Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

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