The Nevers – S01E06

Épisode 6 – True – 15/20
J’ai bien failli ne pas mettre la moyenne à l’épisode tellement la première moitié (et un peu plus) m’a inutilement perdu dans une intrigue rendue volontairement alambiquée. Au moins, la lecture de la critique doit être drôle, je ne comprenais rien à rien. Tout cela me laisse un arrière-goût de Dollhouse ou Firefly avec une narration inversée, mais au moins pour ces séries, Joss Whedon avait l’excuse d’avoir eu des pilots à recommencer ou diffuser dans le mauvais ordre. Là… Je ne sais pas trop quel était le parti pris de tout ça. Je me suis en tout cas fait balader tout du long, c’est déjà ça. Et maintenant qu’on a une meilleure idée de ce que la série veut nous vendre – et ça n’a RIEN à voir avec ce par quoi elle a commencé – j’ai bien envie de voir la suite. Dans un an, donc. Tss.

Spoilers

Comment résumer ça ? Bienvenue dans le futur, le passé, le présent. Accrochez-vous.

Do you wish to tell me your name ?

Je crois que j’aime bien me faire du mal. Franchement, j’adore cette série, mais elle est hyper galère à comprendre… et je laisse passer des semaines, et même des mois !, entre les épisodes qui ont déjà du mal à se suivre ! Vraiment, je ne suis pas malin et j’aime me faire du mal, mais voilà, je pense qu’il est peut-être temps aussi de voir ce dernier épisode.

L’attente sera moins longue avant le prochain, mais tout de même. La première scène m’a laissé bien perplexe, il faut le reconnaître. Nous suivons en effet une grande scène de guerre, avec une équipe parachutée sur un lieu de fusillade et… en vrai, je ne sais pas comment résumer ça : je ne connais pas les personnages (OK, il y a un visage connu, mais j’ai oublié son nom… Ah, Harriett ! Sauf que ce n’est pas Harriett, bordel)

On passe alors au chapitre 1, si l’on en croit le titre qui arrive quand les personnages arrivent dans une sorte de bunker avec un laboratoire. Est-ce vraiment la bonne série ? J’ai eu le bon résumé d’épisode avant, heureusement, ça aide. Une fois de plus, la série ne fait pas dans la simplicité et nous lance sur un bon gros mystère. Nous sommes clairement dans le futur, avec un petit côté Epitaph One de Dollhouse et une technologie à comprendre au fur et à mesure, avec notamment des pilules qui permettent de se faire passer pour mort du côté des détecteurs de respiration.

Déjà, côté intrigue, on note qu’il y a des anomalies spatiales et un air dont il faut vérifier la respirabilité. Il est question d’un mouvement « FreeLife », aussi. Mais bordel, qu’est-ce que c’est que… ce bordel ? Du coup, désolé, je vois bien des actrices qu’on connaît et des accents anglais, mais est-ce vraiment la même série ? Il faut arrêter les grands écarts à un moment.

Nous sommes clairement dans le futur par rapport à l’épisode précédent, mais il est toujours question de Galanthi à trouver – ça arrive grâce à des portails qui sont des anomalies spatiales les Galanthi – quand deux femmes s’injectent d’étranges produits. Elles ne doivent pas être anti-vax. Quant aux prénoms des personnages, personne ne semble vouloir donner de prénoms, on se contente donc de rangs – comme Stripe.

Les informations tombent au compte-goutte, avec un langage et une technologie Galanthi à décoder. Soit. Un Galanthi, on ne sait toujours pas ce que c’est et ça semble laisser certains vraiment confus. On a des soldats du futur qui semblent donc terrorisés face à des plants de tomates qu’ils prennent pour un Galanthi. On a compris : le futur, c’est la merde.

Derrière cette serre improvisée, il y a tout de même une porte qui intrigue notre équipe de héros. Et ils ont bien raison, parce qu’elle mène à un conduit dans lequel pend… des cadavres nus et ensanglantés. Sympathique. On apprend au moins que les FreeLife ne sont pas des gentils. Le Galanthi ? On finit par en voir un minuscule bout, avec un œil qui voit notre équipe.

Son espèce de magie finit par se répondre vers l’équipe, qui réagit en tirant sur le Galanthi, alors même qu’il est derrière une surface réfléchissant les balles. Il n’en faut pas plus pour blesser la femme qui semble prendre la direction des opérations depuis le début… Celle-ci se réveille alors dans une autre salle où sa pote la soigne et où de grandes décisions sont prises sur le Galanthi. Putain, mais pourquoi ne pas raconter tout ça de manière linéaire ?

J’suis pas venu ici pour souffrir, OK ? On dirait vraiment qu’ils font tout pour couler la série avant même qu’elle n’atteigne la surface. L’héroïne de cet épisode nous apprend donc que si les scientifiques sont pendus et saignés comme de la viande pas fraiche, c’est pour torturer le Galanthi. Les FreeLife le font ainsi souffrir parce qu’il s’était attaché à des humains. Soit. C’est plus ou moins confirmé par un FreeLife prisonnier ici.

Les deux femmes s’isolent encore pour continuer de parler sans fin, et ça nous permet d’apprendre qu’elles espèrent sauver le monde d’une guerre grâce aux Galanthis qui pourraient le réparer. Soit, bis. Je n’ai rien contre les séries de science-fiction, bien au contraire, mais ça semble tout de même partir beaucoup trop loin des considérations d’origine après trop de temps pour que ce soit bien convaincants.

Du coup, j’ai eu envie de décrocher et c’est parti en vrille super vite, avec une fusillade entre les différents personnages, parce qu’il y avait des traitres dans notre équipe et toujours cette capacité à passer pour mort grâce à la technologie. En fait, il faisait semblant d’être mort (faire le possum ?) pour mieux tuer par surprise. Vive les FreeLife !

Malheureusement, cela mène à la mort d’Harriett-qui-n’est-pas-Harriett (elle s’appelle ici Knitter, son rang dans l’armée). Avant de mourir, elle apprend que le Galanthi est reparti chercher de l’aide (dans le passé ?) et elle ne parvient pas à donner son prénom. Sa compagne de route (et de lit ? Le doute est permis), Stripe, se fait alors envelopper par le Galanthi et s’évanouit.

Chapitre 2… Retour à Londres et dans le passé, mais encore plus dans le passé que prévu. Nous suivons la vie de « Molly », qui travaille dans une boulangerie et qui n’est autre que True. Elle est draguée par un type qui ne semble pas trop à l’aise. On apprend assez vite que Molly est prête à accepter d’épouser Varnum… mais ce n’est pas ce type timide et charmant, c’est un autre client grossier qui l’amène auprès de sa mère malade et dont il souhaite que sa nouvelle femme s’occupe. OK ?

Je n’aurais peut-être pas dû lancer cet épisode ce soir, finalement, je ne suis pas du tout dans le mood pour dette histoire qui n’a rien à voir avec ce que j’attendais. En plus, encore une fois, la série est top, le casting génial, tout est magnifique à voir… mais l’histoire, ce n’est pas ça. Je me sens coincé dans ce type de série, en ce moment. Allez, Jérôme, c’est la moitié de l’épisode, il faut y croire, ça va devenir bien.

M’enfin, soyons honnêtes, j’ai eu envie de stopper et d’aller lire un résumé. J’ai aussi passé bien du temps à faire autre chose sur Twitter. Bref, là n’est pas la question, j’imagine ? Ce qu’il faut voir, c’est que Molly continue d’aller fréquemment à la boulangerie où elle travaillait alors que sa vie est de plus en plus misérable, avec des problèmes d’argent, une belle-mère de plus en plus malade et un mari qui meurt de la même maladie bien avant la mère. On comprend un peu mieux pourquoi elle souhaite se suicider dans le pilot, donc, elle a une vie misérable, digne du roman de Victor Hugo.

Pour s’en sortir, elle cuisine alors au type timide des gâteaux, mais lui est devenu papa. Une fois fait, elle hésite, puis se suicide. On sait toutefois qu’elle survit à sa chute dans la Tamise. C’est donc parti pour le chapitre 3, avec son arrivée dans l’hôpital psychiatrique. On y voit sa première vision, mais aussi sa rencontre avec Sarah. Ce qui est le plus étrange, toutefois, c’est qu’elle fait des références au futur en y arrivant.

Bizarre. Sarah la réveille pendant la nuit et c’est là que « Molly » finit par prendre conscience qu’elle n’est pas dans le bon corps. Il s’agit de Stripe, celle qui semblait diriger les opérations dans le chapitre 1. Attendez, on est en train de nous dire que True est depuis le début possédée par l’esprit d’une femme venue du futur ?

Quel bordel. Elle rencontre ensuite le médecin de la série et une petite vision lui permet de savoir qu’elle couchera avec lui – même si elle ne sait pas encore qu’elle a des visions. Elle en a la confirmation quelques minutes plus tard quand elle se fait attaquer comme dans sa première vision… puis que le médecin la soigne avec des pouvoirs aussi.

Nous y voilà donc : un Galanthi, un extra-terrestre ! – a donné des pouvoirs à tout plein de gens dans un Londres du passé pour sauver le futur. Et le médecin sait depuis le départ que True n’est pas elle-même alors ? Et pourquoi plus personne ne l’appelle Molly ? Et pourquoi on n’a pas commencé la série par cet épisode – en mieux écrit pour bien comprendre ce qu’il se passait ?

Tout ça nous explique bien en tout cas pourquoi True est si détonante dans le passé, pourquoi elle a tant d’informations et de capacités à se battre. Quelques mois plus tard, Sarah et Amalia sont contactés par un homme qui a entendu dire qu’elles étaient Touchées et qui est drôlement intéressé par ces pouvoirs qu’elles développent. Ah. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça, franchement. True fait tout ce qu’elle peut pour convaincre l’homme qu’elle n’est pas si intéressante que ça en tout cas.

Elle ment donc sur ses pouvoirs, puis sur les lumières dans le ciel, affirmant qu’elle n’a fait que mentir pour soutenir Sarah… qu’elle n’hésite pas à trahir. Pas de surprise ici, franchement, mais elle se comporte vraiment comme une connasse avec elle, il n’y a pas à dire. En tout cas, Amalia passe quelques mois dans l’hôpital psychiatrique, en profitant pour faire du sport, pour être amie avec les Touchées qu’elle croise et pour apprendre à se comporter et parler comme une vraie lady.

La métamorphose est impressionnante et lui permet finalement de sortir de l’hôpital… mais pas de la manière dont elle l’attendait. En effet, elle est convoquée à une audience où l’on doit évaluer sa capacité à sortir, mais on lui refuse finalement à cause d’armes cachés sous son lit. Bien sûr, elle pourra s’en sortir car tout cela a attiré l’attention de Miss Bidlow. Reste encore à savoir qui elle est exactement, elle.

Elle lui parle en tout cas de Penance, et Amalia s’en confie à Horatio, le médecin. Finalement, tout ça nous mène au chapitre suivant. Dans celui-ci, nous suivons enfin ce qui arrive à l’équipe d’Amalia pendant que Penance est occupée à tenter d’empêcher l’exécution avec le reste des Touchés.

L’équipe d’Amalia est mise à mal dans la caverne, et True elle-même tombe alors dans une crevasse plus profonde encore. Elle parvient grâce à cela à atteindre le Galanthi sur lequel Bidlow expérimentait on ne sait trop quoi depuis tout ce temps, et ce n’est que là qu’Amalia comprend qu’elle n’a absolument aucun plan. Enfin, Amalia. Stripe, du coup.

Elle a une véritable crise de foi, d’un coup, et elle tente de mieux comprendre le Galanthi, ses intentions, son plan… Ce n’est pas gagné, mais au moins, je me sens proche d’Amalia d’un coup. Et puis, pourquoi on ne l’a pas vue rencontrer Harriett ? Elle est le portrait craché de « Knitter » du futur, quand même.

Le Galanthi réagit soudainement, mais ça fait tomber Stripe d’une plateforme. Au passage, elle a une vision, mais on dirait un mélange du passé de Stripe et de Molly plus qu’une vision du futur. On termine sur une scène sympathique où l’on apprend que Penance en savait plus que nous depuis le début, car elle avait appris de True tout ce qu’il fallait savoir.

True se réveille finalement dans la caverne après avoir entendu le Galanthi lui parler et lui dire de tout oublier. Elle est attaquée par quelques hommes-zombies bossant pour Bidlow, et remonte comme elle peut à la surface, avec l’aide d’une Touchée. Augustus lui vient également en aide avec quelques corbeaux, puis tous rentrent à l’Orphelinat.

Ils y retrouvent Penance et son groupe – avec une Harriett mourrant. Et cette fois, True prend la décision de raconter le futur à absolument tout le monde – ce qui aurait fait une bonne scène d’introduction à l’épisode pour qu’on comprenne mieux dès le départ ce que l’on tentait de nous raconter. Dans les derniers instants de cet épisode, nous apprenons finalement le vrai nom de Stripe : elle s’appelle Zephyr.

Ben OK. Cool pour toi, Zephyr Alexis Navine.

EN BREF – Cette mi-saison s’achève donc sur un épisode inutilement complexe qui en révèle beaucoup et donne bien envie de voir la suite… en 2022, apparemment. Concrètement, je considère cette mi-saison comme une saison, parce qu’une attente d’un an entre des épisodes, ce n’est pas autre chose. Je ne sais pas vraiment où ira la série, mais on en a quand même une meilleure idée avec cet épisode qui révèle énormément de choses. Je serai au rendez-vous pour la suite, en espérant plus de linéarité et de simplicité dans la narration. La patte de Joss Whedon est évidente à bien des endroits, mais là, vraiment, cette narration inversée, c’était n’importe quoi.

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