The Walking Dead – S11E05

Épisode 5 – Out of the Ashes – 16/20
Enfin un épisode qui ne donne pas l’impression de perdre son temps avec une avancée dans presque toutes les intrigues et des perspectives vraiment intéressantes pour la suite de la saison. Pour la première fois, je trouve qu’on se sent dans une dernière saison, avec des rappels plus ou moins habiles des saisons précédentes. Je n’ai pas vu le temps passer, et c’est tant mieux : c’est un peu le but devant une série normalement, ça n’a pas toujours été le cas avec celle-ci !

Spoilers

Où l’on en découvre plus sur le Commonwealth, sur la fragilité d’Alexandria, sur les cendres du Commonwealth et sur un ship forcé par les scénaristes, ne vous en déplaise.

Do you feel better now ?

Incroyable, mais vrai : j’ai suffisamment bossé hier après-midi pour avoir le temps de regarder cet épisode ce matin ; et croyez-moi, j’en profite car je sens que ça ne sera pas comme ça toutes les semaines. J’ai un début de semaine plutôt cool pour aujourd’hui, alors go, hein. En plus, ce cinquième épisode commence bien, en se concentrant sur Aaron.

Dès les premiers instants, j’ai compris qu’il s’agissait d’un rêve de sa part, parce que la luminosité ne laissait que peu de doute. Après, je pensais à un rêve puisqu’il était avec Gracie, mais ça vire vite au cauchemar avec l’ensemble de ses anciens ennemis qui viennent les agresser. Franchement, ça permet de se souvenir que j’en ai oublié un paquet, notamment ceux avec le W sur le front. Il y a des menaces plus marquantes que d’autres, heureusement : le sifflement de Negan, c’est inoubliable.

À son réveil, Aaron est heureux de constater que Gracie va parfaitement bien, n’a pas été enlevée et est simplement endormie à côté de lui. Le répit est toutefois de courte durée quand toute la barraque se réveille – pourquoi Aaron et Gracie ont-ils le droit à un lit, hein ? Si tout le monde se réveille, c’est parce que les murs de la ville ont fini par céder et qu’il y a désormais des zombies à l’intérieur de la ville. Bon, finalement, tout se passe bien pour nos survivants. Nous n’apercevons qu’un ou deux survivants morts, alors qu’Aaron se fait attraper la barbichette et ne rigole pas.

Le vrai plan des scénaristes ici est de nous montrer qu’Alexandria n’est plus aussi sécurisée qu’avant et que ça va rapidement poser un problème pour la survie du groupe. Alors que Rosita en est déjà à envisager de déménager, le plan qui se met en place est de retourner à Hilltop pour tenter de retrouver des objets parmi les cendres. Tout est parti en fumée, mais les outils dont ils ont besoin pour réparer les murs d’Alexandria peuvent peut-être s’y trouver.

Ca, c’est la théorie. En pratique, revenir sur place est douloureux quand ils se rendent compte qu’une bonne partie de ce qu’ils espéraient trouver n’est plus là – contrairement à leurs anciens amis. C’est toujours chouette ce genre de continuité, tout de même. Ce que j’ai préféré dans l’épisode, par contre, c’est le retour des Whisperers.

Je trouve que ce retour se fait de manière hyper cohérente et logique, avec un simple survivant de l’incendie essayant de survivre encore comme il peut, grâce aux zombies qu’il trouve et qu’il rassemble en meute, à la manière d’Alpha. Cela fait partir en vrille Jerry, Aaron, Carol et Lydia qui sont venus chercher des outils, évidemment. Par contre, Lydia le reconnaît et empêche Aaron de le tuer, préférant avoir des informations.

Cela me semble plus malin comme stratégie, par contre, ça n’empêche que ça les place face à un dilemme : que faire de lui ? La décision la plus logique est de le laisser en vie en attendant de savoir si on peut lui faire confiance. Malheureusement, ce n’est pas le cas : quand Aaron décide de le mettre dans les anciennes cellules, c’est pour mieux trouver tout un groupe d’anciens Chuchoteurs. Si à première vue, ils sont terrifiés de voir leurs anciens ennemis dans leur nouveau domicile, ils n’hésitent tout de même pas à se défendre, quitte à mettre en danger la vie d’Aaron.

Celui-ci ayant trouvé des masques supplémentaires de zombies, il pète un câble. Le voilà donc qui se met à torturer l’ancien Chuchoteur pour tout savoir de son plan. Le seul problème, c’est qu’il est aveuglé par la haine au point de torturer le type avec un zombie, et au point de laisser le zombie lui bouffer la main. C’est hallucinant : Aaron veut l’entendre dire qu’il y a d’autres chuchoteurs dans le coin et qu’ils ont un plan pour les détruire… Heureusement que Lydia est là pour calmer le jeu et se barrer quand ça devient trop intense.

Pourtant, c’est finalement Carol qui empêche Aaron de faire de la merde, parce que la torture est super violente quand même. Eh, même moi j’étais mal à l’aise de voir tout ça. J’adore Aaron en théorie, il a toujours représenté le calme et la rationalité… Que ce soit maintenant à Carol de jouer ce rôle, ça m’a un peu énervé, parce qu’elle n’a jamais représenté la sérénité ou le pardon dans la série. En plus, la série nous a appris tout au long des onze saisons que c’était une mauvaise idée d’être trop gentil, mais voilà que Carol le fait.

J’espère qu’elle n’aura pas à le regretter, mais puisque c’est Carol, ben… Ca lui porte chance. En effet, en fin d’épisode, l’ex-Chuchoteur parle enfin, et à voix haute en plus : il révèle que lui et ses amis ont croisé la route de Connie, assurant ainsi qu’elle est toujours en vie. Putain, il était temps d’en entendre à nouveau parler ! Carol est aussitôt sur le pied de guerre, voulant retrouver Connie pour enfin arrêter d’avoir à culpabiliser de sa mort dont elle se sentait légitimement responsable.

En parallèle, à Alexandria, la vie reprend son cours avec Rosita qui monte bien mal la garde. Elle ne voit ainsi pas du tout que des adolescents sont parfaitement débiles à jouer avec un zombie, risquant de se faire bouffer un doigt à chaque fois. Ils ne mériteraient pas autre chose. La série nous sort vraiment une intrigue digne des séries ados avec ça, en plus : Judith se fait ainsi maltraiter par un ado qui la traite de psychopathe et se moque de sa mère l’ayant abandonnée. Tss. L’actrice s’en sort étonnamment bien.

Je dis ça, mais j’avais déjà repéré qu’elle gérait bien la saison dernière, alors ça ne devrait pas m’étonner. La voir donner des cours de self-defense avec épée, ce n’était pas glorieux. Son intrigue avec les enfants de nos héros ? Humph. Disons que je ne suis pas hyper convaincu d’une intrigue où les enfants font ce qu’ils veulent et cohabitent tous dans l’ancienne maison de Rick et Michonne.

Là, ils prennent leurs aises et cassent même la fameuse planche avec les empreintes de mains de Carl à la peinture. C’en est trop pour Judith qui se retrouve à pleurnicher comme l’enfant qu’elle est. Cela nous permet de découvrir une nouvelle facette de Rosita, qui se montre plus maternelle avec Judith qu’avec son propre gosse. Eh, il faut bien que quelqu’un s’occupe des Grimes, il s’agissait en théorie des héros de la série et il n’en reste plus qu’une. Tu parles d’une série de survie !

Pendant ce temps, Maggie et Negan sont bien forcés de faire équipe ensemble : ils sont en chemin pour trouver davantage de nourriture tout en se rapprochant d’Alexandria de mémoire. C’est mal barré. Ils doivent apprendre à se faire confiance, et ils le font peu à peu avec de plus en plus de moments où, vraiment, j’ai l’impression que les scénaristes veulent qu’on les shippent. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir deux survivants tuer un même zombie en même temps, non ?

Et puis, quand Negan veut abandonner la planque où Maggie insiste pour rester et attendre les autres, ils en viennent aux mains et la tension est là. Et quand je parle de tension, je parle bien de tension sexuelle. Je suis super dérangé par cette évolution entre eux, mais je la vois tellement venir depuis quatre épisodes… Je ne le sens pas, les amis. En attendant, heureusement, ils sont interrompus par Gabriel et un autre type qui prennent eux aussi la décision d’attendre d’autres survivants. Il ne reste que Daryl et Frost, qui que soit Frost. On verra bien ce que ça donnera dans un prochain épisode, mais au moins, je suis content de voir qu’on avance sur tous les fronts.

D’ailleurs, ma partie préférée de l’épisode ? Le Commonwealth, honnêtement. Bon, ils en font beaucoup trop pour qu’on puisse croire que ça puisse se passer sans problème. Nos héros ont ainsi droit à un petit film de présentation digne de la Dharma Initiative avec plein d’images d’archives nous montrant à quel point la vie est paisible dans ce nouveau campement.

On a grosso modo une ville constituée de décors de films américains, hein, mais bon, l’important est de retenir que Pamela Milton est celle qui dirige cet endroit où la vie semble merveilleuse au point d’avoir un hôpital – et des glaces ! Par contre, l’épisode ne fait que nous teaser cette endroit, en permanence : pour une fois, ça mériterait presque un épisode complet et on ne l’a pas.

Nous avons toutefois quelques scènes, avec une séparation rapide de Yumiko et des autres. Il faut dire que contrairement à eux, elle reçoit un courrier officiel qui fait d’elle une citoyenne du Commonwealth que l’on traite bien différemment. Le fait d’être avocate et d’avoir un frère dans les murs, ça doit aider apparemment. D’ailleurs, c’était un plaisir de voir Yumiko retrouver bien vite son frère.

Alors que sa sœur bravait régulièrement la mort et devenait une sorte de super-héroïne de l’apocalypse, lui passait tout son temps à… faire de la pâtisserie. Oui, oui, il a une formation de chirurgien, mais pendant l’apocalypse, il préfère cuisiner des gâteaux, car c’est ce qui le rend vraiment heureux. Tant mieux pour lui, hein. Je cherche encore l’intérêt de cette intrigue sur du plus long terme, sachant que le long terme sera court : il ne reste qu’une poignée d’épisodes après tout. La série risque de me manquer, car il y a vraiment des personnages que j’apprécie.

Yumiko en fait partie. Princess aussi. Elle me fait toujours autant rire dans cet épisode à espérer l’existence d’un centre commercial ou à draguer comme elle peut Mercer, le garde en charge lors des interrogatoires des épisodes précédents. À l’inverse, Ezekiel et Eugène, bon… Ils reçoivent chacun un job, ainsi Ezekiel doit s’occuper des animaux alors qu’Eugène est un futur prof. Merci non merci, je n’en veux pas comme collègue, oh.

La première journée au Commonwealth ? Plutôt que de découvrir tranquillement les lieux, ils décident de faire de la merde, bien sûr. Eugène passe ainsi la journée avec Stéphanie et refuse de savourer sa glace, préférant de toute évidence se rendre à la tour radio pour communiquer avec Alexandria. Cela nous permet d’en découvrir plus sur le Commonwealth, au moins.

Ainsi, la tour radio se trouve finalement dans l’ancienne gare du lieu qu’ils ont colonisé. Celle-ci sert de bâtiment administratif, et elle est bien mal gardée. Heureusement que Mercer a l’œil pour surveiller ces demandeurs d’asile qui vont clairement apporter la merde au Commonwealth alors que tout s’y déroulait comme il faut.

Grâce à Stéphanie, Eugene est finalement capable d’entrer en contact brièvement avec Rosita et Judith. S’il a le temps de leur dire qu’il va bien, on ne sait pas exactement ce qu’il perçoit des informations données par Rosita, affirmant que la guerre est finie mais que c’est la merde quand même. Bien sûr, si la communication est brève, c’est parce que sans trop de surprise, Eugène et Stéphanie sont rapidement retrouvés par Mercer. Eugene, Princess et Ezekiel sont tous arrêtés, mais pas Stéphanie ? Je veux bien qu’elle soit là depuis plus longtemps, mais littéralement, Ezekiel n’a rien fait par rapport à elle.

On nous apprend toutefois que Stéphanie est arrêtée en tant que citoyenne alors qu’eux sont sur le point d’être jugés en tant que demandeurs d’asile. Pour l’instant, ce qu’Eugene, Princess et Ezekiel demandent, c’est une avocate. Toutefois, Yumiko n’aura même pas besoin d’être prévenue : ils sont graciés par le présentateur de la vidéo d’introduction au Commonwealth, qui demande leur libération après avoir parlé à Stéphanie.

Cette dernière informe aussitôt nos héros que cette libération ne sera toutefois pas gratuite et qu’ils devront payer de leur crime – leur crime ayant été d’entrer en contact avec l’extérieur. Bien.

The Walking Dead – S11E04

Épisode 4 – Rendition – 13/20
L’épisode se concentre sur un personnage que je n’aime plus depuis longtemps et en profite pour nous réécrire une fois de plus ce que l’on a déjà vu un certain nombre de fois dans la série – et même dans ses spin-offs, d’ailleurs. Pour la dernière saison, les scénaristes font donc le choix du recyclage de ce qu’ils ont déjà écrit plutôt que de la nouveauté, et je trouve ça dommage parce que ça m’a semblé super fade et prévisible tout du long.

Spoilers

Daryl est séparé du groupe de Maggie, mais cela va lui permettre d’apprendre à mieux connaître ses ennemis.

These people are my family.

Vous ne rêvez pas, j’ai eu envie de profiter de mon exceptionnelle matinée de libre pour poursuivre mon visionnage de la série. En théorie, c’était une bonne idée pour passer un début de journée cool. En pratique… Ben, l’épisode s’est rapidement annoncé comme étant centré sur Daryl.

Et ce n’est vraiment pas mon personnage préféré ! Séparé du groupe de Maggie tous transformés en cadavre, Daryl s’est donc retrouvé seul avec son chien, mais en étant toujours poursuivi par le mystérieux groupe hyper silencieux. En pleine nuit, ceux-ci n’ont aucun mal à prendre Daryl par surprise – mais il parvient heureusement à se défendre, exactement comme Maggie la semaine dernière, grâce à pas mal de chance. Pas mal de chance et un chien fidèle.

Pas de bol, le chien fidèle se fait martyriser un temps et est séparé de Daryl… pour mieux retrouver sa maîtresse originelle. Oui, elle fait désormais partie de la grande menace, et c’est bien pour ça qu’elle n’hésite pas à menacer Daryl d’un fusil quand il refuse de lui parler de son groupe. En confiance, Daryl pense sincèrement pouvoir s’enfuir, mais il est simplement fait prisonnier.

Bon, au moins, ça veut dire qu’on va en apprendre plus sur le groupe qui est capable de décimer tous les hommes de Maggie. Je le vois comme une bonne chose… mais le groupe semble digne de celui de Rick à l’époque. Franchement, j’ai eu l’impression d’être de retour à Alexandria quand ils embarquent Daryl dans une ville-usine. Oh, ils lui ont mis un capuchon, évidemment, mais ça n’empêche pas de voir à travers, alors le réalisateur de l’épisode s’amuse un peu de la situation.

Ce n’est que de la perte de temps, même si ça nous offre quelques informations tout de même avant d’en arriver à une confrontation entre Daryl et… Elle a un prénom ? Je ne sais plus. En tout cas, elle annonce à Daryl qu’elle est de retour avec sa famille depuis qu’ils ont pris la peine de la retrouver, et c’est pour cela qu’elle s’est barrée sans rien lui dire. C’est gros, trop gros, même pour moi, même après onze saisons.

Elle était censée l’apprécier quand même. Là, elle en arrive à se renseigner une fois de plus sur sa famille à lui – mais il assure qu’elle est morte pour les protéger – avant de le torturer de manière sympa. Je veux dire, elle fait semblant de le nettoyer parce qu’il s’était protégé en se foutant du sang de zombies partout sur le visage… puis l’étouffe, avant de faire en sorte qu’on lui renverse de l’eau sur le visage sous son capuchon.

Oui, ce groupe a tout un système de torture en place, et c’est Shaw (voilà donc son prénom !) qui en a la gestion. Toutefois, voir Daryl souffrir ne semble pas lui plaire autant que ce qu’elle espérait : elle arrête rapidement la torture pour reprendre la conversation avec lui. Bien évidemment, Daryl refuse de craquer et préfère continuer de protéger ses amis, assurant qu’il ne les connaît que depuis une semaine, espérant que ça les protège. Ce n’est pas complétement con comme mensonge, parce qu’à part Alden, Negan et Maggie, les seuls à avoir survécu dis-donc, c’était effectivement le cas.

En tout cas, on en revient très vite à Daryl enfermé dans une cellule. Au moins, cette année, il a des vêtements dans sa cellule, ça change un peu. J’aurais trouvé sympa qu’il se mette à chantonner Easy street, mais ça serait en demander trop à la série. Trop de continuité, trop de construction, c’est pas leur genre.

À la place, ils préfèrent nous faire croire que le groupe de Shaw a un autre prisonnier en cellule, un du groupe de Maggie. Daryl est trop fort, en plus, parce qu’il réussit à lui faire comprendre qu’il ne faut rien dire à demi-mots. C’était tellement énorme qu’il était en train de lui donner l’ordre de se taire… Il aurait été quinze fois plus simple d’interroger directement l’autre, franchement, il avait l’air prêt à parler de ouf. Malheureusement pour nous, Shaw préfère s’acharner sur le cas de Daryl, l’interrogeant en boucle, encore et encore ; pendant que ses sbires torturent le jeune.

Pendant que Maggie et co tuent ou mutilent les hommes de Shaw aussi, ce qu’elle apprend quand ceux-ci reviennent au bercail. C’est bien mignon de nous proposer ces scènes-là, mais non, on ne sera pas triste pour le groupe de Shaw, hein. Ils ont préféré attaquer plutôt que parler, ils n’auront pas ma sympathie. En plus, on nous montre une nouvelle sorte de leader en train de prier sur le cadavre d’un autre, et il y a trop de religion dans ce groupe pour que je sois convaincu par ce que je suis en train de regarder. Nous sommes juste sur une nouvelle secte, avec un leader qui se prend pour Dieu et qui est énervé après Maggie.

Euh ? Mec, tu as tué tout son groupe et t’es énervé parce qu’elle tue un type qui essaie de la tuer ? Va falloir reprendre les bases de la vie, coco. En tout cas, pour nous faire peur, on nous fait comprendre que Shaw est terrifiée par son leader, et qu’on devrait l’être aussi. C’est compliqué quand il se fait appeler Pape par Shaw et que Shaw prétend que le type mort était son frère – mais plutôt frère d’armes. Cela fait vraiment langage de secte, désolé.

Je comprends qu’il faut se reconstruire dans une apocalypse et qu’une secte ça aide, surtout que Pope semble avoir un peu de charisme quand même, mais ça me soule de tomber encore sur un groupe de personnages lobotomisés après onze saisons. On est sur les Saviors à nouveau, sur le Kingdom à nouveau, sur le Gouverneur à nouveau… Bordel, ça ne marche pas de se ranger derrière un égo surdimensionné, on a compris à force, c’est bon.

Et puis alors, Shaw qui se morfond auprès de Daryl alors qu’elle ne passera probablement pas la saison parce qu’elle est une femme dans la vie de Daryl sans être Carol, c’est bon, comment voulez-vous que j’accroche, moi ? C’était la petite scène bavarde de l’épisode, comme on en a à chaque fois. C’est dingue le nombre de minutes perdues en papotage inutile dans cette série. En 25 minutes, nous n’avons pas vraiment avancé : Daryl est prisonnier, Shaw veut le faire parler. Voilà.

Daryl se met d’ailleurs à parler, mais il a bien réfléchi à ce qu’il allait dire pour éloigner au maximum Shaw de ses amis. Il présente Maggie comme la leader d’un groupe bien plus large que ce qu’elle a… surtout maintenant qu’ils sont tous morts. Enfin bon, le groupe de Pope est clairement plus efficace que celui de Maggie à tuer de nuit et à exploiter ses avantages.

Leah Shaw semble ne pas en avoir conscience quand elle fait son rapport à Pope et qu’elle essaie de vendre Daryl comme une addition utile à leur petit groupe. Pope est loin d’être stupide cependant, il comprend bien qu’elle est attachée à Daryl, pour ne pas dire amoureuse, alors il décide de laisser une chance à Daryl lui aussi. Il accepte de le rencontrer pour se faire sa propre idée de qui est Daryl.

En tout cas, c’est ce qu’il lui dit pour endormir sa méfiance, lui assurant qu’elle est sa préférée. Mais sa préférée, Pope n’hésite pas à la mettre à mort. Il l’enferme dans la cellule de Daryl, avant de mettre bien de l’alcool au sol et de foutre le feu. Shaw et Daryl manquent donc de mourir, mais vu l’inactivité de Shaw face aux flammes, j’ai rapidement compris ce qu’il en était : Pope était en train de tester Daryl non pas en le rencontrant, mais en tentant de le buter pour voir s’il s’en sortirait.

Et bien sûr qu’il s’en sort sans problème. Shaw était dans le coup, expliquant pourquoi elle ne faisait rien : Daryl prouve à la fois qu’il peut survivre, mais aussi qu’il n’hésite pas à la sauver. Il est déjà de la famille, c’est merveilleux. Malheureusement, ce test suffit à inclure Daryl au groupe, mais ça ne suffit pas à nous épargner une autre scène de parlotte avec le leader. Pope prend donc le temps de parler à Daryl pour apprendre à le connaître, mais comme toujours, c’est Pope qui fait les trois quarts de la conversation. C’était pareil avec le Gouverneur ou Negan ou Alpha : il suffit de se taire et de les écouter pour comprendre qu’ils sont ravagés du cerveau mais qu’ils ont assez de charisme pour être suivi aveuglément par les autres.

C’est d’un frustrant ! Pour sa dernière saison, la série choisit donc de nous faire une répétition de ce qu’elle a fait par le passé, mais sans forcément réussir à nous vendre aussi bien que d’habitude ce nouveau groupe. OK, ils ont tué pas mal de gens avec le groupe de Maggie, mais ils n’ont pas (encore) tué quelqu’un d’importance pour nous. Pire, ils ne sont pas nombreux et paraissent faciles à abattre, surtout qu’ils suivent un Pope qui affirme que Daryl a été choisi par Dieu pour survivre au feu. Mais… LOL. Et Daryl qui répond qu’il a vu pire, putain, mais read the room si tu veux faire semblant de t’intégrer pour tous les buter.

Non, parce qu’on sait bien comment ça va se terminer. Il fait la taupe, on apprend à s’attacher aux personnages, mais de toute manière, ils finiront tous zombifiés ou morts. En attendant, Pope est content de voir que Daryl a été baptisé dans le feu, surtout qu’il a cherché à sauver Shaw en première. Pope révèle à quel point il est un psychopathe juste après avoir dit ça, dans une scène que l’on voit venir de très loin mais que tout le monde sur place semble surpris de voir se dérouler : Pope tue un de ses hommes en le cramant vif parce que même s’il a fait le choix de revenir avec le cadavre de Turner – tué dans l’épisode de la semaine dernière – il n’avait que des blessures dans le dos.

Il n’en faut pas plus pour que Pope comprenne que le jeune homme a préféré fuir et tourner le dos face à l’ennemi. L’instinct de survie à titre personnel, Pope n’aime pas : il veut la survie de son groupe. Et le jeune homme ne mérite pas de vivre s’il tourne le dos à sa famille. Ainsi, Pope nous le balance dans un feu de camp et le crame jusqu’à ce que mort s’ensuive, devant l’ensemble des gens présents. Il n’y en a pas un pour tenter de le sauver. Sur le moment, ils semblent pourtant surpris, mais juste après, blasés et habitués à la situation.

S’ils sont si habitués, ils auraient dû le voir venir, parce que moi, je savais que ça finirait comme ça. Bref. On a une scène pour nous confirmer que Pope est un méchant psychopathe. Ça alors, on ne s’y attendait vraiment pas ! Hum… Une fois de plus, la menace de la saison était bien plus flippante quand on ne savait rien d’elle. Tout nous révéler dans cet épisode ne fait que nous confirmer que la série tourne en rond et que ce n’est peut-être pas si mal de l’annuler.

The Walking Dead – S11E03

Épisode 3 – Hunted – 16/20
Malgré un rythme qui se pose quelque peu pour la deuxième partie, j’ai retrouvé dans cet épisode une partie de ce qui fait que j’aime la série. Eh, même l’intrigue chiante de l’épisode avait ses bons moments et ses bonnes trouvailles, je ne suis plus habitué ! Ainsi, aussi schématique que cette saison semble s’acharner à être dans les thématiques et les relations, je pense que ça peut fonctionner sur du long terme.

Spoilers

Le groupe de Maggie et Negan se retrouve chassé par la nouvelle menace quand, à Alexandria, Carol chasse les chevaux qui se sont récemment enfuis.

God isn’t here anymore

Ecoutez, l’épisode 3 est déjà là, je ne vais pas faire semblant de ne pas le voir comme la semaine dernière, car je suis curieux de ce que va donner cette nouvelle menace. Un résumé de l’épisode nous rappelle qu’ils n’attaquent que de nuit et de manière quasi-invisible. Je voyais mal comment cela allait être possible, mais la première scène me le démontre assez bien. Les mouvements de caméra vont tellement vite, on ne voit effectivement rien, si ce n’est que les hommes de Maggie se font démonter super rapidement.

Il y a pas mal de sang et de mort dans cette scène d’intro, mais ça touche principalement le groupe de Maggie, qui est dépitée de ce qui lui arrive. Moi, j’étais content de voir Gabriel être blessé à la gorge, car ce n’est pas un personnage que j’aime, et pas surpris de voir Daryl s’en sortir sans mal. J’étais plus surpris de voir Elijah être attaqué au moment où il sauvait Maggie, parce qu’il est un personnage qui a la classe et sur lequel les personnages ont insisté. Maggie se retrouve ainsi isolée dans les bois, et j’aurais presque de la peine pour elle si je ne l’avais pas détestée dans l’épisode précédent.

Elle parvient tout de même à s’échapper dans un move carrément badass qui nous la sépare de son assaillant silencieux. Cette menace fonctionne vraiment bien, parce que le silence et l’obscurité permet de prendre par surprise, comme on le revoit un peu après dans l’épisode. En effet, si Maggie s’échappe, c’est pour mieux être piégée dans ce qui ressemble, de l’extérieur, à un entrepôt, de l’intérieur, à un centre commercial désert.

Poursuivie, elle use de ruse plutôt sympa pour entendre ses assaillants lorsqu’ils essaieront d’ouvrir les portes, mais c’est sans compter sur les zombies qui l’attendent dans la cage d’escalier. Il en faut plus que ça pour tuer Maggie, cela dit. Elle y perd sa lampe torche, toutefois, et celle-ci tombe de plusieurs étages, donc c’est vraiment mort mort pour la récupérer. Maggie manque alors de se faire tuer par un des assaillants silencieux, mais elle est sauvée de justesse par un de ses pièges qu’elle entend, au loin.

Malheureusement, elle tue son agresseur avant même de pouvoir le questionner. C’est bien dommage. En plus, sans lampe torche, Maggie est tout de même bien handicapée par la situation. Cela ne l’empêche pas de retrouver Alden, juste à temps pour… se faire attaquer par un de ses ennemis. Alden aussi, hein. Les nouveaux méchants sont géniaux, j’aime beaucoup les armes qu’ils ont.

Maggie les aime beaucoup moins, et je n’aime pas trop les dégâts que font ces armes à Alden. Celui-ci finit très mal en point, alors que Maggie s’en sort de justesse, notamment grâce à l’aide de… Negan ! Allons bon. Il ne manquait plus que lui pour nous proposer un trio savoureux : Alden blessé va se retrouver à jouer les arbitres comme ça. Quant aux méchants, ils ont beau être blessé, une grenade aveuglante leur permet de s’échapper comme si de rien n’était.

Maggie, Alden et Negan font en tout cas un trio sympathique, surtout que Negan était à mourir de rire dans l’épisode. Il ne perd pas son sens de l’humour malgré la situation dramatique, ni le sens du sarcasme, pour être plus juste. Il y a de quoi faire en même temps, avec Maggie qui se dirige vers tous les dangers possibles quand elle entend des cris.

Il s’agit de ceux d’Agatha. Si c’est une bonne chose de la savoir en vie, c’est tout de même problématique de la retrouver car elle est accompagnée d’un Duncan vraiment mal en point. Il a tout juste le temps de derniers mots pour Maggie qu’il meure déjà. Ce fut rapide sa participation dans la série. Tellement, en fait, que l’impact est beaucoup moins fort que si Alden était mort par exemple. Après, Alden, il est excellent, il parvient même à tuer un zombie malgré ses blessures.

Bon, ça n’empêche que le plan de Maggie n’est pas exceptionnel, mais elle n’en démord pas : elle veut continuer de se rapprocher des ennemis pour trouver des munitions et surtout des provisions. C’est assez con comme idée, elle ferait mieux d’écouter Negan plutôt que d’insister pour dire qu’il n’est pas de leur groupe. C’est pourtant le cas, et elle va vite s’en rendre compte quand il lui sauve une fois de plus la vie quelques instants plus tard.

Ils trouvent toutefois avant ça un cadavre carbonisé qui n’est pas vraiment bon signe, surtout qu’il est sous un panneau l’appelant Judas quoi. C’est gênant comme tout, mais pas autant que le fait qu’ils se retrouvent juste après ça encerclés par des zombies. On perd ainsi Agatha, alors que j’ai bien cru qu’elle allait gagner le droit d’être amputée, comme tout le monde dans la série. La pauvre.

Maggie refuse de la voir mourir, forçant Negan à intervenir pour la tirer de là. Bon. J’avais l’impression que tout le monde pouvait s’en sortir en vie, mais bon, admettons. Une fois de plus, Alden se retrouve seul avec ses deux anciens leaders, et la position n’est vraiment pas chouette pour lui, surtout qu’il est blessé, hein.

Et même s’il est censé s’occuper d’Adam à Alexandria, Alden fait le choix de demander à Maggie de le laisser en arrière. Il ne perd pas de vue l’objectif principal, qui est que Maggie puisse rentrer avec de la bouffe pour toute la ville. C’est loin d’être un choix facile pour Maggie d’abandonner Alden après tout ce qu’ils ont vécu il y a quelques saisons, et ça l’est encore moins quand Negan semble la narguer à lui rappeler qu’elle a un choix à faire.

Effectivement. L’échange entre ces deux-là fonctionnait vraiment bien pour une fois et je vois pourquoi la série persiste à les mettre dans les mêmes scènes, car la tension est efficace. M’enfin, pour cette fois encore, j’ai pu être du côté de Negan. Elle a beau lui dire que c’est facile pour lui, on sait bien que non ; et surtout, c’est ridicule de dire ça alors même qu’il est en train de faire le choix pour elle. Ainsi, Maggie se décide à laisser Alden derrière elle.

Bon, elle ne le fait pas sans lui laisser de provision ou sans lui laisser le couteau de Negan, toutefois, elle n’est pas complètement folle. Et alors que la nuit tombe, voilà donc Alden laissé en arrière dans un abri de fortune ; Negan et Maggie qui reprennent la route ensemble. Et merde, l’épisode est déjà fini ? J’aurais bien aimé une ou deux scènes de plus pour une fois. Et pourtant, j’ai vu deux épisodes aujourd’hui…

Ailleurs, nous retrouvons Gabriel blessé au genou et à la gorge, mais toujours en vie. Et merde. Bon, il semble souffrir pas mal tout de même, mais il n’est pas le seul. Resté dans les bois, il aperçoit un autre homme s’enfuir pendant qu’il prie. Il s’agit apparemment d’un de ses adversaires, alors il décide aussitôt de le chasser pour en savoir plus.

Il le retrouve péniblement, lentement, et est clairement face à un type qui ressemble beaucoup trop à Rick pour être un acteur dans cette série. Bon, il n’y fait pas long feu : Gabriel refuse de prier pour lui, même s’il est un homme de foi, parce que Dieu n’est plus là. Allons bon. Il est vraiment imblairable le personnage de Gabriel. Et hop, il nous tue le Rick du pauvre.

Après le générique du début d’épisode, nous retrouvons également Magna en surveillance pour s’assurer de la survie de leur campement de fortune. La menace est encore loin de toute manière, même si elle a peur un quart de seconde quand elle perçoit du mouvement du côté de Carol et Kelly. Après, la proximité de Carol et Kelly par rapport à la barrière ? Magna ne doit pas être une très bonne gardienne – et elle a maigri de ouf, l’actrice, non ? Ou alors, c’est à cause de ses cheveux tirés en arrière ? Elle arrive à me convaincre que les personnages sont en train de mourir de faim, en tout cas.

De manière prévisible, la série insiste à nouveau sur le personnage de Carol. Elle est toujours aussi chiante que dans la saison précédente, se mettant cette fois en quête de chevaux disparus. Elle n’a aucune chance de les retrouver d’après Aaron, qui se retrouve à faire son boulot sans elle, et elle embarque en plus Kelly dans ses aventures, ce qui n’est pas une bonne idée pour Kelly, entre la disparition de Connie et la perte de son audition.

Qu’importe, parce que Carol entraîne ensuite Rosita avec elle, et ça, c’était une bonne nouvelle. Nous ne la voyons plus jamais Rosita, quand même. Elle était pourtant sacrément badass… Après, elle est devenue maman, elle prend peut-être moins de risques aussi. D’ailleurs, j’ai aimé la scène entre les enfants, c’était rigolo : on y voit Hershel et Judith parler de l’absence des mères, et ça marchait bien.

Les voir se faire à la nourriture dégueulasse était marrant aussi, surtout qu’Hershel était à mourir de rire. Le gamin s’éclate, ça fait toujours plaisir à voir. Et puis, pour une fois, on a des gamins pas trop chiants dans une série, je ne vais pas m’en plaindre. Surtout dans cette série où même les adultes le sont !

D’ailleurs, puisque j’en parle, Carol a toujours pour obsession d’attraper les chevaux qui se sont enfuis, et ça se fait désormais avec Kelly, Rosita et Magna. Si la quête est un brin désespérée, je trouve que ça marche plutôt pas mal cette association. Il y a trois personnages que j’aime pour un que je déteste, c’est peut-être ça qui fait que ça m’a convaincu. Bon, après, elles ne sont pas excellentes avec des lassos et les chevaux parviennent à s’enfuir.

En chemin, elles se rendent compte aussi qu’une bonne partie des chevaux a été bouffée par des zombies, quoi. C’est vraiment gênant. Cela déprime Kelly, principalement, mais aussi Carol. Elle ne dit trop rien, mais c’est visible quand elle veut persister dans la quête alors que tout est perdu. Tout ? Pas forcément. Magna lui fait un câlin pour la réconforter – Magna n’est pas forcément la mieux placée pour ce câlin, mais ça reste efficace comme idée – avant que Rosita ne capte que les chevaux se dirigent vers une ferme où il sera facile de coincer les chevaux dans un enclos.

Sur place, elles se rendent alors compte, grâce à Kelly, que les chevaux n’ont pas l’intention de les fuir. Au contraire, ils veulent rentrer à la maison. Eh, ça tombe bien, ça devenait gênant à voir cette chasse des chevaux – même si c’est le titre de l’épisode.

Elles peuvent donc ramener les chevaux en ville, pour le grand plaisir de tous, avant que Magna ne demande à Carol d’arrêter de donner de faux espoir à Kelly concernant Connie. C’est loin d’être le plus déprimant en ce qui concerne Carol, par contre. Le plus déprimant, c’est qu’on la voit ensuite tuer un cheval – probablement pour apporter de la bouffe à tout le monde. Je ne m’attendais pas trop à ça.

Carol finit son épisode continuant de donner de faux espoirs à Kelly, sous le regard réticent de Magna. C’est emmerdant, parce qu’on sait que Carol a raison… Toujours pas de Connie à l’horizon cependant, et pas de Commonwealth non plus dans cet épisode. Dommage ! Par contre, l’absence de Daryl suite à l’attaque nocturne ne m’a pas posé le moindre problème, hein.

The Walking Dead – S11E02

Épisode 2 – Acheron, part. 2 – 15/20
Il y a un léger mieux dans cet épisode qui a réussi à capter mon attention avec plus d’efficacité que le précédent, mais on sent tout de même que les scénaristes veulent juste nous retourner le cerveau concernant certains personnages. Pourquoi pas… s’il n’y avait pas tant de longueurs. La division de l’intrigue en deux me fait perdre certains personnages que j’aime, et tout ça est moins prenant à force. Il est peut-être temps que ça s’arrête, cette série, finalement.

Spoilers

Maggie se retrouve en fâcheuse posture sans l’aide de Negan, alors que Yumiko cherche à obtenir la vérité sur le Commonwealth.

If they’re alive, there must be food here.

Après un cliffhanger pareil, on pourrait penser que je me serais précipité sur l’épisode suivant, mais la vérité, c’est qu’une petite semaine d’attente ne fait aucun mal dans ces cas-là. Le premier épisode ne m’avait pas assez convaincu. Sans la moindre surprise, Maggie survit sans mal à sa chute et finit grosso modo dans la même situation que Glenn sous sa poubelle à l’époque.

L’abus est total. Contrairement à l’épisode précédent, quand elle tombe, il n’y a d’abord qu’un zombie, avant que d’autres ne surgissent et ne l’engloutissent. La série modifie donc son cliffhanger pour revenir finalement au même cliffhanger avant la lancée du générique. Tout un concept.

Les sous-terrains utilisés par nos héros ne sont finalement pas des égouts, mais des métros. Je ne m’y attendais pas trop. Après les zombies endormis de l’épisode précédent, nous passons désormais aux zombies assis dans le métro. De quoi faire un hit en littérature, peut-être. Du côté de la série, j’imagine que tout ça leur permet de limiter le nombre de figurants ?

C’est la seule explication plausible à mes yeux. En attendant, dans le métro, tout le groupe se rend compte que personne ne descend dans le métro après l’arrivée de Negan, et Alden s’inquiète aussitôt de l’absence de Maggie. Ils sont bien forcés d’enterrer Maggie plus vite que nécessaire afin de continuer leur exploration, mais c’est sans compter sur sa persistance à survivre.

La voilà donc qui débarque par en-dessous le métro avec un petit message en morse, et personne ne cherche à nous expliquer comment elle a survécu. Par contre, quand il s’agit de taper sur Negan parce qu’il l’a laissé mourir de sa belle mort, là, il y a du monde. Heureusement, il est plutôt malin quand il s’agit de parler et de s’extirper des situations problématiques, alors il souligne que Maggie voulait le tuer et qu’il a simplement refusé de prendre des risques pour l’aider.

Tout le monde semble rester contre lui, mais alors que Maggie s’apprête clairement à ordonner son exécution, voilà que le jeune qui a décidé de faire demi-tour dans l’épisode précédent se pointe à son tour dans la rame à côté de la leur. Poursuivi par des zombies après s’être perdu dans les tunnels, Gage, c’est son nom, supplie désespérément ses amis de lui venir en aide. Si Alden est évidemment partant pour ça, il est bien le seul.

Maggie souligne en effet qu’ils n’ont pas les munitions pour venir à bout des zombies derrière lui, alors qu’ils avaient largement le temps d’ouvrir la porte et de la refermer derrière lui, honnêtement. Gage se retrouve obligé de se suicider pour éviter de se faire bouffer par les zombies – ou du moins pour éviter de sentir les morsures. Cela doit être si douloureux, en même temps. Le plus énervant dans l’affaire ? Gabriel qui propose à Alden de laisser tomber le jeune parce qu’il est trop tard.

La scène est prenante psychologiquement, parce qu’on se retrouve aussitôt du côté de Negan et tant pis pour Maggie. Elle a beau nous faire un petit discours sur les horreurs qu’elle a eu l’occasion de voir pendant son absence, cela ne prend pas du tout sur moi. C’est juste une scène supplémentaire dans la série ou quelqu’un murmure une histoire atroce, mais même si j’adore Maggie, je n’ai pas accroché. Et puis, est-ce que je l’adore encore si elle est prête à laisser mourir un ado sans tout tenter pour le sauver ? Elle a changé. Et je n’ai pas tout écouté de son histoire, on a compris qu’il y avait des psychopathes partout dans cette série, c’est bon. Dommage que Maggie en soi devenue une.

Au moins, l’avantage, c’est qu’elle en a conscience. L’inconvénient, c’est qu’elle n’a pas l’intention de changer, parce qu’elle est persuadée que c’est un avantage. Et tout ça la rapproche grandement du personnage de Negan. Hâte de voir cette nouvelle évolution entre ces deux-là être piétinée par les scénaristes à la moindre occasion.

En attendant, Maggie et ses hommes sont coincées dans une rame de métro dont ils ne peuvent partir, alors que les zombies du côté de Gage sont de plus en plus près de défoncer la porte. Forcément. Ils finissent par y arriver, pas assez vite mon goût car on savait que ça arriverait donc à quoi bon perdre du temps avant la fusillade, hein ?

De son côté, Daryl continue son exploration en solitaire, même si je ne vois vraiment pas l’intérêt d’avoir foncé tout seul comme ça. Il a toujours son chien, c’est déjà ça. Dans les sous-sols, Daryl trouve en tout cas un repaire qui a servi d’abri à un homme devenu squelette depuis. Il y a toute une histoire intéressante à en tirer apparemment, avec une mallette pleine de billets, des menottes à son poignet et une fresque racontant la vie d’un roi déchu par ses sujets – ou des zombies.

L’histoire du squelette semble assez triste et mériterait presque un épisode flashback avec eux, puisqu’on découvre un homme qui a abandonné plus longtemps que prévu ses enfants. C’est triste. Dans un sac de couchage, le chien trouve également un autre zombie toujours incapable de se lever. C’est bien cette évolution des zombies cette saison, ça simplifie les choses. Pour avoir de l’action, il faut alors compter sur le chien de Daryl qui pète un câble et s’enfuit en courant, sous les cris de son maître. Que ça doit être ridicule en VF de l’entendre crier « chien ! chien ! ».

Il aurait pu le nommer quand même. Le voilà en tout cas parti à se faufiler dans une bouche d’aération… Il y est poursuivi par des zombies et manque de mourir une fois de plus, mais puisqu’on sait déjà qu’il survivra, tout va bien, hein. Il peut continuer de chercher son chien, encore et encore, jusqu’à retomber sur l’homme qui accompagnait Gage dans l’épisode précédent.

Je ne l’ai pas reconnu tout de suite, mais lui aussi se retrouve à mourir, après avoir perdu Gage et les munitions. C’est con. Daryl nous débarrasse de lui, en tout cas, avant d’entendre la fusillade qui a lieu dans la rame de métro où sont nos héros. Il se précipite aussitôt pour leur venir en aide. Il n’est pas bien rapide, cependant, car les autres sont pris en sandwich. On en est au point où Maggie donne carrément son flingue à Negan pour qu’il puisse aider d’un côté pendant qu’elle s’occupe de l’autre.

Negan est ainsi du côté où Daryl arrive, traversant une rame de métro dans une scène sympathique, et tout est bien qui finit bien, avec Daryl faisant exploser une grenade dans une rame de métro. Je ne suis vraiment pas convaincu que ce soit une bonne idée, mais admettons.

Il n’y a pas de conséquence désastreuse ou d’effondrement du tunnel, alors tout va bien. Tout le monde peut survivre en paix, et Negan peut même rendre son flingue à Maggie. De la confiance entre eux, c’est inattendu. Et une fois de plus, le groupe se retrouve à faire confiance en Negan pour le conduire jusqu’à Meridian, en passant par Arbor Hills pour faire une recharge de munitions. Admettons. Le problème, c’est que sur place, l’homme qui accompagnait Gage et que Darryl avait finalement sauvé se fait tuer par une flèche bien placée. Oui, nos héros finissent l’épisode attaqués par une nouvelle menace bien humaine… Ils sont forcés de se mettre à couvert.

Au Commonwealth, Yumiko a donc décidé de rester en arrière pour retrouver son frère, qui est celui qui avait la photo dans son portefeuille dix ans plus tôt. C’est un pari comme un autre de vouloir rester pour un frère perdu de vue depuis si longtemps dans cette apocalypse, mais bon. Princess a tout de même peur de la réaction des gardiens, persuadée qu’ils savent qu’ils ont failli s’enfuir.

Le problème, c’est qu’elles découvrent au même moment qu’Ezekiel s’est barré, ou en tout cas qu’il a disparu. Le choix de rester apparaît soudainement mauvais et alors qu’Eugène pète les plombs et qu’elle lui demandait de rester calme, c’est finalement Yumiko qui s’énerve contre une gardienne pour savoir où se trouve Ezekiel.

Grâce à ça, Yumiko est interrogée à nouveau par les deux mêmes personnes que dans l’épisode précédent, mais elle renverse complètement la situation en leur faisant remarquer qu’elle a profité de tout ça pour les tester, eux aussi. Elle est ainsi capable de leur montrer qu’elle a compris qui ils étaient, à la fois maintenant et dans leur vie passée, avant de souligner qu’elle sait qu’ils utilisent des dollars américains comme moyen de paiement. Soit.

Elle y gagne un café, ce qui prouve bien qu’elle est en train de s’en tirer comme il faut. C’est la conclusion logique de Princess, qui stressait malgré tout et en a marre d’attendre sans pouvoir soulager sa vessie. Elle me fait vraiment rire elle, c’est une addition sympathique au casting et j’ai éclaté de rire de la voir être excitée à l’idée de pouvoir utiliser du papier toilettes. Eh, ça fonctionnait bien.

Par contre, elle nous laisse Eugène seul. Pendant que Yumiko demande à voir son frère, Eugène attend, encore et encore. Seul. Et il y perd la boule quand les gardes lui disent soudainement qu’il n’y a personne dans la salle où était Yumiko et qu’il n’a jamais eu d’amie avec lui à attendre. Le Commonwealth a clairement compris qu’il était le point faible de ce groupe et le leader en tenue rouge en profite aussitôt pour l’interroger à nouveau, espérant cette fois obtenir la vérité.

Le suspense consiste à savoir s’il osera dire toute la vérité ou non. Je déteste tellement ce personnage que plus rien ne peut me surprendre venant de lui. Il finit donc par expliquer qu’il n’a pas dit toute la vérité, mais il élude malgré tout les questions du commandant pour simplement expliquer qu’il était amoureux de Stéphanie. Putain, mais quel enfer ce personnage. Il finit par reconnaître qu’il est toujours puceau dans son discours, mais allez savoir pourquoi. Au moins, il dit la vérité sans dire toute la vérité. Il est plus malin que prévu, c’est inattendu.

Tout ce qu’il y gagne, c’est qu’il est ramené à nouveau dans le wagon avec les autres, encore en vie eux aussi. Ezekiel s’est endormi après avoir pris du sirop pour la toux, les filles ont été emmenées auprès de lui et Eugene a eu droit à un test de plus parce que pourquoi pas. Les voilà en tout cas prêts à obtenir le droit d’asile dans le Commonwealth. Ce fut rapide, et ça mène à la rencontre entre Eugène et Stéphanie. Elle est sacrément canon la Stéphanie, il ne se fait pas chier Eugène !