Twisted Metal – S02E05 – ONURMRK – 19/20

Il me manque l’incroyable bande-son de la série et peut-être une plongée plus rapide dans l’action en début d’épisode pour aller mettre un 20/20 à cet épisode, mais bordel, la fin m’a tellement accroché à l’écran ! C’est un épisode qui démarre un peu lentement, révèle toute la richesse de l’univers de la série, tous ses personnages de plus en plus nombreux et qui, ensuite, part à 100 à l’heure. Sans jamais le regretter.

Spoilers

Le jour du tournoi est arrivé et tous les participants se réunissent.

You think she knows it’s a flare gun ?

C’est le jour du tournoi et nos héros se rendent évidemment sur place pour mieux retrouver quelques visages connus et en découvrir d’autres. Chaque challenger a son look bien badass et digne d’un jeu vidéo. J’adore ce début d’épisode qui fait le point sur chacun d’entre eux avec un peu de zoom bien sentis. Bien sûr, on termine par Mayhem qui est une sacrée débutante. Je ne doute pas qu’elle sera d’ici la fin de saison une adversaire redoutable et probablement défigurée comme la moitié des participants. Non ?

En attendant, elle sympathise avec les participants – notamment une femme pleine de piqures d’insectes venant de Floride – en les montant les uns contre les autres à coup de ruse simple comme tout : « eh, tu sais ce que bidule dit sur toi ? ». Bim, ça suffit et c’est efficace. Il en fallait peu. C’est tout à fait le genre de personnage que j’espérais qu’elle soit quand j’ai compris qu’elle allait rester et avoir un impact dans la saison, alors je suis heureux.

En parallèle John et Quiet recroisent de vieilles connaissances et apprennent la réincarnation du Preacher dans un bébé qui mord. De son côté, Dollface entre dans un jeu de séduction improbable et en même temps ô combien prévisible avec l’homme-roue de l’épisode 3, Axel. Son but est d’éloigner la compétition – en tout cas, officiellement, c’est ça. Et bien sûr, Stu et Sweet Tooth débarquent eux aussi. Ce dernier est ravi d’apercevoir John et Quiet, venant aussitôt leur parler. De manière si improbable, Stu découvre parmi les participants que Mike est encore en vie. WTF ? Il me semblait pourtant que Mike était mort… mais non. Il a survécu à l’attaque de Sweet Tooth.

Les retrouvailles ne sont pas si sympathiques pourtant : Stu découvre que Mike a un nouveau partenaire, Dave. Ce dernier fait partie des bouchers qui voulaient le bouffer, mais il est assez stupide pour s’être fait manipuler par sa victime. Ainsi donc, il a juré ne plus jamais manger de viande humaine depuis. Mike se demande tout de même comment Stu a survécu et s’est éloigné de Sweet Tooth.

Il obtient vite sa réponse et désespère de voir Stu heureux d’avoir massacré un tas de gens la veille. Croiser à nouveau Sweet Tooth ne fait pas plaisir à Mike, mais pour Sweet Tooth, ce qui ne fait pas plaisir, c’est de croiser à nouveau Mr. Grimm. Ah. Ce dernier appelle notre clown préféré Marcus, ce qui le met en rogne. AH. J’ai tellement envie d’en savoir plus (et Stu aussi d’ailleurs), mais il n’y a le temps ni dans cet épisode (25 minutes, c’est tout ?), ni dans la saison… Il y a tant de personnages l’air de rien dans cette série. En cinq épisodes, ils ont déjà dressé une belle galerie avec plein de dynamiques et de gags installés.

Et ce n’est pas fini : Mayhem réunit les informations sur tous les participants. Elle nous les présente un à un (mais si rapidement que n’ai pas pris de notes, j’avoue) avant d’annoncer à Dollface, John et Quiet qu’elle n’est pas avec eux. Elle aussi a son vœu à faire exaucer. Si Quiet comprend bien que Mayhem ne veut pas participer avec eux, elle est tout de même inquiète pour elle et prend le temps d’aller lui parler pour lui prodiguer quelques conseils. Bon, ce n’est pas comme si Mayhem allait les écouter de toute manière. Elle est trop occupée à se préparer pour sa course où elle veut sûrement se faire celui qui l’a menacé (je vous laisse voir par verbe remplacer « faire » selon votre sensibilité, je crois que tout est possible à ce stade !).

Et ce n’est toujours pas fini, en plus. Il reste une dernière participante qui n’a pas encore fait son entrée dans la course : Raven. La version sexy de saison 2, évidemment. Elle est énervée de voir John venir là après s’être échappé de New San Francisco pour ne pas participer… mais comprend qu’elle ne fait pas le poids face à Quiet. AHA.

C’est le moment où l’organisateur de la course arrive. Il faut lui laisser le temps de faire son entrée (un très bon gag), mais c’est ensuite hyper rapide. Les règles sont simples : la première étape du tournoi consiste à livrer un paquet (qu’il faut absolument prendre donc) à Tournament City. C’est plus ou moins en ligne droite et la seule règle qu’il reste est « ne pas mourir ». C’est bien tout le problème : ils sont tous armés jusqu’aux dents.

Quiet a réglé le problème Mayhem a sa façon, en trafiquant la voiture pour qu’elle ne puisse pas partir – mais elle finit par prendre la voiture d’un mort dès la ligne de départ. Elle peut suivre la couse à distance donc. La course ? Elle est incroyable à suivre et montre à quel point le jeu vidéo était encore pire qu’une course de Mario Kart. Franchement, ça tire dans tous les sens, ça explose de tous les côtés et Quiet et John trouvent encore le temps de se draguer pendant que certains s’entretuent sur le terrain. Et il y a pire : les paquets à transporter sont eux aussi de vrais pièges pour les livreurs : s’ils sont trop abîmés, ils attirent sur eux des têtes chercheuses dotées de bombes. Bref, ça ne donne pas envie.

Et alors que j’étais à fond dans l’action, avec le plaisir de voir la tête de Sweet Tooth en feu, la série me fait la pire des surprises : elle s’achève sur un cliffhanger pour cet épisode ? J’étais sûr et certain que j’allais voir la fin de la course dans cet épisode. Ce n’est pas le putain de cas. Oh bordel, ça va être dur d’attendre la semaine prochaine et dur de me replonger dedans aussi : grosso modo, l’épisode se termine avec un choix radical de John. Il décide de faire demi-tour pour venir en aide à Mayhem quand lui et Quiet se rendent compte qu’elle est dans la course et possiblement en difficultés pour s’en sortir en vie. J’ai aimé voir Quiet lutter pour ne pas faire demi-tour et John prendre la décision de faire demi-tour malgré tout.

La toute fin les voit rouler à contre-sens de la course et wow. Cet épisode était court, mais il est passé encore plus vite tellement la course était bourrée en adrénaline. Et tellement il se passait trop de choses pour tout raconter. Ma critique est ainsi un peu plus courte que d’habitude, m’enfin, comme elles sont toujours trop longues quoiqu’il arrive, celle-ci ne déroge pas non plus à la règle, je vous rassure, j’en ai conscience. Bref, dans tous les cas, Twisted Metal, ça se vit à 100 à l’heure.

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Twisted Metal – S02E04 – LZGTBZY – 16/20

C’est un très bon épisode qui avance bien rapidement toute l’intrigue de la saison. On sent que le but est d’aller vite à un point qui permettra de coller un peu plus à l’univers du jeu vidéo. Par conséquent, il y a moins de vroum vroum dans cet épisode et plus de gags. Ce n’est pas pour me déplaire car c’est savamment dosé pour être drôle sans jamais tomber dans l’excès. Pourtant, la limite est parfois fine. C’est fort.

Spoilers

Il est temps de voler des armes à Diesel City.

Glasses. They’re working.

Nous sommes déjà un jour avant le tournoi, ça sent la saison très précipitée dans le rythme, l’air de rien. Les conducteurs n’ont pas beaucoup de temps pour se préparer. Pas étonnant que Dollface envisage désormais de voler les armes plutôt que de les acheter : l’épisode commence comme un bon film d’action avec ses explications au reste de l’équipe – ainsi qu’à nous.

Nos héros doivent déjà s’infiltrer dans la cité, ce que John sait qu’il saura faire très bien. Quiet est moins convaincue, mais Dollface a tout prévu : elle offre à son frère et sa belle-sœur de nouveaux vêtements pour pouvoir se faire passer pour des riches. C’est ainsi avec de jolis costumes qu’ils peuvent entrer dans la ville. Pardon, mais comment ça Quiet réussit à enfiler ça dans la voiture sans froisser quoique ce soit d’autre que la rétine de John ?

Bon, allez, c’est un détail. L’essentiel de l’épisode est ailleurs : à l’intérieur de Diesel City. On y retrouve aussi Stu et Sweet Tooth. Le clown s’amuse des règles strictes de la ville, et surtout des criminels qui s’y font tuer, quand Stu est bien plus apeuré de ce qui pourrait lui arriver. Ce n’est pas évident d’être en duo avec Sweet Tooth en même temps. Le clown, lui, s’éclate : il doit acheter des armes, mais préfère investir dans la cape de Dracula. Le vendeur lui promet que ça l’est et il y croit. Il profite de la cape pour tuer discrètement des gens, mais je devrais mettre des guillemets à discrètement tellement ça ne l’est pas. C’est hilarant, finalement, ça fait un bon gag.

Le running gag est encore plus cool quand Sweet Tooth tombe clairement amoureux de Dollface. Cette dernière s’attaque aux gardes pour que John et Quiet puissent s’enfuir sans problème et se voit offrir de l’aide par Sweet Tooth. Il est ravi de voir qu’elle le connaît – enfin quelqu’un qui sait qui il est ! Dollface se gagne ainsi un petit chien. Le plus drôle est qu’il tombe amoureux d’elle quand elle porte son masque, évidemment.  

Quand ils se retrouvent à voir tous les deux la même arme au même moment, le coup de foudre est de courte durée. L’arme ? De quoi couper l’électricité. Un game-changer. Les deux se mettent aussitôt à se battre et Sweet Tooth prend le dessus assez vite sur Dollface. J’ai trouvé ça presque étonnant, mais c’est que le but était de faire intervenir Mayhem, incapable de rester à la voiture comme on lui a demandé. Elle sort de nulle part et fournit toutes les solutions dans cet épisode, j’aime bien.

Mayhem a en plus le dessus sur Sweet Tooth de la meilleure des manières : elle l’aveugle avec sa propre cape. CHEH.

Notre duo de héros est plus inquiet que Sweet Tooth en revanche : il faut qu’ils trouvent un moyen de se faire passer pour des insiders. Bien sûr, le costume, c’est une nice touch, mais ça ne suffit pas.

Il leur faut notamment des tours de cou et des pass, mais Mayhem, qui devait rester attendre à la voiture au cas où, est déjà sur le coup avant même qu’ils n’y pensent. Elle débarque avec de fausses identités pour eux. J’ai adoré la blague qui voit John découvrir l’efficacité des lunettes où la couleur des yeux de Quiet : il s’avère qu’il voyait le monde de manière floue depuis le début. Lol. Il conduit trop bien pour ça.

Grâce aux nouvelles identités fournies par Mayhem, nos héros parviennent à s’infiltrer chez les riches… où ils sont vite repérés. Alors qu’ils essaient de s’enfuir avant qu’il ne soit trop tard, un riche complètement allumé se prenant pour un empereur romain décadent – si l’on en croit son look en tout cas – les repère et vient leur parler, tentant de comprendre, notamment, pourquoi deux étrangers de villes adverses sont arrivés ensemble. Il y a de quoi rire un coup (par contre, wow, cette phrase était trop longue, pardon).

Quiet et John n’oublient pas pour autant qu’ils sont là pour acheter des armes – enfin, officiellement. Officieusement, ils vont les voler. C’est l’occasion de découvrir que les riches ne manquent pas d’idées pour créer de nouvelles armes mortelles. John se révolte à fond face au système quand il apprend qu’il y a des armes au napalm qui ont servi à éradiquer un campement de New San Francisco.

Et il n’est pas au bout de ses surprises : la salle suivante lui fait découvrir une véritable orgie chez les riches. Quelques jeux de rôles y ont lieu et c’est… inspirant ? John est forcé de rejeter un mec, Quiet une femme et ensemble, ils se mettent à jouer les chiens d’outsiders – à quatre pattes, ouaf ouaf et vas-y qu’on traverse l’orgie comme si rien n’était. Les gags sont tous plus efficaces les uns que les autres.

Et puis, il y a une petite tension sexuelle qui s’installe entre eux, inévitablement, quand ils se retrouvent collés serrés sous une table à se regarder dans les yeux. Ils parviennent malgré tout à passer à la pièce suivante, ignorant au passage la présence de Stu qui se retrouve esclave sexuel malgré lui (non pas que ça semble beaucoup le déranger).

John et Quiet poursuivent leur quête, espérant trouver la salle des armes. Le problème, c’est que loin de rester concentrés, ils sont on ne peut plus excités l’un par l’autre : John adore voir Quiet tuer un type de manière salace, Quiet adore mater les fesses (et l’érection, tiens) de John quand il passe des rayons laser. Sans surprise, ils finissent par se dénuder et faire l’amour dans la salle des armes – mais attention, John doit garder ses lunettes pour exciter Quiet.

De manière subtile, ils se retrouvent aussi à mettre le feu à la salle des armes, un peu malgré eux. Le feu, littéralement. C’est ainsi qu’ils terminent nus dans celle-ci avec des vêtements en feu. Les armes ? Trop occupés qu’ils sont à se faire l’amour, ils ne remarquent pas Stu qui vient les dérober pour mieux s’en servir contre tous les riches ensuite.

Bref, John et Quiet se retrouvent bien cons à être complètement nus tandis que tout part en vrille à Diesel City. Pendant que Stu tue tous les riches, Sweet Tooth perd patience et assomme deux types au pif dans la ville. Tout le monde se rend compte que les snipers sont K.O et se met à voler tout ce qu’ils peuvent. Autant dire que c’est le bordel rapidement. Au moins ça permet à John et Quiet de traverser la ville à poil sans que personne ne s’occupe d’eux. On note que Stu et Mayhem se croisent et se parlent, mais aussi que Quiet reconnaît Stu/Drew. Elle tente de l’appeler, en vain.

Stu s’en tire donc avec la plupart des armes qu’il remet à Sweet Tooth, tandis que Dollface récupère de quoi couper le courant. Elle se met aussi en tête de participer à son tour au tournoi, affirmant à John et Quiet qu’elle leur permettra de mettre K.O le reste de la compétition.

L’épisode peut ainsi s’achever sur des happy ends la nuit qui précède la course : Quiet et John rêvent de victoire, Mayhem de participer et Stu… a enfin la validation de Sweet Tooth !

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Paradise – S01E03 – The Architect of Social Well-Being – 16/20

Tiens, voilà un épisode qui commence à prendre son temps et se perdre dans des détours qui me laissent perplexes, surtout quand il est question des flashbacks. Bon, je ne suis pas fan des flashbacks de manière générale de toute manière, ça ne surprendra personne. Pour autant, j’aime bien que la série développe quelques aspects plus techniques et fournisse des explications sur son twist initial. Et puis, surtout, c’était construit comme un épisode de série qui sait comment nous donner envie de revenir dans une diffusion à la semaine. Que je suis bête de la bingewatcher !

Spoilers

Xavier cherche à comprendre Gabriela, mais ce n’est pas si simple.

What the fuck is Wii Tennis ?

J’ai beau dire que la série a des épisodes longs parce qu’elle a de quoi faire en réserve, faut bien reconnaître qu’elle a des scènes qui trainent en longueur. C’est le cas de la première scène de l’épisode qui voit Xavier continuer de brûler la cigarette du Président, Gabriela jouer aux cartes (hmm ?) et enchaîne sur un footing de Xavier et Billy. Le but de Xavier est de maintenir les apparences – au cas où.

Les deux agents sentent bien que les gens au pouvoir étouffent l’affaire de la mort du Président, mais ils ne peuvent rien faire pour le moment. Pour autant, Xavier se décide à aller voir Gabriella pour savoir pourquoi elle lui a demandé de dire oui au détecteur de mensonges. Perturbée, celle-ci essaie de lui faire comprendre de manière vraiment pas discrète qu’ils ne peuvent pas parler dans son bureau.

Elle l’emmène faire un tour et Gabriela s’avère être un personnage vraiment cool. C’est elle qui nous indique qu’ils sont dans le dôme depuis trois ans et qu’il y a plein de détails intéressants à connaître sur la ville. Par exemple, il y a plein de bruits d’insectes grâce à des enregistrements dans les parcs nationaux.

Bon, pour autant, Gabriela ne répond pas vraiment aux questions de Xavier. Il veut savoir pourquoi elle lui a dit de dire oui, pas apprendre que Cal était en peignoir et alcoolisé moins d’une semaine avant dans le bureau de sa psy, pas qu’il s’est passé quelque chose dans la semaine précédant sa mort selon elle et encore moins parler de son père. En théorie, je suppose qu’il ne le veut pas. En pratique, on a droit à un flashback entre Xavier et son père. Tout s’y déroule bien quand il lui annonce qu’il va être grand-père.

J’ai eu du mal à m’intéresser pleinement à cet aspect de l’épisode. Je ne vois pas pourquoi Gabriela est si obsédée par la relation de Xavier et son père, mais bon. On découvre que le père de Xavier souhaitait cacher sa maladie de Parkinson à son fils. La cacher à son fils, c’est une. La cacher à ses passagers, c’est plus dérangeant : ouep, il est pilote d’avion et a la maladie de Parkinson. On peut comprendre que ça provoque des tensions père/fils, ça. Pourtant, Xavier a eu la possibilité de réaliser un des rêves de son père en l’emmenant voir Air Force One. Le rêve devient cauchemar quand il en profite pour expliquer à son père qu’il a pris la décision de mettre fin à sa carrière de pilote. C’est un mal nécessaire car il ne pouvait pas continuer à piloter… mais ça fait que son père lui en a voulu le reste de sa vie.

Bon et Gabriella ? Elle est un peu chiante à détourner tout l’épisode de l’enquête sur la mort de Cal qui est tout de même le fil rouge de la série. Pourtant, si Gabriella est aussi intéressante comme personnage à mes yeux, c’est parce qu’elle est l’architecte du bien-être social de 25 000 personnes. Ouep, c’est d’elle que parle le titre de cet épisode : elle a été embauchée pour gérer le deuil et la reconstruction des survivants. En trois ans, ils semblent être passés à autre chose. La résilience. C’est fou. Après, perso, je comprends l’énervement de Xavier vis-à-vis de la psy et de ses frites au fromage de noix de cajou. Ils sont mignons les deux, là.

Gabriela continue de l’analyser et trouve ça presque triste de le voir considérer le monde comme une suite de menaces. Moi, je trouve ça plutôt très intéressant à découvrir, tout de même. On obtient au passage quelques infos sur la mort de Teri, la femme de Xavier, qui aurait pu être sauvée si elle avait pris un avion plus tôt – si Cal l’avait prévenue de le faire. Outch.

En tout cas, Gabriela et Xavier passent toute la journée ensemble, jusqu’à la nuit tombée. Il y a une belle alchimie entre les deux acteurs et clairement un rapprochement entre les personnages. Ainsi, Gabriela est assez en confiance avec lui pour révéler qu’elle a choisi chaque personne présente dans la ville. Ouep. Y compris lui. Un flashback révèle qu’elle était dans le bureau ovale juste avant que Xavier ne rencontre Cal. C’est culotté. Et c’était culotté aussi de forcer la main de Cal pour ce chef de la sécurité sans prévenir Sinatra. Et c’est culotté aussi d’embrasser Xavier sans répondre à sa question principale – et réussir à lui faire oublier sa femme au passage alors qu’elle vient juste d’avouer qu’elle avait sélectionné tous les gens présents dans la montagne. Genre, sérieusement : elle n’a donc pas choisi sa femme ? C’est ça que ça signifie, non ?

Et comment elle peut survivre en sachant tout ce qu’elle n’a pas pu sauver, tout ceux qu’elle n’a pas pu sauver. Elle a autre chose en tête à présent de toute manière : non, elle ne veut pas simplement coucher avec Xavier malgré ses fesses incroyables. Elle profite surtout d’être sous la douche avec lui pour lui révéler qu’elle a un message de la part de Cal. Avant de mourir, il lui a dit que s’il devait lui arriver quelque chose, Gabriela devrait trouver Xavier et lui dire qu’il pense que Billy est dangereux. Allons bon.

Finalement, Gabriela nous ramène bien à l’enquête, il était temps ! Oui, parce que l’enquête, elle patine beaucoup. Il y a vraiment de tout dans cette ville : on trouve même un médecin légiste. Bon, il n’est plus trop habitué aux meurtres et n’a peut-être pas fait d’autopsie depuis longtemps. J’aime bien cette idée que c’est compliqué de mener l’enquête parce qu’ils n’ont pas prévu de le faire – déjà dans l’épisode précédent il était question des difficultés avec l’ADN (parce que le seul but de l’ADN était désormais d’éviter de coucher avec ses cousins quelques décennies plus tard).

La série est sympa aussi parce qu’elle nous montre que Sinatra et Robinson assistent au début de l’autopsie… pour mieux aller vomir dans les toilettes ensuite. La pauvre se souvient ensuite de sa relation avec Cal pour mieux s’imaginer couverte de son sang. Elle n’a pas le temps de faire son deuil pourtant : Sinatra lui reproche de passer sa journée à rêvasser de sa liaison passée au lieu de mener l’enquête, alors qu’elle veut récupérer la tablette.

Sinatra est bien cassante avec Robinson, qui assure faire son job et va informer Garcia (Mike), Billy et Jane de tout ce qu’elle sait. C’est juste malheureux que Billy lui donne du fil à retordre en réclamant que Xavier les rejoigne et que Sinatra l’observe encore. En tout cas, l’enquête continue pendant que Gabriela nous raconte tout ce qu’elle sait sur la ville.

Cela inquiète quelque peu Jane et Billy : ce sont eux qui ont désactivé les caméras de sécurité la nuit du meurtre, pour mieux vivre leur liaison. En fait, ils l’ont fait plein de soirs, parce que c’était rigolo de pouvoir jouer à la wii ou tester les chaussettes du Président. Bon. Quand Robinson les confronte, et face à Sinatra en plus, elle ne s’attendait pas à ses réponses. De son côté, Sinatra est dépassée par le nouveau Président. L’ancien est assassiné, bien sûr que le nouveau est inquiet, stressé et dépité de la mort de son ami. Sam lui assure qu’elle aussi était une amie de Cal et réussit à le remettre sur le droit chemin, mais on voit bien que c’est elle qui détient le vrai pouvoir.

Et Billy dans tout ça ? Le cliffhanger nous le révèle comme aussi menaçant que l’annonce Gabriela : on le voit se garer devant chez Xavier et attendre son retour, flingue sur le siège passager et regard noir envers Presley, à la fenêtre, inquiète de ne pas voir son père rentrer. Un cliffhanger dont je vais me souvenir.

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Paradise – S01E02 – Sinatra – 18/20

Les épisodes sont longs, un peu trop, mais il y a de quoi les remplir avec une structure de série riche et agréable à suivre. Il y a plein de personnages, plein de secrets, plein de détails à dévoiler. Et ça fonctionne très bien. Je ne dirais pas qu’on est sur le potentiel d’une série capable de devenir ma série préférée, mais elle a tout ce qu’il faut pour être une obsession et est vraiment de qualité. En fait, ça fait plaisir de voir que des séries comme ça voient encore le jour.

Spoilers

Sam avait le rêve d’une ville souterraine et nous allons découvrir pourquoi et comment elle a eu ce qu’elle voulait.

If you’re in this room, it’s because you’re extremely precious and you’re about to be intrusted with something massive.

Ce second épisode peut à présent nous en révéler plus sur le projet top secret dans le Colorado. Douze ans plus tôt, Sinatra a réuni des spécialistes mondiaux de divers champs scientifiques pour leur confier un secret de taille – et un projet de travail, de toute évidence. Nous, on va se concentrer sur un personnage d’architecte qui a peur de prendre l’avion mais le prend quand même avec Sinatra. Elle lui demande si avec des ressources quasi-illimitées, il serait capable de construire une ville souterraine pour 25 000 personnes.

Il en rit et lui assure que ce serait impossible de trouver un espace suffisamment grand pour creuser ça. Et pourtant, nous on sait que ce sera le cas. Voilà donc comment Sinatra lui présente le projet : une hypothèse un peu fun au détour d’une conversation dans un avion. C’est presque une meilleure introduction que tout l’épisode 1 : tous les scientifiques et spécialistes sont ensuite embarqués à l’intérieur d’une montagne, mais pas avant d’avoir été cagoulés pour ne rien voir. Et donc, Sinatra demande à l’architecte de lui construire sa ville à présent.

Sinatra voulait une ville qui fasse américaine et clairement, elle a obtenu ce qu’elle voulait. Il y a tout ce qui paraît être américain : du soleil (mais le filtre, c’était donc ça ?), des drapeaux, une bibliothèque, toutes les infrastructures… Eh, y a même du vent ? C’est assez fou, tout ça. Sinatra en profite pour écrire, soit ses mémoires, soit un speech sur Cal, on ne sait pas trop. On découvre en tout cas qu’il a étendu son mandat… D’accord, mais il a abandonné tous les américains juste pour se terrer dans sa ville parfaite ? Sympathique.

C’est le moment pour un autre flashback où Sinatra rencontre celui qui sera son mari – ou au moins la personne qui partage son lit dans la ville souterraine. Sinatra rencontre donc son mari dans un bar, le courant est quasi immédiat, il la drague ouvertement et de manière très franche… Et ils sont presque mignons !

Des années plus tard, on les voit s’occuper des deux gosses qu’ils ont, mais tout ce que ça donne, c’est que Sinatra est une super maman et que son fils Dylan fait un malaise bien triste qui inquiète ses parents. On le laisse pour mort, à ce stade. On le retrouve plus tard dans l’épisode alors qu’il est à l’hôpital depuis plus d’un an et demi. Malheureusement, les nouvelles ne sont pas bonnes : Sinatra et son mari apprennent que leur fils Dylan est sur le point de mourir.

La conversation impossible fait qu’ils rencontrent une thérapeute, Gabriela. Sarah Shahi ! J’avais oublié qu’elle faisait partie de ce casting parfait, quel plaisir ! Bon, en revanche, elle est là pour gérer le deuil de Sinatra. Elle n’a pas un rôle facile à jouer : bien que richissime, son fils est mort. Six mois plus tard, elle se rend compte qu’elle a toujours sa compagnie lui rapportant des millions à gérer, qu’elle n’est pas fonctionnelle pour sa fille et que ce n’est pas possible. Elle est prête à payer Gabriela pour être sa seule patiente et pour obtenir toute l’aide dont elle a besoin.

Malgré tout, elle continue de gérer le boulot comme elle peut. C’est ainsi qu’elle se retrouve à une conférence où un spécialiste annonce la fin du monde, un an après la mort de Dylan. Elle y croise Cal, qui a toujours son sourire un peu niais quand il évoque Dylan. Quel drôle de personnage, tout de même. Il est tout de même attachant, à lui parler de son fils de manière gentille et sans détour. On ne sait pas trop comment ils se connaissent, mais ils sont amis, c’est évident. Difficile de comprendre ce qui fait qu’ils en arriveront à se disputer…

Par contre, il est facile de comprendre comment Sam a eu l’idée de sa ville souterraine : une conférence sur la fin du monde où on lui parle d’un tsunami rayant la côte Est des USA suffit à ce qu’elle imagine sa fille mourir. Et c’est intenable pour elle.

Si on en revient au présent, Xavier passe une mauvaise nuit. Il a tenté de déchiffrer le code des cigarettes et a beaucoup cauchemardé de ce qui semblent être les derniers mots de sa femme, au téléphone, alors qu’il était dans un avion (Air Force One) à voir une explosion. Outch. Quand il se réveille, c’est pour mieux découvrir que Billy s’occupe de ses enfants (en vrai, c’est Presley qui fait tout) et que l’amante du Président, l’agent Robinson, est là pour mener l’enquête et l’emmener à un interrogatoire.

Il est révélé assez vite que le secret sur le meurtre est bien gardé pour l’instant. Xavier essaie de savoir où en est l’enquête. Il n’y a pas encore eu d’autopsie, il n’y a pas d’arme du crime, Xavier ne comprend pas pourquoi c’est l’amante du Président qui mène l’enquête (même si elle a un alibi). Elle, elle ne comprend pas pourquoi il a caché pendant 30 minutes la scène de crime alors qu’il le déteste clairement.

Elle se fait donc un plaisir de l’interroger avec un détecteur de mensonges. Elle veut savoir s’il l’a tué, il se justifie en disant qu’il n’a pas respecté le protocole car il devait prévenir sa boss, mais que sa boss couchait avec le Président. Dur d’avoir confiance. Le détecteur de mensonges semble confirmer tout ce que dit Xavier, mais on sait qu’il ment au moins une fois en disant n’avoir rien pris de la scène de crime. Pourtant, c’est bien le cas et pourtant, le détecteur de mensonges ne révèle rien.

C’est intéressant, mais on sent aussi dans cette scène qu’il y a bien beaucoup de secrets gardés par les personnages de la série. Ainsi, on découvre que Gabriela est aussi dans la ville souterraine. Elle était la thérapeute du Président, mais elle l’était aussi, une fois, pour Xavier. Elle débarque dans la salle d’interrogatoire pour lui demander s’il souhaitait la mort de Cal. C’est le cas, mais elle lui demande de dire « oui » ; en l’ayant écrit sur sa main. Son but ? Convaincre Samantha/Sinatra qu’il ne ment pas, puisque s’il était expert en mensonge capable de brouiller le détecteur, il aurait dit non pour se couvrir.

Pourquoi fait-elle ça ? Pourquoi vouloir le protéger ? Il y a des choses qu’on ne nous révèle pas. En tout cas, Xavier est innocenté, ce qui semble soulager Sinatra. Elle lui demande de prendre deux semaines de congés et lui révèle sa décision de prétendre que Cal est mort de mort naturelle. Un successeur est tout trouvé, il y a un vice-président, l’enquête va continuer, mais au moins, toute la ville sera rassurée et apaisée de savoir qu’un système est en place. C’est de la bonne gestion de crise, en vrai, mais la tablette avec les nouvelles du monde n’étant pas retrouvée, ce n’est pas si bon signe, je suppose.

Malgré tout, Xavier est forcé de prendre ses deux semaines de congé alors que la ville entière est sur le point d’apprendre la mort du Président. Ils reçoivent tous sur les montres connectées qu’ils doivent se rendre au plus vite à la Mairie. Pourtant, Presley ne le fait pas, préférant suivre un garçon à la bibliothèque (une chance que le bibliothécaire n’y aille pas non plus). Elle est amoureuse de Jeremy, clairement, et tente d’attirer son attention. Il ne lui en accorde pas beaucoup.

C’est normal : il a appris la mort de son père avant les autres. Oui, bien sûr qu’elle est amoureuse du fils du Président mort. C’est con. Jeremy s’en veut à présent d’avoir planté son père pour leur dernier dîner : sa dernière conversation avec lui remonte à plus d’une semaine et il lui a dit les horreurs que disent tous les adolescents. Vous savez, les basiques : « tous les gens hors de la ville sont morts à cause de toi alors j’aimerais que tu sois mort ». Hâte d’en savoir plus sur la tragédie qui a frappé le monde quand même, parce qu’ils n’ont pas l’air si traumatisés les gens dans cette montagne !

À la Mairie, Xavier a le temps de papoter avec la Première Dame – parce qu’elle l’est toujours aux yeux du public. La séparation est donc officieuse et un secret bien gardé ? Ils ont trop de secret, ce n’est pas bon. La Première Dame ? J’ai envie de bien l’aimer, mais c’est difficile de ne pas la soupçonner un minimum. Elle est pourtant toute gentille avec Xavier, lui disant des mots réconfortants et assurant que le Président disait du bien de lui en permanence, même s’il était raciste – bon, même s’il aimait beaucoup les stéréotypes datés.

On enchaîne avec le discours du futur Président, qui en profite pour dire tout le bien qu’il pense de Cal. La cérémonie de passation a ensuite lieu pendant que Presley écoute « We built this city ». Bordel, nous sommes sur une bonne playlist avec cette série, tout de même. Prendre des tubes comme ceux-là et leur donner un tout nouveau sens, c’est malin.

Jeremy embarque ensuite Presley dans un endroit interdit : un hangar en-dehors de la ville… C’est clairement la salle par laquelle ils sont tous passés pour entrer au Paradis artificiel de Sinatra (la pauvre a dû dire à son fils qu’il allait au Paradis et qu’il allait mourir) et où les avions sont tous stockés. C’est la salle où Presley et James ont compris que leur mère est morte.

Autrement, Xavier parle avec Billy pour savoir s’il a une idée de ce que pourrait être un code à six chiffres. Il lui confie aussi qu’il n’a pas confiance en Sinatra, mais Billy lui rappelle qu’elle est la personne la plus puissante de la ville. Pas grave, Xavier est sûr qu’il peut tout observer, qu’il est un super agent et qu’il trouvera de quoi la faire tomber si besoin. En attendant, il brûle la cigarette avec le code à six chiffres – un numéro d’avion, peut-être ? C’est ce que suggère un enchaînement de plan avec Air Force One.

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