C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de se donner carte libre pour tester tout ce qu’ils n’ont jamais trop eu l’occasion de faire avant. Le pire, c’est que comme les acteurs paraissent s’éclater, je n’ai pas envie de descendre sous la moyenne. Après, il y a un problème de rythme et les meilleures idées sont en début d’épisode, avant que ça ne fasse qu’empirer par la suite.
Spoilers
Jug doit écrire quatre histoires en une nuit.
All these stories have been done to death.
Rien de tel qu’un dimanche soir pour se rendre compte qu’on est à la bourre dans absolument toutes ses séries. Après deux semaines sans rien voir et une à ne faire que commencer de nouvelles saisons, j’avais le choix entre me lancer enfin dans la si critiquée The Idol pour me faire mon avis ou faire semblant de me remettre à Riverdale. Histoire que cette dernière ne me soit pas spoilée alors que son épisode final se rapproche de semaine en semaine, je me suis dit que le choix le plus logique était d’enfin m’y remettre. En plus, bon, je suis un peu fatigué et rien ne vaut un Riverdale quand c’est comme ça.
L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion
L’idée de base
Cet épisode commence par un meeting un peu glauque du maire Blossom et du principal du lycée, parce que c’est bien connu, les principaux de lycée ont un pouvoir de dingue sur une ville apparemment. Le but de la réunion est rapidement révélée : il va falloir bannir les comics books de la ville, parce que c’est à cause d’eux que les meurtres comme ceux des parents d’Ethel finissent par se produire en ville apparemment. OK boomer avant l’heure, eux.
Nous retrouvons ensuite Jug qui se rend chez son éditeur et lui assure qu’il est capable de boucler une édition de quatre histoires de sept pages sans aucun souci avant le lendemain matin. Pourtant, ce n’est pas si simple de trouver une bonne idée parmi les cartons à idées que l’éditeur lui donne. Heureusement, il a l’idée de tordre le coup aux attentes en se concentrant à présent sur des histoires d’horreur qui mettraient en scène des adolescents. Alors comment dire… C’était peut-être original à l’époque à laquelle il est en train de vivre, mais bon, pour nous, c’est du réchauffé.
C’est donc un problème : l’épisode promet d’être hyper long et déjà vu avec son idée de base et ça se confirme rapidement quand Jug raconte la première histoire à Veronica.
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Keep your head in the game
La première histoire concerne un gardien de clés – un key-keeper – du lycée qui nous raconte avec sa voix pseudo-horrifique une histoire qui fait peur et qui commence par un cours de gym (parce que qu’est-ce qui fait plus peur qu’un cours de gym ? J’ai plein d’idées, moi !). La série s’amuse avec son concept, se donnant des allures de comics par moment, mais bon, l’histoire en elle-même est pourrie.
On se retrouve avec un cours de basket qui se passe mal pour un certain Dilton, incapable de tirer un panier correct. On lui demande pourtant d’être capable d’envoyer un ballon dans le panier et ça ne semble pas dur, mais la pression ne lui réussit pas. La pression ? Tous ses coéquipiers se retrouvent à devoir faire du sport en attendant. En plein cours de sport ! Rendez-vous compte… Julian, qui en fait partie, est donc très énervé !
Il décide de s’en prendre à lui dès la fin du cours et l’enferme dans un casier de vestiaire, malgré les protestations d’Archie. Le lendemain matin, Dilton est devenu un autre adolescent : sa claustrophobie l’a fait virer psychopathe, avec le refrain « garde ta tête dans le jeu » en boucle dans sa tête. Le voilà donc qui récupère une hache pour mieux décapiter l’ensemble de l’équipe de basket du lycée. Ouais, ouais, la série s’amuse à proposer à Dilton de marquer des paniers avec les têtes de Julian et Archie. Ca m’a fait sourire.
Je sais bien que c’est fait exprès, mais l’ensemble avait vraiment des allures de films sans budget – le moment où Dilton récupère la hache ? C’était sacrément naze !
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Une nuit chez les Blossom
La deuxième histoire nous met en scène un Archie qui a bien la tête sur les épaules, je vous rassure. Il se rend au manoir Blossom où il tombe sur une Nana flippante, en plein orage, alors qu’il a crevé. Malgré tout, il demande à rester passer la nuit au manoir, par peur de ne pouvoir s’en sortir dans la tempête et parce que la ligne téléphonique est coupée. C’est vrai que le monde était encore plus horrible avant, on était vite coupé des autres (le rêve !).
Nana accueille donc Archie chez elle et lui sert du thé. En échange de son hospitalité, elle demande à Archie de s’enfermer à clé pour la nuit dans sa chambre afin qu’il ne croise pas sa petite fille qui est évidemment une perverse qui a absolument besoin de toucher les autres. Oh, Archie est au paradis quand il regarde le portrait de Cheryl, ça se voit, mais bon… il promet tout de même à Nana de bien s’enfermer. On le croit, évidemment.
Dès qu’il en a l’occasion, il laisse donc la porte entrouverte et prend soin de dormir en caleçon, histoire d’être sûr d’attirer Cheryl à lui. Cela fonctionne à merveille et la série nous redonne l’occasion de voir un peu d’action entre Cheryl et Archie. Enfin de voir… C’est là tout l’essentiel de cette histoire et de cette scène : tout se passe dans le noir, avec un jeu d’ombre sympathique.
C’est moins sympathique le lendemain matin quand Archie se réveille, tout heureux d’avoir « dormi » chez Nana. Il aurait mieux fait d’allumer la lumière cependant : pendant son petit-déjeuner, il apprend de Nana qu’en fait Cheryl a la lèpre et est super contagieuse. Il découvre donc qu’il est bon pour mourir. Pire encore, Nana avait tout planifié depuis le départ et avait provoqué l’accident qui l’a emmené chez elles. Evidemment. Allez, les acteurs semblent s’amuser, c’est déjà un bon début…
Mais franchement, difficile de ne pas être d’accord avec Veronica quand on en revient au présent : c’est grotesque. Marrant, certes, mais pas si flippant cette affaire. Cela permet en tout cas à Veronica de raconter à Jug les derniers potins sur les vrais Cheryl et Archie, mais aussi de tenter de draguer un peu Jug.
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La vanité tue
La troisième histoire se concentre sur Betty, qui se trouve apparemment très fade quand elle se rend au lycée. Personne ne la remarque, parce que sa queue de cheval est on ne peut plus classique. Elle est pourtant habillée en rose, on ne voit qu’elle, je trouve. Mais bon, faisons comme si. Betty se rend chez le coiffeur et demande à sa coiffeuse quelque chose qui lui permettra de se faire remarquer.
Oh, elle reçoit la promesse d’une coiffure parisienne qui fera que tout le monde la remarque. Ah ben ça c’est sûr : pour l’entretenir, on lui dit de ne plus jamais laver ses cheveux autrement qu’avec une bombe bien plus particulière.
La coiffure ? Elle est absolument immonde et nécessite tellement de laque que j’ai failli m’étouffer rien qu’en regardant Betty. Le problème, c’est que si on la remarque, c’est aussi pour se moquer d’elle. Après, c’est surtout Cheryl et Veronica qui se moquent. Les garçons, eux, sont juste très fans de ce qu’ils voient, insistant pour lui rendre des services et lui filer des rencards.
Bref, tout se passe bien pour Betty, qui s’asperge de laque en permanence… Mais bon, on nous promet une histoire d’horreur malgré tout. L’horreur met juste du temps à arriver, et on se tape un rencard Archie/Betty en attendant. Ils vont chez Pop’s et se mettent à danser de manière la plus ridicule possible. Fort heureusement, le rencard tourne court : Betty fait un malaise et meurt sur place, sous le nez d’Archie.
Reste à savoir pourquoi, n’est-ce pas ? On s’en fout pas mal et la sériep part alors dans l’une des scènes les plus comiques de la série : une autopsie qui commence par la coupe de cheveux, à l’intérieur de laquelle le médecin légiste découvre plein d’araignées. Oui, oui, c’est ça qui fait peur : Betty s’est fait bouffer le cerveau par des araignées.
La morale ? Il ne faut pas vouloir la beauté à tout prix apparemment. Cette histoire ne plaît pas trop à Veronica, qui demande une dernière histoire dont elle serait la vedette. Ben oui, tant qu’à faire. Oui, oui, les scénaristes nous font clairement un aperçu de leur salle des scénaristes et ce n’est pas grandiose.
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My better half
La dernière histoire de l’épisode n’est toujours pas grandiose non plus, ça va de soi. On se retrouve ainsi avec un Archie qui aurait des rencards avec Veronica un jour sur deux, des rencards avec Betty un jour sur deux ; et seulement le dimanche pour lui, pour dormir et arrêter de tourner au café afin de ne pas s’effondrer.
C’est un joli triangle amoureux, ma foi. Non. En fait, toute l’intrigue est super gênante, avec les filles qui sont en plus au courant, mais OK avec la situation ; se laissant endormir par le même mensonge, et les garçons tous jaloux de ce qu’Archie parvient à faire, parce que c’est bien connu, ça donne envie d’avoir deux copines à la fois.
On ne peut pas faire plus cliché que ça, non ? Allez, c’est le sexisme de ces années-là, c’est un grand classique, on va dire qu’on ne va pas leur en vouloir… mais nous imposer ça, c’est de la merde. C’est de la merde aussi pour Veronica et Betty, qui sont sûres chacune d’être la favorite d’Archie.
Bien sûr, elles finissent par comprendre qu’Archie les manipule complètement, à cause d’une St Valentin qui tombe un dimanche et qui leur permet de se rendre compte qu’il bave sur l’une et sur l’autre, et pas seulement en les embrassant, hein. Elles s’en rendent compte devant Cheryl qui s’amuse de la situation, ce qui pousse Betty et Veronica à aller confronter directement Archie. Lui, il a déjà tout prévu : il parle de son père mort pour justifier qu’il passera la St Valentin avec sa mère. Et les deux adolescentes réagissent à ça comme elles le feraient devant un truc mignon ? Tss. Ce n’est même plus du sexisme à ce stade, c’est juste horriblement écrit…
Finalement, Betty et Veroncia décident de passer la St Valentin ensemble à Pop’s, pour mieux découvrir qu’Archie avait en fait un rencard avec Cheryl. On le sentait venir à des kilomètres ce retournement de situation, et ça mène à une situation où les filles veulent se venger de lui, inévitablement. Et on peut toujours compter sur Betty pour avoir des bonnes idées de vengeance.
Le lendemain, Archie se voit donc proposer par Betty et Veronica un rencard auquel il ne s’attendait pas : les deux filles s’offrent à lui en même temps. C’est exactement tout ce dont il rêvait, soi-disant. Bon allez, c’est un ado débordant d’hormones et il accepte évidemment ce rencard, espérant ainsi passer la meilleure nuit de sa vie avec les deux filles. Au moins, les actrices semblent s’amuser de cette intrigue.
Betty et Veronica donnent alors un café bien particulier à Archie : c’est du poison. Il s’effondre après quelques effets d’Astérix buvant de la potion magique… et se réveille finalement complètement attaché à une table de l’atelier du lycée. Les filles ont trouvé une solution idéale pour le partager : elles décident de le couper en deux, tout simplement.
Je m’attendais à ce qu’il soit coupé en deux de manière verticale, mais non : Veronica garde le haut, Betty le bas. Mouais. Tout ça va se passer de commentaire de ma part – j’aurais tellement à dire !
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En conclusion
Au moins, Veronica finit par expliquer à Jug qu’elle n’est pas ravie de l’histoire, surtout que ça démonise les adolescentes à chaque fois. Alors… On n’a pas eu droit aux mêmes histoires, apparemment. Après, tant mieux : cette histoire permet au moins de séparer le couple Veronica/Jug une fois pour toutes si on en croit la narration de Jug. Cet épisode aura au moins servi à quelque chose comme ça.
C’est bien le seul intérêt, parce qu’il n’a pas réussi à faire vraiment peur ou à être vraiment drôle. J’aime bien l’idée de départ, mais elle ne fonctionne tout simplement pas. Et bien sûr, le journal de Riverdale finit par oublier le meurtre des parents d’Ethel pour plutôt se concentrer sur la mort nécessaire et à planifier des comics books. Soit.
Jug ? Son travail est adoré par son éditeur qui finit par lui offrir… son nom imprimé dans le comic-book. Voilà donc Jughead Jugular Bone crédité pour son travail. Et il en est ravi ! Mais bon, to be continued. Ah. On tente de nous revendre le fil rouge là ? Mais bordel, vivement qu’il avance alors !
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Compteur d’Archie à poil : +2, même si les scènes sont l’une après l’autre et que j’ai l’impression qu’on rate une occasion à un moment.
