Murphy Brown – S11E01

Épisode 1 – Fake News – 16/20
Avec une forme et un jeu d’acteurs venus tout droit d’un autre temps, la série peine à me convaincre totalement… mais purée, il n’y a pas à dire, les répliques sont percutantes et les tacles proposés sont excellents, au point que je sens bien qu’il y aura de quoi être accro. C’est donc étonnant : j’ai un côté extrêmement fan de l’écriture de la série, et un côté plus ennuyé par la forme. Je n’ai pas fini d’être en plein dilemme, je crois.

Saison 11


01

Come on, Murph, you miss being on the air sometimes.

La série ne fait pas dans la dentelle et il est assez clair dès le départ qu’on va nous critiquer Donald Trump à fond la caisse. L’épisode commence tout de même par Murphy Brown découvrant le résultat des élections avec son t-shirt « Original Nasty Woman ». Tout est dit ? Oui, mais il y a toute une saison à venir. Est-ce que c’est un peu surjoué ? Probablement, mais c’est le problème d’avoir une actrice si populaire à l’époque qui reprend son rôle.

Pour une série tournée en 2018, il n’y a pas à dire, les codes respectés sont ceux d’il y a vingt à trente ans. Assez rapidement, Murphy retrouve Frank et une autre de ses ex-collègues, Corky, avec qui elle refait le monde à la table d’un bar. Et avec qui elle reconnaître qu’être à la télévision lui manque quand même un peu.

Deux mois plus tard, Murphy accueille son fils chez elle. Je ne savais même pas qu’elle en avait un, je suis vraiment à l’ouest, moi. Et c’est con parce que son fils vient justement s’installer à Washington, donc à l’est. On lui a en effet proposé un super poste… à Wolf Station, qui est une chaîne conservatrice que sa mère n’aime réellement pas. De son côté, Murphy a été ré-embauchée par CNC pour présenter sa propre émission… Qui sera diffusée à la même heure que celle de son fils. Oui, ils sont concurrents et ça promet de bons moments.

La scène suivante réintroduit Miles, le producteur de Murphy, qui est en pleine dépression à cause de l’actualité. C’est là encore quelque peu surjoué, mais il y a de vrais bons moments dans ces retrouvailles. Je pense que si j’avais regardé la série à l’époque, j’aurais été complétement cinglé face à ce genre de scènes, mais pour le moment, ça sonne faux par moment. Le contenu est excellent, heureusement.

Miles finit par accepter évidemment, et le plateau est rapidement prêt. Toute l’équipe rencontre alors Pat Pattel, qui est là pour gérer les réseaux sociaux. Aussi cliché (et méta) soit-il, il parvient à ne pas être irritant en étant surtout là pour ajouter pas mal de comique plus « moderne ». C’est une bouffée d’oxygène qui fait du bien et confronte un peu Murphy à la nouveauté, ce qui manquait beaucoup dans le reste de ce « pilot » qui n’en est pas un.

Pour le poste de secrétaire, que j’attends le plus dans ce revival parce que c’est finalement les intrigues que je connais le mieux, pas de changement : il va clairement y avoir un roulement très sympathique ; même si ce premier épisode ne permet pas encore de voir à quoi servira un(e) secrétaire. Pour le premier entretien à ce poste, la série marque en tout cas un grand coup avec une première guest star qui a déjà fait couler beaucoup d’encre : Hillary Clinton, qui se présente comme Hilary avec un seul L. Elle n’est là que pour une scène, mais c’est hilarant (toujours avec un seul L, donc) car plein de jeux de mots sur la carrière de celle qui aurait pu être présidente. C’était clairement un des meilleurs moments de l’épisode, et ça m’a fait heureux d’être là à la regarder.

Le fils de Murphy, Avery, vient la veille de leur première émission et il aide sa mère à mettre en place son compte Twitter, qu’elle utilise immédiatement pour dire qu’elle a eu un rencard avec Trump dans sa jeunesse. La série n’y va pas de main morte avec une plume assez corrosive ; la scène se termine même sur un excellent tacle à Roseanne, annulée suite à des tweets de l’actrice. La concurrence est rude ; les répliques de ce revival sont vraiment percutantes par moment.

La première émission de Murphy en 2018 se fait avec Twitter en fond et c’est génial, parce qu’en regardant un peu les TT, on se rend vite compte qu’Avery est bien plus populaire que sa mère. Il faut dire que la première émission de Murphy est une petite catastrophe, surtout qu’elle interviewe une experte sur le réchauffement climatique… qui s’avère être climato-sceptique. Il y a pourtant de quoi se marrer avec cette experte qui tombe à travers la glace, puis avec Donald Trump trollant l’émission et Murphy lui répondant en direct.

Le soir, elle regrette donc de s’être laissée emporter en direct et de ne pas avoir été assez bonne journaliste, là où son fils a su rester professionnel dans l’émission qu’elle a évidemment regardé sur internet. Oui, mais être tweeté par le président, ça aide bien : son émission à elle a largement explosé les audiences de celle de son fils. L’épisode se termine donc sur ce succès pour elle.

Saison 11

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