Quantico – S03E12

Épisode 12 – Ghosts – 16/20
À défaut d’être parfaitement écrite, la série possède encore son lot de surprises et le budget est toujours présent dans les décors. En fait, c’est ça, tout l’argent de cette saison 3 est passé dans les décors et la musique entêtante, mais ça en améliore la qualité, mine de rien. Et puis, nous sommes en plein arc final après tout.

Saison 3


Spoilers

12

No one knows we’re coming. We’re ghosts, let’s keep it that way.

Je ne vais pas mentir, cet arc final de Quantico réussit à vraiment me motiver pour ne pas prendre trop de retard, et c’est assez inattendu quand on y réfléchi quand même. Cette semaine, on retrouve Devlin dans un avion où il est surveillé par toute notre équipe de choc. Il est expatrié en Irlande et s’amuse à narguer toute l’équipe, n’oubliant pas au passage de les menacer une fois de plus. Il peut se le permettre, sa nouvelle évasion est déjà organisée. On ne comprend pas bien comment il se débrouille, mais il parvient à se libérer de ses liens, à trouver un nécessaire masque à oxygène faute de pression dans la cabane, à ouvrir une porte et à sauter en parachute. La classe le monsieur.

Aussitôt toute l’équipe saute à son tour en parachute, sans même vérifier l’état du matériel que j’aurais saboté à la place de Devlin et abandonnant un avion qui part se crasher au sud de Dublin, sans faire de survivant. Ben voui.

Notre équipe se retrouve donc en Irlande et se réveille dans un vieux cimetière sympathique, mais ils sont séparés : McQuigg se réveille de son côté, alors que le reste du trio est ensemble, laissant notre habituel triangle amoureux ensemble. Pendant ce temps, dans son hôpital clandestin pour espion qui est plus équipé et plus spacieux que n’importe quel hôpital, Owen se réveille et demande des nouvelles de la sœur d’Harry, toujours manquante à l’appel, puis apprend que l’avion de l’équipe n’a pas fait de survivants.

Il faut dire que notre équipe n’appelle pas les autorités, par principe : ils veulent rester des fantômes tant que possible. Malheureusement, McQuigg est vite arrêté par la police irlandaise, alors qu’Alex appelle le reste de l’équipe pour leur dire qu’ils sont finalement encore en vie, zut. Il n’en faut pas plus pour qu’Owen décide de quitter l’hôpital malgré les trois balles qu’il s’est mangé il y a moins de quinze jours et se rende en Irlande auprès du trio, avec Jocelyn et Shelby. Sympathique pour la fin de saison de venir en Irlande.

Ils ont à peu près le même genre de QG que d’habitude, comme si de rien n’était. Je passe une semaine à galérer à me trouver un appartement dans mon propre pays, eux, ils ont direct un loft partout où ils vont. Je n’ai vraiment pas les bons contacts.

Devlin s’est donc échappé sans problème, est arrivé en Irlande comme si de rien n’était et est ramené auprès de son trafic habituel de jeunes filles, dont la sœur d’Harry. Elles sont toutes dans une écurie, parce que c’est l’Irlande, autant profiter des clichés.

McQuigg n’a pas beaucoup de chance dans son commissariat irlandais : personne ne le prend au sérieux quand il raconte la vérité. Ils sont malins ces irlandais à voir à quel point cette série n’a aucun sens, mais bon. Par chance pour lui, il connaît Fiona qui peut vérifier ses dires, mais les policiers font du zèle parce qu’ils sont à la botte de Devlin. Ce dernier vient donc lui rendre visite comme si de rien n’était. Cette fois, McQuigg a la bonne idée de mentir et dire que le reste de son équipe est morte, mais ça ne l’empêche pas de se faire tabasser par Devlin pour autant. Par chance, celui-ci n’a pas le droit de tuer Mike, parce que son frère le refuse.

La visite suivante est plus sympathique, puisqu’il s’agit de Fiona… mais il se méfie ENFIN d’elle comme il faut… contrairement à Owen. Celui-ci la ramène aussitôt dans leur nouveau QG où ils mettent au point un plan pour arrêter Devlin.

D’un côté, il est très sympa de les voir tourner dans une vraie bibliothèque historique de Dublin, de l’autre, c’est parfaitement con : c’est une bibliothèque qui est plutôt devenue un musée noir de monde, pas une bibliothèque déserte comme ils nous le montrent dans la série. J’aurais bien aimé qu’elle soit si vide, ça m’aurait fait une meilleure photo de profil Twitter que celle que j’avais ces derniers mois et qui a été prise au même endroit.

BREF, on s’en fout, c’est une série qui n’a rien de crédible de toute manière, et ça permet à Harry d’avoir une piste pour retrouver sa sœur : elle est mise aux enchères dans un réseau clandestin et il ne fait pas de chichi pour voler le pouce de son nouvel ennemi dont il a besoin car tout le réseau se joue aux empreintes. Merveilleux.

En parallèle, Fiona aide l’équipe à faire relâcher McQuigg, et je n’ai toujours pas confiance en elle pour autant ; ils doivent bien se rendre compte à force que Devlin a une taupe, non ? À tous les coups, Fiona est sa fille. La fuite de l’hôpital est plutôt drôle malgré tout, avec Alex en infirmière, et ça permet à tout le monde d’être sûr qu’il faut faire confiance à Fiona. Tout le monde ? Pas Alex qui n’a toujours pas confiance dans ses contacts au MI-6.

C’est malheureusement sans surprise que Fiona s’avère bien être au service de Devlin, avec qui elle est même en couple, (zut, ce n’est donc pas sa fille, ma théorie tombe à l’eau) parce qu’il l’a sauvée elle et son frère d’une vie de SDF. C’est tellement ridicule comme intrigue de secours pour nous expliquer pourquoi elle est méchante, sérieusement.

Contre toute attente, Devlin refuse qu’elle tue tout le monde au QG et laisse donc les opérations se continuer : l’équipe se divise en deux ; Harry et Ryan retrouvent Maisie sans souci alors que le reste fait en sorte de pouvoir la faire s’évader.

Devlin les laisse faire parce qu’il compte bien faire tomber son frère au passage. Eh oui, son frère est aussi un grand méchant, mais il a voulu laisser en vie les agents, et c’était une bien mauvaise idée de sa part. Grâce à l’opération du FBI, Devlin peut le tuer et accuser les américains de l’avoir exécuté. En s’échappant, il tombe sur Alex, mais celle-ci ne le tue toujours pas alors qu’ils n’ont vraiment plus besoin de l’avoir en vie : Maisie est saine et sauve.

Fiona profite de l’hésitation d’Alex pour l’attaquer et aider Devlin à s’enfuir. Pour le dernier épisode (présenté comme une fin de saison, pas une fin de série, humph), il restera à arrêter Devlin grâce à un tout nouveau QG encore plus grand que la maison des parents de Shelby (décidément, ils ont mis le budget dans les endroits où tourner cette année).

Comme Mike culpabilise de ne pas avoir percé à jour Fiona, Alex le réconforte et recommence à flirter avec lui. Elle s’installe dans sa grande et belle chambre… et il lui rend une petite visite parce qu’il a froid dans sa chambre. Ben voyons. Ces deux-là s’embrassent et semblent prêts pour un happy end la semaine prochaine. Aura-t-on enfin une série acceptant de se terminer sans réunir son couple principal (Alex/Ryan) ? Ou vont-ils tuer Shelby et Mike pour simplifier les choses ?

Mystère. En attendant, le cliffhanger est excellent : Devlin a réussi à capturer Andrea et sa fille, ce qui n’a pas fini de faire péter un câble à Alex, je pense. Elle n’aurait pas dû se permettre d’être heureuse en couchant avec Mike, c’est le revers de la médaille, ça ! Et sinon, la soeur d’Harry semble avoir oublié que son mec vient de se faire tuer et n’en avoir absolument rien à carrer de savoir que son frère est responsable de son enlèvement. Normal.

Saison 3

Quantico – S03E11

Épisode 11 – The Art of War – 16/20
Zut. Si la série manque de beaucoup de choses, elle a su retrouver un intérêt pour son arc final avec un grand-méchant et de bons rebondissements constants. On quitte de nouveau le procedural pour revenir à une série sur le mode du feuilleton, et ça fonctionne plutôt bien. Certes, on ne retrouvera jamais la crédibilité – mais au moins, le divertissement est là.

Saison 3


Spoilers

11

We have a common enemy, Mr King. That makes us bloddy best friends.

Je suis en retard dans plein de meilleures séries, mais rien ne valait un petit Quantico hier soir avant d’aller dormir. Comme ça, ce n’était pas trop prise de tête et ça allait vite à voir et comprendre. Puis, ça me donne l’impression d’avancer ma liste de visionnage, alors c’est tout bon. Franchement, cette saison repartant en mode procédural est une bonne manière de s’endormir en toute tranquillité.

La scène d’introduction s’éloigne de l’intrigue en cours, à vue de nez, pour parler de Maloney mis à mal par un groupe d’hommes armés, dont King, le connard ayant voulu tuer Alex et ayant presque réussi, tuant son bébé au passage. Maloney ? On le retrouve ensuite au procès de Devlin, où les irlandais (l’agent de la semaine dernière s’appelle Fiona !) souhaitent le rapatrier pour l’y juger. Ce n’était qu’à vue de nez qu’on s’éloignait donc de l’intrigue Devlin pour mieux y revenir.

Garrett King est donc l’homme ayant fait chanter Maloney pour rencontrer Devlin et se plaindre de celui-ci : il n’a pas fini le job qu’il voulait lui faire faire, tout ça parce que son fils est mort. Et plutôt que de le rembourser, que fait Devlin ? Il l’envoie tuer nos héros, pour changer.

Ceux-ci sont occupés à tenter de faire tomber Devlin en même temps, et le tout avec l’aide de Fiona. Louche, c’est louche. Rassurez-vous, tout le monde ne travaille pas d’arrache-pied, comme d’ahbitude : Owen et Jocelyn parlent de leur baiser aussi. Et Jocelyn n’est plus en couple avec Frank, en plus ! Et euh… ils font appel à Deep pour faire leur boulot, et celui-ci est heureux de revenir.

Je suis content de voir qu’on retrouve Harry et sa sœur Maisie cette semaine, Maisie qui sort avec un certain Sven… et qui n’est pas encore remise de ses émotions de la semaine dernière. Tu m’étonnes, elle a manqué de se faire tuer, quand même, mais si on nous la présente dans cet épisode, ça ne peut pas être un hasard. Et ça se confirme quand on la voit carrément rentrer chez elle et retrouver Sven… qui se fait tuer par Garrett King. Oh, oh.

Le lendemain, Harry n’arrive pas à contacter sa sœur et il ne s’inquiète pas plus que ça d’entendre que Devlin a quelque chose qu’Owen veut… Celui-ci joue bien son jeu et dit savoir où est Garrett King. C’est suffisant pour diviser l’équipe, surtout quand Mike se met à écouter Fiona plutôt que les désirs de revanche d’Alex apprenant que son pire ennemi est à New-York. C’est plutôt chouette de voir ces différents épisodes de la saison former une intrigue plus complète.

Devlin raconte absolument tout ce qu’il sait ; jusqu’au contrat qu’il a mis sur la tête d’Owen, pour convaincre nos agents de l’aider et Alex est immédiatement tentée. C’est complètement con : elle suit les indications de Devlin pour arrêter King, mais ça les mène droit vers un camion contenant des jeunes filles ligotées et aveuglées – parmi lesquelles une jeune actrice très prometteuse que j’ai adoré dans un épisode de Supergirl cette année.

Harry et Ryan mènent rapidement l’enquête sur la disparition de Maisie, retrouvant le cadavre de Sven qui, par chance, jouait aux jeux vidéos quand tout a commencé. Ainsi, Ryan et Harry ont une vidéo de l’enlèvement de Maisie. Celle-ci est convaincue que son frère le retrouvera vite ; et elle en parle à Ashley, une autre prisonnière. Deux jeunes filles en cage ? Deux autres victimes pour le camion de King, Il ne chôme pas le monsieur.

Alex et le reste de l’équipe sont heureusement trop forts et retrouvent vite l’endroit où Maisie a été amenée. Le problème, c’est qu’ils arrivent trop tard, même si heureusement Maisie a décidé de jouer au Petit Poucet avec son frère.

Pendant ce temps, au QG, un groupe de méchant débarque et nous attaque Owen et Jocelyn, trop occupée à fouiller le frigo pour savoir ce qu’il se passe. Le but de ces hommes armés ? Tuer Owen. Ils le blessent une première fois, mais Owen continue à leur tirer dessus jusqu’à se prendre une deuxième balle. C’est con. Jocelyn pète un câble et fait peur aux méchants qui s’enfuient, mais elle ne peut l’amener à l’hôpital, par peur que les méchants le voient.

Fort heureusement, Deep choisit ce moment pour arriver et pouvoir être le chirurgien d’Owen. Il le sauve in extremis puis l’emmène dans un hôpital sous couverture, un hôpital pour les espions, parce qu’on n’est plus à ça près.

C’est merveilleux, la série nous aura tout fait. C’est à peu près ce que pense Alex aussi, et elle s’en prend violemment à Mike qu’elle juge responsable de ce qui arrive : ils auraient dû accepter le marché de Devlin voulant retourner en Irlande directement. C’est désormais la décision qu’ils prennent, envoyant Alex et Shelby interroger Devlin. Celui-ci est heureux de dire tout ce qu’il sait sur King, et Alex insiste pour s’occuper personnellement de King. Elle ne met pas longtemps à le confronter, et le braquer, et ne pas réussir à le tuer… mais il se débat l’idiot, et il finit par se prendre la balle qu’il mérite.

De leur côté, Harry et Shelby sont chargés de retrouver les jeunes filles enlevés par King, et il y en a tout plein dans un container. Heureusement, cette fois, elles ne sont pas bâillonnées et peuvent facilement signaler leur présence… Sauf que la série se joue de nous et qu’Harry ne retrouve pas le bon container ! Pas mal, pas mal.

Le trafic d’humains ? King a affirmé à Alex, avant de mourir, qu’il appartenait à Devlin. Devlin ? Renvoyé en Irlande. Finalement, le marché qu’il a voulu passer avec l’équipe était une jolie manipulation de plus de sa part, et personne n’a d’infos sur l’endroit où peut se trouver Maisie. C’est con. S’il me faut miser sur quelqu’un pour être responsable de tout ça, c’est Fiona, je ne la sens vraiment pas. En attendant, nous suivons l’équipe prendre la décision de quitter le QG désormais compromis et ne pas savoir où aller, alors que Maisie se réveille dans son container… à Dublin. OUPS.

Notons aussi que cet épisode ajoutait des citations de l’Art de la Guerre entre ses actes, parce que Devlin a appris à se battre avec (mais lol) et… ça ne servait à rien, franchement. C’est toujours bien d’avoir un peu de littérature, on va dire.

Saison 3

Quantico – S03E10

Épisode 10 – No Place is Home – 15/20
À trois épisodes de la fin de la série, on sent que les scénaristes reprennent des forces et tentent de sérialiser ce qui était devenu un procédural. Bref, je pense qu’ils jouent le tout pour le tout, n’hésitant pas à avoir encore une fois la gâchette facile. Au point où on en est, plus rien ne peut surprendre venant d’eux, mais ça donne quarante minutes plutôt bien fichues malgré des raccourcis scénaristiques et une intrigue vue et revue.

Saison 3


Spoilers

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Please, give me a reason to kill you.

C’est reparti pour Quantico sous un soleil de plomb et avec une boisson hyper fraiche, parce que c’est bien mieux comme ça. Pour changer, la série débute avec un cadavre de plus : celui de la fille d’Owen. Elle ne me manquait pas, elle ne me manque toujours pas maintenant qu’on l’enterre, mais elle est notre cas de la semaine : Jocelyn voit bien que le meurtre de Lydia en prison semble être lié à une vieille affaire des années 70… et à Connor Devlin, le moustachu, qui s’amuse à tuer en utilisant un symbole gaélique.

Les choses empirent quand la sœur de Mike est elle aussi retrouvée morte. Oupsie, comme dirait l’autre. L’enquête de la semaine promet donc être un peu plus palpitante que précédemment puisqu’elle touche directement les proches de notre équipe (je dirais bien préférée, mais bon, non). Devlin est donc le suspect principal, mais quand Owen et Mike lui rendent une visite, une agent du MI5, les services irlandais, est déjà présente. Elle a le rôle classique de l’empêcheur de tourner en rond, et ce n’est pas plus mal, parce qu’Owen interroge ensuite Devlin et c’est juste hyper soporifique, jusqu’à ce qu’il lui explose la tronche.

L’irlandaise l’arrête et dit avoir un nouveau témoin contre Devlin, mais Owen, lui, trouve une autre agent du MI5 qui pourrait être corrompue. Le problème est que celle-ci est censée être morte, et je sens qu’elle était pote avec celle que l’on connaît déjà, mais bon. L’enquête continue, laissant le MI5 et Mike travaillant ensemble, et ils trouvent ainsi un téléphone dans la cellule de Devlin.

Tout ceci offre une piste pour Harry, Jocelyne et Owen qui trouvent la planque du tueur… et se retrouvent coincés sur une plaque de pression reliée à une bombe. Enfin pas tous : Harry a la chance de pouvoir essayer de les débloquer, mais ce n’est pas gagné du tout. La théorie dit ça, en tout cas, la pratique est bien différente : Harry n’a aucun mal à débloquer la bombe alors que Jocelyne et Owen s’embrassent.

De leur côté et avant tout ça, le reste de l’équipe est forcé de contacter sa famille pour les mettre sous protection : Alex revoit sa mère qui lui en veut de ne pas lui avoir donné de nouvelles depuis un moment, Ryan récupère son père qui imagine une vengeance de Thanksgiving et Harry a une sœur que j’adore déjà avec son accent brittish. Dans le trio, c’est Alex la plus en danger : quelqu’un prend des photos de sa mère et elle (Alex passe la saison à se faire prendre en photo de toute manière).

Tout le monde ramène sa famille chez Shelby, parce que le manoir de ses parents est censé être une forteresse. Ramener tout le monde au même endroit ? Oh, quelle mauvaise idée, j’adore d’avance cet espèce de huis-clos qui devrait voir tout le monde s’entretuer – en plus la sœur d’Harry (Maisy ?) n’a aucune idée du job de son frère. Et la découverte est excellente.

Cela nous ramène un petit drama familial de plus au milieu des bonnes nouvelles : bizarrement, les gens dans la baraque n’ont pas l’air ravi d’avoir un tueur aux trousses. Je ne comprends pas pourquoi, vraiment. Toujours dans les dramas familiaux, Shelby est totalement perdue parce que son beau-père n’est pas sous son charme ; elle fait donc tout ce qu’elle peut pour être appréciée par lui et ce n’est pas bien exceptionnel.

Tout ceci nous mène à un magnifique dîner de famille, avec Maisy posant un tas de questions gênantes et la mère d’Alex qui pète un câble contre sa fille qui ne devrait plus être du FBI depuis bien longtemps. Les réconciliations finissent par se faire quand Alex lui confie sa fausse couche et la culpabilité qu’elle ressent dans celle-ci, après une phrase bien bâtarde de sa mère « tu peux pas savoir ce que c’est d’avoir un enfant et d’ensuite le perdre ». OUPS.

Les réconciliations sont interrompues par une alarme indiquant que quelqu’un se pointe sur le périmètre de la maison. Il s’agit d’un simple voisin armé jusqu’aux dents, mais qui a une bonne couverture s’il est méchant. En plus, il a une bonne tête de gentil, mais quand même, Shelby ne se souvient pas de lui, ce n’est pas très rassurant.

Plutôt que de l’enfermer, Shelby propose de garder simplement un œil sur lui, mais ils sont de nouveau interrompus par les alarmes, avec cette fois le tueur sur place. Cela envoie Ryan et Alex loin de la maison, laissant l’occasion à Ben, le voisin, de révéler qu’il est bel et bien un grand-méchant. Il s’en est déjà pris au valet de Shelby – attaché dans les bois et retrouvé par Alex, alors en pleine fusillade contre la tueuse engagée contre eux. Shelby est mise K.O comme une bleue et amenée dans la cave de la maison sans être tuée, donc Ben a le champ libre pour s’en prendre au père de Ryan.

Celui-ci est sauvé par son fils in extremis, puis lui renvoie l’ascenseur alors que Shelby est celle venant finalement à bout de Ben. N’importe quoi. De son côté, Alex vient à bout de la tueuse à gages avec quelques coups de couteau et une chute de grange digne de Smallville.

Le lendemain, Georges, le valet de Shelby, est donc mort, laissant celle-ci toute peinée (mais le pire, c’est le chien, parce que j’en suis là dans les émotions de cette série) jusqu’à ce que son beau-père l’accepte enfin. Harry récupère la complicité qu’il devait avoir avec sa sœur et Alex a une dernière petite discussion avec sa mère. Je m’attendais d’ailleurs à ce que ça soit la dernière pour toujours, parce que clairement, il aurait été sympa de terminer sur un cliffhanger la voyant mourir (au point où en est, écoutez), mais finalement non : l’épisode se termine sur McQuigg et l’agent du MI5 heureux de montrer à Devlin qu’ils ont stoppé la tueuse ex-agent du MI5 qu’il avait envoyé aux trousses de l’équipe. Moui, mais c’est bien trop simple pour qu’on s’arrête là, j’imagine que la fin de la série s’attaquera à ce personnage une dernière fois, parce qu’on tient un grand-méchant. Plus que deux épisodes, allez !

Saison 3

Quantico – S03E09

Épisode 9 – Fear Feargach – 13/20
Franchement, ça pourrait être bien si ce n’était pas si convenu. Les épisodes sont hyper-prévisibles, avec des « rebondissements » visibles dès le départ, parfois à un point où ça en devient gênant : la simplicité d’écriture aurait été très pertinente il y a 15 ou 20 ans, mais en 2018, on peut faire un peu plus original. Heureusement, il reste les personnages, qui sont ceux qui me font revenir pour voir la conclusion de tout ça !

Saison 3


Spoilers

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They want you dead, Shelby.

Cela fait donc quelques semaines qu’Alex a fait sa fausse couche, et elle dîne au restaurant avec Shelby qui prend soin d’elle depuis tout ce temps. Le problème, c’est que Shelby est la cible d’un tueur et n’en a pas conscience. Owen le sait et tente de la prévenir, mais c’est trop tard : un sniper tue une pauvre victime et rate de peu Shelby.

Celle-ci est au cœur d’un procès dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est que la Syrie ne veut pas qu’elle parle et qu’elle a un pote, Nazir, qui la contacte parce que tous les autres sont morts. Comme bien souvent, je n’ai pas tout suivi à la présentation de la situation, mais il faut en retenir que Nazir est l’ex de Shelby et qu’Alex et Ryan sont tous les deux d’accord pour penser que Shelby fait de la merde.

Forcément, ça mène à des engueulades de couple devant Alex et Mike se draguant, surtout quand Shelby fait en sorte de protéger Nazir en permanence.

Ryan est énervé de voir que tout le monde le pense jaloux alors qu’il veut juste maintenir Shelby en vie, mais en même temps, il est juste grillé qu’il est complétement jaloux. Il l’est pour rien du tout parce que Nazir profite de l’inattention de tout le monde pour voler les dossiers sur les méchants et se barrer. Quelle team d’espions de merde, sérieusement, c’est trop drôle de les voir faire des erreurs de débutants à chaque épisode.

De son côté, Owen interroge un ex-agent qu’il sait travailler pour la Syrie, et à part que la scène me valide le point 2 du Bingo Séries, je n’en ai pas retenu grand-chose. Finalement, on découvre que c’est le fils de ce moustachu, Phelan, qui était embauché pour tuer Nazir. Cette nouvelle scène nous permet de nous présenter comme un grand méchant capable de tuer le « sergent » de Phelan, son (petit ?) ami, pour le simple plaisir de les punir d’avoir été incapable de tuer Nazir quand il a contacté Shelby dans un parc en début d’épisode (une très chouette intervention de l’équipe).

Toute l’équipe retrouve rapidement Nazir dans un bar où il demandait à voir le moustachu et sur les bons conseils de Shelby, il se laisse calmer et ramener tranquilou dans leur bureau. Ryan profite de cette sortie pour convaincre Shelby de lui raconter son histoire avec Nazir – et on apprend ainsi qu’elle culpabilise d’avoir laissé sa famille se faire tuer. Elle laisse Ryan la convaincre d’amener Nazir à la maison protégée par la CIA… qui est tellement bien protégée qu’elles y retrouvent la taupe de Phelan égorgée. Sympa.

Pendant ce temps, Jocelyn trouve encore le moyen de nous ramener son insupportable Frank dans l’affaire, parce qu’il a bossé sous couverture avec le moustachu (Conor Devlin) il y a un moment. Ben voui, bien sûr. Il faut qu’elle le ramène dans tous les épisodes de toute manière, mais ça permet aussi une rapide scène Alex/Owen qui m’a permis de me souvenir qu’on a tenté de nous les mettre en couple l’an dernier aussi.

Bref, Frank est embauché par Owen, même s’il n’a pas du tout envie de bosser avec lui : après tout, il a toujours une relation avec Jocelyn, qui lui a même parlé de l’affaire en cours avant de laisser Owen s’en charger. Sinon, de plus en plus cette saison, la série se transforme en procédural moyen se concentrant sur les méchants autant que les gentils, et c’est tout le problème : je suis là pour les gentils, mais les méchants me font mentir.

Frank est donc envoyé sous couverture de manière bien peu crédible, mais ça fonctionne, même quand Phelan le soupçonne de porter un micro. Ce n’est pas si bien écrit, mais c’est amusant à voir malgré tout ; j’ai l’impression de voir une série pour scénaristes débutants avec tous les trucs et astuces à connaître – mais je les connais déjà, quoi.

Frank ne sert pas à grand-chose, mais il apporte un élément-clé qui permet à toute l’équipe d’organiser un piège pour arrêter Phelan… mais pas son père. Tout ceci est bien trop simple, et ils rangent tous leurs armes bien trop rapidement alors que Nazir n’est clairement pas en sécurité. Il se laisse énerver par Phelan, veut le taper et le fait tuer par Ryan quand il le frappe au beau milieu de son arrestation.

Phelan mort, le procès est avancé et précipite les choses : Shelby avoue la vérité sur le passé à un Nazir qui était déjà au courant et devant les Nations Unies, une bombe explose et met toute l’équipe à terre, permettant au moustachu de débarquer avec de quoi tuer tout le monde ; et on notera comment Alex est complétement paumée cette fois.

Par chance, elle a Mike pour la protéger malgré tout, mais elle a clairement un souci : elle n’est même pas capable de tuer le moustachu. Certes, ça permet de l’arrêter, mais ça permet surtout de nous prouver qu’Alex est cassée et qu’elle a besoin d’Owen pour l’arrêter. Quant à Nazir, l’attentat suffit à le tuer, comme je m’en doutais depuis le début de l’épisode : il a tenté deux fois de faire réciter à Shelby la fin d’un poème en arabe, et dès le départ, on sentait bien que ce serait ses derniers mots et qu’elle lui répondrait.

C’est effectivement le cas, mais Shelby ne parlant pas arabe, la série fait sa timide et nous la fait en anglais, tout simplement. OK. C’est un peu triste, mais Shelby témoigne malgré tout et il n’y a quasiment aucune conséquence. Toutefois, on a tout de même droit à de brèves conclusions et conséquences : le moustachu est envoyé en prison, mais il fait la promesse de tuer tous les gens qu’Alex aime. Moui. C’est un peu tard pour nous introduire un grand méchant, surtout que son fils avait l’air plus intéressant et est déjà mort.

Côté couple, Shelby et Ryan se réconcilient, Alex continue de flirter avec Mike qui dit vouloir l’écouter parler et Jocelyn avoue à Owen qu’elle sort désormais avec Frank. Ben oui, forcément, on avait compris tout seul, merci. Oh, et Harry ? Pas d’histoire de cœur pour lui, donc tout le monde s’en fout dans cette conclusion d’épisode.

Saison 3