The Walking Dead – S10E22

Épisode 22 – Here’s Negan – 16/20
Bien que je n’aime pas la construction inutilement alambiquée de l’épisode, il faut bien reconnaître qu’il s’intéresse à personnage fascinant et à un acteur génial, alors ça passe tout seul. Du point de vue la continuité de la série et du futur du personnage, je ne comprends pas trop où va cet épisode, particulièrement sur sa fin. Du point de vue de l’intérêt de cette origin story, ça passe aussi bien aujourd’hui que ça ne l’aurait fait en saison 6 ou à n’importe quel moment, et ça, c’est une prouesse. Bref, je suis mitigé et pas mécontent que la saison se termine – même si ce fut rapide.

Spoilers

Cinq ans et un jour après avoir introduit Negan dans la série, les scénaristes se décident à nous expliquer son origin story.


It is what it is I guess.

Pourquoi faut-il que toutes les séries vouent un culte à la même chanson ? Ce doit être la trois ou quatrième fois en un mois que j’entends des acteurs la chanter, et ça me fait toujours le même effet : personne ne fera jamais aussi bien qu’Angel avec la chanson « You are my sunshine, my only sunshine ». Bon, cet épisode tente vraiment de le faire avec Maggie et le jeune Hershel en train de chanter quand Maggie aperçoit Negan tranquilou dans sa vie avec son marteau là.

Il sent bien que la haine de Maggie continue à se diriger vers lui chaque fois qu’il se croise, et Carol aussi. Celle-ci décide donc de prendre les choses en main et de lui dire que le conseil l’a banni. Mouais. Elle l’emmène toutefois dans une chouette maison à proximité, histoire qu’il puisse débuter une nouvelle vie loin de cette communauté qu’il aide à rebâtir depuis quelques épisodes. Nous arrivons enfin au terme des épisodes bonus, au moins, et j’espère que cet épisode réussira à être intéressant.

J’ai toute confiance en l’acteur pour y parvenir – beaucoup moins en les scénaristes, par contre. Et j’avais raison d’avoir peur des scénaristes, parce que ça y est, Negan se boit un petit verre et hop, il se retrouve confronté à lui-même. Pff. Bon, il a affaire à son lui passé, beaucoup moins plein de remords et bien plus dérangeant en tant que grand méchant de la série.

Si l’acteur est toujours brillant en tant que méchant, je trouve dommage de voir que cet épisode prenne la direction d’un dialogue avec lui-même. Je veux dire, à quel moment en buvant un verre d’alcool on se retrouve à se parler à son soi passé et à le voir au point de lui jeter un verre de whisky à la gueule ? Cela n’a pas de sens !

On enchaîne sur un flash surprenant qui nous montre Negan en plein soleil, auprès de l’arbre où il s’est fait égorger par Rick. Un flashback de Michonne nous rappelle que Lucille, la batte adorée de Negan, s’y trouve encore. C’est vrai que ça faisait partie de la torture d’avoir laissé Lucille là-bas et de l’avoir enterrée.

Après toutes ces années, on nous fait croire que le vitrail est toujours dans le même état, et que les zombies sont assez lents pour qu’il puisse faire quinze trous au moins avant qu’un zombie ne vienne l’attaquer. Par contre, voir Negan heureux de retrouver sa batte comme un gamin le matin de Noël, c’était rigolo.

Aussitôt que c’est fait, l’épisode commence pour de bon : on se retrouve en plein flashback douze ans plus tôt, lorsque Negan était torturé par un type semblant tout droit sorti de Riverdale avec sa veste Vipère. Bon, il est juste beaucoup plus méchant qu’un habitant de la série de la CW, parce qu’il empêche Negan de donner des soins à sa femme en le retenant otage. Negan est otage, mais ce qui est atroce, c’est que l’homme qui lui fout des coups de poings le fait avec un bon chantage sur les stocks médicaux dont il a besoin pour sauver sa femme.

On enchaîne alors avec un flashback dans le flashback nous montrant Negan à la recherche de ce matériel médical si précieux pour lui. Deux ou trois jours plus tôt, malgré des maux de têtes, il essaie donc de braquer un type qui pourrait avoir ce dont il a besoin, mais ça se retourne contre lui quand il se fait assommer bien rapidement. Euh… OK ?

J’imagine que l’épidémie a commencé, du coup ? Cela fait déjà tant d’années ? J’ai perdu le fil de la chronologie de la série. On nous le confirme par un « world gone shit » de Negan qui explique au docteur que s’il l’a braqué avec un flingue vide, c’est pour essayer de trouver la chimiothérapie dont sa femme a besoin.

L’épisode se fout alors de nous en repartant encore six semaines en arrière. Stooooop. Ils pouvaient pas le faire dans l’ordre, franchement ? Six semaines plus tôt, les zombies étaient déjà de ce monde et Negan avait donc déjà lâché son job de… prof de gym au lycée. Sérieusement ? Ah lala, je ne regarderai plus mes collègues de la même manière. En tout cas, il semble beaucoup plus jeune dans les flashbacks, je ne sais pas comment ils ont fait.

En tout cas, on découvre enfin Lucille, et j’ai su que c’était elle principalement parce qu’on avait lu partout qu’Hillary Burton avait décroché le rôle dans les épisodes bonus de cette saison 10. Yep, tout ça pour un épisode. Après, elle est cool dans cet épisode à nous éclater la tronche d’un zombie avec la dernière balle du flingue familial – ah les américains ! – avant de demander à regarder un film. J’ai bien ri, je ne vais pas mentir.

Je ne sais pas trop où compte nous mener l’épisode, surtout quand il fait du suspense avec des attaques de zombies qui, on le sait, ne tueront pas Negan de toute manière, puisque nous sommes dans le passé. Il est toutefois intéressant de voir enfin le personnage de Lucille qui a tant était important dans la vie d’un personnage phare de la série.

On a même un moment mignon où il lui chante une chanson, avec d’autres images les voyant essayer toutes sortes de perruques, et ça, c’est cute. En fait, Negan n’a jamais été aussi sympathique que lorsqu’il fait tout pour que sa femme soit heureuse et reste en vie, en s’inquiétant de s’habituer de plus en plus à tuer des zombies. Eh, ça marche. Après, heureuse, c’est vite dit quand tout ce qu’ils ont à manger, c’est de la bouffe pour chiens.

Il faut dire que les ressources se font de plus en plus rares en ville et autour d’eux, ce qui inquiète de plus en plus Lucille, insistant pour déménager et pour qu’ils trouvent d’autres gens. Negan s’y refuse tant qu’elle ne va pas mieux, et en si peu de temps, on tombe vraiment sous le charme de ce couple. Juste après ça, elle lui offre par exemple la fameuse veste de cuir, et c’est chouette à voir, surtout qu’elle a une perruque violette vraiment marrante à voir. Eh, comme quoi, les perruques ça peut être fun. Et je n’ai jamais dit ça de personne, mais elle a vraiment une tête à perruque, non ?

Quoiqu’il en soi, Negan s’était donc acheté cette veste en cuir hors de prix et sa femme lui avait confisquée, énervée par la dépense que ça représentait. Tout ça semble bien loin désormais en pleine épidémie de zombies. Ils prennent la décision de passer une soirée sympathique… et en oublient de rallumer un générateur dont ils ont besoin pour garder le frigo en état de refroidir la chimiothérapie de Lucille.

Là-dessus, Negan décide de partir en expédition pour trouver des médicaments, mais ça ce sera plus tard. Or, l’écriture de l’épisode est insupportable : on nous ramène donc sept mois plus tôt, et cette fois, l’épidémie n’avait pas commencé. Le cancer de Lucille n’était pas encore là, aussi. Enfin, il était là, mais elle n’était pas encore diagnostiquée. Quand elle l’est, Negan n’est pas là, parce qu’il est occupé avec son officier de probation.

Oui, il a un peu déconné Negan : il a éclaté la tronche du père d’un gamin et ne peut plus bosser avec des enfants désormais. Ce n’est pas sa seule connerie – désormais, il en est à jouer à des jeux vidéos toute la journée et il couche avec Janine, la meilleure amie de sa femme. Bon, ça, elle n’en est pas sûre, mais bon, il lui ment sur ce qu’il compte faire de ses journées et ça lui suffit.

Quelle journée infernale pour Lucille : elle découvre donc que son mari la trompe le jour où elle apprend son cancer, et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est lui apprendre qu’elle a ce cancer. Et tout ça avec une épidémie qui commence à peine, en plus. C’est un peu violent, m’enfin, on a tous des mauvaises journées, surtout depuis que 2020 est passé dans nos vies.

Maintenant qu’on a vu tout ça, on peut commencer à retourner dans le présent. Sept mois plus tard, Lucille annonce donc à Negan qu’elle savait qu’il couchait avec Janine, mais qu’elle lui a pardonné car il s’est largement rattrapé depuis que les zombies font partie de leur quotidien. Soit. Les deux se réconcilient aussitôt, alors que Lucille demande à Negan de laisser tomber les recherches pour d’autres poches médicamenteuses.

Seulement voilà, quelques semaines plus tard, le médecin lui file ce dont il a besoin, un repas et une batte pour s’attaquer au gang, le tout sans rien demander en retour. Toute cette histoire est bien gentille, mais le membre de gang qui s’en prend à Negan pour savoir d’où il sort les médicaments n’en a rien à foutre. Il veut juste savoir où il peut trouver à son tour des médicaments.

Negan finit par balancer la planque de ce gentil médecin et de sa fille – celle qui l’a assommé – regrettant de les trahir, mais voulant rentrer à temps pour sauver Lucille. Malheureusement, ça, ce n’est plus possible. Il a mis du temps à rentrer chez lui, et pendant ce temps, Lucille a pris la décision de se suicider, demandant juste à Negan de ne pas la laisser dans cet état, avec des médicaments à côté et un sac en plastique sur la tête. Elle est donc zombifiée.

C’est franchement une très triste histoire d’amour que propose l’épisode, et l’acteur la joue vraiment bien. Il ne se résout pas à exploser la tête de sa bien-aimée, mais celle-ci se décompose tout de même. Il enfile sa veste en cuir, met du barbelé autour de sa batte et fout le feu à sa maison. C’en est fini de Lucille, mais on a une belle origin story pour un personnage badass depuis longtemps.

Cela ne peut s’arrêter là pourtant : Negan vient juste d’entrer dans sa phase de rage, et il n’est pas prêt d’en sortir. L’avantage, c’est qu’il sait par où commencer pour s’énerver : les membres du gang. En partant, il a entendu une femme être en train d’être violée après tout. Il y retourne donc et explose la tronche d’un type avec Negan, commettant un premier meurtre. Ma foi, c’est du beau, ça. Il fait bien cela dit, parce que le gang est en train de s’en prendre violemment au médecin qui était pourtant tout gentil.

Negan a clairement perdu la boule entre les deux moments où il croise ces membres de gang, cependant. Devenu meurtrier, il n’hésite pas à recommencer encore et encore jusqu’à libérer le médecin, qui s’en sortait déjà pas si mal seul pour se libérer. Une fois que c’est fait, le médecin part à la recherche de sa fille alors que Negan se retrouve à pouvoir prendre son pied avec le méchant membre de gang.

Il lui explique longuement toute sa vie, et clairement on comprend où il a commencé à être trop bavard dans sa vie : il explique à l’homme que ce n’est pas un mensonge que l’on voit rouge lorsque l’on est très énervé. Et le père d’élève qu’il a tabassé, c’est juste parce que l’homme n’était pas très sympathique à parler par-dessus la chanson préférée de Lucille. Franchement, ça n’a pas de sens d’aller éclater un type pour ça, mais c’est Negan, et c’est cette série, alors on va dire que ça passe ?

En tout cas, on retrouve le Negan terrifiant des débuts : il a sa batte, il a son speech un brin glaçant qui te fait bien comprendre qu’il va t’éclater la gueule et il a son sourire fou. Vraiment, c’était un bon méchant.

On en revient alors enfin au présent où le zombie s’approche de Negan… qui n’hésite pas à se servir de Lucille – la batte, pas sa femme – pour le mettre KO une fois pour toute. Cela lui permet de se mettre à prier un coup, puis à se confier à sa femme. Il reconnaît après tout ce temps avoir été lâche de l’avoir abandonnée comme ça en partant à la recherche de médicaments, la laissant mourir seule.

Et il avoue à la batte que Lucille lui manque et qu’il se sent con d’avoir appelé une batte Lucille. Le but de tout ça n’est cependant pas de voir Negan récupérer enfin sa batte et son arme symbolique. Non, le but, c’est de le voir oser la détruire.

Je m’y attendais, honnêtement, par contre, je ne pensais pas que la saison se terminerait sur un retour de Negan dans la communauté dont il vient d’être exilé. Carol vient à sa rencontre pour lui expliquer qu’elle ne voulait pas sa mort sur la conscience : s’il reste, il sera tué par Maggie, c’est évident. Mais il s’en fout. La dernière scène m’a énervé au plus haut point après cette belle histoire : on aurait dit que Negan avait mûri en s’enfermant dans ce passé pour l’épisode.

Finalement, on termine sur son sourire narquois envers Maggie et je ne comprends vraiment pas ce à quoi il joue ? Je veux dire, qu’il revienne, je comprends, c’est bien normal pour sa survie et tout… mais pourquoi narguer Maggie ? Il ne peut pas l’ignorer ou aller lui parler, simplement ? Là, franchement, ça m’échappe…

EN BREF – Ces six épisodes supplémentaires sont passés bien vite du côté du calendrier, je n’ai pas l’impression que ça fait déjà un mois et demi ! Le retour de la série était sympathique et attendu, mais maintenant, je me demande comment la franchise va tenir le calendrier – je continue ainsi de penser que c’était une très mauvaise idée de mettre les deux spin-off en même temps en début de saison.

La semaine prochaine, on retrouvera Fear the Walking Dead et j’ai hâte de revoir les personnages, même si je n’avais pas capté qu’elle partait en pause la dernière fois ; et même si la saison 6 avait exactement le même problème que cette saison 10B : les épisodes sont inégaux et se concentrent sur un seul personnage, avec certaines histoires hyper prenantes et géniales quand d’autres sont soporifiques à souhait.

Dans les deux séries, on semble être parti sur un schéma un épisode sur deux, c’est frustrant. La saison 11 ? Elle aura à gérer la nouvelle menace introduite à l’épisode 17, puis oubliée, et la vengeance de Maggie envers Negan. En fait, il y a beaucoup à faire du côté de Maggie. Bien sûr, l’épisode sur Princesse nous a aussi montré que le groupe d’Eugène, Ezekiel et Yumiko restaient dans la merde. En six épisodes, nous n’avons pas franchement de cliffhanger de ce côté-là : le groupe est pris en otage et advienne que pourra.

Dans les questions que je me pose, il y aussi l’âge qu’aura Judith en saison 11. Elle va avoir bien grandi pendant tout ce temps de pause de la série, non ? Parce qu’il faut bien le dire, ces épisodes « bonus » sont juste une longue pause pour la série, plus encore que d’habitude, avec absolument aucune avancée dans son intrigue. S’il faut attendre octobre prochain pour les revoir, ça va être très, très long. Mais bon, on l’a bien fait entre mars et septembre dernier après tout…

 

The Walking Dead – S10E21

Épisode 21 – Diverged – 08/20
Je veux bien qu’on nous vende ça comme des épisodes bonus de la saison 10, mais il y a tout de même des limites à ce qu’on veut bien endurer. J’adore l’aspect « survie » de la série, mais là, si je n’avais pas eu un fou rire à un moment de l’épisode, j’aurais pensé que les scénaristes cherchaient juste à se foutre de nous. Et peut-être que c’est le cas, d’ailleurs. Quel ennui, cet épisode ! Si c’est ça leur spin-off, ils peuvent se le garder…

Spoilers

Ce n’est pas parce qu’on vit dans un monde post-apocalyptique qu’on ne peut pas s’emmerder ferme certains jours. Carol et Daryl en savent quelque chose, la preuve avec cet épisode.


Can’t you just let people like me suffer in peace?

Allez, je sais d’avance que cet épisode ne va pas me plaire, alors autant me l’évacuer dès cette semaine plutôt que d’attendre demain où j’ai plein de séries qui reviennent. Pourquoi ne me plairait-il pas ? Parce qu’il est centré sur Carol et Daryl, encore. Et comme la dernière fois, on suivait Daryl en particulier, on sait très bien que pour cette semaine, on va avoir droit à Carol uniquement.

Ce n’est pas exactement passionnant comme idée, et je ne comprends vraiment pas pourquoi ces deux personnages vont avoir un spin-off en plus. Ils se séparent en début d’épisode et je n’en ai rien à carrer de cette volonté qu’ils ont de se prendre la tête en permanence ces deux-là. Carol est aussi accompagnée par le chien de Daryl dans cet épisode, parce qu’il fait le choix de la suivre elle, sans qu’on ne sache bien pourquoi.

Le chien a toujours suivi Daryl dans toutes ses aventures, mais comme là, on nous fait un épisode sur Carol, il fallait bien qu’elle puisse s’occuper à autre chose que marcher, j’imagine ? Enfin, cela dit, on reprend d’abord sur Daryl et sa moto. Il a quelques difficultés avec celle-ci dans cet épisode, et pour cause : un des câbles est percé, alors il manque de carburant.

Par chance pour lui, il trouve assez rapidement une voiture abandonnée dans la forêt, comme dans à peu près chaque épisode de la série. En fait, il y en a tellement qu’il en trouve même une seconde juste après, c’est dire. Dans la deuxième voiture, il y a un zombie, mais il se sent suffisamment en sécurité pour passer sous la voiture afin de voir s’il peut obtenir ce dont il a besoin.

C’est une idée de merde : il manque de peu de se retrouver coincé sous la voiture à cause du zombie qui bouge pour mieux le bouffer. En tout cas, il trouve ce dont il a besoin et il survit sans mal… mais il se rend finalement compte qu’il a eu la mauvaise idée de confier son canif plus tôt dans l’épisode à Carol, désormais loin de lui. Bienvenue dans McGyver, il remplace le mini couteau-suisse par une bonne grosse lame.

Il ne parvient pas à réparer sa moto pour autant et est forcé de la traîner avec lui, ce qui n’envoie tout de même pas du rêve. En chemin, il est arrêté un instant par quelques zombies au loin sur des rails, zombies qu’il décide aussitôt de suivre. Euh, pourquoi ? Il veut retourner au Terminus ? En plus, il se met en danger au passage en étant ensuite poursuivi par les zombies et en cherchant à aller récupérer les provisions d’un zombie militaire.

Cela n’a aucun sens parce que les autres zombies semblent disparaître derrière Daryl, alors que le militaire lui tombe dessus et nous propose un suspense énorme sur la survie de Daryl. Vraiment, j’étais sûr qu’il allait mourir maintenant que l’on sait qu’il y aura un spin-off sur lui dans deux ans. Rien ne va avec cette annonce, je n’ai pas fini de la ruminer ! Le pire, c’est que je suis sûr que je vais finir par la regarder, en plus.

En tout cas, grâce au militaire, Daryl trouve de quoi réparer sa moto, mais aussi de quoi tuer encore un zombie au passage, et de quoi manger. Super. Il peut finalement repartir, enfin, dans un bruit de tonnerre fait par sa moto. Je ne comprends toujours pas en quoi c’est une bonne idée d’avoir une moto faisant autant de bruit en pleine apocalypse zombie.

De son côté, Carol, elle, rentre donc au bercail avec le chien. Le bercail est toujours dans un sale état, cela dit, parce que depuis l’attaque, la communauté semble avoir du mal à s’en remettre. Elle est à peine arrivée qu’elle rentre chez Daryl, dans une pièce qui sent comme lui (ça ne donne pas envie), histoire de donner à boire au chien qui lui fait ensuite un câlin.

Elle en profite pour souligner qu’elle n’avait pas besoin de la trêve qu’il lui a proposé avec ses excuses. Le câlin au chien terminé, Carol cherche quelque chose à faire, demandant à Jerry comment s’occuper. Comme elle ne trouve rien à faire, elle en est tout de même au stade où elle envisage de recoudre un t-shirt trouvé par terre, puis où elle veut tout simplement redevenir une parfaite ménagère.

Quelle angoisse ! Elle m’angoisse très exactement autant qu’une ménagère qui ne sait pas comment s’occuper une fois ses enfants partis de la maison. Bon, elle, ses enfants sont morts bien évidemment, mais si on omet ce détail, elle en est vraiment là à raconter des histoires de personnes faisant de la soupe. Honnêtement. Je ne sais pas ce qui m’angoisse le plus entre le personnage et les scénaristes qui se disent d’une part que c’est une bonne idée d’intrigue et d’autre part que ça va nous donner envie de voir un spin-off ensuite.

En tout cas, Carol cherche désespérément des ingrédients pour faire de la soupe, même si la cuisine de Michonne est prise d’assaut par les hommes de Maggie, que celle de Daryl est vide, qu’il n’y a plus d’électricité et qu’il y a plein de rats un peu partout dans toute la ville. L’avantage de tout ça, c’est que ça pourrait faire des points de Bingo Séries… Si je ne les avais pas déjà.

Elle est interrompue dans son travail de cuisinière par le chien qui s’excite dans une autre pièce, à cause d’un rat bien sûr. Elle tente de s’occuper de lui, mais elle n’a aucune autorité sur lui et tout ce qu’elle y gagne, c’est que les champignons qu’elle vient de ramasser finissent au sol. Mais qu’est-ce que c’est que cet épisode ? On la voit ensuite constituer par elle-même un piège à rat, quand même. Elle n’a vraiment rien à faire, ce n’est pas croyable !

Elle retourne en tout cas cueillir quelques champignons et plantes, pour mieux tomber sur une nouvelle horde de zombies l’embêtant quelque peu. Pendant qu’elle est occupée avec ce massacre, on nous informe tout de même que la vie continue pour les araignées et le reste de la nature. Franchement, c’est quel genre d’ennui et de perte d’inspiration de la part des scénaristes que d’écrire qu’on va avoir un plan sur une araignée tissant sa toile ?

En tout cas, Carol peut rapidement rentrer chez Daryl et recommencer ses aventures de ménagère, même si Jerry s’inquiète pour elle à la voir rentrer pleine de sang et faire d’étranges travaux manuels. Le but est bien sûr de réparer un panneau solaire pour tenter d’avoir à nouveau du courant. C’est de la survie, ça devrait me plaire, mais je ne sais pas, l’angle d’attaque choisie ne parvient pas à me convaincre. Je suis content pour elle qu’elle puisse avoir de la lumière dans la cuisine, mais ça ne change pas ma vie quoi.

Je remercie au moins l’épisode de m’avoir fait rire ensuite quand Carol s’est lancée dans une chasse au rat, en vain. C’était sacrément drôle et voué à l’échec, surtout que même le chien se moquait d’elle dans son coin. En plus, elle n’est vraiment pas récompensée Carol : le courant est coupé avant la fin du temps de cuisson de sa soupe. Une journée bien remplie, donc, mais pleine d’échecs pour elle. Elle se retrouve alors à envisager de disparaître… Je vote pour.

Pendant la nuit, elle est toutefois réveillée par le chien qui entend des bruits de craquement venant de la cuisine. Elle y retourne donc, toujours dans l’espoir de choper le rat. C’est encore un échec, alors elle se décide à… dégommer le mur ??

Chacun ses kiffs dans la vie, Daryl va être ravi au retour. En plus, sa lampe torche l’abandonne au passage et elle ne trouve même pas le rat, c’est con, tout de même. Allez, si on cherche le positif, sa soupe peut cuire tranquillement le lendemain car c’est une journée joliment ensoleillée. Elle en profite pour faire le ménage et être dérangée par Jerry, qui découvre le mur détruit. Il a au moins l’honnêteté de lui avouer qu’il est là parce qu’il s’inquiète pour elle et qu’Ezekiel serait probablement d’accord avec elle.

La scène est l’une des plus sympas de l’épisode, surtout que Jerry s’avère être un bon ami pour Carol, qui se rend compte qu’elle est vraiment mal. Elle a passé une mauvaise journée la veille et elle a peur que Daryl ne redevienne jamais vraiment son ami comme avant. Quand il rentre, cependant, c’est pour mieux trouver Carol en paix avec elle-même, un mur réparé, un t-shirt jeté et toujours les mêmes problèmes de communication qui règnent entre eux depuis dix saisons.

Daryl laisse tout de même son couteau-suisse aux mains de Carol, même s’il lui a bien manqué plus tôt dans l’épisode et chacun peut donc se renfermer dans la maison. OK.

 

The Walking Dead – S10E20

Épisode 20 – Splinter – 16/20
Eh mais… c’était beaucoup trop court ? C’est tellement rare que je dise ça de cette série dont les épisodes sont toujours super lents, mais là, pour une fois, je n’ai pas vu venir le cliffhanger car je pensais qu’il restait encore du temps. Pas convaincu au départ par le concept de l’épisode, j’ai fini par m’y faire et accrocher beaucoup en cours de route. La série nous propose en effet de suivre un personnage qui pourrait devenir l’une de mes préférées par la suite, parce qu’elle est drôle et touchante. Bref, un bon épisode. C’est vraiment une semaine sur deux…

Spoilers

Princess se retrouve prisonnière, isolée de ses nouveaux amis qu’elle cherche à rejoindre par tous les moyens.


Maybe that’s the only sane response to an insane world, you know what I’m saying?

Je ne croyais vraiment pas qu’on reviendrait un jour au cliffhanger de la saison, surtout pendant cette saison 10B, mais pourtant c’est bien ce qu’il se passe, avec un épisode centré sur Princess, apparemment. Bon, elle n’est pas mon personnage préféré à être un cliché sur pattes de personnage de comics, mais admettons, ce n’est pas si désagréable que ça de la suivre, je trouve.

L’épisode reprend exactement là où la saison 10 s’était terminé avec les personnages de Yumiko, Eugene, Ezekiel et (donc) Princess coincés au milieu d’un stade par des gardes. Ceux-ci n’ont pas du tout l’intention d’être bavards et nous séparent sans ménagement les personnages. Comme Princess résiste, Yumiko s’inquiète pour elle et tente de revenir vers elle. Je ne vois pas trop d’où une telle amitié existe entre les deux, Yumiko est plutôt du genre maligne d’habitude. À faire ça, elle s’attire juste la rage des gardiens là.

Rapidement, Yumiko est donc assommée et ça énerve encore plus Princess qui, malgré tout, se laisse faire et est emmenée dans une cellule. Ressassant en boucle ce qu’il vient de se passer, elle tente de compter le nombre de mètres carré de sa cellule, puis fait taire sa crise d’angoisse en récitant comme elle peut… ses capitales d’état, c’est ça ? Elle alterne l’anglais et l’espagnol, c’est perturbant.

En tout cas, la nuit promet d’être longue dans cette petite cellule. Elle observe comme elle peut ce qu’il se passe en-dehors de celle-ci, entendant Ezekiel (Eugène ?) être emmené au loin. Par chance, elle est confinée dans une cage en bois, ce qui lui permet de voir un peu l’extérieur, à travers les planches.

Elle essaie ensuite d’ouvrir davantage l’un des murs de sa cellule, mais c’est un mur intérieur qui mène a priori auprès de Yumiko. Mouais. Elle ne fait que l’entendre, et je sens que tout est dans sa tête. Yumiko est blessée, elle ne peut donc pas se lever pour se montrer à Princess… Tout est dit non ? C’est clairement une invention de Princess, surtout que Yumiko dit à Princess de juste faire ce que les soldats lui disent.

Mouais, mouais, mouais. Même si Yumiko lui demande de ne rien faire pour la rejoindre, Princess s’oblige à élargir autant que possible le trou dans les planches entre les cellules, lui racontant au passage sa vie. Comme dans chaque épisode depuis le début de cette seconde partie de saison, on a donc un long monologue pas bien passionnant en guise de flashback. Par contre, il faut bien reconnaître que ça passe mieux que les flashbacks ces papotages, surtout là où l’on voit Princess motivée à faire un truc impossible et improbable.

Petit à petit, Princess s’enferme en plus dans son roman, imaginant des choses qui ne sont pas là. Elle est vraiment un personnage particulier, et c’est étonnant d’avoir un de ces épisodes de cette saison 10B se concentrant sur elle. Il y a tellement à faire avec ce casting, pourtant. Bref, Yumiko finit par s’évanouir dans la cellule à côté, et ça fait flipper Princess.

Il faut dire qu’elle entend Yumiko se faire traîner loin de sa cellule, ce n’est jamais bon signe. Moi, je n’arrive pas à savoir quoi penser de Princess. D’un côté, l’épisode est lent et me soule pas mal ; de l’autre, j’ai envie de croire en son potentiel et j’accroche bien à son délire. En attendant, la nuit passe et on retrouve Princess une fois le soleil levé. C’est frustrant !

J’aurais aimé la voir au soleil levant pour de vrai, mais bon. La journée nous révèle donc que Princess est enfermée dans un wagon de train, ce qui avait possiblement été dit plus tôt, mais je n’ai pas les sous-titres et je n’ai pas bien entendu ce qu’avait dit Yumiko. Cela ne change pas grand-chose de toute manière.

En tout cas, au petit matin, Princess découvre que du côté opposé à celui où était Yumiko, il y a une ouverture mal camouflée dans le wagon. Elle peut facilement s’échapper de sa « cellule » qui n’a plus rien d’une cellule, mais ça ne plaît pas du tout à Eugène. Celui-ci est en effet dans le wagon d’à côté, et il la voit tenter de s’enfuir.

Il n’a pas envie qu’elle y parvienne, parce qu’il a peur que cela ruine leur possibilité de s’intégrer dans une communauté qu’il continue de considérer comme amicale. Ben voyons. Malgré tout, Princess retourne dans sa cellule, et juste à temps pour qu’elle puisse voir la porte s’ouvrir. On l’emmène alors passer un interrogatoire, mais pas avant de la dénuder complètement, allons savoir pourquoi.

Princess garde la face tout de même, demandant à ce qu’on s’occupe de l’écharde qu’elle a dans le doigt depuis la veille. La pauvre. Oui, cette écharde étant le titre de l’épisode, il faut tout de même souligner que c’est un point important, à la fois dans son passé et son présent. Celle-ci elle la sort de son wagon et de sa nuit à tenter de percer de la paroi qui pourrait la mener à Yumiko.

Yumiko est désormais son obsession pour tout l’épisode : elle refuse ainsi de répondre aux questions qu’on lui pose, préférant en poser à son tour sur le sort de Yumiko, dont elle ne donne pas le prénom. Si elle fait tout ce qu’on lui dit, elle refuse en effet d’être celle qui balance toutes les infos. Et puis, en plus, Yumiko lui a dit de ne rien dire.

À force de refuser de répondre et d’être chiante à ne parler que de Yumiko pour qui elle s’inquiète, Princess se prend une bonne droite, qui la laisse dans les vapes. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’elle est une ancienne femme battue, parce qu’elle s’en confie ensuite à Ezekiel. Oui, à son réveil dans son wagon, Princess est apeurée de voir que Yumiko n’est toujours pas de retard et qu’Eugene a été emmené à son tour, mais par chance, Ezekiel débarque miraculeusement comme le messie, en tombant du toit.

S’il est pressé de partir, il prend malgré tout tout son temps avec Princess, s’asseyant même au sol avec elle, histoire de partager une conversation intéressante sur la place de Princess dans le groupe qu’elle vient juste de rejoindre. Leur conversation est interrompue par un garde qui apporte à manger à Princess et qui va vite le regretter.

Ezekiel a en effet le temps improbable de sortir du wagon pour revenir par surprise et assommer le gardien, ce qui leur offre l’occasion parfaite pour questionner ce garde. Princess est heureusement un peu moins méchante et violente qu’Ezekiel, ce qui fait qu’elle incarne le gentil flic dans cette scène. Bon, le gardien n’apprend pas grand-chose à nos amis, mais il assure que la communauté est plutôt bienveillante et qu’ils doivent juste attendre le moment où ils seront prêts.

Le gardien assure n’être qu’un bleu et n’avoir pas plus d’informations que ça, cela dit, et il en profite pour signaler que son flingue n’a pas de munition, ce qui est suffisant pour déstabiliser un instant Princess. Le garde peut ainsi la frapper à nouveau, et tant pis si Ezekiel lui a promis que plus personne ne la blesserait jamais. Enervé, celui-ci s’acharne donc sur le garde… jusqu’à ce que Princess comprenne qu’il n’a jamais été là finalement.

Eh, ça fonctionne bien à partir de ce moment-là pour cet épisode qui nous révèle qu’en fait Princess est encore plus dans la merde que prévu : elle a tout inventé depuis le début… En effet, Ezekiel n’est pas avec elle : elle l’a inventée, comme elle a inventé Yumiko et Eugene. Elle est folle, même si elle assure que ce n’est pas ça qui explique ce qui vient de lui arriver. Elle a plusieurs problèmes de santé et le fait d’être enfermée comme ça ne l’a pas aidée à y voir beaucoup plus clair.

Je trouve ça intéressant comme intrigue, par contre je n’ai pas été fan de la scène où elle décide de faire demi-tour en parlant à un Ezekiel qu’elle sait imaginaire. C’était marrant de voir l’ex-roi tout pote avec des zombies, mais ça nous faisait perdre du temps inutilement. La scène où elle libère le garde dans le wagon est bien plus intéressante, parce qu’elle sympathise ensuite avec lui. Le libérer, c’est une première étape, mais elle lui rend ensuite son flingue et répond à toutes ses questions sur Eugene, Yumiko et Ezekiel.

Ces trois-là sont encore en vie, comme elle va le découvrir juste après… mais nous n’en saurons pas beaucoup plus : ils sont cagoulés, et elle aussi se fait encagoulée pour être emmenée ensuite on ne sait trop où. Et on n’est pas près d’avoir la réponse en plus, j’imagine !

 

The Walking Dead – S10E19

S10E19 – One More – 14/20
C’est un épisode qui me laisse un peu plus mitigé que la semaine dernière : il a trop de longueur et de blabla franchement inutile, mais il a aussi un message que j’aime bien concernant l’espoir. C’est redondant dans cette série, seulement, c’est un peu ce qu’on en attend aussi, et la vision du monde développée ici reste prenante pour du Walking Dead. Un épisode classique qui sera vite oublié, donc, mais qui n’est pas aussi mauvais que bien d’autres avant lui.

Spoilers

Aaron et Gabriel cherchent des vivres dans un monde dévasté un brin déprimant.


 

Evil people aren’t the exception to the rule. They are the rule.

Ah ben super, ce titre d’épisode qui donne l’impression que c’est fait pour mon blog, j’approuve à 100%. J’approuve moins la première miniature sur laquelle je suis tombé concernant cet épisode : j’ai vite compris qu’on allait se concentrer sur Gabriel et… merci, non merci ? Par chance, il y a aussi Aaron dans l’épisode, et je l’aime bien lui. J’aime aussi la scène d’introduction de cet épisode qui nous montre du sang giclant sur des fleurs. C’est une jolie scène, et ça aurait pu m’aider pour le Bingo.

Pour le reste, on est sur un début à la fois lent et classique, avec Aaron et Gabriel qui se promènent à la recherche de vivres, forcés de tuer quelques zombies au passage. Je suis plus surpris des méthodes employés, avec une alarme qui sonne et des zombies qui semblent inactifs… Depuis quand les zombies restent sans bouger et grogner ? C’est nouveau, ça !

J’imagine que c’est plus logique… mais tout le principe de la série, c’est quand même qu’il y a des marcheurs morts qui se déplacent en permanence et en meute, quoi. Je suis étonné, mais ça fait une jolie scène digne de Pokémon ces zombies qui surgissent des hautes herbes !

Concrètement, tout le début d’épisode nous montre Gabriel et Aaron en errance dans un monde post-apocalyptique bien triste et jonché de cadavres. J’aime bien l’idée, mais c’est assez paradoxal après dix saisons : on a compris. Et on a du mal à croire qu’Aaron puisse encore être affecté des familles mortes qu’il croise en chemin : il en a vu plus d’une quoi.

J’ai moins de mal à comprendre que Gabriel soit triste de voire une boîte de conserve éclatée par une balle de fusil, par exemple. La bouffe, c’est sacré, bordel, il faut la conserver. Surtout maintenant, après autant d’années. Ils décident donc d’aller sur le toit d’un supermarché pour y accéder, et c’est sacrément triste.

En effet, Gabriel y trouve un couple qui demandait de l’aide à la peinture sur le sol et qui est mort enlacé sur son lit… à côté d’un ou deux cadavres zombifiés et menottés ? C’est peu rassurant. Après ça, Gabriel fait ce qu’il peut pour garder sa foi et pour convaincre Aaron de le suivre vers un lieu supplémentaire, le « un de plus » du titre.

On découvre enfin ce qu’il en est de leur errance : Maggie leur a laissé une carte avec des indications précises de lieux dans lesquels il pourrait y avoir quelques ressources utiles. Ils essuient les échecs pendant tout l’épisode, et même avant celui-ci, mais Gabriel veut y croire. Le destin le lui rend bien en le faisant tomber dans la boue à cause d’un zombie. J’ai tellement ri de le voir recouvert de boue. J’approuve ce nouveau look.

Aaron beaucoup moins : il se retrouve aussi avec de la boue sur lui, et il découvre que la carte qu’ils suivaient est désormais illisible. Malgré tout, Gabriel veut continuer de mémoire, et ils n’ont pas trop le choix, parce qu’il se met à pleuvoir. C’est doublement utile : ça permet à Gabriel de se laver de toute sa boue, mais aussi d’avoir un argument pour ne plus faire demi-tour en suivant les traces.

C’est top. Les deux personnages continuent leur route jusqu’à un drôle d’entrepôt où Aaron est terrifié par un… sanglier. C’était rigolo : on a tendance à oublier les animaux comme ils ont tous été bouffés par des zombies, et je peux comprendre sa peur. Je déteste une fois de plus le personnage de Gabriel qui se contente de se foutre de lui alors que bon, il n’aurait probablement pas fait mieux.

Ils enchaînent sur un repas plutôt sympa au whisky, sur de futurs cadeaux pour la fille d’Aaron et sur une petite partie de poker. L’épisode est tellement lent, en fait, que j’en suis arrivé à me poser des questions sur le bras d’Aaron. Il a grave la classe avec sa prothèse mais… il dort avec ? C’est un peu dangereux quand même. Il pourrait s’empaler lui-même. Et puis, il n’a pas intérêt à se retrouver un mec aussi, parce que ça ne donne pas envie de dormir avec lui dans le même lit. Bon, de toute manière, avec cette épidémie, les gens devraient oublier l’idée de dormir ensemble : en cas de mort dans le sommeil, ça tourne mal, et on le sait.

Si je vous raconte tout ça, c’est bien entendu parce que j’ai totalement décroché de l’épisode quand on a mis à se concentrer sur Gabriel et sa vie particulièrement inintéressante. Franchement, déjà que les flashbacks, c’est chiant, mais alors les discours interminables sur le passé, là… Pfiou, je ne suis pas là pour ça. Encore pour Maggie, ça passait, parce qu’elle nous parlait d’une période intéressante où on ne l’avait pas vue… mais Gabriel, ben, déjà que j’accroche pas trop au présent de Gabriel, alors son passé, non merci.

Il se retrouve à prêcher alors qu’il ne croit plus du tout en un meilleur avenir, là où Aaron, au contraire, veut croire que tout est encore possible. Après tout ça, les deux personnages s’endorment dans l’entrepôt, sans même chercher à monter la garde. Cela me paraît la plus mauvaise idée du monde, et j’espérais au moins un personnage au lever du soleil à un moment… mais non.

En plein milieu de la nuit, Aaron se décide à aller pisser, et il ne revient pas. Au petit matin, Gabriel se lève avec une gueule de bois et sans son pote. Partant à sa recherche, il trouve finalement un homme armé qui lui réclame une bouchée de ce qu’ils ont préparé la veille. MOUAIS. L’homme dit évidemment qu’il habitait ici depuis le début et qu’ils lui ont volé à la fois son whiskey et sa bouffe.

Il est assez énervé par la situation et il est complètement cinglé, parce qu’il vit seul depuis trop longtemps : il ne croit pas que Gabriel puisse être là de manière amicale quand son pote avec une prothèse mortelle à la place de bras. Ouais, il a fait un otage d’Aaron apparemment, l’enfermant dans une pièce sur laquelle il tire sans s’inquiéter outre mesure de sa survie.

Soit. L’homme finit par avouer qu’il se torche avec la Bible et n’a pas trop de croyance religieuse, mais il teste la foi de Gabriel avec plaisir : il le met face à face avec Aaron, puis leur propose de jouer à la roulette russe avec un flingue. Plutôt que de se viser l’un l’autre, Aaron et Gabriel décident de prendre le risque de se suicider avec. Les deux premiers coups ne partent toutefois pas, alors ils survivent.

L’homme profite de la fin de ce premier tour – sur trois maximum – pour apprendre à connaître ses prisonniers, qu’il continue de menacer à la mitraillette. Ben oui : soit ils jouent à la roulette russe, soit ils se font tuer tous les deux. Pourquoi pas. Le suspense est plutôt bon, surtout que la balle suivante ne part toujours pas.

Le problème, c’est que quand Aaron reprend le fusil, il fait un bruit différent : il est clair qu’il y a une balle qui l’attend. Il hésite davantage et apprend donc à connaître le type qui s’est fait trahir par son frère. Son but est désormais de voir si Gabriel et Aaron sont si gentils et amicaux qu’ils le disent. Pendant la nuit, alors qu’il était bourré, Gabriel a assuré que les hommes n’étaient plus une exception dans ce monde, mais la règle. Leur nouvel ami veut vérifier si c’est bien vrai, et surtout leur prouver que c’est le cas.

En les confrontant l’un à l’autre, il espère ainsi prouver qu’ils ne vont pas hésiter à se trahir et se tuer l’un l’autre. Pourtant, même lorsque l’homme lui parle de sa petite fille, Aaron décide de se suicider plutôt que de tuer Gabriel. Ben putain, heureusement que l’homme l’arrête et le libère à ce moment-là, parce que ça m’aurait fait chier que le chemin d’Aaron s’arrête là après tout ce qu’il a vécu.

C’est finalement celle de l’homme qui s’arrête : il libère Aaron et Gabriel en étant persuadé qu’ils sont de bons hommes, gentils, prêts à l’accueillir dans leur communauté. Il a mal cerné cette famille : il leur a avoué avoir tué la famille de son frère, bien sûr qu’ils ne peuvent se permettre de le prendre avec eux. Du coup, la décision est simple : Gabriel le massacre avec la prothèse d’Aaron.

Aaron n’est pas ravi par la situation, mais il sait bien que Gabriel a probablement raison. On enchaîne ainsi avec une dernière scène où les personnages quittent l’entrepôt… mais le visitent de fond en comble avant : l’homme entendait tout ce qu’ils disaient la veille au soir, c’est donc qu’il doit y avoir un coin qu’ils n’ont pas trouvé.

C’est effectivement ce qu’il se passe : ils trouvent sa cachette dans le plafond, et ils y font aussi la découverte de la famille de l’homme… Sa belle-sœur, sa nièce (ou son neveu ?) et… son frère. Les deux premières sont mortes, le troisième est bien en vie et prisonnier de son frère depuis un bon moment. Il était vraiment cinglé ce type, mais ce n’était donc pas la solitude qui l’affectait. En tout cas, son frère réussit à dérober le pistolet des mains de Gabriel quand celui-ci le libère, mais c’est pour mieux se suicider. La balle de la roulette russe finit donc par servir. Ben super.

C’est un joli monde post-apocalyptique plein d’espoir décidément… Mais Aaron retrouve l’espoir malgré tout, et il est motivé à aller vérifier juste un endroit de plus sur la carte de Maggie. Au cas où.

> Saison 10