Wild Cards – S01E10 – Romancing The Egg – 16/20

Peu de surprises pour cet épisode de fin de saison qui réussit tout de même à marquer le coup comme il faut, avec une petite inversion des rôles et des arnaques qui se superposent les unes aux autres pour mener de manière fluide à un cliffhanger. Pas de panique : la série est renouvelée. Bref, à l’image de la saison 1, l’épisode est parfaitement maîtrisé du côté du rythme et sait ce qu’il fait.

Spoilers 

Le grand plan de Max est enfin révélé dans cet épisode.

I have so many questions, I’m pratically vibrating.

Le mari

Vous savez quoi ? Sur ce genre de séries que j’aime bien mais qui a encore toutes ses preuves à faire, je trouve que la fin de saison est hyper importante pour se faire une idée de la direction que la série prendra par la suite. Est-ce que la saison 2 proposera la même chose ou est-ce que le rythme sera un peu plus intense ? Tout dépendra de ce que proposera l’épisode, en fait.

Il commence par nous proposer un petit développement supplémentaire pour le personnage de Max, qui a donc un mari qu’elle n’a pas vu depuis deux ans. Le mari de Max vient directement de Buenos Aires et en veut à sa femme de découvrir toutes les activités qu’elle mène dans son dos, surtout quand ça touche son argent. C’est en fait ce qui a attiré son attention, mais c’est exactement ce que voulait Max : ramener son mari dans sa vie pour qu’il l’aide sur son gros coup à venir. Et elle fait tout ça en continuant de flirter avec Cole, une vraie génie.

Pour s’assurer que son mari fasse le job avec elle, Max lui promet de lui revendre sa villa – ouais parce qu’elle a mis sa maison à lui à son nom à elle, tout de même. Cela dit, il y a un truc qui ne colle pas trop : elle s’attendait à ce qu’il vienne, mais elle ramène tout de même Cole chez elle ?

Et puis, bien sûr, Cole se lance aussitôt dans des recherches sur le mari de Max. Il prend une petite photo de manière pas bien discrète pour la comparer à la base de données de la police et en savoir plus sur lui. Du moins, ça, c’est ce qu’il espère, mais il semblerait quand même que la police ne possède pas grand-chose sur le mari. Cela dit, Cole contacte Rachel et elle, elle a un fichier encrypté à lui transmettre. Ce n’est donc pas un petit criminel auquel on a affaire : c’est un voleur international.

Le plan

Dans tout ça, on découvre que la fidélité de Max n’est ni pour son mari, ni pour Cole avec qui elle a clairement eu un moment d’alchimie. Elle est pour son meilleur ami et valet, Ricky, et je trouve ça étonnant de les voir avoir une scène ensemble où c’est clairement évident que c’est lui sa priorité. Cela a manqué dans la saison où il était souvent ressort comique, sans plus.

Loin d’être comique cette fois, il s’inquiète de voir Max si proche de Cole sur les caméras de surveillance. Elle lui affirme que ce n’était que de la fatigue et qu’il n’a pas à s’inquiéter : leur coup est toujours sa priorité. Reste à savoir ce qu’elle compte à faire exactement : je sens qu’on nous monte un épingle quelque chose qui ne servira qu’à faire libérer Georges, son père, de prison. On a ainsi une petite scène où elle le retrouve, mais je sens que le gros du développement de Georges sera en saison 2.

Une fois que c’est fait, Max peut se rendre au commissariat et constater que Cole fait exactement ce qu’elle veut : il fait des recherches sur Olivier, son mari. C’est évidemment son but, parce que le coup qu’elle est en train de monter consiste à faire tomber Olivier. Elle balance donc à la police toute la « vérité » : Olivier serait de retour en ville pour voler un œuf impérial, d’une valeur de plusieurs millions d’euros. C’est pour une tentative de vol de ce même objet que Georges a fini en prison. Bref, Max joue la victime d’Olivier : il la forcerait à tenter de faire un casse à 33 millions d’euros, comme il avait forcé son père avant.

Bien gentille, Max préviendrait donc la police pour qu’ils puissent arrêter Olivier, qui est un voleur connu sous le nom de « Phantom » et qui intéresse bien sûr le FBI. Elle est maligne. Comme je suis sûr que les scénaristes le sont aussi, je suis à peu près sûr qu’elle a autre chose en tête. On ne le saura qu’en fin d’épisode, cependant. En attendant, il nous reste à découvrir toute la mise en place du plan pour voler l’œuf.

Le casse

C’est un peu abusé car ça change des épisodes habituels où Max et Cole mènent l’enquête, mais en même temps, on est en fin de saison, alors changer les petites habitudes, ça le fait aussi. Et puis, on est surtout sur une inversion des rôles : Cole se retrouve à devoir être en infiltration en tant que criminel.

C’est la police qui le met dans cette situation, pour pouvoir superviser Max qui fait plein de conneries tout de même. D’ailleurs, la situation est simple : soit ils réussissent à arrêter Olivier, soit Max sera arrêtée pour toutes les lois enfreintes depuis le début de la série et Cole perdra toute chance de récupérer son bureau et son job. Allons bon. Tout est donc en place, plan aussi, pour que l’épisode puisse se diriger vers des scènes d’action avec un type à peser pour contourner son alarme.

Seulement, avant ça, il reste à développer davantage le personnage de Max : elle raconte donc son histoire à Cole et on sent qu’elle a eu un mariage difficile. C’est important comme scène car le lendemain, Olivier déclare à Max qu’il est toujours amoureux d’elle et qu’il fera tout pour passer le reste de sa vie avec elle. Ben tiens. Ils sont tous avec des micros, mais ça n’empêche pas Max de se laisser attendrir. Ridicule ? Pas tellement, mais ça le devient quand Olivier se sent menacé par Cole. Le triangle amoureux mis en place est amusant, même s’il n’a rien d’original. Une part de moi aurait aimé que ça puisse se faire sur plus longtemps que le dernier épisode de la saison ; une autre part en revanche se satisfait de ne pas avoir à le supporter sur trop longtemps.

En tout cas, une fois que c’est fait, on peut enfin avancer vers l’action de l’épisode : Cole, affecté au service de sécurité, s’arrange pour récupérer le poids de l’homme d’affaire possédant l’œuf et se faire intimider par Olivier (ou pas), Olivier s’apprête à voler l’œuf dans la chambre de l’homme d’affaire. Seulement voilà, au moment crucial, toute l’équipe – Ricky compris parce qu’il les gère à distance – entend que l’homme d’affaire a changé et renforcé son système de sécurité.

C’est con. Comme il est assez débile pour s’en vanter devant ses invités, Max passe aussitôt à l’action et vole la montre de l’homme. Il y a tout de même un compte à rebours assez peu agréable pour eux, ce qui fait qu’Olivier et Max doivent se dépêcher d’entrer dans le coffre où se situe l’œuf. Olivier peut ainsi le récupérer, tandis que Max remet la montre de manière peu crédible. Autant voler la montre, ça collait, autant la remettre j’ai du mal à y croire.

Fin de saison

Sans la moindre surprise, Olivier tente alors de s’échapper avec l’œuf. Il a un petit flingue imprimé en 3D pour tenter de s’en prendre à Cole, mais finalement, c’est Olivier qui est doublé par Max et les flics. Le voilà donc qui se fait arrêter par les autres détectives du commissariat. Tout est bien qui finit bien : Cole récupère l’œuf, Max a sa sweet vengeance, Cole récupère son badge de détective, Max voit la peine de son père réduite à un an et récupère également sa liberté.

C’est problématique pour l’équilibre de la série, en revanche. On savait que leur duo était constitué pour une durée limitée, mais on s’y fait à ce duo d’enquêteurs improbables et il nous faut une saison 2. Ce qui devrait être un happy end n’est donc pas la fin de l’épisode, loin de là. Il reste juste assez de temps pour que ça parte en vrille une dernière fois.

Max assure qu’elle fera sûrement une petite croisière avec Ricky, ce qui n’attire pas les soupçons de Cole immédiatement. Il n’en reste pas moins un détective qui comprend vite qu’il y a quelque chose de suspect quand il n’arrive plus à joindre Max et Ricky. Ils sont un peu con par contre : ils suppriment les numéros de téléphone trop rapidement, avant de s’enfuir. En vrai, pour n’attirer aucun soupçon, ils auraient mieux fait de dégager AVANT de supprimer le numéro. Bref, Cole se rend compte que Max l’a doublé lui aussi et qu’elle a volé l’œuf, sans comprendre comment. C’est assez improbable en même temps : Ricky est celui qui a mis en place le nouveau système de sécurité de l’œuf et a permis à Max d’aller échanger l’œuf avec un faux sans trop de difficulté.

Cole arrive toutefois trop tard pour arrêter Ricky et Max. Il se contente de rentrer chez lui, dépité et de caresser Mark… Jusqu’à ce que Max débarque. Trahi par sa pote, il lui assure qu’il va l’arrêter, mais celle-ci, avant tout, veut avoir le temps de parler avec lui, parce que c’est important. En effet, si elle a décidé de ne pas s’enfuir avec Ricky comme prévu, c’est parce que celui-ci a retranscrit les échanges audio volé par Max il y a trois ou quatre épisodes. Et dans ces échanges, il y a l’identité du meurtrier du frère de Cole. Forcément. Quand elle le dit à Cole, il n’y a pas vraiment de suspense sur le contenu de la réplique… Reste maintenant à savoir qui est responsable parmi les flics. Oui, je suis sûr qu’on aura un flic véreux à faire tomber en saison 2.

En bref

La série n’a rien inventé et certainement pas le genre de la série procédurale, mais elle fait bien son taf et est divertissante. Tous les épisodes ne se valent pas, mais il y a souvent des petits twists dans les résolutions qui font que c’est sympa à suivre. Bien sûr, tout l’intérêt de la série réside aussi dans le duo : Max et Cole sont des personnages rapidement attachants. Concrètement, l’humour de Max porte la série quand ce n’est pas insupportable ; Cole est le cliché du flic qui doit se décoincer et, bien sûr, tous les deux ont un passé chargé à développer.

C’est là-dessus que la série se sécurise un intérêt pour la saison 2 : on sent bien qu’il y a beaucoup à faire du côté du père et du mari de Max (Georges et Olivier), mais aussi du côté du frère de Cole. Toute cette histoire de trafic de drogue pour lequel Cole a perdu son poste d’enquêteur à la base était vraiment l’intrigue que j’attendais pour le dernier épisode de la saison 1.

Bon, vous l’aurez compris, je serai au rendez-vous pour la saison 2 : Wild Cards est une série amusante, pas prise de tête et vraiment sympathique à suivre pour ce qu’elle est ; un petit procédural de qualité moyenne… Mais ça fait du bien d’avoir ce type de séries de temps en temps. Et puis, le cliffhanger donne envie de revenir pour en savoir plus, alors la série a tout compris et tout gagné.

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Wild Cards – S01E09 – Inside (Con) Man – 12/20

J’ai bien aimé certains aspects de l’épisode, mais dans l’ensemble, je suis forcé d’admettre que mon impression première est qu’il est mal écrit – que le personnage de Max est mal écrit et pas du tout crédible. Le fait que l’épisode parvienne à retomber sur ses pattes malgré tout est un vrai point positif, bien sûr, mais ça ne fait pas oublier le début plus que moyen.

Spoilers 

Max est prise en otage lors du braquage d’une banque.

They have guns… and we have insurance.

J’ai beaucoup aimé le début de saison, la série est renouvelée pour une saison 2 et je me suis même surpris à conseiller la série à d’autres fans de séries… Et pourtant, je n’ai toujours pas terminé cette saison. Je n’ai pas tellement d’explications à la raison du pourquoi je n’ai pas continué, mais mieux vaut tard que jamais, me voici là pour cet épisode ce soir – et pour le dernier demain, je pense. Et en même temps, c’est facile de l’être : en fait, je me suis rendu compte que je n’avais pas rédigé la critique, mais que j’avais déjà vu l’épisode 9.

Prise d’otage

Je m’étais dit que je rédigerais la critique le lendemain ou quoi… et voilà. C’est frustrant, parce que j’ai dû revoir l’épisode en cherchant un peu partout sur mon ordi où étaient mes notes, mais impossible de les retrouver. Allez, bref, en gros, l’épisode commence par un résumé qui nous rappelle que le duo ne fonctionne plus si bien et que Max fait ses petits bails illégaux de son côté… C’est donc sans surprise qu’on retrouve les deux personnages assez isolés l’un et l’autre. C’est souligné par les vendeurs de café qu’ils croisent : Max et Cole ont donc des habitudes ensemble et ils ne les respectent plus tout à fait. Bref, ils en ont marre de bosser ensemble et d’être tout le temps tous les deux.

Pas de bol pour eux, la vie décide de se mettre en travers de la pause qu’ils décident silencieusement de prendre : Max se rend à la banque et comme souvent quand un personnage de série policière décide d’aller à la banque, ça termine en prise d’otages. Ce n’est rien de bien passionnant : on a les otages les plus chiants du monde avec un gérant qui donne tous les codes et laissent faire les assurances sous les critiques de son femme vénère d’avoir découvert qu’elle était trompée ; une femme enceinte (il y a toujours une femme enceinte), une adolescente qui a l’air mal dans sa peau, le petit couple de vieux qui ne savent pas qu’ils sont en couple… Vraiment, les classiques.

Il y a quelques twists sur les formules habituelles, tout de même, avec notamment Max qui parvient à passer un coup de fil ou être retrouvée grâce à ses clés, et grâce à son valet, en vrai. Bon, bref, c’est con en vrai : la prise d’otage était sur le point de se terminer, mais Cole envoie des flics devant la banque et ça termine en coups de feu à cause de ce twist.

Max

Max complètement folle finit par avouer aux ravisseurs que c’est elle qui a déclenché l’alarme silencieuse quand ils cherchent à comprendre ce qu’il se passe. Son but ? Entamer une conversation avec les preneurs d’otage. Là-dessus, la série prend un tournant absolument pas crédible : entre les ravisseurs qui retirent les cagoules et Max qui balance un « vous pouvez pas dire non à une femme enceinte » genre elle est celle qui décide des règles… Pff. Il ne restait plus que deux choix : soit elle était complice de ce qu’il se passe, soit la série était mal écrite. Malheureusement, difficile de ne pas pencher pour la deuxième option aussi quand elle se met à vouloir jouer à « Je n’ai jamais » ou savoir si le bébé à naître est un garçon ou une fille (quand la seule vraie question qu’on veut qu’elle pose, c’est comment elle se retrouve dans la banque avec son amant et la femme de celui-ci).

Cole

Bien sûr, en-dehors de la banque, Cole est inquiet pour Max. Il rameute tout le commissariat, une équipe d’élite, mais… c’est luli qui tente de jouer les héros et réussit à entrer dans la banque en premier sans être vu par les négociateurs. Mais lol. Il ne met même pas son téléphone en silencieux et prend le temps de faire des photos ou passer des coups de fil en plus !

Grâce à ça, il parvient même à entrer en contact avec Max, en utilisant les airpods d’une des otages. Bien sûr, on ne confisque pas les airpods des otages et Max en profite pour donner plein d’infos aux flics sur la description physique des preneurs d’otage. Et puis, merde, elle arrive à avoir leur confiance juste en claquant des doigts, pour le principe. Elle décroche le téléphone pour eux, elle prend les décisions pour eux, elle fait le café avec la femme enceinte…

Finalement, les otages sont déplacés vers une autre pièce. Il y a tout de même un coup de feu qui est tiré : le ravisseur qui faisait ami-ami avec Max trouve Cole et n’hésite pas à lui tirer dessus. Max a peur pour la survie de son coéquipier, mais tout se termine bien : il avait un gilet pare-balle. On a encore quelques petits détours avant que les otages ne soient libérés, histoire d’avoir des petits moments touchants entre les otages.

Conclusion

OK, j’ai l’air blasé en écrivant ça, mais c’est parce que je suis blasé, hein. En effet, ce n’est finalement pas Max qui est celle organisant cette prise d’otage, mais la femme enceinte. Pourquoi pas, hein, mais tous les éléments qui permettraient de le deviner se déroulent un peu hors écran – ou alors on a juste le début d’une piste avant que ça ne soit mis de côté…

Après, toute l’intrigue en elle-même est sympa : les détails qui font que Max sait qu’elle est preneuse d’otage et qui font que Cole comprend qu’elle n’est pas enceinte sont plutôt sympathiques. Cela laisse tout de même Lee avec un sacré dilemme : ces flics qui font n’importe quoi, ça pose problème pour la suite de leur partenariat. Il décide donc de les séparer, ce qui ne plaît pas du tout à Cole.

Cela ne plaît pas non plus à Max quand elle est ramenée chez elle. Elle se retrouve à avoir très envie d’embrasser Cole, mais bon, pas de bol, ils sont interrompus par… le mari de Max. Allons bon, coucou Addison au masculin, t’es pas le twist original que tu penses être !

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Wild Cards – S01E08 – Eternal Sunshine of the Therapized Mind – 14/20

Pas de fil rouge cette semaine et une enquête qui prend beaucoup trop de temps quand j’avais deviné qui serait coupable dès sa première scène… Mais la série parvient malgré tout à rester divertissante dans sa manière d’approfondir les personnages, y compris secondaires. En fait, c’est un mauvais épisode sauvé par ses personnages, et je ne m’y serais pas attendu en commençant la série.

Spoilers 

Max & Cole cherchent à résoudre le meurtre d’une psy célèbre, ce qui les envoie aussi en thérapie.

Their honeymoon phase is over.

C’est un étrange début d’épisode, avec Max et Cole qui s’embrouillent pour peu de choses. On comprend que la période dans laquelle tout allait pour le mieux dans leur amitié a pris fin. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il est temps qu’ils couchent ensemble, hein. Bref, les collègues du commissariat mettent peu de temps à en arriver à la logique conclusion que leur période de lune de miel est terminée. Ils sont donc comme un couple, littéralement, même si on nous dit que c’est parfaitement normal entre collègues qui passent trop de temps ensemble. Mouais. Pas convaincu.

En tout cas, Max et Cole ont besoin d’un break, en parle à leur hiérarchie – malgré la difficulté que ça représente en théorie dans cette situation – et… leur chef s’en fout. Pardon, mais je le sens de moins en moins celui-là. Comment tu peux les forcer à bosser ensemble alors que la criminelle demande une pause ? C’est franchement une mauvaise idée.

Dr Sophie

Le cas de la semaine est plutôt intéressant : Docteur Sophie, une psy réputée, est retrouvée morte dans sa piscine… de cash. Bon, ce n’est pas Picsou non plus, mais elle est dans un bain de billets flottant dans l’eau. C’est quelque chose. J’aime beaucoup l’enquête que ça lance, avec évidemment la question du profit que ce meurtre rapport : comme elle est célèbre, elle écrit aussi des livres qui se vendaient comme des petits pains.

L’enquête ne tarde pas à révéler qu’elle a un autre livre sur son ordinateur portable, livre qui représente une somme d’argent très importante à présent qu’elle est morte. Difficile de ne pas suspecter son agent, malgré l’alibi en béton qu’elle fournit à Cole quand il lui demande. En fait, c’est justement l’alibi trop parfait qui me la rend encore plus suspecte que le reste.

Bon, en attendant de savoir qui est le coupable, il faut que l’enquête continue, avec les bonnes vieilles habitudes de Max reprenant le dessus : c’est ainsi qu’elle se retrouve à se faire passer pour Maxine, avec son mari Colton – Cole, donc – lors d’une cérémonie en hommage à Dr Sophie. Comme ils sont en train de se disputer en permanence, la couverture est parfaite, en vrai. Ce qui est top, c’est que lors de la cérémonie, il y a un journaliste célèbre qui finit par prendre la parole pour se déclarer coupable du meurtre.

C’est beaucoup trop simple pour qu’il soit le vrai coupable, mais ça donne lieu à quelques scènes amusantes où le journaliste télévisé préféré de Max semble complètement drogué. Bien sûr, ce n’est pas le cas : il est simplement hypnotisé. Hypnotisé pour confirmer le meurtre, hein. Cela se termine par un psy qui réussit à briser l’hypnose, mais avant ça, il faut en passer par la découverte de ce qui est arrivé à ce pauvre monsieur bien sympathique. C’est Max qui réussit à faire les connexions nécessaires pour ça : elle se rend compte que l’un des personnages des livres de Dr Sophie est justement le journaliste, sous un pseudo qui ne le cache pas vraiment…

Bref, Dr Sophie raconte la vie de ses patients dans ses romans, donc il n’est pas bien compliqué de savoir qui sera le coupable du meurtre : le sujet de son prochain livre. Mes soupçons se sont assez naturellement portés sur l’ami d’enfance de Sophie à ce moment : c’est la dernière personne à avoir parlé au journaliste avant qu’il ne confesse le meurtre. Ce serait trop simple que nos détectives fassent ce raccourci malheureusement.

Maxine & Colton

Il faut bien qu’ils enquêtent pour combler l’épisode. Nous voilà donc arrivé à un stade où le commissaire envoie Maxine et Colton en thérapie de couple auprès des collègues de Dr Sophie. C’est plutôt chouette à voir, en vrai, parce que ça permet aux scénaristes de l’épisode de s’amuser à approfondir la dynamique conflictuelle de Max et Cole dans cet épisode, puis chacun des deux personnages. Malgré les mensonges de la couverture, il y a de quoi mieux les découvrir… et de quoi s’amuser aussi. Le gag sur les poupées était excellent, leur manière de ramener l’hypnose comme ils pouvaient dans les conversations assez efficace.

Tout ça finit par la conclusion que Cole a eu une enfance plus difficile et injuste qu’il ne le pensait, avec son frère qui a eu plus de chance que lui vis-à-vis de son père, en arrêt après sa naissance. Du côté de Max, l’idée est qu’elle ne se fait pas assez confiance pour avoir confiance dans les autres – et comme elle a confiance en Cole, ça lui fait peur. Facile.

Pour le reste, l’enquête est beaucoup trop chiante : à partir du moment où je me suis décidé sur le coupable et qu’ils ont mis une demi-heure à en arriver à la même conclusion que moi, bon, l’épisode était forcément long à subir. Il y avait toutefois du bon – j’ai notamment beaucoup aimé l’amitié qui se dessine entre Max et Yates, la flic. Cela fait plusieurs épisodes que ça dure, mais là, ça marche bien et, en plus, elle parvient à réconcilier Max et Cole en leur faisant prendre conscience qu’ils doivent pédaler dans la même direction.

Quand ils le font, ils comprennent que l’amie d’enfance de Sophie, Joan, est bien la coupable. Il me manquait une étape, à savoir qu’apparemment, Joan écrivait les livres de Sophie pour elle – alors que l’éditrice de Sophie trouvait mauvaise l’écriture de Joan. Mouais. J’ai beau croire en l’hypnose, j’ai eu du mal à croire dans le fait que plusieurs jours après, une simple phrase plutôt banale puisse trigger le journaliste à répéter en boucle sa confession.

Pour le reste, la série souffre de la comparaison avec Allegiance : Joan envisage de se suicider en sautant du toit d’un bâtiment quand elle se fait choper par les flics et la manière dont Max et Cole la sauvent me laissent vraiment sceptique. J’aime bien le fait qu’elle ne saute pas quand elle envisage d’écrire un livre depuis la prison, hein, mais Max qui se met en danger en passant de l’autre côté de la rambarde elle aussi… c’est naze.

De manière assez improbable, l’épisode révèle aussi dans sa conclusion que l’ex partenaire de Cole se rend en thérapie grâce à Cole qu’il voulait aider et qu’il ne parvenait pas à comprendre suite à la mort de son frère. J’aime bien comment les personnages secondaires sont développés depuis quelques épisodes et j’espère vraiment qu’on aura une saison 2.

PS : surprenant de voir que le générique comprend depuis le début de saison des images de l’épisode 8. Il est loin le temps où les génériques se concentraient uniquement sur les trois ou quatre premiers épisodes de la saison.

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Wild Cards – S01E07 – Con with the Wind – 14/20

Est-ce qu’on est parti pour de la qualité au top une semaine sur deux, et sur de l’intrigue flemmarde l’autre semaine ? Peut-être. Franchement, cet épisode est vraiment un épisode tout classique de série procédurale. On a connu mieux, on a connu pire. C’est sympathique, ça fonctionne mais ça sera vite oublié. Pour autant, ça fait plaisir de retrouver les personnages que j’aime bien. Et ça, c’est une réussite pour la série.

Spoilers 

Max & Cole mènent l’enquête… avec Georges, libéré quelques jours pour son anniversaire.

Fine, I need you Max.

L’anniversaire

Ah, ça y est la série veut se concentrer sur son fil rouge : c’est l’anniversaire du père de Max et celui-ci est libéré de prison pour l’occasion. L’épisode commence par ici et ça permet de comprendre pourquoi ils ont embauché un tel acteur pour le rôle. Il n’allait tout de même pas rester assis toute la saison, mince ! Il a donc trois jours à passer à sa fille, et c’est parti pour un grand n’importe quoi, avec cette série.

Ce n’est pas fou comme intrigue, mais avec le résumé qui insiste sur l’idée d’un couple possible entre Max et Cole, on voit à peu près vers où tout ça se dirige. Par contre, je suis surpris qu’on oublie le cliffhanger de l’épisode où Max a aidé un criminel… L’autre problème de cet épisode est qu’il divise un peu trop les personnages : Max est de son côté avec son père pour son anniversaire, se contentant de dialogues peu passionnants, tandis que Cole fait face à sa propre enquête. Seul.

L’adolescent

De son côté, Cole est appelé par un détenu du commissariat qui veut absolument lui parler. Il s’avère qu’il s’agit d’un adolescent qu’il connaît bien et lui assure qu’il n’est pas entré par effraction dans la maison où on l’accuse d’avoir commis un vol. Il n’a rien fait, mais les preuves sont contre lui. Cole fait aussitôt son possible pour prouver au commissaire que JJ, le gamin, est trop malin pour avoir fait un tel crime et en plus pour s’être fait prendre.

Si le commissaire ne le croit pas vraiment, il lui laisse une journée pour prouver l’innocence du gamin. Cole se met aussitôt au travail, découvrant que l’adolescent n’a pas vraiment d’amis dans son école et se confrontant à quelques impasses. Il n’en faut pas plus pour qu’il se décide à faire appel à Max. Il compte sur elle pour entrer sous couverture dans l’école et mener davantage l’enquête.

Cambriolages en série

Bien sûr, comme Max n’a que trois jours avec Georges, son père, elle décide de l’emmener avec elle au boulot. Il n’en faut pas plus pour qu’il entre lui-même sous une couverture qui est parfaitement illégale – il se fait passer pour un agent de l’état, tout de même – mais avec l’approbation de Cole. Pardon, mais c’est surveillé ce genre de perm donnée à un prisonnier, non ? Bon, qu’importe. Il fait fuir l’enseignante d’une classe, permettant à Max de se faire passer pour sa remplaçante en classe.

Bien sûr, oui. Côté crédibilité, j’ai plus de mal que d’habitude avec cet épisode. En plus, les séries qui proposent de suivre des heures de cours où la cloche sonne avant même que Max ne termine de faire l’appel… Ca me fait toujours rire. C’est vraiment la simplicité de terminer les scènes en classe par la sonnerie ; mais quand la scène commence par le début du cours, c’est ridicule. Et tous les films, toutes les séries font ça. Bref. Je suis prof, ça me dérange.

Pendant que Max passe sa journée à faire la prof clichée qui donne des coups de règles sur le bureau, Cole passe la journée avec Georges. C’est ainsi l’occasion de voir le prisonnier se déplacer dans le commissariat et se faire sa place même si tout le monde est suspicieux quand il s’agit de lui. Forcément. J’ai bien aimé la scène où l’on se sépare un peu du duo principal pour se concentrer sur l’enquête par les collègues. Et puis, j’aime bien le détective Simmons.

Bref, JJ est pris en charge par les collègues plus protocolaires de la série, tandis que Max se rapproche d’une élève qui a un bébé. C’est chelou les écoles privées… mais le bébé est évidemment une poupée dont elle doit s’occuper, hein. Max lui propose de lui venir en aide pour finalement envoyer le bébé par la fenêtre à ses complices. Mais ça ne va pas bien la tête ! J’ai tellement ri, limite c’était digne de Riverdale cette défenestration.

Le but ? Récupérer les coordonnées GPS de la poupée bébé qui permettent de prouver que l’étudiante était dans la maison où le vol a eu lieu. Et hop, l’enquête permet de découvrir qu’il y a en fait plusieurs étudiants qui ont été « choisis » pour cambrioler des maisons. Evidemment, ils sont tous de la même classe et sont les trois acteurs à qui Max, qui grille sa couverture, a déjà parlé. Le hasard fait bien les choses.

Au moins, tout ça permet de libérer JJ… même s’il n’est pas tout à fait innocent. Son travail dans ces casses ? Il trafique les vidéos-surveillances (et j’ai bien aimé le coup du gobelet qui bouge tout seul, repéré par Georges… C’est un peu cliché, mais ça marchait bien).

Coupable

Bon, c’est bien beau tout ça, mais les adolescents n’ont pas pris la décision de ces casses par eux-mêmes. Le but est donc de comprendre comment fonctionne le groupe d’alumnis qui leur fait faire tout ça. Pour cela, nos enquêteurs contactent la directrice de l’école, qui en fait partie et prouve qu’il s’agit de fausses lettres du groupe d’alumnis.

Il reste alors à monter une opération pour trouver le vrai coupable de ces cambriolages. C’était un peu ridicule comme manière d’écrire l’épisode, par contre : Max et Georges se font passer pour les riches propriétaires d’une maison qui embauchent des femmes de ménage, et hop, les trois gamins à l’école reçoivent pour mission d’aller voler les montres hyper chères que Georges montre aux femmes de ménage.

C’est expéditif. Les gamins parviennent évidemment à s’infiltrer dans la maison, mais je ne vois pas l’intérêt. La police aurait pu les prévenir qu’il s’agissait d’un coup monté, honnêtement. C’est bien sûr ce qu’il se passe ensuite, on leur donne des répliques de montres à mettre à l’endroit où ils mettent toujours leur butin : dans une poubelle. Bien sûr. Les policiers sont aussitôt en planque pour s’en prendre à la personne qui viendra récupérer le contenu de la poubelle.

Par contre, ils arrêtent l’homme trop vite, c’était évident qu’il n’y était pour rien et qu’il allait être un simple éboueur. Bon, ils comprennent que la personne est passée par en-dessous la poubelle pour récupérer le butin. En essayant de récupérer le paquet par en-dessous, Cole se blesse à la main… et comprend aussitôt qui est le coupable. Mouais. Il l’a à peine croisé !

Pourtant, c’est donc le seul collègue prof à qui Max a parlé qui est finalement le coupable de ces vols, ce que Cole comprend car ils ont la même coupure à la main. C’est un peu ridicule comme intrigue et facile comme raccourci, mais soit, il fallait bien une résolution. Et c’était drôle de voir Georges être dégoûté de ce prof qui utilise des enfants pour faire son sale boulot.

Après tout ça, Max et Georges peuvent passer un peu de temps ensemble pour le dernier jour de liberté de Georges (mais lui est content du peu d’action qu’il a pu vivre), tandis que Cole se retrouve finalement avec JJ. L’occasion de découvrir qu’il était plus proche de Vince qu’il le pensait. Mais bon, c’est dans le passé, parce que Vince fait partie des cambrioleurs qui étaient prêts à laisser accuser JJ. Pas ouf pour un couple, effectivement.

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