The Purge – S01E02

Épisode 2 – Take What’s Yours – 17/20
Si j’aime beaucoup ce que la série apporte au concept des films en terme d’univers étendu et de réflexion sur la moralité d’une telle nuit, cet épisode manque clairement du sentiment de peur qu’il essaye désespérément d’inclure. Il n’y a pas tellement de suspense, en fait, surtout que nous sommes au début d’une longue nuit. Il y a aussi quelques déceptions dans les choix d’explications de sous-intrigues. Cela reste une bonne série et un début plus lent permet d’être sûr que la série se garde quelques balles à tirer pour la suite.

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So be an American and purge.

Que j’aime ce générique ! Je crois que je vais le choisir pour l’action selfie du Bingo Séries de ce mois-ci. On verra, j’ai encore le temps d’ici le 7. L’épisode reprend sur la terrifiante nuit qui commence, et c’est excellent de voir à quel point le concept a tout prévu : la Purge est une idée qui paraît totalement aberrante, mais une fois remise dans la logique américaine, ça paraît possible et crédible. On nous montre donc les préparatifs d’un tueur qui a tout prévu pour passer une bonne soirée. On ne le revoit qu’en fin d’épisode quand il se dirige vers la maison d’une femme, en train d’être envahie par deux purgeurs. Reste à voir s’il a pour but de tuer la femme ou de venir à son secours…

On retrouve Jane, notre employée dans de beaux draps quand elle dit au revoir à sa dealeuse et découvre la réalité de la purge quand cette dernière tue deux hommes devant elle. Pendant ce temps, sa secrétaire, Alison, la cherche dans son bureau et farfouille dans l’ordinateur de sa boss, découvrant probablement la nature de son deal financier.

Qu’importe, Jane parvient à remonter à l’étage sécurisé sans que rien de mal ne lui arrive. Félicitations, j’imagine. Un flashback arrive pour nous renseigner sur l’origine de la storyline de Jane avec un entretien d’embauche qui se passe plutôt bien ; même s’il est étrange. Elle ne dit pas grand-chose et est immédiatement embauchée. Les mouvements de caméra et les regards de son boss laissent toutefois peu de doute sur la nature de cette embauche, tristesse.

Elle est rapidement dans une bien mauvaise posture avec David, son boss, qui n’instaure pas une très bonne ambiance de travail avec son harcèlement permanent. Comme dans le présent, elle regarde un live feed de la nuit de la purge sur son portable, on finit par deviner qu’elle a probablement embauchée sa dealeuse pour autre chose qu’un deal financier obscur. Si elle cherche juste à tuer son boss, je vais être déçu de cette intrigue, parce que certes, c’est un connard, mais elle pourrait trouver mieux pour se venger que la purge.

Enfin bref, Alison revient dans son bureau et fait sa curieuse, tentant d’obtenir de Jane une confession sur son plan pour tuer David, qu’elle a probablement vu à l’ordinateur. C’est le genre de petites conversations assez intéressantes qui permettent de voir à quel point l’Amérique de la Purge est complétement tordue. Il est normal de parler de meurtres que l’on aurait envie de faire. Magnifique.

Un autre flashback nous montre Jane rencontrer la dealeuse/meurtrière et passer commande de sa purge.

Le couple de presque riches continue de découvrir la joie d’être riche et d’être dans un lieu « sûr » pour la nuit de la Purge. Jenna voit que Lila continue de l’éviter autant que possible, mais cette dernière prend soudain la décision de venir lui parler. C’est cordial entre elle, mais Alison reste perturbée par leur plan à trois, clairement.

Leila enchaîne ensuite avec un petit dialogue en compagnie de l’autre partie de ce plan à trois (Rick ?) qui tente beaucoup plus de se la jouer cool… alors qu’il est clairement tout aussi perturbé que sa fiancée par le passé. Et le problème, c’est que Lila n’a pas envie de les laisser tranquille très longtemps : elle préfère lui faire du chantage pour coucher une nouvelle fois avec.

Lila retrouve plus tard Jenna au bord de la piscine et hop, elle recommence à la draguer elle aussi, prenant sa température et la recoiffant pour l’embrasser. Elle exerce drôlement bien ses charmes, parce que ça fonctionne vite. La nuit de la purge commence bien pour les deux femmes, mais c’est rapide comme « rebondissement » de la voir craquer si vite. Je me demande ce que la suite va leur réserver.

Du côté de Miguel, toujours pas de changement : il est à la recherche de sa sœur Pénélope et tombe sur des infirmiers de fortune qui ont une sorte de passe-droit pour la purge parce que personne ne semble les attaquer. Soit disant que l’être humain a besoin d’ordre même dans une nuit comme ça. Mouais. Il les aide rapidement, espérant quelques informations sur sa sœur, mais il n’obtient rien de concret.

Il reprend donc la route et tombe dans un piège télévisuel peu vendeur de rêve : il est participant d’une émission de télé-réalité qui souhaite filmer en direct sa mort et qui lui propose de survivre en terminant un parcours. Facile.

Bien sûr tout le parcours est extrêmement piégé, avec une maison des horreurs, des scies par-ci par-là, des faux escaliers, etc. Pourtant, Miguel s’en tire miraculeusement bien. En même temps, nous ne sommes qu’au deuxième épisode, ce serait trop tôt pour le tuer. Et puis, c’est chouette, il gagne une nouvelle voiture placement de produit qui règle le problème de l’essence qui finirait immanquablement à… manquer.

Miguel peut donc continuer sa nuit et se rendre auprès de Pete, l’homme qu’il cherchait pour avoir un moyen de retrouver sa sœur, mais celui-ci n’en a rien à faire, ça va de soi.

Dans le bus, les prières ont repris de plus belle, et il faut quand même être totalement taré pour être encore motivé à mourir. Pourtant, Penelope continue de croire toute la théorie qu’on lui a apprise et elle la répand toujours à ceux qui sont submergés par le doute face à leur suicide, notamment Melissa. La pauvre est immédiatement choisie par la gourou du bus, parce qu’elle fait désordre (euh non, pardon, parce qu’un être supérieur lui dit de la choisir, bien évidemment).

Bien évidemment, Melissa supplie tant qu’elle peut pour ne pas mourir, mais elle n’a plus le choix. Même quand Penelope se propose pour y aller à sa place, elle se voit refuser le droit d’être purgé, parce que c’est au tour de Melissa de l’être et c’est tout. Gloups.

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