Salut les cinéphiles,
Comme convenu la semaine derniĂšre, je continue aujourdâhui la liste des films LGBT vus Ă lâoccasion du mois de la Pride en juin dernier. Il y a aussi des films vus plus rĂ©cemment, mais comme ça dâune pierre deux coups, je commence Ă rattraper petit Ă petit mon retard dans ces articles â de toute maniĂšre, je continuerai en 2021 de faire le point sur les films vus en 2020, je crois aha !
Quâimporte cela dit, ce nâest pas le sujet, câest donc reparti pour les films en question !
Prayers for Bobby
Un trĂšs grand classique des droits LGBT que je nâavais encore jamais vus et qui, comme pour Philadelphia, serait probablement mieux passĂ© si je lâavais vu lors de sa sortie quâen 2020. Il nâest pas si datĂ© ce film et les performances des acteurs sont Ă©blouissantes, mais disons que ce nâest plus tellement le genre dâhistoire que jâai envie de voir.
ConcrĂštement, il y est question de Bobby qui dĂ©couvre et vit son homosexualitĂ© au sein dâune famille ultra catholique pour qui le LĂ©vitique est Ă appliquer Ă la rĂšgle, mais uniquement quand il sâagit des homosexuels Ă damner, hein. Câest un trĂšs beau film sur lâacceptation, avec toutefois un tournant dramatique vraiment difficile Ă supporter. Le tout Ă©tant inspirĂ© dâune histoire vraie, difficile de critiquer le scĂ©nario, par contre.
Bref, câest Ă voir, et la fin du film est trĂšs inspirante. Elle est lĂ pour ça, de toute maniĂšre !
Primos
Jâai cherchĂ© ce film pendant des mois avant de le trouver. Par le mĂȘme rĂ©alisateur que Mon idylle vu il y a quelques mois, je voulais le voir simplement parce que le rĂ©alisateur semblait proposer des histoires un peu plus dans le sens de ce que jâaime regarder â Ă savoir des films LGBT qui ne vire pas forcĂ©ment Ă lâimmense drame psychologique.
Le ton est radicalement diffĂ©rent de Mon idylle, cependant, mais ce nâest pas grave : ça marche Ă fond. Cette fois, il est donc question dâun jeune homme vivant chez sa tante catholique (dĂ©cidĂ©ment câest une constante) qui se voit forcĂ© dâaccueillir dans sa chambre un cousin Ă©loignĂ© quâil ne connaĂźt pas et qui sort de prison.
Ouais, bon, lâinceste, câest chelou ; mais les acteurs sont trĂšs bons et ce nâest pas si dĂ©rangeant dans lâhistoire car le film est juste une comĂ©die, avec un humour dont on nâa pas trop lâhabitude en tant que français biberonnĂ©s Ă la comĂ©die amĂ©ricaine. Jâai Ă©clatĂ© de rire Ă plusieurs reprises et le film est une bonne surprise â pas un coup de cĆur pour autant, mais il vaut le coup.

Transamerica
Wait, câest Lynette Scavo sur cette affiche ? Ah bah, je ne mây attendais pas Ă ce film. Une fois devant, je me suis souvenu que si jâen avais dĂ©jĂ entendu parler, mais pas avant ! Ce nâest pas bien grave, de toute maniĂšre. Le film suit donc la vie dâune personne sur le point de se faire retirer le pĂ©nis pour enfin devenir la femme quâelle a toujours Ă©tĂ©. Une semaine avant, cependant, un coup de fil lui apprend quâelle a un fils dont elle ignorait lâexistence. Oups.
PortĂ© par un casting sympa (et oh mon dieu, câest Stella Maeve en dĂ©but de carriĂšre dans cette scĂšne ?) le film est assez prĂ©visible dans sa construction de roadtrip et sa conclusion, mais il est lĂ aussi un bel hymne dâacceptation et dâamour qui dĂ©passe les diffĂ©rences. Si le choix de Felicity Huffman pose Ă©videmment question, pour un film de lâĂ©poque, câĂ©tait dĂ©jĂ une belle avancĂ©e et elle y excelle, tout simplement. Bref, ça aussi câĂ©tait chouette Ă voir !

Tom of Finland
Un peu moins convaincu par ce film, mais on est de nouveau sur une histoire vraie, celle de Tom of Finland, mondialement connu pour son rĂŽle dans lâindustrie du porno, et plus prĂ©cisĂ©ment du dessin pornographie gay. Il dessine Ă merveille, hein, mais ce nâest pas tellement mon style de dessin. Quant au film, il propose des relations nous faisant dĂ©couvrir le milieu gay en pleine guerre et dans des pays oĂč lâhomosexualitĂ© est interdite.
Le film vaut le dĂ©tour pour sa leçon dâhistoire et pour certaines performances â mais tous les acteurs ne sây valent pas, notamment aussi pour le brio du casting de certains rĂŽles dont les acteurs ont effectivement des traits faisant Ă©cho aux dessins de Tom of Finland. Par contre, dĂ©finitivement, jâai eu lâimpression que le film Ă©tait interminableâŠ

Mysterious skin
Film super bien notĂ© par la critique et les tĂ©lĂ©spectateurs, mais auquel je nâai pas accrochĂ© du tout, et pour cause. Il y est question de la vie de deux petits garçons. Le premier dĂ©veloppe son homosexualitĂ© trĂšs jeune, en tombant amoureux de son coach pĂ©dophile. Ah. Rien que ça, jâĂ©tais dĂ©jĂ assez dĂ©goĂ»tĂ© par le concept pour ne pas accrocher, mĂȘme si les acteurs sont excellents, parce que bon, faire jouer ça Ă un enfant, je trouve ça malaisant au possible.
Le deuxiĂšme garçon se rĂ©veille un jour dans la cave de ses parents aprĂšs un match de baseball, saignant du nez, et ayant oubliĂ© les deux derniĂšres heures de sa vie. Il grandit alors en Ă©tant persuadĂ© dâavoir Ă©tĂ© enlevĂ© par des aliens et en enchaĂźnant les crises dâangoisse.
Il ne faut pas ĂȘtre un gĂ©nie pour deviner oĂč ça va ; et le film traite bien sĂ»r des consĂ©quences dâun viol et de la pĂ©dophilie sur la vie de jeunes adolescents⊠mais il est juste hyper gĂȘnant, Ă enchaĂźner les scĂšnes de viols, de pĂ©dophilies et les dĂ©tails glauques. Franchement, je ne le recommande pas⊠Au cas oĂč ça vous intrigue quand mĂȘme et que vous cherchiez une bonne raison de le voir, je vous dirais simplement que Michelle Trachtenberg est au casting dans un rĂŽle pas trop insupportable pour une fois.

My two daddies
Comme la semaine derniĂšre, je me garde un coup de cĆur pour la fin de lâarticle ! My two daddies retrace lâhistoire dâun personnage de drag queen qui se retrouve Ă veiller sur le fils handicapĂ© de sa voisine avec lâaide dâun mec tout juste rencontrĂ©, qui est avocat.
Si câest un coup de cĆur, câest parce que les prestations des acteurs sont exceptionnelles lĂ encore â Ă voir en VO Ă©videmment, rien que pour la voix dâAlan Cumming. Le film rĂ©ussit Ă rendre lâamour naissant de ses personnages principaux et de cette famille atypique qui se constitue bien malgrĂ© elle, et surtout malgrĂ© une sociĂ©tĂ© trĂšs homophobe â parce quâĂ©videmment, tout ça ne se passe pas en 2020 et pas dans un Ătat oĂč lâhomosexualitĂ© est bien vue.
Si les personnages font tout garder lâenfant Ă qui ils sont attachĂ©s comme un fils, la bataille nâest pas simple et certainement pas gagnĂ©e dâavance. Le film souhaite faire passer un message et il le fait bien. Tous les personnages y sont attachants et dĂ©passent les clichĂ©s ou a priori dans lesquels ils auraient pu ĂȘtre enfermĂ©s. Bref, câest surtout un coup de cĆur pour lâĂ©criture des personnages. Je trouve Ă©galement que le film se suffit Ă lui-mĂȘme, ce qui nâest pas toujours le cas, tout de mĂȘmeâŠ
Câest tout pour moi aujourdâhui en tout cas, mais câest dĂ©jĂ pas mal sur ces deux derniĂšres semaines. Un film de plus et je tombais dans lâoverdose, je pense, parce que lĂ , je la frĂŽle dĂ©jà ⊠On se retrouve la semaine prochaine pour, si je me souviens bien de mon mois de juin, parler un peu dâhorreur !


