Widow’s Bay – S01E09 – Emergency Shelter – 16/20

Si c’est un bon épisode, on sent quand même que les scénaristes comblent autant que possible pour atteindre une durée à peu près décente. C’est juste une transition vers la fin de saison et je suis content de ne pas avoir eu à patienter une semaine pour voir ça et attendre à nouveau trente minutes. En vrai, l’épisode apporte sa révélation alors je me plains peut-être pour rien, mais je ne sais pas, je m’attendais à plus de développements.

Spoilers 

Une tempête se forme au large de Widow’s Bay.

Dead baby, dead baby, lesbian.

Tiens, cet épisode commence par un flashback parfaitement inutile : nous revenons dans la barque de Sarah Westcott où l’on sait déjà qu’un des enfants repartira vers le rivage. Il s’agit apparemment de Frances puisqu’elle tombe à l’eau bien rapidement, peu de temps après que ses frères commencent à tousser du sang. À trop vouloir s’éloigner de l’île, Sarah a condamné les enfants – mais peut-être elle aussi, puisqu’elle est mariée.

Ce n’est pas une surprise et c’est pour ça que je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer la scène : tout était résumé par le tableau, et ça suffisait. De retour dans le présent et dans la mairie, on en revient à là où on était en début de saison : Patricia conseille à Tom de sonner l’alarme. Elle est toujours aussi drôle et l’humour décalé de la série fonctionne bien quand elle ferme la porte au nez d’un vieillard les bassinant avec ses avertissements.

Il faut dire que rien ne va plus : le brouillard est de retour, il s’accompagne d’un énorme orage et d’une perte de communication avec le continent. À quoi bon les contacter de toute manière, ils ne les sauveront pas de la tempête, non ? Tom est dépité, en tout cas : il sait que raisonnablement, il doit décréter l’état d’urgence et demander aux gens d’aller dans les abris anti-tempêtes.

Pourtant, lui, il veut que son île soit un bon souvenir pour les touristes. Il comprend bien que ce ne sera pas le cas et est dépité, au point de s’en prendre aux tableaux de la mairie. Cela permet une petite scène comique où il est coincé sous le tableau, avec une Rosemary qui n’aide pas, et une scène de révélation. En effet, Patricia revient alors avec la clé de leur énigme : la fille de Richard a survécu et a été repêchée. Ce n’est que maintenant qu’ils font le lien, grâce au doigt coupé de la fille. Patricia est capable de comprendre que la lignée de s’est pas arrêtée – et la malédiction non plus. Malheureusement, Tom comprend que ça fait près de 400 ans de généalogie à retracer. C’est moins la merde que ce qu’il laisse supposer : toute la descendance est encore sur l’île puisque personne ne peut la quitter.

Bon, après, ça doit faire une grosse partie de l’île quand même. La situation est désespérée. Tout le monde peut aller se réfugier dans des abris et ma foi, putain, l’abri sous la mairie est gigantesque. Ils peuvent survivre à une apocalypse avec un tel bunker. Bon, malheureusement, il y a énormément de gens qui débarquent à la mairie – et Evan aussi. Evan sait même qu’il n’ira pas voir les Red Sox.

Tout paraît encore sous contrôle, mais ce n’est pas le cas bien sûr : le générateur de secours de la mairie est HS. Cela force Tom à se rendre au phare pour récupérer de quoi apporter du courant à tous les gens dans l’abri.

Alors que l’alarme commence à sonner, le shérif espérait encore pouvoir se barrer de l’île avec sa femme. Celle-ci n’est pas ravie par l’entêtement de son mari à quitter Widow’s bay. C’est hilarant de le voir s’obstiner pour nous, mais pour elle, c’est vrai que ça fait de sacrés dangers et risques à prendre, le tout en étant enceinte.

Il cherche donc à quitter à tout prix la ville, même s’il ne sait pas naviguer, même s’il y a une tempête. Je comprends son désir de se barrer, mais c’est trop tard, quoi. Il décide donc de rejoindre la mairie où Patricia l’accueille. Ce faisant, elle déserte la salle de réunion où Wyck retrouve le journal de Sarah Westcott et se met à le relire. Pourquoi pas ? Hâte de savoir ce que ça lui apportera et pourquoi il demande ensuite de l’aide à Rosemary (elle est étrange, elle, on ne sait pas grand-chose sur elle, tout de même).

En attendant, Tom se précipite vers le phare et se retrouve coincé sous la tempête. Il est forcé d’escalader un grillage pour rejoindre Garret et espérer avoir du courant. Malheureusement, quand il grimpe au sommet du phare, c’est pour mieux se rendre compte que Garret est déjà à la mairie. Le quiproquo entre eux est hilarant : Garret se met en tête de retourner au phare avec le générateur. Finalement, tout ça n’est qu’un moyen pour les scénaristes de nous révéler qu’il y a une vraie tornade en approche de l’île.

Tom retourne au plus vite à la mairie, empêche Garret de partir et tombe sur le shaman qui met un temps fou à rejoindre l’abri. Quelque part ce qui lui arrive est donc bien fait pour lui et parfaitement cherché : le shaman est absorbé par la tornade qui se forme comme si de rien n’était. Oula. La série ne plaisante pas, je suppose. La bonne nouvelle, c’est que Tom s’en sort en vie et peut donc rejoindre l’abri. La ville est plutôt bien organisée.

J’ai adoré qu’à la réplique « personne ne quitte l’abri », Patricia réponde à Tom « Ruth n’est pas là ». Si on s’inquiète pour la survie de la vieille femme, Wyck et Rosemary détournent vite notre attention. Ils ont fait une petite recherche généalogique, puisque tout est consigné à la mairie. Ils annoncent que Richard n’a plus qu’un seul descendant en vie. Tom veut immédiatement savoir qui, nous aussi… mais Rosemary prend tout son temps pour raconter l’histoire de Frances.

Putain, meuf, t’as un arbre généalogique va en bas et dis la réponse, non ? Non. Elle raconte vraiment toute la vie de la branche. C’est un peu intéressant de savoir comment ils ont survécu – ou plutôt comment ils n’ont pas survécu. L’humour prend bien dans cette scène, en vrai. On voit plein de lignes généalogiques et j’imagine un nombre incalculable de fanfictions ou d’épisodes à écrire autour de toutes ces histoires. Rosemary est un personnage assez incroyable. Elle finit par conclure que la seule survivante directe de Richard est… Ruth.

Bon. Une vieille femme sans mari, sans enfant et qui est abandonnée au milieu de la tempête. La solution est toute trouvée. Cela choque Patricia de voir Tom et Wyck proposer le meurtre pour leur amie et collègue – Wyck va jusqu’à imaginer un meurtre sans la prévenir, histoire qu’elle ne souffre pas. Forcément, Patricia la défend corps et âme, surtout qu’il est assez vite évident qu’elle se reconnaît en la vieille femme célibataire.

L’épisode se termine par Tom prenant une mystérieuse décision (il part, probablement pour tuer Ruth) et… je ne m’y attendais pas. Je reste sur ma faim, là.

> News | Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer