Emily in Paris – S01E02

Épisode 2 – Masculin Féminin – 17/20
Il y a quelques énormités dans cette série, mais tous les stéréotypes sont funs et amplifiés comme il faut pour que la série soit drôle, intéressante et jamais prise de tête. En plus, même si ça va un peu loin parfois, on sent certains messages clairs de la part de la série sur le sexisme ambiant et les problèmes culturels que ça peut poser. Ce n’est que le début de la saison, en plus, c’est bien parti pour la suite.

> Saison 1


Spoilers

Yeah, try his meat Emily.

J’ai rédigé une critique tellement longue pour le premier épisode que la journée me paraît défiler à grande vitesse. Il va falloir que je me calme si je veux bosser cet après-midi. Emily aussi souhaite bosser, mais avant ça, elle fait du sport en apprenant le français. Motivée comme jamais, elle fait même du sport en grimpant ses cinq étages, une idée merdique à souhait, puisque forcément elle se plante d’étage et retombe sur son beau Normand, qui maintenant la fait rire.

Leurs échanges sont marrants, en même temps, et je vais soupçonner Emily de faire exprès de se tromper d’appartement si elle continue. Les clichés continuent de pleuvoir, en tout cas, avec ensuite une merde de chien pile devant sa porte. Pour le coup, la série a un temps de retard, comme avec la cigarette : on en voit de moins en moins… Mais ouais, pendant longtemps, ce fut un problème ça. Avec ses bottes blanches, c’est une catastrophe, mais bon, la série veut juste en faire de l’humour et montrer que son compte Instagram commence à décoller pendant la nuit.

J’aime beaucoup la rapidité de la série à enchaîner ces petites scènes, mais il faut reconnaître que pour la critique, c’est un rythme compliqué. Une fois au boulot, Emily commence à se défendre comme il faut, en disant à un de ses collègues l’appelant « la plouc » d’aller se faire foutre et en apportant ensuite le problème directement auprès de Sylvie. C’est l’occasion pour Emily de critiquer le travail marketing fait pour lancer un nouveau produit, De l’heure, avec quelques blagues sur la prononciation, évidemment.

Les relations que j’imaginais froides à vie entre Emily et Sylvie commencent déjà à se réchauffer toutefois. Les deux s’envoient bien des critiques à la tronche, et Emily découvre aussi qu’elle n’allait pas être invitée à une soirée importante ayant lieu le soir même, mais ça se fait aussi avec quelques flatteries de la part d’Emily et une honnêteté nouvelle qui fonctionne bien.

On en arrive alors à la soirée de travail où Emily a du mal à faire la distinction entre réunion et soirée. Ah, ces français qui ne bossent jamais, en même temps, quelle horreur, je vous jure ! Ainsi donc, entre quelques petits amuse-gueules dont elle s’empiffre, Emily fait la connaissance d’Antoine Lambert (et de sa femme, Catherine), le plus grand nez français. Après quelques petits problèmes de communication, la voilà qui se lance dans une tirade sur son travail quand ça n’intéresse évidemment personne de parler boulot à ce moment-là, et surtout pas Antoine qui veut juste la draguer.

Aaaaaah. Les français. Pire que les américains, si on en croit la série. Il était quand même temps d’avoir la Tour Eiffel à un moment, et la série se la réserve pour cette soirée entre riches, ce qui fonctionne bien. Sans trop de surprise, Antoine se débrouille pour la retrouver rapidement, puis lui faire mettre son parfum et en parler. Cette fois, Emily a appris la leçon donnée par Catherine : il ne faut pas parler travail… mais ça la fait tomber dans un autre piège, celui du client marié qui se met à la draguer vraiment lourdement à dire qu’elle sent l’expensive sex. Ben oui, bien sûr.

J’aime bien la poésie qui ressort de la série quand il est question de marketing, même si c’est un peu simple. Sylvie est jalouse de ce rapprochement, et elle se venge aussitôt le lendemain au travail (où Emily est désormais bien accueillie par son collègue Julien) en lui donnant le dossier « Vaga Jeune » pour les femmes mûres plutôt que le produit de luxe. C’était marrant, présenté logiquement et ça se termine par la révélation que Sylvie est une maîtresse d’Antoine. Pas étonnant qu’elle soit jalouse, donc, ni qu’elle donne à Emily le conseil de faire attention à ne pas trop s’en rapprocher.

Pour faire face à tout ça, Emily décide de recontacter Mindy qui réussit à lui faire un rapide point sur la culture française – point plus ou moins discutable, tout de même, mais chacun son point de vue après tout. Emily l’emmène au restaurant proche de chez elle où elle apprend également à mieux connaître Mindy – fille d’un riche entrepreneur chinois qui lui a coupé les vivres puisqu’elle ne suit pas la voie tracée par son père – et découvre que Gabriel, son charmant voisin, est chef cuisto. Dans ce restaurant. Où elle n’aime pas son steak, évidemment.

Tout dans cette scène était à mourir de rire, entre les personnages que l’on commence à connaître, les clichés (le client est roi, à Paris, ahaha) bien utilisés et amplifiés et les jeux de mots. La vie à Paris commence à être une vraie réussite pour Emily, qui se fait à la vie au point de manger du fromage et de faire un selfie avec sa boulangère. Faudra m’expliquer sa garde-robe par contre, parce que j’ai tellement froid pour elle putain !

Cela dit, elle va vite découvrir la pluie parisienne et ça c’est plutôt cool et crédible, même si elle continue à porter des robes. Entre temps, par contre, elle a découvert que Doug était un connard qui avait pris la décision d’annuler son voyage à Paris au dernier moment, par peur de se retrouver tout seul toute la journée pendant ses vacances. Euh… Connard ? Je l’avais dit dès son arrivée dans la série, mais tout de même, c’est trop express là.

La vie prend une tournure moins ravissante pour Emily qui n’a plus qu’à s’enfermer dans son travail et découvrir que vagin est un terme masculin. La pauvre en demande la raison à Sylvie, qui lui explique donc ça par la remarque la plus sexiste possible. Pauvre, pauvre Emily. Elle en fait un post Insta avec le produit – pire erreur marketing possible ? genre, ça va la foutre dans la merde avec sa boîte – et s’en plaint à Mindy qui lui fait renoncer à son envie de tout plaquer.

Pendant ce temps, Carla Bruni envoie carrément un message à Brigitte Macron qui retweete le post instagram d’Emily sur le vagin, parce que pourquoi pas, alors que les collègues d’Emily sont tranquillement au restaurant à parler d’elle et dire qu’elle n’est pas si mal. Quand ils découvrent le tweet, elle est immédiatement acceptée à leur table… mais ça ne fait pas si plaisir à Sylvie qui se sent menacée par cette Vaga-jeune. Oups.

> Saison 1

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