Je ne sais pas si c’est parce que ça fait trop longtemps que je n’ai pas regardé la série par rapport à d’habitude ou non, mais j’ai eu beaucoup, beaucoup de mal à entrer dans l’épisode. C’est embêtant, parce que j’ai adoré la saison 19, mais je trouve que les propositions d’intrigues de cet épisode sont hyper répétitives par rapport à ce que la série a pu proposer par le passé. Et avec une saison raccourcie… ça ne me dit rien qui vaille !
Spoilers
Nick doit gérer le bordel de la veille.
So which one of you am I firing ?
Bordel, j’ai oublié tellement de choses entre les deux saisons, c’est trop long dix mois entre deux épisodes… La majorité des cliffhangers était passée à la trappe dans ma mémoire et je n’aime pas bien que cet épisode reprenne littéralement le lendemain de l’épisode précédent. Je préfère largement l’option retenue pendant le covid avec l’idée qu’il s’est passé un peu de temps entre les épisodes. Au moins, ça permettait de resituer l’ensemble des intrigues. Là, au contraire, on se retrouve à devoir se souvenir de tout au fur et à mesure.
Simone & Lucas
Comment ça la durée d’un rêve est de deux ou trois minutes ? Je suis sûr que je l’ai su, mais je le redécouvre avec cet épisode qui commence par un petit discours de Meredith sur la durée des rêves. Les internes sont en salle de cours pour être interrogés sur un bordel comme un autre et tout est mélangé bizarrement dans les intrigues. C’est finalement Nick qui débarque pour virer l’un d’entre eux.
Il faut dire qu’aucun des internes n’était à sa place la veille. Oui, malgré la grève des scénaristes, on reprend donc le lendemain et Nick doit prendre une décision, qu’il reporte à cause d’une urgence médicale. Il demande donc à ses protégés de ne pas bouger et de ne surtout pas pratiquer la médecine. Lol. Bien sûr, c’est mal connaître les internes. Mika décide donc de quitter la pièce dès qu’elle est bipée. C’est plutôt logique, surtout qu’elle est appelée par le nouveau chef de la cardio. Au passage, on découvre que de manière un peu abusée, les erreurs des internes retombent aussi sur Schmitt. Il est le chef des internes après tout.
Bref. Tandis que Simone et Adams cherchent juste à s’isoler pour parler un peu de l’accident qu’il s’est passé la veille avec Sam – je ne l’aimais pas trop et j’avais tellement oublié le délire que je n’en ai pas grand-chose à faire, c’est mal – les voilà qui se retrouvent embarqués dans une histoire totalement improbable.
Une ambulance arrive du mauvais côté de l’épisode (pourquoi ?) et les pompiers à l’intérieur leur demandent de l’aide, les laissant seuls avec le patient un grand total de cinq secondes. Alors qu’elle espère que Marsh ne découvre jamais ce qu’ils sont en train de faire, une voiture percute l’ambulance dans laquelle ils viennent de monter. J’imagine que c’est pour ça qu’il ne s’agissait pas de pompiers de Station 19… mais bordel, on se fout de nous.
Meredith
Catherine, de son côté, fait venir Meredith dans son bureau et elle est plus qu’énervée de devoir le faire. Meredith a ridiculisé sa fondation avec son speech disant que tout ce qu’ils faisaient sur Alzheimer n’était finalement pas la bonne approche. Catherine laisse donc deux possibilités à Meredith : se taire ou voir son labo être fermé.
Et elle peut payer son retour à Boston toute seule. En chemin, elle croise Amelia qui ne lui dit pas ce qu’elle pense de ses recherches (c’est énervant, mais les scénaristes ont le sens du timing), puis Nick qui l’informe qu’aucun interne n’approchera un patient dans la journée. Pas de bol, Mer est aussitôt approchée par Bailey qui lui apprend que deux internes sont dans la merde.
Elle se retrouve donc impliquée dans l’intrigue de Simone et Adams : c’est plutôt marrant, en vrai.
Jules
En parallèle du reste, Jules s’inquiète pour la santé de Maxine, mais aussi pour sa carrière. Elle essaie bien d’expliquer à Richard qu’elle n’y est pour rien et qu’elle est moins impliquée que les autres. Mais bon, avec toutes ses décisions concernant Maxine, à la fois en tant que proche et que médecin, ben… ça ne marche pas exactement.
Finalement, le seul à ne pas bouger de sa place comme Nick l’a demandé est Kwan. Du moins, c’est jusqu’à ce qu’il aperçoive l’ambulance de Simone et Lucas. Il sort aussitôt pour venir en aide à tous les médecins qui gèrent le trauma comme ils peuvent. On est toujours sur de la grande crédibilité avec cette série. Et personne ne pense à crever les roues ? Je veux dire la voiture devrait le « sentir » et s’arrêter, non ?
En plus, c’est vraiment la merde : c’est ce que Kwan finit par faire… Putain, sont-ils seulement sérieux ? J’ai tellement ri. Bref, avant cette bonne idée, Meredith demande aux internes d’ouvrir le patient alors qu’une voiture continue de rentrer dans l’ambulance, en boucle. C’est problématique, forcément.
L’épisode nous propose donc une voiture connectée, sans chauffeur, qui part en vrille lors d’un test. Quelque chose me dit qu’elle ne sera pas commercialisée tout de suite : la voiture refuse de s’éteindre et s’obstine à rentrer en boucle dans l’ambulance, parce que bon, c’est un obstacle à éviter.
Simone a beau supplier Lucas de ne pas le faire, c’est plus fort que lui : il finit par ouvrir le patient. On voit au regard de Simone qu’elle lui en veut de ce qu’il s’est passé la veille et qui met en danger sa carrière. Il est assez évident qu’elle lui en veut aussi de suivre les instructions de Mer, même si c’est pour sauver une vie. Et leur belle relation amoureuse est déjà sur le point de voler en éclat.
Médicalement, tout finit relativement bien : Simone et Lucas aident à sauver ce patient, tandis que Kwan peut faire la morale à l’ingénieur qui continue de défendre son projet de voiture autopilotée malgré l’accident du jour. Il a raison d’être soulé, Kwan, mais bon, il a sa part de moments chiants dans son quotidien, aussi. On se retrouve ainsi avec Jules qui lui rappelle qu’elle l’aime et le déteste à la fois. C’est quelque chose.
En revanche, Nick voit que Meredith s’implique dans un cas qui fait bosser deux des internes qui ne devaient vraiment pas bosser de la journée. J’aime que Mer et Bailey se retrouvent à opérer ensemble, en vrai, mais ça n’apporte que quelques clins d’œil amusants au passé, sans plus. Finalement, le patient s’en tire et il est révélé que Nick est énervé surtout parce que les échecs des internes font qu’il ne peut pas déménager à Boston pour être auprès de Meredith. Ben voyons.
Simone et Lucas ? Pas terrible l’ambiance. Simone lui demande déjà une pause dans leur relation pour faire le point, parce qu’il détruit totalement son rêve de toujours… Compliquées à suivre les amours de ces internes.
Teddy
L’épisode commence par nous montrer Teddy sur un lit d’hôpital. C’est donc bien son infection dentaire qui est responsable de son évanouissement et de son opération. Finalement, tout s’est bien passé pendant l’opération, heureusement, et maintenant, il reste à savoir si Teddy se réveillera en bonne santé suite à son opération ou non.
Ndugu demande à Owen de quitter la pièce, ce qui est un peu abusé. Je comprends qu’il préfère être tranquille pour examiner sa patiente. Et il fait bien en plus, parce que la situation de Teddy se détériore rapidement dans l’épisode, avec un problème cardiaque, quitte à être dans l’ironie du sort jusqu’au bout. Owen passe son temps à culpabiliser de lui avoir dit que son problème de dent n’était probablement pas grand-chose, on se retrouve à devoir se méfier d’un mal de dents autant que d’un hoquet, merci Grey’s Anatomy.
Bien qu’appelée par Ndugu lui-même, Mika finit par être virée du bloc par le nouveau chef de la cardio quand elle supplie Teddy de ne pas mourir au lieu d’écouter les instructions, et elle le vit vraiment mal. J’ai aimé que ça permette de nous caser Helm au milieu du reste. Je ne m’y attendais pas du tout. Bon, sinon, l’épisode se termine bien pour Teddy. Owen est tout heureux pour elle, alors qu’il passe pourtant tout son temps avec Amelia.
Les recherches de Mer
Tiens, d’ailleurs, en parlant d’Amelia, revenons sur l’avis d’Amelia concernant les recherches de Meredith, non ? Elle trouve ça vraiment intriguant et elle cherche vraiment ce qui pourrait causer Alzheimer en-dehors du cerveau. Ce que j’ai aimé, c’est qu’elle en parle finalement à Owen et que ça permette d’en revenir à Derek. C’est bien que la série se permette ce genre de petit rappel au passé de temps en temps, non ?
En revanche, le rapprochement d’Amelia et Owen n’est pas exceptionnel. Cela a intérêt à rester amical, pitié, ne nous renvoyez pas sur un triangle avec ceux-là, je ne peux plus me les blairer. Owen pourrit tout ce qu’il touche dans cette série, de toute manière. Dingue de se dire que ça fait 15 saisons qu’il est là, d’ailleurs.
Finalement, avant de retourner à Boston en promettant à Catherine de continuer les recherches financées par la Fondation, Mer décide donc de voir Amelia une dernière fois pour lui demander son aide. Le but est, une fois de plus, d’agir sans ordre officiel et dans le dos de tout le monde. Elle n’apprendra jamais rien de rien ? C’est d’un frustrant.
En boucle
L’épisode se termine sur la nouvelle que Nick se barre (oh non ?) et laisse à Bailey la charge des internes ! Ce qu’elle ne voulait surtout pas faire ? Ce qu’elle a répété durant l’épisode être horrible ? Pourquoi accepterait-elle ? J’aime bien l’idée, hein, mais dans le genre cycle de la vie qui se répète indéfiniment, on se place là.
Parmi tout le reste, on notera aussi que Richard continue de culpabiliser d’avoir failli boire de l’alcool. Ce n’est pas mon intrigue préférée pour cette saison. C’est trop répétitif. On a fait le tour quinze fois de son alcoolisme. Et il revient à son jour 1 de sobriété même s’il n’a pas bu, parce qu’il était trop près de craquer. Mouais.
Jo & Link
Loin de tout ce merdier, Jo et Link ont passé une jolie nuit d’amour ensemble – mais dans l’hôpital, faut pas déconner. Il va me falloir un peu de temps pour me faire à l’idée que ces deux-là sont en couple. Je sais que les scénaristes ont bien géré la relation avec la saison précédente, mais tout de même. Ils se retrouvent à gérer une mère en deuil – celle de Sam.
Bon, Link est envoyé gérer la voiture robotique aussi, alors que Jo se prend une crise d’angoisse de Mika en pleine poire. C’est abusé que Mika parle comme ça à Jo, mais dans le fond elle n’a pas tort : Jo n’arrêtait pas de dire qu’elle était le médecin de Sam que les internes ont tué, non ?
Jo se retrouve ainsi à culpabiliser. Elle peut ainsi en parler avec Link le soir même, surtout qu’elle est de nouveau heureuse avec lui et que c’est bizarre d’être heureuse quand Sam ne le sera plus jamais. Mouais. Avec tout ce à quoi elle a survécu, j’ai du mal à croire qu’elle se pose encore la question de savoir si elle a le droit de profiter de son bonheur. C’est toutefois bien que Link puisse la rassurer et ça renforce le couple qu’ils sont censés former – mais putain, ils étaient meilleurs amis pendant 20 ans, c’est tellement bizarre.
