Grey’s Anatomy – S15E22

Épisode 22 – Head Over High Heels – 16/20
La routine reprend son cours dans cet épisode, mais ce n’est pas une mauvaise chose du tout. Toutes les intrigues sont traitées dans cet épisode, ce qui permet à tout le monde d’avancer plus ou moins. Il y a même des personnages qui semblent prêt à faire des pas de géant dans la bonne direction, alors je trouve l’ensemble plutôt efficace.

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Spoilers

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So yeah, he’s your Altman.

L’épisode de la semaine commence par Meredith et Deluca au lit, avec la crainte d’être surpris par les enfants… ce qui est le code international pour nous dire qu’ils vont être surpris. Cela ne manque pas : alors qu’il s’en va, Deluca tombe sur Zola. C’était tellement obligé et ça force Meredith à réfléchir davantage à sa relation avec lui. Par chance pour elle, Andrew adore les enfants, et il a plein de petits cousins, alors tout va bien.

Le lendemain matin, Miranda s’engueule quant à elle avec son ex-mari, Tucker, qui n’apprécie pas que son fils Tuck appelle Ben « Papa ». Elle croise Meredith et en profite pour récupérer quelques potins sur la relation Meredith/Deluca avant de commencer la journée. Franchement, ça fonctionne plutôt bien. C’est plutôt chouette, parce que Bailey peut donner des conseils sur la manière de parler à Zola.

La journée à l’hôpital est plutôt sympa pour Andrew et Meredith, parce qu’ils se retrouvent à devoir aider une femme à accoucher alors qu’elle ne se savait pas enceinte, parce qu’elle a deux utérus. Allez, normal pour cette série, pas de quoi s’en formaliser. En plus, l’épisode se termine bien avec Meredith qui annonce à ses enfants sa relation avec Andrew !

En parallèle, Owen est légèrement débordé par Leo, mais il prend malgré tout le temps de voir un psy, comme Megan le lui a conseillé. C’est plutôt intéressant : il est question d’un trauma qu’il répète encore et encore, et pour savoir comment c’est arrivé, le psy utilise une technique qu’il appelle « NET » et qui me rappelle fort la kinésiologie. Franchement, c’est dingue de voir comment le corps réagit parfois à certaines questions, sans qu’on ne sache pourquoi.

Cela permet d’en apprendre plus sur les dix ans d’Owen, parce que c’est là que son trauma a eu lieu apparemment. Eh ben, s’il suffit de ça pour qu’il aille mieux dans sa vie et arrête de faire de la merde, il était temps qu’il se rende chez le psy !

Le trauma est donc la mort de son père le jour où Owen avait gagné un concours. Fier et heureux d’avoir gagné, il a ensuite culpabilisé d’apprendre la mort de son père, et c’est pour cela qu’il s’empêche d’être heureux depuis dix saisons qu’il est dans la série. Et il craque, forcément. Le soir ? Teddy vérifie qu’il va bien, et ça en dit long sur leur relation.

D’ailleurs, pendant ce temps, Amelia se retrouve à bosser avec Lincoln et Tom sur le cas d’une femme qui a la chance de pouvoir récupérer ses bras et l’usage de ses mains. Si Lincoln s’occupe de la patiente au point d’écouter la famille, Amelia et Tom se retrouvent surtout à parler de leur vie sentimentale. C’est problématique parce que Tom est amoureux de Teddy, mais qu’Amelia est persuadée que sa romance avec Owen est inévitable. Pauvre Tom, il est vraiment mal barré, effectivement.

De son côté, Jo décide de revenir à l’hôpital, ce qui stresse bien sûr Alex, parce qu’il ne sait toujours pas pourquoi elle ne va pas bien. C’est vrai que j’avais presque oublié cette intrigue avec l’épisode de la semaine dernière. Quoiqu’il en soit, Alex culpabilise et a peur que l’histoire de sa vie se répète une nouvelle fois, malgré les encouragements et le soutien sans faille de Meredith.

Jo est complétement dépressive, en plus, et ça se voit à sa tronche la pauvre. Elle a toutefois la chance d’avoir Jackson pour s’occuper d’elle : il n’a pas oublié leur conversation sur les parents d’il y a genre euh, quatre épisodes, et surtout Meredith lui a demandé de s’occuper de Jo. Cette dernière est pourtant sûre que c’est Alex qui l’envoie, mais qu’importe, elle se confie malgré tout, dans les grandes lignes. Le gros problème que repère Jackson immédiatement cela dit, c’est que Jo est encore alcoolisée. Oui, elle se pointe à l’hôpital avec une bouteille de vodka pour tout oublier. Certes, elle n’a pas vu de patient, mais bon, ça craint. Et comme elle refuse de le reconnaître ou de continuer sa conversation avec lui, il finit par la menacer…

Et il en parle à Alex qui revient passablement énervé le soir-même. La colère n’arrange rien aux affaires de Jo et Alex : au contraire, Jo est encore plus horrible avec son mari quand il la menace d’aller à Pittsburgh lui-même. Ce n’était pas l’heure de gloire d’Alex, c’est sûr, mais sa manière de vouloir agir me paraissait être une bonne chose pour possiblement débloquer Jo… ben finalement non. Ils finissent donc l’épisode sur des compromis, et c’est inquiétant si proche de la fin de saison.

Une autre intrigue de l’épisode consiste à voir Nico envisager de quitter Seattle pour San Francisco, ce qui stresse totalement Schmidt qui ne veut pas le perdre. C’est d’autant plus mal barré que leur passion drague complètement Nico et que Bailey ne manque pas d’éloge sur lui quand le père du patient lui demande des informations dessus, parce qu’il est un ancien patient de Bailey.

Enfin, une dernière intrigue nous raconte la triste vie de Gemma, une amie de Richard qu’il connaît grâce à Ollie, qui se retrouve avec son talon dans la poitrine. Aïe. Bien sûr, ça signifie qu’elle a repris l’alcool et que Richard ne va pas la lâcher de l’épisode et qu’il va se mettre à culpabiliser de toute la misère du monde.

Cela mène donc à Richard qui opère Gemma à la place de Maggie, parce que Maggie est appelée sur le cas de Nico. Ce dernier a complétement foiré sa propre chirurgie, et son patient s’est effondré, ayant bien besoin d’une chirurgie cardiaque, et d’une greffe. Oups. Nico a donc totalement foiré sa chirurgie, et ça craint parce que le patient, Josh meurt sur la table d’opération.

Bailey est absolument imblairable avec Nico : il a fait une erreur sur un patient qu’elle adore, et comme elle a complimenté Nico, elle décide donc de le torturer encore plus sur une erreur qu’il regrette clairement. Bailey, quoi.

En tout cas, Nico, qui a un entretien à faire juste après, est soutenu par Schmitt, qui lui conseille plutôt de le reporter. C’est tout, sauf une super scène : Nico balance les pires atrocités (les pires vérités ?) à son mec, et cette première vraie crise de couple ne dit rien qui vaille. Forcément, Schmitt ne sait pas comment la gérer et se barre en claquant la porte, alors que Nico parvient effectivement à passer son entretien malgré une journée de merde.

Bien sûr, ça se termine mieux que ça pour Richard et Gemma, les deux étant finalement capables de communiquer. Maggie est heureuse pour son père et elle finit dans sa pièce bleue où Jackson lui propose de venir s’installer chez lui.

Quant à Bailey, elle demande à Tuck d’arrêter d’appeler Ben « papa ». Bien. J’avoue m’être posé la question devant Station 19 de pourquoi Tuck l’appelait comme ça, en plus, alors c’est une sous-intrigue qui était plutôt bien vue.

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Grey’s Anatomy – S15E21

Épisode 21 – The Good Shepherd – 18/20
Difficile de noter cet épisode, parce que d’un côté, je l’ai trouvé moins bon que beaucoup d’épisodes dans son rythme, de l’autre, je l’ai trouvé brillant dans son écriture parce qu’il éclaire beaucoup d’aspects restés un peu trop flous ces neuf dernières années. Et puis, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant investi dans un épisode d’une série, je n’ai quasiment pas pris de notes devant tellement j’étais happé par ce qu’il se passait. C’est donc qu’il y avait une sacrée qualité, notamment dans les dialogues.

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Spoilers

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Honestly, I always thought she was more addicted to drama than the drugs.

Enfin ! Cela fait des mois que j’ai vu passer la nouvelle qu’un épisode allait se centrer sur Amelia, quelques semaines de moins que j’ai su qu’Amy Acker rejoignait le casting et tout autant de temps que j’attends en vain la diffusion de cet épisode. Forcément, dès que j’en ai eu l’occasion, je me suis donc jeté sur cet épisode. Et tant pis si Amelia est au lit avec Lincoln que je n’aime pas spécialement. Elle non plus n’est pas encore tout à fait amoureuse de lui, cela dit.

On les retrouve à New-York et non à Seattle, parce qu’ils ont une opération importante dans cette ville à l’autre bout du pays, normal. Et pour une fois, malgré un salaire de malade, ils ont un petit hôtel et se rendent dans un diner pour le petit déjeuner. Leur relation fonctionne bien quand même, et c’était marrant de les voir aller à pied au travail alors qu’Amelia a des talons de dix centimètres au moins. On a connu plus confortable, quand même.

Dans le hall de cet autre hôpital, Amelia tombe sur sa sœur, Nancy, qui n’a apparemment même pas eu droit à une photo de mariage de la part de sa sœur, puisqu’elle ne connaît pas Owen. C’est à peine abusé comme situation dans le genre pas crédible. Cela dit ça ajoute un bon humour à l’épisode de voir ce quiproquo se développer et Amelia être forcée d’accepter un dîner chez sa sœur – ça va la changer de son petit-déj à la pizza.

L’épisode prend aussi le temps de nous présenter le patient, histoire qu’on s’attache à lui, pour le principe de la série médicale et parce qu’il est super attaché à son frère quand Amelia à plus d’une difficulté à gérer sa famille. L’opération est vite expédiée ensuite histoire d’avoir bien le temps de suivre tout le dîner de famille. Comme bien souvent, Grey’s Anatomy prend le parti de laisser le vrai drama de côté pour à la place insister sur tout le côté comédie qu’elle peut apporter à la vie de ses personnages.

Après tout, ça fait du bien de temps en temps et c’est plutôt drôle à voir : Amelia et ce faux-Owen font ce qu’ils peuvent pour se mettre d’accord sur leur vraie-fausse histoire commune pour être sûrs que Nancy ne comprenne pas la supercherie. Comme Amelia parle de sa sœur Kathleen comme d’une horrible personne capable de tout analyser sans problème, il ne faut pas longtemps pour que l’horrible personne que je suis soit capable de tout analyser du reste de l’épisode : Kathleen va débarquer au repas qui devait se faire chez Nancy, à trois seulement.

Bon, d’accord, ça aide aussi d’avoir lu qu’Amy Acker était castée dans le rôle de Kathleen. Ainsi donc, elle est déjà dans la maison gigantesque de Nancy et elle déchire tout. C’est un personnage détestable à souhait : elle passe tout son temps à critiquer sa sœur, y compris devant celui qu’elle pense être le mari de sa sœur. Et elle pose toutes les bonnes questions pour le laisser en galère avec cette fausse identité.

Il n’empêche que c’est plutôt marrant de voir Lincoln dans ce rôle, parce que s’il n’est même pas officiellement le petit ami d’Amelia, il prend super mal et personnellement le fait qu’Amelia soit critiquée. Alors qu’elle cherche un moyen de fuir ce dîner pour s’éviter Kathleen, il l’invite donc à rester plus longtemps. C’est plutôt fun à voir et plein de bons moments comiques, avec évidemment Amelia qui reçoit un appel d’Owen resté à Seattle à s’occuper de Leo, ou Kathleen veut boire un moment très chouette où Amelia voit que sa sœur a des photos récentes de toute la famille (y compris Derek, nice touch !)… mais pas de sa petite sœur, qu’elle n’a qu’à l’adolescence.

Comme tout se déroule à merveille durant le dîner, il faut évidemment que la mère d’Amelia débarque, et comme c’est aussi la mère de Derek, il y a l’énorme problème qu’elle, elle a déjà rencontré Owen. Ce qu’Amelia ne savait pas. On tombe alors probablement dans l’un des épisodes les plus drôles de la série – plus encore que le mariage d’Alex et Jo l’an dernier ! Les sœurs sont absolument atroces envers Amelia, avec Amy Acker à qui l’on donne toutes les meilleures répliques, c’est dingue. C’est super que la série prenne le temps de cet épisode, parce que ça développe bien de quoi expliquer la personnalité d’Amelia depuis le tout début ; et ça fait neuf ans pile poil qu’elle a débarqué dans Private Practice, l’air de rien (bon, d’accord : neuf ans et dix jours à la diffusion de l’épisode). Bordel, je me sens vieux, là !

Quoiqu’il en soit, j’ai adoré ce repas de famille qui tourne au drame, et j’ai adoré surtout la réaction de Lincoln qui se refuse de boire en soutien à Amelia, puis qui fait un grand discours pour la tirer d’affaire face à sa mère paniquée de découvrir tout ce qu’elle ne sait pas de la vie d’Amelia (le divorce, la tumeur…), Nancy la quasi-maniaque qui veut tout contrôler et Kathleen, la meilleure langue de vipère qui soit.

Le problème, c’est aussi que Lincoln balance tout de Betty et Leo face à la famille qui en découvre encore un peu plus. Et bordel, qu’est-ce que j’aime Amy Acker ! C’est toutefois la goutte de trop pour tout le monde, donc Amelia et Lincoln s’enfuient pour mieux s’engueuler dans le taxi, parce qu’Amelia comprend que Lincoln en sait bien trop d’elle : ses sœurs n’ont pas hésité à tout balancer des conneries qu’elle a fait tout au long de sa vie… laissant quand même de côté tout Private Practice, donc si elles savaient tout ce qu’elles ont raté ! J’imagine qu’elles n’ont pas gardé contact avec Addison, et c’est bien dommage.

N’empêche que les vraies sœurs d’Amelia, c’est quelque chose par rapport à celles qu’elle a choisi en saison 11. L’engueulade entre Amelia et Lincoln, c’est quelque chose, mais c’est aussi interrompu par leur patient qui a besoin de soins supplémentaires parce que l’opération n’a pas eu les effets escomptés. Par conséquent, Amelia lui propose une nouvelle opération beaucoup plus risquée et encore plus dingue et miraculeuse.

Si ses sœurs savaient, bis ! Bon, bien sûr, Lincoln trouve ça assez dingue de voir Amelia proposer cette opération qui semble surtout être une réaction adolescente provoquée par ses sœurs. Malgré tout, ils la font et ça fonctionne bien, et ça fait que le patient va pouvoir mener sa vie et partir à l’université loin de son frère. Celui-ci stresse complétement à l’idée de ne plus avoir son petit frère à portée de main, et Amelia peut donc lui donner de bons conseils familiaux.

Tout ça lui donne envie de parler avec Nancy, malheureusement celle-ci n’est pas à l’hôpital. Elle tombe en revanche sur sa mère, qui nous fait une nouvelle analyse d’Amelia assez pertinente grâce à une petite métaphore : petite, elle a appris à faire du vélo seule, tombant souvent et toujours plus… mais n’ayant jamais peur de tomber, comme son père, et revenant toujours plus forte après l’épreuve. C’est un bon résumé du personnage, je trouve, et j’ai aimé voir la mère reconnaître ses torts aussi – le tort d’avoir laissé Derek s’occuper d’elle parce qu’elle n’en était pas capable, le tort d’avoir fait croire à Amelia qu’elle ne méritait pas d’être aimée.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle comprenne aussi qu’elle maltraite trop Lincoln et que c’est pour cela que celui-ci l’a un peu boudé. On a donc le droit à une jolie scène de réconciliation dans leur jet privé, et j’ai beaucoup aimé leur délire de manger les donuts. C’est complétement débile, mais on sent que les acteurs s’amusaient aussi à ça, et l’alchimie entre eux est très bonne dans cette scène. Peut-être que, pour la première fois depuis la saison 3 de Private Practice, je vais penser qu’elle a enfin trouvé un partenaire qui puisse être assez stable pour elle. Si j’aimais bien ses scènes avec Owen, je n’ai jamais aimé Owen et j’ai toujours trouvé que ça n’allait pas comme couple. Cela dit, j’ai appris, en 15 saisons, à me méfier. On verra bien.

Evidemment, après tout ça, Amelia rentre chez elle, c’est-à-dire dans la maison de Meredith qu’elles partagent aussi avec Maggie. Et si elle n’est pas proche de ses sœurs biologiques, Amelia a une vraie relation avec ses sœurs. Bref, on ne choisit pas sa famille, mais peut-être qu’on peut choisir sa… ben, en fait, sa famille. C’est le message habituel avec cette série.

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Grey’s Anatomy – S15E20

Épisode 20 – The Whole Package – 16/20
Après l’excellent épisode de la semaine dernière, celui-ci fait plutôt office de petite transition sympathique. Nous ne sommes pas vraiment encore à la fin de saison, nous ne sommes plus au milieu. C’est l’entre-deux mou, qui parvient toutefois à proposer de bonnes scènes et un retour qui fait plaisir. Bref, un épisode on ne peut plus classique, quoi.

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Spoilers

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My baby brought me a penis !

Oh purée, on est déjà à l’épisode 20, sérieusement ? Cela passe tellement vite !

Jo est en pleine dépression, et Alex s’inquiète pour elle, mais bon, il ne peut pas faire grand-chose… à part lui envoyer Lincoln, parce qu’après tout, il faut bien que son ami serve à quelque chose. Elle essaye pourtant juste de se faire passer pour malade, mais ça ne marche pas trop sur Lincoln qui s’incruste totalement et s’avère être un meilleur ami en or… qu’elle ignore complétement.

Il se retrouve à lui faire la lessive, quand même, et ça la motive à se sortir une bouteille de vodka du congélateur. Bon, pour sa défense, il venait de parler d’alcool, hein. Dans la scène suivante, la bouteille de vodka est vide et eux deux sont morts de rire… jusqu’à ce que Jo veuille enfin se confier un peu sur sa famille, et son passé.

C’est l’occasion pour Lincoln d’apprendre le passé familial de Jo, même si elle ne révèle pas tout et qu’elle préfère l’alcool… au point d’inquiéter Lincoln. Sa dépression n’est pas loin de la folie, et ça l’affole totalement. Il en parle donc à Alex en fin d’épisode et franchement, chapeau aux scénaristes qui ont réussi à encore raviver les vieux traumas d’Alex avec cette intrigue. Il fallait le faire… mais ça ne me rassure pas pour Jo.

Oh, et en parallèle, Alex et Maggie s’occupent d’un enfant autiste qui n’aime pas qu’on le touche. C’était plutôt intéressant comme intrigue, surtout que ça permet le parallèle avec Jo pour Alex qui cherche des moyens de contourner la peur de Gus, l’enfant, pour pouvoir le sauver. Cela dit, il n’y a pas que l’autisme qui pose problème : il rejette le sang qu’on lui donne parce qu’il s’avère AB ni positif, ni négatif. Il possède l’un des sangs les plus rares du monde, avec à peine quatre donneurs… dans le monde. Outch. Alex promet malgré tout de réussir à le sauver. Pas gagné.

Autrement, Meredith et Jackson sont tout heureux parce qu’ils ont trouvé… un pénis à greffer. C’est un cadeau qui fait plaisir à Catherine, évidemment. Pour cette opération, Meredith fait revenir à l’hôpital Megan qui est celle qui lui a trouvé la patiente… et c’est génial, parce qu’elle n’est pas au courant de la situation d’Owen.

Ah justement, pendant ce temps, Amelia retombe sur Owen dans l’ascenseur, parce que c’est à ça que servent les ascenseurs de l’hôpital : c’est fait pour foutre la merde dans les relations et c’est tout. En sortant de l’ascenseur, sur qui tombent-ils ? Teddy et Tom, évidemment, qui se cherchent désormais une maison.

C’est magique, surtout quand Megan arrive pour découvrir tout ça et se taper un fou rire, sans oublier d’engueuler Owen. Ma foi, il le mérite bien, quand on reprend toute l’histoire du point de vue de Megan, c’est n’importe quoi, tout ça. Bien évidemment, ils se retrouvent à travailler ensemble sur le même cas, sinon ce ne serait pas drôle. Cela leur permet de continuer à s’engueuler pépère.

Ce qui est génial dans cet épisode ? On revient sur l’amitié Meredith et Jackson ! Ils sont tous les deux chargés d’aller récupérer les organes ensemble, et c’est sympa. Le problème, c’est que quand ils le ramènent, c’est pour découvrir que Catherine ne veut plus faire l’opération parce qu’elle considère que le patient n’est pas prêt à recevoir la greffe : il n’a pas dit à sa copine (ou plutôt ex-copine) qu’il allait devoir se faire greffer un pénis – et une jambe.

Le problème, c’est qu’il l’a listé comme soutien moral post-opératoire et qu’il est encore amoureux d’elle, mais qu’il l’a aussi dégagé de sa vie car il n’assumait pas son état de santé. Cela mène Owen à prendre les choses en main, parce que Megan n’a pas de pénis et ne peut pas parler au patient comme il faut. Ni à Catherine d’ailleurs, parce qu’elle n’est pas un ancien soldat. Décidément, c’est l’épisode d’Owen, ça.

Finalement, l’opération peut avoir lieu, ce qui nous vaut une autre scène Jackson/Meredith, et bordel, j’aime vraiment beaucoup ce duo amical, ça aura été ma révélation de la saison, même s’ils n’en ont jamais assez. L’opération ? Elle réunit Jackson, sa mère (première chirurgie depuis la sienne), Schmidt, Megan et Owen. Oui, ces deux derniers parviennent à bosser ensemble – ce qui doit aussi être aidé par le fait que Megan a eu une petite conversation avec Teddy pour accepter tout ce qu’il se passe.

Tout ? Pas vraiment : elle continue de harceler son frère ensuite, parce qu’elle trouve que son frère ne va pas bien du tout et a besoin de voir un psy. Il était temps que quelqu’un lui dise, parce que c’était un peu n’importe quoi de nous faire croire que tout ça était normal. Il faudrait que quelqu’un nous fasse la même chose avec Amelia maintenant.

De son côté, Bailey reprend le rôle de chef cette semaine, et c’est la cata parce que la transition ne se fait pas en douceur après Alex qui semble avoir été le genre de chef à tout faire à la dernière minute. Normal, quoi. Et en plus, elle se retrouve coincée avec trois adolescentes venues observer comment fonctionne un hôpital et elle essaye de s’en débarrasser sur Amelia qui préfère parler de cul avec Maggie sans savoir qu’ils sont là, puis leur montre le service d’urologie où Catherine hurle qu’elle ne veut pas donner un pénis à son patient.

En fin de journée, Bailey s’excuse auprès des adolescentes parce qu’elle a l’impression de ne pas avoir réussi à leur montrer le meilleur de son boulot. Pourtant, elles sont contentes de leur journée, ce qui permet à Bailey d’être heureuse de la sienne et de comprendre qu’elle ne fait pas une si mauvaise chef. Pourtant, un coup dur lui est asséné par Schmidt qui révèle qu’Alex fait faire une partie du boulot aux internes, qui le font bien. Elle est impressionnée par cette sage décision au point de la montrer à Richard, lui aussi d’accord pour dire que c’est une sacrée bonne décision.

Enfin, ce dernier fait bosser Andrew, et comme c’est la première fois depuis qu’il l’a surpris avec Meredith, c’est juste bizarre. Elle stresse une partie de l’épisode pour lui, alors que Richard agit juste de manière flippante à le forcer à regarder les photos Instagram de la patiente avant de le questionner pendant l’opération. Cette dernière est censée être toute simple, mais il y a bien sûr quelques complications qui permettent à Deluca de s’affirmer un peu mieux, et ça plaît bien à Richard qu’il parvienne à le faire. Tout va bien qui finit bien, donc, avec Richard qui donne son aval à Meredith.

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Grey’s Anatomy – S15E19

Épisode 19 – Silent All This Year – 19/20
Cet épisode revient sur une intrigue que j’attendais depuis quelques semaines et le fait bien, avec un message très clair à faire passer. Le message est présenté de manière un peu simpliste par moment, j’ai trouvé la fin, surtout, trop condescendante et utopique, mais dans l’ensemble, c’est le genre d’épisode qui a besoin d’exister. Ce n’est pas le premier du Shondaland sur ce sujet, de toute manière. Ce ne sera probablement pas le dernier. Malheureusement, il y a des messages qui doivent être répétés, encore et encore.

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One conversation. And you’ll never hear from me again.

Oh, cet épisode se centre très clairement sur Jo, et c’est parfait. Après le cliffhanger de la semaine dernière, j’ai vraiment envie d’en savoir beaucoup plus sur ce qui lui est arrivé quand elle s’est rendue voir sa mère. Je ne suis pas le seul, parce qu’Alex aussi aimerait bien plus d’informations, mais elle l’ignore totalement.

En flashback, on la voit galérer à énoncer sa théorie à sa mère… et on voit la réaction peu bienveillante de sa mère. Commence alors une longue journée pour Jo : sa mère refuse de reconnaître son identité devant sa nouvelle famille – parce qu’évidemment, elle a une famille, des enfants, un mari, un chien… – et Jo lui donne rendez-vous dans un diner où la mère met trois plombes à arriver.

Quand elle arrive enfin, c’est pour mieux annoncer à Jo qu’elle ne compte pas rester bien longtemps. Comme souvent dans ces cas-là, cas qu’on ne voit que trop souvent dans les séries, on sent bien que la confrontation à venir va demander beaucoup d’énergie à tout le monde. Jo en veut clairement à sa mère de l’avoir abandonnée, et celle-ci a beau avoir une vie parfaite à présent, on connaît assez Shonda Rhimes pour savoir que ça ne peut pas avoir été toujours le cas.

Quoiqu’il en soit, Jo en apprend plus sur sa demi-sœur, Alexandra, son demi-frère, Josh et celui qui aurait pu être son beau-père, un avocat nommé Daniel. La vie parfaite, quoi. Tout ce qu’il faut pour énerver encore plus Jo, qui est loin d’avoir eu une enfance parfaite, comme on le sait. Il y a de la rage en elle, et ce n’est pas nouveau. C’est une colère qui dépasse clairement la raison : elle est médecin et est censée être assez intelligente pour savoir qu’il doit y avoir des dizaines de raisons pour expliquer cet abandon, qui n’est pas forcément un abandon de confort.

Pourtant, elle semble vouloir vraiment faire un procès d’intention à sa mère, et elle demande autant d’informations que possible sur son passé en étant hyper agressive. La mère a beau envisager de partir, elle reste à chaque fois, et elle finit par donner pas mal d’informations à Jo, d’abord médicales, puis familiale.

Jo apprend alors que son père est mort et que sa mère n’a jamais aimé ce dernier. Si elle le prend mal, il est pourtant évident que ça cache une histoire terrible et traumatisante. Et ça ne manque pas, et elle finit par le comprendre. Après avoir failli partir, Jo décide donc de rester pour apprendre à connaître la vie de ses parents, et leur « romance ». Son père était donc un prof de fac qui a violé sa mère. Ah, la vérité fait toujours du bien, il paraît, mais là…

Il lui a fallu plusieurs années pour que la mère finisse par reconnaître ce qui lui était arrivé. Le viol lui paraissait donc irréel puisqu’il avait eu lieu lors d’un rencard qu’elle avait accepté ; et elle a complétement caché sa grossesse à ses ami(e)s et sa famille. Pourtant, ça devait être neuf mois bien durs à vivre, puisqu’elle avait peur d’accoucher pour découvrir le portrait caché de son père violeur, surtout si ça avait été un garçon.

L’histoire est crédible. C’est un classique des séries d’avoir un personnage qui découvre ses origines comme ça. Pour Jo, c’est évidemment super dur, parce qu’elle découvre qu’elle est toujours un rappel de ce viol pour sa mère ; et c’est horrible. Horrible, mais extrêmement bien joué de la part des deux actrices. Les scènes sont longues et réparties dans l’épisode, mais franchement, il était difficile de lâcher l’écran des yeux.

Les deux actrices sont excellentes, et les deux personnages se racontent les chapitres les plus durs de leurs vies. Le viol pour la mère, l’avortement pour Jo – un avortement dont on n’avait jamais entendu parler mais qui n’est pas trop surprenant. Malgré les larmes, malgré cette proximité, la mère refuse que Jo ne lui touche la main, et elle ne parvient pas non plus à rester.

Dans le présent, Jo est donc de retour à l’hôpital et se heurte à Abby, une nouvelle patiente, complétement paumée dans l’hôpital et clairement terrifiée par tout son entourage. Assez rapidement, il est évident qu’il s’agit d’une femme battue et c’est évident que ça ne tombe pas sur elle sans raison. Abby est terrifiée de tout, y compris d’Andrew.

Avec l’aide de Quadri, Jo s’occupe donc d’elle et fait appel à Teddy pour s’occuper de cette patiente qui cache forcément quelque chose à mentir sur ses différentes blessures. C’est là que Teddy explique à Quadri qu’elle a probablement été violée et qu’il ne faut surtout pas l’emmener dans un endroit stérile avant qu’elle ne parle.

Si l’approche de Teddy est assez soft pour gagner la confiance d’Abby, Jo la possède déjà, alors elle se montre bien plus agressive pour obtenir la permission d’effectuer le kit de viol. Cela rappelle de bien mauvais souvenirs de Private Practice, et c’est tout aussi bien joué franchement. L’épisode est lourd à voir, car la douleur est ressentie.

De la terreur d’Abby à accepter le kit à l’enchaînement de questions qui lui sont posées pour savoir si elle accepte un à un tous les tests, c’était horrible à regarder. Et l’épisode enchaîne ensuite avec son départ vers l’opération, qu’elle refuse parce qu’elle a peur de tomber sur un homme. La scène était bien joué, mais ça part un peu loin ensuite, avec toutes les femmes de l’hôpital réunies dans un couloir pour lui faire une haie d’honneur.

Je ne sais pas, elle ne veut pas que son viol soit connu des autres, mais ça lui fait du bien d’avoir des dizaines d’inconnues qui la regarde ? C’est un peu bizarre. Et puis, je sais bien que c’est une série, mais ça donne des attentes irréalistes du traitement qui peut suivre un viol, et là, je ne sais pas si ça fait plus de bien que de mal au message qu’ils veulent faire passer avec cet épisode.

Le protocole suivi par Teddy est drôlement froid, mais c’est le protocole officiel. Elle trouve en revanche que les réactions vives de Jo sont parfaites, parce qu’elle a brisé le silence et raconté sa propre histoire, son passé avec son mari, et que c’est ça qui a fait changer d’avis Abby sur le kit. C’est aussi ce qui la fait changer d’avis, en fin d’épisode, sur le fait d’en parler à son mari, puis à la police. Trop forte, Jo.

Pendant ce temps, on continue de suivre la vie de Miranda et Ben, puisqu’ils emmènent Tuck à l’école… et que ce dernier grandit. Il a en effet une copine et les parents passent l’épisode à en parler. Vu le sujet de l’épisode, on sait bien vers quoi ça se dirige : le message est clair, Tuck grandit, et il va falloir lui expliquer ce que c’est que tout ça, le consentement, la sexualité, les problèmes de manque d’éducation. Forcément, il fallait que cet épisode nous apporte ces scènes, mais j’aurais presque préféré que l’introduction se fasse dans l’épisode précédent et qu’on se contente de la scène entre Ben et Tuck.

C’est une explication simpliste, rapide, dans un épisode qui montre à quel point l’absence de cette explication essentielle peut causer bien des ravages. S’il est important d’entendre ce genre de message, je continue de penser que c’est un brin naïf de penser que cette simple conversation peut empêcher n’importe qui de devenir un violeur ; parce que je ne peux pas croire que tous les violeurs n’aient jamais entendu ce genre de choses avant. Après, si ça peut en éviter certains, alors c’est utile de le remettre à la télé. Encore et encore.

En fin d’épisode, Alex retrouve Jo pour lui annoncer qu’il n’est plus chef par interim et pour passer du temps avec elle, parce qu’il voudrait qu’elle lui parle. Le problème, c’est que Jo s’y refuse. J’ai du mal à comprendre ce qui pose tant problème à Jo, franchement. Et aussi, j’ai du mal avec cette dernière scène où elle envoie paître Alex sans même au moins que l’un ou l’autre ne dise « je t’aime ». J’ai trouvé que ça manquait, parce que ça provoque une sorte de séparation entre des personnages qui, de toute manière, s’aiment ; même si Jo n’est pas prête à en parler. Bref, pas tout à fait fan de la fin de cet épisode.

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