Avril : une de plus, un switch

Hum, 8 mai, je crois qu’il est largement temps pour moi de faire un bilan (rapide) du #ChallengeSéries2016. Je dis rapide, mais j’ai avancé à peu près autant qu’en mars je pense, bien que j’ai vu malgré tout un nombre plus important de séries. En effet, avril était le mois du premier mini-challenge, où j’ai visionné tout Love et Lost & Found Music Studio, mais aussi le mois de diffusion de Kimmy Schmidt, que j’ai dévoré en un samedi. Et comme ça ne me suffisait pas, je me suis aussi englouti Teachers, j’ai commencé Containment, repris Orphan Black, Silicon Valley, Fear the Walking Dead, etc., etc. Je ne me suis arrêté que la semaine dernière pour partir en vacances, et depuis mon retour, j’ai rattrapé tant bien que mal mon retard dans les articles à la semaine.

Bon, vous l’aurez compris, je n’ai pas chômé niveau séries hors-challenge, mais qu’en est-il du challenge ? Si vous avez suivi un peu le blog, vous savez déjà l’essentiel, mais n’êtes pas encore au courant que j’ai finalement cédé à la tentation du switch. J’ai de bonnes raisons pour ça, que je développe en fin d’article. Sans plus de suspens, ce mois-ci j’ai vu :

Person of Interest (S01) : 12/20
Person of Interest (S02) : 14,5/20
Person of Interest (S03) : 16/20
Person of Interest (S04) : 16/20
– Undressed, épisode 15 à 17

Bim, c’est tout Person of Interest qui y est passé !

CS POI

Pourquoi tant de précipitation ? Je voulais être à jour pour la diffusion de la saison 5 afin d’éviter les spoilers, et la saison 5 débutait cette semaine. Alors que dire de Person of Interest ? Je n’ai pas accroché du tout au pilot, ni à la majorité de la première saison dont la note pas si mauvaise s’explique parce que j’ai voulu persisté quoiqu’il arrive pour enfin voir Amy Acker et parce que certains épisodes sortent quand même du lot. Je n’aime pas les séries policières, je n’aime pas les stand-alones, et rien que pour ça, cette saison 1 n’est pas écrite pour moi. En plus, je n’ai pas du tout accroché non plus au personnage de Reese, que je trouve agaçant (encore aujourd’hui) tant il est un stéréotype basique du super agent trop super fort à qui il n’arrive jamais rien d’autre que des blessures mortelles qui resteront pour lui superficielles. Rien que ça.

Pourquoi avoir continué ? Parce que j’avais la promesse de voir Amy Acker débarqué et que je l’adore dans tout ce qu’elle fait. Et je n’ai pas été déçu : Root est l’un de ses meilleurs personnages (après le Dr Saunders de Dollhouse et au même niveau que Fred d’Angel, devant Alias, donc). L’évolution qu’elle connaît au cours des saisons 1 à 4 est géniale, et en plus, c’est sur ses épaules que s’instaure une grande partie de la sérialité. Autre coup de coeur évident : Sameen Shaw, personnage haut en couleur et bien moins stéréotypé que Reese, donc plus intéressant. Reese est lisse et parfait, là où Root et Shaw ont beaucoup de défauts malgré leur rôle stéréotype. Il en va de même pour Harold, qui se complexifie un peu en saison 2, mais pas pour Carter ou Fusco.

Du coup, je suis fan des saisons 3 et de la première partie de la 4 parce que Shaw et Root (ça donne Shoot, ce nom de couple est parfait) sont là beaucoup plus souvent et que ça donne un rythme, une originalité (le God mode), un développement intéressant de la mythologie de la Machine. J’ai beaucoup de mal sur la deuxième partie de saison 4 qui en revient à ce que proposait la saison 1 : des stand-alones entre Harold & Reese, rien de bien passionnant. Je n’ai pas accroché non plus au couple Reese/Carter en saison 3 d’ailleurs. C’était beaucoup trop convenu et je ne vois pas d’alchimie entre les personnages (ni d’ailleurs entre les acteurs), c’était vraiment juste parce qu’il fallait bien le faire car tout le monde s’attend à voir la flic-stéréotype tomber amoureuse du rebelle-avec-un-grand-coeur-mais-trop-badass-stéréotype.

En conclusion… Une bonne série, certes, mais avec de nombreux défauts en saison 1 qui ont été corrigé petit à petit pour se réimposer en saison 4. Le nombre d’épisodes réduits de la saison 5 me fait espérer que les épisodes stand-alone vont disparaître, que nous n’aurons plus de gap-filler et que Shaw va vite revenir. Le premier épisode de la dernière saison m’a un peu contredit, mais il était franchement génial et je n’ai pas boudé mon plaisir de retrouver la série après ce mois de binge-watching intensif !

Oh, et un peu de pub pour le shop du blog : si un t-shirt, mug, sticker, etc., POI vous intéresse, n’hésitez pas : c’est ici.

CS Undressed

Une fois n’est pas coutume : j’ai continué Undressed à pas de fourmi avec trois épisodes très réussis, qui ne faisaient pas trop valser les personnages. Les scénaristes ont continué à faire des liens entre les groupes d’acteurs mais l’écriture était un peu plus vacillante sur certaines storylines. On sent que la série est d’une autre époque. D’une autre époque, et c’est là tout le problème : impossible de trouver le reste des épisodes de la saison 1 ! Quand je l’ai mise dans le challenge, j’ai bien fait attention à ça, et j’avais trouvé un site qui semblait tout avoir… mais les liens sont morts à partir de l’épisode 18. Alors j’ai cherché longtemps et, refusant de télécharger quoique ce soit (mais en plus, même en téléchargement, j’ai rien vu), il faut bien me rendre à l’évidence : il faut que j’abandonne Undressed. Il me restait un peu plus de 200 épisodes à voir, et je ne sais pas si je les aurais tenus car l’écriture de la série est un peu répétitive (enfin c’est surtout que j’ai tendance à aimer voir des évolutions de personnages sur les séries longues et que c’est pas trop le cas quand le casting change tous les cinq épisodes).

C’est donc extrêmement frustré que je me suis décidé à changer de séries. J’aurais vraiment aimé faire mon challenge sans switch, mais les circonstances ne me laissent pas le choix. Et quel switch ! 200 épisodes de 20 minutes ! Quand j’ai envisagé l’affaire, j’ai hésité à choisir la facilité d’une série plus courte, j’ai parcouru TVshow time et mes nombreuses séries à rattraper pendant plusieurs jours (enfin, plusieurs fois 5 minutes en plusieurs jours, hein), j’ai rechigné à la tête, envisager tout un tas de choses et mon choix s’est finalement porté sur…

That70sShow.jpg

Ouh l’originalité ! That 70’s show est dans le challenge de tout un tas de gens cette année, parce que Netflix a la bonne idée de nous proposer l’intégrale de la série en HD à moindre frais. C’était donc la raison principale de mon choix, mais pas l’unique : j’adore Laura Prepon, j’adore les années 70 musicalement parlant et je me souviens avoir vraiment bien aimé les quelques épisodes de la saison 1 que j’ai vu l’an dernier (deux ou trois, mais je ne sais plus, alors je vais recommencer). Et puis surtout, je cherchais 200 épisodes de 20 minutes, et la série rentre pile poil là-dedans. Et puis, elle me faisait clairement de l’oeil depuis un certain temps sur Netflix. Donc voilà, je l’ai choisie mais pas encore commencée, je vous en donnerai des nouvelles rapidement !

Bref en bilan, j’ai surtout dévoré PoI, mais je ne peux pas encore la retirer pour autant de ma liste de séries à voir car la saison 5 entame à peine sa diffusion. Le mois de mai est par ailleurs très mal parti : 0 épisode du challenge vu et encore deux énormes morceaux à voir. Gloups.

Rendez-vous en mai pour un autre bilan, et en attendant, n’hésitez pas à vous promener sur le blog, je le mets à jour presque quotidiennement 🙂

Person of Interest (S05)

Attention Spoilers !

Retrouvez ci-dessous mon avis sur les épisodes de la saison, au fur et à mesure de sa diffusion. N’hésitez pas à consulter aussi la fiche-marathon où vous trouverez un jeu (d’alcool?) pour pimenter votre visionnage 😉

Avis : Enfin, ça y est la saison est arrivée ! Je me plains, mais puisque j’ai passé mon mois d’avril à bingewatcher cette série pour la première fois, je devrais plutôt savourer que me plaindre de cette attente qui m’a parue interminable alors qu’elle n’a duré que 14 jours. Je vais me répéter : cette série est une pépite que je regrette d’avoir découvert si tard après m’être dit pendant cinq ans qu’il fallait vraiment que je la commence. Je me le suis dit pour le pilote (parce qu’il y a Ben de LOST quand même), puis quand j’ai su qu’Amy Acker serait une guest de l’épisode final. Et depuis, chaque fois que j’entendais parler d’Amy Acker comme une actrice de POI. Oui, mais voilà, le pilot ne m’a pas plu, la saison ne m’a pas plu.

Et puis, Root est devenue plus régulière, et puis, Sameen était géniale, et puis, ils les ont fait flirter. Que voulez-vous faire contre ça ? J’ai dévoré les saisons 3 et 4, qui ont bien sûr quelques défauts. J’attends beaucoup de la saison 5. J’attends beaucoup car la série suit le schéma Fringe : une saison 1 moyenne, une saison 2 intéressante à tendance très bien, une saison 3 excellente, une saison 4 qui s’essouffle mais propose d’excellents épisodes (et le meilleur de la série) et une saison 5 raccourcie faute d’audiences. Or, la saison 5 est la meilleure de Fringe en ce qui me concerne, alors il doit en être de même pour Person Of Interest.

Bon, trève de blabla, parlons des épisodes (et ignorons les dates de diffusion chaotiques).

Note moyenne de la saison : 17,5/20

Lire la suite de « Person of Interest (S05) »

Person of Interest (S03)

Avis : Mais qu’est-il arrivé à la série qui m’ennuyait tant en saison 1 ? Après un final de saison 2 explosif, la série repart sur les chapeaux de roues avec une Root en forme, une Miss Shaw qui rejoint l’équipe de Mr Reese et Finch, une Carter en uniforme et un Fusco… hum. Toujours aussi boulet, dirons-nous.

Agrandir l’équipe avec Shaw fait un bien fou à la série qui manquait cruellement d’un personnage sarcastique dans ces stand-alones auparavant. Ceux-ci deviennent par conséquent plus tolérables, d’autant qu’ils sont aussi plus rares : la série préfère désormais faire avancer une intrigue principale, et même plusieurs puisque cette saison 3 propose une résolution anticipée de l’intrigue HR pour se diriger ensuite vers d’autres horizons. Du coup, il y a autour de la mi-saison d’excellents moments et épisodes, notamment juste comme ça, le meilleur épisode de la série jusqu’ici. Allez comprendre la logique.

Je regrette que cette saison 3 ne prenne la peine de faire revenir Leon ou que Zoé ne soit là que pour un seul épisode (mais peut-être était-elle déjà occupée avec The 100 ?). C’est dommage, car il s’agissait aussi de personnages importants de l’univers de P.O.I et ils disparaissent sans trop d’explications. Mais enfin, soyons honnête ici : Root compense les ¾ des défauts de la série dans chacun des épisodes où elle apparaît et Shaw ajoute une note sexy très appréciable (il faut dire ce qu’il y est, il n’y a pas que son caractère qui la rend parfaite). C’est dingue quand même une série qui foire autant ses personnages principaux et qui en rajoute d’aussi bons par la suite.

Bref, j’ai à peine terminé cette saison, mais je suis déjà très curieux de voir la suivante. Avis plus que positif qui me fait oublier la saison 1.

Note finale de la saison : 16/20
Marathon/Drinking Game : ici

01.jpgÉpisode 1 – Liberty – 16/20
“You have the feeling that you’re being watched?”

Début de saison explosif et un peu prévisible, j’aurais choisi exactement le même rythme de scène d’intro à leur place (quoi, je peux rêver non ?). Il était sympa de faire un parallèle entre Mr Reese & Miss Shaw. Le retour à une intrigue stand-alone est inévitable et ne me convainc toujours pas, mais cette fois les dynamiques sont complètement différentes car il s’agit d’un travail d’équipe, c’est bien plus… dynamique. Le renouvellement du personnage de Carter, qui se retrouve bien plus sur le terrain maintenant qu’elle n’est plus détective, fonctionne plus que ce à quoi je m’attendais, c’est une bonne surprise. Et puis, l’épisode se concentre aussi sur Root dans des scènes indépendantes du reste qui déchirent. Je veux dire, cette fin d’épisode est absolument brillante, ce monologue de Root avec toutes les anaphores du « The truth is » ? On ne peut qu’avoir envie d’enchaîner.

 02.jpgÉpisode 2 – Nothing to hide – 15/20
“These days, people knows. You can’t fight technology.” 

Un épisode que j’attendais depuis longtemps dans cette série : il y est enfin clairement question des données que l’on laisse volontairement ou non et pas qu’avec internet. Il y est en effet question de la naissance d’un réseau social, à mi-chemin entre LinkedIn et Facebook. L’épisode est plutôt sympa surtout qu’il se termine en échec, mais il souffre cruellement de son manque de Root. De son côté, Carter doit gérer un bleu et c’est plus intéressant encore, car cela ouvre de bonnes perspectives pour la suite (je ne lui fais pas confiance).

 03.jpgÉpisode 3 – Lady Killer – 15/20
“You look angry all the time.” 

Un épisode sur un stalker-killer ? Étonnant qu’il faille attendre si longtemps pour l’avoir, mais je dis oui puisqu’il permet le retour de Zoé dans une tenue badass, aux côtés de Carter et Shaw. Les scénaristes se font plaisir avec cette scène, où les échanges entre personnages sont brillants et sonnent tous très justes. L’intrigue de la semaine se suit sans trop de mal, mais elle est à mille lieues de ce qui est le plus intéressant : la fuite de Root de son hôpital psychiatrique. Brillamment menées, ses scènes où elle est pourtant isolée du reste du casting sont tout simplement géniales.

 04.jpgÉpisode 4 – Reasonable doubt – 14/20
”Of course I didn’t… Mr Reese took care of that.”

J’ai un peu moins accroché à cet épisode qui retombe dans la routine nouvellement installée. Purée, je le sens pas le bleu de Carter… et de toute évidence, je fais bien ! Donc ouais, sur cet épisode, on se concentre plutôt sur la relation Carter/John et Shaw fait équipe avec Fusco. C’est intéressant de développer ce nouveau duo et c’est franchement top parce que Shaw est vraiment toujours énervée, comme John lui fait remarquer dans l’épisode 3. Quant à l’intrigue principale, elle propose un twist final avec retournement de situation après un premier retournement… Classique, mais ça prend toujours !

05.jpgÉpisode 5 – Razgovor – 19/20
“She has a very grown-up problem.”

La variation de la semaine est de ne pas avoir de numéro de sécurité sociale pour l’immigrant qui sort de la machine. Voilà une belle idée, surtout qu’il s’agit d’une enfant qui veut être espion. Tout y est pour percuter Miss Shaw, autour de qui l’épisode va clairement tourner vu la scène d’introduction. Cet épisode est de loin le meilleur de la série, parce qu’il nous fait croire qu’il ne va se concentrer que sur elle et finalement, Carter déchire à son tour en prenant à revers son bleu-espion d’HR. La scène est magistralement tournée et tombe à pic dans un épisode très réussi autour de cette petite fille espion. Et quand on pense qu’effectivement tout est terminé avec une scène touchante où Shaw baisse enfin son armure, on se trompe lourdement puisque Root est enfin de retour (un épisode sur deux ?) dans une scène toujours aussi badass que son personnage l’exige. Magistral.

 06.jpgÉpisode 6 – Mors Praematura – 17/20
“I knew you’d come back for me.”

Root enlève Shaw… Non, vraiment peut-on rêver mieux ? Clairement un ship magnifique avec lesquels les scénaristes s’amusent beaucoup. Et l’intrigue de la semaine tourne autour d’un acteur emblématique de Fringe, alors c’est là aussi super intéressant. Les deux enquêtes sont menées en parallèle et permettent à tout le casting de se retrouver pour des échanges de coups de feu géniaux. Définitivement Root et Shaw sont les ajouts dont la série avait le plus besoin, encore qu’avoir Leon ou Zoe chaque épisode serait bienvenue aussi. Franchement, cet épisode est très, très loin de ce que pouvait proposer la série en saison 1, mais aussi en saison 2. Avoir un épisode de ce niveau en cours de saison était un miracle jusque-là, et c’est en train de devenir une habitude, alors tant mieux. La fin de l’épisode promet de nouvelles scènes passionnantes entre Root et Harold (même si c’est définitivement avec Shaw que j’en veux plus), surtout avec cette géniale réplique finale de Finch et la tête de Root qui change subitement.

 07.jpgÉpisode 7 – The Perfect Mark – 14/20
“Don’t be jealous Harold: mom still like us both.”

Probable retour à une enquête de routine pour l’équipe, mais cette fois avec Root enfermée dans la bibliothèque, ce qui promet des interactions pour booster un peu l’épisode. Et il en a besoin, car après deux excellents volets, la série est forcée de faire retomber un peu la tension avec cette intrigue autour d’un thérapeute qui bien sûr n’est pas que cela. Et en même temps, je dis ça, mais le cliffhanger final est une fois de plus putain de frustrant et frappant, car je ne pensais pas que ça avancerait si vite. J’ai aimé voir dans cet épisode Shaw et Carter travailler ensemble. Il faudrait que ce soit plus souvent !

 08.jpgÉpisode 8 – Endgame – 19/20
“No way you’re gonna come here with this ‘if anything happens to me’ crap.”

Oh. PU. TAIN. L’épisode démarre un peu lentement, avec une Carter qui part en vrille… Clairement, l’épisode se centre autour d’elle et vire très vite en un ensemble de scènes qui semblent destinées à dire au revoir au personnage, notamment avec de nombreux flashbacks. Cet épisode devient donc une angoisse totale, avec HR qui se démantèle peu à peu sous nos yeux et Carter qui s’enflamme (littéralement : le bazooka !) et les dézingue. Yep, this girl is on fire. Elle en sait trop et le fait savoir et pendant ce temps, Harold déniche de vieilles photos d’Enver Gjokaj et Carter prépare ses adieux pour Fusco (qu’il est con !). Cet épisode fait monter le stress et franchement, c’est inattendu à la fois pour un épisode 8 et pour cette série, qui flirte à nouveau avec la cour des grands après une saison une moyenne et une saison 2 légèrement mieux. Je me répète. Il faut que je digère cet épisode et l’ultime faux-pas du cliff-hanger qui rapporte tout ça à John alors que bon, c’était quand même Carter le centre de tout.

 

09Épisode 9 – The Crossing – 20/20
“I’m so sorry for your loss, Harold.”

WHAT ? Bon, non, franchement je ne reconnais plus la série, c’est totalement fou. Le baiser entre John et Joss me paraît un peu out of characters, contrairement à Lionel qui se fait assommer. Chaque personnage a son rôle à jouer dans ce très bon épisode où chacun prend part et contribue à faire monter la tension qui était déjà beaucoup trop haute à l’épisode précédent. Même Fusco finit par avoir son moment de gloire (et je n’ai pas pu m’empêcher de rire face à sa tronche, ça relâche un peu la pression). Tout s’enchaîne trop vite, c’est dingue que la série en arrive ce niveau « si vite » dans la saison après avoir pris tant de temps à s’installer. Et cette fin ! Cette fin ! J’ai beaucoup hésité avant de lâcher mon vingt, car je m’y attendais à cette fin, ça finissait trop bien pour être crédible après deux épisodes comme ça… mais en même temps c’est Person of Interest, ils nous ont pas habitués à du haut niveau à ce point… Mais allez, considérant d’où vient la série et la prise de risque insensée que représente cette scène, je ne peux pas mettre une note autre que 20. Brillant épisode, point d’orgue de ces deux saisons et demi.

 10.jpgÉpisode 10 – The Devil’s Share – 16/20
“OK that was kinda hot.”

Comment voulez-vous proposer un épisode à la hauteur du précédent ? Excellent montage au début de l’épisode qui permet de resituer tous les personnages faisant leur deuil. Et Root est enfin délivrée de sa prison que l’on savait provisoire dès le départ, et ça fonctionne. Elle est toujours en God Mode avec la machine, ce qui la rend totalement badass et génialissime. Je ne peux que rejoindre l’avis de Shaw, oui c’était kinda hot de voir Root aussi parfaite et John torturer le connard responsable de tout, même s’il était triste de le voir perdre ses forces dans sa vengeance. Le retournement de situation quand Root révèle que John n’est pas le seul à vouloir le tuer est prévisible, mais en même temps, j’étais tellement dans l’épisode que je ne l’ai pas vu venir. En revanche, le fait que Fusco le laisse vivre, ça c’était obligatoire s’ils ne voulaient pas être à contre-courant du perso. Le retour d’Elias était une autre bonne surprise pour conclure l’épisode avec une flat line qui fait un bien fou !

11.jpgÉpisode 11 – Lethe – 14/20
“It’s like you said, your file system is corrupted”

Et bein alors P.O.I ? Ton générique me manque ! Cette fois, on y est, retour à la formule classique avec un patient perdant la boule ayant bossé pour la NSA. Forcément. Et tout aussi forcément, il est révélé en milieu d’épisode qu’il connaît Harold. Je parle d’un retour à la formule classique, parce qu’on dit au revoir à la formule du travail en équipe pour récupérer un duo un peu différent (Harold/Shaw) pendant que John s’exile dans une storyline pas des plus passionnantes. HR étant tombé, il faut relancer la série en explorant de nouvelles pistes, notamment celle d’une possible seconde machine et le retour de Vigilance. Le retournement de l’épisode ne prend pas sur moi, pas une seule seconde je n’ai cru à l’innocence de « Denise », qui s’avère être notre nouvelle grande méchante, à l’intro réussie (mais un peu pompée sur celle de Root, qui aurait pu être utile dans cet épisode).

 12.jpgÉpisode 12 – Aletheia – 15/20
“I lost a friend because of your machine.”

Et beh voilà, il suffisait de demander pour que Root apparaisse ! Et son personnage relance comme bien souvent la dynamique du show avec des scènes de torture (qu’elle subit cette fois) absolument terribles, mais aussi parfaites. Le contrôle à la tête de vigilance est incarnée à la perfection, ce qui aide Amy Acker dans une performance toujours plus époustouflante de la folie de Root (mais non, voyons elle n’est pas folle). Cette blessure infligée à l’oreille, où elle perd une partie de l’ouïe, est assez atroce je trouve, mais cela rajoute encore une nouvelle dimension au personnage et, surtout, une faiblesse nécessaire après cette demi-saison à jouer les déesses de temps à autre ! Cet épisode marque également les retrouvailles de l’équipe après une storyline un peu trop longue pour Lionel et John et une autre plus intéressante pour Shaw et Finch. John apparaît pourtant enfin plus humain, ce que j’attendais depuis trois saisons, mais voilà : trois saisons, c’est long et c’est un peu trop tard pour être bien crédible. Cela dit, il faut bien que la mort de Carter serve une intrigue plus large, et c’est donc le cas avec cet éloignement de John par rapport à la machine. L’épisode nous laisse avec tout un tas de nouvelles questions et une Root encore en balade de son côté, dans un univers peuplé de Zoé ou Leon que l’on n’attend plus, eux. J’ai en tout cas bien aimé la construction sur deux épisodes de cette enquête, qui permet des développements un peu plus longs et intéressants qu’en saison 1 (si à ce stade de l’article, vous n’avez pas encore compris que cette saison 3 est carrément plus géniale que la 1, je ne peux plus rien pour vous).

 13Épisode 13 – 4C – 13/20
“Oh you’re right to be afraid!”

Hop, petit épisode dans un avion pour John, c’était sympa et ça permettait de lui donner une intrigue dans la continuité de sa démission. Dans cet épisode, il ne paraissait donc pas si sans emploi que ça, puisqu’il passe une grande partie de son temps au téléphone avec Harold. Miss Shaw de son côté mène l’enquête pour en savoir plus sur la personne que John protège dans les airs, dans un vol de 8h évidemment. Le moins qu’on puisse dire est que Carter n’est pas oubliée par la série, mais qu’elle ne manque pas pour autant à l’intrigue qu’elle ne semble manquer au personnage. L’épisode se regarde et on passe un bon moment devant, mais c’est clairement un stand-alone qui n’aura pas d’impact sur la suite de la série et qui met de côté la trame de la saison (ou d’ailleurs plutôt la seconde trame de la saison).

 14Épisode 14 – Provenance – 13/20
“Oh I see you’ve updated your arsenal, Shaw.”

Un autre épisode stand-alone qui fonctionne plutôt bien, surtout parce qu’il se concentre une fois de plus sur Shaw, et qu’elle a un caractère qui la rend plus intéressante à suivre que John. Bon, un physique aussi, je reconnais, mais vraiment, son sale caractère et sa non-envie d’aider pour aider font ce qui la rendent intéressante. Retour d’un Fusco en forme également dans cet épisode qui introduit encore un personnage classe destiné à ne jamais revenir. En gros, ça donne un divertissement intéressant, mais c’est un épisode dont la série pourrait se passer : il n’apporte aucun élément nouveau et ne fait rien avancer. Et bon, Root n’est toujours pas revenue quoi !

 15.jpgÉpisode 15 – Last Call – 15/20
“This guy is not just a voice, he’s a ghost.”

Cet épisode est la preuve que je devrais arrêter de me plaindre des stand-alones, car il est excellent sans faire avancer grand-chose pour autant. Finch infiltre un centre d’appels d’urgence pour surveiller Sandra en attendant de savoir ce que la Machine a repéré chez elle. Sandra est bien sûr la meilleure télé-opératrice de la station, et elle se retrouve forcée d’agir contre son gré et de supprimer des enregistrements d’appels pour sauver la vie d’un petit garçon qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle a tenté d’aider après son appel. L’idée est plutôt bonne et pour une fois me paraît originale, je n’avais jamais rien vu de similaire avant. L’épisode fonctionne bien car il se centre pour une fois sur Finch et non sur ses sbires.

 

16Épisode 16 – RAM – 13/20
”That’s new.”

Le générique (finalement de retour depuis quelques épisodes, yay) est interrompu et rembobiné dès les premières secondes de l’épisode : nous voilà dans le passé, avant qu’Harold ne déniche Mr Reese. Il était inévitable qu’on arrive à ce flashback un jour ou l’autre, puisqu’il était dit dès le début que Finch avait déjà travaillé avec quelqu’un avant. De là à en faire un épisode pour nous montrer à quel point il était encore plus insupportable que John ? Et qu’il avait croisé la route de John ? Et bien, c’est raté. Malgré quelques bonnes surprises, l’épisode a des airs de saison 1 qui le dessert et qui endort. Et puis, le suspense est inexistant, cela fait trois saisons que l’on suit les ¾ de ces personnages, il n’est donc pas engageant de se taper 40 minutes de flashbacks, même si cela permet d’en savoir un peu plus sur Vigilance (enfin… mais si peu) et de rendre Shaw encore un peu plus badass. Comme si elle en avait besoin ! Et donc, comme tout épisode de POI post-saison 1 qui se respecte, ce sont les cinq dernières minutes de l’épisodes qui sont géniales et m’empêchent de mettre une trop mauvaise note. Root est enfin de retour, il était temps car elle illumine la série !

 

17Épisode 17 – Nothing – 18/20
“I love it when you play doctor.”

Root de retour dès le générique, c’est ce qu’il fallait pour attirer mon attention et l’épisode ne l’a pas perdu une seule seconde. Ce personnage est une vraie réussite et l’idée de la faire parler à la machine fonctionne tellement qu’elle en devient une héroïne absolument incontournable de ma liste d’héroïnes favorites (je viens de l’inventer, mais vous y trouvez Root et Illyria sans hésitation, et Hermione ou Lexa si vous voulez me forcez à parler de personnages non-incarnés par Amy Acker). Et puis, cette idée inévitable de lui mettre un implant pour lui faire entendre la Machine quoiqu’il arrive… Elle devient si puissante que j’ai peur qu’il lui arrive des pépins dans un futur proche. En attendant, c’était un excellent épisode centré principalement sur elle, qui nous a même octroyé deux répliques sur sa relation avec Shaw. Génial. L’absence de Miss Shaw reste néanmoins un défaut qui m’empêche de mettre un ou deux points de plus : comme bien souvent, la série a du mal à gérer l’ensemble de son casting.

 

18Épisode 18 – Allegiance – 14/20
“I don’t know, I don’t speak French.”

Énième retour à une intrigue plus classique proposant l’introduction d’un personnage féminin en danger. Personnage de préférence étranger. Bon, c’est le principe de base de la série, je sais bien, mais comme souvent, cela nuit à la dynamique générale de la série en proposant une pause. Je suis impatient de découvrir la saison 5 qui, pusiqu’elle possède moins d’épisodes, supprimera certainement ce type d’épisode servant à combler le temps. Et en même temps, ce genre d’épisode est ce qui permet de cerner un peu mieux les personnages et de poser des bases à secouer dans les grands épisodes. Puis, allez, pour une fois qu’une série embauche des acteurs qui parlent un français impeccable ! Une fois de plus, c’est l’intrigue autour de Root qui s’avère la plus intéressante avec sa nécessité de trouver un nouveau moyen de traquer cet ennemi capable de tromper (et contrôler) la Machine et une fin ouvrant de nouvelles perspectives.

 

19.jpgÉpisode 19 – Most Likely to… – 16/20
“That is one scary chick.”

Bon, voilà ce que j’appelle un début explosif et violent, avec directement un échec de l’équipe lié à Vigilance. Au moins, on sait rapidement qu’il ne s’agit pas d’un simple de stand-alone et Root apparaît tout aussi vite, avec la couverture d’un agent du FBI. Et en plus, un nouvel acteur de Lost débarque en tant que guest dans la série. Le principe de la couverture dans une soirée de retrouvailles de lycée est juste géniale car cela ajoute un bon paquet d’humour à l’épisode ; or la série ne m’a pas trop habitué à rire (à part à quelques répliques de Root/la Machine). Ce très bon épisode mène enfin à une confrontation avec Vigilance qui développe cette intrigue autour d’un débat d’éthique et qui aborde concrètement la question que la série cherchait à poser dès son début, avant de nous livrer un cliffhanger qui mène probablement au lancement du final avec un arc sur la révélation de Northern Lights.

 

20Épisode 20 – Death Benefit – 15/20
“The truth is the people want to be protected. They just don’t wanna know how.”

Le scandale Northern Lights continue d’éclabousser le monde de POI, mais ce qui fait le brio de cet épisode, c’est le duo formé par Root et Shaw sur cette moto. Là je ne peux que dire oui. Donc le début était cool, le milieu hyper long et pas franchement utile, et la fin totalement ouf. Un épisode de Person of Interest quoi, j’aurais bien aimé me retrouver directement devant le dernier acte et économiser un peu de temps. Cette dernière partie adressait des questions pertinentes sur le fond mythologique du show : est-ce que la Machine leur suggère de tuer ? Est-ce que la Machine serait prêt à sacrifier une personne pour en sauver des milliers ? La Machine, on ne sait pas, Root, Reese et Shaw, clairement et Finch ? Bien sûr que non ! Intéressante division de l’équipe sur la fin, qui laisse Finch confronté à lui-même… Allez, il va se précipiter chez sa Grace bien-aimée je suis sûr ! Pendant ce temps, Shaw se prend une balle (aïe) et leurs ennemis ont maintenant la Machine pour les retrouver… Ce final s’annonce bien !

 

21Épisode 21 – Beta – 17/20
“So we need to hurry. Emphasis on the hurry.”

Cet arc final ne va pas nous laisser respirer je sens. Excellent retour de Grace, encore que je ne m’attendais pas tout à fait à ça comme retour. C’est probablement le plus logique. L’épisode se centrait donc sur Grace, prise en otage pour des informations qu’elle n’avait même pas. Il proposait un prolongement psychologique autour du personnage d’Harold et continuait de faire avancer l’intrigue de la saison. C’était donc un très bon épisode qui m’a tellement pris que je n’ai pas grand-chose d’autre à en dire : il n’était pas exceptionnel, mais il captait bien l’attention. Bon et puis Harold qui rattrape Grace sur le pont à la fin… Obligatoire, mais tellement cool !

22.jpgÉpisode 22 – A House Divided – 17/20
“Long time, no gunfire.”

Cet épisode propose de se concentrer sur le duo Root/Reese, qu’on n’a que trop peu souvent eu l’occasion de voir travailler ensemble, alors c’est top. Les « groupies » de Root remplace Finch et Shaw mène son enquête de son côté pour enfin affronter son ancienne patronne, Control et… la sauver. Il était temps de les voir face à face et c’est une bonne idée… Mais pas autant que ce Black Day où toute l’électricité de la ville s’interrompt d’un coup. Les voilà donc amputé de la Machine, un bon concept. Le tout nous amène à une fin qui continue de faire monter la pression et permet d’enchaîner avec l’épisode final, qui propose le procès du gouvernement américain ayant mené à la construction de la Machine. Rien que ça. Au moins, tout le monde est réuni.

 

23.jpgÉpisode 23 – Deux Ex Machina – 19/20
“Welcome to the trial of the US government.”

Voilà une situation initiale qui promet : un streaming live d’un procès à l’arrache incluant de hautes figures du gouvernement et de parfaits inconnus. Oui, forcément ça ne peut que partir en sucette un truc pareil. Et franchement, cet épisode est plein de rebondissements et retournements de situations, dont certains que je n’ai pas vu venir. J’avais par exemple à peu près la même tête que Finch quand les révélations sur Vigilance ont été faites. La toute fin d’épisode bouleverse définitivement la série avec le lancement de cette seconde Machine en train de calculer une réponse à une question terrifiante, et avant cela un ensemble de plans nous montrant la fin de nos héros, obligés de redevenir des anonymes fondus dans la masse pour échapper à la surveillance de Samaritan et donc à l’arrestation (et même probablement à la mort). Mais ce ne sont pas les seuls dans les viseurs de : Control y est aussi par exemple. Très bonne suite de plan qui propose une fin ouverte à la série. Je ne serais pas étonné d’apprendre que cet épisode aurait pu être une fin de série en cas d’annulation car le renouvellement était incertain (mais j’ai un peu la flemme de vérifier, c’est honteux).

Wow. Une saison pleinement plus puissante que les deux premières donc !
En attendant la saison 5, retrouvez les critiques des saisons une, deux et quatre sur le blog.

Person of Interest (S02)

Avis : La saison 2 reprend exactement là où s’était arrêtée la première, et c’est tant mieux car elle s’est arrêtée sur une bonne note en saison 1 (par ici). On reprend donc sur l’enlèvement d’Harold par Root et John qui décroche le téléphone et la saison se développe à partir de là.

 Concrètement, cette seconde saison est déjà beaucoup mieux : le format série prend enfin ses droits sur les stand-alones, bien que ceux-ci dominent encore l’ensemble de la saison. De temps à autres, des éléments surgissent de-ci de-là pour satisfaire une intrigue générale plus importante que l’an dernier et qui conduit à un season finale en deux parties très réussi. Ce qui fonctionne bien, c’est l’ajout au casting de nouveaux personnages qui reviennent de plus en plus souvent (Root, Leon, Miss Shaw…) et boostent un peu la formule plan-plan du show.

 Bon, face à cette saison 2 qui avancent pour se conclure sur une apogée permettant de mieux comprendre la Machine et l’ensemble de la mythologie de la série, je ne peux m’empêcher de penser à Fringe. Les deux séries suivent pour l’instant exactement le même schéma : une saison 1 longue, plein d’épisodes indépendants et dont on ne comprend pas trop où elle veut en venir, suivie d’une saison 2 qui affirme un peu plus son côté série en développant à la fois les relations et la mythologie. Bref, c’est en voie de devenir une excellente série.

Consulter l’article marathon.

Note finale de la saison : 14,5/20

01.jpg Épisode 1 – The Contingency – 17/20
« The only question, Harold, is why didn’t it protect you? »

 J’aurais dû commencer la série par cet épisode. Je savais déjà ce qu’était la Machine et franchement ce résumé en début d’épisode en dit largement assez pour comprendre les enjeux. Amy Acker est parfaite dans le rôle de la gentille devenue aussi cinglée que calculatrice. Le rôle est fait pour elle. La course aux guests venus d’autres séries continuent (Miles ! Lost !) et le rythme s’accélère. Les flashbacks sont pour une fois intéressants et permettent de mieux comprendre le fonctionnement de la Machine tout en répondant à la question que pose Root au départ. C’est comme si tout d’un coup les scénaristes avaient corrigé tous les défauts de la série. C’est dingue, mais ça me rassure car ça confirme tout ce qu’on m’avait dit de la série. Root est encore plus badass que ce que j’en avais compris et on entre enfin dans une logique purement sérielle avec des intrigues qui se suivent (ici Root/Finch surtout, et de son côté John qui essaye de le retrouver avec l’aide des deux flics). Bon beh c’est parti pour une saison 2 déjà 1000 fois plus convaincante que le pilot de la série !

02Épisode 2 – Bad Code – 16/20
« Seemed only fair I return the favor »

 L’épisode poursuit l’enquête pour retrouver Finch et surtout… il la conclue. Je suis déçu, j’imagine que cela veut dire qu’on va vite en revenir à une série à la semaine. Je ne m’inquiète pas trop cependant, cette brèche a prouvé qu’ils étaient largement capable de réussir la transition vers une série et je pense que l’on conservera quelques intrigues de fond. Root est défintivement un excellent personnage : non seulement elle introduit la sérialité mieux que Zoé ou Elias, mais en plus elle est cinglée dans le bon sens du terme. Cette scène de torture où elle s’en prend à un type qui accepte la torture, c’est brillant ! J’ai vraiment aimé une nouvelle fois le personnage dans cet épisode, notamment avec l’excellente scène de dialogue entre Finch et elle sur les gens mal codés ou pour son échec dans la gare. Je suis pressé de la revoir. Le reste proposait une enquête plus classique, sympa sans plus, pour Carter et Lionel. Et sympa qu’ils gardent le chien !

 03Épisode 3 – Masquerade – 15/20
« I think we have a big problem »

 Bim retour à l’épisode de la semaine… Dommage. Dommage, mais en même temps c’était une enquête qui, bien que classique, était prenante et réussie. On s’attache au personnage cliché de la fille de riches (Sophia) et l’ensemble reste assez juste, avec un rôle pour Carter et Lionel assez justement trouvé. Excellent retour de Root sans avoir à payer l’actrice : cette scène où Harold se retrouve pris au piège de la circulation est cool pour montrer qu’elle est toujours là et après eux. Ce n’est pas fini… tant mieux !

 04Épisode 4 – Triggerman – 11/20
« He’s just… bad code ! »

 Aïe, on repart en arrière avec cet épisode très saison 1, à l’exception de cette citation de Finch qui nous révèle que celui-ci est plus marqué et d’accord avec Root que ce qu’il ne veut bien reconnaître. Franchement, je n’ai pas du tout accroché à cette histoire de pseudo-mafia avec tueurs à gages et couple impossible. C’était un épisode qui se contentait d’enchaîner les fusillades innombrables et longues pour pas grand chose, sans que les héros ne soit jamais en danger, mais où tous les méchants sont touchés… Barbant. Quant au retour d’Elias, bof, il m’a pas botté plus que ça non plus.

 05.jpgÉpisode 5 – Bury the Lede – 13/20
« We spent two very long nights last year »

 Heureusement que Zoe sort de nulle part dans cet épisode pour me faire rire un coup (cette claque sur les fesses aha !) parce que franchement l’épisode n’est pas oufissime, même si c’est sympa d’avoir une journaliste qui s’intéresse à HR pour faire avancer cette intrigue. Autrement dit, il y avait du bon dans cet épisode, mais ça n’en reste pas moins un épisode stand-alone qui instaure tout un univers et un personnage cool destiné à disparaître aussitôt. C’est frustrant.

 06Épisode 6 – The High Road – 16/20
« Zoe Morgan, will you be my wife? »

 Cet épisode prouve qu’une série peut faire un stand-alone apparent et malgré tout proposer un excellent épisode. Zoe est une nouvelle fois de retour dans cette enquête de la semaine et incarne la femme de John, ce qui permet de faire le parallèle avec la relation passée entre Harold et son ex-fiancée, elle aussi de retour pour quelques flashbacks. En fait, cette actrice est partout, moi qui ne la connaissais que de True Blood, je suis servi avec mon Challenge Séries ! L’épisode propose donc l’installation de John et Zoe en banlieue, et purée c’est réussi. On ne peut que regretter que ça ne dure pas plus longtemps, comme d’habitude, mais cette fois au moins, l’intrigue permet de cerner un peu mieux et de construire les personnages.

 07.jpgÉpisode 7 – Critical – 15/20
« How much more do you wanna know? »

Et voilà, encore un personnage de retour, et c’est marrant de voir deux acteurs de Lost se donner à nouveau la réplique. Cet épisode propose une intéressante course contre la montre pour sauver Amy, la femme d’une chirurgienne que l’on cherche à forcer de tuer quelqu’un. On ne sait pas trop d’où sort cette intrigue, mais elle fonctionne plutôt bien et permet d’introduire Wesley, encore un personnage que l’on reverra un jour. Cette fois, ça commence à faire beaucoup de personnages perdus dans la nature pour cette série, mais en même temps ça fonctionne plutôt bien pour l’instant et je suis curieux de voir la suite concernant ce personnage.

 08Épisode 8 – ‘Til Death – 14/20
« Besides… Our journey starts here and any mistery around the corner, we can discover together »

 Cet épisode continue d’explorer le passé de Finch et sa relation amoureuse, ce qui est une intrigue intéressante à développer, puisqu’elle permet de mieux cerner le personnage et qu’il est maintenant évident qu’on la reverra dans son présent. J’ai moins aimé le focus apporté à l’ensemble des relations amoureuses des personnages de la série, car cela apparaissait un peu forcé, surtout du côté de Lionel et Carter qui se retrouvent tous les deux avec quelqu’un dans le même épisode, un peu comme par magie. Quant à l’intrigue de la semaine, si elle ne brillait pas par son originalité (une fois de plus !), elle était assez sympa pour garder l’attention. De manière générale, cette saison 2 semble faire légèrement mieux que la première pour l’instant, uniquement parce qu’elle explore un peu plus la vie perso des protagonistes et les dynamiques entre eux. Et y a pas à dire, c’est ça qui fait une bonne série !

 09.jpgÉpisode 9 – C.O.D – 14/20
« American dream, right? »

 C’était pas un épisode sur les Compléments d’Objet Direct je suis choqué et triste. Putain, la blague pas drôle de (futur) prof, pardon. Cash On Delivery donc. Une nouvelle enquête de la semaine rondement menée par John et ses acolytes. Cette saison se démarque toutefois de la précédente en réussissant à proposer des personnages mieux écrits, tant dans le casting régulier que dans le défilé de ceux qui ne font que passer. Ce chauffeur de taxi était marrant et, en plus, il parlait espagnol alors c’était cool. Rien d’exceptionnel, mais déjà mieux que la majorité des épisodes de la saison 1 quoi. Je continue à être hyper frustré de ces bons personnages qui disparaissent dans la nature une fois leur épisode terminé.

 10.jpgÉpisode 10 – Shadowbox – 13/20
« What did I say about setting boundaries? »

 Ce qui devait arriver arriva, voilà un épisode duquel j’ai décroché en cours de route, parce que c’est ce que je fais avec les stand-alones, c’est plus fort que moi. Pourtant, il y avait bien cet enjeu de Carter à qui on propose de rejoindre le FBI pour appâter les amateurs de storylines qui se suivent comme moi, mais ça n’a pas pris. L’intrigue de ce couple avait pourtant du bon et a surtout permis d’arriver à une conclusion qui fait avancer l’histoire dans une direction inédite (et que je n’attendais plus) avec l’arrestation de John. QUOI ? Il n’est pas invicible et au-dessus de tout alors ? Du coup, même les mauvais épisodes de cette saison servent à quelque chose et sont meilleurs que ceux de la saison 1 ? C’est ça le message que les scénaristes veulent faire passer, pas vrai ?

 11.jpgÉpisode 11 – 2πr – 13/20
« There’s only one person that I know I can trust anymore… You. »

 Voir Finch en prof remplaçant… je m’en remets pas, je ris tellement parce que ça colle à fond au personnage, à l’acteur et que la référence à Lost pouvait difficilement être plus énorme. Et puis, ses élèves résument à peu près mon attitude devant un épisode de la série… John en prison, c’est au reste de l’équipe de résoudre le problème repéré par la machine. Cela permet quelques bonnes scènes qui mettent en valeur différemment les personnages et leur relation entre eux. Bon, tout ça m’a quand même pas passionné des masses, mais c’était globalement un bon épisode.

 12.jpgÉpisode 12 – Prisoner’s Dilemma – 15/20
« Are you the person the police calls the man in a suit? »

 C’est la première fois que la série arrive à me faire vraiment aimer Elias. L’épisode était encore une fois un peu trop long, mais la construction de l’intrigue pour faire sortir John de prison fonctionne plutôt bien. Carter apparaît plus badass que jamais et le contre-point comique de voir Lionel faire (mal) le travail de John est une bonne trouvaille. La série a réussi à me surprendre, peut-être parce que je ne regardais pas assez attentivement, quand Carter et John sont pris au piège. Carter forcée de passer les menottes à John, what the f*** ! Et la toute fin ! J’étais tout content de revoir Root et là plot twist ce n’était pas Root ! Oh merde ! Oh bordel ! Bon ok. L’épisode était long au début et la fin est incroyable, comment je note ça moi ?

 13.jpgÉpisode 13 – Dead Reckoning – 14/20
« I can’t just leave a crime scene »

 Cet épisode de mi-saison est assez intéressant car il vient conclure toute une intrigue qui courait depuis la saison 1 à coups de flash-backs et d’avancées en pas de fourmis. Honnêtement, je n’ai jamais vraiment accroché à toutes ces scènes et par conséquent, j’ai eu un peu de mal avec cet épisode. Cependant, la conclusion est réussie, avec une montée de la tension et une évolution appréciable de la relation Finch/John, cette fois définitivement basée uniquement sur la confiance. Il n’y a pas vraiment de suspens sur la survie de John, mais l’ensemble reste cohérent.

 14.jpgÉpisode 14 – One Percent – 14/20
« I’m awake… and just who are you? »

 Nouvelle variation dans la formulation habituelle de la série : cette fois, le « client » (il leur manque un nom générique à ceux-là) ne veut non seulement pas être protégé, mais en plus il est assez malin pour en découvrir plus que ce qu’il ne devrait savoir. L’épisode en lui-même est très moyen, mais il introduit un nouveau personnage qui sera probablement récurrent et des enjeux nouveaux pour la série, avec un riche capable de les traquer. Pourquoi pas ? Cela peut certainement apporter du bon à la série, si les scénaristes prennent la peine de le faire revenir.

 15Épisode 15 – Booked Solid – 13/20
« Miss May you’ve only been working with me for two months and you already know me better than I know myself. »

 On continue à s’engouffrer dans l’aspect série : Zoé est de retour et le nouveau mec de Carter a quelques secrets non dévoilés pour l’instant qui promettent un épisode centré sur lui dans quelque temps. L’intrigue de la semaine n’est pas des plus intéressantes, même si l’hôtel devient petit à petit un huis-clos, une situation que j’aime bien, mais qui n’est pas exploitée ici car il s’agit tout de même d’un espace trop large pour ça. Bref, ça se regarde, c’est mieux que la saison 1, mais c’est toujours pas ça. Le retour de Root en revanche… Voilà qui me rassure pour le dernier tiers de la saison qui devrait remonter le niveau !

 16.jpgÉpisode 16 – Relevance – 15/20
« Trust is overrated. »

 Le genre d’épisode qui passe ou qui casse, une excellente initiative de la part des scénaristes ! Pas de longueur autour de John cette semaine, on ne se concentre que sur la nouvelle venue de l’univers de Person of Interest… J’adore ! L’intrigue est bien trouvée, bien ficelée et permet des retours sympas de guests, autant Root que Leon (il faut vraiment lui faire sa fiche sur TVshow time, il est revient plus souvent que Zoe j’ai l’impression). Cet épisode se démarque des autres et c’est très réussi, on en arrive à regretter que la série n’ait pas commencé par-là (et ce n’est pas la première fois). Bref, l’épisode ressemble à une introduction à l’univers de la série pour ceux qui seraient en retard et n’auraient pas vu les premières saisons. Et puis, la rencontre avec Root… Ouais, moi aussi j’aime ça !

 17.jpgÉpisode 17 – Proteus – 11/20
« I’m glad the machine was right. »

 Nouvelle variation dans le schéma de la série (décidément), il y a cette fois six personnes à surveiller. Easy. Comme prévu, l’épisode en profite pour traiter la nouvelle relation de Carter. Bon, c’est encore un épisode qui m’a fait décrocher. J’ai passé plus de temps à espérer le retour de Root qu’à suivre ce qui était en train de se passer. Bon, ça reste intéressant de savoir que la machine peut déconner par moment et la fin ouvre un cliffhanger sympa à l’approche de la fin de saison. Bref, un stand-alone qui n’est là que pour combler. Dommage.

 18.jpgÉpisode 18 – All in – 13/20
« A million? You trust Leon with that much of your money? »

 Retour réussi de Leon, pour changer ! L’idée derrière le personnage est sympa et ses apparitions apportent toujours une bonne touche d’humour à la série, qui en manquait cruellement auparavant. L’épisode se contente pour le reste d’une intrigue assez banale dans un casino, avec le twist de se concentrer sur des personnes âgées enrôlées dans un trafic de blanchiment d’argent. L’idée se tient, l’épisode est plus sympa que la moyenne des POI, mais ce n’est toujours pas des plus transcendants. Je ne sais plus bien ce que j’attends de la série, qui propose pour le moment des bons épisodes auxquels je n’arrive pas à mettre des notes à la hauteur de ce qu’on m’a dit de la série. Bon, et en même temps, j’ai encore la masse d’épisodes à voir, c’est encore trop tôt pour dire si on me l’a survendue.

 19Épisode 19 – Trojan Horse – 14/20
« You think I should have a hobby. Now what would that be? Hanging around your derelict library with you, your poorly socialized guard dog… and Bear here? »

 Arf. Person of Interest a recommencé ! Un épisode tout lent et tout banal qui a dix minutes de la fin s’emporte et devient génial ? C’est de plus en plus le schéma que suit la série, et c’est hyper frustrant parce que je décroche énormément sur les débuts d’épisodes (au point de me « réveiller » au milieu d’une scène avec l’excellente Shahi et de devoir rembobiner un peu pour comprendre comment elle est arrivée là), du coup j’arrive sur la fin sans forcément comprendre comment tout s’est enchaîné. Oups. La mort de Cal m’a ainsi fait tomber de ma chaise, surtout qu’on ne la voit pas se produire à l’écran et que la série nous a habitué à une foulée de personnages immortels. Je ne m’attendais donc pas à le voir disparaître si vite, bien que c’est vrai qu’il avait servi son rôle dans la série. On le sait innocent, le mystère autour de son personnage a disparu. Tout s’acélère donc sur la fin et transforme irrémédiablement l’ADN de la série… Un virus contre la machine ? C’est une trouvaille trop évidente pour être bonne ? Ou elle est trop bonne parce qu’évidente ? Dans tous les cas, ça fonctionne.

20Épisode 20 – In extremis – 15/20
« Here’s a better one : don’t get in a car with strangers. »

 Pof, retour à un épisode prévisible assez bien monté, mais pas assez quand même pour que j’en oublie que c’est qu’un épisode de la semaine dont les 3/4 seront à oublier aussitôt que je les aurais vus. Côté série, on développe un peu le passé de Fusco, mais le problème c’est que ce n’est pas le personnage que je préfère, principalement parce qu’ils ont trop tardé à révéler tout ce qu’on soupçonnait déjà. Du coup, la réaction de Carter tombe à côté – c’est dans le personnage, certes, mais elle devait bien se douter qu’elle ne travaillait pas avec un ange tout de même ! Quant au suspens de savoir s’ils allaient le sauver ou pas, il était évident que oui, surtout partant du fait que John lui-même n’est pas si blanc que ça dans le genre… Mais c’est vrai que je ne m’attendais pas à ce que ce soit Carter qui le fasse. J’aimerais qu’on passe plus vite à cette affaire de virus, qu’on nous tease depuis quelques épisodes et qui va forcément nous ramener Root. La fin de l’épisode semble indiquer que oui.

21.jpgÉpisode 21 – Zero Day – 18/20
“The machine is being buried under an avalanche of data.”

 Ce début d’épisode ! J’ai adoré le générique bugué, ça met tout de suite dans l’ambiance. Et cette réintroduction de Root pile au moment où ça parle de menace… La voir débarquer avec son pistolet (je le considère mythique depuis l’épisode 1×23). Tout se complique dans cet épisode et ça devient pleinement intéressant avec la Machine qui se créé une personnalité et demande à être sauvé. Par ailleurs, le retour de Grace dans les flashbacks est d’une mignonnerie qui ne devrait pas être tolérée dans cette série ! Sans surprise, tout cela nous ramène à Root et Shaw, et ça y est, la série prend une tournure passionnante à suivre, surtout que Root est juste tellement adorable (bien que totalement sociopathe). Cet épisode s’éloigne un peu de Carter et Fusco, mais mon dieu qu’il est génial ! Et ce cliffhanger !

22.jpgÉpisode 22 – God Mode – 17/20
“Come on Harold, time to meet God.”

 Bon et beh ça fait plaisir d’enfin enchaîner les épisodes en ayant envie de voir la suite. Et puis, ça change aussi. Belle montée en tension tout au long de l’épisode, la machine n’a jamais paru si badass et les liens avec Harold sont enfin tous explicités. Ses scènes dans le passé étaient toutes passionnantes, notamment le moment où il décide de se faire passer pour mort. Horrible. Un autre très bon épisode, légèrement en-dessous du précédent. J’adore l’idée derrière le God Mode, surtout sur la toute fin d’épisode… Ce sourire final de Root… Je fonds, je craque, je suis amoureux, et OK, c’est bon j’enchaîne sur la saison 3, ils m’ont eu !

Du coup, rendez-vous par ici pour le compte-rendu de la saison 3. Et pour la saison 4. 😉