The Walking Dead – S10E22

Épisode 22 – Here’s Negan – 16/20
Bien que je n’aime pas la construction inutilement alambiquée de l’épisode, il faut bien reconnaître qu’il s’intéresse à personnage fascinant et à un acteur génial, alors ça passe tout seul. Du point de vue la continuité de la série et du futur du personnage, je ne comprends pas trop où va cet épisode, particulièrement sur sa fin. Du point de vue de l’intérêt de cette origin story, ça passe aussi bien aujourd’hui que ça ne l’aurait fait en saison 6 ou à n’importe quel moment, et ça, c’est une prouesse. Bref, je suis mitigé et pas mécontent que la saison se termine – même si ce fut rapide.

Spoilers

Cinq ans et un jour après avoir introduit Negan dans la série, les scénaristes se décident à nous expliquer son origin story.


It is what it is I guess.

Pourquoi faut-il que toutes les séries vouent un culte à la même chanson ? Ce doit être la trois ou quatrième fois en un mois que j’entends des acteurs la chanter, et ça me fait toujours le même effet : personne ne fera jamais aussi bien qu’Angel avec la chanson « You are my sunshine, my only sunshine ». Bon, cet épisode tente vraiment de le faire avec Maggie et le jeune Hershel en train de chanter quand Maggie aperçoit Negan tranquilou dans sa vie avec son marteau là.

Il sent bien que la haine de Maggie continue à se diriger vers lui chaque fois qu’il se croise, et Carol aussi. Celle-ci décide donc de prendre les choses en main et de lui dire que le conseil l’a banni. Mouais. Elle l’emmène toutefois dans une chouette maison à proximité, histoire qu’il puisse débuter une nouvelle vie loin de cette communauté qu’il aide à rebâtir depuis quelques épisodes. Nous arrivons enfin au terme des épisodes bonus, au moins, et j’espère que cet épisode réussira à être intéressant.

J’ai toute confiance en l’acteur pour y parvenir – beaucoup moins en les scénaristes, par contre. Et j’avais raison d’avoir peur des scénaristes, parce que ça y est, Negan se boit un petit verre et hop, il se retrouve confronté à lui-même. Pff. Bon, il a affaire à son lui passé, beaucoup moins plein de remords et bien plus dérangeant en tant que grand méchant de la série.

Si l’acteur est toujours brillant en tant que méchant, je trouve dommage de voir que cet épisode prenne la direction d’un dialogue avec lui-même. Je veux dire, à quel moment en buvant un verre d’alcool on se retrouve à se parler à son soi passé et à le voir au point de lui jeter un verre de whisky à la gueule ? Cela n’a pas de sens !

On enchaîne sur un flash surprenant qui nous montre Negan en plein soleil, auprès de l’arbre où il s’est fait égorger par Rick. Un flashback de Michonne nous rappelle que Lucille, la batte adorée de Negan, s’y trouve encore. C’est vrai que ça faisait partie de la torture d’avoir laissé Lucille là-bas et de l’avoir enterrée.

Après toutes ces années, on nous fait croire que le vitrail est toujours dans le même état, et que les zombies sont assez lents pour qu’il puisse faire quinze trous au moins avant qu’un zombie ne vienne l’attaquer. Par contre, voir Negan heureux de retrouver sa batte comme un gamin le matin de Noël, c’était rigolo.

Aussitôt que c’est fait, l’épisode commence pour de bon : on se retrouve en plein flashback douze ans plus tôt, lorsque Negan était torturé par un type semblant tout droit sorti de Riverdale avec sa veste Vipère. Bon, il est juste beaucoup plus méchant qu’un habitant de la série de la CW, parce qu’il empêche Negan de donner des soins à sa femme en le retenant otage. Negan est otage, mais ce qui est atroce, c’est que l’homme qui lui fout des coups de poings le fait avec un bon chantage sur les stocks médicaux dont il a besoin pour sauver sa femme.

On enchaîne alors avec un flashback dans le flashback nous montrant Negan à la recherche de ce matériel médical si précieux pour lui. Deux ou trois jours plus tôt, malgré des maux de têtes, il essaie donc de braquer un type qui pourrait avoir ce dont il a besoin, mais ça se retourne contre lui quand il se fait assommer bien rapidement. Euh… OK ?

J’imagine que l’épidémie a commencé, du coup ? Cela fait déjà tant d’années ? J’ai perdu le fil de la chronologie de la série. On nous le confirme par un « world gone shit » de Negan qui explique au docteur que s’il l’a braqué avec un flingue vide, c’est pour essayer de trouver la chimiothérapie dont sa femme a besoin.

L’épisode se fout alors de nous en repartant encore six semaines en arrière. Stooooop. Ils pouvaient pas le faire dans l’ordre, franchement ? Six semaines plus tôt, les zombies étaient déjà de ce monde et Negan avait donc déjà lâché son job de… prof de gym au lycée. Sérieusement ? Ah lala, je ne regarderai plus mes collègues de la même manière. En tout cas, il semble beaucoup plus jeune dans les flashbacks, je ne sais pas comment ils ont fait.

En tout cas, on découvre enfin Lucille, et j’ai su que c’était elle principalement parce qu’on avait lu partout qu’Hillary Burton avait décroché le rôle dans les épisodes bonus de cette saison 10. Yep, tout ça pour un épisode. Après, elle est cool dans cet épisode à nous éclater la tronche d’un zombie avec la dernière balle du flingue familial – ah les américains ! – avant de demander à regarder un film. J’ai bien ri, je ne vais pas mentir.

Je ne sais pas trop où compte nous mener l’épisode, surtout quand il fait du suspense avec des attaques de zombies qui, on le sait, ne tueront pas Negan de toute manière, puisque nous sommes dans le passé. Il est toutefois intéressant de voir enfin le personnage de Lucille qui a tant était important dans la vie d’un personnage phare de la série.

On a même un moment mignon où il lui chante une chanson, avec d’autres images les voyant essayer toutes sortes de perruques, et ça, c’est cute. En fait, Negan n’a jamais été aussi sympathique que lorsqu’il fait tout pour que sa femme soit heureuse et reste en vie, en s’inquiétant de s’habituer de plus en plus à tuer des zombies. Eh, ça marche. Après, heureuse, c’est vite dit quand tout ce qu’ils ont à manger, c’est de la bouffe pour chiens.

Il faut dire que les ressources se font de plus en plus rares en ville et autour d’eux, ce qui inquiète de plus en plus Lucille, insistant pour déménager et pour qu’ils trouvent d’autres gens. Negan s’y refuse tant qu’elle ne va pas mieux, et en si peu de temps, on tombe vraiment sous le charme de ce couple. Juste après ça, elle lui offre par exemple la fameuse veste de cuir, et c’est chouette à voir, surtout qu’elle a une perruque violette vraiment marrante à voir. Eh, comme quoi, les perruques ça peut être fun. Et je n’ai jamais dit ça de personne, mais elle a vraiment une tête à perruque, non ?

Quoiqu’il en soi, Negan s’était donc acheté cette veste en cuir hors de prix et sa femme lui avait confisquée, énervée par la dépense que ça représentait. Tout ça semble bien loin désormais en pleine épidémie de zombies. Ils prennent la décision de passer une soirée sympathique… et en oublient de rallumer un générateur dont ils ont besoin pour garder le frigo en état de refroidir la chimiothérapie de Lucille.

Là-dessus, Negan décide de partir en expédition pour trouver des médicaments, mais ça ce sera plus tard. Or, l’écriture de l’épisode est insupportable : on nous ramène donc sept mois plus tôt, et cette fois, l’épidémie n’avait pas commencé. Le cancer de Lucille n’était pas encore là, aussi. Enfin, il était là, mais elle n’était pas encore diagnostiquée. Quand elle l’est, Negan n’est pas là, parce qu’il est occupé avec son officier de probation.

Oui, il a un peu déconné Negan : il a éclaté la tronche du père d’un gamin et ne peut plus bosser avec des enfants désormais. Ce n’est pas sa seule connerie – désormais, il en est à jouer à des jeux vidéos toute la journée et il couche avec Janine, la meilleure amie de sa femme. Bon, ça, elle n’en est pas sûre, mais bon, il lui ment sur ce qu’il compte faire de ses journées et ça lui suffit.

Quelle journée infernale pour Lucille : elle découvre donc que son mari la trompe le jour où elle apprend son cancer, et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est lui apprendre qu’elle a ce cancer. Et tout ça avec une épidémie qui commence à peine, en plus. C’est un peu violent, m’enfin, on a tous des mauvaises journées, surtout depuis que 2020 est passé dans nos vies.

Maintenant qu’on a vu tout ça, on peut commencer à retourner dans le présent. Sept mois plus tard, Lucille annonce donc à Negan qu’elle savait qu’il couchait avec Janine, mais qu’elle lui a pardonné car il s’est largement rattrapé depuis que les zombies font partie de leur quotidien. Soit. Les deux se réconcilient aussitôt, alors que Lucille demande à Negan de laisser tomber les recherches pour d’autres poches médicamenteuses.

Seulement voilà, quelques semaines plus tard, le médecin lui file ce dont il a besoin, un repas et une batte pour s’attaquer au gang, le tout sans rien demander en retour. Toute cette histoire est bien gentille, mais le membre de gang qui s’en prend à Negan pour savoir d’où il sort les médicaments n’en a rien à foutre. Il veut juste savoir où il peut trouver à son tour des médicaments.

Negan finit par balancer la planque de ce gentil médecin et de sa fille – celle qui l’a assommé – regrettant de les trahir, mais voulant rentrer à temps pour sauver Lucille. Malheureusement, ça, ce n’est plus possible. Il a mis du temps à rentrer chez lui, et pendant ce temps, Lucille a pris la décision de se suicider, demandant juste à Negan de ne pas la laisser dans cet état, avec des médicaments à côté et un sac en plastique sur la tête. Elle est donc zombifiée.

C’est franchement une très triste histoire d’amour que propose l’épisode, et l’acteur la joue vraiment bien. Il ne se résout pas à exploser la tête de sa bien-aimée, mais celle-ci se décompose tout de même. Il enfile sa veste en cuir, met du barbelé autour de sa batte et fout le feu à sa maison. C’en est fini de Lucille, mais on a une belle origin story pour un personnage badass depuis longtemps.

Cela ne peut s’arrêter là pourtant : Negan vient juste d’entrer dans sa phase de rage, et il n’est pas prêt d’en sortir. L’avantage, c’est qu’il sait par où commencer pour s’énerver : les membres du gang. En partant, il a entendu une femme être en train d’être violée après tout. Il y retourne donc et explose la tronche d’un type avec Negan, commettant un premier meurtre. Ma foi, c’est du beau, ça. Il fait bien cela dit, parce que le gang est en train de s’en prendre violemment au médecin qui était pourtant tout gentil.

Negan a clairement perdu la boule entre les deux moments où il croise ces membres de gang, cependant. Devenu meurtrier, il n’hésite pas à recommencer encore et encore jusqu’à libérer le médecin, qui s’en sortait déjà pas si mal seul pour se libérer. Une fois que c’est fait, le médecin part à la recherche de sa fille alors que Negan se retrouve à pouvoir prendre son pied avec le méchant membre de gang.

Il lui explique longuement toute sa vie, et clairement on comprend où il a commencé à être trop bavard dans sa vie : il explique à l’homme que ce n’est pas un mensonge que l’on voit rouge lorsque l’on est très énervé. Et le père d’élève qu’il a tabassé, c’est juste parce que l’homme n’était pas très sympathique à parler par-dessus la chanson préférée de Lucille. Franchement, ça n’a pas de sens d’aller éclater un type pour ça, mais c’est Negan, et c’est cette série, alors on va dire que ça passe ?

En tout cas, on retrouve le Negan terrifiant des débuts : il a sa batte, il a son speech un brin glaçant qui te fait bien comprendre qu’il va t’éclater la gueule et il a son sourire fou. Vraiment, c’était un bon méchant.

On en revient alors enfin au présent où le zombie s’approche de Negan… qui n’hésite pas à se servir de Lucille – la batte, pas sa femme – pour le mettre KO une fois pour toute. Cela lui permet de se mettre à prier un coup, puis à se confier à sa femme. Il reconnaît après tout ce temps avoir été lâche de l’avoir abandonnée comme ça en partant à la recherche de médicaments, la laissant mourir seule.

Et il avoue à la batte que Lucille lui manque et qu’il se sent con d’avoir appelé une batte Lucille. Le but de tout ça n’est cependant pas de voir Negan récupérer enfin sa batte et son arme symbolique. Non, le but, c’est de le voir oser la détruire.

Je m’y attendais, honnêtement, par contre, je ne pensais pas que la saison se terminerait sur un retour de Negan dans la communauté dont il vient d’être exilé. Carol vient à sa rencontre pour lui expliquer qu’elle ne voulait pas sa mort sur la conscience : s’il reste, il sera tué par Maggie, c’est évident. Mais il s’en fout. La dernière scène m’a énervé au plus haut point après cette belle histoire : on aurait dit que Negan avait mûri en s’enfermant dans ce passé pour l’épisode.

Finalement, on termine sur son sourire narquois envers Maggie et je ne comprends vraiment pas ce à quoi il joue ? Je veux dire, qu’il revienne, je comprends, c’est bien normal pour sa survie et tout… mais pourquoi narguer Maggie ? Il ne peut pas l’ignorer ou aller lui parler, simplement ? Là, franchement, ça m’échappe…

EN BREF – Ces six épisodes supplémentaires sont passés bien vite du côté du calendrier, je n’ai pas l’impression que ça fait déjà un mois et demi ! Le retour de la série était sympathique et attendu, mais maintenant, je me demande comment la franchise va tenir le calendrier – je continue ainsi de penser que c’était une très mauvaise idée de mettre les deux spin-off en même temps en début de saison.

La semaine prochaine, on retrouvera Fear the Walking Dead et j’ai hâte de revoir les personnages, même si je n’avais pas capté qu’elle partait en pause la dernière fois ; et même si la saison 6 avait exactement le même problème que cette saison 10B : les épisodes sont inégaux et se concentrent sur un seul personnage, avec certaines histoires hyper prenantes et géniales quand d’autres sont soporifiques à souhait.

Dans les deux séries, on semble être parti sur un schéma un épisode sur deux, c’est frustrant. La saison 11 ? Elle aura à gérer la nouvelle menace introduite à l’épisode 17, puis oubliée, et la vengeance de Maggie envers Negan. En fait, il y a beaucoup à faire du côté de Maggie. Bien sûr, l’épisode sur Princesse nous a aussi montré que le groupe d’Eugène, Ezekiel et Yumiko restaient dans la merde. En six épisodes, nous n’avons pas franchement de cliffhanger de ce côté-là : le groupe est pris en otage et advienne que pourra.

Dans les questions que je me pose, il y aussi l’âge qu’aura Judith en saison 11. Elle va avoir bien grandi pendant tout ce temps de pause de la série, non ? Parce qu’il faut bien le dire, ces épisodes « bonus » sont juste une longue pause pour la série, plus encore que d’habitude, avec absolument aucune avancée dans son intrigue. S’il faut attendre octobre prochain pour les revoir, ça va être très, très long. Mais bon, on l’a bien fait entre mars et septembre dernier après tout…

 

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