Blindspot – S03E22

S03E22 – In Memory – 18/20
J’ai trouvé décevante une grande partie de l’épisode, mais finalement, la manière dont tout se goupille en fin d’épisode est vraiment faite d’excellents rebondissements. Comme toujours, cet épisode final renouvelle bien les enjeux de la série. Et pour une fois, ils m’ont même m’arracher les cheveux avec leur dernier acte super perché. C’était un bel épisode de conclusion et je peux déjà l’annoncer : je regarderai la saison 4, c’est sûr, car cette fin me motive plus que la fin de saison 2… et parce que de toute manière, la saison 4 est déjà intégralement disponible !

> Saison 3

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Wow, this is a homecoming for you too, then?

Au secours, Reade et Tasha ont couché ensemble. Cela fait une bonne saison que je n’avais plus envie de voir ça. C’est ridicule comme les scénaristes ont gâché le potentiel de ce couple, et de ce personnage avec le fait qu’elle ne bosse plus ni pour la CIA, ni pour le FBI. C’est du grand n’importe quoi… mais pas autant que l’idiotie totale de Kurt face au « What three words ».

Très rapidement, cette fin de saison nous met dans l’ambiance : l’idée est de faire tomber Crawford au plus vite, mais celui-ci se sert de sa fille pour échapper au FBI. En plus, Jane s’évanouit pendant l’intervention, parce qu’elle a des migraines.

La bonne nouvelle, c’est que la fille Crawford n’est pas si attachée que ça à son père quand on lui laisse le choix entre le sauver lui ou sauver son Tom chéri. Sympa Blake ! Elle n’a toujours aucune idée de qui est Tom d’ailleurs, et celui-ci n’hésite pas un instant à balancer un tranquillisant sur son beau-père. Voilà qui est fait.

Crawford se trouve à Cape Town en Afrique, qui est la ville d’enfance de Roman et Jane. Ce n’est bien évidemment pas une coïncidence : Roman joue les nostalgiques et Crawford est à sa recherche. Comme toujours avec Roman, c’est l’inverse qui se produit : il est celui qui trouve sans mal son beau-père, pour mieux l’enfermer dans l’orphelinat de son enfance, à l’abandon, où il est finalement motivé à le tuer. Il a vraiment des problèmes de famille le petit, mais il avoue enfin son vrai nom et toute son histoire à Crawford, y compris le fait qu’il dormait dans la pièce où ils se trouvent à présent et que c’est le lieu où il a tué pour la première fois.

Il est ainsi révélé que c’est ce dernier qui a construit l’orphelinat, et c’est donc pour ça que Roman s’en prend à lui. Mouais. Il dit quand même qu’il est amoureux de Blake, ce qui me rend tout heureux parce que j’ai vraiment accroché à ce couple – c’est le seul couple de cette série pas trop maltraité finalement… alors que c’est totalement un couple fondé sur un mensonge.

Un qui ne ment pas en revanche, c’est Crawford. Il est complétement con et n’hésite pas à dire à Roman qu’il savait parfaitement que cet orphelinat était un lieu de torture pour enfants. Il prend son pied comme ça, apparemment.

Bon, bien sûr, dans tout ça, l’équipe se rend aussi à Cape Town : Rich et Patterson restent en arrière alors que Reade, Kurt et Jane s’y rendent. Avant ça, Tasha accepte donc de signer une lettre de démission, et elle fuit au passage l’étreinte de Reade, parce qu’elle n’est pas sûre que leur couple soit vraiment prêt pour faire face au timing désastreux de leur relation : elle s’apprête à être interrogé par la CIA. Mais purée, mais insupportables ces scénaristes avec cette relation !

Ce n’est guère mieux du côté de Kurt et Jane parce que cette dernière s’est évanouie à cause d’une migraine et annonce donc à Kurt qu’elle pense être enceinte. Ah ? C’est la première fois qu’on me fait le coup de la migraine qui veut dire qu’elle est enceinte !

Qu’importe, le trio arrive à l’orphelinat où Roman les entend et commence à prendre peur. Crawford lui propose carrément son aide pour qu’il puisse s’échapper, parce que eh, c’est le destin : l’amour pour Blake est ce qui les réunit. Ca, et le projet complétement débile pour soi-disant amener la paix dans le monde.

Comment Crawford fait-il pour aider Roman à s’enfuir ? Eh bien, le trio est accompagné d’un agent de liaison qui bosse en fait pour le grand méchant de cette saison. L’agent de liaison nous tire donc sur Kurt qui vient sans gilet pare-balle à ce genre d’intervention.

C’est ainsi que Jane est la seule à se confronter à Crawford, parce que l’agent de liaison est mort, Kurt blessé et Reade à s’occuper de lui. Elle n’hésite pas à tuer le grand méchant de cette saison qui a quand même gagné assez de temps pour que Roman puisse s’enfuir.

Il rejoint alors Blake qui a décidé de se rendre elle aussi à Cape Town pour… se venger. Je suis dégoûté : elle sait toute la vérité concernant Roman et elle n’hésite pas à lui tirer dessus alors qu’il lui déclarait son amour sans même se rendre compte qu’elle connaissait son prénom. Elle se tire en le laissant en vie malgré tout, parce qu’apparemment une balle en plein ventre et l’agonie, c’est suffisant pour se venger.

Pff. Dégoûté. Je m’attendais à ce genre de fin pour ce couple – enfin, je donnais moins cher de la peau de Blake à vrai dire – mais c’est quand même naze. Une fois à l’agonie et seul, Roman prend la décision de passer un coup de fil testamentaire avant d’être rattrapé par Jane, grâce à l’aide de Patterson ayant tracé le numéro de Blake.

Et voilà, le frère et la sœur peuvent partager une dernière scène pleine de tendresse après une saison séparés et plein de haine l’un envers l’autre. Roman meurt dans ce qui est probablement l’un des plus beaux plans de la série. Si les monteurs sont toujours incapables de faire des plans fixes durant plus de cinq secondes, j’ai vraiment été bluffé par l’intrigue de Roman cette saison, parce qu’on a enchaîné les lieux de tournage plus magnifiques les uns que les autres. Ca doit manquer à l’acteur maintenant que le personnage est mort.

Même mort, Roman continue d’aider Jane à déchiffrer ses tatouages : il lui donne un objet qui aide finalement Patterson et Rich à trouver de quoi résoudre tous les tatouages. Il faut toutefois une intrigue pour la saison 4 et je me suis arraché les cheveux en découvrant que c’est Tasha qui a balancé la vraie identité de Roman à Blake.

Non, vraiment, je trouve ça naze cette intrigue de Tasha qui part en vrille sans qu’on ne sache vraiment pourquoi. Et qu’un de mes personnages préférés soit responsable de la mort d’un autre de mes personnages préférés, autant vous dire que je le vis mal. Après tout ça, Jane trouve encore le moyen de s’évanouir…

Elle n’est donc pas enceinte, comme prévu, parce que jamais la migraine n’a été un signe de grossesse. En revanche, c’est un signe de l’empoisonnement de Jane à cause de sa mémoire effacée. Pour se faire, une drogue a été utilisée, et ça cause tout un tas de ravage. Par chance, il y a des tas de dossiers médicaux répartis dans le monde sur diverses clés USB pouvant aider à sauver Jane.

Ce n’est pas tout pour cet épisode qui les enchaîne : quand Jane se réveille, elle n’a plus aucun souvenir des trois saisons passées. Elle se souvient en revanche de tout ce qui précède sa première amnésie. What. The. Fuck. Et ce n’est toujours pas tout : elle apprend qu’elle est mariée et que son mari est entre deux chirurgies. Oui, Kurt a été blessé par balle et pour une fois, il ne s’en tire pas sans dommage. Ainsi donc, Jane est ravie d’apprendre qu’il est entre la vie et la mort au moment où se termine cette saison.

Ma foi, c’est totalement perché et ça promet une saison 4 qui se dégage vraiment beaucoup du carcan des trois précédentes. On a tout de même Tasha et Jane du mauvais côté de la force et Kurt laissé pour mort (même si ça, je n’y crois pas). Pas mal du tout !

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EN BREF – Je n’avais pas été spécialement convaincu par le cliffhanger de la saison 2 et ça explique que je me suis laissé distraire pendant deux ans à ne plus rien suivre de la saison… Pourtant, je l’avais toujours dans un coin de ma tête comme ce petit procédural à regarder un jour de misère du côté des séries.

Finalement, c’est pour ce dixième #WESéries que je me suis décidé à regarder la saison 3, parce qu’il me fallait une série devant laquelle je pouvais bosser ; ayant pas mal de travail à abattre (à la fois pour le blog et pour mon vrai travail, d’ailleurs) au cours du week-end et sachant que je ne pouvais pas le commencer dès vendredi.

Franchement, je pensais regarder entre douze et seize épisodes quand j’ai commencé hier la saison, mais c’était sans compter sur les cliffhangers de la série et surtout, surtout, sur son improbable remontée de la qualité en deuxième partie de saison. Cela m’a aidé à raccrocher à la série et je ressors de mon visionnage de la saison 3 avec un bien meilleur avis sur la qualité globale de la série. Tout arrive… je n’ai plus qu’à caser la saison 4 dans mon planning séries !

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> Saison 3

Blindspot – S03E17-21

Retrouvez sur cette page mes avis sans spoiler.

> Saison 3

S03E17 – Mum’s the Word – 16/20
Pour une fois la série ne fait pas la timide et gère bien les conséquences de l’épisode précédent. C’était totalement obligatoire cela dit, parce que ça va deux minutes les épisodes qui usent jusqu’à la moelle la formule procédurale, mais il ne faut pas oublier qu’on s’investit pour plusieurs heures avec ces personnages. Oui, je dis ça même si je m’avale la saison en deux journées, j’ai le droit, c’est comme ça. En plus, cet épisode parvient à être vraiment pas mal du tout dans sa manière de gérer les conséquences tout en avançant vraiment dans la saison avec une confrontation longuement attendue et un cliffhanger qui relance vraiment les perspectives !

S03E18 – Clamorous Night – 17/20
La construction de l’épisode était hyper prévisible après le cliffhanger de l’épisode précédent, mais j’ai beaucoup aimé celle-ci. Ca a l’avantage de nous changer un peu des formules trop habituelles. J’aime bien comment cette deuxième partie de saison essaye de changer un peu les choses, ça me remotive et c’était nécessaire vu que j’en suis à mon dix-huitième épisode de la série en 26h.

S03E19 – Galaxy of Minds – 15/20
Aaaah ! Cet épisode m’a fait croire que j’allais avoir une scène que j’attendais depuis le début de saison, mais en fait non. Bien qu’un peu tordu dans son idée de base, il s’en tire finalement plutôt bien côté tension dramatique. Décidément, cette deuxième partie de saison était beaucoup mieux et aurait mérité plus d’attention de ma part (enfin, elle l’a parfois eu, j’ai bossé plus lentement que prévu).

S03E20 – Let It Go – 15/20
On sent bien qu’on s’approche de la fin de saison, parce que même les intrigues sur la vie privée de chacun commencent à récupérer de l’importance. Il y a de bonnes idées dans l’épisode et la paralysie provoquée par le cliffhanger précédent est rapidement mise de côté, ce qui est judicieux. Moins judicieux est le côté hallucinatoire d’une partie de l’épisode, franchement, mais bon, on s’y fait.

S03E21 – Defection – 14/20
Defection ? Non, plutôt une grosse déception pour cet épisode qui ne m’a pas vraiment convaincu dans ces retours dont personne ne voulait et rebondissements à la mords-moi le nœud. Le pire, c’est encore la romance qui avance enfin, avec une bonne saison (au moins) de retard par rapport à ce que je voulais voir. Malgré tout, ça aboutit à un final intrigant pour le dernier épisode donc tout n’est pas raté.

> Saison 3

Blindspot – S03E15-16

S03E15 – Deductions – 13/20
La présence de Ron Rifkin dans l’épisode est chouette, mais malgré le quatorzième épisode qui promettait des changements dans la structure et l’attitude de certains agents, cet épisode repart sur les bases habituelles. Pff. Un épisode procédural donc, qui pourrait presque avoir été diffusé à la place du quatorze sans que ça ne pose de problèmes de continuité. C’est frustrant. En plus, il y a tout un pan de la série pour lequel je ne vois pas où ça veut en venir, c’est frustrant.
S03E16 – Artful Dodge – 17/20
Oh ? Je ne m’attendais pas à ce que cet épisode me plaise autant, et pourtant, voilà, au bout de six minutes, je me suis dit que j’étais assez dedans pour en faire une critique complète, à nouveau. Il était drôlement intéressant parce qu’il redéfinit quelques relations en résolvant enfin des mystères proposés dès le premier épisode de cette saison. J’ai beaucoup aimé cet épisode, donc, et plus j’avance dans la saison, plus je me dis que, quand même, cette série n’est pas aussi chiante que ce que je m’en souvenais. Enfin, pas à chaque épisode en tout cas.

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I know who DragonFly164 is. It’s Borden. He’s alive.

Je ne pensais pas revenir si vite à la critique complète d’un épisode, surtout que j’ai du boulot à faire, mais cet épisode à la bonne idée d’enfin revenir sur l’intrigue qui m’intéressait le plus lors du pilot : celle de Zapata et de son secret. Et comme la révélation m’a décroché la mâchoire, autant y revenir plus longuement : Tasha sait depuis le départ que Borden est en vie. Et elle n’a rien dit à Patterson quand celle-ci lui a dit qu’elle pensait encore en vie ? Vraiment ?

C’est bien amené dans la série en plus, parce que Patterson et Zapata sont vraiment les meilleures amies du monde depuis le début de la saison et parce que toute l’équipe était enfin dans de bons termes. Il fallait donc que la CIA ruine tout.

Borden a survécu à la grenade qui devait le suicider parce qu’il a finalement décidé de ne pas se suicider. C’est gros, mais grâce à une petite pirouette comme ça, les scénaristes parviennent à le ramener dans la série. Il est donc le fameux projet Dragonfly (libellule ?) dont j’attendais d’enfin en savoir plus : la CIA a retrouvé sa piste un an après l’explosion et a décidé d’en faire un atout sous couverture. Et c’est Tasha qui a su trouver les mots pour le convaincre de bosser pour eux.

Et une fois ce flashback terminé, on en revient au présent où Patterson se sent plus trahie que jamais, à juste titre. Je veux dire, elle lui en a parlé quoi. Au moins, pour une fois, c’est Tasha qui peut dire la vérité, ça change, mais on en revient au même : elle blesse quelqu’un parce qu’elle a voulu la protéger. Pas très douée la meilleure amie.

Elle est donc le contact officiel de Borden et doit le retrouver seule… mais le problème, c’est que la CIA débarque au milieu de l’opération pour leur expliquer que Borden est bien redevenu un terroriste. Ce n’est pas l’avis de Tasha qui remarque qu’il regarde directement la caméra de surveillance, ce que Patterson est bien obligée de confirmer.

Malgré tout, donc, Tasha se rend au rendez-vous qu’il a fixé pour découvrir ce qu’il peut bien lui vouloir. Elle se rend alors compte qu’il est prêt à la trahir puisque deux hommes armés s’y pointent. Le FBI intervient vite et peut arrêter Borden. C’est ridicule : l’équipe du FBI sous couverture pour cette intervention est notre équipe de héros dont Borden connaît les visages.

Qu’importe. Il est quand même arrêté par Kurt et il s’avère qu’il n’est pas du tout un traître. Pour ne pas changer, l’équipe se retrouve avec 24h pour résoudre un cas impossible, le tout avec un Borden qui veut parler à Patterson et la perturbe inévitablement. Tu m’étonnes, c’est chaud comme situation, la pauvre. Elle s’énerve donc et ne gère pas du tout ses nerfs, surtout quand elle se rend compte que la mission est en train d’échouer.

Ils doivent empêcher une attaque terroriste et en sont incapables à première vue, comme toujours. Seulement, c’est la fois de trop pour Patterson, surtout qu’elle est blessée par la trahison de Zapata. Elle se débrouille bien pour toujours regagner mon affection, c’est dingue ! Après tout, j’avais commencé la série pour Patterson.

En parallèle, la position de Rich est remise en cause et j’adore l’actrice castée pour mener l’enquête sur lui, puisque c’est Hirst qui l’avait recruté. Cela permet quelques scènes comiques qui reviennent sur l’épisode de la mi-saison et sur les travers de Rich. Très vite, il s’avère que sa position est intenable et qu’il a toutes les chances de retourner en prison. Je n’y crois qu’à moitié, franchement.

Sans trop de surprise, c’est lui qui parvient à faire rire à nouveau Patterson et à l’aider à trouver LA solution pour arrêter l’attaque. C’est quelque peu schématique, mais eh, Patterson est trop forte et découvre que leurs ennemis veulent s’en prendre en fait à cinq villes d’un coup. Tout ça mène à une scène classique où l’équipe se lance dans une intervention pour arrêter l’attaque, et je dois dire que j’ai quelque peu décroché sur les détails de cette opération. De toute manière, ça commence et finit toujours pareil dans ces cas-là. Comme c’était dans le noir, cependant, je ne voyais pas grand-chose, mais la conclusion est donc que tout va bien, les États-Unis sont sauvés.

Borden ? Zapata refuse de travailler à nouveau avec lui et elle casse son deal avec la CIA : il est donc bon pour la prison à vie. Et ce qui est absolument génial est que Patterson refuse carrément de lui parler, le laissant pourrir en prison à la place. Qu’est-ce que j’aime cette vengeance, même si j’aurais aimé une confrontation entre eux !

À la place, on a une dernière confrontation entre Tasha et Patterson, avec cette dernière qui refuse de parler de manière amicale avec sa collègue. Ouep, c’en est fini des meilleures amies, elles se retrouvent juste à devoir travailler ensemble. Bon, Patterson lui parle quand même, alors ça finira par s’arranger d’ici quelques épisodes. Allez, Tasha peut donc aller boire un coup et s’en plaindre à Reade, ce qui n’est pas franchement la scène dont je rêvais, car je n’en peux plus de leur pseudo-romance à ces deux-là ! Cela dit, elle révèle ENFIN à Reade qu’elle est amoureuse. Il était temps. Elle finit l’épisode bien seule.

Rich ? Toute l’équipe lui apporte officiellement son soutien, alors il garde son poste pour le moment. En revanche, Reade ne peut pas en dire autant tout de suite : il est sur la liste des gens sur lesquels il faut enquêter parce qu’Hirst l’a embauché lui aussi. Merveilleux.

Enfin, Roman est toujours sous couverture. J’adore son intrigue, vraiment, même si ça traîne en longueur depuis quatre ou cinq épisodes. Je ne pensais pas qu’on passerait la saison avec le personnage qui évolue de manière aussi séparée du reste de l’équipe. Cela aide bien à me garder concentré à chaque épisode, cela dit, mais c’est une prise de risque.

Le problème, c’est que Roman/Tom s’effondre devant son « beau-père » et se retrouve hospitalisé, ce qui risque fort de compromettre tout son dur travail de la saison dont j’attends encore de voir à quoi il est censé servir sur le long terme. On notera simplement que son beau-père se fait passer pour son père afin d’avoir ses informations médicales et que Roman en a complétement gagné la confiance. Pourtant, il n’hésite pas à envoyer un MMS hyper crypté à Jane que Patterson ne met pas longtemps à déchiffrer, promettant un épisode suivant qui fasse enfin tout avancer : Crawford organise un gala au cours duquel Roman pense que le FBI pourra enfin le faire tomber.

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Blindspot – S03E14

S03E14 – Everlasting – 20/20
De très loin le meilleur épisode de la saison, si ce n’est de la série. Oh, bien sûr, il se centre sur l’un de mes personnages préférés ; il s’amuse de la numérotation (c’est le 3.14, coucou pi) et il reprend un motif vu et revu (c’est le cas de le dire) dans plein de séries ; mais c’est justement ce qui le rend passionnant. Plutôt que d’être dans le schéma classique du procédural, cet épisode brise la boucle (là aussi, c’est le cas de le dire) et c’est passionnant. Pourtant, je n’ai pas eu les réponses que j’attendais et la scène finale remet en question plein de choses…

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Oh this was easy as… pi.

Cet épisode a une meilleure note sur TVtime, alors je me suis dit que je pouvais peut-être en faire un commentaire plus complet. Et comme l’épisode se centre majoritairement sur Patterson qui est dans absolument toutes les scènes du début d’épisode, j’ai rapidement compris la bonne note.

J’aime l’idée du début d’épisode qui est de la voir être draguée par le Dr Izenberg, un autre expert du FBI. La scène est amusante, et comme tout se fait devant Tasha, on se doute rapidement que ça aura un intérêt pour le reste de l’épisode où, effectivement, Tasha force le destin pour qu’ils travaillent ensemble. Il faut dire que ça tombe assez bien : une percée se fait dans les tatouages grâce à une multiplication par Pi.

Avec l’aide d’Izenberg, elle peut donc se servir d’une machine pour analyser les cendres de trois soldats, sauf que cette machine lui explose à la tronche. C’est flippant le temps que dure le générique, mais finalement, le réveil sonne après le générique et Patterson se réveille sans une égratignure. Dans l’ascenseur, elle retombe sur Izenberg, puis sur Tasha, puis Reade leur annonce qu’il est fiancé. Mais cette fois, Patterson comprend que son déjà vu est assez long et elle n’hésite pas à ruiner l’annonce de Reade qui est fiancé à sa copine. Dans les trucs qu’elle ne revit pas, il y a aussi une scène où l’on a appris que Nas a apporté des informations utiles sur Avery, mais Jane refuse d’en parler à sa fille. Ce n’est pas comme si elle lui parlait tout court en même temps.

En revanche, il y a bien tout le reste de la journée, qui était heureusement assez courte à vivre pour nous, mais assez longue pour Patterson qui finit par se retrouver à nouveau dans le laboratoire où la machine lui explose à la tronche.

Pour son second réveil, il est bien sûr révélé que Patterson est hospitalisée inconsciente. Cela dit, son rêve continue, et ce n’est pas plus mal. Quand elle entre pour la troisième fois dans l’ascenseur, elle tombe ainsi sur David. C’est une super idée de le ramener dans la série, parce que cette relation fonctionne depuis la saison 1 de toute manière et il n’y a pas de raison que ça change.

Patterson ruine ensuite l’annonce de Reade en avouant que Zapata est amoureuse de lui. C’est plutôt amusant à voir, et chouette de la voir ensuite tomber sur Stuart. La série se fait plaisir à ramener tout un tas d’acteurs qui ont quitté la série et qui étaient tous liés à Patterson. Après tout, elle a une vie de merde depuis trois saisons. Et ce n’est pas cet épisode qui va changer les choses, donc elle se prend encore une explosion dans la tronche, malgré son coma. Chacun sa torture, j’imagine.

Pour le quatrième jour, Patterson se retrouve alors dans l’ascenseur avec Roman nu. Ca ne vaut pas le retour de David, mais j’ai explosé de rire, ce qui est très rare face à cette série. Alors qu’elle allait craquer pour lui, Patterson est interrompue parce qu’elle entend Zapata, la vraie Zapata, parler du terrible accident qu’elle a eu.

Le rêve peut donc reprendre de plus en plus vite, avec Patterson qui modifie de plus en plus la réalité : cette fois, elle voit donc Reade et Zapata fiancés, puis Kurt avec les tatouages de Jane et finit dans une salle vide avec Borden. Dans la réalité, elle s’enfonce de plus en plus dans le coma et on en arrive donc à la 24e minute à la première scène de l’épisode sans Patterson.

Elle ne dure pas longtemps et on retourne alors vite dans le coma de celle-ci où elle a une psychothérapie menée par Borden, en présence d’Izenberg (qui s’appelle Jack) et David. C’est fou, mais ça marche drôlement bien comme humour, puisqu’elle veut s’enfuir jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne doit pas aller dans le labo et s’y retrouve aussitôt pour l’explosion.

Le délire suivant envoie Patterson dans une nouvelle répétition de la journée où elle se retrouve en classe avec le reste de la classe. C’est plutôt drôle à voir puisque tout le casting s’amuse à jouer les adolescents et que c’est efficace. Si Patterson réussit peu à peu à régler l’enquête, elle reste toutefois bloquée dans la boucle. Elle peut alors compter sur David pour l’aider comme il le fait à chaque fois et pour qu’elle puisse faire les maths dans sa tête.

Elle réussit donc à régler l’affaire une fois pour toute, en accusant le général d’être le traître. Malheureusement, ça ne la sort pas de la boucle car sa santé se dégrade bien trop pour ça. Elle reste donc coincée dans son coma alors que Jane et Kurt apprennent qu’elle risque d’y passer dans la réalité. Dans le coma, en revanche, la nouvelle journée qu’elle vit sert de métaphore pour voir Patterson se battre contre la mort. Eh oui, le coupable essaye de la traîner de force dans un ascenseur où l’attendent les hommes de sa vie, tous morts. Enfin, Borden aussi est en-dehors de l’ascenseur…

Bien sûr, Patterson réussit à s’en sortir, malgré un faux suspense assez long. A son réveil du coma, elle ne peut pas parler, mais ça ne l’empêche pas de révéler au reste de l’équipe, à son chevet, qu’elle connaît le coupable à interroger et faire arrêter ; et c’est un militaire en plus.

Deux jours plus tard, le Général est accusé comme il faut et il est temps de passer à la conclusion de l’épisode, qui est passé à toute vitesse. Patterson change donc d’avis concernant Jane et Avery, forçant Jane à dire tout ce qu’elle sait sur le père biologique. Tasha vient ensuite voir Patterson qui est convaincue qu’il faut qu’elle laisse une chance à Jack. Tasha ? Elle accepte d’être le témoin de Reade, ce qui est la pire des idées.

Pourtant, Patterson a les meilleurs mots possibles pour résumer la série : ils vivent tous dans une boucle dont ils ne sortent jamais, d’où les innombrables répétitions épisode après épisode, pas vrai ? Allez, un bon moyen d’en sortir est de révéler que, finalement, Borden n’est pas mort, exactement comme le pressentait Patterson dans son coma. C’est abusé comme tout, mais franchement, c’est une bonne révélation finale et cet épisode est très clairement le meilleur de la saison, voire de la série. J’étais scotché à mon écran tout du long.

> Saison 3