You – S03E04 – Hands Across Madre Linda – 12/20

Si les intrigues s’entremêlent plutôt bien et que tout l’épisode est fluide, je ne peux m’empêcher de trouver décevante la simplicité avec laquelle certains problèmes sont réglés dans cet épisode. Les pistes ouvertes pour la suite de la saison n’arrive pas encore à me convaincre, surtout que j’ai l’impression que la série prend tout son temps pour se rendre à des évidences que l’on pressent depuis plusieurs épisodes déjà.

Spoilers

Peut-on pardonner la mort d’un antivax?

You are not making me kill anyone! We are not doing that to our son.

Gil

Je m’en doutais un peu avec le cliffhanger précédent, mais il va de soi que Gil est encore en vie. L’épisode reprend avec son réveil dans la cage, dans le sous-sol de la boutique. Cette fois, Love a eu le bon réflexe et elle a appelé Joe. Celui-ci est là pour le réveil de Gil, histoire de se faire une idée de leur nouvelle victime.

S’il pense un instant qu’il va pouvoir convaincre Gil de ne rien dire de ce qu’il s’est passé parce qu’il est super gentil et aimable, Joe comprend vite que c’est mort. Gil reste un antivax qui refuse de voir qu’il a mis Henry en danger. Par conséquent, il ne comprend pas la violence de Love. C’est un peu con n’empêche, s’il avait une meilleure poker face, Gil ne resterait pas prisonnier. Joe qui fait craquer ses doigts quand il comprend que Gil est antivax même dans cette cage ? C’était brillant. Cet acteur est génial – le scénario aussi ici.

Bref, Gil reste dans la cage pour un moment, avec la baby cam pointée sur lui. Pendant qu’il est coincé, Joe se met à chercher désespérément quelque chose qui pourrait détruire Gil : il cherche à obtenir une destruction mutuelle assurée ; une information dont il aurait trop honte et qui lui permettrait de se taire.

Le problème, c’est que sur les réseaux sociaux, Joe ne trouve rien. En plus, il est dérangé dans ses recherches par sa nouvelle boss qui est sur son dos : elle se rend évidemment compte qu’il vole des livres pour les revendre (pour Ellie, hein) et elle n’apprécie pas voir les livres les plus chers disparaître. Bien sûr, la série en profite aussi pour développer son personnage : je sens que Joe va tomber amoureux d’elle à un moment ou un autre… La haine, c’est puissant comme motivation.

Ce qui est sûr, c’est que les problèmes s’accumulent pour Joe et qu’il a du mal à rester concentré sur Gil. Il cherche tout de même à en savoir plus sur lui et l’intéresse à la recherche de quelque chose que Gil ne voudrait pas qu’on sache sur lui. Le problème, c’est que Gil est trop rasoir pour ça – mais Joe reste convaincu qu’il ne peut pas être un saint.

Il le garde donc prisonnier un moment dans la cage, comme toujours, même si Love envisage vraiment l’idée de le tuer lui aussi. Joe s’y refuse, pour son fils.

Le stress

Bien évidemment, les scénaristes n’oublient pas pour autant la disparition de Natalie. Sherry et les voisins organisent ainsi une battue dans les bois pour retrouver Natalie. Cela fait évidemment stresser Love qui comprend qu’ils risquent bien de retrouver le corps de Natalie. Joe essaie de la réconforter (et il le fait au téléphone, ce n’est pas malin), tout en étant stressé lui-même.

L’avantage, c’est que ça force les personnages à communiquer davantage entre eux. Si j’aime les scènes où Joe et Love cherchent à trouver une solution au problème Gil, je n’en oublie pas que Love continue de mentir à Joe (à ce stade, elle flirte elle aussi avec Theo à travers la barrière du jardin) et que Joe est face à un tas de flashbacks de son enfance où il était harcelé qui sont… chiants. 

Le couple est en tout cas dans une vraie situation de stress et ils n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la marche à suivre. Le stress teste toujours les couples de toute manière. Le vrai problème dans cette relation est que les deux personnages passent tout le temps qu’ils ont à se mentir et se cacher des infos. Ainsi, c’est sans consulter Joe que Love embauche un type, Cy, qui bosse pour sa famille et cherche habituellement des informations sur les gens.

Elle finit par tout avouer à Joe, qui a peur lui aussi… mais c’est finalement efficace.

Le plan

Cy finit par trouver un secret bien enfoui dans la vie de Gil qui permet à Love de se déchainer sur lui en alignant les preuves qu’elle a désormais contre lui : Gil a payé une université pour que son fils l’intègre, et puis il y a aussi un énorme détournement d’argent pour une pompom girl de son lycée. Joe comprend bien vite que Gil n’était pas au courant.

En recollant les morceaux de ses recherches, Joe comprend donc que le fils de Gil est en fait une horrible personne qui viole des jeunes filles. Margaret, sa mère, a utilisé son argent pour cacher la vérité sur son fils. Le truc, c’est que ça dévaste Gil de découvrir la vérité sur son fils. Plutôt que de trouver un moyen de destruction mutuelle, Love a ainsi trouvé un moyen de destruction tout court. Gil décide finalement de se suicider. Bon, la série tente de nous garder le suspense sur cette décision, mais… un avertissement en début d’épisode nous avait déjà spoilé ça. Cette fois, la panique de Love est incroyable à voir. Joe reste complètement figé.

C’est finalement Love qui revient à la raison le plus vite. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix, avec la battue organisée par Sherry pour retrouver Natalie. Love décide de se rendre à la battue, puisqu’elle a donné rendez-vous à Theo là-bas, mais promet de revenir au plus vite. Avant de partir, elle avoue toutefois avoir un plan qui pourrait les sortir de là. Je suis curieux de ce que ça va donner.

En soi, ce n’est pas con : elle décide de faire passer Gil pour le coupable de la disparition. C’est assez simple : elle met ses empreintes sur la hache, puis s’arrange pour cacher la hache dans les bois pendant que Joe s’occupe de ramener le corps de Gil chez lui. Simple et efficace comme plan.

En plus, ça arrange Love tout ça : elle peut passer plus de temps avec Theo grâce à ce plan. Elle partage avec lui une haine bien sentie de Sherry, dont tout le monde voit le jeu hypocrite dans l’organisation de cette battue. Malgré ça, quand Theo s’énerve contre Sherry, Love fait ce qu’elle peut pour calmer Theo – et Matthew se rend compte du rapprochement de son fils encore ado avec l’adorable voisine.

Quand il se met à pleuvoir, Theo et Love rentrent donc à la pâtisserie et passent toute une soirée ensemble, comme si de rien n’était. Pendant ce temps, Joe rédige une lettre de suicide pour Gil (bon, y a quand même le problème du corps déplacé et de l’impression qui ne correspondra pas à l’heure du décès, mais bon) et la police retrouve la hache qui a servi à tuer Natalie.

C’est beau comme tout est simple dans cet épisode. Dommage qu’on se retrouve avec Love qui flirte à fond avec Theo, en fait. Celui-ci finit même par embrasser une Love qui passe tout son temps à parler de son frère décédé.

Happy end

Joe conclue cet épisode en nous disant qu’il est tout heureux d’avoir réussi à trouver une histoire plausible pour le quartier. Gil est retrouvé par sa femme, dévastée, la vérité éclate et tout le monde ne peut qu’y croire. Mouais. Matthew n’a pas l’air convaincu, Theo part pour la fac et la vie reprend son cours. Ainsi, Joe peut retourner à la bibliothèque et recommencer à se faire draguer par la bibliothécaire. Peut-être.

Cette fois, Joe se rend compte qu’elle joue un peu avec lui, se moque de lui… et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il se fasse immédiatement un film. Et voilà, Joe a une nouvelle proie. Tu parles d’un cliffhanger, je l’ai vu venir dès le premier épisode, ça. Sinon, ça a l’air d’un coup beaucoup plus simple la vie de parents, on ne voit plus le bébé du tout. Genre qui s’occupe d’Henry pendant qu’ils sont dans la cage à s’occuper du corps de Gil, de la battue, de draguer Theo ou de prendre un cadavre ? Où est Henry, en fait ?

You – S03E03 – Missing White Woman Syndrome – 14/20

Je ne sais pas trop ce que la série a voulu faire avec cette intrigue sur les antivax alors qu’elle n’a pas spécialement traité le coronavirus, mais soit, on fera avec. L’épisode est moins risible que le précédent, mais je passe un bon moment devant la série. En fait, je me rends compte que petit à petit, ça y est, je redeviens accro à la série et à sa narration, malgré tous les détours. Bien content d’avoir encore quelques épisodes en stock, du coup !

Spoilers

Le monde entier découvre la disparition de Natalie.

Masturbation saves the day for now.

La disparition de Natalie

Tous les voisins découvrent la disparition de Natalie et sont choqués. Le cliffhanger ne nous disait pas autre chose : la petite vie de banlieue va être bouleversée par cette disparition. Cela perturbe aussi la tranquillité de Love et Joe : Love est terrifiée de voir les médias se préoccuper de la disparition de Natalie. Joe, plus habitué à attirer l’attention, est beaucoup plus calme. Il guide donc Love comme il peut, pour lui expliquer ce qu’ils sont censés faire.

Franchement, j’ai beau faire des efforts, j’ai beaucoup de mal avec Love. Je la trouve insupportable à s’inquiéter tout le temps et à péter des câbles sans raison. Bon, là, elle a un peu raison de s’inquiéter en vrai, mais bon. Ils ont un avantage certain : le mari semble hyper suspect, à continuer de travailler comme si sa femme n’avait pas disparu. Le désavantage, c’est que malgré l’habitude, Joe se fait repérer en train de l’espionner. Pas la meilleure des idées.

Pour le coup, Love s’en sort mieux avec le reste des voisins : Sherry débarque dans sa boutique pour tenter de récupérer des infos et Love comprend qu’elle peut s’en servir. Sherry veut profiter de la situation pour être un peu plus connue. Elle fait donc ce que toute starlette en devenir ferait : elle récolte un max d’infos auprès de Love, puis elle se fait interviewer par les médias qui ont besoin d’avoir du contenu pour combler le temps à l’antenne. Evidemment.

Le problème, c’est qu’elle en profite pour attaquer le mari de Natalie, ça c’est bien, puis pour dire que Natalie a loué à Love un local juste avant de mourir. Et ça, ça attire l’attention, forcément. Assez vite, les médias se retrouvent donc devant la pâtisserie de Love.

Bon, avant ça, bien sûr, Joe commence à travailler bénévolement à la bibliothèque. C’est là qu’il entend parler du syndrome de la femme blanche disparue. Un grand classique… qu’il ne connaissait pas encore. Je ne trouve pas ça super crédible de sa part, mais bon, on va faire comme si. Ce qui est sûr, c’est qu’il attire l’attention de Dante, pourtant non-voyant, et de sa nouvelle boss ; surtout qu’ils savent qu’il connaissait Natalie. Voilà qui craint pour lui.

Bon, il y a pire : la police l’appelle pour l’interroger à nouveau. Deux jours avant la disparition de Natalie, il a été vu dans sa voiture sur un parking de supermarché, avec Natalie qui lui donne des préservatifs. C’était dans le premier épisode de la saison, c’était de l’humour de sa part (c’était pas drôle) pour flirter avec lui, mais ça le met dans l’embarras à présent. Il réussit en tout cas à se débarrasser de la police en avouant qu’il se masturbait, à défaut de pouvoir le faire chez lui. La scène est plutôt marrante, au moins.

Rougeole

De son côté, Love ouvre donc son restaurant pour la première fois et reçoit la visite inattendue de Theo. Bon, c’est pas si inattendu pour nous : il vient draguer la nouvelle MILF du quartier et n’en a clairement rien à foutre de la disparition de sa belle-mère. Le plus gênant dans cette intrigue, c’est que Love le laisse faire et semble même prendre du plaisir à être dragué par l’ado. De toute manière, l’important ici est que Love reçoit alors un appel de sa mère et laisse la boutique dans les mains de Theo parce que son bébé est malade. Pardon ? Qui laisse son tout nouveau magasin dans les mains d’un ado qui la drague mais qu’elle ne connaît pas ? Bon. Une maman paniquée parce que son fils a la rougeole, peut-être.

On laisse tomber la possibilité de lui filer le covid pour ça. C’est en même temps amusant de voir Love devoir appeler tous ses nouveaux voisins pour leur apprendre qu’Henry a la rougeole. C’est contagieux. Il l’a bien chopé quelque part, mais bon, c’est toujours pareil : la personne qui contacte les autres est plus facile à accuser. Les pauvres. Sherry est insupportable ; et beaucoup trop cliché. L’épisode est aussi moins marrant que les précédents, malheureusement.

Une sous-intrigue voit la mère de Love acheter un vignoble plutôt que de soutenir financièrement sa fille. Honnêtement, je n’en ai rien à foutre. Bien sûr, tout ça n’est qu’un prétexte pour réunir à nouveau Love et Joe à l’hôpital, histoire qu’ils flippent ensemble de la tournure de l’enquête. Ils décident aussitôt de faire en sorte d’accuser le mari de Natalie du meurtre. C’est bien logique.

Le problème, c’est que si Joe a encore l’écharpe de Natalie (aha, le regard de Love !) et souhaite la mettre dans la maison du voisin (il aurait pu se contenter des dents en vrai…), ça se fait au pire moment : il a lui aussi la rougeole. Et une rougeole de série, hein. Voilà donc Joe qui se met à voir son double lui parler, qui a des absences, qui a un flashback d’une infirmière qui lui dit qu’il n’y a pas de trace de son vaccin dans son dossier (parce que sa mère a perdu un carnet de santé d’après Joe)… C’est mal écrit. C’est très bien joué de la part de l’acteur, hein, mais vraiment, c’est un scénario flemmard de le faire avoir des absences comme ça.

Et bien sûr, il se réveille sur le canapé du voisin. C’est con. C’est l’occasion pour Joe d’apprendre à connaître son voisin. Il se rend alors compte que Matthew est un chic type en fait et qu’il n’a pas du tout envie de le faire accuser du meurtre. Bon, il ne sait absolument pas s’il l’a fait ou non à ce moment en vrai. Il se rend compte après qu’il avait bien mis l’écharpe ensanglantée dans la poubelle de Matthew, mais il la reprend en rentrant chez lui : il n’assume pas du tout.

Love

Pendant ce temps, Theo continue de draguer Love en lui apportant des tacos et en lui faisant un câlin quand elle en a besoin alors qu’elle critique les antivax. Le retour de la rougeole, c’est de leur faute, évidemment. Dans tout ça, Love explique à Theo qu’elle a besoin d’aide pour la boutique et qu’elle est prête à l’embaucher en attendant qu’il retourne à la fac et que sa belle-mère soit retrouvée. Bien sûr. Embaucher Theo, c’est une si bonne idée quand elle est liée à la disparition de Natalie et qu’il veut juste coucher avec elle.

Contre toute attente, quand Love rentre chez eux, elle révèle à Joe qu’elle comprend sa décision. Ce n’est pas à Matthew d’être accusé de la disparition de Natalie. Ils sont d’accord pour ça et ils brûlent donc ensemble l’écharpe. C’est un peu absurde de faire ça, je trouve, ils auraient toujours pu trouver un autre coupable idéal, du genre Gil. Bon, il n’est pas idéal, mais ça aurait arrangé leurs affaires.

En effet, si Matthew est dans leur bonne grâce et est touchant dans son désir de punir le coupable de la disparition de sa femme (n’en déplaise à Sherry qui trouve que ce n’est pas assez), Gil ne l’est plus du tout en fin d’épisode. Il se rend dans la boutique de Love pour acheter des cupcakes, et surtout pour lui expliquer que ce sont ses filles, atteintes de la rougeole, qui ont contaminé Henry.

A quoi bon les vacciner d’une maladie que leur corps peut combattre ? Aha. Love lui sourit poliment puis lui explose la gueule. Un bon cliffhanger, donc, mais un autre meurtre qui sera dur à cacher.

You – S03E02 – So I Married an Axe Murderer – 14/20

C’est un peu mieux, peut-être parce que je suis en train de me faire au nouveau ton choisi par la série – nouveaux décors, nouveaux personnages, nouvelles intrigues. J’ai quand même un énorme problème, qui est que j’ai l’impression que la série verse beaucoup plus dans la comédie qu’avant. Et je ne suis pas sûr que ce soit un choix conscient : je trouve drôle des passages qui sont supposés être dramatiques. Un peu gênant, j’imagine, mais l’essentiel, c’est que je trouve des trucs à apprécier, non ?

Spoilers

Il faut se débarrasser de Natalie, mais aussi aller chez le psy et s’installer dans la banlieue.

I broke a vase

Natalie

Mais les images sont clairement surexposées quand ils vont chez la psy, non ? Voilà ma première réflexion sur cet épisode. Déjà que j’ai du mal avec certains focus qui rendent flou les bords de l’image, je suis perturbé. Pourtant, je suis bien sur Netflix. Bref, on n’est pas là pour ça, mais pour la critique de ce que j’ai vu.

Voilà donc un début d’épisode efficace : nous suivons Joe et Love chez une psy conjugale pour tenter de régler les problèmes de couple qu’ils rencontrent. Love avait raison : ils en ont bien besoin, parce que Joe prend assez mal le meurtre commis par Love. Il lui reproche son amateurisme – elle n’a même pas coupé le téléphone – et le couple s’engueule au-dessus du cadavre. Pourtant, chez la psy, il est juste question d’un vase que Love aurait cassé par rage en découvrant que Joe était sur le point de la tromper.

La scène est de la pure comédie. Je ne sais pas si c’était l’intention de la série, par contre. J’ai l’impression qu’ils voulaient faire dans le dramatique, mais moi, vraiment, je suis mort de rire. On a la voix off de Joe qui déteste de plus en plus Love mais est forcé de faire avec, on a Love qui tente de se faire passer pour une victime avec la psy et on a surtout toutes les images, en flashbacks, qui montrent le couple en train de s’embrouiller pour savoir quoi faire du corps.

Chez le psy, Joe dit se sentir émasculé parce que Love le force à abandonner pour de bon la femme qui flirtait avec lui. En flashback, on le voit enfiler le chapeau et le manteau de Love avant de se mettre au volant de sa voiture… Le corps ? Il l’enterre dans les bois – contre l’avis de Love qui ramène Candace dans la conversation – après avoir fait faire un tour au portable et à la tablette de Natalie. Il est malin.

Love ne l’est pas : elle envoie un SMS à Joe pour savoir si « c’est fait ». Mais enfin ? Sois discrète, au moins.

Incomprise

Natalie mise de côté, la psy s’intéresse davantage à Love. Elle cherche à comprendre un peu mieux sa patiente, qui se plaint que tout le monde la trouve impulsive. Tout le monde ? Love serait incomprise ? Eh oui. Tout le monde, c’est sa mère, mais aussi Theo, un étudiant qui lui fait du rentre dedans sur le parking du supermarché. N’importe quoi.

Elle raconte ça sans complexe à la psy, parce qu’elle entend ensuite se plaindre de la situation : elle voudrait que son mari s’intéresse à elle à peu près autant que ce Theo le fait. Ma foi, on peut la comprendre – mais pas Joe. Il est répugné de ce qu’il entend et de la tendance de Love à se victimiser pour tout quand il la rend responsable de tout ce qui leur arrive.

Bon, lui aussi on peut le comprendre : il galère tout de même à se débarrasser du corps de Natalie. En plus, il découvre dans ses SMS qu’elle le voyait comme un voisin ennuyeux. C’est pas hyper cool pour lui et il le prend mal. Est-ce pour ça qu’il est resté avec Love finalement ? Peut-être, mais sa réponse est qu’il est resté pour Henry.

La séance de psy se termine sur la meilleure conclusion possible : la psy souligne que Joe est resté pour son enfant, pas pour sa femme. Ben oui, ça va fonctionner ça, ma foi. La psy leur demande tout de même de mieux communiquer et de trouver une raison de rester ensemble qui ne soit pas leur enfant.

Le problème de la séance de psy ? Elle prend fin et il faut rentrer à la maison et vivre en banlieue comme si de rien n’était. Joe n’aime pas trop ça, mais Love est une putain d’actrice qui est prête à tout pour s’intégrer. Les efforts de communication entre Joe et Love ? Cela fonctionne toujours aussi bien… comme comédie. Je ne sais pas si c’était leur volonté, parce que je n’ai pas souvenir que la série était particulièrement drôle avant.

La banlieue

Joe se débarrasse bien vite de Love en se rendant à la bibliothèque. On comprend assez vite que Tati Gabrielle n’est pas embauchée dans la série par hasard. Il est assez clair que la bibliothécaire sera le prochain crush de Joe. Il se débrouille pour gagner sa confiance en attendant, histoire d’aller récupérer un livre qu’il restaure ensuite pour avoir de l’argent pour Ellie. J’ai hâte qu’elle revienne dans la série.

En attendant, on est coincé dans la vie de banlieue de Joe et Love. Ce n’est pas génial du tout à suivre. Autant la partie chez le psy, ça allait, autant la fête d’anniversaire d’un gamin random dans le quartier, ça m’a blasé. Les pères boivent de l’alcool et parlent de cul, les mères respectent tout ce que Sherry leur impose – même si ça suppose de ne pas manger les gâteaux préparés par Love. Ces voisins sont odieux avec elle. La scène avait tout de même un intérêt majeur : Joe apprend que Natalie, comme tous ses voisins, portait une bague qui la géolocalise.

Aussitôt, Love et Joe se démerdent pour aller la déterrer au plus vite, avant que son mari ne se rende compte d’où elle est. À nouveau, j’ai eu l’impression que la série faisait de la comédie plutôt qu’autre chose. On les voit déterrer Natalie, avec Love qui découvre que Joe avait tout prévu – jusqu’à retirer les dents de Natalie et avoir un plan B pour le corps.

Une équipe

Il n’en faut pas plus pour que Love se mette à flipper. Elle est insupportable, vraiment : elle a peur de ne pas suffire à Joe et qu’il la tue. Lui, il a peur qu’elle tue tous les gens autour d’eux chaque fois qu’il ne sera plus assez passionné par elle. Et contre toute attente, on se retrouve à nouveau chez la psy à qui ils racontent le contenu de la dispute – mais pas son sujet exact.

Contre toute attente, c’est plutôt efficace. Joe se met à penser à tous les actes violents qu’il a commis et la peur qu’il a qu’on le quitte si on découvrait son vrai visage – comme quand Love a vu qu’il avait arraché les dents de Natalie par exemple, Love se met à raconter que la violence qu’elle ressent vis-à-vis de Joe, elle ne la ressent que quand elle cherche à protéger sa famille. Et protéger la famille, ça permet d’avoir de l’amour inconditionnel.

Voilà, en une scène, les scénaristes schématisent des personnages qui paraissaient faussement complexes de la manière la plus simple possible : ils ont peur de l’abandon. Ils se regardent dans un miroir quand ils se voient. Et il est temps qu’ils fassent le choix et le travail de continuer à vivre ensemble. Mouais.

Être une équipe leur permettra d’être mieux ensemble, mais aussi de faire mieux l’amour. Ben oui, bien sûr. Cette petite séance de psy suffit à Joe pour retrouver la Love qu’il aimait : il la voit heureuse avec son bébé et ça lui rappelle qu’il était amoureux d’elle. Oh bordel. Les problèmes de couple sont donc réglés de manière bien simple dans cet épisode… Mais que proposer pour la suite alors ?

En attendant de le savoir, on voit les deux personnages se rassurer comme ils le peuvent en affirmant qu’ils sont prêts à tuer l’un et l’autre pour l’autre ; mais qu’ils vont tout faire pour éviter d’avoir le faire. Une vraie belle équipe.

Cliffhangers

Des pistes pour la suite, il en faut tout de même. Joe passe vérifier que le corps de la voisine est bien enterré pour de bon, avec le ciment qui a pris. Il se rend aussi à la bibliothèque, donner le livre qu’il a réparé et tenter de se faire embaucher. Cela prendra, c’est certain.

De son côté, Love ouvre sa boutique… et découvre que les voisins entendent bien la snobber – un cupcake, c’est trop sucré, surtout si c’est aux fruits, voyez-vous ? On sent la haine dans son visage. Ce n’est pas son seul problème, pourtant : il y en a un autre, de taille, c’est que le mari de Natalie avait un fils avant Natalie : Theo. Ah lala.

Oh, sinon, notons que la cage est de retour ! Love et Joe la construisent ensemble sous la boutique de Love, et ça promet. J’adore les voir se faire assez confiance pour planquer chacun une clé, en plus.

You – S03E01 – And They Lived Happily Ever After – 12/20

Gros « meh » pour une reprise. Je sais que la saison n’a pas vraiment plu et c’est difficile de faire semblant de ne pas savoir pourquoi après ce premier épisode. Joe m’épuise à parler non-stop, les scénaristes défont en un épisode toute la hype qu’ils avaient mis dans leur cliffhanger en s’engouffrant dans des pistes qui n’ont rien à voir avec ce qui était promis et… Mouais. Je ne suis pas convaincu du tout.

Spoilers

Joe découvre la vie de banlieue avec sa femme et… son fils ?

You wanna see my reading room ?

Introduction

Je ne comprends pas ce début de saison. On commence par un résumé des deux précédentes, ce qui est très bien car c’était nécessaire, mais on enchaîne ensuite sur une dizaine de minutes qui n’ont plus rien à voir avec ce qu’on nous vendait jusque-là. Concrètement, Joe n’est pas immédiatement amoureux de la voisine ; il est d’abord un papa d’une petite fille.

Le problème, c’est que sa petite fille est finalement un bébé garçon. What the fuck. Le bébé s’appelle Henry, un choix de Love, mais tout le monde passe son temps à utiliser son deuxième prénom, Forty. Comme le frère de Love, donc. Et elle passe son temps à appeler son fils Forty. C’est angoissant comme tout, comme il est angoissant de voir que Joe est incapable de s’attacher à son fils. C’est bizarre quand même. J’imaginais qu’être un père allait changer le personnage. Père d’une petite fille, ça aurait été encore plus prenant, en plus.

Qu’importe. Avant de nous introduire Natalie, la voisine, la série nous présente tout le nouveau cadre de vie de Joe. Il décrit la vie de Desperate Housewives, littéralement, comme un Enfer : sa belle-mère vit à 30 minutes et s’impose tout le temps ; il n’est pas amoureux de Love, dont il a encore un peu peur apparemment ; il se sent prisonnier. Blablabla. Trop de voix off, trop de commentaires de Joe, trop d’idées d’un coup – il vend aussi des livres depuis son garage, donne de l’argent à l’ado qui n’est plus là, a une voisine influenceuse… C’est trop.

Natalie

Une fois la longue introduction passée, on comprend que l’épisode va partir dans tous les sens. L’une suivra Joe, comme toujours, et l’autre suivra Love, sans la voix off. C’est bizarre comme tout, du coup, mais soit.

Une première partie suit donc Joe dans son flirt avec Natalie, la voisine. Il est cinglé et passe son temps à l’espionner, quitte à la suivre quand elle va faire des courses pour se masturber dans sa voiture en pensant être avec lui. Mais enfin ? Elle l’interrompt en comprenant qu’il puisse être en train de faire la sieste puisque son bébé ne dort pas. Faire la sieste ? La main dans son pantalon ? Il tombe encore sur une cinglée, en fait.

Elle est richissime, est très attirée par Joe avec qui elle flirte, lui laissant un livre quand il la stalke à la bibliothèque (coucou Tati Gabrielle, que fais-tu là ?) ou l’invitant chez elle pour boire un verre en coupant toutes les caméras de surveillance pour que son mari ne puisse pas la voir. Ca me fait grincer des dents tout ça. Effectivement, on sent que la saison va être mauvaise : alors qu’elle le drague à fond et qu’il la voit comme une femme parfaite (c’est pas évident, pourtant), Joe met un énorme stop. Oui, juste au moment où ils allaient passer à l’acte. Il lui explique avoir juste envie d’une amie et ça en reste là… Loin de tout ce qu’on imaginait pour la saison.

Sherry

En parallèle, Love rencontre et passe du temps avec Sherry, l’influenceuse richissime du coin qui a organisé des soirées pendant le confinement. Ah. Le covid a donc frappé dans l’entre-saison ? Quel est l’intérêt d’en parler à ce stade, si ce n’est pas intégré dans l’intrigue ? Franchement, Joe était même présent pour couper le cordon ombilical de son fils, donc vraiment, il ne s’est rien passé avec le covid.

Sherry ? Elle est infernale, espionne tout ce que fait Love, est hyper cassante avec elle sur sa perte de poids post-grossesse, lui présente Kiki et Andrew, des voisins de banlieue tout aussi insupportable qu’elle, puis invite Love et Joe à une soirée. Franchement, je suis sceptique face à ce qu’elle apporte à la série, même s’il était amusant de sentir que Love voulait vraiment lui crever les yeux. Après tout, on sait que Love en est capable. Aucune phrase ne peut être anodine.

Love et Joe se rendent donc à la soirée de Sherry, qui est l’occasion de voir qu’ils s’intègrent comme ils peuvent dans la banlieue. C’est l’occasion pour Love de rencontrer Natalie pour la première fois et de s’en faire une alliée. Alors qu’elle la disait folle jusque-là, elle se rend compte que Natalie est moins méchante que Sherry crachant son venin et se confie à elle. C’est ainsi que c’est à Natalie que Joe parle en premier de son envie d’ouvrir une pâtisserie. Est-ce que j’ai vraiment envie de voir ça ? Je n’en suis pas certain.

Papa

Dans tout ça, la vie du couple Joe/Love est un peu compliquée. Après une longue période sans intimité, Joe a soudainement envie d’embrasser Love et de lui faire l’amour… mais Joe finit par comprendre que c’est parce que Natalie a flirté avec lui. Vexée, elle s’imagine qu’il fait une fixette sur la voisine. C’est ironique : elle se met ça en tête pile quand ce n’est plus le cas. L’avantage, c’est qu’elle en parle avec Joe et que partant de là, ils parviennent à communiquer pour de vrai.

Cela permet de débloquer Joe vis-à-vis de son fils : il ne se sentait pas légitime avec son fils, ayant l’impression d’enchaîner les erreurs depuis sa conception. Finalement, il comprend que Love rencontre quelques problèmes aussi, surtout que son frère lui a dit qu’elle ferait une mauvaise mère. Joe passe donc plus de temps avec son fils en fin d’épisode, et ça se passe d’un coup beaucoup mieux entre eux. Finalement, peut-être qu’ils vont pouvoir vivre heureux pour toujours comme dans les contes.

Pâtisserie

Ou peut-être pas. En parallèle de ça, et même si Joe l’a rassuré en lui affirmant qu’il n’était pas obsédé par Natalie, Love continue d’avoir peur pour son couple. Elle fouille donc le garage et finit par trouver une boîte dans laquelle Joe garde quelques trophées éphémères de sa relation avec Natalie, alors même qu’il n’a pas couché avec : une culotte, un foulard ensanglanté car elle s’est coupée la main et… un tampon ?

Love comprend que Joe se fout d’elle et profite donc du fait que Natalie, agent immobilière, lui fasse visiter un local possible de pâtisserie pour juste lui exploser la tronche à la hache. Après quoi, elle appelle Joe pour lui proposer une thérapie de couple. Ben voyons. J’aime bien que Love soit toujours tarée, mais ça ne nous dit pas vraiment quels seront les enjeux de la saison. J’aurais vraiment aimé que Joe drague une voisine innocente sous le regard de Love, ça aurait pu donner quelque chose de plus engageant que ça. J’imagine que le but est de jouer la carte de la surprise. Et bon, ça fonctionne.