The Walking Dead – S11E24

Épisode 24 – Rest In Peace – 17/20
Il est possible que cette fin de saison manque vraiment de surprises, parce que tout se met en place à peu près comme je l’attendais, avec quelques petits bonus en clins d’œil à des situations plus vues depuis un moment, on va dire. On ne remerciera pas les annonces de spin-off depuis plus d’un an ayant retiré une grande part du suspense et rendant insipide certains passages, on dit tout de même au revoir à une bonne partie du casting et des personnages que je préférais. Reste en paix, mais pas trop, t’es une série de zombies et toi non plus, tu ne crèves pas, The Walking Dead.

Spoilers

Il est temps de renverser Pamela et de dire adieux à (une partie de) ce casting.

 

We all deserve better than this. You built this place to be like the old world, that was the fucking problem.

Franchement, j’avais pris l’habitude d’avoir l’épisode en avance, et commencer ma semaine, un lundi matin par le tout dernier épisode d’une série suivi depuis plus de dix ans, c’est super étrange comme ambiance. De toute manière, peu importe : j’ai la chance d’avoir un emploi du temps qui me permette de voir cet épisode ce matin, quitte à avoir bossé un dimanche. Bon, cela dit, il ne faut quand même pas que je m’éternise.

Cet épisode non plus, d’ailleurs. Il reste beaucoup de choses à gérer encore l’air de rien, et c’est donc pour ça qu’il faut moins de trois minutes pour en arriver au générique. L’épisode reprend sans trop de surprise avec Daryl apportant Judith à l’hôpital du coin. Pas de bol pour lui, il est accueilli par des Stormtroopers qui sont toujours contre lui.

Allez savoir pourquoi, personne ne tue Daryl pour autant. Ils ont d’autres zombies à fouetter, mais bon, ça aurait bien plus logique de le tuer plutôt que de le laisser pour mort, non ? Ils ont sûrement compté sur les zombies pour s’en prendre à lui, mais c’était sans compter sur Judith qui se réveille et trouve assez de forces pour protéger sa vie en fermant une porte, quitte à déplacer une table pour ça. C’était une bonne manière de commencer l’épisode, même si le suspense n’était pas entièrement là pour autant. Je veux dire, on se doute bien qu’ils vont survivre Daryl et Judith.

En plus, l’épisode fait une erreur assez grossière dès le départ, après son générique : on se retrouve en effet dans la ruelle où nos héros sont pris d’assaut. Le problème ? Ben, Jules se fait dévorer par les zombies, Luc se fait mordre… et je ne dis pas, c’était triste pour eux et un peu choquant pour nous, mais concrètement, ça nous envoyait le signal qu’ils étaient de retour juste pour se faire bouffer. C’était chouette de les revoir dans l’épisode précédent, mais si c’était simplement pour avoir du vivier à tuer, c’est dommage.

En plus, il aurait été plus crédible de perdre au moins un autre personnage, vu la situation. Là, finalement, tout le monde semble s’en sortir et atteindre l’hôpital, où Daryl est pris en charge par Carol avant d’être laissé en salle de repos. Judith y est également. Elle est sacrément blanche, avec du sang en moins, mais elle respire encore. C’est déjà ça. Pendant ce temps, Luc est désormais cul-de-jatte et tout le monde s’inquiète de savoir s’il pourra survivre au choc et à la perte de sang. Il n’y a plus de médecin à l’hôpital, puisque Pamela a déserté, et ce n’est pas gagné du tout.

Il a tout plein de pleureuses autour de lui, et il a le droit de bien douiller avant d’y passer définitivement. Oui, Luc meurt après avoir survécu à la ruelle, des suites de ses morsures. C’est au moins beau : il est entouré de toutes ses amies et de tout son groupe, et ça permet une forme de conclusion à leur groupe – une conclusion à laquelle je ne m’attendais pas forcément en commençant cet épisode, c’est vrai.

Le moment émotion doit cependant être vite évacué, lui aussi, parce qu’il y a beaucoup à gérer. Carol est comme toujours celle qui fait le plan de base pour chacun d’entre eux. Daryl se propose de transfuser son sang à Judith et reste ainsi à l’hôpital un moment, tandis que le reste de groupe fait tout ce qu’il peut pour protéger l’hôpital de l’invasion de zombies.

En parallèle, Princess et Maxine se rendent à la prison pour libérer comme elles peuvent Mercer. Cela faisait plaisir de les revoir en vie, et c’était chouette d’avoir quelques moments romantiques aussi, mais on sent là aussi que le but était d’évacuer au plus vite ces aspects de l’épisode final pour vraiment proposer une histoire qui nous transportera ailleurs au plus vite.

Mercer récupère vite son armure et, dans le même genre de scènes expéditives, parmi les zombies qui infiltrent Alexandria, nous retrouvons Aaron et Lydia. Ceux-ci sont transportés à l’hôpital, sans nouvelle de Jerry ou Elijah, tandis que Rosita, Gabriel et Eugène sont chargés de retrouver les enfants. A trois, seulement ? Après avoir passé deux épisodes sur cette quête, c’était vraiment expédié. J’ai eu le temps d’avoir peur pour Rosita quand même, et elle a eu sa petite scène d’action, alors j’étais content.

Maintenant, que les enfants survivent quand tous les adultes sont morts, c’est vraiment le signe que la série s’est affaiblie avec le temps. Pourtant, cet épisode a vraiment un rythme effréné et ne s’arrête jamais : Coco, Rosita, Gabriel et Eugène se retrouvent ainsi coincés dans une ambulance entourée de zombies, tandis que l’hôpital est pris d’assaut par des Walkers toujours plus intelligents.

Ceux-ci n’hésitent pas à caillasser les portes vitrées de l’hôpital, par exemple, pour enlever un à un tous les figurants vivants de la série. Cela force nos héros à s’échapper comme ils le peuvent, en récupérant le brancard de Judith, toujours. Forcément.

En parallèle, la série nous propose une scène de tension plutôt réussie pour Rosita. Si c’est réussi parce qu’on sent vraiment que la série s’acharne et pourrait la tuer elle, ou Eugène pitié, ce n’était pas hyper réussi dans les effets spéciaux ou la crédibilité. On voit ainsi très clairement que Rosita tombe sur un sol noir (ça s’appelle un matelas) avant de se relever sur un sol gris, hein. Rater les cascades de ton épisode final, c’est pas ouf.

Et côté scénario, elle tombe donc d’assez haut sur une horde de zombies qui l’engloutit, le tout avec Coco dans un porte bébé sur son ventre… mais elle survit. C’est Rosita, on ne va pas la tuer comme ça. Elle parvient donc à s’en sortir, et on remerciera la petite musique épique de ne pas trop nous sortir de la scène où elle fait un saut de l’ange depuis le toit de l’ambulance. Heureusement pour elle, il n’y a pas un zombie pour être évolué par là.

Rosita s’en sert donc et rejoint une maison qui sert de QG à tout le groupe pour passer la nuit. Là, on a droit à une autre scène dont je me passerais bien, parce qu’elle se centre bien trop sur Eugène. Vraiment, il ne me manquera pas, lui, mais vous le savez déjà. Une qui me manquera, en revanche, c’est Rosita, et je suis franchement dégoûté de savoir qu’elle ne survivra pas à cet épisode. Au moins, ça vaut le coup que ce soit la fin de la série, parce qu’elle aurait perdu beaucoup de son intérêt sans elle.

Malheureusement, et c’est au moins logique, Rosita s’est donc fait mordre à l’épaule quand elle est tombée sur les zombies. Cela aurait été mille fois plus logique qu’elle soit mordue ailleurs avec une telle chute, mais bon, va pour l’épaule. Le problème, c’est que l’épaule, on ne peut pas la couper comme on a coupé la main de Lydia. Voilà donc Rosita qui nous fait son chant du cygne, profitant de sa dernière nuit avec Coco, avant de mourir. Cela faisait longtemps que la série n’avait plus fait le coup du héros mordu mais survivant encore… C’est comme un cliché qu’on attendait une dernière fois.

En définitive, la nuit finit par tomber, et les décisions irrationnelles continuent d’être prises. Mercer a encore quelques soldats pour l’aider, parce que tout le monde a bien vu la trahison de Pamela, tandis qu’Aaron et Ezekiel décident d’aller aider les gens du Commonwealth. Les survivants décident aussi d’utiliser toutes les ressources médicales dont ils disposent, y compris le frère de Yumiko sorti d’on ne sait où (j’aurais pensé que Pamela le compterait en personnel essentiel, pour soigner Judith.

La série prend tout de même le temps de se calmer pour nous proposer une jolie scène entre Lydia et Aaron. Elle était un peu chiante à pleurer pour Elijah, mais le but était de garder le suspense sur de possibles retrouvailles entre eux.

Il y en a une qui a eu peu de scènes depuis le début de l’épisode, c’est Maggie. Tout son épisode tourne clairement autour de sa relation avec Negan, et c’est un peu chiant que son épisode final se résume à ça. Elle est en tout cas énervée de voir Negan n’en faire qu’à sa tête et vouloir à tout prix aller tuer Pamela tout seul, alors elle fait tout pour l’en empêcher. En retour, elle obtient contre toute attente des excuses de la part de Negan : ayant été aculé et à ça de mourir lui aussi, il prend en effet conscience de ce qu’il a fait perdre à Maggie. Il serait temps. Et si elle n’accepte pas vraiment ses excuses, il est assez clair qu’elle passe enfin à autre chose.

Entre deux scènes, Judith passe son épisode à se réveiller et se rendormir, parlant de ses parents à chaque fois. Il aurait été difficile de terminer la série sans au moins une mention de Rick et Michonne, mais leur absence se fait quand même trop sentir sur ce coup. Histoire de détourner notre attention, l’action continue encore et encore. Quand Pamela se met à demander à ses gardes de tirer sur le peuple du Commonwealth qui souhaite simplement entrer dans son quartier privilégié (il n’y a plus de zombies, bizarrement), tous nos héros se mettent en tête de définitivement mettre un terme à ses agissements.

C’était un peu gros, je trouve. Laissez Maggie jouer les snipers et la tuer une fois pour toutes, merde. Ce n’est malheureusement pas le cas : à la place, on assiste à un renversement mené par Mercer. Mercer ? Je ne m’attendais pas à ce que ce soit lui qui soit celui qui mènerait autant les troupes au combat, mais eh, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe. Une fois sur place, il commence la rébellion, mais d’autres personnages font vraiment les choix de l’action. Ainsi, c’est Gabriel qui met en danger sa vie pour aller ouvrir la grille aux habitants du Commonwealth qui, à force de faire tant de bruits, ont attiré tous les zombies sur place.

Et oui : nos héros sont déjà à l’intérieur des quartiers renforcés. Pas si renforcés que ça les quartiers, s’il est possible de s’infiltrer dedans si vite. Dans tous les cas, l’essentiel ne se joue pas là : l’essentiel se joue avec Daryl qui est celui qui fait prendre conscience à Pamela et à son armée qu’il est temps d’être meilleurs que ça et de laisser vivre les humains, de prioriser les humains sur la survie. Bon, je ne sais pas trop à quel point ça fonctionne cette idée dans ce monde-là, mais c’était chouette.

En plus, Daryl Dixon parvient à foirer LE moment-clé de l’épisode : sa réplique où il utilise enfin le « walking dead » là ? Ben, il mâche tellement les mots qui précèdent qu’il est incompréhensible. C’est le charme de Norman Reedus, on va dire, on ne comprend rien à la moitié de ce qu’il ne prononce pas, puisqu’il n’articule pas. Sur une réplique-clé comme ça, par contre… Eh, ça n’aurait pas été une bonne scène de The Walking Dead sans ça, j’imagine ?

Un jour, je regarderai avec des sous-titres. En attendant, c’était un joli cri de guerre, et Pamela se fait arrêter par Mercer. Maggie doit alors faire un choix depuis le toit où elle observe la scène: tuer Pamela ou la laisser être prisonnière. Et comme Negan lui explique qu’il est bien pire d’être jeté en prison, elle le croit immédiatement.

Ils ont beau refermer les grilles, il y a un tas de zombies qui attendent d’entrer hein, dont, et c’est inattendu, Hornsby. Bien qu’arrêtée, Pamela fait donc le choix de la mort : elle essaie de se faire mordre par lui. Tout le monde assiste bien à son désir de suicide, Judith essaie de l’en empêcher et… finalement, c’est finalement Maggie qui empêche Pamela de mourir comme ça.

L’avantage, c’est qu’au moins, une fois les grilles ouvertes, on retrouve Elijah – yay les retrouvailles – et Jerry – pas yay, sa femme est à Alexandria. Tous nos héros peuvent alors mettre au point un plan pour reprendre le contrôle du Commonwealth. C’était assez amusant, parce que ça se faisait avec un grand besoin de carburant et de véhicules pour attirer les zombies le plus loin possible. Une fois n’est pas coutume : les zombies sont attirés loin des habitations par de la bonne musique et des camions blindés menant à une fin explosive pour la série. Tout le monde y met du sien, même Connie ou Maxine, et avec cette musique, la fin de série prend des allures de clip de Thriller.

Tous les zombies sont donc attirés vers la place centrale du Commonwealth et la maison de Pamela… pour mieux se faire cramer. Ouais. Ils n’y vont pas par quatre chemins cette fois, la horde de zombies est explosée à grands renforts d’effets spéciaux. Je sens que la scène vieillira mal, parce qu’elle a déjà un aspect jeu vidéo… et c’est dommage. En plus, c’est bien beau de tous les cramer, mais on sait aussi que certains zombies survivent quand c’est comme ça.

En tout cas, le problème est majoritairement réglé comme cela. Ainsi, on peut se retrouver avec une scène Carol/Daryl en compagnie de Daryl. La série s’en sort plutôt bien à montrer que Pamela n’est jamais qu’une gouvernante comme une autre – franchement, Carol aurait très bien pu être à sa place aussi. La conclusion ne peut prendre beaucoup plus de temps, cependant, alors on expédie le tout sur une bonne réplique cassante de Carol.

Contre toute attente (décidément !), Maggie prend aussi le temps de venir parler avec Negan au lendemain de tous ces événements. Elle le remercie (!) d’avoir enfin dit qu’il était désolé – mais elle ne le pardonnera jamais, bien sûr. C’était chouette d’avoir un moment pour entendre parler de Glenn, mais ça manquait presque d’un petit flashback pour nous faire vraiment pleurer. Et malgré cette scène, je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée que c’est la fin de la série. Je sais bien qu’il y a une annonce de spin-off en stock pour ces deux-là, mais pourtant, vraiment, cette fois, ça y est : nous arrivons à la fin de tout ce qu’ils avaient à se dire.

C’était une superbe scène, les acteurs la déchirent comme ils savent le faire : j’ai adoré le discours de Maggie sur sa haine de Negan, sur le contrôle qu’il pouvait avoir sur elle et sur l’exemple qu’elle voulait montrer à son fils. Ceci étant fait, nous pouvons passer à un happy end duquel Negan est inévitablement exclu, après un petit regard de Daryl.

Le happy end ? Un sacré festin et une dernière journée parfaite pour Rosita. Mercer et Princess sont ensemble, Magna et Yumiko en profitent pour s’embrasser, et sur toutes les pertes de l’épisode, le toast de Yumiko est porté à Luc ? Ben putain. Judith est bien en vie, Carol fait la cuisine, tout le monde est bien heureux… C’est rare d’avoir eu autant de moments de joie et sérénité dans la série. Bref, ça y est les personnages sont arrivés à une conclusion naturelle.

Rosita annonce à Gabriel qu’elle va mourir (bordel, cette actrice !), Judith comprend. On bascule alors dans une horrible ambiance apaisée pour la mort de Rosita – et pour la mort de la série. Il fallait bien qu’ils la tuent ; je le savais qu’elle y passerait. C’était soit elle, soit elle Aaron, mais je ne pouvais pas finir la série avec mes deux personnages préférés restants en vie, je n’y aurais pas cru.

Et, ma foi, les émotions prennent bien. Rosita est un choix logique : c’est une badass qui est dans la série depuis tellement d’années que sa perte nous touche forcément. La tuer à petit feu est une belle manière de nous préparer aux au revoir : elle peut dire au revoir à Maggie et Carol, avoir une scène avec Gabriel, être séparée de Coco et… terminer avec Eugène. Bordel, ce ne serait vraiment pas mon choix de dernière personne à qui parler sur Terre, hein.

Dans son malheur, Rosita a de la chance tout de même, son covid expéditif ne la fait pas tousser ? Et elle est heureuse de savoir que c’est Eugène avec elle à la fin, alors je suis heureux pour elle. Bon, non, c’est faux : je suis dégoûté. Comment ça, vous nous tuez Rosita si proche de la fin ? Putain quoi. J’espérais vraiment qu’elle survivrait.

D’une certaine manière, elle survit : Eugène fait un enfant avec Max et il la nomme Rosita. Ben putain, elle est sympa Max. La série s’achève un an plus tard avec un discours très Rick de la part d’Ezekiel : Ezekiel est nommé gouverneur du Commonwealth et assure qu’ils sont tous une famille. Son commandant ? Mercer, bien sûr. Tout le monde peut donc être heureux sur cette fin de saison – et bordel, pourquoi ça semble tant être une fin de saison ?

Un an après, Daryl s’occupe donc de la frontière. Il passe toujours de bons moments avec Connie, qui gère l’administration du Commonwealth. Lydia et Elijah sont toujours en couple – mais on ne les verra jamais s’embrasser -, Negan offre sa boussole à Judith, Carol et Daryl rendent hommage aux morts, Jerry est en famille, tout va bien, vraiment. La vie a repris dans la communauté, il y a des échanges avec d’autres communautés, Grace est toujours en vie aussi, Maggie souhaite parler du futur avec Daryl et Carol, parce qu’il est temps selon elle d’aller chercher la merde ailleurs. La génération future va bien, il n’y a eu aucune perte.

Le spin-off Carol/Daryl ? Carol a décidé de ne pas y participer, alors les scénaristes prennent le temps d’ajouter une scène d’adieux entre eux. Vraiment, je ne vois pas ce que la série sur Daryl pourra apporter ? Les personnages se disent en tout cas au revoir, pas adieux, mais c’est tout comme. La série a ainsi droit à son câlin très attendu entre Carol et Daryl, qui restent meilleurs amis. L’histoire d’une friendzone interminable, mais que c’est beau de les voir se sourire à la fin de la série. Il fallait que la série se termine sur ces deux-là, c’est vrai.

Merci la musique, en tout cas, elle accompagne bien ce moment. Judith souhaite un happy ending à son papa de substitution qui l’abandonne à son tour (putain, mais la pauvre), tandis que Daryl lui promet de chercher Rick et Michonne. Ils auraient quand même pu faire revenir les acteurs d’une manière ou d’une autre.

Voilà donc pour la fin de la série : pouvait-elle finir autrement que par Daryl faisant une balade en moto et s’en allant vers de nouvelles aventures ? Je ne crois pas. Et pourtant. ET POURTANT. ILS LE FONT.

Rick et Michonne sont là pour la toute fin. Putain, heureusement. Une petite allumette craquée, et des lettres écrites dans le vent pour Rick et Michonne. Michonne explique avoir essayé de revenir plein de fois vers ses enfants, mais être trop loin des zones où la radio passerait. Le montage final nous propose un discours conjoints de Michonne et Rick ainsi, et c’est beau. On y retrouve pas mal de morts – bordel, il y en a dont je n’ai plus les prénoms – mais aussi les vivants. Comme toujours la série s’acharne sur l’idée d’une famille et sur les enfants de Rick hein.

Le montage final donne aussi l’impression de retrouvailles entre Rick et Michonne devant un feu. Pourtant, nous les retrouvons chacun au petit matin à se préparer comme ils peuvent. Rick est pieds nus et a peur d’être repéré par un hélicoptère. Il l’est pourtant, mais Michonne semble l’avoir entendu ? Ce n’est pas le cas.

Finalement, Rick est donc arrêté par le même groupe à hélicoptère, encore et toujours, tandis que Michonne fait face à une horde de zombies loin de l’arrêter. Après tout ce temps, l’un et l’autre sont toujours seuls par contre. Bon. Allez, il faut bien marquer la fin, et ça se fait par un crédo lu par tous les survivants (snif, pas de Rosita). Le crédo de fin ? We are the ones who lived. Et Michonne part en guerre, tandis que Rick se fait arrêter… Allez, la suite est assurée.

La fin n’est toujours pas là pour autant : we get to start over, we are the ones who lived. Start over ? C’est parti pour une fin qui n’est que le commencement, ils aiment cette idée après tout. On nous annonce donc en fin d’épisode : Dead City, centrée sur Negan et Maggie, Daryl Dixon, centré sur… ben ? J ene vous fais pas cet affront. Et surtout. SURTOUT. Rick & Michonne. Je ne savais pas du tout, je crois ? J’en étais encore à attendre les films… et je suis pressé de voir ce que ça donnera. Bon, et bien sûr, il y a toujours Fear, mais ça, j’ai une saison de retard hein.

EN BREF – La série n’en termine plus de se terminer, et le pire, c’est que ce n’est pas une véritable fin quand tout un tas de personnages s’apprêtent à revenir de toute manière. La saison 11 fut interminable aussi grâce au covid, qu’on ne remercie pas, mais elle a l’avantage de conclure de manière logique une bonne portion de l’histoire.

Le fait de savoir que ça va continuer, le fait d’être spoilé de la majorité des personnages qui survivront, le fait de se douter que Rosita y passerait… bien sûr, ça gâche un peu le sentiment de fin. Est-ce que je serai au rendez-vous en 2023 pour la suite ? Je ne vous fais pas l’affront de mentir : il y a de fortes chances que je suive une bonne partie des spin-offs, car l’ambiance me manquera.

De toute manière, j’ai encore en stock une vingtaine d’épisodes de la franchise alors… Rendez-vous en 2023. Et repose en paix, The Walking Dead, je vois bien que comme un zombie, tu refuses de crever. Sacré univers étendu. We get to start over, we are the ones who lived.

The Walking Dead – S11E23

Épisode 23 – Family – 19/20
Il n’y a plus de doute, on se dirige à grands pas vers une fin de saison avec un épisode qui était franchement réussi. Cette saison a réussi à plusieurs reprises à me rappeler ce que j’avais pu aimer pendant ces onze saisons, et cet épisode le fait très bien aussi, avec quelques rebondissements et une situation qui se complexifie au fur et à mesure que les intrigues se croisent. Franchement, ils sont capables de réussir la fin à ce stade. Et je n’aurais pas parié dessus il y a quatre ans.

Spoilers

Nos héros prennent le train du Commonwealth dans l’espoir de retrouver Coco et les enfants.

Stop the dead before it’s too late!

J’ai beaucoup hésité avant de lancer cet épisode, me disant que je pouvais tout à fait attendre la semaine prochaine pour me garder les deux derniers épisodes en même temps… Mais la vérité, c’est qu’après l’épisode 22, il est dur de patienter. Et puis, allez savoir si j’aurais le temps pour deux épisodes dimanche prochain.

En tout cas, pour un avant-dernier épisode, l’introduction avait déjà des airs de fin : j’ai adoré avoir la voix off de Judith avec une petite musique entraînante et des plans sur une malle pleine d’armes où chacun venait se servir – en parallèle de plans où chaque arme a été utilisée dans la série. C’était simple et efficace, ça reflétait bien ces onze saisons et ça parvenait à ne pas tomber trop dans le ridicule. Et puis, cela fait plaisir de voir certains nouveaux personnages (ils le resteront toujours) parmi ce montage de début. Genre, Lydia, Kelly ou Yumiko font partie de la famille désormais.

Au passage, la série fait quelques clins d’œil en nous parlant de Lori et Carl, alors que Judith récupère le flingue de son père dans la malle. Le chapeau de Carl ? Il est passé par Judith à son petit frère, avant qu’elle nous tease le jour où tout changera pour toujours. Ils auraient pu nous éviter cette formulation maladroite car trop entendue franchement.

Après le générique, nous retrouvons une Rosita toujours aussi énervée qu’à la fin de l’épisode précédent qui motive comme elle peut des troupes à se bouger plus vite pour aller chercher les enfants… Pourquoi pas ? D’autres sont déjà en train de parler de conduire le train, et j’adore l’idée.

Negan, lui, s’inquiète auprès de Maggie de savoir comment elle compte faire pour se venger – sachant très bien que s’ils laissent Pamela en vie, personne ne sera sain et sauf. C’est un peu du foutage de gueule venant de lui.

Il parle de ça à Maggie alors qu’elle avait été empêchée de le tuer si proche du but. En plus, il ose s’associer à elle comme s’ils étaient un duo efficace… Et bien sûr, ils le sont, mais de là à l’expliciter à Maggie ? Elle l’envoie bouler, évidemment, avant d’aller faire un câlin à Hershel qu’elle laisse une fois de plus derrière elle. Negan laisse quant à lui sa femme derrière lui.

Daryl aimerait laisser derrière lui Judith, mais elle ne se laisse pas faire cette fois-ci : elle sait bien que son frère et ses parents ne se sont pas battus pour avoir un monde si pourri et elle veut se battre pour obtenir un futur heureux. Comme Carl à l’époque. Le discours vient d’une gamine de dix ans, mais apparemment, ça suffit à ce que Carol change de perspective et recommence à penser au futur. Partant de là, ça suffit aussi à ce que Daryl accepte qu’elle vienne avec lui. Bon, que Carol ne vienne pas pleurer d’avoir encore perdu un enfant après !

Tout le monde monte finalement à bord du train pour rejoindre plus vite le Commonwealth. Il y a clairement un wagon pour le commandement du groupe, mené par Rosita (inévitablement), Gabriel, Maggie, Carol et Daryl, toujours accompagné de Judith. Cela leur permet d’établir un plan assez rapidement, dans le seul but de récupérer Coco.

Dans un autre wagon – ou plus loin dans le même, ce n’est pas bien clair, Magna, Connie et Kelly parlent avec le soldat qui avait voulu s’en prendre à Pamela, histoire que l’on apprenne à connaître ce personnage. Cela me paraît un peu tard pour introduire de nouveaux personnages quand même. En plus, Princess a été clair : ils ont un but qui n’est pas de papoter, mais de réussir à rétablir la radio.

Même s’ils sont en train, les personnages passent un bon moment à se rendre au Commonwealth, tout de même. Cela laisse l’opportunité à Negan de remercier Ezekiel : c’est quand même grâce à lui s’il est encore en vie. Si tout ça n’est pas ironique, franchement ! Ezekiel se justifie en expliquant qu’il ne voulait pas le voir mourir de manière trop facile, préférant le voir se morfondre. Il lui raconte ensuite sa vie et son opération, et franchement, je n’ai pas trop compris pourquoi. C’est quoi son but ? Devenir pote avec Negan ? A priori, non.

Celui-ci semble le prendre comme ça quand même, expliquant qu’il a préféré se dénoncer comme le traître auprès du chef de la prison Alexandria afin de se racheter. S’il était mort comme ça, alors sa femme aurait eu une meilleure histoire à raconter à leurs enfants. Maggie l’entend expliquer sa volonté de devenir une meilleure personne, et ça la laisse songeuse apparemment.

De son côté, Judith confie qu’elle n’a plus eu de nouvelles de sa mère à la radio depuis un moment. Cela fait plaisir de réentendre parler de Michonne, même si ça montre aussi que ce n’est pas hyper crédible de l’avoir à errer quelque part au loin alors que Judith est encore en vie – même si c’est pour retrouver Rick. Ce serait bien aussi de voir Michonne revenir pour le dernier épisode, mais bon.

Pendant ce temps, au Commonwealth, Mercer ramène Eugène auprès de Max et de Yumiko. Il n’a pas souhaité les prévenir avant, pour éviter d’impliquer trop de monde, mais maintenant, il a besoin d’elles pour continuer d’agiter le peuple du Commonwealth le temps qu’il trouve assez de soldats souhaitant s’en prendre à Pamela.

C’est un plan qui pourrait fonctionner, mais bordel, qu’est-ce qu’il doit regretter d’avoir sauvé la vie d’Eugène ! Celui-ci reste insupportable et le sera donc jusqu’au bout de la série : il le remercie de rejoindre la longue liste des gens lui ayant sauvé la vie (putain, mais faut se remettre en question ?) avant de demander ce qu’il peut faire en ville pour l’aider. COMME SI.

Evidemment, Mercer veut juste qu’il se planque, quoi. En attendant, Mercer va se faire engueuler par Pamela parce qu’Eugene a réussi à s’échapper. Il joue clairement sur les deux tableaux, et son ironie toute douce ne peut pas passer inaperçue auprès de Pamela. Elle demande tout de même qu’Eugène soit tué dès qu’on le retrouvera, sans autre forme de procès ou d’exécution publique. Cela en dit long sur sa perte de contrôle.

Elle envoie une autre soldat surveiller Mercer pendant qu’il continue sa journée, n’ayant plus vraiment confiance en lui, à raison. Mercer joue pourtant le double jeu avec beaucoup d’efficacité : il fait interroger Yumiko, par exemple. Bon, il reçoit aussi un appel radio de Princess qui a réussi à faire fonctionner la radio dans le train, mais ça, personne ne l’entend, heureusement. Princess en profite pour savoir où se positionne son mec, sachant qu’un train plein d’anciens prisonniers ayant des envies de revanche sur Pamela est sur le point de débarquer.

Sans trop de surprise pour nous, Mercer est bien sûr de son côté, mais en vrai, c’était une sacrée prise de risque de la part de Princess de tout lui balancer sans en être sûre. Ils sont interrompus avant d’avoir le temps de se dire beaucoup plus de choses, car une alarme sonne au Commonwealth, pour indiquer la proximité d’une horde de zombies.

Effectivement, il ne faut pas oublier le groupe d’Aaron. Ils sont désormais dans une meute de zombies encadrés par les soldats du Commonwealth, qui ont clairement pour ordre de les ramener près du Commonwealth pour faciliter à Pamela l’évacuation des rues, le respect d’un confinement et le maintien de l’ordre. La peur, c’est un puissant outil pour que les gens restent en place. Pensez donc au Covid. Pardon.

Nos héros sont donc pris au piège, mais ils trouvent une faille dans la surveillance des Stormtroopers. C’était d’autant plus intéressant que ça permettait de montrer que la technique des Chuchoteurs était facile à copier, finalement : il suffit que l’un chuchote et que les autres répètent. Ils ne s’embarrassent même pas avec un masque désormais !

Ils doivent un peu le regretter quand un Stormtrooper ramène une autre horde de zombies et les pousse à poursuivre leur chemin sans s’écarter de la horde avec laquelle ils sont. Ils finissent par trouver une autre stratégie pour s’échapper, en montant à bord d’un van au bord du chemin. L’idée est bonne, mais ce n’est pas si évident quand on fait partie d’une horde de zombie. La femme qui accompagne Luke est ainsi emmenée au loin par les zombies, et elle ne peut pas faire demi-tour pour éviter de se faire bouffer.

Luke choisit donc de la suivre, voyant bien qu’il ne réussira pas à s’en sortir. Elijah se retrouve pris dans un autre flot de zombies l’empêchant de monter dans le van sans se faire remarquer. Malheureusement, Lydia n’est pas prête à le perdre et s’accroche donc à lui, depuis le van, persuadée de pouvoir le tirer jusqu’à elle. Ce n’est pas ce qu’il se passe, loin s’en faut, et je suis dégoûté : elle se fait remarquer par un zombie qui lui mord le poignet… Aaron la force alors à lâcher la main d’Elijah qui poursuit son chemin parmi les zombies, en direction du Commonwealh.

Lydia le prend super mal : il est hors de question pour elle d’abandonner Elijah. C’est beau un jeune amour comme ça, elle en oublie qu’elle va devoir perdre sa main. Par chance, elle est avec Aaron. Il peut au moins lui expliquer que la pire partie est à venir, parce quelle va se faire couper la main, mais que bon, elle est aimée et elle va s’en tirer, comme lui. La pauvre. Je suis quand même heureux qu’elle reste en vie, mais ça nous rappelle que la vie était trop simple pour nos héros ces derniers temps. On n’a plus eu de sacrifice de membres ou de vies depuis un moment après tout.

C’est désormais chose faite, avec Lydia qui prend bien cher dans cet épisode. Elle perd à la fois sa main et son mec, quoi. Elle est au bout du bout quand elle se réveille finalement. Je dois dire que je suis assez surpris : certes, j’aime le personnage, mais je n’avais pas souvenir que l’actrice gérait aussi bien les émotions. Pourtant, elle a déjà eu des épisodes avec des émotions fortes comme ça quand sa mère était là. Et c’est sûrement pour ça que je l’aime ?

Je ne sais pas, en tout cas, là vraiment, ses scènes ont réussi à me toucher. Et je ne pensais pas être encore touché à deux épisodes de la fin. Après, la série cherchait vraiment la merde : Jerry culpabilise de voir Lydia dans cet état et il lui annonce donc qu’il part à la recherche d’Elijah, Luke et Jules… Je trouve que c’est la pire idée du monde. Putain, mec, t’es en sécurité, t’as des gosses et une femme à retrouver, ne va pas t’amuser parmi les zombies, quoi !

Au Commonwealth, le confinement s’organise comme d’habitude, et ça énerve un peu Maxine. Elle tente de voir avec son frère quoi faire, mais lui, il lui ordonne simplement de faire comme d’habitude. Cela n’empêche pas Max de s’inquiéter. Mercer, lui, fait en sorte de dégager le passage pour tous nos héros qui arrivent d’Alexandria.

Comme il prend un peu son temps, le doute s’installe et Carol se sépare du groupe, préférant trouver un autre moyen de s’infiltrer. Il faut toujours qu’elle se fasse remarquer de toute manière. Les autres parviennent à entrer dans le Commonwealth pourtant, débarquant carrément… dans le bâtiment principal.

Pamela continue de faire surveiller Mercer, mais elle ne se doute apparemment de rien quand il évacue tout un secteur – par lequel nos héros entrent dans le Commonwealth – pour aller s’occuper de la meute de zombies. Il faut dire que ça se passe mal pour eux sur le terrain : une voiture de Stormtroopers se crashe après l’attaque d’un zombie qui est parvenu à monter dedans.

Pourtant, quand les héros de la série s’infiltrent finalement dans le bâtiment principal, on comprend bien que c’est la merde : les portes vers l’extérieur sont scellées… et il est rapidement évident qu’ils sont pris au piège. Bon, les premiers à mourir sont des figurants, pas de quoi s’inquiéter. Enfin, si, quand même : pendant que ça mitraille dans tous les sens dans la station de train, Mercer se fait arrêter et ne peut pas continuer de mettre en place des fortifications pour empêcher la horde de zombies d’entrer dans le Commonwealth.

Pour ne rien arranger à la situation, les Stormtroopers cherchent toujours Eugène en faisant du porte à porte, et l’un d’entre eux finit par le trouver. Contre toute attente, Eugène parvient à s’en débarrasser en l’attaquant… mais ça n’empêche pas que la situation est compliquée, parce qu’une fois le garde inconscient, il n’y a plus grand-monde pour répondre à sa radio. Logique.

Et dans le bâtiment principal du Commonwealth, les choses tournent vraiment mal. Avec nos héros pris au piège, c’est un peu inévitable d’avoir au moins une autre victime. Les figurants y passent, des deux côtés. Contre toute attente, Pamela surgit par ses gardes armés jusqu’aux dents pour tirer elle aussi sur nos héros. Et là, ça ne pouvait pas bien se terminer : Pamela vise Maggie et tire… mais Judith s’interpose pour sauver Maggie.

C’est donc Judith qui se prend une balle, au moment où Carol débarque elle aussi. Je l’avais dit qu’elle le regretterait. Et putain, Judith quoi. Pamela elle-même n’en revient pas de ce qu’elle vient de faire. Tuer Maggie qu’elle déteste n’était pas un souci, mais tuer une enfant, c’est autre chose.

Tous nos héros sont cliarement dépassés par la situation. Cette fois cependant, ils sont aussi assez énervés pour que ça parte en vrille et que ça leur donne une bonne raison de tout dégommer. Ezekiel et Daryl font ainsi équipe pour exploser un extincteur et laisser la fumée s’imposer dans tout le bâtiment. Cela leur permet de faire route vers l’extérieur du bâtiment où la sortie est heureusement dégagée elle aussi : Eugène sert enfin à quelque chose après un nombre de saisons qui ont paru interminable à se le coltiner. Cela dit, je dis ça, mais je suis sûr que Magna aurait géré le garde sans aucun souci. En plus, j’ai eu plus peur qu’autre chose quand elle s’est retrouvée face à Eugène, puis face à Yumiko. C’est le genre de retrouvailles qui font toujours un peu peur.

Pourtant, elle s’en sort en vie, et tous nos héros peuvent donc évacuer le bâtiment principal sans trop de mal. Le truc, c’est que pendant qu’ils font ça, la horde de zombies s’est rapprochée grandement du mur d’enceinte. C’est l’occasion pour le Commonwealth de découvrir qu’il y a désormais des zombies capables d’escalader les murs d’enceinte. Toujours plus dans la menace, même en dernière saison, donc. Le pauvre soldat qui montait la garde se retrouve ainsi attaqué par un zombie qu’il n’avait pas vu arriver. Je dis « le pauvre soldat », mais je pourrais aussi dire « le sombre idiot », parce qu’en vrai, pendant qu’il se fait bouffer, il trouve d’appuyer exactement sur le bouton sur lequel il ne devait surtout pas appuyer.

Il nous ouvre les portes du Commonwealth à tous les zombies qui attendaient derrière les portes. C’est la fin des haricots, comme à chaque fois qu’une communauté parfaite semble exister. C’est exactement pour ça que le dernier comic ne peut être satisfaisant et que j’attends au tournant la fin de la série – malgré les spin-offs prévus. En attendant, eh bien, c’est sans surprise que Pamela est paniquée d’apprendre que des zombies sont dans ses murs et que sa première réaction – sa seule réaction d’ailleurs – est de protéger l’Etat, c’est-à-dire elle-même.

Eh oui, la République, c’est elle. Pardon. Elle se retranche chez elle et dans une petite zone autour de chez elle où elle indique que le personnel prioritaire doit être contenu et mis en sécurité. Au passage, elle sacrifie quelques centaines de vies, mais bon, il faut ce qu’il faut pour protéger l’Etat soi-disant. Toujours est-il que ça laisse nos héros dans les rues d’un Commonwealth envahi par les zombies où les Stormtroopers n’ont donc finalement pas grand-chose à faire d’eux.

Sans qu’ils ne puissent comprendre comment ou pourquoi, nos héros sont rejoints par Luke et Jules, ce qui permettait des retrouvailles sympathiques, mais le meilleur résumé reste celui de Negan quand il voit un zombie escalader un obstacle dans la rue : what the fuck ? Je vois mal comment ils pourront s’en sortir sur le long terme avec des zombies si efficaces.

Et en attendant, il reste à savoir comment ils s’en sortiront sur du court-terme. Pour le moment, ils se contentent de survivre comme ils peuvent en s’attaquant à la horde de zombies – notons qu’ils ont l’aide de Maxine aussi – et en fonçant vers une ruelle, mais il risque fort d’y avoir des pertes. Ils protègent coûte que coûte Daryl portant Judith dans ses bras (comme il portait Beth à une époque, hein), aussi. Celle-ci n’est pas morte, mais elle croit quand même que Daryl est son père quand elle se réveille au milieu de tout ça et qu’ils sont les seuls à réussir à pénétrer dans la ruelle, alors que tous les autres sont submergés de tous les côtés par les zombies.

Pfiou, ça faisait un sacré cliffhanger quand même.

The Walking Dead – S11E22

Épisode 22 – Faith – 17/20
La série semble vouloir me plaire pour ses derniers épisodes, en donnant exactement à cette fin de saison les twists que j’avais envie de voir pour certains personnages, histoire de pouvoir leur dire au revoir au sommet de leur gloire. Après, comme la fin approche, je ne suis pas tout à fait serein pour la survie de tous, et cet épisode me l’a rappelé : il y a encore des personnages auxquels je suis attaché. Et d’autres, pas du tout. C’est rarement ces derniers qui sont le plus en danger, cependant. Bref, plus que deux épisodes…

Spoilers

Alexandria est la nouvelle prison très à la mode, mais vous savez à quel point les héros de la série aiment s’en prendre aux prisons…

There’s a threat in my midst. And I believe it’s one of your people.

C’était un peu annoncé dans l’épisode précédent, mais c’est confirmé par le discours de Judith et les flashbacks qui l’accompagnent : cet épisode va se concentrer sur Negan. Quel personnage incroyablement bien travaillé pour une série qui a toujours eu du mal à travailler quoique ce soit sur du long terme. On le retrouve au début de celui-ci à travailler sur les rails avec tout un tas de membres du casting.

Cela fait plaisir, même si c’est un peu triste que cet épisode nous confirme au passage que Princess ou Magna sont aussi prisonnières du Commonwealth forcées de travailler à libérer les voies pour le train. Assez vite, on comprend que ce n’est pas leur première journée tous ensemble et qu’ils ont un système plutôt élaboré pour communiquer entre eux et s’indiquer où sont les gardes.

Aussi élaboré soit le système, il a un défaut : Negan. Quand il voit sa femme forcée de travailler dur alors qu’elle est enceinte, il essaie de négocier des pauses pour elle. Au départ, le dialogue semble fonctionner, mais il y a plus d’un Stormtrooper pour intervenir : dès lors, il se fait tabasser et sa femme essaie à son tour d’intervenir.

Alors qu’ils sont séparés une fois de plus, l’épisode nous révèle ce à quoi on s’attendait : ils sont observés de loin, tout près d’Alexandria, par Carol et Daryl. Allez, vite, de la baston, qu’on en finisse. Les pauvres attendaient surtout de voir les enfants cela dit, et tout ce qu’ils obtiennent, c’est de voir qu’Alexandria est devenue une prison. C’est gênant.

Cela l’est d’autant plus qu’ils ne voient pas comment venir en aide à leurs amis. Pourtant, assez vite, un plan se met en place pour infiltrer Alexandria. C’est amusant : ils ont échappé à la prison pour finalement entrer dans celle-ci, en passant par les égouts. Gabriel et Rosita sont toutefois mis de côté : Carol préfère qu’ils restent à faire le guet car ils sont les meilleurs snipers parmi eux. Oui, on sait tous à quel point Rosita vise bien… Hum.

Bon, bref, Daryl et Connie s’infiltrent dans Alexandria en passant par les égouts. Ceux-ci sont plein de zombies, et j’en arrive à me demander comment la ville n’a pas été prise d’assaut plus rapidement par des zombies.

Une autre équipe passe également par les égouts : Maggie et Carol connaissent un chemin qui mène directement dans une des maisons. C’est leur terrain après tout, évidemment qu’elles savent tout d’Alexandria. Elles n’ont aucun mal à pénétrer à l’intérieur d’une des maisons, mais elles sont toutefois repérées par un garde. Elles n’ont heureusement et sans surprise aucun mal à le mettre KO. Cela n’empêche pas qu’elles sont repérées et laissent des traces, désormais.

L’épisode perd aussi un peu de temps en développement du personnage de Maggie. C’était inévitable d’en arriver là et c’est même plutôt réussi pour une fois : elle indique qu’elle a l’impression d’entendre Hershel partout. Son fils lui manque plus que d’habitude principalement parce qu’elle ne sait pas où il est ; et elle s’en confie à Carol. C’est l’occasion d’une bonne scène où Carol lui rappelle que c’est normal de vouloir rendre le monde meilleur pour les enfants – et même elle continue de vouloir le faire pour Sophia et Henry. Pfiou, on repart loin dans le passé là.

À l’intérieur d’Alexandria, Negan, qui est supposé donner une étincelle d’espoir aux autres, continue de se comporter bien mal en s’opposant constamment à l’autorité. Il le fait même quand il essaie de convaincre Tyler, celui qui avait arrêté Max, de les rejoindre. Ce n’est pas très efficace pour le moment, donc.

En tout cas, le Commonwealth, représenté dans cette prison par un énième chef qu’on n’avait jamais vu avant, repère vite Negan comme trouble-fête. Et comme ils comprennent que sa femme est enceinte, ils se servent de l’information pour faire en sorte que Negan leur donne des informations. Le pire, c’est que ça pourrait fonctionner, mais le chef du Commonwealth fait une erreur de débutant en indiquant à un de ses gardes, devant Negan, que sa demande de transfert a été refusée. Negan se servira clairement de l’information : le garde déteste sa hiérarchie qui l’empêche de revoir son frère.

En attendant de se servir de cette information, Negan joue donc le jeu qu’on veut qu’il joue : cela lui permet de passer un peu de temps avec sa femme, Annie. Il faut vraiment que je retienne son nom !

Bref, une fois que c’est fait, il retourne jouer au parfait petit prisonnier et trouve ainsi le temps de parler avec Ezekiel. Contrairement à l’épisode précédent, le dialogue entre eux mène à une impasse définitive où il est révélé qu’Ezekiel a encore plus de rage contre Negan que Maggie ne pouvait en avoir. J’avoue que j’avais oublié une bonne partie de l’intrigue d’Ezekiel, mais ça n’a pas trop de sens de ne pas avoir plus capitalisé que ça sur sa haine à lui, en se concentrant uniquement sur Maggie.

La dispute entre Ezekiel et Negan fait en tout cas qu’il n’est pas étonnant de voir Negan se rebeller contre lui et balancer son nom au chef du Commonwealth. Pourtant, durant la nuit, quand tous les prisonniers sont réveillés pour assister à l’exécution d’un traitre, c’est Negan qui est sur le point d’être fusillé sous la neige.

Et pas seulement lui : le chef d’Alexandria décide de fusiller aussi sa femme (et donc son bébé) pour faire bonne mesure et comme il n’y a pas de martyr dans sa prison. Euh ? Je ne comprends pas bien son intention première, mais ça a le mérite de révéler l’ensemble des prisonniers qui conspire contre lui et contre le Commonwealth quand Ezekiel décide de jouer les leaders à nouveau.

Il se met entre les gardes (dont celui qui a la haine contre sa hiérarchie) et le couple Negan/Annie. Il est rejoint rapidement par Magda, Kelly, Princess et d’autres de nos héros, notamment la femme de Jerry. Le chef du Commonwealth ordonne bien logiquement l’exécution de tous les rebelles d’un coup, mais il y a un mais : le garde déjà repéré par Negan doute du bienfondé de cet ordre et finit par se retourner contre son chef.

Paniqué, celui-ci prend Kelly en otage pour tenter de s’enfuir. C’était vraiment le mauvais choix : énervé, Daryl sort de nulle part et le tue d’un coup de couteau bien placé dans le dos. Le pauvre n’a pas eu le temps de voir arriver ce qui allait lui tomber dessus, mais au moins, Kelly et Connie se retrouvent. Et tout est bien qui se finit bien, parce qu’aucun des gardes du Commonwealth n’ose s’en prendre à Daryl ou aux prisoniers. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe ?

Bref, tout ça permet àCarol et Maggie de continuer à fouiller les maisons au moins, car l’attention est vraiment portée ailleurs. Maggie peut ainsi retrouver Hershel, mais pas les autres enfants. Quand Rosita qui les rejoint apprend que Coco n’est pas là, elle pète vraiment un câble. Bordel, j’espère vraiment que Rosita survivra à cette dernière saison, parce que je l’adore. Ce n’est jamais bon signe… En attendant, elle fait tout ce qu’elle peut pour retrouver sa fille, quitte à faire en sorte que le chef parle en le menaçant avec un zombie. Elle est prête à tout pour retrouver Coco et ça promet pour la suite. Malheureusement, le chef refuse de lui donner la moindre information. Il se fait bouffer (et ça, ce n’est pas malheureux) et il nous faudra attendre encore un peu pour savoir comment tout ça se terminera…

Pendant ce temps, Aaron, Elijah, Jerry et Lydia sont toujours dans les bois, et Elijah s’inquiète vraiment quand il voit Lydia tuer des zombies, parce qu’il a peur d’avoir de nouveau affaire à un zombie capable d’ouvrir les portes ou de grimper des échelles. Pourtant, quand ils tombent finalement sur une surprise, c’est une bonne surprise : la série nous ramène Luke, le prof de musique, et Jules (zut, je ne sais plus). Franchement, j’avais fini par me dire que Jules avait dû mourir sans que je ne m’en souvienne lors d’une fin de saison.

Ce n’est pas le cas : ils étaient à Oceanside, mais maintenant, Oceanside est tombé dans les mains du Commonwealth. On s’en doutait un peu, mais cette confirmation tombe comme un couperet pour nos héros qui étaient loin de s’y attendre, eux. Quand ils sont partis, tout allait pour le mieux avec le Commonwealth et le deal était clair.

Même en apprenant la chute d’Alexandria, Aaron reste persuadé que tout se passe bien à Alexandria : il l’affirme à Luke qui est heureux de pouvoir retrouver toute son équipe de base. Il faut encore trouver le moyen de se rendre en ville sans être arrêté par les gardes qui les entourent de plus en plus… Et comme Lydia est avec eux et qu’un groupe de zombies passe à proximité, on sait ce que ça donnera.

Cela ne manque pas : tous nos héros décident de se mêler à la horde de zombies qui passe par-là. Ils sont toutefois encerclés par le Commonwealth en fin d’épisode.

En parallèle, nous suivons aussi le procès d’Eugène. Ce n’est pas ma partie préférée de cet arc de saison, mais c’est un peu nécessaire tout de même. Malheureusement, Yumiko a bien du mal à défendre Eugène parce que le Commonwealth se révèle fidèle à lui-même dans sa perfidie : la juge est loin d’être objective et va dans le sens de tout ce que Pamela dit. Le problème, c’est que Pamela accuse Eugène d’être un meurtrier et réussit même à retourner cette affaire de loterie truquée contre lui quand elle affirme que l’enregistrement n’était pas un enregistrement de son fils. Ben voyons.

Bref, le procès se passe mal et Yumiko le sait bien. Elle le reconnaît même devant Eugène. Allez savoir comment, Yumiko et Max obtiennent ensemble la permission de parler à Eugène quand il est en cellule. C’est vraiment exagéré, ça, dans un Commonwealth plein de simili-justice. Toujours est-il que ça permet de rapidement mettre en place un plan dans lequel Yumiko envisage de rallier Mercer à sa cause pour réussir à gagner le procès.

Ce n’est pas facile cependant : son argument principal consistait à lui apprendre que Princess était traitée comme une prisonnière, sauf que ça, il le savait déjà. Mercer refuse donc de lui venir en aide et la situation est désespérée. On pourrait croire que ça ne pourrait pas être pire, même si une partie du peuple semble soutenir Eugène (ce n’est pas comme s’ils pourraient empêcher son exécution), mais ça l’est finalement quand Eugène demande à parler à la Cour.

Son procès est en public, et ça fait que tout le Commonwealth a la chance de pouvoir assister à une scène où Eugène, toujours aussi irritant, passe son temps à se plaindre. C’est dingue comment je déteste ce personnage et comment j’ai tendance à ne rien écouter de ses jérémiades chaque fois qu’il commence à parler en étant au bord des larmes là. Vraiment, je ne le supporte pas et c’est typiquement à cause de ce personnage et de ceux comme lui que je ne reverrais probablement jamais la série. Trop de longueur.

Bref. Il se plaint une fois de plus, espérant probablement que son discours permettra à Mercer de lui venir en aide, enfin. Ce n’est toutefois pas le cas, et rapidement, Eugène est condamné à mort. Malheureusement, ses mots ont bien réussi à porter leur fruit : le cliffhanger de l’épisode voit Mercer venir en aide à Eugène alors qu’il était mené au peloton d’exécution. On ne s’en débarrassera donc jamais ?

The Walking Dead – S11E21

Épisode 21 – Outpost 22 – 18/20
Ce dernier arc de la saison, et de la série (on y arrive !), me plaît beaucoup parce qu’il permet de faire avancer en même temps bon nombre de personnages dans des directions qui se rejoignent. En revanche, ça avance assez vite pour que je m’attende à un ou deux dernier(s) épisode(s) de saison encore différent(s) de là où nous en sommes. Pour l’instant, peu importe : j’ai vraiment bien savouré cet épisode qui, s’il n’invente rien à ce stade, parvient à surprendre par sa fluidité.

Spoilers

Nos héros sont prisonniers du Commonwealth et tentent de retrouver les enfants.

Quit bitching and move forward.

C’est reparti pour cette saison 11 qui approche vraiment à grands pas de sa conclusion désormais. Cela en devient frustrant de ne pas avoir tous les épisodes à portée de main, alors que si je les avais tous eu dès le départ, ça m’aurait énervé et je n’aurais rien vu non plus. Je me connais.

Ce début d’épisode revient de manière très brève sur le parcours de Maggie – mais en zappant Glenn, Hershel ou Beth. C’est abusé, donc ; mais Judith n’avait pas grand-chose à nous dire en voix off apparemment. Et puis, ça se concentrait sur Maggie en tant que leader, on va dire.

De retour dans le présent, Maggie est justement la première à se réveiller dans le convoi du Commonwealth qui l’emmène on ne sait trop où. Rapidement, elle constate que le garde qui doit la surveiller est endormi. Cela lui permet de réveiller rapidement Gabriel, qui est avec elle, alors qu’on nous fait comprendre que les gardes l’ont séparé de son fils.

Rapidement, Maggie, Gabriel, puis Rosita, également réveillée parviennent à s’enfuir. Gabriel et Rosita sautent du camion, mais au moment de le faire, Maggie a un rapide doute qui est de trop : le garde se réveille et la rattrape. Ils en viennent aux mains, le garde tire des balles et tue son collègue Stormtrooper au volant et il n’en faut pas plus pour que la voiture soit accidentée. Pas d’inquiétude à avoir : Maggie survit bien sûr… mais la voilà traquée par le Commonwealth, vers lequel elle retournera pour récupérer son fils.

En attendant, elle se retrouve confrontée au petit matin à un zombie d’un petit enfant. Comme par hasard. Elle n’a évidemment pas à cœur de le tuer, mais je pense sincèrement que c’est une mauvaise idée. Elle le laisse tout de même errer et finit par se retrouver à marcher le long de rails. Oula, tout cela m’a donné de mauvais flashbacks du Terminus, honnêtement. Alors qu’elle arrive à un croisement entre route et rail, un Stormtrooper débarque pour vérifier s’il peut retrouver ou non trace des évadés.

Ce n’est pas le cas, parce qu’il ne trouve pas Maggie. En revanche, il trouve bel et bien le zombie enfant qui lui courait après. Maggie profite de la diversion pour mettre KO le garde, mais le combat qui s’ensuit la distrait un peu trop de l’enfant. Voilà donc notre héroïne qui se retrouve à devoir faire un câlin au zombie enfant, avant de le tuer. La pauvre.

En parallèle de tout cela, nous retrouvons aussi Daryl et Carol. Les deux sont toujours perdus en forêt, mais ils entendent un train. Ils le surveillent de loin, utilisant aussi la radio pour savoir ce qui se dit entre gardiens du Commonwealth. Malheureusement, leur objectif est également de retrouver les enfants et cela signifie qu’ils sont forcés d’abandonner Connie à son sort. Ils la repèrent effectivement prisonnière du Commonwealth. À la radio, ils entendent qu’elle ne pourra pas travailler et qu’elle est plutôt de « désignation 2 ».

Pas le temps de se demander pour l’instant ce que ça signifie : Carol et Daryl veulent retrouver les enfants, mais ils savent qu’ils n’y arriveront pas seuls. Et cela tombe bien : ils suivent justement les rails eux aussi. Cela leur permet de tomber sur Maggie et d’apprendre tout ce qui lui est arrivé – y compris le kidnapping d’Hershel.

Après avoir sauté du camion pendant qu’il roulait, Rosita et Gabriel se réveillent au bord de la route, en pleine journée. Bien sûr, ils ont été assommés par la chute et bien sûr, ils se réveillent alors qu’un zombie de Stormtrooper est sur le point de les manger. Ils s’en tirent bien évidemment, pas d’inquiétude, et se retrouvent à devoir s’échapper alors que d’autres gardes sont à leur trousse.

Bien sûr, Rosita a rapidement l’obsession de partir à la recherche de sa fille, mais ça ne rassure pas Gabriel qui la sait blessée et épuisée. Il réussit à remettre son bras en place et ils sont interrompus dans la dispute entre eux quand ils entendent… un train ? Oula, ça doit bien faire dix ans qu’ils n’en ont plus entendu.

Ils reconnaissent vite ce bruit et se précipitent dans la direction, ce qui leur permet, comme de par hasard Balthazar de tomber sur Maggie et Carol. Franchement, c’est un peu gros que tous les personnages se retrouvent si vite, mais c’est cool de les revoir ensemble. Daryl ? Il est occupé à interroger leur otage, parce que Maggie n’a pas tué le Stormtrooper qui était à sa recherche. Maligne.

Daryl souhaite obtenir des informations sur les enfants, mais aussi sur Connie. L’interrogatoire de Daryl n’est pas très efficace, mais quand Gabriel l’interrompt, on avance enfin : il reconnaît le garde qui venait tous les dimanches à l’Eglise. C’est finalement par la religion et la promesse d’un pardon divin qui viendra peut-être que Gabriel réussit à obtenir de nouvelles informations. C’était inattendu, ma foi.

Le garde finit par expliquer que les « exilés » du Commonwealth se retrouvent à travailler dur pour construire de nouveaux rails, tandis que ceux de la « désignation 2 » sont envoyés très loin et jamais revus. Cela promet pour Connie, et pour nos héros qui doivent trouver un nouveau moyen de s’en sortir, de sortir Connie de là et de retrouver les enfants.

Carol a une bonne idée pour cela, et ça justifie d’ailleurs le titre de l’épisode : c’est à l’avant-poste 22 qu’ils interviennent. C’est un endroit où le train doit être dévié et où les gardes sont forcés de l’arrêter pour cela. Maggie en profite pour prendre en otage le conducteur, tandis que Daryl et Carol se font discrets pour infiltrer le train. Tout aussi discrètement, Rosita et Gabriel s’en prennent à une Stormtrooper qui avait pour mission de débarrasser les bois des zombies.

Finalement, l’opération avait beau être discrète, ils finissent par se faire remarquer. Cela tourne à la fusillade et un Stormtrooper prend Connie en otage pour s’en sortir, désarmant Daryl. J’ai trouvé que la scène manquait de logique : Connie parvient à se dégager seule du garde, mais Daryl, plutôt que de courir après le type qui ne devait surtout pas s’enfuir préfère s’occuper de savoir si Connie va bien. Elle est juste tombée par terre quoi, c’est bon.

Bon, peu importe : le garde s’enfuit en moto, et c’est loin d’être suffisant pour décourager Daryl qui enfourche à son tour une moto et poursuit l’homme jusqu’à ce qu’il parvienne à le tuer. Yeah. Cela lui permet de retrouver Connie, et c’était chouette à voir.

Il était moins chouette de voir leur prisonnier, le chauffeur du train, préférer se suicider que de révéler où étaient les enfants. Carol ne parvient pas à le raisonner et le convaincre malgré de bons arguments, et hop, le chauffeur se tue. Je ne m’y attendais pas tellement, cette fois, il faut bien le dire.

Cela désempare nos héros, qui décident de remettre en service la radio qu’ils avaient déconnecté. C’est un plan efficace : Rosita se fait passer pour une garde du Commonvealth et obtient toutes les informations dont elle avait besoin. En effet, elle apprend que les exilés sont… à Alexandria ! Ma foi, ça m’a fait rire ce retournement de situation ; Pamela n’est vraiment pas prête pour ce qui l’attend si elle renvoie tous nos héros directement à la maison.

Pendant ce temps, Ezekiel se retrouve dans un bus plein de prisonniers, parmi lesquels on retrouve aussi Kelly, Negan ou la copine de celui-ci. Cette dernière remarque rapidement qu’il manque un camion du convoi, parce qu’elle a entendu un crash durant la nuit. Heureusement qu’elle était droguée. Bon, tous les prisonniers s’inquiètent de ce que le Commonwealth fera d’eux et je me demande quand même qui sont tous les figurants avec eux.

J’imagine qu’il s’agit de gens du groupe de Negan, mais c’est peu clair tout de même. En tout cas, ils ont des enfants eux aussi, mais les enfants ne sont pas là. Un garde du Commonwealth révèle qu’ils vont bien et qu’ils les retrouveront s’ils se comportent bien – mais le comportement attendu est franchement abusé. Les prisonniers vont devoir travailler dur, sans jamais utiliser leur prénom. Voilà qui promet. Pour ne rien arranger, certains sont séparés et emmenés ailleurs, notamment la copine de Negan.

Bizarrement, ni Ezekiel, ni Negan ne se révoltent. Ils se mettent donc à travailler, et c’est finalement Kelly qui envisage de s’enfuir en courant. C’est une mauvaise idée et Ezekiel l’en empêche heureusement : quand trois figurants essaient justement de s’enfuir, ils se font mitrailler sans sommation. Pas la meilleure des idées, donc. Essayer de parler aux gardes n’est pas non plus une bonne idée : Negan se prend un coup quand il demande des nouvelles de sa femme.

En toute fin d’épisode, nous retrouvons Ezekiel s’occuper comme il peut de Connie et bavarder discrètement avec Negan. J’ai bien aimé la scène : elle permettait enfin une confrontation entre Negan et Ezekiel, ce dernier lui rappelant tout le bordel qu’il a fait il y a quelques saisons. Cela nous le rappelle aussi au passage, parce qu’ils sont bien mignons avec la rédemption de Negan, mais bordel, c’était un sacré bâtard.

Malgré tout, la série insiste sur sa rédemption : il est celui qui donne à Ezekiel la clé pour leur survie. Il est important d’avoir de l’espoir dans un camp comme celui-ci, et pour cela, Negan compte sur Ezekiel. Il sait aussi qu’Ezekiel aura besoin d’une lueur d’espoir et il est prête à lui donner, quitte à se sacrifier au passage.

La fin d’épisode voit alors son convoi arriver à Alexandria, et ça, clairement, il ne s’y attendait pas.