Grey’s Anatomy – S17E08

Épisode 8 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.

Spoilers

Les médecins gèrent leur deuil comme ils le peuvent, tout en gardant l’espoir d’une amélioration de l’état de santé de Meredith.



No one ever imagined we would make it this far…

Oui, personne n’imaginait que la série tiendrait aussi longtemps, Meredith, mais c’est horrible tout de même que cet épisode commence par tous les personnages gérant le décès d’Andrew comme ils peuvent. On avait bien besoin d’un autre retour de Derek et du sourire de Mer pour gérer tout ça. Quel plaisir de revenir à la plage avec ce couple culte, honnêtement.

Si tout est beau à voir, on sait toutefois que c’est signe pour Meredith qu’elle va devoir faire un choix entre revenir à la vie ou rester sur la plage avec lui, de qui elle ne peut approcher. Elle a les pieds coincés dans l’eau maintenant qu’elle voit son mari faire de la pêche, et ça fait de la peine à voir. La scène est bien écrite tout de même, avec Derek parlant de ses enfants, et particulièrement cet enfant qu’il n’a jamais pu voir, le pauvre.

De scène en scène, Derek se rapproche peu à peu d’elle, ce qui fait de belles scènes d’éclats de rire tout de même. Dans la réalité, les choses sont moins belles, tout de même : Owen fait le carton des affaires d’Andrew, et je trouve ça bizarre, mais pas autant que Teddy qui a l’impression de voir Andrew quand Cormac vient lui parler. C’est abusé, mais on nous avait dit qu’on reverrait Andrew à l’écran. Après, c’est abusé, mais elle l’a tué sur sa table d’opération, ça peut se tenir.

Enfin, ça, c’est le point de vue de Miranda, hein. Elle demande un rapport d’autopsie pour savoir ce qu’il s’est passé exactement, et ça fait choque un peu tous les médecins qui l’apprennent. Il faut dire que ceux qui l’apprennent sont Owen, Teddy et Richard. Tous ont été liés à son cas médical et Miranda leur en veut : elle a appris ce qu’il se passait trop tard pour faire quoique ce soit.

Richard a toutefois autre chose à faire que de s’opposer à Miranda : il a du mal à vivre la nouvelle du décès de son étudiant préféré, et il s’en confie à Catherine puisqu’ils sont de retour ensemble. Leur couple est chiant, mais quand il est question d’Andrew, ça marche toujours sur moi, même lorsque Catherine insiste pour dire que la vie (et la mort surtout) n’a aucun sens : elle n’a toujours pas de retour de son cancer, alors qu’elle vit avec ce risque désormais.

La bonne nouvelle redonne des forces à Richard : il se rend auprès de Miranda pour lui souligner qu’elle abuse à demander un rapport d’autopsie et forcer les médecins à devoir témoigner sur ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire. Franchement, ça fait partie de ce qu’il faut faire pourtant, ne serait-ce que pour leur tranquillité d’esprit aussi. Richard n’a pas envie de revenir sur tout ça, pourtant, ça fait partie des choses importantes, je trouve, y compris pour la tranquillité d’esprit des médecins concernés.

D’ailleurs, on voit bien que Teddy n’en peut plus du tout. En parallèle, elle cherche vraiment les bonnes nouvelles autant qu’elle peut. Ce ne doit pas être simple de s’occuper de proches : Teddy soigne toujours Meredith, et elle a les bonnes nouvelles qu’elle cherche : son test Covid est revenu négatif et son état s’améliore sensiblement, mais il faut maintenant que son corps résiste à toutes les conséquences et à l’arrêt de la machine qui l’aidait à respirer. Le problème, c’est que Meredith passe du bon temps avec Derek, alors elle ne réagit pas aussi bien que prévu à la baisse des sédatifs. Teddy refuse de prendre le moindre risque, au grand dam de Cormac : pourtant, c’est Meredith et elle vient de perdre Andrew, c’est bien logique.

La vie peut encore être belle, heureusement. Bizarrement, Jo a eu tellement de tristesse dans sa vie qu’elle n’a pas de quoi pleurer pour Andrew, alors que franchement, ils ont été assez proche pour qu’elle soit encore plus au fond du trou, non ? C’est totalement abusé, mais j’ai aimé la scène qui la voit nue dans son lit alors que Jackson est à poil dans son canapé, juste à côté. C’est logique : ils ne veulent pas dormir ensemble, ils sont juste des sex friends après tout. C’est du grand n’importe quoi.

Les enfants de Meredith dansent dans le jardin, loin de se douter de tout ce qu’il se passe dans le monde des adultes. Maggie a bien du mal à donner le change, mais elle a heureusement un mec qui donne tout ce qu’il a pour occuper les enfants et les éloigner des crises de larmes de leur tante.

Si tout va bien pour ce couple-là, ce n’est pas le cas pour Lincoln et Amelia quand cette dernière trouve une bouteille de whisky caché dans la maison, au sein d’une bouteille de vin rouge en plus. Lincoln lui explique qu’il fait ça pour boire un verre de temps en temps dans le garage, en fin de journée, pour décompresser en jouant de la guitare.

Humph, boire seul, ce n’est jamais bon. Le faire en cachette, c’est le début d’un problème… mais puisqu’il vit avec une alcoolique potentielle, je peux comprendre son point de vue. Amelia est quelque peu dans l’abus parce qu’elle lui tombe dessus et ne lui laisse pas vraiment le temps de s’expliquer ; elle le juge directement et le confronte comme alcoolique.

J’imagine que puisqu’elle est dans le programme et marraine elle-même, elle devrait connaître des tactiques moins invasives pour faire prendre conscience du possible problème, non ? Forcément, Lincoln prend très mal cette attaque frontale et se barre, mais pas avant d’avoir assuré qu’il reviendrait. Il a bien du bol, en pleine pandémie, de pouvoir se barrer comme ça. Après tant d’épisodes enfermé chez Meredith, toutefois, je comprends pourquoi il crise aussi vite…

Bien sûr, il se rend aussitôt chez sa meilleure amie, et ça fait du bien d’avoir ce genre de relations et scènes à l’écran : Lincoln y débarque avec sa bouteille de whisky et fait une blague sur Jackson avant même de savoir que Jackson est justement là, elle aussi. Jo est bien ravie de le voir débarquer en tout cas.

Elle vient d’annoncer à Jackson qu’elle voulait changer de spécialité, et elle le fait à présent aussi avec Linc. Jo insiste pour dire qu’elle est heureuse de ne pas être bientôt enceinte, ce qui était une bonne perche humoristique comme Jackson est là, et le trio est plutôt marrant à voir.

En revanche, la bouteille passe de Linc à Jo un peu trop rapidement au goût de Jackson, même s’il ne dit rien. Ces personnages, particulièrement Jo, ont toujours été enclin à se bourrer un peu trop facilement, après tout. Cela va poser problème avec Amelia, c’est inévitable, et il faut souligner tout de même qu’il y a problème avec ces personnages et leur manière de gérer leur consommation d’alcool.

Ce ne sera toutefois pas évoqué plus frontalement que ça par Jackson ou par le reste de l’épisode… mais les scénaristes se gardent des cartouches pour plus tard, je pense. Cela se termine en effet par une scène où Linc et Jo se font un concours de vie la plus triste. Si Jo n’évoque pas directement Alex, elle nous montre bien qu’elle n’est pas loin de la dépression à faire le tour de sa garde-robe toute nouvelle parce qu’elle avait renouvelé tout ça pour faire quelques rencards. La pauvre.

De manière très chouette, Amelia s’occupe l’esprit bien autrement : elle prend soin de Zola et l’aide à faire face à une réalité difficile et horrible. Elle lui propose ainsi un visio avec Meredith, ce que j’ai trouvé tout touchant. Par contre, la tablette qui fonctionne encore sous plastique alors que le médecin l’utilise avec des gants, j’ai du mal à y croire.

Après cette scène, c’est Cormac qui prend le relai et parle à Meredith pour lui dire que ses enfants lui passent un appel chaque jour. Cela perturbe Meredith dans sa conversation avec Derek : elle préfère en effet avoir des nouvelles de ses enfants, et Cormac les lui apporte. C’est à son tour de faire un détour par la plage avec Meredith : après tout, c’est le dernier love interest de Meredith encore debout ou en état de respirer, hein.

Il demande donc à Meredith de se battre pour rester en vie et de revenir à lui. Meredith fait donc le choix de s’éloigner de Derek, et c’est bien triste à voir. Cormac parvient à nous la ramener petit à petit à la vie. C’est déjà ça… Mais ce n’est pas suffisant : il passe tout de même une vidéo du mémorial d’Andrew, évidemment qu’elle préfère rester sur la plage à parler à Derek si Andrew est mort…

Et oui, pendant ce temps, les médecins font ce qu’ils peuvent pour réconforter Carina autant que possible – et se réconforter les uns les autres. Les internes envisagent donc une vidéo d’hommage, mais Helm a du mal à tourner son propre message et elle semble avoir de plus en plus de mal avec la pandémie : elle vit seule, elle n’a pas de love interest, c’est un personnage désespérément seule honnêtement. L’intrigue de cette semaine le montre bien.

Nous suivons aussi Maggie et son nouveau mec qui s’occupe d’un patient effrayé par la pandémie. Il a bien du mal à être à l’hôpital, par peur de choper le virus. L’intrigue a surtout une vocation comique, à nous montrer Maggie en concurrence avec son mec possiblement plus brillant qu’elle (oh, les futurs problèmes !) et un patient qui finit par courir nu dans l’hôpital. Ce potentiel comique insiste toutefois sur l’amour de ce nouveau docteur qui vient d’obtenir quelques droits à l’hôpital grâce à Maggie : il est à fond sur Maggie et il l’observe avec beaucoup d’amour en train de réconforter le patient pour qu’il accepte de se faire soigner, ou en train de consoler Helm.

Ben oui, Helm déprime et a peur de finir comme ce patient car elle n’a plus eu le moindre contact physique avec qui que ce soit depuis deux mois. Maggie force alors Helm à se lever et à se mettre dos à dos avec elle, histoire de déjà la réconforter un peu. Je ne sais pas si l’effet peut être si grand que ça aussi rapidement, mais tant mieux pour elle puisque ça semble faire effet. Si ça peut inspirer aussi les audiences qui regardent ça en plein confinement (possiblement). On sait bien qu’il y a là un véritable enjeu sanitaire et psychologique, les confinements successifs font des dégâts importants, et c’est bien que la série prenne le temps de le souligner.

En attendant, Levi doit gérer son deuil comme il peut, et il le fait en en parlant à Niko pour évacuer sa rage. Celui-ci aussi a du mal à gérer les choses, par contre. Il a pourtant Levi pour parler, mais il se refuse toujours à le faire. Les deux restent en couple malgré tout, mais j’ai vraiment toujours autant de mal avec Niko qui ne semble pas fait pour recevoir tout l’amour que peut lui apporter son mec.

Tant pis pour lui. Levi peut au moins le faire avec Miranda : il la retrouve en train de se cacher au lieu d’aller à la cérémonie organisée pour Andrew. À défaut d’un enterrement, parce qu’il y a le covid qui l’empêche, Andrew a au moins un mémorial. Oh, c’est un mémorial bien particulier, tout de même, avec tout le monde sur le parking de l’hôpital, forcés de garder les distances.

C’est absolument triste à voir, et c’est l’un des pires enterrements de séries je crois, parce que ça en rajoute encore avec la pandémie et avec les manières dont on ne peut plus enterrer les gens aujourd’hui. Tout le monde regarde donc une vidéo où les médecins lui adressent un dernier message vidéo. Un mémorial, quoi.

Certains patients sont là aussi pour voir ce qu’il se passe, et la série fait le bon choix de couper le son pour nous mettre simplement une petite musique qui suffit bien à voir les réactions de tout le monde. Bon alors par contre, les boulets qui prennent une vidéo de ce moment, j’ai du mal. La vidéo se termine par un extrait d’Andrew faisant son entretien d’embauche.

Il y parle de Carina, histoire que ce soit encore un peu plus atroce pour nous, surtout qu’elle est là. L’épisode manque sacrément en intensité de ce côté-là, d’ailleurs, mais c’est parce que Carina a géré sa peine dans Station 19, et je ne peux que vous conseiller l’épisode de cette semaine, ou au moins ces scènes-là, parce que ça rajoute à l’émotion de cet épisode, je trouve. Les personnages pleurent tous en écoutant ça, et il faut bien reconnaître que moi aussi, hein. Cela termine quand même par Andrew qui assure qu’il donnera le meilleur de lui-même…

Après tout ça, la série prend encore le temps d’une réconciliation entre Amelia et Linc, et c’était bien nécessaire. Amelia ne veut plus de secret entre eux, et Linc lui promet de ne plus en faire. J’espère bien.

Sur le parking de l’hôpital, Owen retrouve aussi Teddy, toujours assise sur un trottoir. Elle est complètement déconnectée de la réalité et en phase totale, et il y a de quoi après cet épisode, ma foi. C’est triste de finir sur elle, l’impact aurait été plus grand sans les dernières scènes de l’épisode, si on avait simplement terminé sur le mémorial. Mais bon.

Concernant le deuil de Carina :

Station 19 – S04E07

Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré… Plus

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