couple marié par David a dû mal avec sa première fois sexuelle.

Food allergy, I didn’t do that.

Mon dieu, le titre de cet épisode, avec cette série particulière, je crains le pire d’avance. Vraiment. Et quand l’épisode commence par un mariage avec David qui propose aux mariés de s’embrasser trois fois de suite, je sais déjà que je tiens là quelque chose de dingue, tout simplement. Cette drôle de première scène semble être un gag plus qu’une vraie scène de l’épisode, surtout qu’on enchaîne ensuite un début totalement différent.

On y suit la sœur Andrea faire quelques prières, puis remarquer la présence d’un liquide étrange dans le couloir. Ce liquide la mène tout droit à un démon, dans la pièce où David parle avec le couple qu’il vient juste de marier. L’épisode nous apprend que le mariage date à peine d’une semaine, mais qu’il y a bien un problème entre Leo et Amalia, les jeunes mariés.

En faisant confiance à Andrea qui lui assure voir un démon et lui expliquer les traces de ce qu’elle voit entre les mariés, David finit par les faire avouer qu’ils ont une sorte de réaction allergique entre eux chaque fois qu’ils essaient de faire l’amour. Une réaction allergique qui finit par provoquer des traces de griffures sur le dos d’Amalia, expliquant pourquoi ils reviennent si vite voir le prêtre. Eh bah, ça donne presque une raison à ne surtout pas se réserver pour après le mariage cette affaire.

Non, plus sérieusement, la série opte une fois de plus pour sa décision de quitter définitivement le doute : la sœur Andrea voit carrément un démon qui lui parle et la nargue tout au long de la scène. C’était très drôle à observer, bien sûr, mais ça continue de me surprendre que la série fasse ça.

Après, dans le même genre, ça me surprend de voir la série devenir soudainement beaucoup plus sérialisé : on reprend cette semaine l’intrigue des canalisations chez Kristen, et c’est du grand n’importe quoi encore. Ben tente de réparer comme il peut les toilettes de l’étage, et il n’y arrive vraiment pas. Il faut dire que les gamines de Kristen continuent encore d’être insupportables, et elles le sont aussi parce qu’elles voient la vérité à son propos.

Elles remarquent qu’ils portent des chaussures différentes, puis elles remarquent qu’il ne supporte juste pas de ne plus trouver d’explications à toutes les choses étranges qu’il voit avec son travail. Finalement, la série souligne précisément mon propre problème avec elle, par l’intermédiaire de Ben. C’est original et plutôt efficace en même temps. Après, Ben finit par se blesser la main, puis voir un nerf optique encore rattaché à un œil surgir et remonter à la surface des toilettes. Ben prend alors l’étrange décision de tirer à nouveau la chasse. Alors là, vraiment, il abandonne encore plus que moi.

La série part dans tous les sens de toute manière, mais voir Ben aller si mal, ça m’a fait de la peine – et du mal. Je pourrais dire à peu près la même chose de l’intrigue concernant Lexis. Kristen la retrouve en train de se punir dans sa chambre, après avoir volé un masque sexuel de sa mère. Bon, le masque n’a rien de sexuel, j’abuse, mais on sait comment Kristen les utilise. Quand elle comprend que Lynn est en train de punir Lexis parce qu’elle a balancé la relation de Lynn et son mec à Kristen, la mère n’a plus d’autres choix que de mettre en place une petite réunion de famille.

La réunion en elle-même est une vraie réussite de la série, avec Kristen qui souhaite mettre en place des commandements pour ses filles. Comme d’habitude, je trouve les interactions entre les filles et la mère plutôt cohérentes. Je déteste les voir s’engueuler en permanence les gamines, mais ça marche bien parce que les interactions paraissent vraies.

L’idée des 10 commandements de Kristen est intéressante, mais j’ai encore préféré ceux que les filles mettent en place pour l’école. Je trouve que la liste était plutôt marrante, et encore une fois, l’influence de Sheryl sur les gamines est vraiment désastreuse quand elle propose à Lexis de frapper plus fort ceux qui l’attaquent. Lexis est fan de cette idée évidemment.

Bien sûr, Lexis influence également sa grand-mère : Sheryl a justement besoin de son aide pour réussir le travail que lui confie Leland. Il souhaite la voir réussir à promouvoir Makob, une crypto-monnaie. Le but ? Faire en sorte qu’elle prenne assez de valeur pour qu’elle lui rapporte de l’argent. Et bien sûr, quand Lexis parle à Sheryl de Melindaz, une influençeuse déjà vue auparavant si je ne m’abuse.

Sheryl comprend que c’est la solution qu’elle cherchait pour éviter d’être traitée encore de Boomer par Taylor, son assistante qui l’ignore, ou Bobby, son manager. Très vite, Sheryl reprend donc le contrôle : elle arrive à convaincre Melindaz de faire sa pub et Makob monte en valeur. Une fois que c’est fait, Sheryl trouve un moyen de virer Taylor plutôt original.

Plutôt illégal aussi : elle l’empoisonne avec ce à quoi elle est allergique et ne lui donne aucun antidote tant qu’elle n’a pas signé sa lettre de démission. Original, mais efficace, donc, Taylor disparaît bien vite de sa vie et Bobby a soudainement peur d’elle. Du pur Sheryl, ma foi.

Côté boulot, Kristen rencontre donc Leo et Amalia pour se faire une idée sur le problème entre eux. Elle commence donc à leur parler de sexe, et ça blesse soudainement le démon entre eux. Bon, ça, on le sait parce que la sœur Andrea débarque à nouveau en pleine thérapie. Cela ne plaît pas à Kristen initialement, mais elle finit par se faire à l’idée quand Andrea réussit à la convaincre qu’elle ne parle pas de manière métaphorique. La scène entre elles est en tout cas excellente, et j’adore comment elles marquent chacune à leur manière une sorte d’autorité sur l’autre.

Il est intéressant aussi de voir que la thérapie de Kristen est capable de faire tomber en lambeau le démon quand elle est efficace. Quand elle ne l’est pas parce qu’elle suggère des jeux de rôle qui ne passionnent pas notre couple, il reprend en taille et devient plus imposant. Andrea ne parvient plus à l’ignorer aussi bien qu’avant, ce qui fait qu’elle n’hésite pas à lui parler. Le démon tente de la draguer de manière explicite, et Andrea lui répond. Devant Leland malheureusement.

Ce dernier la balance donc au père supérieur, expliquant qu’elle s’inquiète pour sa santé mentale. Andrea est donc confrontée en présence de Leland et elle perd beaucoup de son autorité naturelle. Pire que tout, le père demande ensuite à Kristen son avis d’expert psychologue sur la sœur Andrea. Et Kristen prend la défense d’Andrea, probablement parce que la dénonciation vient de Leland. Le problème reste que l’épisode se termine une fois de plus sur une fin que je ne suis pas sûr d’aimer.

Leo et Amalia trouvent le goût du sexe dans le sadomasochisme – et ça semble plaire à leur démon. Pourtant, il faudra en rester là pour l’instant… C’est peu satisfaisant tout de même. Et c’est aussi super dérangeant à observer, comme trop souvent avec cette série. Encore une scène de sexe qui restera en tête tellement elle met mal à l’aise, quoi, mais l’épisode se termine sur une nouvelle amitié entre Andrea et Kristen. C’est plutôt cool.

Autrement, pour en revenir à Ben, il est ensuite harcelé par Karima. Je ne sais pas comment elle fait pour être capable de frapper à sa porte, tout en téléphonant à la fois deux portables et son Skype. Si elle est aussi insistante avec lui, c’est parce que Kristen l’a appelée, s’inquiétant pour Ben. Et Karima aussi est vite dépassée par la situation, n’hésitant pas à jeter des glaçons sur le lit de Ben pour le bouger enfin.

Il est bien forcé de reconnaître que les filles de Kristen ont vu juste : son métier n’a plus aucun sens logique, et il en a marre de passer d’un cas non résolu à l’autre. Ah ben MERCI, on y vient enfin. C’est vraiment l’intrigue et/ou l’épisode dont j’avais besoin. Par contre, Karima détourne son attention des vraies questions qu’il se pose pour plutôt le motiver à aller à une réunion de scientifiques. Pas sûr que ça change grand-chose.

Et pourtant, ça change tout : Ben retrouve confiance en lui en présence de scientifiques expliquant tout ce qu’ils voient. Mieux encore, Karima lui propose son aide pour résoudre d’anciens cas sur lesquels il a bossé et sur lesquels il n’a pas d’explication. J’espère que la série ne nous fait pas là une promesse en l’air, parce que je suis curieux de savoir quelles solutions pourraient être trouvées.

 

Evil – S03E02

Épisode 2 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.

Spoilers

Un fantôme sur Street View traumatise quelques adolescents.

If you say yes you will be a friend of the Vatican, and that is a burden

Il est plus que temps que je me mette à jour dans la série avant de me sentir vraiment en retard. Et l’épisode débute par une scène déjà bien marrante où David semble complètement regretter son choix de vie : c’est sympa d’être prêtre, mais entendre les confessions de femmes qui n’ont pas pris le temps de le faire depuis au moins toute une journée ou assurer les messes de 6h du matin, en passant par les repas obligatoires avec d’autres prêtres… Cela ne semble pas fun.

Heureusement, sa vie est sur le point d’être pimentée par L’Entité, les services secrets du Vatican qui n’existent pas officiellement. Il est en effet contacté par Victor LeConte qui, au lieu de répondre à ses questions, préfère lui poser d’étranges questions. Qui demande à un prêtre pourquoi il l’est ou s’il pense servir Dieu ?

La série prend presque des allures de Preacher sur cette scène, c’était inattendu. En tout cas, Victor propose à David de devenir un allié du Vatican car il est évident qu’il est en train de s’ennuyer dans sa vie – même sans le surveiller vraiment. David rate un peu son entretien d’embauche sur le moment, voulant absolument parler de cet entretien à son supérieur. Finalement, le doute s’installe et on ne saura pas immédiatement s’il a accepté (c’est évident que oui). Pour être un ami du Vatican, il faut encore qu’il accomplisse une étrange dernière tâche.

On n’en saura pas plus pour l’instant, et lui non plus. Le lendemain, il reprend sa vie habituelle et se retrouve à devoir gérer des adolescents. En confessionnal, deux ados se mettent à crier que le captain Kirk est le Christ et aussitôt après, son supérieur lui demande de mener une enquête sur un même qui s’installe et qui pourrait bien coûter cher à l’Eglise : « Praise Wandering Jack ». Alors qu’il se met sur le cas, apprenant qu’un adolescent s’est suicidé, il ment aussi à son supérieur, refusant de reconnaître qu’il a rencontré Victor la veille. Intéressant.

L’épisode reprend aussi sur la vie personnelle de Kristen et d’Andy. Maintenant qu’il est revenu, il vend son entreprise et les comptes ne sont pas très rassurants pour la famille. Il y a quatre enfants à gérer tout de même, et elles sont toujours parfaitement insupportables les gamines. Pourtant, je m’y fais petit à petit. Vraiment.

Pendant ce temps, les toilettes de l’étage fonctionnent toute seule quand la plus petite est dans la salle de bain à s’appliquer une crème hydratante. Elle me paraît presque trop jeune pour ça, mais c’est sûrement une bêtise de sa part. En tout cas, les toilettes débordent, et elles débordent de sang plutôt que d’eau. Tant qu’à faire.

Bien sûr, quand Kristen se confronte au problème, en appelant Ben, il n’y a absolument pas de sang ; mais les gamines paraissent presque adorables dans leur manière de coller la mère et de lui apporter les informations dont elle a besoin pour le boulot. David l’appelle en effet à propos du même, et bien sûr, elles connaissent le même dont il est question dans l’épisode, Visiting Jack.

C’est Lynn, l’aînée, qui y est le plus confrontée : l’un de ses amis – petit-ami ? – Ren a en effet vu le même et a sombré dans la folie depuis. Mais la folie pure, à ne pas sortir de sa chambre et assurer qu’il doit terminer d’accomplir sept tâches s’il ne veut pas mourir. J’aime beaucoup l’idée, avec Lynn qui se met à bosser avec sa mère pour venir en aide à Ren et pour mieux comprendre tout ce qu’il se passe. Malheureusement, je ne peux qu’être d’accord avec elle aussi : pourquoi chercher à voir à tout prix dans l’historique de Ren le fameux Visiting Jack ?

Autant l’aider autrement, quitte à accomplir les fameuses tâches avec lui, non ? Je suis trop prudent dans la vie, je crois. Ben ne l’est pas lui, et il se débrouille donc pour enfin voir la photo de l’étage d’une maison sur une vue à la Google Street View. La scène était marrante – et il y voyait un démon, aussi.

Forcément, le trio se rend alors sur place pour voir ce qu’il en est. Ben y voit une silhouette et décide d’aller voir ce qu’il s’y passe, suivi par Kristen… et par David. Seulement, David est appelé par le Vatican au même moment. Il est forcé de se rendre à une autre adresse dans les vingt minutes et abandonnent ainsi ses amis alors qu’ils pénètrent dans la maison abandonnée.

Elle n’est cependant pas si abandonnée. Ben et Kristen rentrent dans la maison, alors qu’ils ne devraient vraiment pas. Sans renfort, sans personne pour leur venir en aide ou s’inquiéter d’eux, c’est presque du suicide. Ils finissent par tomber sur un homme nommé Phoebus. Il est plutôt charmant le type à expliquer qu’il est là parce qu’il n’a nulle part d’autre où aller… avant de révéler qu’il est là pour nourrir Visiting Jack.

Le problème, c’est que Ben comprend assez vite que Phoebus n’est qu’un étudiant passant pour un démon afin d’arnaquer des ados et de rester tranquille dans la maison abandonnée. Cela pourrait fonctionner comme explication… sauf que très rapidement, Ren explique qu’il y a six autres photos de Visiting Jack sur la Street View. Et effectivement, c’est le cas : Ben et Kristen les découvrent assez vite grâce au gamin qui leur donne afin d’aider Lynn. Il est en effet convaincu que Lynn est en danger maintenant qu’elle a vu la première photo. Visiting Jack ? Un type au visage flou.

David revient pour découvrir que ses amis ont bien avancé sans lui. Le visiting Jack est vraiment visible, venant de plus en plus près de la caméra. Tu m’étonnes que Lynn ne souhaite pas rester pour voir ça. Malheureusement, l’histoire la prend aux tripes : elle décide d’accomplir les tâches, qui sont loin d’être toutes aussi faciles que de dire à un prêtre que Kirk est le Christ. Elle doit grosso modo frapper un prof (elle trouve une parade grâce à sa sœur), boire l’alcool de sa mère (et elle le fait), coucher avec un vierge ou se faire une cicatrice… Rassurant.

De son côté, Kristen ne surveille pas sa fille parce qu’elle est occupée à enquêter sur Visiting Jack. L’enquête la ramène chez Leroux. Cela faisait longtemps, tiens ! Elle se retrouve à devoir parler à la veuve d’Orson, parce qu’elle est sur une des photos : le fantôme n’apparaît que devant des maisons où des crimes ou suicides ont eu lieu. Elle est d’une aide précieuse, Emily, la veuve : elle informe Ben et Kristen que le chauffeur Street View est repassé plusieurs fois devant la maison. David ? Il n’est de nouveau pas avec eux.

La première mission de David, qui empêche d’être avec son duo habituel quand ils entrent dans la maison abandonnée, consiste à aller récupérer une Bible auprès de Victor. Il reçoit de nouveaux ordres et la promesse d’un autre appel. Cela arrive donc devant la maison d’Orson : on lui demande de se faire passer pour le père Michael et d’aller pratiquer une dernière prière avant la mort d’un patient dans un hôtel.

Il se retrouve dans une pièce pleine de personnes asiatiques qui l’ignorent grandement. Il faut dire qu’il y a un homme qui est en train d’y mourir et une femme éplorée, alors il y a d’autres chats à fouetter. Cela lui permet au moins d’effectuer le reste de sa mission sans mal : il récupère une carte postale et laisse la porte ouverte, conformément aux instructions.

Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Kristen. Elle lui explique que le chauffeur Street View, non flouté dans les reflets de vitres (genre), se rend à la même université que Phoebus, soupçonnant aussitôt un lien entre ces deux-là pour monter une arnaque. L’affaire étant réglée, Kristen souhaite surtout parler à David car elle le sent s’éloigner de lui et ne plus être son ami, à cause de ce qu’il ne s’est pas passé entre eux en début d’épisode précédent.

David se retrouve ainsi à réconforter Kristen, qui se dit seule. Euh ? Son mari vient juste de rentrer et tout allait bien entre eux au début de l’épisode, c’est tout de même bizarre. Il reste assez de temps pour que tout ça parte en vrille de toute manière. Avant tout, il faut encore que David découvre qu’il est constamment surveillé et constamment à respecter un planning, parce qu’il bosse désormais pour le Vatican.

Victor lui explique ainsi que l’homme a bien été empoisonné, parce qu’il devait livrer une carte postale. Apparemment, ça permet de vaincre le mal… mais les méthodes douteuses paraissent déjà maléfiques à David. Il demande donc davantage d’informations et la série nous lance sur une théorie du complot intéressante : le Vatican voudrait sauver une ancienne… euh ? Patiente ? de David, Kristen et Ben, déportée en Chine depuis. C’est intéressant d’avoir un tel lien qui se créé dans la série entre les saisons.

En parallèle de tout ça, la série n’oublie pas le cas de Sheryl et Leland. On les retrouve dans cet épisode alors que Sheryl se retrouve employée par Leland – mais dans une étrange boîte dont on ne sait pas grand-chose. Le job de Sheryl ? Être un troll sur Internet. Leland lui donnera des missions pour répandre le mal un peu partout en ligne. Y a-t-il vraiment besoin d’un job pour ça ?

Apparemment, oui. Les deux sont toujours aussi diaboliques en tout cas : ils s’arrangent pour être l’acheteur de l’entreprise d’Andy, et ils posent des conditions bien compliquées pour lui, notamment celle de retourner à l’étranger pour montrer les tenants et aboutissants des affaires sur place. Bref, Andy se retrouve à devoir faire un autre trek de trois mois, parce qu’évidemment, il a besoin de l’argent et même Kristen ne voit pas comment dire non à un tel montant pour la revente de l’affaire.

L’épisode s’arrête alors ici, avec toujours les toilettes de l’étage de chez Kristen qui ont un souci. Le problème de canalisation devient bruyant, digne d’un démon… mais nous n’en saurons pas plus. Lynn affirme tout de même à sa mère qu’elle ne croit plus en Visiting Jack. Tout étant réglé hors écran, c’est difficile de se faire une idée. Comme toujours avec la série, il se passe presque plus de choses dans ce qu’on ne voit pas.