Lessons in Chemistry – S01E03 – Living Dead Things – 19/20

Voilà, la série se sert de tout le potentiel de ses acteurs, que je trouvais encore sous-exploités jusqu’ici. Bien sûr, ça se fait avec un twist dont j’aurais préféré me passer. C’est un épisode qui est et restera marquant dans mon année de sériephile, je pense. C’est aussi un épisode qui me fait prendre conscience de mon problème avec les séries Apple pour le moment : chaque épisode, individuellement, est vraiment génial… mais la saison dans son ensemble ? Je trouve que ça manque toujours de quelque chose.

Spoilers 

Elizabeth apprend ce qui est arrivé à Calvin.

I’m a ticking clock.

Après un tel cliffhanger, comment voulez-vous que je ne me jette pas sur le troisième épisode déjà disponible ?

Vie de chien

L’épisode commence non pas par la résolution du cliffhanger, mais par un flashback sur la vie de Six Thirty. Comment est-il devenu chien errant ? Eh bien, en s’enfuyant d’une base militaire où il n’était pas spécialement excellent comme chien militaire. C’est bien simple, il refusait d’écouter les ordres et de faire ce qu’on lui demandait.

C’est en vrai un beau début d’épisode qui se concentre sur le point de vue du chien – et franchement, je ne suis pas du genre à craquer sur les animaux, mais tout son commentaire sur son envie de la protéger et de le protéger, en parlant d’Elizabeth et Calvin et alors qu’on sait vers quoi on se dirige ? La petite montée de la musique et le bruitage du choc ? HORRIBLE.

Calvin se fait donc renverser et Six Thirty décide de se barrer, probablement pour retourner auprès d’Elizabeth. Est-il seulement possible d’avoir une vie aussi merdique ? C’est terriblement triste et même le générique n’arrive plus à nous donner le smile là. Après le générique, nous retrouvons une Elizabeth entourée de policiers lui apprenant ce qu’il s’est passé. C’est juste horrible. Brie Larson est une actrice incroyable, mais donnez-lui un script comme ça et moi je hurle devant ma télévision.

Sincèrement. J’suis pas venu ici pour souffrir OK ? Quelle horreur. Nous la voyons faire quelques démarches pour acheter un cercueil. Nous voyons Fran apprendre le décès au téléphone (non, vraiment, ne décrochez jamais le téléphone. Je ne peux que développer des angoisses avec une série comme ça). Nous voyons ensuite Harriet à l’Eglise avec ses enfants. Comment peut-elle répondre si calmement aux questions des enfants ? C’est horrible.

Et bordel, Aja Naomi King aussi est une excellente actrice qui est sous-employée pour le moment. Sa crise de larmes dans l’Eglise ? Vous me voyez venir, c’est : horrible. À l’enterrement de Calvin, Harriet rencontrera peut-être Elizabeth, non ? Je me suis dit que ça pourrait permettre quelque chose d’un peu moins horrible. Ce n’est pas le cas : l’horreur continue pour Elizabeth quand un journaliste vient lui poser plein de questions sur Calvin – et critiquer Calvin aussi. Franchement. Sincèrement ? Quel métier détestable.

Elizabeth ne tient pas trop le coup à l’enterrement et décide de quitter le cimetière bien vite. La série reprend alors le point de vue du chien pour nous apprendre qu’Elizabeth l’a beaucoup négligé ensuite. Et en vrai, ce point de vue du chien ? C’est horrible aussi. Il nous parle des odeurs de Calvin et de l’absence d’odeurs suite à son décès. Il nous explique la culpabilité de chien face à ce décès, et son soulagement quand Elizabeth arrête de s’occuper de lui pour aller bosser seule. Elle lui laisse quand même des croquettes, avec un système ingénieux pour ça.

Grenouille

La vie doit continuer – doit reprendre en tout cas. Et c’est fou comme en seulement deux épisodes on avait réussi à s’attacher au personnage de Calvin. Franchement, la série va me marquer avec cette mort plus que beaucoup d’autres. La violence, la mise en scène, le timing. Permettez-nous d’être heureux pour des personnages fictifs, merde !

C’est si triste ce qu’il se passe. Et ce n’est que le début : Elizabeth retourne donc au laboratoire pour découvrir que le laboratoire a été vidé en son absence. Les recherches qu’elle menait avec Calvin ? Elles appartiennent désormais à Hastings – et ne vous inquiétez pas que le boss connard est déjà sur le coup pour reprendre les recherches de Calvin, avec un laborantin pourtant pote avec Elizabeth, mais trop habitué à s’écraser dans la vie.

Elizabeth ? Son travail est désormais compromis. Elle ne peut plus venir au labo avec son chien. Elle ne peut plus travailler comme elle l’entend en fait. C’est bien simple, il lui ouvrait des portes parce qu’il est un homme. Maintenant, elle doit gérer en parallèle son deuil – atroce – et son nouveau travail – assistante d’un professeur.

J’ai ensuite eu envie de péter un sacré câble quand on a vu Elizabeth se mettre à vomir. Vraiment, pourquoi ? Pourquoi faut-il toujours que dans les séries les personnages tombent enceintes dans les pires moments ? Elle ne veut pas d’enfant, bordel. Et maintenant, elle se retrouve à craindre être enceinte et être forcée de se fabriquer un test de grossesse avec des grenouilles. Ouais, si, si, c’est un vrai truc. Je l’ai même vu dans Riverdale, c’est dire.

C’est plus long que les tests de nos jours, cependant. Elizabeth s’occupe donc en préparant le dîner, avant de découvrir qu’elle est enceinte puisque la grenouille expérimentale a pondu plein d’œufs. Mais quelle horreur. Cet épisode me met mal pour elle. J’aimais tellement ces deux personnages. Et maintenant… ça ? Mais. C’est injuste.

Harriet

Et ce n’est pas le point de vue du chien qui m’aide à m’en remettre, franchement. La réaction d’Elizabeth ? Elle sort un marteau pour éclater la gueule de son plan de travail et passer ses nerfs. C’est ce moment qu’Harriet décide être le bon pour venir rencontrer Elizabeth. Harriet est énervée par un article présentant Calvin comme un monstre dans le Time’s. Elizabeth l’envoie bouler, parce que le timing est terriblement mauvais, mais au moins, elles se connaissent maintenant.

Et comme ça, Harriet peut prévenir Elizabeth qu’elle a bien l’intention de faire rétablir la vérité sur son ami. Elle se pointe donc au journal pour faire écrire la vérité sur son ami, mais bon, le journaliste se couvre en assurant que ce sont des citations de ses collègues qu’il a utilisées. Bloquée par une situation face à laquelle elle ne peut rien faire, Harriet décide finalement d’utiliser le journaliste pour qu’il l’aide à obtenir ce dont elle a besoin : du soutien dans sa lutte. C’est énervant.

En parallèle, à la fac, Elizabeth retombe sur le laborantin qu’elle connaissait et qu’elle aimait bien avant. Elle lui demande de faire le nécessaire, en passant par sa copine du moment, pour pouvoir récupérer des affaires de Calvin qui étaient dans le laboratoire. Ce n’est pas gagné cette affaire. Le laborantin ne semble même pas regretter ce qu’il est en train de faire. Pourtant, il commence alors à faire plein de petites erreurs dans le laboratoire. Je n’arrive pas à savoir s’il le fait exprès ou s’il est juste maladroit, mais bon.

Il ment en tout cas à Elizabeth. Il lui ramène toutes les affaires de Calvin, un simple carton, et lui assure qu’il n’a pas pu trouver les recherches d’Elizabeth. Je veux dire, c’est un mensonge évident : il se sert des recherches d’Elizabeth au labo… Ou alors il ne le sait pas ?

Ce qui est bien, en tout cas, c’est qu’Elizabeth arrête de détruire toute la cuisine pour ouvrir le carton des affaires de Calvin et découvrir dedans un vinyle acheté par Calvin pour… Harriet. Elle décide de lui apporter, mais ne souhaite pas pour autant entrer dans la maison. C’était mal connaître Harriet qui l’invite à entrer pour pouvoir s’occuper vite fait de ses enfants, puis lui faire écouter ce disque de jazz. C’est l’occasion pour les deux femmes d’apprendre à se connaître à travers les souvenirs de Calvin – l’occasion de danser aussi, beaucoup moins bien que lui si vous voulez mon avis.

La scène leur fait du bien pour relâcher la pression qui n’est pas tendre avec elles, et ça permet aussi à Elizabeth de se soulager enfin de son secret. Quelqu’un sait donc qu’elle est enceinte et lui assure qu’elle est capable de le faire.

Il n’empêche qu’Elizabeth n’en est pas convaincue. Pourtant, Harriet lui assure qu’elle en sera capable, comme toutes les mères. Elle pense ne pas pouvoir le faire, mais elle grandira – s’étendra – et en sera capable. C’est charmant comme tout, mais on enchaîne sur un montage où on la voit s’épuiser au sport, au travail et aux travaux de cuisine chaque jour. Il est assez évident qu’elle se malmène bien trop pour sa grossesse.

C’est un peu le but de toute manière : quand elle se rend chez le gynécologue – enfin, juste un médecin puisqu’il connaît Calvin – elle explique qu’elle espérait que le problème se règlerait de lui-même. Malgré tout, le médecin la laisse partir, après s’être assuré qu’elle avait un entourage pour l’aider. L’entourage en question ? Un chien et une voisine ? Sérieusement ? Mais bon.

La vie n’est pas très charmante et sérieuse avec Elizabeth après tout. Elle découvre donc ensuite que la faculté souhaite la virer. Fran a eu la bonne idée d’expliquer à son employeur qu’Elizabeth était enceinte, et sans être mariée en plus !, alors bon, ça fait un peu tâche d’avoir une telle employée. Une femme enceinte qui travaille ? Sans être mariée ?

On sent bien que Fran n’est pas ravie de la tournure de l’entretien, mais c’est trop tard, le mal est fait. Bien sûr, Elizabeth refuse catégoriquement d’être virée pour quelque chose dont elle n’est pas responsable et qui ne ferait pas virer Calvin. La scène est bonne. Elle est encore plus terrible avec quelques scènes de recul, quand on découvre qu’en plus Calvin avait l’intention de demander Elizabeth en mariage. Elle ne le voulait pas, mais bon, ça fout quand même des frissons d’imaginer à quel point sa vie aurait pu être si différente s’il avait survécu.

Mais il n’a pas survécu, et maintenant, elle passe son temps au milieu de la rue à parler avec Harriet ou à courir avec son chien. Putain, mais utilise le trottoir ? Je sais que Calvin était sur le trottoir, mais tout de même. Bordel, en tout cas, cette fin d’épisode où Elizabeth met un pied devant l’autre et continue de vivre après avoir craqué, où elle continue de vivre malgré son deuil, c’était magistral.

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Percy Jackson and the Olympians – S01E05 – A God Buy Us Cheeseburgers – 14/20

L’épisode manquait un peu d’action et n’a pas réussi à me faire croire vraiment à ses enjeux. Il n’en manque pas : les enjeux sont là, la musique nous le fait comprendre, mais… c’est un récit pour enfants, et ça n’est pas bien crédible. Je me suis laissé porter par l’épisode sans être à fond, il n’y avait pas tellement d’action et le tout est surtout sauvé par un incroyable casting. J’aurais pourtant aimé être à fond !

Spoilers 

Le trio poursuit sa quête et quitte Saint Louis en étant désormais recherché.

That’s my cousin ? What kind of family is this ?

St Louis

C’est le drame à St Louis : l’arche fume et est bien abîmée, dans ce qui ressemble fort à un attentat. Au pied de l’arche, Grover et Annabeth s’inquiètent pour Percy, mais aussi parce qu’ils se sentent épiés. Grover est sûr que ce sont les policiers qui les soupçonnent, quand Annabeth s’inquiète plutôt de voir trois femmes les regarder. Trois femmes, une actrice au sourire malicieux qu’on connaît bien pour avoir vu Les Orphelins Baudelaire et une paire de ciseaux ? C’est parti pour les Parques dans cet épisode.

Il n’empêche que Grover et Annabeth ont d’autres chats à fouetter : Annabeth est sûre que Percy est encore en vie et se rend aussitôt à sa recherche. De manière peu crédible, ils le retrouvent très rapidement. On en arrive donc à une scène de câlin expéditive entre ceux qui sont désormais amis et à un résumé rapide de la situation : Percy s’excuse de ce qu’il a fait, explique ce qu’il s’est passé puis souhaite reprendre la quête.

Celle-ci est toutefois plus compliquée que prévue : Grover est sûr que la police est à leur trousse. Partant de là, ils sont forcés de faire le chemin à pied, ne pouvant plus le faire en train si la police les cherche. Mouais. Je ne suis pas sûr que la police les cherche vraiment : ils ne seraient certainement pas sortis de la ville si c’était le cas.

Une fois un peu éloigné de la ville, les trois amis se planquent au bord d’une autoroute quand ils entendent une moto s’approcher. Ils se savent traqués, après tout, c’est logique de se cacher. Percy profite de la pause pour confronter Annabeth : il la trouve de nouveau beaucoup trop étrange avec lui depuis qu’ils ont quitté St Louis.

Elle a une bonne raison de le faire : elle révèle à ses amis, parce que c’est officiel ils le sont, qu’elle a vu les Parques. Pire encore, Atropos a coupé un fil devant elle, et il ne s’agissait pas de celui de Percy, mais bien d’un avertissement. Un de plus, en vrai. Bon, ça signifie tout de même qu’un membre du trio risque de mourir. Ils font donc bien de se planquer, mais la moto s’arrête malgré tout au lieu de passer devant leur cachette.

Arès

Il est assez vite révélé que sur la moto se trouve Arès. Le casting est incroyable, sérieusement ! Il n’y a que des visages connus dans cette série, et c’est super chouette. Arès est donc un biker dans cette série. Bon, c’est aussi le cousin de Percy et il est du genre à laisser son cousin sur le bord de la route pour lui laisser le temps de le rattraper ensuite – et de faire son choix. Après tout, le trio n’a pas envie de le rejoindre immédiatement, préférant débattre de leur situation.

Ils décident pourtant de faire confiance à Arès. Ce n’est pas comme s’ils avaient le choix, de toute manière. Ils sont en retard sur leur planning et ils ont une guerre à arrêter. Arès poursuit exactement le même objectif. Pourtant, assez vite, il révèle qu’il craint que finir la quête ne soit pas suffisant pour arrêter la guerre, parce que les dieux la veulent vraiment.

Il propose donc son aide au trio autour d’un bon plat de cheeseburgers – ce sera clairement mon repas de ce soir pour la peine. De l’aide, ils en ont besoin : Arès leur fait vite comprendre que la police est bien à leur trousse (ah !), recherchant activement Percy. Pourtant, de leur point de vue, il a juste dû tomber de l’arche ? Qu’importe. Le beau-père de Percy est carrément à la télévision à l’accuser d’être pour quelque chose dans la disparition de sa mère (et surtout de sa voiture).

En échange de son aide, Arès pose toutefois une condition : le trio doit partir récupérer son bouclier qu’il a oublié dans une fête foraine. Allons bon. Le trio ? Pas vraiment : Arès veut en garder un avec lui pour être sûr de ne pas être doublé. Grover accepte aussitôt d’être gardé en otage, là où ses deux amis n’en ont pas envie.

Le parc d’attraction

Bon, ce n’est pas comme si Arès leur laissait le choix. Et puis, la série n’a pas envie de perdre de temps non plus : Percy et Annabeth sont vite laissés seuls. Ils se rendent au parc d’attraction et le trouvent bien vite. Trop vite à mon goût. Mais bon, on ne s’embarrasse pas des détails dans une série pour enfants après tout.

Enfin, même si c’est pour les enfants, on nous informe assez vite que le duo n’arrive pas dans n’importe quel parc d’attraction : les tourniquets pour y entrer sont une machine bien particulière. Annabeth comprend vite qu’il s’agit d’un parc créé par Héphaïstos pour les dieux. Hâte de voir le genre d’attractions qu’il contiendra, même si en attendant, il faut les voir être effrayés par des tourniquets qui ne leur font finalement pas grand-chose. À aucun moment ils ne m’ont fait peur, malgré l’avertissement des Parques.

À la recherche du bouclier, les deux gamins bavardent alors longuement (j’ai trouvé cet épisode bavard pour rien) avant de monter dans un bateau. Celui-ci est une attraction bien sympathique, mais je vous jure que j’ai cru que j’avais été piraté d’une manière ou d’une autre quand la chanson What is love ? s’est mise à jouer bien fort durant la scène. J’adore la chanson, donc j’étais à fond, mais en vrai, les paroles sont explicites : l’amour, ça peut blesser. L’attraction a pour but de le montrer avec l’histoire d’Héphaïstos, rejeté par toute sa famille.

Percy en profite pour comprendre que sa mère lui racontait les histoires de la mythologie pour le tenir à distance des dieux, alors que l’épisode continue d’avancer : le bateau s’emballe soudain et devient une super attraction qui les emmène dans un sous-sol où se trouve le bouclier d’Arès. Pour le récupérer – et ne pas mourir – Annabeth et Percy sont obligés de plonger dans l’eau.

Une fois dans l’eau, ils semblent perdus… mais se réveillent pourtant à proximité du bouclier, sur la terre ferme. C’est pratique d’avoir les pouvoirs de Percy, tout de même ! Bon, c’est de courte durée : les deux pré-ados comprennent rapidement qu’ils vont devoir se séparer à nouveau, et de manière plus définitive cette fois. En effet, pour récupérer le bouclier, ils font face à une machine qui exige un sacrifice humain.

Percy décide d’être celui qui se sacrifie pour le bien de la quête. Annabeth n’est pas trop pour, mais finalement, Percy parvient à la convaincre que son sacrifice est nécessaire. Pire, il lui annonce qu’il a choisi de faire la quête avec elle parce qu’il était certain qu’elle n’hésiterait pas à le sacrifier. Moi, exactement comme avec les tourniquets du parc, j’ai du mal à voir le danger dans ce trône sur lequel il doit s’asseoir.

Pourtant, la musique et le scénario confirment rapidement que nous sommes face à une situation catastrophique : Percy fait le choix de rester sur place pour qu’Annabeth puis continuer la quête jusqu’au bout. À la fin de celle-ci, Annabeth promet de revenir des enfers avec la mère de Percy. Lui, tout ce qu’il comptait lui demander, c’était de venir voir s’il n’y avait pas un moyen de le sauver.

Cependant, non : la machine a un fonctionnement simple. Soit quelqu’un est assis et le bouclier tombe, soit le bouclier est en place, mais alors personne n’est sur la machine… Cela explique pourquoi Arès ne pouvait pas récupérer son bouclier par lui-même en tout cas.

Même si Percy fait son choix en âme et conscience, cela ne satisfait pas Annabeth. Elle décide donc d’essayer de sauver Percy malgré tout, s’acharnant sur les rouages de la machine. Le créateur de la machine débarque alors pour la convaincre d’abandonner ce qui est impossible. Il a créé la machine, il est bien placé pour le savoir. Seulement voilà : ce n’est pas le caractère d’Annabeth d’abandonner. Elle continue donc de s’acharner, refusant de partir sans Percy, même si on lui promet la gloire et la fierté d’Athena.

Et ben dis donc, elle a sacrément changé en un épisode Annabeth. C’est un peu trop rapide pour vraiment me convaincre cette évolution de personnage, mais bon, il faut s’y faire, c’est ce qu’on nous présente. Et quand Annabeth fait tout un discours pour dire qu’elle ne partira pas sans Percy, le dieu créateur de la machine décide soudainement de lui venir en aide. Il utilise un petit harmonica pour faire en sorte que Percy ne reste pas une statue d’or et promet à Annabeth qu’il parlera d’elle de manière positive à sa mère. Et voilà donc une sous-quête menée à bien : Percy et Annabeth se retrouvent avec le bouclier d’Arès.

Le camion

Pendant ce temps, Grover se retrouve coincé dans un diner avec Arès. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Grover l’a déjà rencontré et qu’il est fan d’Arès. On comprend pourquoi il a voulu rester en arrière, alors. Grover en profite en fait pour papoter avec son idole, faire des théories sur la personne qui a voulu voler l’éclair et foutre la merde quand même. Si Arès affirme qu’il déteste tous les gamins (même ceux de 24 ans), il finit par voir les choses exactement comme Grover.

Il faut dire que Grover le manipule assez facilement en critiquant Athéna et en s’assurant que le dieu soit de son côté. Son but est peu clair, mais ça fonctionne en tout cas : Arès comprend qu’il est manipulé pour récupérer Percy, soupçonné du vol de l’éclair, alors que ce serait plutôt à Athéna d’y aller. Et alors que Percy est innocent.

Ils sont finalement rejoints par Annabeth et Percy qui ont réussi à récupérer le bouclier. En échange, et comme promis, Arès leur fournit un moyen de se rendre à Las Vegas. Le moyen est un peu inattendu : il leur propose de monter à l’arrière d’un camion. Difficile de lui faire vraiment confiance, mais ils n’ont pas le choix. Avant de monter dans le camion, Percy essaie tout de même de faire comprendre à Arès tout le mal qu’il pense de lui et de son attitude toxique envers les enfants.

On en arrive en tout cas au cliffhanger de cet épisode : Grover révèle à Annabeth et Percy qu’Arès ne leur a pas tout dit mais qu’il pense avoir compris qui a volé l’éclair grâce à sa conversation avec lui. Cela justifie au moins les nombreux bavardages, mais il faudra attendre la semaine prochaine pour en savoir davantage.

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Orphan Black Echoes – S01E06 – Unless You Trusted Someone – 16/20

Il n’y a pas à dire, je suis bien pris dans l’intrigue que propose la série. C’est simple et efficace. Je me retrouve tiraillé, en plus, par des dilemmes concernant certains personnages que j’ai envie de détester mais que je n’arrive pas à ne pas aimer malgré tout. C’est intéressant d’arriver à écrire ce genre de personnages dans une série, je trouve. Et ça se regarde tout seul.

Spoilers 

Lucy et Kira s’allient, Jules est isolée.

Please Josh, just leave me alone.

Kira

L’épisode ne perd pas de temps en introduction : on reprend exactement là où on s’est arrêté avec une Kira choquée de découvrir que Josh a pris soin de la trahir. Elle comprend vite que c’est bien le cas quand elle l’a au téléphone et décide aussitôt de prendre les choses en main. Elle se sent apparemment responsable du merdier qu’elle a provoqué. C’est la moindre des choses, effectivement.

Au moins, l’intrigue repart aussitôt dans cette nouvelle direction : Lucy et Kira décident de remonter la piste de Josh, espérant que ça leur permette d’atteindre ensuite Darros. Le but est évidemment de comprendre ce qui le motive, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises pour autant. En effet, quand Kira rentre chez elle, c’est pour mieux découvrir qu’Eleanor attend son retour. Oui, oui, Eleanor est en vie.

Un flashback nous apprend rapidement qu’un mois après la fuite de Lucy, Kira s’est laissée convaincre par Josh de tester une deuxième impression, cette fois avec un scan plus récent et plus à jour d’Eleanor. Dit autrement, elle a décidé de ressusciter sa femme, rien que ça. C’est tellement abusé ! Je ne sais même pas quoi en penser à ce stade ! Kira, mais qu’est-ce que t’as foutu ?

Bon, c’est totalement Josh qui joue le chant de la sirène pour elle, hein, mais elle craque. Pire encore, quand Eleanor se réveille, Kira décide de lui mentir sur ce qu’il s’est passé. Je ne comprends pas trop : Eleanor est forcément morte et enterrée, comment elle s’est démerdée pour la ressusciter ? Et l’Alzheimer ne revient pas car la recherche a avancé en quelques mois ? C’est vraiment tordu comme décision scénaristique.

Je me retrouve à aimer de moins en moins le personnage de Kira, et ça m’énerve, parce que j’aimerais l’apprécier. Et puis ne pas annoncer à l’amour de ta vie qu’il y a une copie d’elle plus jeune qui erre quelque part dans les USA ? C’est du grand n’importe quoi ! Et même si Kira assure qu’elle sait que ce qu’elle a fait est mal, elle continue de ne rien dire et de ne pas tellement aider Lucy à chercher Jules.

Certes, elle va avec Lucy chez le véto pour tenter de trouver la nouvelle adresse de Josh, mais c’est à peu près tout. Je trouve ça tellement abusé. Je ne vais pas m’en remettre de comment elle a mal vieilli, la Kira ! Elle n’est pas d’une grande aide pour Lucy, honnêtement, et j’ai tellement de mal à l’apprécier. On est au stade où on découvre qu’elle ment totalement à Eleanor, au point de la droguer à son insu pour son bien… La drogue, ce sont des médicaments anti-Alzheimer, mais on sent qu’Eleanor ne les prend pas toujours, malgré les tentatives de Kira. Et la mémoire commence à lui faire défaut.

Elle oublie même le repas avec son fils et sa nouvelle petite amie, alors qu’elle est censée l’attendre. La série nous impose malgré tout le repas de famille et je me demande bien pourquoi. On apprend que la petite amie de Lucas est croyante là où Kira déteste Dieu et ne s’en cache pas, mais aussi que le père biologique de Lucas, Derrick, est toujours dans l’équation. Bon, ce sont des informations qui auront peut-être un intérêt plus tard.

Le vrai intérêt, cependant, c’est de nous montrer qu’il y a des problèmes dans le couple de Kira et Eleanor depuis la résurrection de cette dernière. C’est bien logique : Eleanor est morte et Kira a peur de la perdre à nouveau. Du coup, Eleanor ne supporte plus d’avoir une Kira qui ne la challenge plus : elle est passée d’une control freak qui s’énervait pour rien à une nana 100% OK avec sa femme qui couche avec une autre. Oui, parce que c’est là qu’elles en sont : Kira découvre qu’Eleanor la trompe. Elle est évidemment choquée par l’information, mais elle veut tellement qu’Eleanor soit heureuse qu’elle ne parvient pas à lui en vouloir.

Josh

Quand elle rentre chez Tina, Lucy raconte tout ce qu’elle vient de découvrir à Jack. Monsieur parfait l’est soudainement beaucoup moins : il se montre l’air de rien jaloux de Kira, parce qu’après tout, Eleanor était mariée à elle et que bon, Eleanor, c’est Lucy. Il est aussi embêté de voir que ses priorités changent petit à petit, mais Lucy parvient à le convaincre de l’aider. C’est fou tout ce qu’il fait pour elle d’ailleurs. Il retrouve sans trop de mal l’adresse de Josh en utilisant ses contacts militaires, et hop. Une fois de plus, la série semble utiliser un raccourci, mais pourquoi pas.

La nouvelle baraque de Josh est incroyable, tout simplement. Pourtant, il souhaite tout de même déménager à nouveau : il a plein de frics et des bagages pour se barrer. Cela énerve encore plus Kira de s’en rendre compte et elle s’en prend donc à lui, essayant de comprendre comment il a pu la trahir comme ça. Et ça n’est pas bien logique, je trouve : elle lui reproche d’avoir vendu la technologie à Darros parce que lui ne le fait pas pour les bonnes raisons.

Et elle si ? Oh lala. Elle me soule. En plus, elle devait bien se douter que détruire une simple lentille n’allait pas suffire pour empêcher d’autres impressions. Je veux dire ! C’est tellement évident que c’est une technologie qui ne pourra que servir à nouveau. Elle a beau en vouloir à Josh, j’ai plus de peine pour lui que pour elle. Certes, il fait tout ce qu’il fait pour le fric et ce n’est pas génial, mais au moins, il ne semble pas trop aveugle, lui.

En fait, il l’est si peu qu’il comprend bien qu’il n’arrivera jamais à vivre avec ses regrets. Il choisit donc la voie du suicide. La scène me fait prendre conscience que je n’avais pas envie de perdre Kira (et pourtant !), mais elle est aussi sacrément forte. Côté réponses, on reste quand même sur de nouvelles questions : oh, on comprend bien que Darros veut utiliser l’imprimante pour que son héritage vive plus longtemps – il peut pas faire un gosse comme tout le monde ? – mais… pourquoi Jules ?

Jules

De son côté, Neeva ramène quant à elle Jules chez elle. La maman est finalement du bon côté si l’on en croit ce début d’épisode : elle rend son portable à sa fille et jure qu’elle croit tout ce que vient de lui raconter Jules, même si c’est fou. Neeva explique que Darros est celui qui a fait en sorte que le placement se fasse. Peut-être qu’elle est vraiment naïve et n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé finalement.

Le problème, c’est que si je fais confiance à Neeva, ça veut dire que c’est au père qu’il ne faut pas faire confiance. Cela ne manque pas : il est évidemment celui qui a contacté le Dr Teller et cette dernière débarque avec des membres du gouvernement, soi-disant.

Jules est donc embarquée par sa psy et ces membres qui n’hésitent pas à supprimer les données de son téléphone sans que Neeva ne puisse rien y faire. C’est odieux ; mais aussi extrêmement rapide comme début d’épisode.

Le plus comique dans tout ça, c’est que Jules est amenée directement chez Darros après avoir été une nouvelle fois kidnappée. Elle se réveille enfermée dans une pièce, mais on lui promet bien vite que ce n’était pas intentionnel. On ? C’est Darros évidemment. Il explique donc à Jules qu’il a décidé de l’imprimer, mais il n’explique pas encore pourquoi.

Il faut dire qu’il a face à lui une Jules qui s’énerve bien rapidement. Il y a de quoi tout de même. Paul, c’est son petit prénom, affirme qu’il répondra à ses questions en temps voulu. C’est frustrant : le type détient toutes les réponses mais il refuse d’en donner la moindre quand Jules lui pose des questions. La colère de Jules est donc plus que légitime. Je comprends qu’elle décide de se barrer de là.

Bien sûr, si elle est libre de partir, ce n’est pas pour rien : Paul sait ce qu’il fait. Elle est abandonnée sans portable au milieu de nulle part. Mieux encore : toute la propriété est entourée d’un champ sonique qui ne manque pas de faire s’évanouir Jules dès qu’elle s’en approche. On ne va bien pas loin quand on essaie d’échapper à Paul, quoi.

Elle rencontre tout de même Xander, un de ses employés très sympathique. Il guérit le genou blessé de Jules avec un produit mystérieux, histoire qu’on continue de nous faire comprendre que la science est bien développée désormais. Il suffit d’avoir les bons accès. Xander ne met pas longtemps à vendre la propriété de Darros à Jules : il lui présente un hangar avec plein d’avancées technologiques et des plantes disparues qui reviennent à la vie grâce à lui.

Si Jules, apparemment fan de botanique (on va dire que ça va avec ses habitudes de dealeuse), est convaincue par la technologie et est toute impressionnée de ce qu’il se passe, elle ne perd pas pour autant son objectif de vie. Elle demande donc à Xander de l’aider à s’enfuir. Ce dernier refuse, c’est bien logique, mais bon, elle ne lui laisse pas le choix. Il l’embarque donc dans une pièce où elle n’est pas supposée être pour retrouver de quoi désactiver la barrière sonique. Grosso modo, on en retiendra que Darros a caché des choses dans sa maison, mais on ne saura pas encore quoi.

Dans le même genre, je ne sais pas trop pourquoi Xander accepte de prendre tant de risques pour Jules. Il l’aide beaucoup trop, je trouve, et le côté « je ne veux pas que tu sois en danger » est un peu trop feint à mon goût. Je ne lui fais absolument pas confiance. Certes, il fait tout ce que Jules dit, quitte à la laisser seule à pleurer dans un coin paumé, mais comme par hasard, il n’a pas tous les éléments nécessaires pour la faire quitter le lieu où ils sont enfermés ? Ce n’est pas crédible.

Du coup, c’est un peu sans surprise qu’on découvre ensuite que Xander n’est qu’une impression d’un Darros plus jeune. Il ne pouvait pas en être autrement et la série ne parvient pas à surprendre sur ce twist. Cela dit, la révélation est vraiment chouette : j’ai aimé le voir s’entraîner à parler comme son prédécesseur et expliquer à Jules, qui le découvre, que c’est comme ça, que Paul les possède et qu’il est son « Premier ». Allez, on a du vocabulaire maintenant.

Il n’empêche que Kira est donc responsable d’une nouvelle vague de clones et qu’on ne sait pas encore pourquoi Darros voue une telle fascination au personnage d’Eleanor.

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Orphan Black Echoes – S01E05 – Do I Know You ? – 17/20

C’est un joli épisode, mais il a le défaut d’être un brin trop prévisible à mon goût. Malgré tout, il parvient à atteindre ce qu’il vise : les émotions sont là, il est difficile de ne pas accrocher et j’ai même encore envie d’enchaîner sur l’épisode suivant juste après avoir fini celui-ci. Just one more episode, comme dirait l’autre. Mais il faut savoir s’arrêter.

Spoilers 

On connaît déjà l’origin story de Kira. À moins que…

I knew exactly what you were talking about.

Pris dans l’engrenage, je vais me coucher bien trop tard juste pour voir cet épisode, dans l’espoir d’avoir quelques réponses. Je suis faible et le regretterai au matin, mais c’est plus fort que moi. En plus, je suis sûr que l’épisode n’apportera pas les réponses immédiatement !

2030

Et ça ne manque pas. L’épisode décide de commencer par un énorme flashback dans le flashback ! Nous voyons donc d’abord Kira en 2050 sortir de la salle où elle a rencontré Lucy, avant d’avoir un flashback en 2030. Kira est alors encore une étudiante totalement attirée par le professeur Miller, une femme brillante qu’elle admire et qui n’est autre que… l’originale. Evidemment.

Elle fait ses études à Boston et travaille pour le professeur/docteur Miller, avec d’autres étudiants. Le sujet des études ? La maladie d’Alzheimer. Ben oui, avec tout ce que Kira a vécu enfant, je comprends son désir d’être scientifique, mais je ne m’attendais pas forcément à ce que la série aborde ce sujet. C’est un brin sensible.

Ce qui est sensible aussi ? Kira. Elle est totalement amoureuse de sa prof, ce qui est toujours gênant à constater, et fait tout pour être brillante à ses yeux. Ensemble, elles arrivent à constater quelques progrès chez un des patients. Après ça, elles se retrouvent à rentrer chez elles en même temps et bordel, quelle angoisse ! La scène de l’ascenseur ? Le double sens du « going down », les doigts qui se touchent ? Calogéro n’a pas fait mieux.

Dans la scène suivante, nous découvrons que Kira fait finalement le choix de s’éloigner du professeur Miller pour plutôt aller vers un certain Gideon. Elle préfère reprendre sa spécialité d’origine et s’éviter les distractions d’un flirt. Bien sûr, Miller réfute tout flirt entre elles, mais bon, on l’a tous vu qu’il y avait des étincelles entre ses deux personnages. Et donc quoi ? Kira clonera sa future femme à sa mort, c’est ça ? Dans l’espoir qu’elles soignent ensemble Alzheimer ? Peut-être que je me plante, mais ça ressemble vraiment à ça pour le moment.

Ce n’est qu’un générique et six mois plus tard que les deux femmes se retrouveront, à une fête pour célébrer les vacances de Noël. Les parallèles avec la série d’origine sont un peu frustrants, par contre : Miller propose à Kira de se barrer d’une fête universitaire, elles volent du vin et partent en moto là… Disons que ça rappelle beaucoup les débuts de Cosima et Delphine, et qu’elles ne font pas du tout le poids pour le moment !

Ceci étant dit, j’aime beaucoup que Miller soit si fan de la piscine. Elle ne décrit pas mieux que je ne le ferai le bien que ça peut faire de s’isoler dans l’eau – même quand il y a plein de monde ouais. Finalement, on apprend à mieux la connaître : elle travaille sur Alzheimer parce que sa mère l’a eu au moment où elle commençait à vouloir parler vraiment de son enfance. Kira ? Elle mentionne vite fait Sarah, mais nous n’en apprenons pas beaucoup plus et bordel, Sarah manque. Je veux dire, à ce stade, ils auraient mieux fait de tuer Sarah : comment Kira peut-elle être une adulte qui voit si peu sa mère ? Nous, on veut juste la voir. Kira, elle, elle veut juste se faire son ancienne boss et bien sûr, elle y arrive.

Eleanor

Six mois plus tard, encore, nous retrouvons Kira alors qu’elle effectue une présentation importante sur ses recherches scientifiques. Grosso modo, elle est fière d’être l’inventrice d’une imprimante qui permettra d’imprimer des organes biologiques identiques – parfaits pour des greffes donc. Elle va sauver bien des vies, et c’est ainsi qu’elle se fait remarquer par Darros.

Aussitôt, Miller la pousse à accepter sa proposition d’emploi, parce que c’est impossible de refuser une telle offre. J’aime bien l’idée de ce couple, elles ont une bonne alchimie, mais ça me manque encore de quelque chose pour que je sois vraiment convaincu par cette intrigue. C’est peut-être Tatiana qui manque. En tout cas, c’est chouette de voir Eleanor (parce que c’est son prénom) et Kira emménager ensemble.

Bien vite, elles décident de vivre ensemble donc et la question d’avoir un enfant se pose. C’est inévitable. Et on sait que ce sera le cas ! Cependant, il y a deux ans qui passent encore avant qu’on ne les retrouve.

Arf. Le temps passe vite et ça fout un peu des frissons à force. Deux ans plus tard, Kira est heureuse comme tout professionnellement : elle a réussi à imprimer un cœur qui bat de lui-même. Si Eleanor est fière d’elle, il y a tout de même un problème, de taille : Eleanor apprend qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant. Elle voulait être enceinte et accoucher, mais la grossesse serait trop compliquée. C’est finalement Kira qui décide de porter Lucas. Oh. Les frissons.

Je ne suis pas 100% à fond convaincu par ce couple, mais bordel, cette vie, cette intrigue, ce résumé en une vingtaine de minutes ? C’est si efficace. Et ce n’est pas terminé : on découvre que, contrairement à ce que je pensais, Eleanor n’est pas morte jeune. Bien au contraire, en 2050, elle est encore en vie. Oh bordel.

2050

Je suis surpris de voir que la série a fait le choix de caster une actrice différente pour la version 2050 d’Eleanor. En vrai, c’est logique, ils ont galéré à vieillir Jordan Gavaris… Et d’ailleurs, cet épisode aurait pu être une bonne idée pour ramener Jordan Gavaris sans avoir à le vieillir avec ces flashbacks. Ce n’est pas ce qu’ils décident, cependant.

Non, au lieu de ça, on découvre que les deux scientifiques ont une vie heureuse à élever Lucas jusqu’à l’âge où va à la fac ; tout en menant des carrières de dingue. Kira est capable de produire des organes viables pour les greffes, Eleanor aide à soigner Alzheimer. Bien sûr, Darros entretient vite l’idée de produire des clones avec le travail de Kira.

Celle-ci est complètement contre. On se doute bien qu’elle changera d’avis cependant, puisqu’elle a cloné Eleanor et a décidé de la faire se réveiller dans un salon similaire au sien… Pourquoi ça, à votre avis ? Eh bien, parce qu’Eleanor a développé Alzheimer, tout simplement. Elle n’a pas réussi à mettre au point un traitement qui soigne complètement la maladie (et c’est frustrant, j’espère qu’on aura un vrai traitement viable dans trente ans quand même !) et, malheureusement, ça ne soigne pas la maladie pour elle.

Kira décide aussitôt de faire tout ce qu’elle peut pour sauver sa femme, mais ce n’est pas suffisant. Eleanor a peur de mal vieillir et d’oublier très rapidement son nom, car la maladie évolue vite. En vrai, elle évolue trop vite par rapport à ce que j’en sais. Cela n’empêche pas la scène où on la voit se perdre dans son quartier être absolument terrifiante – et celle où elle demande qui est Lucas ? C’est à nous briser le cœur !

On n’a pas le temps d’être totalement attaché à ce personnage, je trouve, mais on comprend bien que ouais, Lucy et Jules sont le produit d’un amour sans faille de la part de Kira. De là à ce qu’elle soit à l’origine d’un nouveau projet de clone ? De là à ce que personne dans sa famille ne lui vienne en aide face à ce drama ? Où est Sarah quand sa fille a besoin d’elle ? Vous nous torturez.

Cela dit, Kira continue ses recherches avec l’aide de Josh et réussit à mettre au point un traitement assez efficace pour qu’Eleanor retrouve ses esprits, et surtout sa mémoire. Cela fait plaisir, cette petite note d’espoir. Et en plus, elle retrouve vraiment tous ses souvenirs, jusqu’au jour où Kira lui a annoncé qu’elle allait bosser pour Gideon – un jour où elle a failli se noyer à la piscine tellement elle était déprimée.

Bref. Tout ça est bien beau, mais on sait parfaitement que ce happy end n’en sera pas un. Et c’est horrible. Tout simplement horrible. Kira se réveille un matin, un lendemain d’une très belle déclaration d’amour, et se rend compte qu’Eleanor, à ses côtés, ne respire plus. Quel enfer. Un chant du cygne, j’imagine. Bon. Je vous présente le réveil que je redoute avoir à vivre un jour, évidemment. Si tout ça me file des frissons, une fois de plus, je n’en suis pas au point de pleurer non plus. Cela dit, force est de constater que l’on a nos réponses et que c’est une très belle relation que cet épisode nous vend. Le petit montage souvenir ? Efficace comme tout.

L’imprimante

Il l’aurait sûrement été encore plus si la relation avait été développée sur plusieurs épisodes et si on ne savait pas la connerie que Kira s’apprêtait à faire. Sérieusement. Après tout ce qu’elle a vécu enfant, se décider à cloner sa femme pour la retrouver ? Franchement, je ne suis pas sûr de la comprendre et d’accrocher encore à son personnage après ça.

Bien sûr, elle décide de créer l’imprimante et d’y mettre ses conditions : Darros lui a assuré que son but n’était pas le clonage, mais la recherche scientifique. Elle demande donc la destruction de la machine dès qu’elle sera efficace. Vraiment, la démarche est purement égoïste de la part de Kira.

Elle veut retrouver sa femme et c’est tout, elle ne nous la fera pas à l’envers. C’est ainsi qu’elle se retrouve à travailler avec Josh à créer une machine capable de créer une copie. Ils gardent ensemble le secret de la composition de la machine et Kira s’enferme dans un mensonge grossier : un monde avec Eleanor sera meilleur qu’un monde sans elle. Et elle aura vingt ans de plus pour trouver un remède à sa maladie.

Je suis partagé. Je comprends son envie de la retrouver, mais cet égoïsme ? Où est Cosima pour lui apprendre à ne pas jouer à Dieu comme ça ? Pourquoi Josh ne la freine pas plus ? Comment peuvent-ils s’illusionner comme ça ? Bien sûr, Josh souligne que ce ne sera pas vraiment Eleanor, mais bon, Kira se berce dans ses illusions et est sûre d’elle.

On en arrive alors au début de la série. On comprend pourquoi ce médecin était si aimante vis-à-vis de Lucy, mais bordel, c’est encore plus frustrant qu’elle ne lui raconte pas immédiatement la vérité. La vérité, son histoire, finit par éclater au grand-jour. Kira raconte tout à Lucy. Tout, même le tatouage à UV qu’elles ont toutes les deux.

Bien sûr, Lucy en veut à Kira de ce qui lui est arrivé. C’est génial de mettre Kira face à son égoïsme, et en même temps, ça lui donne raison tout de même : Lucy a une jolie vie désormais. Elle a une fille, elle aussi, en quelque sorte, elle est bien contente d’être en vie, même si son réveil fut douloureux à la base. Je suis partagé sur le message à tirer de cet épisode, alors que Lucy elle-même semble en vouloir à Kira tout en étant forcée d’être reconnaissante. Elle comprend même pourquoi il serait compliqué pour Lucas de la rencontrer.

Le cliffhanger de l’épisode ? On le voit venir à des kilomètres et il est frustrant : Kira n’est absolument pas au courant de l’existence de Jules. Oh, ça va faire mal pour la suite ! Au moins, on a eu les principales réponses sur Kira et les origines de Lucy, et la série n’aura pas trop traîné. Il me reste une interrogation concernant le sang de Lucas pour réussir à me faire une vraie idée sur Kira. Mais… elle est égoïste, je ne suis pas sûr de pardonner à son personnage !

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