Grey’s Anatomy – S21E09 – Hit the Floor – 15/20

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre dans l’ambiance et me souvenir de tout ce qu’il se passait, mais l’épisode ne perd pas une seconde et sait parfaitement retrouver ses marques. La saison continue, il y a plein de petites intrigues et on ne s’ennuie pas. Bref, un bon épisode de retour. Il sera vite oublié, mais en attendant, je suis content de retrouver la série et elle m’a bien coupé de la journée.

Spoilers

Lucas et Jo sont transportés à l’hôpital en ambulance.


People come and go and I still have a job to do.

Ah le mois de mars, le retour du printemps, des petits oiseaux qui chantent le matin plus tôt que ton travail et des dramas du Grey Sloane Hospital ! Un vrai plaisir, je ne pouvais pas rater ça. Ce premier épisode post-hiatus commence par Meredith nous apprenant que l’on voit bien sa vie défiler devant les yeux quand on est sur le point de mourir, parce que eh, on a des flashbacks, c’est scientifiquement prouvé par des pics d’activités dans le cerveau lorsque le cerveau s’arrête. Intéressant.

L’épisode propose surtout de ne pas trainer en besogne. Sans résumé de ce qu’il s’est passé avant, on est replongé directement dans la cata de l’épisode précédent : Lucas survit donc sans mal, Jo aussi. La balle est bien allé dans le type qui les braquait, Jo appelle les urgences et tout est réglé.

Enfin, presque.

En fait, une ambulance arrive aux urgences juste après alors que Miranda balance que Mika ne bosse plus là à Richard (tss) et que les urgences sont supposées être fermées. Oui, mais Ben a fait de la merde, pour changer. Il est à peine de retour dans cette série qu’il est de retour à ses comportements de merde déjà. Voilà qui me soule, sachez-le. L’avantage, c’est qu’il se met Teddy à dos directement et qu’il permet à Jo d’être transportée sur son lieu de travail – avec son agresseur, bon – pour y faire sa fausse couche probable. Bon. Elle saigne.

Finalement, tout semble aller pour le mieux quand elle fait son échographie. Les bébés vont bien, mais elle a toujours des douleurs. La série en profite pour nous dire que Carina est en Italie (je vais péter un câble, c’était tellement l’occasion de la faire revenir) et pour la remplacer par un jeune qui a l’air de pouvoir jouer un ado dans une série, hein, mais qui serait chef du service. Pardon ? De manière bien amusante, Jo refuse qu’il la voie à poil, là où ça n’a jamais posé problème pour à peu près tout le reste du casting.

En vrai, il fait des blagues cheloues et tout, mais je suis sûr qu’il finira par gagner notre affection et notre respect s’il reste un moment – mais bon, pour l’instant, il est surtout utile pour les blagues de Lincoln qui a des t-shirts plus vieux que ce médecin. Bordel. Il y a un stade de nos vies où on pense ça d’adultes. C’est logique, ça fait peur quand même. Jo et Lincoln ne trouvent rien de mieux à faire que de s’engueuler par contre : Jo veut un cerclage pour suivre l’avis de son boss et parce qu’elle est sûre que c’est ce qu’il faut faire ; Lincoln n’est pas si convaincu que c’est la bonne chose à faire. Et il ne fait pas confiance à Jo, parce qu’après tout, elle a eu une situation de stress. Soit.

Heureusement pour eux, Miranda est par là : elle joue les conseillères conjugales et les chirurgiennes en même temps, et bien sûr, elle est excellente. Bon, elle est excellente MAIS j’aurais préféré que son rôle soit confié à Carina. Ou à Addison, tiens, ça fait longtemps qu’on ne l’a pas revue. Tout finit par bien se passer tout de même, avec Lincoln qui s’excuse de son stress qui lui a fait faire de la merde. Ce n’est pas si mal écrit, tout ça, et ça permet tout de même à Jo de comprendre qu’elle n’est pas habituée à attendre (et entendre) un deuxième avis.

Lucas, lui, refuse de se faire soigner mais les scénaristes ne passent pas à côté de l’occasion de le mettre torse nu. Ce serait con, tout de même. Tant pis pour la logique, en revanche, avec une scène où il est à poil au beau milieu des urgences. Cela inquiète bien sûr Amelia et Simone de savoir qu’il a été blessé, et elles viennent dès la fin de leur opération.

En parallèle de tout ça, la patiente d’Amelia et Winston est en arrêt cardiaque, et je dois bien vous avouer que je ne me souviens plus trop de cette intrigue. Jackie, c’est son nom, n’est pas une patiente que j’ai trouvée assez marquante apparemment. L’opération se termine, Simone retrouve Lucas, l’embrasse et… se retrouve sur le cas du tireur du magasin. Aha.

Cela lui pose problème, évidemment, mais bon, il est blessé et il faut bien des médecins pour s’en occuper. Le tireur du magasin ? C’est lui qui s’est pris la balle et qui se retrouve sur la table d’opération de Teddy. Elle en profite pour enseigner quelques gestes médicaux à Jules, histoire de. On notera qu’elle est heureuse de réussir à faire ses preuves et qu’elle propose le meilleur résumé de la série avec cette histoire des gens qui se barrent et de son travail qu’elle doit continuer à faire.

Il est dommage que ça enchaîne sur une scène où elle envoie bouler Simone, en revanche. Ensemble, elles travaillent sur notre braqueur et font de la merde en cours de route : le patient tombe littéralement de la table d’opération. Lol. Il était mal attaché, c’est con. Teddy blâme Simone, sauf que les regards qu’elle balance à Jules toutes les dix secondes sont très clairs : ce n’est pas elle qui l’a fait.

Pourtant, Jules ne dit rien du tout et s’occupe du patient ensuite, pour mieux apprendre qu’il a une vie pas simple lui aussi. Il a fait de la merde, il a ses raisons qui ne justifient rien du tout et les scénaristes semblent vouloir nous le faire prendre en pitié… alors que bon. Non merci ? J’en ai plus pour Jules – de la peine, en tout cas. Après s’être fait larguer par Mika en même temps qu’elle quitte l’hôpital, apparemment, elle se retrouve bien seule : elle assume son erreur face à Richard, mais doit encore s’excuser auprès de Simone… Seulement voilà : Simon est occupée à embrasser Lucas, parce qu’elle, elle n’est pas seule, justement.

De son côté, Kwan est de nouveau super chiant avec l’histoire concernant son ex qui ne l’est pas parce qu’elle l’embrasse, mais dit encore qu’elle est amoureuse à son mec du moment, mais c’est pour faire genre que tout va bien, mais… Flemme. La dernière scène de l’épisode est un peu mieux, en vrai : Kwan assume qu’il a toujours des sentiments pour son ex et lui demande de ne pas se fiancer avec son actuel copain, histoire de lui revenir et de pouvoir commencer une histoire ensemble. Mignon.

Autre intrigue de la grosse flemme dans cet épisode ? J’adore l’actrice, mais ça ne fait pas tout : la pote d’Owen qui le drague de partout là, c’est insupportable. Elle lui révèle qu’elle était amoureuse de lui quand ils étaient ados, puis a besoin de retourner à l’hôpital pour des douleurs, et elle en profite pour tenter de l’embrasser. Sérieusement. Il me pourrit tout, tout le temps. Je déteste Owen, vous le saviez ?

Il décide de se retirer du cas médical de cette pote, parce que bon, il est attiré par elle lui aussi et ça ne lui plaît pas trop. Il reste détestable, désolé. Il envoie Teddy s’occuper de Nora, sans pour autant expliquer à Teddy la vraie raison, et c’est bien dommage.

On notera que Lucas m’a énervé une bonne partie de l’épisode lui aussi. Il a été blessé et a vécu un gros stress, mais il reprend le travail super vite, juste parce qu’il y a une canicule ? Mouais. Je veux bien que ce soit leur travail et tout, sauf que jamais de la vie personne ne reprend le travail comme ça, faut pas déconner. Sans trop de surprise, après un long moment où tout allait bien pour lui, le voilà qui se met à expérimenter un petit PTSD. Heureusement, ce n’est pas quand il traite un patient. Au moins, le voir se bloquer en entendant un plateau en métal tomber le rend à nouveau adorable à mes yeux.

Ben a les bons réflexes face à sa crise de panique. Pourtant, il reste détestable à mes yeux, lui. J’étais content que Teddy le remette à sa place à la fin et lui rappelle que sa place n’est pas permanente – pas encore. Il n’assume pas, par contre, quand Bailey lui demande s’il a eu une conversation avec la cheffe. Quel abruti, sérieusement.

Une dernière intrigue de l’épisode développe également le cas de Jackie, la patiente d’Amelia et Winston. L’ado de 17 ans se remet de son arrêt cardiaque, mais à son réveil, elle ne sent plus ni ses pieds ni ses jambes. Amelia et Winston reprennent les disputes habituelles, s’accusant l’un l’autre d’être responsable d’avoir accepté un cas infaisable et de s’être montés la tête.

La mère les accuse quant à elle de paralyser sa fille. Seulement voilà : elle doit quand même leur faire confiance pour une nouvelle procédure médicale. C’est Amélia qui la gère, en compagnie de Kwan. Tout finit bien avec la patiente qui récupère l’usage de ses doigts de pieds. C’est un début. Amélia et Winston ? Cela fonctionne mieux par la suite, avec Winston qui redéfinit ce qu’il attend d’elle concernant ce genre de miracles : il veut être au courant de toutes les complications AVANT de devoir opérer. Plutôt logique, en vrai… Pas comme leur canicule express qui n’aura en fait servi à rien d’autre que de justifier la présence de Jo et Lucas dans la même épicerie ?

PS : Mika et Levi m’ont manqué pendant l’épisode. Je ne pensais pas, c’est rare avec cette série qui a l’habitude des départs !

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Grey’s Anatomy – S21E08 – Drop It Like It’s Hot – 15/20

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas énervé après une série et ça me rend triste que ce soit celle-ci qui me déçoive au point que je sois énervé. Franchement, quel dommage cet épisode. Je n’aime pas du tout les décisions scénaristiques prises pour justifier les départs des acteurs qui ont demandé à partir. Je sais bien que c’est une série dramatique, mais parfois, il y a des dramas qui ne sont pas nécessaires. Et puis, sérieusement, pourquoi on dirait à la fois un début et une fin de saison ?

Spoilers

Six semaines plus tard, Mika revient au travail.


It’s not working, you’re letting him die.

Ah non. Non, non, non et re-non. Je suis dégoûté par ce début d’épisode. Au départ, j’ai pensé que ce n’était qu’un rêve de Mika, mais non. Nous nous retrouvons six mois plus tard – six semaines après l’horrible fin d’épisode précédente. C’est un choix super étonnant pour un épisode qui précède la pause. En vrai, ça ressemble surtout à un début de saison et comme le début de saison ressemblait à la fin de saison précédente, je trouve que cet épisode aurait été le bienvenu pour la reprise du mois de mars.

Non parce que bon, un épisode de reprise avant une pause de plusieurs mois, c’est perturbant. En plus, il a neigé cette semaine et cet épisode nous propose de nous plonger dans une ambiance radicalement différente : nous voilà donc en plein été – en pleine canicule, même. Il fallait bien que ça arrive dans la série un jour ou l’autre : la canicule est si forte qu’elle casse tous les systèmes de clim des hôpitaux de la ville. Rapidement, le Grey Sloane est le seul hôpital qui reste encore ouvert… et reçoit plus d’ambulances encore que lors des épisodes avec catastrophes.

Mika

Après six semaines de post-op et de deuil, Mika revient donc au travail. Après une pause de six semaines, je suis surpris qu’elle reprenne ses études et son taf comme si de rien n’était. Elle demande à Bailey de pouvoir reprendre sa routine, ce que je comprends, mais revenir à l’hôpital où ça lui est arrivé… c’est chaud. Bon, pas autant que la météo apparemment.

Mika reprend donc le travail, mais elle a toujours ses amis pour s’occuper d’elle. Ils prennent bien soin d’elle, mais elle n’est pas évidente à gérer. Elle a changé de personnalité, un peu, et en six semaines, elle n’est toujours pas en couple avec Jules apparemment. C’est bien dommage. Jules continue de tout faire pour elle – y compris se rendre à la morgue avec elle et l’écouter perdre les pédales en parlant de Chloé. C’est terrible. Le deuil, quoi.

Quand elle se retrouve à voir son patient faire un arrêt cardiaque, elle débloque donc totalement, et face à Bailey tant qu’à faire. Cela donne une scène plutôt intéressante de voir Mika péter un câble sur Bailey parce qu’elle est médecin, mais incapable de sauver le patient. Heureusement, Bailey y parvient, mais il est rapidement évident que Mika n’est pas du tout prête à reprendre le boulot.

Je trouve ça très triste qu’ils la cassent complètement. Elle va clairement démissionner. Étonnamment, ça mène à une bonne scène avec Simone. Cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié Simone, mais ses mots sur le deuil sont assez justes. Et puis, pas évident pour elle d’évoquer le deuil quand elle a été en deuil toute sa vie – sa mère étant morte en couche.

On enchaine sur une scène où Mika a besoin de se sentir en vie et relâcher la pression. Elle le fait en couchant avec Jules. La scène est plutôt sympathique – l’insistance sur la cicatrice notamment – mais c’est frustrant. La semaine dernière, on nous a fait le coup classique du gay qui a son happy ending et de la lesbienne en pleine souffrance et entre la vie et la mort. Cette semaine, on rétablit un peu l’équilibre, mais on sait très bien que ça va mener au départ de Mika à ce stade. Comment pourrait-elle bosser encore dans cet hôpital ?

Elle veut tout de même le faire et retrouve Bailey pour s’excuser et finit par entendre son argument du temps nécessaire à prendre avant de revenir. Pourtant, Mika prend conscience qu’elle ne peut plus être là, dans cet hôpital : elle ne veut pas revenir. Comment reprendre le contrôle de sa vie et de son quotidien, comment aller de l’avant, si elle pense à Chloé partout où elle passe ? Elle en parle à Bailey qui comprend bien sûr le point de vue de Mika assez vite. Elle lui propose de prendre du temps.

Mika n’a pas envie de temps, cependant. Elle veut juste quitter cet hôpital de malheur. Elle a la réaction humaine que je reproche à tout le casting de ne pas avoir, mais cette fois-ci, ça me frustre et me fait hurler plus que d’habitude : elle récupère les affaires de son casier et se barre après un baiser d’adieu avec Jules. Bordel, pourquoi ? Pourquoi nous proposer volontairement une intrigue où elles sont en couple si c’est pour les séparer si vite ? Si c’est pour avoir Jules qui reproche à Bailey de laisser Mika partir comme si elle n’était rien pour elle alors que l’on sait très bien que ce n’est pas le cas ? Vraiment, c’est frustrant.

En plus, on perd au passage Mika qui était l’une des meilleures internes de cette promotion – si ce n’est la meilleure tout court d’ailleurs. Deux saisons et demi, ce n’est pas assez pour un personnage comme ça. Et… Où est Helm, en plus ? Sa relation avec Mika est 100% éclipsée cette saison, c’est trop étrange.

Owen & Teddy

On voit tous les personnages que j’aime se barrer cette saison, mais ceux qui me tapent sur le système sont encore là. Ainsi, Owen croise une certaine Nora e, début d’épisode. Quel plaisir de voir Floriana Lima, mais quelle déception ce rôle ! Elle est une amie d’Owen, une ancienne patiente aussi – même si Owen lui dit que c’est Teddy qui lui a sauvé la vie. Elle est beaucoup trop à fond sur Owen pour me plaire, cette Nora. Grosso modo, on comprend bien qu’elle est là pour être son love interest… Bordel de merde, qui a envie de voir Owen s’enticher d’encore une femme pour la détruire méticuleusement et la laisser tomber une fois que son personnage aura atteint un point de non retour ? Déjà que le point de départ du perso de Floriana n’est pas dingue…

Autrement, Sophia Bush est de retour en tant que médecin. J’adore l’actrice, mais son rôle est quand même vraiment pas dingue non plus. Ouais, je me répète, mais que voulez-vous, les scénaristes n’arrivent pas à me convaincre pour l’instant. Elle débarque à l’hôpital pour aider face à la canicule, en théorie. En pratique, une fois au bloc, elle en profite pour tenter de se faire recruter. Elle veut évidemment faire la paix avec Owen pour qu’il accepte que Teddy l’embauche. Soit.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’Owen les aperçoive partager un moment amical dans l’ascenseur. Le fameux ascenseur, je sais. M’enfin, elle a son bras sur son épaule, c’est bon, pète un coup, mec, d’où t’es jaloux alors qu’à côté, tu fais de la merde H24 ? Ah. Je vous annonçais la couleur en intro : cet épisode m’a énervé.

En parallèle et pour ne rien arranger, Teddy est débordée : l’hôpital est débordé, elle doit prendre plein de décisions à la fois. Pas une fois on ne la voit prendre une décision médicale et, pire, elle laisse Ben tout gérer pour elle à l’écran, avant d’aller s’occuper hors écran de tout l’administratif. Pourquoi Ben ? Je veux bien qu’ils soient amis, mais… Il est quoi ? Interne, non ? Puis… Ben, sérieusement.

Malgré un désaccord explicite et clair de Teddy, Ben prend la décision de laisser les urgences ouvertes. C’est complètement con. Teddy ne l’engueule pas assez à mon goût quand elle s’en rend compte. Elle est celle qui a le pouvoir, qu’elle s’en serve. Une petite sanction ne ferait pas de mal. C’est là qu’elle retombe sur Sophia Bush, qu’elle se plaint de ne pas se faire écouter des mecs en général (ah, là ça pourrait me plaire si la série creusait vraiment cette direction… mais bon, il y a eu Bailey comme cheffe et ça n’a pas posé problème ; et à vrai dire, ça n’a jamais été un problème pour Teddy hors Owen ?). Et c’est là qu’Owen les surprend dans l’ascenseur et nous refait sa crise de jalousie, mais en mode « tout va bien ». C’est si insupportable.

Amelia

Amelia est désormais pote avec Winston apparemment, ou alors c’est juste pour avoir son aide sur le cas de la semaine. C’est un peu déroutant de les retrouver après six semaines, dans un épisode sans Beltran. Cela commence à se sentir que plein d’acteurs ne sont pas payés pour tous les épisodes : là, ils manquent. Je préférais quand c’était le cas pour les besoins de l’histoire, pas juste pour besoins financiers bloquant la créativité des scénaristes apparemment.

Parce que Beltran n’étant pas là, il n’y a pas de love interest pour Amelia ou Winston. Celui-ci continue de coucher avec un peu tout l’hôpital apparemment – il a une infirmière à ses pieds, mais aussi la mère d’une patiente qu’il a décidé de ghoster avant. Gênant. La mère accepte tout de même que ce type s’occupe de sa fille. Le plus ironique dans tout ça ? Amelia est témoin en quelques minutes des différentes femmes de la vie de Winston, alors même qu’il est supposé être en train de fréquenter Beltran !

Le cas mène à Amelia qui fait la promesse à la mère de sauver sa fille avec l’aide de Winston. Le problème ? Elle le fait en promettant de refroidir le corps de la gamine… mais ils n’ont plus de glace, sérieux ! On voit le truc se mettre en place, c’est terrible. En plus, Amelia est clairement dans une course contre la montre qu’on nous présente comme hyper stressante alors que… C’est comme d’habitude ? Et pourquoi Amelia fait-elle la promesse de sauver la gamine ? D’accord, c’est la seule chirurgienne à accepter l’opération, mais c’est juste un vendredi comme un autre pour elle, non ?

Je trouve ça un peu abusé de faire en sorte de nous montrer qu’Amelia stresse énormément avant cette procédure. Cela ne lui arrive plus depuis longtemps ; elle ne fait même pas la pose Superman pour s’en tirer et ça la fait évoquer une fois de plus son père et Derek dont elle n’a plus parlé depuis des lustres, juste pour souligner que eh, il y a des Shepard morts – et ça tombe bien l’épisode veut nous le rappeler pour une raison précise, avec un autre qui est dans la merde.

Tout se passe bien pour Amelia, l’opération fonctionne jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Le cœur de la patiente ne repart pas et personne ne comprend pourquoi. C’est terrible pour Amelia qui voulait tout faire pour la sauver. Elle a tout fait comme il fallait, et pourtant. Tu parles d’un cliffhanger !

Kwan

Cela fait plus de six semaines que Kwan a embrassé son ex fiancée, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle redébarque dans sa vie. Elle vient le voir parce qu’elle est sur le point de se fiancer à nouveau – avec un certain Dave. Mais enfin… Qui fait ça ? Elle ne vient pas se vanter, hein, elle est juste clairement amoureuse.

Et Kwan aussi. Après un épisode de stress sur le cas d’Amelia, il recontacte son ex pour mieux l’embrasser. Ben voyons, et la marmotte… Vraiment pas convaincu par cette intrigue ; surtout que c’est vraiment jeté l’air de rien dans le reste de l’épisode en deux scènes. Y a rien à en dire, on ne voit pas les enjeux de ce Dave sorti de nulle part, de cette relation qui sort de nulle part après six semaines. Je suis frustré. Bref.

Le braquage

Jo se prend six semaines de grossesse de plus dans la tronche, mais n’a toujours pas de ventre du tout et n’en a parlé à personne – une grossesse pour des jumeaux dans un hosto où elle fait ses écho et où elle bosse côté mater… Et personne ne le sait. Elle continue de se prendre la tête avec Link pour toutes les raisons du monde aussi ; et la raison du jour, c’est l’absence de clim dans leur appartement. C’est une canicule qui fait vraiment des dégâts. Nos médecins ont besoin de glace et glaçons un peu tout le temps. Il n’y a plus de clim, c’est la galère.

On les voit donc faire la course pour avoir les derniers glaçons afin de les donner aux patients. Ben est celui qui récupère les derniers et envoie Jo aller en acheter à la superette du coin – elle est enceinte, elle aura des accès prioritaires, je suppose.

Jo espère pouvoir se reposer sur Lucas pour ça, mais finalement, ce n’est pas le cas. Ils y vont ensemble, semblent beaucoup plus potes qu’avant, sauf qu’on n’en saura pas plus : la superette est braquée par un type qui porte juste un bandana sur le visage. Autant mettre un masque Covid à ce stade, ça reviendra au même niveau anonymat… Et puis, allez, encore un Shepard dans une superette braquée, ça faisait longtemps que ce n’était plus évoqué, on a presque eu le temps d’oublier ! En plus, il porte une montre sur laquelle la série insiste bien avant de nous rappeler que, eh dis donc, dans la lignée on a eu un mort comme ça.

Vraiment, je suis énervé par cette intrigue. En plus, face à tant de stress et un Lucas débile qui lui raconte son passé familial, Jo se met soudainement à saigner. Ce n’est absolument pas surprenant à ce stade. Elle peut perdre l’un des jumeaux et appeler l’autre Lucas quand il se sera sacrifié pour elle, non ?

On y arrive d’ailleurs : le type retire son bandana parce qu’il fait chaud et perd patience avec la caissière. Cette dernière est terrifiée pendant les trois quarts de l’épisode, mais à la fin, elle se décide soudainement à avoir un accès de courage. À quoi bon ? Dans ce cas-là, tu te laisses braquer et basta. En plus, sérieux, elle s’excite au moment où le braqueur baisse la garde et a pitié de Jo, c’est si con. Elle s’attaque à lui et Lucas est encore plus débile : il se mêle du combat.

C’est mal barré cette affaire, hein ? Le flingue est toujours dans les mains du braqueur, ils se battent, ça dure, on voit le flingue les pointer tour à tour dans la mêlée et pan, un coup est tiré. Cliffhanger de merde. On va donc nous tuer Lucas, de manière plutôt prévisible puisque l’acteur veut quitter la série. J’aimerais, à la rigueur, qu’on nous fasse la surprise, plutôt, de le laisser en vie : il pourrait très bien partir pour quelques mois en prison, non ?

Ce serait une fin un peu plus originale pour son perso, ça laisserait la possibilité d’un retour et… Je ne sais pas, je suis énervé par son départ de toute manière. Le coup de la superette braqué, c’est vraiment de l’abus. Et en plus, le prochain épisode est au mois de mars maintenant !

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130 critiques plus tard, au revoir à ce personnage de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles,

Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de la diffusion américaine (saison 21, épisode 7), fermez vite cette page parce que je compte bien spoiler et dire au revoir à un personnage qui a grandi sous nos yeux et a quitté la série dans l’épisode de vendredi dernier. J’avais beau le savoir, ça m’a dépité et j’ai passé une partie de ma nuit de samedi à dimanche à rédiger ce bien trop long article. J’imagine que ça m’apprendra à vouloir retrouver ma passion pour les séries.

Un début maladroit

Quand Levi Schmitt est arrivé, c’était en septembre 2017, dans la saison 14, à la suite du départ de Stéphanie Edwards. Et oui. Moi, je rentrais dans ma dernière année d’étude avec mes concours et j’étais encore loin d’être installé, dans ma carrière ou dans ma vie personnelle. Levi, lui, était l’incarnation de la maladresse, un interne un peu gauche, toujours sur la défensive, avec ces fameuses lunettes qui lui ont valu son surnom.

Dans mon article sur ses débuts, je notais à peine sa présence. Comme beaucoup, et peut-être même comme les scénaristes, je l’ai d’abord perçu comme un élément comique, un figurant un peu plus développé. Mais très vite, Levi a prouvé qu’il avait bien plus à offrir, tout comme Grey’s a souvent su le faire avec ses personnages en apparence secondaires.

Très vite, d’accord, mais la première photo de lui sur le blog, c’était pour l’épisode 13 de la saison et… il a un joli dos ?

Un personnage qui a su évoluer

Levi m’a ensuite surpris. Je n’ai pas pu relire tous mes articles, bien sûr, mais pendant longtemps, il est resté cantonné au rang de boulet, interne avec qui Jo a couché, « glasses »…

Et puis, petit à petit, par sa capacité à s’affirmer, à se remettre en question, à s’adapter, il a tracé une évolution naturelle vraiment réussie.

Son coming out dans la saison 15 et toute l’intrigue qui va avec en ont fait un personnage un peu plus étoffé. Je n’ai jamais vraiment aimé Nico, mais faut bien avouer que c’était une intrigue sympa de le voir débarquer et draguer Glasses jusqu’à ce que celui-ci comprenne qu’en fait, il était attiré par lui bien plus que par les femmes – ce qui explique aussi pourquoi sa relation avec Jo a fini en grande amitié plutôt qu’autre chose.

Coming-out

C’est là qu’il a commencé à avoir un nom dans mes critiques – même si je ne savais jamais si c’était Schmitt ou Schmidt. Et c’est cette saison aussi que je me retrouvais à adorer Hellmouth, qui faisait une excellente amie pour lui.

Bien sûr, la saison 15 et le coming-out, c’est surtout un premier baiser raté (que je commente ici). Ce baiser avec Nico Kim a marqué une étape importante pour la série, mais aussi pour Levi, qui lui demandait à apprendre ce qu’était l’homosexualité grâce à lui, lui demandant plus de temps. C’était le début d’une vraie acceptation de soi qui a résonné bien au-delà de l’écran : l’acteur en a profité pour faire son propre coming-out et les scénaristes ont vraiment décidé de jouer à fond la carte de cette intrigue, montrant les débuts de sa relation (franchement chaotique et toxique) autant que le coming-out à répétition qu’il devait faire. Et puis, il y a eu sa première fois dans l’ambulance avec Nico. C’était… un grand moment ? Une belle affirmation, en tout cas.

Ils sont ensuite surpris par Alex qui vient juste d’être nommé chef et leur conseille juste de trouver des salles de l’hôpital avec des verrous. WTF. Qu’importe, voilà Schmitt qui prend confiance en lui et décide peu de temps après d’abandonner ses lunettes (oui, je vous ai retrouvé l’article où j’en parle). Qu’est-ce que j’ai aimé cette évolution où le fait de faire son coming-out l’a fait se sentir mieux dans sa vie pro. Le voir prendre confiance en lui quand même… C’est exactement l’effet que peut faire un coming-out ; cette grande respiration du « ah, c’était ça le problème ? ».

Bon, après, de là à mettre des lentilles juste parce qu’on est gay, je ne pense pas. M’enfin, la métaphore pas trop subtile fonctionnait bien. Malheureusement, Nico n’a fait que continuer d’être toxique ensuite (comme ici, quand il cherche en plein coït à parler à sa belle-mère qui n’est même pas au courant de son existence – après, sérieux, Levi, pourquoi tu décroches ton téléphone ? – ou alors ici quand son job passe tellement en priorité sur son couple qu’il est un connard fini avec son mec). Eh, je vous ai déjà dit que je n’aimais pas du tout Nico ?

De Schmitt à Levi

Ce qui est certain, c’est que c’est au cours de la saison 15 que Schmitt a pris de l’importance dans la série, plus que les autres internes de sa génération (Quadri, Rory, même Parker… on les a oubliés, il ne reste vraiment plus que lui et Helm). Pas étonnant qu’il soit finalement celui désigné pour faire le lien avec Station 19. C’était pratique : il pouvait s’absenter d’un épisode de la série-mère pour aller tourner le crossover et acheter des fleurs

Après tout ça, je dois dire que Schmitt est devenu Levi à mes yeux et qu’il a été un personnage que j’aimais vraiment. Comme il y a un milliard de personnages dans la série, il a évolué lentement par la suite, avec une saison 16 où il n’avait pas grand-chose à faire et s’enterrait avec Nico, encore et toujours. Au moins, ça lui permettait de continuer de s’affirmer – en découvrant que sa mère ne voulait pas partager des photos de son mec à la famille. Ah, super. Sinon, qui se souvient encore aujourd’hui que Levi avait trahi Meredith dans le 350e épisode de la série parce qu’il était trop honnête, hein ? Personne, une voiture est rentrée dans le bar et tout le monde s’est réconcilié dans les deux séries encore en cours, surtout quand Levi s’est évanoui une fois de plus au bloc…

Et oui, oui, toutes ces phrases soulignées en couleur sont bien des liens vers des critiques. J‘aimais vraiment Levi à ce stade de la série et ça n’a pas changé depuis, alors j’ai pris du temps avec cet article, que voulez-vous ?

Une relation plus que toxique

Comme si tout ça ne suffisait pas, Levi traverse ensuite une période de remise en question quand il découvre que sa mère a vraiment déconné concernant l’homosexualité, notamment en étant aveugle à celle de son frère. Il semble faire une vraie crise d’ado quand il quitte le domicile de sa mère, excédé par la disparition de son oncle dont il apprend l’homosexualité de manière posthume… et ça n’a fait que renforcer mon appréciation du personnage, surtout quand on enchaîne sur Nico qui le vire de chez lui (la veille de mon anniversaire, wesh, il a vraiment tout fait pour que je le déteste ce Nico, alors que Levi commençait à comprendre, alléluia, qu’il était avec un connard qui n’accepterait pas de « danser avec lui » et qui, en plus, était encore dans le placard avec ses parents !). Reste que Nico est son premier copain, et Levi fait vraiment tout pour le garder… par amour. Qu’il a pu être con.

Par chance, il finit par prendre conscience des nombreux problèmes de son mec – Nico décidant d’accepter une mutation sans même lui en parler ou lui annoncer après plus d’un an de relation – et s’installe finalement avec Jo, parce qu’entre temps, c’est Karev qui a été un connard et s’est barré sans prévenir avec Izzie. Il s’en passe des choses… Et c’est marrant parce que ça, je m’en souviens super bien : j’avais été tellement énervé par ces deux intrigues ! Mais quel plaisir de retrouver l’amitié Jo/Levi, y compris au boulot.

Tous ces rebondissements sont toutefois coupés court avec l’irruption du covid dans nos vies. L’interruption est visible dans la production de la série autant que dans la vie des personnages : Levi commence alors à disparaître un peu de nos écrans. Il est toujours là, hein, mais il est surtout cantonné à des intrigues médicales et assez peu à du développement à long terme. OK, il a du sexe avec Nico (on est à ça du viol conjugal quand Nico le convainc de coucher pour relâcher la pression…) et des crushs, mais ça ne débouche sur rien de sérieux ensuite. Il se remet un peu en question, mais ça commence à patiner, et je ne parle même pas du couple avec Nico qui aurait dû rompre au moins deux saisons plus tôt. Vraiment l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire ce couple ; même si bon, rester ensemble pendant le confinement et tout, ça peut se comprendre.

Finalement, Levi fait les bons choix : il s’affirme en tant que chirurgien grâce à Meredith (allongée sur son lit de covidée toute la saison, mais eh, il l’entend dans sa tête) et dans sa vie perso en fuyant Nico qui croit l’aimer. Merveilleux. Il emménage avec Jo, puis Helm. La vie est parfois simple… et il se fait ensuite draguer par le médecin qui le vaccine, parce que pourquoi pas oublier Nico après tout ?

Contre toute attente, ils finissent pourtant la saison en couple. Vraiment, Nico aura pourri le personnage de Levi.

La traversée du désert

Le temps passe, le covid s’en va, Levi devient un peu plus chirurgien chaque saison – et maintenant, il peut même faire des chirurgies solo ou être le chouchou d’Adison. Côté vie privée, il continue de voir Nico, tout en bossant non stop pour être chef des résidents (menant à un Thanksgiving étrange, par exemple). Et après tout un début de saison où il ne se passe rien, on arrive assez vite au drama qui a fait que le personnage s’est trop éloigné de nos écrans. En une image comme en cent mots :

Pu-tain. Ils nous ont refait le coup du chirurgien meurtrier malgré lui… et du PTSD qui va avec.

Certes, cette intrigue permet de développer à nouveau le personnage de Levi sur plusieurs épisodes, mais je trouve que ça a participé à pourrir un peu ce qu’il était moi.

On le renvoie dans ses doutes, c’est bien, mais ça l’a mis de côté pendant un long temps et ça n’a pas apporté beaucoup d’épaisseurs par la suite : il est redevenu ce qu’il était et c’est tout. C’est un drama qui n’a pas franchement laissé de traces (on ne l’a même pas revu lors des flashbacks de départ du personnage, tout de même !). Pourtant, il passe par une grande dépression et retourne même chez sa mère. C’était d’un frustrant ! Il a fallu que Richard aille le chercher plusieurs fois pour qu’il accepte de revenir, en plus – enfin, Richard + sa mère qui critique l’hôpital et a un accident dans les escaliers, le forçant à agir. Nico ? Il ignore totalement Levi à son retour à l’hôpital. On en a enfin fini avec cette histoire !

Nico continue donc d’ignorer Levi pour les épisodes suivants et la vie reprend son cours – avec le personnage de Levi servant à rappeler qu’il est stupide d’interdire le don du sang aux hommes homosexuels. Ce n’est pas grandiose comme fin de saison.

Quand la série ne sait plus quoi faire de Levi

En saison 19, il est toutefois chef des résidents, alors que tous les autres ont été virés – Helm y compris. L’arrivée des nouveaux internes le fait quelque peu disparaître de l’écran, même si côté médical, il bosse une troisième fois avec Addison et qu’on sent bien que la pédiatrie et l’obstétrique lui correspondent bien… même s’il prend aussi la grosse tête tout en craignant d’avoir un nouvel incident avec un patient.

Comme trop souvent avec cette série, le personnage est mis de côté et est devenu moins intéressant avec ce nouveau poste dans l’hôpital, où il en arrive même à critiquer Helm et ne retrouver le sourire qu’en couchant avec le premier venu. J’aurais tellement aimé que la série parvienne à lui redonner un vrai ship.

Lucas, ça aurait été parfait, comme dans leur film

Et pourtant, non. La relation avec Carlos n’est tellement pas marquante que deux ans après, j’ai déjà oublié à quoi il ressemblait ! Ils restent ensemble quelques épisodes pourtant, avant que Carlos ne soit muté et ne fasse le reproche à Levi de n’être avec lui que pour le sexe. Bref, Levi est devenu Nico – même au taf, il est odieux avec les internes, mais ça n’est pas vraiment développé non plus parce que parfois il est sympa aussi. Vraiment, on sent que les scénaristes ont patiné. Ils ramènent donc ensuite Helm dans la vie de Levi, mais ça ne suffit pas non plus. Il termine la saison 19 en véritable figurant.

En saison 20, il n’y a donc rien à lui donner et trop peu d’épisodes pour lui donner une vraie intrigue. Il a donc droit au classique des intrigues LGBT : un flirt avec un homme qui a le HIV (et qui est un patient, en plus). Cela ne dure même pas vraiment, en plus, c’est interrompu par le retour de Nico, désormais en couple avec un autre et prêt à être père de famille. Jusqu’au bout du bout, ce personnage m’aura soulé. Et le changement radical est si peu cohérent que c’est presque rassurant de voir qu’il n’a rien dit de l’existence de Levi : il continue d’être un connard avec ses autres mecs. Su-per. Au moins, tout ça le conforte dans son choix de vouloir être chirurgien pédiatrique, il n’a plus qu’à convaincre Beltran… ce qu’il ne parvient pas à faire faute de notes suffisantes dans le dernier épisode de la saison.

La conclusion

Et après deux longues saisons d’errance, il est annoncé que Levi va quitter la série en amont de la saison 21. C’est hyper frustrant, surtout que comme toujours avec la série (je n’ai pas oublié qu’ils ont fait pareil avec Lexie ou Stephanie), cela a été synonyme de beaucoup de temps passé avec le personnage dès le début de saison et pour quelques épisodes afin de marquer son départ. Quel dommage que les scénaristes ne se soient pas réveillés avant.

Côté amour, je ne suis pas convaincu du tout par ce qui a été proposé : Levi se retrouve à avoir un crush pour un révérend de l’hôpital. Cela sort de nulle part et il fallait vite développer la relation : on passe de la rencontre à la coucherie, on a vite fait une frayeur (non) quand Levi pense que James est marié alors qu’il est juste veuf et hop, James accepte de tout plaquer pour partir à l’autre bout du pays avec Levi. Ben voyons.

À l’autre bout du pays ? Grâce à Beltran (elle ne fait pas grand-chose pour que je l’aime, elle aussi !), Levi se voit en effet proposer un poste au Texas. Et après une hésitation d’un épisode, il prend conscience qu’il a envie de continuer à sauver des vies d’enfants, parce qu’il sauve alors des vies entières. Mouais. Ca sonne mieux en anglais. Un adieu à Helm, un adieu à Bailey, un adieu à Jo, et voilà Levi qui s’en va vers de nouvelles aventures, enfin heureux en couple après des années de galère, enfin sûr de lui après des années à construire sa confiance en lui.

Et tant pis s’il laisse derrière lui une de ses internes dans le coma, hein, fallait rusher son départ avec une double intrigue pro et sentimentale d’un coup.

Un parallèle inattendu

Je me répète un peu, mais quand Levi est apparu pour la première fois, maladroit, avec ses fameuses lunettes et son air un peu gauche, je ne pensais pas qu’il deviendrait l’un des personnages les plus marquants pour moi – et encore moins qu’il serait l’un de mes préférés dans la série. Dans mon premier article sur lui, je ne faisais que l’effleurer, tout comme la série. À cette époque, il n’était qu’un interne parmi d’autres, et les internes dans cette série, on en a connu des générations entières qui ont disparu. Mais rapidement, Levi s’est affirmé. Ce surnom moqueur de « Glasses » a laissé place à un personnage beaucoup plus riche, avec des intrigues qui m’ont souvent touché. Et à mesure qu’il évoluait, je me retrouvais dans ses doutes, ses maladresses, et sa manière de s’accrocher à ce qui compte pour lui, même si ce n’était pas toujours parfait.

Quand Levi débutait comme interne, je terminais mes études. Quand il faisait son coming-out et prenais confiance en lui, ben, ma foi, je m’affirmai davantage dans mon job et je commençais activement à essayer de me mettre en couple. Deux déménagements, quatre établissements, et une pandémie plus tard, je suis maintenant bien installé, dans mon travail comme dans ma vie personnelle. Mon couple fête bientôt cinq ans – et mon blog ses dix ans. Gloups.

Vous vous rendez compte que cet article me fait prendre conscience que je n’ai posté aucune photo sur le blog de l’amitié Jo/Levi ?

C’est con, mais pour moi, c’est ça aussi une série : on grandit avec les personnage. Alors certes, ça fait deux ans que le personnage ne me parle plus autant, mais les trois premières saisons de Levi sont vraiment très importantes pour moi. J’imagine que c’est ça l’importance de la représentation Ce parallèle n’est pas franchement une nouveauté, mais il me frappe d’autant plus aujourd’hui, au moment de lui dire au revoir.

Dans son dernier épisode, « If You Leave », Levi fait un choix qui reflète parfaitement son évolution. Quitter Seattle pour un poste en recherche pédiatrique au Texas, là où, d’ailleurs, Stéphanie Edwards (qu’il remplace plus ou moins dans la série) s’était reconstruite sept ans plus tôt, boucle la boucle de manière émouvante et subtile. Pas de grandes déclarations, pas de larmes exagérées. Juste un départ logique, naturel, à l’image de ce qu’il est devenu.

Jake Borelli (#76)

Salut les sériephiles, Nous revoilà déjà dimanche après-midi (en tout cas au moment où je commence à écrire cet article) et qui dit dimanche après-midi dit aussitôt « Article performance de la semaine », pas vrai ? En plus, cette fois, j’ai réussi à voir un tout petit peu plus d’épisodes que ces dernières semaines, donc ma palette…

La fin d’une ère

Pour moi, ce départ marque plus qu’une étape dans la série. Il symbolise aussi la fin d’une ère que j’ai suivie avec passion. Levi et Carina sont arrivés dans le même épisode et se sont rapidement imposés comme deux de mes personnages préférés de la série – puis du Shondaland – ces sept dernières années. Ils s’en vont à quelques mois d’écart à peine, me laissant un peu sans mes chouchous – et sans représentation digne de ce nom, en plus (surtout que ça semble mal parti pour Jules et Mika aussi et que Teddy, merci, non merci, elle retournera avec Owen quoiqu’il arrive…).

Bref, comment conclure après tout ça ? Ils ne le liront jamais, mais merci aux scénaristes pour Levi Schmitt. Merci Jake Borelli, pour avoir incarné ce personnage avec tant de sincérité. Ce départ me rappelle pourquoi je regarde des séries : pour ces histoires qui résonnent, ces personnages qui grandissent, et ces adieux qui nous rendent tristes et heureux à la fois. Je suis heureux qu’il reste en vie et puisse évoluer et grandir encore hors écran. La série n’aura donc pas foiré tous les départs…


Grey’s Anatomy – S21E07 – If You Leave – 19/20

Il y a un gros problème dans cet épisode : il traite en parallèle deux intrigues qui devraient bien plus se croiser que ce qu’elles ne font. C’est un trop gros morceau, donc, il se passe bien trop de choses. En revanche, l’épisode a réussi tout de même à me prendre par surprise sur les émotions. Je pensais être prêt, mais non, les cinq dernières minutes, même si on les voit arriver, frappent comme la série a toujours su le faire. Tss.

Spoilers

Levi quitte l’hôpital, Mika et Chloe sont entre la vie et la mort.


She really couldn’t be on better hands.

L’épisode commence par un étonnant cours d’histoire de la part de Meredith sur la gratuité des urgences alors que Kwan est en train de se chercher des chaussettes. Ce n’est pas bien rassurant tout ça, parce que ça l’amène dans la chambre de Yasuda qui n’est pas encore rentrée chez elle, et pour cause. L’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger bien énervant, avec Mika qui avait un putain d’accident.

Celui-ci ne traîne pas trop à nous donner des nouvelles de Mika et sa sœur. Ce n’est pas rassurant du tout : elles sont toutes les deux très blessées et très inconsciente lorsque les pompiers viennent s’occuper d’elles.

Mika

Très clairement, l’épisode n’arrive pas à me convaincre quand il préfère se concentrer sur Teddy et Owen que Mika au départ. Je sais bien qu’il faut faire monter la tension avant la très longue pause, mais tout de même, je tiens à le redire pour une énième fois : on s’en fout. J’étais content que Teddy soit rapidement accaparée par l’arrivée de Mika et Chloe. C’est ce pauvre Lucas qui est le premier à comprendre que sa pote est dans une des ambulances.

Chloe finit dans les mains de Weber et Ben, tandis que Bailey décide de ne pas rentrer chez elle pour s’occuper de Mika avec Lucas et Teddy. Je crois que c’est l’une des premières fois que je me suis fait la réflexion aussi que, pour une fois, quand l’une et l’autre demandent des nouvelles de leur sœur, ça n’était pas parfaitement insupportable. C’est probablement parce qu’on connaît les deux personnages et qu’on les veut en vie toutes les deux.

Mika fait rapidement un arrêt cardiaque, toutefois. J’admire la capacité de Lucas à passer rapidement à autre chose : il ne reste même pas pour voir si ses collègues parviennent à la ranimer ? Je veux bien que Mika lui demande d’aller s’occuper de Chloe, mais tout de même, il se barre en plein moment critique sans même se retourner. Quand il arrive dans la salle où on s’occupe de Chloe, Richard cherche aussi à le virer, en vain.

Je trouve ça vraiment hypocrite de sa part et je trouve ça bien que Lucas souligne à quel point c’est ridicule. La règle est logique, je ne dis pas, mais tout de même, c’est abusé que ça vienne des médecins qui se sont tous opérés entre eux ! Bailey envoie donc bouler Kwan, Simone et Jules quand ils arrivent – avant de s’occuper d’eux quand Mika est envoyée au bloc.

Les internes doivent donc faire avec, et ça mène étrangement à des bonnes scènes. Jules se retrouve ainsi à culpabiliser d’avoir offert sa chirurgie à Mika et quand Kwan essaie de l’arrêter dans ce guilt trip, Jules finit par s’énerver contre lui. C’est Simone qui se retrouve à la réconforter et découvrir la relation bien compliquée et pas vraiment existante de Mika et Jules. Quel enfer, ça va nous laisser Jules dans un état catastrophique, tout ça. Et puis franchement, avoir Simone pour lui remonter le moral… La pauvre. Elle l’emmène voir les bébés, dans une longue tradition bien oubliée de la série. Jules finit par vraiment se confier à Simone.

Bon, d’accord, Jules reste dans un état moins catastrophique que Yasuda : nos chirurgiens-phare ne savent pas quoi faire de son cas, alors ils décident de temporiser autant que possible. Cela laisse l’occasion à Kwan d’être plus humain que d’habitude : il vient se confier à Mika pour mieux lui reprocher d’avoir mal fait la lessive. Bordel. Je n’ai vraiment pas envie qu’ils la tuent, parce que c’est vraiment la meilleure des internes de cette génération. C’est nul qu’elle quitte la série, franchement.

Les chirurgiens qui ne savent pas quoi faire ? Ecoutez, ça mène les scénaristes à nous proposer une nouvelle idée un peu déconnante : il y a désormais des machines de sport dans l’hôpital ? C’est plutôt logique, mais de là à voir Bailey et Ndugu dessus, il y avait vraiment un fossé que je n’étais pas prêt à franchir. Mais bon, ce qui est fait est fait, je suppose. Cela donne à Bailey une idée de génie, en tout cas : elle propose une idée complètement folle pour la sauver – une chirurgie qui fait froid dans ma propre colonne vertébrale.

Finalement, tout ça mène à une scène où les internes sont tous ensemble à attendre des nouvelles de l’opération. Bailey les informe que tout s’est bien passé mais qu’elle est désormais en salle de réveil. Ce n’est pas gagné, tout ça – mais eh, les scénaristes arrivent à nous faire rire quand Jules finit par révéler un peu malgré elle qu’elle a couché avec Lincoln. C’est si loin, tout ça.

Chloe

Pendant ce temps, Lucas doit vraiment lutter contre Richard qui refuse son aide non-stop. En vrai, il ne connaît pas vraiment Chloe, autant le laisser aider, non ? Cela me semble un beau gâchis d’énergie. Le cas de Chloe, outre le cancer et la chimio, se complique largement avec un gros problème au niveau des jambes à présent. Bordel, elle n’a vraiment pas une vie simple devant elle. En plus, elle a pour chirurgien Teddy ET Owen, c’est vraiment pas glorieux.

Lucas continue de faire tout ce qu’il peut pour elle, restant pour toutes les consultations et pour aider autant qu’il le peut – et c’est compliqué avec Richard qui ne souhaite pas le voir sur le cas. Et bien sûr, Teddy se retrouve à devoir changer d’opération en cours de route juste alors que l’opération de l’impossible commençait pour Mika : Lucas vient la chercher pour tenter de sauver la jambe de Chloe. C’est vraiment une journée de l’impossible pour eux tous franchement. Et après, j’ose me plaindre de mes journées de taf ?

Et quand tout semble terminé et que tout le monde va mieux, voilà Chloe qui se retrouve à faire un arrêt cardiaque sorti de nulle part. Les internes font tout ce qu’ils peuvent pour la sauver parce qu’il n’y a plus personne dans le service – Teddy et Owen étant trop occupés à se réconcilier là, mais qu’est-ce qu’on s’en fout ? Lucas embarque les autres, bien décidé à tenir sa promesse muette à Mika. C’est malheureusement un échec : un quart d’heure d’arrêt cardiaque, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Voilà donc Chloe qui meure dans les mains de Lucas, forcé de déclarer l’heure du décès, puis dans celle de Jules qui ne voulait pas s’annoncer vaincue non plus après avoir tout observé. Rien d’autre n’aurait pu être fait, mais cette mort bouleverse tout l’ordre établi. Lucas ne va probablement pas se remettre de ne pas avoir su la sauver – ni assumer face à Mika. Et ça semble même compliquer sa relation avec Simone, cheh pour elle.

Si au moment de la mort de Chloe, Jules se barre sans qu’on ne sache ce qu’elle devient, on la retrouve ensuite au chevet de Mika. Le réveil de celle-ci n’est pas garanti, ce qui déprime bien Bailey quand elle découvre qu’en plus sa sœur est morte – par l’intermédiaire de Ben. Je n’aime pas Ben, mais dans cet épisode, j’ai trouvé que c’était un personnage qui fonctionnait sacrément bien. C’est rare.

Mika ? Elle finit par se réveiller, mais après plusieurs jours où tous les médecins de l’hôpital ont pris la peine de se relayer à son chevet (enfin, tous les médecins… juste ceux interprétés par les acteurs payés pour cet épisode ; ça commence à se voir vraiment qu’ils ne sont pas tous présents toutes les semaines dans ces épisodes où il se passe des choses importantes). On ne sait pas exactement combien de temps s’est écoulé lorsqu’elle se réveille enfin et que Bailey lui apprend la mort de sa sœur. C’était une manière horriblement dure de finir l’épisode, franchement – et incroyablement bien joué par les deux actrices, bordel.

Au revoir, Levi

De son côté, Levi est prêt pour sa mutation apparemment. C’est arrivé bien plus vite que je ne l’imaginais : il est déjà prêt pour sa dernière journée de travail. Je suis plutôt content qu’on le retrouve dans les bras de James, cependant, j’imaginais déjà le vieux twist à la George où on apprenait que c’était lui qui était impliqué dans l’accident avec Mika.

La série ne nous dit finalement pas qui était dans l’accident à part elle et sa sœur. À la place, Levi peut envisager sa relation longue distance et en papoter avec Jo, avant d’apprendre pour Mika au pire moment possible : quand le bébé dont il s’occupe tourne bleu. Super, un épisode des Schtroumphs, ce n’est pas ce dont j’avais besoin.

Tout finit par bien se passer pour ce bébé, parce qu’il faut bien quelques bonnes nouvelles dans l’épisode. Il n’est qu’un prétexte à de jolies scènes entre Jo et Levi : j’ai aimé les voir bosser ensemble à nouveau. D’ailleurs, j’ai aussi aimé que la série nous souligne une fois de plus que Levi était à l’époque un boulet qui faisait tomber ses lunettes dans les patients. C’était sûr que ça allait revenir dans la série pour son départ et c’est fait d’une belle manière, avec une Jo vraiment fière de lui.

Elle est sûre qu’il aura tout ce qu’il veut dans la vie, et elle lui conseille même de tenter le coup de la longue distance si c’est ce qu’il veut : elle sait qu’il y arrivera. Il se rend compte tout de même que c’est une idée de merde en en parlant avec elle ; il propose donc à James de déménager avec lui parce qu’il est en train de tomber amoureux. Roh, Levi, c’est bien trop tôt pour tomber amoureux. Et comment tu peux penser à ton avenir comme ça quand ton élève est entre la vie et la mort ?

Les scènes en parallèle ne sont pas franchement bien foutues. On le voit à la fois s’inquiéter pour Mika avec Jules, Simone et Kwan… et parler avec Jo qui lui propose d’être le parrain des jumeaux parce que eh, quand même, Levi est son nouveau meilleur ami maintenant qu’elle couche avec Levi. C’est une belle scène pour mettre fin à leur amitié la plus étrange, je ne dis pas, mais son timing est étrange. Cela permet toutefois de dire adieu à Levi de la meilleure des manières : il a conclu son amitié avec Helm la semaine dernière, voilà la conclusion avec Jo à présent. J’espère sincèrement qu’on ne le reverra pas la semaine prochaine. J’adore ce personnage, mais cette fois ses intrigues sont terminées pour de bon.

Il s’en va donc de l’hôpital après un dernier jour mouvementé, accompagné d’un James qui démissionne pour partir avec lui. Joli happy end, ponctué de flashbacks des quoi, dix dernières années ? Qu’est-ce que j’ai aimé suivre ce personnage, qu’est-ce que j’ai aimé le voir grandir, s’assumer, faire son coming-out, prendre confiance, survivre à cette tempête de merde dont j’avais oublié l’existence avant de revoir la scène. Ce montage m’a beaucoup trop fait mal – plus que la mort de Chloe à vrai dire. On vieillit avec Grey’s, l’air de rien. J’adorais Schmitt à ses débuts. On a clairement perdu Levi depuis deux ou trois saisons et il ne faisait plus rien de passionnant, mais c’était vraiment un de mes préférés à son arrivée.

Oh, je sais que Grey’s sans lui continuera d’être Grey’s, hein, il y a eu trop de départs pour que je pense sincèrement qu’il me manquera plus d’une saison. N’empêche que ! C’était une belle représentation, et la représentation, ça compte. Les happy end aussi. Et rien que pour ça, je suis content d’avoir eu un montage sur toute l’évolution de son personnage. Plein d’autres personnages le mériteraient, mais j’ai trouvé ça très raccord avec ce qu’il représente et le caractère qu’il avait. Et puis, ça me fout un énorme coup de me dire qu’il est resté aussi longtemps (ou presque) que Mark, plus longtemps que George, Izzie ou même… Lexie. Non, je ne pardonnerai jamais aux scénaristes Lexie, même s’ils me laissent Levi en vie avec une porte ouverte pour un retour un jour – si la série continue ad vitam eternam.

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