J’ai refait une pause dans mon visionnage et je n’aurais jamais dû faire ça, car je suis à nouveau paumé comme en début de saison. Pour autant, tout n’est pas de ma faute : j’ai vraiment l’impression que l’épisode est brouillon par moments et que la chronologie ne tient pas toujours. Je suis un peu déçu par certains postulats, en fait, ou peut-être que c’est que les scénaristes veulent caser trop de choses différentes en un seul épisode. Je ne sais pas. L’intrigue avance et j’aime toujours les personnages, c’est déjà ça de pris !
Spoilers
Harry cherche un moyen de ne pas rester humain… dans le passé.
So you wanna time travel ?
Le début de la critique précédente est hilarant, parce que si, je me suis arrêté en si bon chemin. Non seulement, je n’ai pas publié les deux premières critiques lors du visionnage des épisodes, mais en plus, j’ai laissé de côté la série suffisamment de temps pour que la saison s’achève. Il me reste donc sept épisodes à voir, sept épisodes qui me rendent particulièrement nostalgiques d’avance car on a appris fin juillet que la saison 4 était la dernière. Bref, je ne suis pas prêt à voir la fin de la série, mais je vais essayer d’évider le syndrome des fins non vues que j’ai depuis quelques années.
L’épisode commence 443 ans plus tôt avec une cérémonie indienne, des chants et une histoire en comics racontée par la famille d’Asta à un bébé – celui de Kate. Oula. Drôle d’introduction, drôle de transition. Je ne sais vraiment pas quoi en penser à ce stade.
La babysitter découvre soudainement la parenté du bébé en plus : un message de Kate sur son portable lui fait comprendre qu’il y a anguille sous roche. La cousine décide aussitôt d’aller cuisiner Asta pour en savoir plus et elle n’est pas déçue du voyage. En effet, Asta ne sait pas lui mentir alors elle lui raconte tout ce qu’elle sait sur les aliens. Est-ce qu’Asta va finir en hôpital psychiatrique ? Franchement, ce serait mérité.
Pourtant, plus la conversation avance, plus la cousine est forcée de reconnaître qu’elle ne fait que dire la vérité. Il faut dire qu’elle découvre qu’il y a la moitié de la ville qui est au courant qu’Harry est un extra-terrestre, tout de même.
Post générique, on repart sur l’intrigue de la saison : Harry n’a plus de pouvoir et cherche une solution pour les retrouver. La solution est simple : aller retrouver un artefact dans le passé. Voilà donc Harry qui envisage de retourner en 1970. L’idée fait rire D’Arcy qui décide à son tour de s’y rendre.
Asta trouve que c’est une mauvaise idée, évidemment, mais D’Arcy est sûre d’elle. Harry ne s’y oppose pas et ça mène à un épisode où Asta est un peu chiante à faire la rabat-joie. D’un côté, je la comprends, de l’autre, j’ai juste envie que l’épisode avance et qu’on se retrouve en 1970. Mon souhait est exaucé : on ne les voit pas s’y rendre, mais on les voit une fois qu’ils y sont. Le rythme de la série m’a quelque peu perturbé sur ce coup-là. Et en même temps, avec Resident Alien, à quoi est-ce que je m’attends ? C’est toujours du grand n’importe quoi cette série, non ?
D’Arcy se rend donc en 1970 parce qu’elle veut avoir un bon look, mais bon, son look est démodé. 1970 ? On a ce gag, puis les deux personnages se retrouvent sur la plage pour récupérer l’artefact qui est déjà dans les mains de McCallister. Mais comment elle est arrivée là même ? Ce petit détour temporel est vraiment abusé dans sa manière de ne rien nous donner des infos les plus importantes. Ceci étant, une petite conversation entre Harry et McCallister nous complète les blancs : on apprend ainsi que McCallister est là depuis deux ans et qu’elle ne veut pas lâcher l’artefact alien qui prouve qu’elle n’est pas folle et qu’elle avait vu un vaisseau extra-terrestre.
Bon, après, elle est assez bête pour garder l’objet dans sa voiture. En 1970, D’Arcy n’a aucun mal à se faire passer pour Meredith Grey (j’ai tellement ri) et se faire ouvrir la voiture de McCallister comme si c’était la sienne. Quoi ? Pas de criminelle à l’époque ? J’adore comment la série joue des clichés et comment D’Arcy profite du sexisme de l’époque. En tout cas, grâce à ça, Harry pense récupérer l’artefact et retourne au portail avec D’Arcy. Sur place, ils comprennent que ce n’est pas le cas : Harry a récupéré un caillou. Qu’il est con.
Finalement, ce n’est pas McCallister qui est bête. Elle, elle mène son plan à exécution et essaie de convaincre son père qu’il n’était pas fou et qu’ils avaient bien vu un vaisseau alien, même si le gouvernement dit le contraire. Pas de chance pour elle : son père est trop traumatisé pour la croire, même quand elle lui donne une preuve matérielle. C’est triste parce que McCallister voulait changer le futur et sauver la vie de son père.
Elle comprend que c’est infaisable et donne finalement à Harry ce qu’il veut, mais pas sans dire à D’Arcy ce qu’il compte en faire – détruire sa planète juste pour récupérer ses pouvoirs. En échange, D’Arcy lui donne le conseil de convaincre à la McCallister du passé de parler d’aliens avec son père. Si elle avoue avoir vu le vaisseau, alors son père se sentira cru et ça changera les choses pour lui. Allons bon. L’adulte McCallister reste dans le passé en tout cas et réécrit une part de l’histoire. Univers parallèle ?
D’Arcy ? Elle essaie de convaincre Harry de ne pas détruire sa planète d’origine. Il se sent inutile et nul en tant qu’humain ? Bienvenue au club, c’est ce qu’on est tous. Elle trouve des arguments suffisamment convaincants pour qu’Harry jette l’artefact dans l’eau finalement. Tout ça pour ça, donc !
Max a lancé un club scolaire pour parler d’aliens, mais c’est désormais Sahar, revenue, qui le gère. Cela le déprime, parce qu’elle refuse de les entraîner tous à la recherche du Mantid qui est en liberté et cherche à tuer des gens. Max a besoin d’elle pourtant, puisque c’est elle qui garde Bridget. Quand il voit que Sahar refuse vraiment de l’aider, il décide donc de kidnapper Bridget. Évidemment.
Cela mène à une scène où il se met inutilement en danger. Il est sûr et certain de pouvoir détruire l’alien insecte par lui-même, mais en fait, Bridget est mis à terre et lui est sur le point de se faire arracher la tête vraiment vite. Par chance, Heather passe par là et bouffe l’alien tueur. J’ai tellement ri de ce retournement improbable : deux épisodes qu’on nous monte la tête avec ce bouffeur de tête pour qu’il meure si vite et comme ça ? C’est inattendu.
Heather ? En fin d’épisode, on découvre qu’elle revient à Patience pour voir Harry (bon, ça, ça se devinait) afin de… lui présenter les enfants qu’ils ont eu ensemble ! Allons bon.
En parallèle, Ben et Kate savent désormais que leur bébé est en vie et cherchent à mettre au point un plan pour le retrouver. Ben envisage d’en parler à Liv, parce qu’elle croit aux aliens, mais Kate a peur que ce soit un faux-pas à cause de Mike qui, lui, n’y croit pas. Et pourtant… Liv en est à faire la danse de la joie parce que Mike croit aux extra-terrestres désormais.
Ils ont toutefois une enquête à mener avec le meurtre dans le motel de Judy (elle est hilarante quand elle passe à la télé, évidemment). Nous, on sait qu’ils sont à la recherche d’un alien (très sympa le jump scare nous révélant son visage). On nous introduit l’agent Gardner, une autre ancienne habitante de Patience qui pourra les aider dans leur enquête, mais on passe vite à autre chose. On voit ainsi Mike donner un cours de self defense au cours duquel Ben en dit un peu trop à Liv, qui comprend que Kate a été enlevée par des aliens, et au cours duquel Kate est assaillie de flashbacks de son enlèvement. Oui, elle commence à se souvenir et c’est un problème : en fin d’épisode, elle croise D’Arcy, fraîchement revenue de 1970, et se souvient qu’elle était là dans l’espace… Outch.
Sinon, les personnages sont parfois partout à la fois et j’ai du mal à tracer une chronologie claire pour certaines choses – Asta, c’est n’importe quoi dans cet épisode. Pas grave, on notera juste que Mike et Liv font une reconnaissance en forêt pour trouver le tueur et que Mike est ainsi confronté à la gigantesque Mante. Oui, il voit son deuxième alien de la saison. Liv est jalouse, évidemment, mais je suppose que ça va apporter beaucoup au personnage pour la suite.
