The Walking Dead – S11E08

Épisode 8 – For Blood – 18/20
L’épisode prend peut-être un peu trop son temps au début, mais assez vite, on comprend vers quoi on se dirige et c’est vers une fin de mi-saison franchement efficace. Les cliffhangers donnent envie d’avoir la suite au plus vite, et avant d’y arriver, on a des évolutions parfaitement logiques. Les scénaristes prennent le temps de développer correctement les personnages pour que chaque décision soit cohérente, et c’est loin d’avoir été toujours le cas dans cette série. Un très bon épisode, donc.

Spoilers

Pope est impressionné par les tactiques de Maggie, qui ne se doute pas que les personnes pour qui elle se bat font face à une sacrée tempête.

Somehow, she has turned the dead against the living.

Toute une horde de zombies se dirige vers le campement de Pope, ce qui ne rassure pas trop ses hommes. Seulement voilà, les zombies restent pépère à proximité, donc tout semble bien se passer et Wells, l’un d’entre eux, est choisi pour mener au loin les zombies. Pas de bol pour lui, il n’a pas affaire à une simple horde de zombies, mais à Maggie et Negan. C’est con pour lui : il découvre l’efficacité des méthodes d’Alpha en se faisant bouffer par des zombies après quelques coups de couteaux.

Je suis triste pour lui, franchement, il n’avait certainement pas demandé ça. En plus, on nous révèle que Pope soupçonnait depuis le départ que Maggie était derrière tout ça, mais de manière si peu claire que j’ai cru un moment qu’il connaissait Alpha. Ce n’est évidemment pas le cas, seulement, il comprend bien vite que Maggie a trouvé une solution pour contrôler les zombies. Cela n’est pas très rassurant, surtout quand les zombies s’approchent des barricades, au beau milieu d’un moment gênant pour Daryl avec un interrogatoire de plus sur Maggie.

Le plus gênant pour Daryl, c’est toutefois de comprendre qu’il y a des mines tout autour du camp entre les zombies et la barricade : il a bien compris que parmi les zombies, il y a ses amis, hein. Il fait tout ce qu’il peut pour les protéger, n’hésitant pas à tuer son pote de cigarettes d’un soir et à leur indiquer la voie pour trouver la bouffe, dont il a fait sauter le cadenas, tant qu’à faire. Grâce à son aide, Gabriel et Maggie peuvent donc entrer dans le campement.

Une fois à l’intérieur de celui-ci, Maggie utilise une voiture-bélier pour ouvrir la barricade du campement, et elle fait bien : à quelques secondes près, les hommes de Pope allait utiliser une arme sacrément inquiétante sur tous les zombies, et donc sur les potes de Maggie aussi. Nos héros sont plutôt du genre à être increvables, heureusement : Daryl révèle ainsi à Shaw toute la vérité sur son plan.

Ensemble, ils empêchent ainsi Pope de lancer l’arme meurtrière sur le champ de bataille : Daryl veut sauver Maggie et ses potes, Shaw veut sauver ses hommes, contrairement à Pope qui comptait sur Dieu pour les sauver. Il ne s’attendait certainement pas à ce que Shaw décide ainsi de le tuer, le poignardant en pleine gorge comme si de rien n’était. Elle laisse tomber ses principes pour lui, mais pas pour le reste : elle accuse aussitôt à la radio Daryl d’avoir tué Pope. Tout le monde apprend donc la mort de Pope et Daryl n’a pas vraiment le temps de dire au revoir à sa copine qu’il est déjà obligé de sauter par-dessus la barricade pour survivre.

Enfin, ça, c’est ce qu’il espère. En pratique, Shaw n’hésite pas à utiliser l’arme meurtrière de Pope sur le champ de bataille, mais APRES avoir demandé à ses hommes de se retirer. Contrairement à Pope, elle prend donc le risque de laisser ses ennemis se douter de quelque chose. Et elle fait bien, Maggie et Negan sont trop stupides à ne pas comprendre qu’il y a un danger quand les hommes contre lesquels ils se battent se retirent. Ils restent donc plantés là au moment où l’arme s’apprête à s’enclencher. Cela fait un excellent cliffhanger qui laisse TOUS les personnages en danger : des artifices sont lancés contre eux sur le champ de bataille…

Pendant ce temps, à Alexandria, une tempête qu’on a vu arriver depuis deux épisodes se déchaîne sur le campement… et ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle. En effet, la tempête est destructrice : tout le monde se réunit dans une seule maison, mais de celle-ci, Rosita constate qu’un bout du mur de protection est arraché et se balade dans les rues de la ville.

C’est super problématique et ça mène aussitôt à un plan d’action où Carol, Kelly et Connie se rendent en-dehors de la maison pour la protéger des zombies. Aaron sort lui aussi, pour renforcer si possible la barricade. Si Judith aurait aimé pouvoir aller avec les adultes, elle est obligée de rester en arrière pour « rassurer les autres enfants ». Et ça fonctionne : Gracie accepte de rester avec elle, avant d’admirer son courage à n’avoir peur de rien. Virgil se retrouve à jouer les babysitters pour elles, mais il n’est pas bien efficace, si vous voulez mon avis… mais il était cool de le voir parler de Michonne avec Judith, qui ne se remet toujours pas du départ de sa mère. Forcément.  

En effet, Grace se retrouve bien vite attrapée par un zombie. Judith est toujours très efficace quand il s’agit de lutter contre les zombies, mais ça pose tout de même un problème : la maison est entourée quoi. Reste à savoir ce que font les équipes en dehors, mais en attendant, on suit ce qu’il se passe à l’intérieur, et c’est brillant à voir. Je veux dire, j’ai toujours été fan de Rosita, mais depuis une saison ou deux, elle a toujours les meilleures scènes à Alexandria.

Cette fois, c’est donc elle qui se dévoue, malgré son bébé qui pleure dans la maison, pour sortir sous la pluie et nous dégommer tous les zombies qui essaient d’approcher. C’est juste brillant à voir et, un peu comme Judith, je n’arrivais pas à détourner le regard de Rosita. Elle agissait en vraie queen dans cet épisode, tout simplement, et ça fait toujours plaisir ce genre de scènes.

Malheureusement, elle est débordée par tout ce qu’il se passe et elle comprend qu’il va falloir abandonner la maison. Elle s’organise donc comme il faut pour le faire, mais elle oublie de vérifier que Judith et Grace la suivent bien. Pour sa défense, elles sont censées être parties depuis un moment et Rosita se concentre sur Coco, laissant Lydia en dernier rempart temporaire contre les zombies. Elle ne pouvait pas non plus prévoir que Gracie allait faire de la merde à se rendre dans une cave pour trouver une arme contre les zombies.

Sérieusement. Les enfants sont infernaux dans les séries, à l’exception de Judith qui agit en adulte… mais trop tard. Pas aidée par Gracie, elle se rend compte qu’elles sont en fait piégées dans la cave, qu’elle ferme à clé pour se protéger des zombies. D’un côté, les zombies, de l’autre, des fenêtres brisées et un début d’inondation. Non, vraiment, les personnages de la série ne sont pas aidés non plus, je reconnais.

C’est un putain de double cliffhanger cet épisode, et dans les deux cas, je vois la cohérence des actions de chaque personnage. Shaw n’allait pas tuer Daryl directement, mais elle lui dit clairement qu’elle va protéger sa famille quoiqu’il en coûte. Grace fait de la merde, mais c’est une enfant apeurée. L’oubli de deux enfants qui ne sont pas où ils devraient être ? Crédible.

Putain. J’ai hâte de voir la série revenir – et je suis content d’avoir gagné un mois sur le temps à attendre en ayant tant de retard dans mon visionnage. Plus qu’à rattraper le reste de la franchise, maintenant.

The Walking Dead – S11E07

Épisode 7 – Promises Broken – 15/20
Si ça reste un épisode plutôt intéressant à bien des égards, je dois reconnaître que j’ai eu du mal à cerner tous les enjeux de chaque intrigue. Les évolutions de certains personnages sont assez prenantes pour que je reste plutôt sur une bonne impression face à l’épisode, mais je trouve que pour des épisodes aussi longs parfois, on manque franchement de moments explicitant des détails de l’intrigue. Ou alors, c’est moi qui décroche. M’enfin, même ça, ce serait de la faute de la série si ça arrivait, non ?

Spoilers

Le Commonwealth a des lois particulières, Pope a des règles particulières et Maggie doit revoir ses priorités.

You’d take a promise from me, really ?

L’épisode ne perd pas trop de temps en introduction pour une fois : on reprend grosso modo là où le précédent s’est arrêté, mais pour le groupe de Maggie. Negan a parfaitement compris que Daryl voulait que le groupe de Maggie fasse demi-tour et retourne chez eux, mais ce n’est pas comme ça que Maggie interprète le message qu’elle a entendu dans la maison. Elle veut absolument venir en aide à Daryl, et pour cela, elle n’hésite pas à faire la promesse à Negan de ne pas s’en prendre à lui s’il accepte de l’aider.

Eh, c’est Negan qui insiste énormément pour cela, mais je n’ai pas tellement confiance en Maggie, entre sa réaction à l’idée d’une promesse et le titre de l’épisode… Ca craint. Pas le temps de trop y réfléchir, cependant, le groupe est rapidement attaqué par des zombies constitués du reste du groupe de Maggie. À ce stade, cependant, les zombies ne sont plus un problème : le groupe décide de se servir des zombies pour se faire de nouveaux masques zombies. Oui, la technique d’Alpha a de beaux jours devant elle : Negan apprend à Maggie comment faire pour se comporter comme un zombie.

Elle n’est pas très douée, mais eh, ça viendra avec le temps j’imagine. Le temps, les scénaristes jouent avec et une petite ellipse temporelle suffit à ce qu’on se débarrasse de cette partie de l’intrigue pour se concentrer sur la relation entre Maggie et Negan. Ce dernier lui explique qu’il n’hésiterait pas à tuer tout le monde s’il devait recommencer, pas juste Glenn. Ehe. Belle idée. J’ai trouvé la scène super juste et toujours aussi intéressante à suivre, franchement.

Tout ça mène finalement au plan de base : Maggie et son groupe conduisent tout plein de zombies vers leurs ennemis pour libérer Daryl. Dans le tas de zombies, par contre, ils découvrent la petite sœur d’un de ses potes. C’est triste.

Pendant ce temps, nous retrouvons Eugene en train de draguer Stephanie. Tous les deux sont chargés de faire le ménage en tuant des zombies dans une maison abandonnée, mais une fois que c’est fait, ils papotent plutôt que d’aller aider Princess et Ezekiel qui ont le même job… sauf que bon, Ezekiel n’a plus tellement la santé pour ça, apparemment. Stephanie s’engage à lui trouver un médecin quand Princess finit par lui demander, et nos héros se font peu à peu à cette nouvelle société étrange dans laquelle ils sont tombés.

En parallèle, Yumiko est mieux habillée que jamais dans la série. Le changement d’ambiance est radicale : elle est désormais avocate et peut faire du chantage pour demander à rencontrer Ms Milton. On ne sait pas bien qui c’est, si ce n’est que c’est désormais sa boss. Yumiko espère aussi venir en aide à ses amis, même s’ils ont commis des crimes, et rattrape le temps perdu avec son frère. Celui-ci lui demande de ne jamais révéler qu’il est médecin, car ça finirait mal pour lui avec le Commonwealth. Il a à peine dit ça qu’il est immédiatement arrêté par des gardes du Commonwealth.

Quand Yumiko cherche à en savoir plus, tout ce qu’elle apprend, c’est que son frère est en sécurité et que le type présentant la vidéo du Commonwealth espère faire d’elle son ami. Ben oui, elle s’apprête à être vraiment bien placée dans leur société – elle est même capable d’avoir rendez-vous avec Pamela Milton. Et apparemment, ce n’est pas rien.

La fameuse Pamela a un planning très chargé et apprécie que ses employés soient à l’heure, mais on ne peut pas en dire autant d’elle. Elle ne prend même pas le RDV avec Yumiko finalement, parce que son fils a été attaqué… par Eugène. Son fils est en effet un boulet fini, un jeune riche privilégié qui croit avoir tous les droits – précisément parce qu’il les a. Il est le fils du gouverneur et il prend très mal de voir Eugène et Stéphanie interrompre son rencard pour tuer des zombies qui allaient le tuer.

Sérieusement, c’est une société ridicule à ce stade : ils foutent en prison Eugène parce qu’il fout un coup de poing au type qui lui reproche d’avoir mis du sang sur la tronche de sa copine… quand littéralement Stéphanie vient de sauver la vie de la gamine en question. Même en changeant de point de vue et en se mettant du côté du petit Milton, y a des tartes qui se perdent.

De son côté, Daryl continue son infiltration et tente de se faire des potes gérant le garde-manger en offrant des cigarettes. Pas exactement ce pourquoi je suis là, mais bon, les petits moments aident parfois à comprendre les grands… Ce n’est pas ce qu’il se passe pour l’instant, après, on ne sait jamais. Ce petit moment est interrompu par le retour de la patrouille qui n’a rien trouvé de ce qu’ils cherchaient, à savoir Maggie et les autres.

Cela énerve inévitablement Pope, alors que Shaw nous montre qu’elle a plus de galons que prévu dans cette organisation, et plus de cran aussi. Elle tient tête à Pope sans hésiter pour protéger les hommes qui ne faisaient que suivre ses ordres même s’ils n’ont rien trouvé. Elle repart donc en patrouille avec Daryl et sans trop de surprise, ils ont bien plus de chance. Ils tombent assez vite sur un homme qui leur implore pitié… mais Pope ordonne que lui et sa famille soit tués.

Sans surprise, Shaw est OK avec cet ordre, hein. Par contre, quand elle voit la femme à moitié morte et son fils, elle change d’avis. Pire encore, elle est incapable de tuer la femme quand elle la supplie, lui disant qu’elle est prête à mourir maintenant que son fils et son mari sont partis.

The Walking Dead – S11E06

Épisode 6 – On the Inside – 17/20
Cela faisait longtemps qu’un épisode de la franchise n’avait pas réussi à me faire sursauter autant. J’étais à fond dans toute une partie de l’intrigue, spécifique à cet épisode, quand la partie concernant le fil rouge de la saison se développait de manière intéressante elle aussi, sans parvenir pour autant à être aussi prenante. Un excellent épisode en tout cas, il aurait fallu que je me le regarde plus tôt, quand même.

Spoilers

Connie a un nouvel allié, mais aussi une menace qui la poursuit.

I got everything I needed out of him.

Voilà, j’ai rattrapé mes hebdos, et j’en suis à l’épisode 6 de mes hebdos… Deux bonnes raisons de reprendre enfin The Walking Dead. Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de faire ce que je voualis avec, à savoir une soirée d’Halloween… mais ce n’est pas grave. Le temps est pourri aujourd’hui, il fait déjà noir comme si nous étions en pleine soirée, alors je commence mon rattrapage avec plaisir.

La première scène est super prenante en plus, avec Connie qui revient enfin dans la série ! Elle revient de nuit, paniquée, avec un homme qui s’enfuit avec elle, menacé par on ne sait trop quoi. Je doute qu’il s’agisse de zombies : ils n’hésitent pas à foncer tout droit vers une maison entourée de zombies pour échapper à une menace invisible faisant craquer les brindilles sous son poids. Etrange. Et prenant, à vrai dire.

Je suis content de retrouver l’actrice après avoir vu Eternals cette semaine, en plus. J’espère que son épisode sera intéressant, mais ça me paraît plus que faisable, car c’est un personnage que j’aime bien. Je ne peux pas en dire autant de son acolyte, parce qu’on ne le connaît pas encore et qu’il paraît être plutôt un boulet en ce début d’épisode, à ne pas vouloir s’enfuir en courant. En plus, il n’arrive pas bien à communiquer avec Connie, forcément.

Celle-ci est clairement obsédée à l’idée de retrouver ses amis et son campement, au point de ne pas dormir. Elle est finalement le boulet qui refuse de dormir quand c’est évident que c’est ce qu’il faut faire. Il insiste deux ou trois fois, avant de s’endormir lui-même. Ou plutôt d’essayer. Pas évident à faire quand Connie est là et doit encore gérer son propre PTSD avec les zombies. Eh, c’était efficace le jumpscare avec les zombies qu’elle pense apercevoir dès qu’elle ferme les yeux là.

Elle ne peut plus vraiment se fier à sa vue et elle n’entend toujours rien, autant dire que ça craint de fou. Connie décide de faire le tour de la maison pour se faire une idée d’où ils se sont réfugiés et elle ne le regrette pas : elle voit ainsi que tous les yeux des tableaux de la maison sont rayés au couteau… et voit aussi les yeux d’un homme qui l’observe à travers un trou dans le mur. Eh, vraiment, l’épisode fait bien son boulot pour nous mettre à l’aise dans son ambiance horrifique, là.

Le problème, c’est qu’il faut que Connie réussisse à convaincre l’homme qu’ils ne sont pas seuls. Ce n’est pas gagné, parce qu’elle n’a pas dormi depuis plusieurs jours… Elle a pourtant raison, et il s’en rend compte un brin trop tard quand un panneau de bois se glisse entre eux alors qu’elle essaie de le convaincre de sortir de la maison. Non, vraiment, ce côté sans aucun bruit est hyper efficace pour faire monter la tension et la pression.

Finalement, Connie se rend compte juste à temps qu’elle est observée et poursuivie par un homme à moitié à poil se déplaçant comme un chien. Bordel, mais c’est vraiment un bon versant de série d’horreur là. J’étais à fond dans toute la scène de course poursuite entre Connie et son agresseur. Le fait qu’elle n’entende rien n’est vraiment pas rassurant pour elle comme pour nous, car on ne sait pas à quoi s’attendre. La série fait du bon boulot ! Et le type chez qui ils sont ? Terrifiant aussi !

Il parvient à sortir de littéralement nulle part derrière le pote de Michonne et Connie et, ouais, j’avoue, c’était creepy. Malgré tout, l’allié de Connie réussit à s’en tirer et manque de la tuer, parce qu’il est trop con pour imaginer que ça puisse être Connie qui tape contre le mur pour l’avertir du problème. Au moins, ils peuvent se retrouver, c’est déjà ça. Et c’était chouette de les voir se faire confiance et apprendre à communiquer.

Ils finissent ainsi par s’en sortir ensemble, en équipe, face à un tas de psychopathes. La série fait le mauvais choix de tuer tous ces gens dignes des hommes des cavernes en utilisant des zombies, malheureusement. Ben oui, c’est ce à quoi ils m’ont fait penser désolé. Et Connie qui leur balance tous les zombies à la gueule, c’était glauque malgré tout. Ils ont survécu comme ils pouvaient après tout…

Pendant ce temps, Carole et Aaron débattent pour savoir où retrouver Connie, alors que Kelly se lance d’elle-même à la recherche de sa sœur, à cheval. Elle aurait pu se mettre une sorte d’armure pour me faire un point du Bingo Séries, mais non, c’était trop lui demander apparemment. Kelly est assez forte pour retrouver les affaires de sa sœur, mais pas pour la retrouver. Pas encore en tout cas. L’avantage, c’est que dans les affaires de Connie, il y a un carnet qui lui permet de comprendre qu’elle n’est pas seule et qu’elle est avec un homme qui connaît Michonne.

C’est un bon début. Il n’empêche qu’elle finit par tomber dans les mêmes pièges que sa sœur qui se sentait suivie, et c’est un problème parce qu’elle embarque Magna, Rosita et Carol avec elle. J’aime beaucoup cette équipe, cependant, et elle arrive à temps pour voir Connie et son pote – grièvement blessé lui – sortir de la maison des psychopathes. Les retrouvailles sont de courte durée en fin d’épisode, mais ça promet.

De son côté, Daryl continue sa mission d’infiltration comme il peut. La partie la plus simple étant passée, il doit à présent torturer les ennemis de ses nouveaux alliés, même si ce sont ses vrais alliés. C’est hyper discutable ce qu’il se passe là : il n’hésite pas à couper le doigt d’un homme qui lui indique de se rendre dans une maison jaune à côté d’une antenne. Allons, bon.

Au moins, Daryl a totalement la confiance de son nouveau gourou comme ça. Il peut même participer à l’expédition chargée de vérifier si l’homme qu’il a interrogé disait vrai. Ce faisant, il se fait repérer par Maggie ? C’est intéressant ça, je ne m’attendais pas forcément à la revoir dans cet épisode. Daryl non plus vous me direz. Il comprend toutefois assez vite où se cachent Maggie, Negan et Gabriel, ce qui lui permet de les protéger comme il peut.

Nos héros parviennent à s’enfuir en ayant entendu assez d’infos pour savoir à qui ils font face en ce qui concerne le groupe de Pope et Shaw, alors que Daryl découvre que le type qu’il a gentiment interrogé le matin même est mort : Pope l’a interrogé à nouveau et l’a tué…

The Walking Dead – S11E05

Épisode 5 – Out of the Ashes – 16/20
Enfin un épisode qui ne donne pas l’impression de perdre son temps avec une avancée dans presque toutes les intrigues et des perspectives vraiment intéressantes pour la suite de la saison. Pour la première fois, je trouve qu’on se sent dans une dernière saison, avec des rappels plus ou moins habiles des saisons précédentes. Je n’ai pas vu le temps passer, et c’est tant mieux : c’est un peu le but devant une série normalement, ça n’a pas toujours été le cas avec celle-ci !

Spoilers

Où l’on en découvre plus sur le Commonwealth, sur la fragilité d’Alexandria, sur les cendres du Commonwealth et sur un ship forcé par les scénaristes, ne vous en déplaise.

Do you feel better now ?

Incroyable, mais vrai : j’ai suffisamment bossé hier après-midi pour avoir le temps de regarder cet épisode ce matin ; et croyez-moi, j’en profite car je sens que ça ne sera pas comme ça toutes les semaines. J’ai un début de semaine plutôt cool pour aujourd’hui, alors go, hein. En plus, ce cinquième épisode commence bien, en se concentrant sur Aaron.

Dès les premiers instants, j’ai compris qu’il s’agissait d’un rêve de sa part, parce que la luminosité ne laissait que peu de doute. Après, je pensais à un rêve puisqu’il était avec Gracie, mais ça vire vite au cauchemar avec l’ensemble de ses anciens ennemis qui viennent les agresser. Franchement, ça permet de se souvenir que j’en ai oublié un paquet, notamment ceux avec le W sur le front. Il y a des menaces plus marquantes que d’autres, heureusement : le sifflement de Negan, c’est inoubliable.

À son réveil, Aaron est heureux de constater que Gracie va parfaitement bien, n’a pas été enlevée et est simplement endormie à côté de lui. Le répit est toutefois de courte durée quand toute la barraque se réveille – pourquoi Aaron et Gracie ont-ils le droit à un lit, hein ? Si tout le monde se réveille, c’est parce que les murs de la ville ont fini par céder et qu’il y a désormais des zombies à l’intérieur de la ville. Bon, finalement, tout se passe bien pour nos survivants. Nous n’apercevons qu’un ou deux survivants morts, alors qu’Aaron se fait attraper la barbichette et ne rigole pas.

Le vrai plan des scénaristes ici est de nous montrer qu’Alexandria n’est plus aussi sécurisée qu’avant et que ça va rapidement poser un problème pour la survie du groupe. Alors que Rosita en est déjà à envisager de déménager, le plan qui se met en place est de retourner à Hilltop pour tenter de retrouver des objets parmi les cendres. Tout est parti en fumée, mais les outils dont ils ont besoin pour réparer les murs d’Alexandria peuvent peut-être s’y trouver.

Ca, c’est la théorie. En pratique, revenir sur place est douloureux quand ils se rendent compte qu’une bonne partie de ce qu’ils espéraient trouver n’est plus là – contrairement à leurs anciens amis. C’est toujours chouette ce genre de continuité, tout de même. Ce que j’ai préféré dans l’épisode, par contre, c’est le retour des Whisperers.

Je trouve que ce retour se fait de manière hyper cohérente et logique, avec un simple survivant de l’incendie essayant de survivre encore comme il peut, grâce aux zombies qu’il trouve et qu’il rassemble en meute, à la manière d’Alpha. Cela fait partir en vrille Jerry, Aaron, Carol et Lydia qui sont venus chercher des outils, évidemment. Par contre, Lydia le reconnaît et empêche Aaron de le tuer, préférant avoir des informations.

Cela me semble plus malin comme stratégie, par contre, ça n’empêche que ça les place face à un dilemme : que faire de lui ? La décision la plus logique est de le laisser en vie en attendant de savoir si on peut lui faire confiance. Malheureusement, ce n’est pas le cas : quand Aaron décide de le mettre dans les anciennes cellules, c’est pour mieux trouver tout un groupe d’anciens Chuchoteurs. Si à première vue, ils sont terrifiés de voir leurs anciens ennemis dans leur nouveau domicile, ils n’hésitent tout de même pas à se défendre, quitte à mettre en danger la vie d’Aaron.

Celui-ci ayant trouvé des masques supplémentaires de zombies, il pète un câble. Le voilà donc qui se met à torturer l’ancien Chuchoteur pour tout savoir de son plan. Le seul problème, c’est qu’il est aveuglé par la haine au point de torturer le type avec un zombie, et au point de laisser le zombie lui bouffer la main. C’est hallucinant : Aaron veut l’entendre dire qu’il y a d’autres chuchoteurs dans le coin et qu’ils ont un plan pour les détruire… Heureusement que Lydia est là pour calmer le jeu et se barrer quand ça devient trop intense.

Pourtant, c’est finalement Carol qui empêche Aaron de faire de la merde, parce que la torture est super violente quand même. Eh, même moi j’étais mal à l’aise de voir tout ça. J’adore Aaron en théorie, il a toujours représenté le calme et la rationalité… Que ce soit maintenant à Carol de jouer ce rôle, ça m’a un peu énervé, parce qu’elle n’a jamais représenté la sérénité ou le pardon dans la série. En plus, la série nous a appris tout au long des onze saisons que c’était une mauvaise idée d’être trop gentil, mais voilà que Carol le fait.

J’espère qu’elle n’aura pas à le regretter, mais puisque c’est Carol, ben… Ca lui porte chance. En effet, en fin d’épisode, l’ex-Chuchoteur parle enfin, et à voix haute en plus : il révèle que lui et ses amis ont croisé la route de Connie, assurant ainsi qu’elle est toujours en vie. Putain, il était temps d’en entendre à nouveau parler ! Carol est aussitôt sur le pied de guerre, voulant retrouver Connie pour enfin arrêter d’avoir à culpabiliser de sa mort dont elle se sentait légitimement responsable.

En parallèle, à Alexandria, la vie reprend son cours avec Rosita qui monte bien mal la garde. Elle ne voit ainsi pas du tout que des adolescents sont parfaitement débiles à jouer avec un zombie, risquant de se faire bouffer un doigt à chaque fois. Ils ne mériteraient pas autre chose. La série nous sort vraiment une intrigue digne des séries ados avec ça, en plus : Judith se fait ainsi maltraiter par un ado qui la traite de psychopathe et se moque de sa mère l’ayant abandonnée. Tss. L’actrice s’en sort étonnamment bien.

Je dis ça, mais j’avais déjà repéré qu’elle gérait bien la saison dernière, alors ça ne devrait pas m’étonner. La voir donner des cours de self-defense avec épée, ce n’était pas glorieux. Son intrigue avec les enfants de nos héros ? Humph. Disons que je ne suis pas hyper convaincu d’une intrigue où les enfants font ce qu’ils veulent et cohabitent tous dans l’ancienne maison de Rick et Michonne.

Là, ils prennent leurs aises et cassent même la fameuse planche avec les empreintes de mains de Carl à la peinture. C’en est trop pour Judith qui se retrouve à pleurnicher comme l’enfant qu’elle est. Cela nous permet de découvrir une nouvelle facette de Rosita, qui se montre plus maternelle avec Judith qu’avec son propre gosse. Eh, il faut bien que quelqu’un s’occupe des Grimes, il s’agissait en théorie des héros de la série et il n’en reste plus qu’une. Tu parles d’une série de survie !

Pendant ce temps, Maggie et Negan sont bien forcés de faire équipe ensemble : ils sont en chemin pour trouver davantage de nourriture tout en se rapprochant d’Alexandria de mémoire. C’est mal barré. Ils doivent apprendre à se faire confiance, et ils le font peu à peu avec de plus en plus de moments où, vraiment, j’ai l’impression que les scénaristes veulent qu’on les shippent. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir deux survivants tuer un même zombie en même temps, non ?

Et puis, quand Negan veut abandonner la planque où Maggie insiste pour rester et attendre les autres, ils en viennent aux mains et la tension est là. Et quand je parle de tension, je parle bien de tension sexuelle. Je suis super dérangé par cette évolution entre eux, mais je la vois tellement venir depuis quatre épisodes… Je ne le sens pas, les amis. En attendant, heureusement, ils sont interrompus par Gabriel et un autre type qui prennent eux aussi la décision d’attendre d’autres survivants. Il ne reste que Daryl et Frost, qui que soit Frost. On verra bien ce que ça donnera dans un prochain épisode, mais au moins, je suis content de voir qu’on avance sur tous les fronts.

D’ailleurs, ma partie préférée de l’épisode ? Le Commonwealth, honnêtement. Bon, ils en font beaucoup trop pour qu’on puisse croire que ça puisse se passer sans problème. Nos héros ont ainsi droit à un petit film de présentation digne de la Dharma Initiative avec plein d’images d’archives nous montrant à quel point la vie est paisible dans ce nouveau campement.

On a grosso modo une ville constituée de décors de films américains, hein, mais bon, l’important est de retenir que Pamela Milton est celle qui dirige cet endroit où la vie semble merveilleuse au point d’avoir un hôpital – et des glaces ! Par contre, l’épisode ne fait que nous teaser cette endroit, en permanence : pour une fois, ça mériterait presque un épisode complet et on ne l’a pas.

Nous avons toutefois quelques scènes, avec une séparation rapide de Yumiko et des autres. Il faut dire que contrairement à eux, elle reçoit un courrier officiel qui fait d’elle une citoyenne du Commonwealth que l’on traite bien différemment. Le fait d’être avocate et d’avoir un frère dans les murs, ça doit aider apparemment. D’ailleurs, c’était un plaisir de voir Yumiko retrouver bien vite son frère.

Alors que sa sœur bravait régulièrement la mort et devenait une sorte de super-héroïne de l’apocalypse, lui passait tout son temps à… faire de la pâtisserie. Oui, oui, il a une formation de chirurgien, mais pendant l’apocalypse, il préfère cuisiner des gâteaux, car c’est ce qui le rend vraiment heureux. Tant mieux pour lui, hein. Je cherche encore l’intérêt de cette intrigue sur du plus long terme, sachant que le long terme sera court : il ne reste qu’une poignée d’épisodes après tout. La série risque de me manquer, car il y a vraiment des personnages que j’apprécie.

Yumiko en fait partie. Princess aussi. Elle me fait toujours autant rire dans cet épisode à espérer l’existence d’un centre commercial ou à draguer comme elle peut Mercer, le garde en charge lors des interrogatoires des épisodes précédents. À l’inverse, Ezekiel et Eugène, bon… Ils reçoivent chacun un job, ainsi Ezekiel doit s’occuper des animaux alors qu’Eugène est un futur prof. Merci non merci, je n’en veux pas comme collègue, oh.

La première journée au Commonwealth ? Plutôt que de découvrir tranquillement les lieux, ils décident de faire de la merde, bien sûr. Eugène passe ainsi la journée avec Stéphanie et refuse de savourer sa glace, préférant de toute évidence se rendre à la tour radio pour communiquer avec Alexandria. Cela nous permet d’en découvrir plus sur le Commonwealth, au moins.

Ainsi, la tour radio se trouve finalement dans l’ancienne gare du lieu qu’ils ont colonisé. Celle-ci sert de bâtiment administratif, et elle est bien mal gardée. Heureusement que Mercer a l’œil pour surveiller ces demandeurs d’asile qui vont clairement apporter la merde au Commonwealth alors que tout s’y déroulait comme il faut.

Grâce à Stéphanie, Eugene est finalement capable d’entrer en contact brièvement avec Rosita et Judith. S’il a le temps de leur dire qu’il va bien, on ne sait pas exactement ce qu’il perçoit des informations données par Rosita, affirmant que la guerre est finie mais que c’est la merde quand même. Bien sûr, si la communication est brève, c’est parce que sans trop de surprise, Eugène et Stéphanie sont rapidement retrouvés par Mercer. Eugene, Princess et Ezekiel sont tous arrêtés, mais pas Stéphanie ? Je veux bien qu’elle soit là depuis plus longtemps, mais littéralement, Ezekiel n’a rien fait par rapport à elle.

On nous apprend toutefois que Stéphanie est arrêtée en tant que citoyenne alors qu’eux sont sur le point d’être jugés en tant que demandeurs d’asile. Pour l’instant, ce qu’Eugene, Princess et Ezekiel demandent, c’est une avocate. Toutefois, Yumiko n’aura même pas besoin d’être prévenue : ils sont graciés par le présentateur de la vidéo d’introduction au Commonwealth, qui demande leur libération après avoir parlé à Stéphanie.

Cette dernière informe aussitôt nos héros que cette libération ne sera toutefois pas gratuite et qu’ils devront payer de leur crime – leur crime ayant été d’entrer en contact avec l’extérieur. Bien.