The Stand – S01E02

Épisode 2 – Pocket Savior – 13/20
Ah, c’était beaucoup mieux pour ce second épisode, qui ressemble davantage à ce que j’attendais de la série – comme quoi, ça vaut parfois la peine de persister. Ce n’est toujours pas exceptionnel avec une chronologie sans dessus dessous, des pistes ouvertes dans le premier épisode pour mieux être oubliées ici, un rythme trop lent et des personnages inégalement intéressants vivant des situations… romanesques ? Vraiment, ce qui passe bien en roman passe moins à l’écran que sur le papier, et ça donne des moments quelque peu perchés ou manquant sérieusement de crédibilité.

> Saison 1


Spoilers

Hey, listen, just pretend we’re Ninja Turtles

Une heure d’épisode, vraiment ? Je ne sais pas si je vais pouvoir tenir ça, même si j’aime le casting. On reprend avec un nouveau trio de personnage installé dans une toile de tente au milieu d’un magasin. Je les aime davantage, ne serait-ce que pour ce sens de la survie. Après, on nous introduit un couple sympathique et leur gamin que j’envisage directement comme insupportable.

Larry – c’est le nom de ce nouveau héros – emmène finalement sa copine, le gamin et toute une communauté du magasin jusqu’au refuge que l’on a découvert en fin d’épisode précédent, où ils rencontrent le héros de l’épisode précédent. Chouette, on va pouvoir avancer dans l’intrigue !

Ou pas. La série reprend en effet avec sa chronologie décousue, malheureusement. On suit donc le personnage de Larry cinq mois plus tôt. Il est une rockstar qui sombre peu à peu dans l’alcool, fait des caprices et déçoit beaucoup sa mère. Inévitablement. Il boit même sur scène le verre d’une des personnes du public, ça promet.

Le concert est interrompu par Wayne, son ancien colocataire, qui décide de lui sauter dessus pour se battre avec, parce qu’il y a d’anciennes querelles entre eux. Soit. Le lendemain, Larry se réveille dans le lit de la serveuse du bar, bien déçue de voir qu’elle ne peut pas faire confiance en Larry. Il faut bien dire qu’elle ne vend pas du rêve à avoir de la morve plein le nez.

Il s’agit évidemment des symptômes du virus qui va ravager les États-Unis, à commencer par la mère de Larry. Bon, la scène où il se rend la voir à l’hôpital passe assez mal en cette fin d’année 2020, parce qu’elle rappelle des scènes que l’on a tous vu, au moins aux infos. L’avantage, c’est qu’on voit qu’ils ne se sont pas trop planqués sur la panique et les surcharges des urgences… En revanche, voir Larry se déplacer sans masque et sans geste barrière, c’est énervant. En plus, faut arrêter, on connaissait les bases avant 2020, donc il pourrait faire attention.

Bref, la mère de Larry meurt rapidement et il se retrouve une fois de plus confronté à Wayne, qui lui reproche en fait d’avoir volé sa chanson. OK. Il le laisse tout de même mourir devant chez lui et sous la pluie, parce que c’est bien plus drôle comme ça. Bien sûr, on apprend assez vite dans l’épisode que Larry fait des rêves d’Abagail depuis un moment. Abagail ? Whoopie Goldberg. Le problème, c’est qu’il est tellement drogué qu’il doit mettre ça sur le compte de ses bad trips.

Disons ce qui est, ses cauchemars sont hyper bizarres, donc on peut le comprendre. S’il se trimballe avec plein de drogue dans un sac et dort au beau milieu de Central Park, c’est parce que l’épidémie a éclaté et que tout le monde peut désormais faire ce qu’il veut. C’est chouette ça, les petits vieux peuvent aller se branler dans leur stade préféré tout en se trimballant à poil toute la journée. Vraiment, ça donne envie de vivre une pandémie… Hum, pardon.

Dans le parc, il tombe finalement sur une certaine Rita Blakemoor, une femme remarquable en tout point : elle est belle, toute de blanc vêtue et… un peu dingue ? Elle a pour but de tirer au flingue dans des maisons pour oiseaux, tout en soulignant qu’elle est heureuse de ne pas tomber sur un fou. Et juste comme ça, les deux se comportent comme un vrai petit couple. C’est expéditif, ma foi. Il semble s’en rendre compte lui-même quand il voit un corbeau manger un œil de cheval dans les rues de New-York, mais il aime bien le fait d’être embarqué chez elle par Rita qui lui sert un joli petit dîner.

Tout ça dérape vite vers une scène de sexe, avec du Sigur Ros en fond sonore. Bon choix musical, c’est à souligner. Si tout semble se dérouler à merveille pour leur couple, on apprend tout de même que la ville pue de plus en plus. C’est inévitable : il y a des cadavres partout, mais aussi des incendies dans les immeubles et, très clairement, la ville est en train de se transformer en ville fantôme.

Fantôme ? Oh non, le crime s’organise vite à New-York. Le lendemain, ils tombent donc sur un homme qui veut louer pour 15 minutes Rita en échange d’un bon paquet de fric. Comme si le fric pouvait faire quoique ce soit dans le monde d’après, hein ! L’homme a évidemment des acolytes pour faire peur à Larry et Rita, obligés de fuir la ville par les égouts. Rita n’apprécie pas l’idée par contre, parce que les égouts sont plein de rats qui lui font peur. Je peux la comprendre, hein, mais c’est triste de voir comment tout ça termine.

Elle ne se raisonne pas et s’enfuit par la ville, au risque de se faire violer. Larry refuse de la suivre, préférant survivre dans les égouts… et regrettant de ne pas avoir pris l’argent ?? C’est tellement abusé. Il s’enfuit donc dans les égouts où il a quelques hallucinations de sa mère en train de cracher des rats, notamment. La série est douée pour les effets spéciaux, c’est déjà ça.

En sortant des égouts, paniqué, il retombe de manière improbable sur Rita, qui assure avoir suivi la direction indiquée par Larry dans les égouts, expliquant pourquoi et comment elle se retrouve au même endroit que lui. Dans une ville comme New-York, surtout New-York en flammes, j’ai du mal à y croire. De toute manière, pendant la nuit, on la voit regretter d’avoir fait le choix de rester avec lui et pleurer longuement. Bien trop longuement. Est-ce que j’ai accéléré certaines scènes pour mieux supporter l’épisode ? Bien sûr que oui.

La série nous emmène alors… Ailleurs ? Dans une prison, le virus commence à se faire sentir à l’incarcération d’un certain Lloyd Henry qui jure qu’il n’a rien fait, alors qu’un autre flashback confirme que si, il a fait un braquage où son coéquipier a eu la bonne idée d’éternuer et tuer une pauvre victime qui n’avait rien demandé.

J’ai ri, j’avoue. L’excellente bande-son de la série continue, ce qui n’est pas négligeable, et ça permet une bonne scène avec quelques coups de feu et une arrestation amusante. On va être honnête, ça me plait déjà plus que le premier épisode, tout ça. Le truc, c’est qu’on enchaîne trop rapidement sur autre chose, avec une prison pleine de malades et un Lloyd qui essaie de survivre comme il peut en demandant à être relocalisé.

Ce n’est pas si évident en revanche : il est là parce qu’il a tué un flic, et on lui fait payer : un gardien essaie même de le contaminer, rien que ça. Quelques jours plus tard, il n’y a plus de gardien et Lloyd, immunisé, se retrouve à devoir envisager de manger son co-détenu mort du virus. Et il le fait, bouffant ensuite des rats quand il le peut. Contre toute attente, il est finalement sauvé par « Flagg », aka Skarsgaard. Celui-ci a enfin quelques lignes de dialogue, mais ça ne clarifie pas son rôle dans tout ça.

Il a un smiley sur sa veste et un scorpion sur sa ceinture, et c’est important à savoir vu l’insistance de la série sur ces éléments. Il est très mystérieux en tout cas : il s’amuse de la situation de Lloyd, puis réussit à transformer une pièce en clé, avant que la clé ne devienne une étrange pierre comme déjà vu dans le premier épisode.

L’épisode se termine ainsi sur un Lloyd libéré par Flagg qui envisage d’en faire son bras droit. C’est… mystérieux, mais pas forcément dans le bon sens du terme !

Dans le présent, on reprend donc avec l’arrivée de Larry et Nadine à la communauté. Larry se retrouve dans la voiture de Redman pour parler des rêves qu’ils font. Toute la communauté est donc remplie de gens rêvant d’Abagail. Commencer par là, ça aurait déjà bien mieux fonctionné pour le premier épisode. On comprend assez vite qu’Abagail a un rôle-clé dans la construction de cette communauté, mais ça, on s’en doutait déjà. Redman et Larry aussi : ils font partie d’une liste de cinq noms écrite par Abagail, qui leur donne un rôle de commandement dans sa communauté.

Finalement, Redman emmène Larry voir Ray qui lui affirme qu’il est dangereux d’être prophète. Si elle fait ça, c’est pour justifier la présence d’un flingue à sa ceinture. En fait, le but est ici pour Larry de rencontrer enfin Abagail. Avant de la rencontrer, il doit d’abord tomber sur Nick Andros (ça c’est fort de fruit), qui ne lui parle pas, mais signe son plaisir de la rencontrer. Il a aussi un œil de moins, apparemment… C’est finalement lui qui le mène finalement à Abagail, mais on ne verra rien de cette scène.

Du côté de Nadine, l’intégration à la communauté se fait par l’intermédiaire de Frannie qui nous apprend que certaines familles vivent dans des maisons d’un quartier résidentiel sans électricité, là où d’autres choisissent de vivre dans l’université, avec du courant. D’autres villes ont pourtant le courant, mais Abagail leur dit de venir à cet endroit dans leurs rêves, alors à quoi bon faire autrement.

On sent que ça vire à la secte, tout de même, avec Frannie insistant pour savoir si Nadine et l’enfant ont des rêves eux aussi. Hmm. Je ne suis pas convaincu par la réponse de Nadine affirmant que oui. Quant à l’enfant, il est sur le spectre de l’autisme apparemment : il ne parle pas, ne signe pas, alors impossible de savoir. En tout cas, Frannie demande à Nadine de devenir la mère de l’enfant, au moins temporairement, et d’accepter d’être maîtresse pour la communauté, puisque c’est son ancien boulot. Pff. Si on ne peut même pas compter sur la fin du monde pour changer de boulot ! Obligée de rester prof, Nadine, bim, dans les dents.

Elle se retrouve embarquée à vivre dans une maison sans électricité, mais avec Joe, le gamin, et Larry qui refuse de lui révéler ce qu’Abagail lui a dit. Bon, ben on ne saura pas non plus, et c’est frustrant de voir ensuite Larry se rendre auprès d’Harold quand on sait qu’Harold est cinglé. Celui-ci explique à Larry que, non, Fran ne vit pas avec lui. En effet, Larry a suivi les signes laissés par Harold à travers le pays pour trouver la communauté, et il s’imaginait forcément des choses entre Harold et Fran. Ce n’était pas le seul, puisque c’est exactement ce que Larry faisait aussi.

En tout cas, il est à souligner que Joe ne semble pas beaucoup aimer Harold, puisqu’il refuse même de lui adresser un regard… Et ça embête Harold, non ?

> Saison 1

4 commentaires sur « The Stand – S01E02 »

  1. J’ai trouvé l’épisode un peu trop long (non mais plus d’une heure sur Larry, au secours !) et je ne suis toujours pas très convaincue. J’espère qu’on ne va pas avoir une présentation de personnage par épisode à chaque fois ! Ça se voyait gros comme une maison que Nadine n’a fait pas les rêves. Et oui le petit garçon a bien senti qu’il y avait quelque chose de pas clair avec Harold. Et clap clap clap pour la blague sur Andros ! 😀

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    1. J’ai beaucoup aimé Larry, mais j’aime bien l’acteur, ça doit aider. Ça + le fait que j’ai regardé des passages en x2… 😅
      Je pense que ça prend le chemin du un perso/épisode, et vraiment, c’est une formule casse gueule.

      Merci pour la blague 😂

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  2. C’est bizarre parce que c’est très lent, oppressant et anxiogène et pourtant, je continue. Cet épisode est meilleur que le premier, je me suis rendue compte que jétais contente de ne pas trop voir Harold. Mais Larry n’est pas non plus exceptionnel. Mais j’attend de voir Abagael dans la vraie vie et de comprendre le rôle de Skarsgård. Et avec son nouveau acolyte de la prison et Harold, on a déjà deux jeunes cinglés dans l’équipe…

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