Le Caméléon, une série d’actualité, finalement (The Pretender, #03)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItMe revoilà pour un nouvel article critiquant de manière express quelques épisodes du Caméléon vus au cours de la semaine dernière. Le rythme est plutôt pépère, franchement, il y en a eu trois. J’ai l’impression d’en avoir vu plein ces derniers temps, et pourtant, ce n’est pas le cas, on est vendredi et mon dernier épisode date de dimanche. J’espère que ça ira mieux avec le télétravail qui me permet une organisation différente – et c’est une série qui peut le faire sur des tâches administratives ne demandant pas une concentration de fou.

Bon, et le titre de l’article ? Très franchement, j’étais surpris de constater que dans les notes prises en cours de visionnage, il était toujours question de 2021. Faut que je me fasse une raison. Sinon, désolé pour l’heure tardive de publication encore aujourd’hui : j’ai beau écrire les articles à l’avance, il faut aussi que je les planifie pour que ça serve vraiment à quelque chose apparemment !

undefinedÉpisode 5 – The Paper Clock – 13/20
Comme pour les épisodes précédents, je reste pour le fil rouge et parce que la série parvient à m’apporter un semblant de nostalgie des années 90 tout en étant assez moderne dans l’esprit. Par contre, ce n’est pas glorieux et je n’ai pas accroché à beaucoup de choses. Je partais pourtant avec un a priori très positif, l’épisode ayant parmi ses scénaristes un certain Javier Grillo-Marxuac, avant qu’il ne fasse ses preuves ensuite dans Charmed et surtout dans Lost.

Cette fois, l’épisode peine à surprendre dans sa construction, avec ce qui ressemble presque à des running gags : Broot croit encore que Miss Parker peut ne pas être au courant de ce qu’il fait et/ou que Jarod n’a pas trois longueurs d’avance sur lui, de même que Miss Parker est sûre et certaine qu’elle va rapidement coincer Jarod alors que non. C’est con, ça, d’ailleurs, parce que sans elle, il se serait gentiment rendu à la fin de cet épisode, Sydney lui ayant procuré ce qu’il demandait : une photo de sa mère.

Comme je l’avais relevé plus tôt dans mon visionnage, j’ai un problème avec ce fil rouge, c’est que je ne cerne pas bien le Centre pour le moment. On aperçoit encore une autre génie enfant dans cet épisode, et je ne vois pas bien pourquoi se focaliser comme ça sur Jarod s’ils ont tant de génies. Et aussi : que souhaitent-ils en faire ? J’ai hâte que la série apporte quelques réponses, sans avoir pour l’instant la certitude d’en avoir pour plus tard.

Sinon, pour en revenir au commentaire plus terre à terre de l’épisode, on y voit Jarod interpréter un avocat et se débrouiller pour en faire tomber un autre, son patron dans l’épisode. Il y parvient grâce à Isaac, qui parce qu’il est travesti offre une touche moderne à l’épisode pour l’époque, très cliché pour aujourd’hui. Au moins, on nous épargne le fameux cliché du travesti/trans qui se fait tuer, alors que ça courait les rues (ou au moins les épisodes) dans les années 90. Bref, la série est en avance sur son temps, mais bien en retard par rapport à ce qui se fait aujourd’hui (ce qui est tout à fait normal) et je continue d’avoir du mal à me remettre tout à fait dans l’esprit des années 90.

Cela me pose beaucoup moins de problèmes quand je regarde des séries que je regardais déjà dans les années 90… Est-ce un effet du biais de conscience ?

undefinedEpisode 6 – To Serve & Protect – 15/20
C’était clairement beaucoup mieux du point de vue de l’évolution du personnage de Jarod, et ça m’a fait plaisir de le voir encore dans une profession bien reconnaissable et habituelle pour les séries. Après les médecins, les flics, donc, et tant qu’à faire les flics ripoux. C’est un épisode qui s’inscrit bien dans l’actualité du futur, même si c’est surtout des flics qui se couvrent du meurtre d’un collègue, là.

Dans l’épisode, j’ai principalement aimé tous les moments où l’on nous fait constater que Jarod est vraiment un génie. Disons que ça aide de le voir être génial, parce qu’à défaut de cerner le Centre, on comprend mieux comment ils forment les recrues. Il n’en reste pas moins qu’il y a un mystère sur ces jeunes génies tous orphelins, et c’est précisément ce qui inquiète Jarod. C’est drôlement efficace de le voir être obsédé par la recherche de sa mère en tant que flic, même si j’ai eu du mal à accrocher à l’idée que la collègue qui lui vient en aide ne soit pas plus curieuse que ça. Encore une fois, les flics entre eux, hein, c’est un monde qui m’échappe.

L’épisode était vraiment sympathique, et ça marche aussi du côté de Miss Parker qui se fait avoir de manière super bête par sa proie. Elle se retrouve derrière les barreaux, et ça, ça me fait bien rire, parce que franchement, elle n’est pas maligne de ne pas savoir qu’il ne faut pas cacher son arme… surtout que bon, ça doit être un truc bien réputé sur cet État où elle était. Parfois, je me dis qu’elle se fait avoir bêtement, mais ça ne m’empêche pas de l’aimer.

Je trouve tout de même étrange qu’elle rate son coup de feu en fin d’épisode. Si c’est hyper crédible par rapport à ce qu’il se passerait dans la vraie vie, c’est quand même étonnant dans une série. Après, elle réussit quand même un coup de maître en empêchant Jarod de découvrir les informations que l’enveloppe contient sur sa mère. Je dois vous avouer que j’étais frustré, je pensais vraiment qu’on allait avancer là-dessus. Du coup, la moue de Jarod quand il fait tomber l’enveloppe n’était pas loin d’être la mienne aussi. Et c’était efficace aussi du point de vue du jeu du chat et de la souris : Miss Parker était vraiment près du but, mais non.

undefinedEpisode 7 – A Virus Among Us – 15/20
Je me repose un peu sur mes habitudes, mais la série est sympathique à découvrir comme ça, grosso modo un jour sur deux avec des épisodes qui s’enchaînent et se ressemblent dans la construction. Cette fois encore, Jarod vient en aide à une famille dont le mari est mort, laissant la veuve éplorée s’occupant d’un gamin. Le schéma est visible sur sept épisodes, surtout quand on se les enchaîne comme ça… mais pourquoi pas ?

C’est une première saison, après tout. En plus, il y a d’autres points qui me paraissent en progrès, comme la continuité entre les différents jobs et les différentes identités de Jarod. Ici, on le retrouve en prof de chimie qui devient épidémiologiste plus vite que Macron, ça le fait ; et ça continue aussi en fin d’épisode après une obsession sur les cafards. Bon, et bien sûr, je découvre cet épisode en 2021, je ne peux pas ne pas parler du coronavirus et souligner à quel point l’intrigue est ironique aujourd’hui. Et le titre de l’épisode avec « Among Us » ? Magique ! Mais il faut vraiment que j’arrête de faire toujours référence au présent.

Dans cet épisode, Miss Parker continue de se faire avoir, et j’ai adoré le coup de la colle en fin d’épisode provoqué par les cafards et tout. Par contre, Jarod qui lui refile la grippe gratuitement, j’ai eu beaucoup de mal. Je suis partagé sur Jarod, parce que j’adore Miss Parker. J’adore qu’elle perde, bien sûr, ça fait partie du personnage, mais je n’ai pas envie qu’il lui fasse non plus autant de mal que ce qu’il fait. C’est quand même un bon gros ***** avec elle, à plusieurs reprises. Et ça me pose un problème pour accrocher à 100% à Jarod, qui est pourtant tout sympathique à d’autres égards.

De la même manière, il punit toujours les personnages qui ont commis des crimes et c’est bien normal, mais la torture va parfois loin. Cet épisode en est encore une preuve quand il fait croire à un médecin qu’il a contracté un virus mortel. Je sais, je sais, il l’a bien mérité… Seulement, je ne suis pas très oeil pour oeil, dent pour dent ; or c’est la philosophie de Jarod.

Bon, dans tout ça, c’est bien parce que je suis Team Miss Parker que je me fais avoir. Sinon, l’épisode continue de nous rendre Sydney de plus en plus intrigant et sombre. Il a une part d’ombre qui me perturbe beaucoup.

Leave a comment if you want...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.