To The Lake – S01E08

Épisode 8 – 17/20
Bizarrement, si j’ai bien aimé les deux derniers épisodes, je trouve qu’ils sont trop éloignés de ce qu’était la série avant et qu’ils nous laissent avec pas mal de questions qui nous restent sur l’origine de la série… ou sur une suite, que j’aimerais bien, même si aucun renouvellement n’est annoncé un an après la sortie de la série en Russie. Reste donc à croiser les doigts !

> Saison 1


Spoilers

Selon Anya, Misha s’est donc suicidé, et ce n’est pas la première fois qu’il y pensait. On le sait aussi, alors… c’est crédible, mais j’ai une idée en tête et ça va être dur de la déloger de là. Pour la première fois, j’ai donc un élan de sympathie pour Ira. Elle aura au moins servi à ça : conserver l’espoir que Misha est encore en vie et ne s’est pas fait avaler par la glace… même si Pavel nous réduit nos espoirs avec le duvet retrouvé.

En plus, Anya retrouve un corps dans le lac… mais ce n’est pas Misha. Oups. Elle s’enferme alors dans son deuil et annonce à Ira qu’elle oublie tout : elle n’a plus de souvenirs d’enfance et commence même à oublier que Misha est mort. C’est con. Enfin, ce qui n’est pas si con, c’est qu’il est évidemment encore en vie, comme je m’y attendais.

Il est malin à faire semblant de se suicider… mais il se prend quand même dans un piège à loup, le pauvre. Ca n’a pas l’air de faire du bien. Pendant ce temps, Polya, Lyonya et Marina sont donc dans la cave obscure de la vieille proprio, et la série se fait plaisir sur la réalisation avec un filtre noir et blanc vraiment bon. Je me suis même demandé s’il y avait vraiment l’obscurité totale sur le plateau de tournage. Marina est vrillée, la pauvre, et accepte de faire le chien, alors que Polya essaie de négocier avec sa geôlière.

Rapidement, Lyonya devient bucheron-esclave de la proprio, lui mentant comme il peut pour tenter d’être libéré, délivré. Ce n’est pas très efficace et il se retrouve à devoir bouffer de la moisissure dans un seau avec les deux femmes de sa vie. Ca tourne au film d’horreur avec Marina qui pète un câble, fait le chien pour mordre son mari avant de vouloir lui faire l’amour à proximité de Polya. Ils sont dans le noir après tout. Alors oui. Mais non.

Polya est toujours très cool et n’hésite pas à le frapper, n’ayant pas envie d’entendre son père faire l’amour. Elle n’a pas de chance cela dit, parce que la proprio profite du temps qu’elle a pour se mettre une perruque, du maquillage et tout préparer pour coucher avec lui. Oui, oui, elle le déteste, mais il l’excite apparemment.

Ce n’était pas une bonne idée de vouloir coucher avec par contre, parce qu’il réussit à prendre le dessus en retirant sa chaussure, puis en faisant tomber le lit et en se servant de l’armature de celui-ci pour la tabasser. C’est original. Il est tout de même bien aidé par le fait que Misha se libère du piège à loup en tirant dessus. Bref, il prend le dessus sur la femme, puis libère sa fille et Marina, avant d’aller voir quel est cet homme si proche d’eux.

Il découvre qu’il s’agit de Misha, et il le sauve comme il peut, même s’il est en sale état avec le froid et le piège à loup. Misha est vite rétabli, donc, et il explique qu’il a fait croire à son suicide. Il marque des points auprès de Polya qui est admirative, là. Le lendemain, ils libèrent la proprio et se barrent tous ensemble.

En parallèle, sur le bateau du lac, Ira et Pavel continuent de coucher ensemble, alors qu’Anya note tout ce qu’elle peut, tant qu’elle s’en souvient. Elle vit son deuil d’une étrange manière, tout de même. C’est assez insupportable pour Sergey qui descend donc à l’étage inférieur, pour mieux apercevoir la coucherie de son ex, prenant son pied à être vue, clairement. Cela vire alors à la catastrophe avec un crash d’avion sortant de nulle part. Wow, si ça ce n’est pas un point du Bingo Séries, je ne sais pas ce que c’est.

Un chinois (je crois ?) sort de l’avion en parachute, et c’est vraiment bien foutu dans la série, je trouve. Les effets spéciaux, la réalisation, ça me plaît beaucoup cette production russe, honnêtement. Le problème, c’est que le chinois nous prend en otage Pavel. Il est aussi malade, accessoirement. Le smartphone de Pavel traduit tout, c’est quand même pratique, mais le chinois refuse de croire quand Pavel promet de le guérir.

C’est con, parce que c’était vrai. Tout ce qu’il gagne à ne pas le croire, c’est un couteau dans l’œil de la part de Pavel et quelques coups de fusil de la part de Sergey. Bref, il meurt et nous laisse Pavel blessé, à se soigner torse nu dans un bateau sans fenêtre. LOGIQUE. Le lendemain, Pavel décide de se barrer pour aller soigner des gens, n’appréciant pas d’avoir tué quelqu’un.

Bon, alors oui, mais d’où sortait l’avion ? Est-ce que c’est la guerre ? Impossible de le savoir pour l’instant… Il nous faudra des réponses pour une saison 2, franchement, là c’est chaud. C’est chaud aussi pour Ira qui ne fait preuve d’aucune compassion et agresse aussitôt Pavel pour qu’il reste avec elle. Bizarrement, ce n’est pas ce qu’il fait. Bizarrement aussi, Ira décide ensuite de s’en prendre à Anya lorsqu’elle rentre à la cabane.

Son fils est censé dormir, mais ce n’est pas le cas, alors il entend tout de sa mère crisant sur Anya après avoir passé une nuit à lire son journal intime. Dedans, elle apprend ainsi qu’Anya a fait exprès de mettre un emballage de capote dans la poche de Sergey pour qu’elle le trouve (aah… c’était donc ça le flashback, tout s’explique) ; et qu’elle voulait se trouver quelqu’un absolument pour pouvoir garder Misha.

Voilà qui est fait. Bien sûr, Ira en profite pour dire qu’elle a couché avec Sergey, aussi. C’est bien pour foutre la merde avant le retour de Misha. Cela dit, en chemin, Misha et compagnie s’arrêtent pour cause de voiture en panne, finalement réparée de justesse par… un type venant du monastère juste à côté. Pardon ?

Le père Noël prend alors le temps de marier Lyonya et Marina, puisqu’ils lui demandent – enfin, à la base, Marina voulait baptiser son enfant, mais c’est déjà trop tard. Le mariage a lieu, et Misha et Polya en profitent pour se marier aussi. N’importe quoi franchement. Tout peut donc bien se terminer : les deux couples sont mariés par le père Noël et retournent au bateau où ils retrouvent Sergey et Anton, contents de les revoir.

Les retrouvailles sont au top entre eux… Et ça se termine trop bien pour se terminer comme ça. Sans surprise, parce que ça faisait partie de nos théories, le bateau est donc en train de cramer. Anya était à y brûler son journal et Ira à dormir. Tout le monde se précipite donc vers elles pour tenter de sauver ce qu’on peut du bateau qui était légèrement à l’origine du titre de la série.

En plus, ils ne se doutent pas qu’ils sont aussi espionnés par une bande de chinois (ou japonais, toujours ?). Pour une série inspirée d’un roman intégralement couvert en une saison, ça se termine sur un sacré cliffhanger. Espérons que Netflix œuvrera à son renouvellement… mais je n’y crois pas trop. C’était quand même sacrément cool !

Et pendant ce temps, Laura tentait de compléter sa grille de Bingo Séries par tous les moments : « Y a des hiéroglyphes, c’est un avion. »

EN BREF – La série est une vraie bonne surprise et pour une première tentative du côté des productions russes, je ne suis pas déçu, loin de là même. J’ai trouvé que tout se tenait super bien et que c’était très engageant du côté de la réalisation, mais aussi du côté du scénario. Le roman me fait envie maintenant, c’est malin, histoire de voir comment tout ça est écrit.

J’ai beaucoup aimé que la série confirme pas mal de clichés que l’on se fait de la Russie, parce que ça doit vouloir dire qu’ils sont vrais. Au-delà de ça, la frontière entre épidémie et invasion de zombies est souvent fine, mais là, la série réussit à être passionnante sans basculer dans la science-fiction la plus dingue. Les personnages sont attachants, les situations plutôt bien amenées dans l’ensemble et j’aime le parti pris qui est que l’épidémie n’est finalement qu’une toile de fond justifiant toutes les aventures de ces personnages, sans en être le centre.

Sur la fin, c’est même le problème : l’épidémie est totalement négligée au profit de bien d’autres éléments… mais bon, on était tellement à fond à ce moment-là, ce n’était pas bien grave. Bref, je vais prier une saison 2. Et boire de la vodka en attendant de savoir si elle verra le jour.

> Saison 1

 

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