Russian Doll – S02E05

Épisode 5 – Exquisite Corpse – 15/20
Si cet épisode a quelques aspects cool et reste assez cohérent avec le reste de la saison, je ne peux m’empêcher de penser qu’il perd un peu notre temps par quelques détours pas forcément nécessaires et par un retour à une seule intrigue finalement pas assez développée pour rester cohérente tout du long avec un semblant de réalisme. Ce n’est pas si grave. Quant aux voyages temporels, ils restent cohérents, c’est top et je ne m’attendais pas à autre chose.

Spoilers

Nadia se retrouve coincée en 1944 dans le corps de sa grand-mère : l’occasion pour elle de chercher à retrouver la fortune familiale.

Welcome to fucking Budapest. At least, my Hungarian is getting better.

Que le temps passe vite : nous sommes déjà au cinquième épisode de la saison, et mon train approche de son terminus. Nadia aussi : son terminus, c’est 1944. Elle se retrouve en plein dans un pays envahi par les nazis et se comporte comme si de rien n’était, kiffant le reflet de sa grand-mère et donnant son nom juif au premier garde venu.

Elle a heureusement une amie pour s’occuper d’elle et lui rappeler qu’elle ne s’appelle plus Vera, mais Erzebet. Il faut ce qu’il faut pour se protéger des nazis. Si Nadia espérait retrouver son trésor de famille avant le départ du train, il n’en est rien finalement : le train d’or est déjà parti. Elle n’a d’autres choix que de retourner dans l’appartement de sa grand-mère, qui est majestueux… mais complètement pillé de tous ses biens. Evidemment.

Tous ou presque, en tout cas : une femme l’appelle et Nadia comprend vite qu’il s’agit de Delia, l’amie de sa grand-mère qui lui révèle un passage secret derrière une salle de bain. La bonne nouvelle pour nous c’est que Vera et Delia ont appris l’anglais ensemble, alors elle laisse tombe le hongrois pour l’anglais, même si Delia aimerait apprendre le russe maintenant.

Le train d’or ? Il n’est pas encore parti finalement : il est simplement dans un hangar. Delia est pleine d’informations utiles finalement, elle était une jeune femme plutôt cool. Nadia se renseigne et se débrouille donc pour se balader jusqu’au hangar qui est devenu une boutique. Le comportement qu’elle a, très normal pour 2022, est franchement inconscient pour une femme qui se promène en 1944, mais la série ne semble pas prendre la peine de le souligner autant qu’il le faudrait. Et puis, merde, arrêtez avec Nadia, rendez-moi Alan et dites-moi ce qu’il devient (oui, je sais, ça se voit que je ne regarde cette saison 2 presque que pour lui – et pourtant, j’adore Nadia aussi, c’est juste qu’on fait une overdose avec elle).

Toujours est-il que Nadia parvient dans l’arrière-salle de ce magasin/hangar. Cette fois, ça ressemble beaucoup plus à un hangar et elle parvient, à force de recherches, à retrouver le trésor familial de sa grand-mère. La scène est pleine d’émotions – et doit l’être encore plus pour les familles ayant une histoire impactée par les vols de nazis… mais je trouve ça bien trop facile.

Tout ça nous mène finalement à une scène que nous avions déjà vu en début de saison : Nadia se rend dans ce qui ressemble à un égout pour y enfouir les biens de famille et pouvoir les retrouver en 2022. Elle espère pouvoir s’y retrouver bien vite, mais quand elle s’endort, ce n’est pas en 2022 qu’elle termine. Elle se réveille au contraire au beau milieu d’une église – et vu le prestige de celle-ci, elle doit être un lieu touristique de dingue ; un lieu historique que je devrais connaître peut-être. Eh, je ne suis jamais allé à Budapest, ce n’est pas de ma faute.

Bref, dans l’Eglise, elle retrouve contre toute attente le prêtre juif dont elle a vu la tombe dans l’épisode précédent. Cela donne une scène marrante où elle lui annonce son futur, sa mort à un âge avancé et marié. Elle gagne ainsi sa confiance et c’est une excellente chose : quand elle retourne à la gare, une péripétie lui fait perdre le plan de son trésor, avec le nom de Vera dessus. Difficile de garder son calme quand on crie son nom au milieu de nazis.

Elle remet finalement le plan au prêtre, puis prend le premier train… qui l’emmène heureusement dans le futur, mais pas le sien. Elle se retrouve ainsi dans la peau de sa grand-mère à nouveau, en 1968 cette fois. Ce n’est pas exactement ce qu’elle souhaitait, mais ça lui permet de retrouver le trésor familial une fois à Budapest avec sa meilleure amie. Malheureusement, cette dernière est celle qui prend en charge l’affaire et s’occupe de revendre tout le trésor… en échange de pièces d’or. Oh bordel.

Nadia comprend qu’elle est idiote et qu’elle n’a rien changé du tout avec ce trésor : elle n’a fait que s’assurer que la fortune familiale soit en place pour que sa mère – et même plutôt Nadia elle-même – puisse les voler et les perdre. La scène est un peu violente et mène à une conclusion d’épisode où Nadia avertit une jeune Lenora de tout ce qui leur arrivera.

C’est triste pour Nadia quand même : elle se rend compte qu’Alan avait raison et que le passé ne peut être changé. Je m’y attendais vraiment à ce rebondissement, c’était trop simple qu’elle obtienne une fortune comme ça, malgré tous les efforts que ça représente. En ce qui concerne Alan par contre, je suis à peu près sûr qu’il pensera tout le contraire, lui.

Nadia retourne finalement en 2022 où elle entend un homme proférer une injure raciste. Elle n’aime pas trop ça : elle décide d’aller à sa poursuite, et c’est la pire des idées. Chaque fois qu’elle change de wagon, elle remonte ainsi le temps, d’abord en tant que Lenora, puis en tant que Vera en 1968, puis en tant que celle de 1944. C’est pas mal du tout, franchement, mais l’épisode se termine alors qu’elle est en Lenora et qu’elle perd les eaux. Inattendu.

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