Et voilà, ce qui devait arriver arriva. La fin de la série se profile plus que jamais à l’horizon et je me demande sincèrement, après cet épisode, à quoi servira exactement le dernier épisode parce que nous sommes arrivés à un point de non-retour il y a un bon moment déjà. Cet avant-dernier volet ne fait que le confirmer et est un peu déroutant dans sa manière de nous rappeler que eh, c’est la fin.
Spoilers
Les Blossom en prison, Riverdale doit se remettre de ses péripéties.
This is adieu, but not farewell.
Rien que ce titre d’épisode, on savait déjà que ça n’allait pas le faire cet épisode, non ? Cette citation m’a fait éclater de rire, je ne m’en remets pas. C’était ça ou l’ours. Je suis peut-être passé à côté de l’épisode, mais pas de ces répliques improbables. Et ça prouve qu’ils sont arrivés bien après ce Golden Age eux…
La belle vie | Cheryl | La Comète | Le retour de Tabitha
La belle vie
L’épisode commence par Jughead nous faisant le résumé des derniers événements à Riverdale : toute la ville est secouée par la fin du Projet Moloch. Tu m’étonnes ! Bizarrement, les parents Cooper semblent s’en sortir plutôt bien dans cette affaire. Ils continuent de vivre ensemble, mariés et à la télévision. Bon, bien sûr, le père se retrouve au sous-sol.
Bien sûr ? Bordel, ça fait 17 ans qu’il a une fille illégitime, pourquoi ça devient un problème ce jour-là de dormir ensemble ? En 17 ans de couple avec lui, ne me faites pas croire qu’Alice ne lui a pas pardonné. C’est ridicule, cette affaire. Le but est toutefois de faire passer un message féministe, comme d’hab cette saison : Alice n’a jamais vécu seule et explique ainsi à Betty qu’elle ne peut même pas s’ouvrir un compte en banque. En deux minutes, on arrive donc à une scène terriblement triste qui mériterait d’être en fin d’épisode. Mais bon, c’est Riverdale, on l’oublie vite de toute manière.
En parallèle, Betty reçoit enfin le premier exemplaire de son bouquin. Elle a vraiment écrit un bouquin avec sa petite newletter toute naze ? Si vite ? Et trouvé un éditeur ? Vraiment, on est sur une dernière saison qui expédie au plus vite toutes ses idées, c’est fou. Et marrant, aussi. Bref, c’est du Riverdale.
Betty rentre chez elle et prévient sa mère qu’elle a donc écrit ce livre pour adolescentes sur lequel elle est en sous-vêtement sur la couverture. J’ai ri. La réaction d’Alice n’a rien de crédible par rapport à ce qu’on sait du personnage. Betty veut tout de même qu’elle le lise, et quand elle le fait, Alice est super fan de l’écriture de sa fille. Vraiment, les voir se réconcilier… c’est quelque chose.
Betty décide en tout cas de faire à nouveau confiance à sa mère dans cet épisode. Elle en parle donc à Toni quand elle a une idée brillante pour remplacer le principal du lycée. Et elle a raison : Alice accepte de peser sur le comité des parents d’élèves pour faire élire le principal historique de la série. Oui, oui, un homme noir, principal dans les années 50, yay ! Et son discours hyper politique ? D’où il se fait acclamer comme ça après avoir hurlé sur tout un gymnase qui n’avait rien demandé ?
En plus de tout ça, Archie se met à citer du Kerouac en jouant au basket avec Reggie. Il a découvert que les roadtrips, c’était cool, et le voilà donc qui s’imagine passer l’été à en faire un. Je veux bien, mais… Mais… Il ne reste qu’un seul épisode après celui-ci bordel ? Ils ont vraiment gâché toute chance d’une conclusion réussie pour la série avec une saison finale complète ?
Allez, reconcentrons-nous sur l’épisode tout de même : Archie se rend auprès de Weatherbee pour faire réembaucher Thornton. Il est vraiment fan de littérature anglaise, décidément ! Dès que Thornton revient, il squatte son bureau pour lui expliquer qu’il veut faire un roadtrip. La prof est fière de lui parce que c’est exactement ce qu’il devrait faire pour être un bon poète ? Mais enfin !
Seulement voilà, le projet d’Archie est contrarié : il ne peut plus partir en voyage quand il apprend que Reggie est coincé à la ferme. Le stage de basket qu’il avait prévu pour pouvoir intégrer ensuite la fac de ses rêves tombe pile en même temps que le mois de la récolte du maïs et il ne peut plus s’y rendre. Archie propose aussitôt de prendre sa place et laisse tomber son rêve de roadtrip. À la place, il se met à fantasmer d’écrire contre une meule de foin. J’ai tellement ri.
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Cheryl
Pendant ce temps, au manoir Blossom, Cheryl et Julian se retrouvent à vivre avec Nana. Finalement, on rattrape 2023 bien vite. En attendant d’y arriver (peut-être), Cheryl décide de se venger en reprenant son poste de Vixen pour montrer qu’elle n’est pas qu’une fille à papa mais qu’elle a aussi ses propres réussites.
Cela nous mène à du temps perdu à voir Cheryl danser pour défier une Evelyn qui n’a apparemment pas le droit de refuser son défi. On ne cherchera pas à comprendre pourquoi et on se contentera de rire du montage qui fait en sorte de ne jamais montrer les pieds de l’actrice en même temps que sa tête (tiens, elle en fait moins qu’avant ?) ! Evelyn s’avoue vaincue bien rapidement – amusant, ce cri ! – et Cheryl redevient donc capitaine des Vixen.
Elle en profite aussitôt pour faire son coming-out de manière plus efficace et insister pour que ça ne soit pas un problème de vivre comme elle l’entend désormais. Dans les années 50, bien sûr. Et bien sûr, il y a deux autres pom-pom girls qui sont lesbiennes aussi dans l’équipe. Existe-t-il un autre lycée que RiverdaleHigh avec autant de LGBT au mètre carré sérieusement ?
Enfin, pas qu’au lycée d’ailleurs ! On a ainsi une scène où Kevin se rend voir son père pour mieux découvrir que Frank est sous sa douche d’hôtel. Putain, mais je n’en peux plus, jusqu’au bout cet écriture sera complètement hallucinante et à dormir debout. C’est quoi cette espèce de début de mauvais porno de gay daddies encore ?
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La Comète
En début d’épisode, les lycéens se réunissent aussi pour savoir qui pourra bien remplacer le principal de l’école maintenant qu’il a été viré, pour ses liens avec les Blossom. Si l’angoisse est de voir le psychiatre prendre la place, on découvre assez vite que ce ne sera pas le cas : ils ont réussi à virer tout le trio maléfique qui dirigeait la ville, yay !
Le psychiatre n’abandonne pas la partie pour autant : il déteste les comics books et continue de monter son combat entre eux. Il censure donc la dernière idée de Jug, ce qui choque Veronica qui la trouvait géniale. L’idée ? Il s’agit de la Comète, évidemment ! Ils vont nous faire le lien avec ce qui était supposé le fil rouge comme ça ?
Probablement. En attendant, Jug doit écrire l’éloge funèbre de son magazine de comics qui va fermer, ne pouvant plus survivre à la censure (putain, « adieu » et « farewell » ça veut dire la meêm chose ducon !), tandis que Veronica décide de faire un film (ben oui, bien sûr) avec l’histoire de la Comète. Elle obtient donc facilement le financement pour ce projet et propose quasiment aussitôt à Clay d’en écrire le scénario. Comme par hasard, il est déjà fan de cette histoire et a déjà un début de script ! C’est merveilleux le monde dans cette série. Ensemble, ils envisagent déjà d’embaucher Sidney Poitier et d’avoir un grand succès dans les cinq ans à venir.
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Le retour de Tabitha
ALLELUIA ! En milieu d’épisode, Tabitha débarque à nouveau – celle de 2023, enfin. C’est l’occasion d’apprendre que celle des années 50 est repartie faire le tour des USA, sans que personne ne prenne la peine de nous le dire. Bon, en tout cas, le but est désormais d’en revenir à la série. Tabitha explique à Jug qu’elle est celle qu’il a oubliée, ce qui n’a aucun sens. Ma foi, ça marche comme point de Bingo Séries, ça, non ?
Pour que tout soit clair, Tabitha lui a ramené une télévision couleur et un reportage narré par Jughead lui-même. Bon. Jug peut dire adieu à son couple avec Veronica apparemment, parce que ça y est, il se souvient de tout. Et Tabitha dans tout ça ? Elle a réussi à stabiliser le fil des timelines en un fil unique qu’elle a consolidé parce qu’elle est forte comme ça.
J’adore comment elle explique cette idée comme si c’était parfaitement logique, compréhensible et naturel. L’actrice aura réussi à trouver un scénario encore moins cohérent que celui qu’elle avait dans Glee, bravo à elle !
Comme je m’en doutais il y a deux épisodes, Tabitha annonce alors qu’elle ne pourra pas les renvoyer en 2023. J’en étais sûr : trop d’efforts étaient faits pour que le happy end soit dans les années 50, nous allons donc y rester coincés pour de bon. C’est franchement dommage et pas dingue comme fin de série, mais ça faisait quelques épisodes que je ne les voyais plus faire demi-tour après avoir investi tant de temps dans ce grand n’importe quoi.
Il faut encore avaler la pilule à présent. Jughead réunit donc tous les lycéens pour leur expliquer qu’ils peuvent se souvenir d’un futur qui est leur passé mais dont ils ne se souviennent pas et qu’ils ne pourront pas revivre. Quel est l’intérêt, du coup ? Autant ne pas savoir quand c’est comme ça. Jug paraît tellement dingue. Les autres décident de tirer à la courte paille pour voir s’il est fou ou s’il a raison. C’est finalement Archie qui se colle à ce bingewatch et… bordel, qu’est-ce que j’ai ri de voir Archie nous dérouler ensuite son CV interminable. C’est vrai qu’il en a été des choses en sept saisons !
Voilà donc un Archie tout bouleversé d’avoir revu son père qui doit faire un compte rendu de ce qu’il a vu aux autres. Pas évident. Il le fait tout de même, ce qui fait que Betty et Veronica décident de se rendre ensemble auprès de Jughead pour voir le film. Les voilà donc qui se retrouvent devant la télévision du bunker d’abord, puis au diner avec Jug.
Veronica est énervée de voir que Jug ne les a pas assez préparés à ce qu’elles allaient voir – Betty est terrifiée par la noirceur de notre monde ; Veronica a tué Chad. Et son père ! Putain, mais comment ont-ils décidé de ce qu’ils gardaient ? C’est tellement drôle, on dirait vraiment qu’on assiste à une réunion où les scénaristes ressortent leurs plus mauvaises idées !
Tous les autres lycéens acceptent cependant de voir ce film pour savoir ce qu’il en est de leur vie. Ils se bingewatchent quand même six saisons de Riverdale en une nuit ? Ils sont motivés ! Parce que bon, il y a du bon, du mauvais, de l’ours. Oh putain, ce fou rire que je me suis tapé ! Kevin a toutefois refusé de venir parce que Clay n’existait pas en 2023 et Julian ne vient pas non plus, peu motivé à l’idée de se taper six saisons pendant lesquelles il n’est qu’une poupée.
L’Ange Tabitha propose ensuite aux lycéens le même dilemme qu’à Jug : ils peuvent se souvenir de tout ou oublier ce grand n’importe quoi. Pourquoi on ne nous laisse pas ce choix à nous ? Veronica demande alors s’il est possible d’oublier tout le mauvais de ces souvenirs… Mais ? Moi aussi je veux ça ! Une version de Riverdale sans le mauvais ? Il y a tellement à retirer que ça ne durerait plus que quelques minutes, ce serait bien. Tabitha accepte ce reboot improbable (et infaisable en vrai, parce qu’il n’y a du bon que s’il y a du mauvais pour le contrebalancer).
Tout le monde se retrouve en tout cas devant la télé à ne se souvenir que du meilleur de Riverdale – même Kevin, Clay et Julian sont là. Et Julian a un de ces regards devant Archie torse nu, c’est quelque chose, non ? Oui, le résumé est un peu long et lourd en flashbacks – mais bien sûr qu’il y a Archie torse nu dans ces bons souvenirs. Je sens que ça devrait me rendre nostalgique. Tout est fait pour qu’on soit nostalgique avec eux des meilleurs moments de la série, vraiment, on nous montre tout ce qu’il faut pour ça soit touchant… mais je suis passé totalement à côté, bizarrement.
Pour moi, ce n’est pas ça Riverdale. J’ai eu zéro émotion devant leur moment émotion, ça craint pour l’épisode final de la semaine prochaine ! Ah oui, parce qu’il faut bien y venir… Tabitha décide de partir au moment où elle embrasse Jug, cependant. Pas facile en même temps : Jug est désormais avec Veronica. Cela n’a aucun sens, putain, pourquoi resterait-il avec elle après avoir eu un aperçu de ce qu’était sa vie et après avoir vu tout son futur où il était heureux avec Tab ? Théoriquement, il devrait être amoureux d’elle, pas de Veronica ?
Tabitha des années 50 finira bien : militante des droits civiques pour le bien de sa vie. Jughead n’est pas prêt pour autant à dire adieu-farewell à Tabitha. Elle lui explique alors que la bulle temporelle de leur rencard qui avait duré une vie entière existe toujours pour elle, mais qu’elle doit protéger le temps et le laisser continuer depuis les années 50 à présent.
Et ils ont beau nous vendre un « classique paradoxe temporel » où la comète n’arrivera plus jamais… Désolé, mais ça n’a rien de classique ce foutoir incroyable. Qu’est-ce qu’ils me font rire. Tabitha et Jughead s’embrassent donc une dernière fois et je trouve ça dommage : ils étaient l’un des rares couples vraiment bien de la série.
Et Tabitha s’en va donc en laissant derrière elle ses amis avec uniquement des bons souvenirs. Oh, Jug étant Jug, il a aussi décidé de se souvenir de tout – le bon, comme le mauvais. Il n’est pas le seul : Betty aussi veut garder le mauvais de Riverdale. Après tout, nous ne sommes que la somme de nos souvenirs, non ?
Et alors que nous assistons là clairement à une fin de série, Jug nous vend encore une dernière chronique : Goodbye Riverdale. OUI PUTAIN GOODBYE ADIEU FAREWELL FOREVER.
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Compteur d’Archie à poil : +1 ? +3 ? Les flashbacks, ça compte ou pas ? Je ne sais jamais ce que j’ai décidé. On va le compter en +1, allez.
