Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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