Shadowhunters – S03E02

Épisode 2 – The Powers That Be  – 13/20
Le plaisir de retrouver la série passé, Shadowhunters redevient plutôt médiocre cette semaine où les économies se font déjà sentir : une grosse partie du budget a dû y passer dans le premier épisode, et si ça rendait bien visuellement, maintenant, ça rend plutôt bof. Cette semaine voit se développer une intrigue un peu molle et des quiproquos dignes de télénovelas. Ce n’est pas un épisode qui restera marqué dans ma mémoire, mais ça fait toujours son taf de divertissement me faisant lever les yeux au ciel, alors tout va bien !

> Saison 3


Spoilers

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It’s not weird, it’s not weird at all.

Je pensais que Netflix avait des algorithmes pour me connaître, mais il me propose Black Lightning et The Punisher avant ce deuxième épisode de mon guilty pleasure hebdomadaire. Evidemment que je préfère me jeter sur les aventures de Clary, non mais allô quoi !

La série commence cette semaine avec un événement mondain pour les sorciers qui ne meurent désormais jamais. Magnus y traîne Alec histoire d’avoir quelqu’un à qui parler, à défaut d’assumer pleinement le fait qu’il ait perdu son titre de Grand Sorcier au profit de Lorenzo Rey, introduit au passage comme un jeune sorcier arrogant de 484 ans. Ben voui.

Le type est insupportable et promet à Alec des rendez-vous mouvementés à l’institut, mais ils sont rapidement occupés par d’autres choses, avec Madzie qui débarque pour voir Simon et un accident magique qui lance l’intrigue de l’épisode : les sorciers sont soudainement incapables de contrôler leur magie, et l’un d’eux se fait désintégrer par son propre portail. Heureusement, Magnus sait comment protéger son copain et Madzie, alors on s’en fiche pas mal, mais Lorenzo jette un regard noir à son prédécesseur qui lui a piqué la vedette à sa propre soirée. C’est con.

Chez Magnus, on découvre ensuite que l’acteur interprétant Alec n’est plus au top de sa forme quand le scénario prévoit de lui faire mettre un t-shirt plutôt que de rester en caleçon pendant toute la scène. Les choses ont changé entre deux saisons, mais ils sont toujours aussi niais dans ce couple à s’extasier pour une bouteille de shampoing.

L’intérêt de la scène est que Lorenzo débarque pour prévenir Magnus qu’Asmodeus s’est probablement évadé d’Edom, et qu’il sait parfaitement que notre sorcier aux coupes de cheveux improbables est derrière tout ça. Oh, Magnus dit que ce n’est pas le cas, mais en fait, Asmodeus est un grand sorcier qui n’est nul autre que… son père. Mamamia, c’est reparti pour des histoires de familles.

Alec se débrouille ensuite pour entrer dans le manoir de Lorenzo, soit disant pour le protéger, mais en fait pour enquêter sur les lignes énergétiques corrompues qui ont provoqué l’accident de la soirée de la veille. Tout en faisant cela, il en profite pour déverrouiller une porte-fenêtre par laquelle Magnus s’introduit. Ah ben heureusement qu’il voulait s’introduire illégalement dans la maison, hein.

Et puis, Alec a encore beaucoup à apprendre en politique, clairement : il a toutes les chances de se mettre à dos définitivement ce qui aurait été un allié clé, mais bon. Finalement, les choses se passent plutôt bien quand Alec fait semblant d’apprécier l’art exposé partout chez Lorenzo alors que Magnus jette ses sorts de manière pas discrète. Ils ne se font pas prendre, mais Magnus est super inquiet : tout ça ne vient pas de son père, mais de quelqu’un de bien pire qu’Asmodeus.

Faut-il vraiment faire comme s’il y avait eu le moindre suspense ? La série enchaîne immédiatement avec un plan de la mère de Jonathan qui sacrifie quelques-uns de ses possédés ayant eux-mêmes tué leurs proches pour lui prouver leur loyauté. Et c’est bien le sang de ses possédés qui provoque les crises magiques, dont une arrive à l’hôpital sur ce personnage secondaire déjà vu la semaine dernière, pote avec Magnus et ayant conseillé Alec dans sa relation avec le sorcier. Finalement, avec cette explosion de magie, Catarina, c’est son nom, culpabilise de tuer un de ses patients, mais tout le monde s’en fout royalement.

Dans leur hangar, Maia tente de comprendre ce qui est arrivé à Simon, et le couple est plus crédible que le Simon/Clary de l’an dernier avec des références toutes pourries à Indiana Jones qui passent bien. Si ça passe bien, ça n’empêche que leur scène n’apporte aucune réponse et rien de bien intéressant, hein, faut pas abuser.

On les retrouve ensuite en train de déjeuner, mais on nous rappelle gentiment que Simon ne peut pas manger, puisque c’est un vampire. Pendant qu’il s’étouffe avec la bouffe qu’il a tenté d’avaler malgré tout pour impressionner Maia, celle-ci se rend compte que les loups garous ne sont pas du genre à accepter un inconnu dans la meute. Oh, bah ça alors, quelle surprise ! Simon en fait l’expérience aussi, parce qu’avec sa super-ouïe digne d’un Clark Kent des années 90, il ne perd pas un mot de la conversation de Maia avec l’autre loup-garou.

Pendant ce temps, à l’Institut, Clary a repris la peinture quand elle ferait mieux de s’occuper d’apprendre à se servir d’une machine à coudre vu l’état de son jean. Oui, c’est une réflexion de vieux, mais entre ça et ses écouteurs avec de la musique à fond, elle se comporte comme une adolescente des années 90, alors bon. Jace débarque pour lui proposer un rencard, mais pas avant qu’elle ne lui propose de devenir son modèle, surtout s’il veut bien se déshabiller.

Jace préfère la laisser là avec son modèle tout pourri pour aller demander des conseils de rencard à Isabelle, ça en dit long. Celle-ci est plus blasée qu’autre chose, et on sent bien que son célibat la ronge. Cela ne devrait pas trop durer, son médecin finira bien réapparaître. Quant à Jace, il finit par obtenir une adresse de Simon, ce qui crie le faux pas. Certes, c’est le meilleur ami de Clary, mais c’est aussi son ex, hein.

Cela ne manque pas : Jace ne prend pas de réservation et ils se retrouvent à devoir s’asseoir à une table commune, à côté de… Simon et Maia. Franchement, c’est mieux qu’une télé-novela. Ils essaient de s’ignorer pendant une douloureuse minute où Simon est forcé d’aider Jace à choisir une entrée pour Clary, puis Maia décide de boire et de considérer ça comme une opportunité de passer du temps à 4. Au point où ils en sont de toute façon !

Cela permet aux filles de sympathiser sur des questions futiles de vêtements (mais lié à la transformation, attention) et à Maia de critiquer le physique des Shadowhunters avec tant de tatouages.

Cela fait bien marrer Jace qui sait qu’elle a un tatouage de papillon, parce qu’après tout, il a couché avec, hein. Une information que ni Clary, ni Simon ne savait encore et qui fournit un bon moment de comédie, à défaut d’être un moment brillant d’écriture. J’aurais aimé plus de moments gênants (ben quoi, tant qu’on y est !), mais finalement, c’est vite expédié, surtout du côté Maia et Simon.

Ce n’est pas le cas avec Clary qui ne comprend pas pourquoi Jace refuse de coucher avec elle alors qu’il couche avec tout le monde. Il lui explique que c’est bien de sa faute à elle, parce qu’elle est spéciale et qu’il n’a jamais tenu à personne comme ça. Le voilà mon moment où mes yeux montent au ciel et où Jace ne s’arrête plus de faire sa déclaration amoureuse avec petite envolée lyrique de la musique et cette pauvre Clary qui ne sait pas quoi faire. Pour défendre l’actrice, ce n’est sûrement pas évident de rester silencieuse à attendre que Jace finisse sa petite déclaration, mais en même temps, si les scénaristes ne lui donnent pas de réplique, c’est aussi parce qu’elle n’est pas si bonne actrice. Un bon cercle vicieux, donc, qu’elle rompt en embrasse son Jachinouchet.

Et sinon, en parallèle, Luke débarque à l’institut, on nous le balance avec une scène inutile de Clary heureuse d’aller à son rencard, et il finit par apporter à Isa du travail. Les deux se mettent à enquêter sur Tim, le possédé de la semaine dernière, pour savoir quand il a été possédé exactement. Autrement dit, on tient là une vraie intrigue de saison…

Et une relation bizarre entre Luke et Isa. Le loup en profite pour s’inquiéter de la santé d’Isa, et surtout de son moral clairement dans les chaussettes. Il est plein de bons conseils, du genre qu’il faut prendre du temps pour elle pour trouver l’amour, parce que c’est bien connu, ça se fait en un claquement de doigts. Non, non, ce n’est pas le cas, mais comme nous sommes dans une série, Iz aura probablement de la chance – et on note qu’ils ont eu à retourner à l’hôpital dans cet épisode, comme par hasard.

Tout le monde rentre à l’Institut pour s’occuper du problème des lignes énergétiques qui continuent de poser problème à tous les sorciers utilisant leur magie en ville, les attaquant sans prévenir et provoquant des explosions magiques qu’ils ne peuvent contrôler. Alec a un plan qui implique évidemment la magie de Magnus, et qui pourrait très bien sauver la situation, comme l’empirer en faisant exploser, a minima, l’institut. Évidemment.

Il rencontre immédiatement l’opposition d’autres Shadowhunters, puis ça part en vrille, puis Alec fait entendre son autorité. Du coup, Magnus peut mettre à exécution son plan et gesticuler de manière débile devant le cœur de l’Institut (je donnerai cher pour voir les plans sans effets spéciaux – enfin, non, je ne paierai pas réellement pour ça, mais vous voyez ce que je veux dire).

Magnus se lance dans son rituel, mais Raj a réactivé la sécurité, ce qui provoque des problèmes avec le sort, et risque de tous les faire exploser. Izzy ne peut rien y faire, mais Alec décide de jouer les électriciens pour sauver tout le monde. Manuellement, il parvient à débloquer la sécurité et Magnus réussit à recadrer les lignes d’énergie avant d’endommager le cœur. Autant je m’extasiais la semaine dernière sur les effets spéciaux et les combats, autant cette semaine, c’était de retour à la normale, hein.

On termine avec une scène Magnus/Alec parlant d’Asmodeus et des craintes de Magnus qu’Alec le voit différemment désormais. Comme Maia s’en fout de savoir avec qui Simon a bien pu être avant, Alec s’en fout pas mal de la famille de Magnus. C’est bien connu, le passé ne construit pas du tout une personne et n’est pas important dans une relation, hein !

Sinon, Jace continue de faire des cauchemars où il assassine Clary, Izzy découvre qu’elle ne connaît pas le démon qui a possédé Tim et Simon se fait expulser par les loups garous qui ne veulent plus de lui… à moins que le pouvoir donné par les fées la semaine dernière ne se manifeste et propulse un vilain pas beau de plusieurs mètres en arrière. Yep, on a connu des cliffhangers mieux gérés, mais tout ça se passe devant une Maia pas tellement inquiète de l’attitude de sa meute envers son mec, alors ça aura une continuité intéressante.

Saison 3

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