Lessons in Chemistry – S01E06 – Poirot – 15/20

Pfiou, c’est un épisode qui ne fut pas simple à critiquer, car toutes les intrigues s’entremêlent dans cet épisode. Cela dit, ça me convient, parce que c’est toujours chouette à suivre. Je ne fais que me répéter : les personnages sont géniaux, l’intrigue est simple, mais c’est ce qui rend le tout efficace. En plus, tout s’enchaîne avec tant de fluidité que ça ne peut qu’être agréable à suivre. Je trouve toutefois que cet épisode se perd en cours de route avec des sous-intrigues qui semblent être là pour rallonger l’histoire. Je me demande si tout était dans le livre et comment c’était présenté… Définitivement, j’ai hâte de le lire !

Spoilers 

La première de Supper at six est plus proche qu’on ne pourrait le penser.

Disperse immediately.

L’enfance d’Elizabeth

L’épisode commence dans l’Alabama en 1934 et euh… pourquoi, au juste ? Pour nous parler des parents d’Elizabeth, bien sûr. On découvre son père alors qu’il prêche dans son Eglise. C’est clairement un grand arnaqueur et un menteur qui met en place dans son Eglise des signes de Dieu. N’importe quoi. Le grand frère d’Elizabeth lui explique donc que Dieu n’a pas vraiment envoyé un signe et que le feu ne s’est pas allumé seul quand il s’est allumé.

Non, c’était de la chimie avec de la combustion de pistache à retardement. Le grand frère est tout sympa avec la petite, lui expliquant toute la vérité et nous menant à l’Elizabeth athée que nous connaissons, j’imagine. Le problème, c’est qu’on sent dès le départ qu’il y a un malaise grandissant avec ce fils qui fait tout ce que son père lui demande tout en étant clairement attiré par les garçons. La série ne montre pas grand-chose : un regard pendant la messe, une dispute avec son père qui lui reproche d’avoir été avec un garçon, puis un père qui torture son gamin en le mettant dans le coffre. Sans aucune surprise, surtout qu’AppleTV spoile dès le départ avec un message d’avertissement, le frère décide donc de s’ôter la vie durant la nuit. Quelle horreur.

Et bien sûr, on nous montre tout ça avant d’en revenir au présent. La transition ? Son père est applaudi par ses fidèles, Elizabeth l’est par ses fans maintenant que l’émission fonctionne. Le parallèle dure tout l’épisode et j’ai un peu tout résumé ici.

Pantalon

À propos de l’émission, je dois bien dire que je trouve un peu frustrant qu’elle soit lancée si vite. Nous ne voyons pas vraiment Elizabeth galérer à la lancer – la première a eu lieu bien vite, on ne nous montre pas vraiment les recettes et à la fin du cinq, elle a déjà plein de fans et une aisance face caméra impressionnante. Elle a même pris le temps de sourire dans un épisode, c’est dire !

Bon, tout se passe bien en tout cas. Phil en est à dire qu’il a tout de suite vu qu’elle allait être une grande star, tout en critiquant le fait qu’elle porte un pantalon. Et si tout se passe bien, c’est aussi parce qu’Elizabeth est capable d’inspirer son audience. Finalement, elle n’est pas si loin des mensonges de son père quand elle inspire une femme au foyer en lui disant qu’elle pourrait très bien être une chirurgienne cardio-vasculaire et qu’il lui suffit de suivre des études pour ça.

Bien sûr, c’est vrai. Mais à l’époque où la société met tant de freins et alors qu’elle a déjà plusieurs enfants ? Je ne sais pas, j’ai quelques doutes. Mais bon, tant mieux si Elizabeth a des fans – tellement qu’elle se trouve à signer des autographes. Elle est toutefois ravie de pouvoir faire une différence parce qu’elle porte un pantalon à la télévision, et elle en parle dès qu’elle le peut à Harriet.

Harriet

Le problème, c’est qu’en parallèle, les scénaristes n’oublient pas l’époque dans laquelle nos personnages vivent. C’est le moment où Martin Luther King Jr est arrêté parce qu’il inspire un peu trop de gens. Inévitablement, on découvre cette information lorsqu’Harriet rentre chez elle et découvre l’information à la télévision.

Elle est aussitôt tellement énervée parce qu’elle vient de voir qu’elle passe sa soirée à le ruminer. Et elle a ainsi une sacrée idée : elle pourrait organiser un blocage de la fameuse autoroute contre laquelle elle luttait, en signe de lutte pacifique. Son mari n’est pas convaincu et plutôt inquiet par cette idée. Bref, il y a de nouveau une dispute entre eux et autant vous dire qu’Harriet n’en a un peu rien à faire d’apprendre qu’Elizabeth portait un pantalon à la télévision. Elle a autre chose en tête.

Le lendemain, elle organise donc sa manifestation. Ce qui est bien, c’est qu’elle peut tout de même en parler à Elizabeth. J’étais content de les voir être amies et réussir à conserver cette amitié, mais cela ne dure pas : Elizabeth est une figure publique qui ne peut pas faire ce qu’elle veut. Elle l’apprend à ses dépens dans cet épisode.

Chantage

En parallèle, nous suivons toujours l’enregistrement de l’émission d’Elizabeth. Si tout se passe bien et qu’elle est une star, elle a du mal à garder le contrôle : avec le succès, viennent les annonceurs. Et comme elle ne gère pas le marketing, elle n’est pas bien ravie de voir Phil essayer de lui imposer un ingrédient pour qu’elle fasse de la pub en échange d’un contrat juteux.

Mentir à son public, ce n’est pas dans l’esprit d’Elizabeth. Elle refuse donc de faire la pub pour de la fausse graisse, en profitant même pour en remettre une couche sur les dangers du produit qu’elle est censée vendre. En représailles, Phil décide d’interrompre le tournage de l’émission pour trois jours. Le but est simple : lui faire céder par chantage, en faisant pression sur les petits employés autour d’elle qui ne seront pas payés en cas de rediffusion. La pauvre. Elle a de quoi être légitimement énervée.

En plus, évidemment, Phil la fait passer pour la méchante. Elle perd donc la confiance de plusieurs des employées de l’émission qui lui en veulent d’avoir perdu trois jours de salaire. Logique. Quand elle croise Fran en faisant ses courses et que l’ancienne secrétaire se dit à la recherche d’un emploi, Elizabeth lui propose de venir voir son émission. Fran est une ancienne amie, après tout, même si ça s’est mal terminé entre elles. Elle est aussi fan de l’émission, alors ça ne coûte pas grand-chose à Elizabeth de l’inviter.

Fran vient pour la reprise de l’émission, assiste à une Elizabeth qui ravale sa fierté pour faire la pub de l’émission et lui conseille en fin d’émission de ne pas répondre à toutes les questions. Elizabeth décide aussitôt d’embaucher Fran pour sa franchise et ses bonnes idées. Elle la présente à Walter, qui tombe aussitôt sous le charme de Fran. C’est chouette de retrouver Fran : je ne pensais pas du tout qu’elle reviendrait dans la série.

Par contre, toute cette histoire fait prendre conscience à Elizabeth qu’elle ne peut pas dire et faire ce qu’elle veut à l’antenne, même si elle a beaucoup d’audience. C’est pourquoi, elle est forcée d’expliquer à Harriet qu’elle ne peut pas se rendre à la manifestation qu’elle organise – ce qu’Harriet ne prend pas bien du tout, parce que le déjà vu est désagréable. Elle lui fait donc la morale, sur son importance en tant que star dans ce qu’elle dit, mais aussi sur les sujets dont elle choisit de ne pas parler.

Je suis partagé sur la question : en soi, il est difficile de ne pas être d’accord avec Harriet, mais en pratique, je n’aime pas trop la rhétorique qui consiste ici à dire que les stars devraient s’exprimer sur absolument tous les sujets. Dans tous les cas, l’idée est ici qu’Elizabeth entend le message adressé par Harriet. Elle décide donc qu’il est important de participer à la manifestation.

Après quelques calculs sur ce que coûte une journée de suspension, elle décide donc d’annoncer à la télévision sa participation à cette manifestation. Phil pète bien sûr un câble, mais elle a une réponse toute trouvée : cela coûte plus cher à Phil d’annuler l’émission que ça ne lui coûte à elle de payer les employés qui ne le sont pas quand il décide de suspendre la diffusion. C’est excellent, tout simplement.

Je m’attendais en revanche à ce que la manifestation rencontre plus de succès grâce au poids d’Elizabeth. Ce n’est malheureusement pas le cas : il n’y a que les voisins noirs d’Elizabeth qui bloquent l’autoroute, avec elle bien sûr. Et autant on nous met un avertissement sur la violence du suicide en début d’épisode, autant on ne nous dit rien pour les violences policières beaucoup plus traumatisantes qui sont mises en scène ici.

Face à cette protestation pacifique, les policiers emploient en effet la force et tabassent quelques voisins d’Elizabeth pour les faire changer d’avis et dégager la route. Cela ne fonctionne pas bien sûr, ça ne permet que de nous traumatiser et de montrer la violence des répressions policières à l’époque. Enfin, à l’époque. On a les mêmes aujourd’hui, en vrai.

Mad

De son côté, Mad continue d’en vouloir à sa mère de ne pas s’occuper assez d’elle. Elle lui fait payer le soir en raccourcissant leur temps de conversation dans le but de pouvoir faire quelques recherches la nuit. Quand ses babysitters dorment devant l’émission d’Elizabeth, elle prend le temps de passer quelques appels à toutes les écoles St Luc qu’elle trouve, parce qu’elle sait que son père a été dans une école St Luc.

Malheureusement pour elle, elle ne fait que tomber sur des impasses. C’est Curtis qui finit par lui faire comprendre ça. Cela ne décourage pas Mad qui profite d’avoir pour babysitter la fille d’Harriet pour la convaincre d’aller à la bibliothèque. Sur place, elle peut chercher des informations sur Calvin et obtenir enfin une information précieuse : un acte d’un cabinet d’avocats, qui est celui d’Harriet.

Il n’en faut pas plus pour que Linda et Junior, les enfants d’Harriet, s’introduisent dans le cabinet et vole un dossier. Au moins, Harriet peut prévenir Elizabeth de ce qu’il passe et lui fournir une bonne psychanalyse de sa fille.

En tout cas, ça motive Elizabeth à parler, en fin d’épisode, de Calvin à Mad. C’est une scène extrêmement touchante où Elizabeth explique à sa fille que son père lui manque. Le problème, c’est que j’ai trouvé le timing très mauvais dans l’épisode, car ça suit la scène de violences policières et la réconciliation entre Harriet et son mari, qui ont trouvé un terrain d’entente sur la peur qu’ils ont ressenti quoi.

Du coup, nous parler d’abiogenèse et de Calvin, alors qu’il est dur de se remettre de la perte de ce personnage. La scène est toutefois très sympathique : elle permet à Elizabeth et Mad de parler de Calvin, des souvenirs que Mad a récolté… mais aussi de ceux qu’Elizabeth a gardé de son frère. Ah.

Tout ça nous mène alors a un cliffhanger que je n’ai absolument pas compris : Mad trouve une lettre d’un certain Avery Parker adressé à Calvin. Ce qui la surprend est que la lettre ne lui demande pas d’argent et fait mention de l’école de Calvin. Elle en parle donc au prêtre qui est surpris de découvrir l’identité du père de Mad. Euh ? Pourquoi ? J’ai raté une étape, je pense, mais on verra ça au prochain épisode !

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Lessons in Chemistry – S01E05 – CH3COOH – 17/20

Deux mois plus tard, c’est toujours un coup de cœur. Cette série est on ne peut plus simple et chaque épisode raconte un chapitre de la vie d’Elizabeth avec beaucoup d’efficacité. Le scénario est plein de petits moments extrêmement bien pensés qui permettent d’apprécier le personnage et l’intrigue, tout semble toujours évident, simple et fluide… Le calcul est vraiment parfait.

Spoilers 

La première de Supper at six est plus proche qu’on ne pourrait le penser.

We are the opposite of alone.

Près de deux mois sépare mon visionnage de l’épisode précédent et celui-ci. C’est une petite catastrophe, soyons francs. Pourquoi tant de temps ? Je ne sais pas l’expliquer. Les séries Apple ont cet effet sur moi : je les adore, je me plonge dedans et suis à fond… mais dès que j’en sors, même si l’envie de retourner est là, je n’y vais pas. C’est en grande partie parce qu’elle demande un effort de concentration tant elles m’emmènent loin ; mais aussi parce qu’elles sont totalement déconnectées de mon quotidien, je crois. Je ne sais pas.

Ce qui est sûr, c’est que j’ai adoré le début de saison, que j’ai à présent le livre à portée de main (ben oui, pourquoi faire dans la demi-mesure ?), que c’est déprimant parce que c’est écrit tout petit dedans et que j’ai déjà perdu une semaine de mes deux mois d’essai gratuit d’AppleTV offert pour Noël. Bref, il était temps de m’y remettre. Et ça commence par une pub ? Il y a de la pub sur AppleTV, c’est nouveau. En plus, c’était pour un film que j’ai déjà vu.

L’arbre généalogique

L’épisode commence par Elizabeth ayant accepté de faire de l’aviron et continuant de gérer sa vie quotidienne comme elle peut à côté. Elle fait ainsi des réunions Tupperware où elle offre à manger et rage de s’être fait voler sa découverte scientifique par ses anciens collègues. Et c’est tout, on passe directement au générique. Bon, il ne s’est pas passé grand-chose quand même dans ce début d’épisode, mais je suis déjà de nouveau à fond dans la série. C’est fou ce sentiment provoqué par AppleTV à chaque fois.

Après le générique, on retrouve Elizabeth et Mad en train de faire des courses, et c’est hilarant à voir. Pendant qu’elles achètent des céréales, Elizabeth parlent des gènes récessifs de son père qui expliquent qu’elle puisse avoir les yeux bleus. C’est à peine abusé comme dialogue, mais ça me fait rire tout de même. Le but de l’intrigue ? Nous expliquer que Mad doit faire un arbre généalogique pour l’école, mais aussi que le fait de ne pas avoir de père commence à lui peser.

L’intrigue nous permet ensuite de suivre Mad à l’école où ses questions incessantes dérangent tellement sa professeur qu’elle finit par appeler Elizabeth. Elle lui raconte tout le dérangement que représente sa petite fille pour une classe et en arrive à la conclusion, plutôt inattendue, que Mad serait mieux dans une école privée qui la stimulerait bien plus. C’est inattendu principalement parce que la maîtresse semblait odieuse dix secondes plus tôt à sous-entendre qu’Elizabeth était misanthrope. Bon, après, c’est plutôt vrai.

Elizabeth est en tout cas embêtée de découvrir que sa fille n’aime pas l’école – et elle décide aussitôt de la changer d’école. Avant ça, elle accepte qu’Amanda, sa nouvelle meilleure amie, vienne passer l’après-midi à la maison. Et on sait déjà où ça mènera.

Changement de carrière

Avant d’en arriver à l’émission de télévision qu’on attend tous, cependant, nous apprenons qu’Elizabeth vend désormais des Tupperware, mais rassurez-vous, c’est pour avoir un revenu en continuant de faire ses recherches. Ce n’est pas gagné cette affaire. Après sept ans, elle continue d’être très pote avec Harriet et organise de grands dîners de famille avec elle et sa famille. C’est sympa et ça mène à une scène où on nous apprend qu’Elizabeth n’a toujours pas lâché ses grands idéaux vis-à-vis du travail.

Elle cherche donc à se faire réembaucher par un autre laboratoire, mais celui-ci demande évidemment ses références. Cela force Elizabeth à retourner dans son premier laboratoire, pour demander à Donatti de ne plus bloquer sa carrière comme il l’a déjà fait. Par chance, il n’y bosse plus, mais elle tombe sur son remplaçant qui n’est autre que… Boryweitz, évidemment.

S’il ne souhaite pas bloquer sa carrière, il espère tout de même qu’elle acceptera de bosser à nouveau avec lui – et, en fait, pour lui. Bref, il ne lui fait pas de lettre de recommandation et bloque totalement sa carrière, c’est top. Je veux dire, comment peut-il envisager qu’elle accepte de bosser pour lui et qu’il soit premier auteur ?

Elle se barre donc de là au plus vite et c’est ce qui fait qu’elle se retrouve un peu plus encline à travailler pour la télévision quand le père d’Amanda vient chercher sa fille. En vrai, elle ne considère pas du tout son offre, mais alors qu’ils apprennent à se connaître et que Walter est de plus en plus fan de son caractère – découvrant que les molécules peuvent rendre un plat meilleur le lendemain de sa conception – le sujet revient inévitablement sur le tapis. Elizabeth découvre un monde où un homme souhaiterait être dans son ombre, sans que personne ne sache son existence dans l’ombre de l’émission.

Cela change la donne pour elle, surtout que c’est bien payé et qu’elle a besoin de cet argent pour l’école privé de Mad. Bim, voilà Elizabeth qui accepte l’émission. Sa première journée au travail est étonnante pour elle, en tout cas : elle découvre qu’elle a carrément un assistant pour lui servir du café. C’était si drôle comme scène. La qualité est dans ce genre de détail : elle lui demande comment il aime son café avant de découvrir que c’est en fait tout l’inverse.

En tout cas, elle comprend vite qu’elle n’est pas tout à fait prête pour une émission. En toute logique, et en cohérence totale avec son personnage, Elizabeth décide alors d’étudier la télévision : il lui reste deux semaines avant sa première émission et elle veut absolument être parfaite. J’ai adoré cette scène qui la voit stresser de devoir se trouver une catchphrase ou se demander pourquoi tout le monde sourit tant à la télévision. Cela faisait aussi un rôle sympa pour Harriet, même si on sent qu’elle a une intrigue à venir avec son mari qui s’absente beaucoup. Je ne suis pas sûr d’aimer cette partie.

Concentrons-nous donc sur Elizabeth en attendant : elle fait quelques essais à la télévision, et le directeur du studio n’aime pas du tout ce qu’il voit. Walter essaie bien de convaincre Elizabeth de suivre les règles et tout ce qu’il a préparé, mais Elizabeth préfère largement suivre son instinct. Et son instinct, il fait peur au gérant du studio. De son côté, Elizabeth a peur de ce que le studio lui fait faire – trouvant même ridicule le nom de son émission, qui lui semble mensonger.

Cependant, Walter est obligé de la calmer quand elle en arrive à demander à avoir une blouse. Il a beau lui expliquer qu’il déteste Phil, le gérant du studio, il est forcé de reconnaître qu’il a partiellement raison. Il propose à Elizabeth quelques changements et comme il leur reste deux semaines pour se préparer, tout va bien. En théorie.

Supper at six

En pratique, Phil décide que les rediffusions d’une autre émission sur la chaîne sont une catastrophe et qu’il est temps de lancer le show. Voilà donc Elizabeth qui se retrouve en direct alors qu’elle pensait pouvoir s’entraîner encore un moment. On sent son stress dès le départ… et c’est pour une bonne raison : Walter lui annonce que c’est peut-être un moyen de faire annuler l’émission plus vite s’ils se plantent.

Et a priori, ils se plantent. Walter est terrifié de voir qu’Elizabeth est en roue libre : elle fait retirer tous les éléments de décor de son plan de travail pour pouvoir être plus libre, elle a un crayon dans les cheveux, elle parle de science en permanence et elle fait peur aux annonceurs.

Il y a bien sûr des critiques du public présent pour assister à la première qui sont organisées. Le problème, c’est qu’il y a trop d’hommes dans ceux-ci. Ils n’arrêtent pas de la critiquer, notamment sur son absence de sourire, là où les deux femmes présentes sont déjà fans d’Elizabeth. On sent bien ce qu’il va se passer : elle a son public, mais ce n’est pas celui qui prend les décisions. Après, les décisions se basent sur les chiffres, et ça, c’est une bonne chose pour elle.

Oh, sa soirée commence évidemment par Phil qui veut lui remonter les bretelles parce qu’elle a fait n’importe quoi selon lui, mais il y a plein de téléphones qui sonnent en arrière-plan. On devine ce qu’il se passe : le standard de l’émission est débordé d’appels qui veulent plus d’informations sur les ingrédients nécessaires pour la recette du lendemain, notamment le CH3COOH du titre qui s’avère être tout simplement du vinaigre. Elizabeth explique donc cela, puis va répondre elle-même au téléphone pour découvrir qu’elle a des fans.

Et ça énerve Phil, parce qu’il a beau la critiquer à fond, la formule est en train de fonctionner. Et à fond, elle aussi.

Mad

Et pendant qu’Elizabeth fait tout ça et bosse, il y en a une qui se retrouve toute seule en rentrant de l’école : Mad. On sent bien qu’elle est triste de ne plus passer ses fins d’après-midi avec sa mère, mais elle profite de sa relative tranquillité nouvelle pour fouiller les affaires de son père, toujours dans le but de remplir son arbre généalogique. C’était bien la peine de changer d’école !

Elle a tout de même une super baysitter qui l’emmène à l’Eglise. Elizabeth et elle ne sont pas croyantes, mais voilà, c’est un moindre mal. Sur place, Mad rencontre Curtis, le prêtre de l’épisode précédent qui est toujours là. Celui-ci comprend vite le mal-être de la petite fille et s’occupe plutôt correctement d’elle, l’aidant ainsi à retrouver l’école de son père pour qu’elle puisse mener des recherches sur lui et sa famille.

Cela se fait en plusieurs fois. On sent qu’Elizabeth est débordée et ne s’occupe plus tout à fait de Mad, mais c’est parce qu’elle a ses émissions à gérer, et ses nouveaux fans aussi. Curtis, lui, semble avoir bien du temps pour s’occuper de cette fillette et la mener tout naturellement à la religion. Ainsi, quand elle rentre chez elle, Elizabeth trouve une Mad particulièrement frustrée d’avoir été toute seule et abandonnée par sa mère, surtout qu’Elizabeth rentre de plus en plus tard du travail.

Pour se faire pardonner, Elizabeth décide d’emmener sa fille dans un diner pour qu’elle puisse lui raconter toute sa journée. Celle-ci est ravie de pouvoir parler à sa mère… Mad est toutefois interrompue dans sa critique littéraire par la serveuse qui vient raconter qu’elle est fan de l’émission et que les conseils que donnent Elizabeth lui servent à elle et sa famille. Bien sûr, l’échange n’est pas très long, mais il déstabilise la dynamique mère-fille. Mad en veut donc à sa mère d’écouter la serveuse plutôt qu’elle.

Quand celle-ci revient pour un autographe et que ça rend triste Mad qui voit bien qu’elle n’a plus toute l’attention de sa mère, j’ai trouvé ça vraiment triste. C’est bien écrit, c’est fluide, mais c’est triste, parce que le timing est bon : Elizabeth fait plein d’efforts, mais la vie est contre elle avec sa fille. Oh, pauvre Elizabeth, elle me fait trop mal au cœur à devoir ajuster sa vie comme elle peut face à une petite fille qui n’a que besoin de toute l’attention de sa maman. C’est dur la vie.

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Wild Cards – S01E03 – Howl to Get Away with Murder – 15/20

C’est rare qu’une série semble trouver si vite son équilibre, et pourtant, c’est consistant depuis trois épisodes. Les scénaristes savent ce qu’ils nous vendent, tiennent un personnage qui porte la série sur ses épaules sans problème et proposent des intrigues classiques avec des petits twists à la 2024 dans les détails. Histoire de, on est quand même sur une série qui se veut moderne dans le ton, à défaut de l’être dans le format. Et ça me va, je crois.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur la disparition d’un certain Lucas, mais ça prend une tournure inattendue quand la magie s’en mêle.

Oh my Merlot.

J’ai décidé de moins me prendre la tête sur ce genre de séries, comme vous savez, alors ne vous étonnez pas qu’elle soit complètement déstructurée : je vais juste compiler mes notes sans développer plus que ça. Il faut dire que côté écriture, on ne se prend pas la tête non plus : c’est bien simple, Max apporte tout l’humour de l’épisode, une fois de plus et le reste semble s’écrire tout seul. C’est plutôt bon signe et gage de qualité : l’intrigue est simple et efficace, les acteurs ont tous des visages déjà vus ailleurs et l’ensemble fonctionne bien.

L’enquête de la semaine concerne la disparition de Lucas, un cuisinier. Pendant que Cole mène l’enquête normalement dans le magasin de Lucas – on sent vers quoi ça se dirige, non ? – Max se déguise une fois de plus. Cette fois-ci, elle se fait passer pour une sorte de future ménagère avec un bob qui ne lui va pas tellement, et hop, elle récupère des infos devant la boutique. Simple comme bonjour, cette enquête.

Cela les mène naturellement vers une cheffe cuisto qui veut prendre ses décisions malgré son patron et mec qui gère le restaurant, en théorie. La cuisto est devenue végétarienne, transforme tout le restaurant et s’attire les soupçons de nos enquêteurs en étant énervée dès qu’elle parle de Lucas. Elle n’est qu’une boule de nerfs hyper énervée d’à peu près tout durant l’épisode, en vrai.

Son mec ? Il est l’exemple typique du type propre sur lui qu’on ne peut que soupçonner et qui attire bien les soupçons lui aussi. Il s’énerve non sur sa meuf, mais sur Pam, une nana qui est sa voisine et qui a perdu son loup. C’est vrai, on a tous des loups domestiques à portée de main. Bon, on comprend le proprio qui s’énerve de voir ses clients effrayés par un loup en liberté, surtout quand l’enquête mène finalement Max et Cole au cadavre de Lucas. Voilà qui est fait. Je m’attendais à ce qu’on nous dise que quelqu’un vende de la bouffe humaine, mais le cadavre est à peu près complet.

Bien sûr, les premiers soupçons se portent sur le loup, mais Pam affirme que son loup ne ferait jamais ça, surtout que ses loups connaissent Lucas. Mouais. L’enquête a aussitôt lieu et mène nos inspecteurs à chercher la trace du loup. Ils sont ainsi capables de retrouver le van de Lucas, ce qui leur donne la piste d’un autre suspect, un prof de bio tout stressé par la réunion parents-profs – ou par le meurtre de Lucas.

Max remarque aussitôt qu’il nettoie ses lunettes chaque fois qu’il est question de Lucas. Finalement, l’enquête les pousse à examiner le passé de tous ces adultes qui allaient au même lycée si on en croit des photomontages franchement ratés. Je ne comprends pas. Même moi, je suis capable de faire de meilleurs montages en moins d’une heure, comment peut-on se contenter de cette qualité ? Qu’importe, parce que l’intrigue prend une tournure inattendue et bien trop drôle : Max et Cole se font voler des vêtements et suivent la voiture du voleur.

Cela les mène dans une forêt de nuit où ils tombent sur… un rituel de magie. Aha. Le début de l’épisode nous informait déjà que ça prendrait cette tournure avec la caravane de Lucas, mais c’est excellent : tous les suspects de notre duo sont réunis pour jeter un sort sur les vêtements qu’ils viennent de voler. Leur but ? Empêcher le duo de découvrir ce qu’ils ont fait. Voilà qui est raté. Bref, le duo découvre surtout que les trois sorciers couchaient avec Lucas – la monogamie, c’est surfait d’après eux.

Cela dit, ça ne résout pas tout à fait le meurtre. On sait juste que Lucas voulait finalement se faire à la monogamie et arrêter de s’amuser avec ses trois amants. Pour résoudre le meurtre, il faut retrouver rapidement le loup en interrogeant une des amantes de Lucas, puis découvrir un tunnel suspect qui mène directement dans la cave du restaurant du type propre sur lui qui vient de virer sa cuisto végétarienne.

Il avait le look du type détestable et riche. Ou riche et détestable. Ou détestable parce que riche. Bref, on s’en fout : le type ose braquer un flingue sur un policier et menace de s’en débarrasser. C’est con, parce que malgré un flingue qui tire correctement, il se laisse finalement piéger par Max. Avec beaucoup d’humour, elle amène les touristes venus visiter les vignes du riche directement dans la cave, assurant que ce qu’ils voient est une recréation d’un événement spécial qui s’est déroulé sur le domaine. L’arrestation a ainsi le mérite d’être hilarante. Je sais, c’est too much, mais c’est le personnage de Max, alors ça ne surprend pas. Et même, je trouve que c’est plutôt efficace.

L’écriture est vraiment fluide. C’est over the top à chaque fois, mais juste ce qu’il faut pour que ça passe tout de même. Bien sûr, en plus de tout ça, l’épisode n’oublie pas que nous n’en sommes qu’au début de la série. L’équilibre est déjà trouvé cependant, il ne semble pas y avoir beaucoup de recherches à faire sur le ton : Max se moque de ses collègues qui ne sont pas Cole, fait de l’humour tout du long et pousse Cole à se confier un peu plus sur lui-même. Pour cela, on passe par la lourdeur d’un manuel de « team building ». Max est 100% pour l’idée d’une équipe avec Cole et ne comprend pas son mutisme face aux collègues qui n’arrêtent pas de se foutre d’eux.

Pour la défense des autres flics, il y a de quoi se foutre d’eux quand les suspects qu’ils ont sont des sorciers. Pourtant, il n’y a jamais aucun doute : il est évident dès le départ que le duo va les ridiculiser en résolvant le meurtre. En attendant, on a droit à un épisode où Cole et Max apprennent à travailler ensemble et se font peu à peu au caractère l’un de l’autre. Par moments, j’ai l’impression que c’est surtout à Max de s’adapter au caractère lunaire et changeant de Cole. Autant les scénaristes écrivent le personnage de Max de manière bien consistante – elle se fout de tout, apporte de l’humour non stop – autant Cole change parfois du tout au tout d’une scène à l’autre niveau caractère. Bon, il est toujours un peu grognon, cela dit ; mais parfois, il se fait à la présence de Max et rentre dans son jeu, parfois pas du tout.

Sinon, la série est claire désormais : son fil rouge sur les parents de Max attendra un bon moment. On nous en parle brièvement dans l’épisode, on nous confirme que la relation entre Max et son père est top (mais bon, on se doute qu’il ne paie pas l’acteur juste pour une scène au téléphone dans chaque épisode, faudra bien qu’il se passe quelque chose dans son intrigue !) et elle termine l’épisode en rappelant que ses parents n’étaient pas de mauvaises personnes. Pour le reste, eh bien, il faut attendre. Ce n’est pas un problème : la série parvient à accrocher, je trouve.

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Wild Cards – S01E02 – Show me the murder – 13/20

Voilà ce que j’appelle un épisode correct, qui maintient l’intérêt sans pour autant être exceptionnel. On attend de voir comment la série va évoluer : il y a clairement du travail à faire pour qu’elle vaille vraiment le détour. Pour l’instant, elle se contente de faire son travail sans marquer les esprits plus que ça. Elle a besoin de trouver son équilibre… comme beaucoup de séries qui en sont à leur épisode 2, cela dit.

Spoilers 

Max et Cole enquêtent sur le meurtre d’un agent sportif.

No one was put on this Earth for only one thing.

L’épisode démarre avec une affaire banale de vol de colis qui conduit Max et Cole vers quelque chose de plus sinistre. Avant d’en arriver là, bien sûr, il faut nous réintroduire les personnages. Si la première scène où ils sont chacun sur un bateau n’est pas dingue, j’ai adoré voir comment ils gèrent la jalousie des collègues de Cole, apportant une touche d’humour bienvenue à l’épisode. En vrai, Max s’intègre plutôt mal au commissariat avec son déguisement de détective.

Envoyé pour parler des vols de colis, le duo découvre finalement un cadavre, ce qui lance toute une enquête sur laquelle ils ont le lead. Pas crédible, mais bonne idée pour lancer la série, il fallait bien quelque chose pour justifier que Max puisse se retrouver à enquêter comme une flic. Ils se retrouvent ensuite sur la piste d’une star du sport, d’agents véreux prêts à tout et d’un trafic de résultats médicaux mettant en danger une athlète sur le point de battre un record de boxe.

Les thématiques abordées sont sympa (on sent qu’on est en 2024 quand même dans les réflexions féministes l’air de rien) et permettent à Max de se déguiser à plusieurs reprises. J’ai eu un petit coup de coeur sur la secrétaire là… Dommage de ne pas avoir de conclusion à cette intrigue. En tout cas, on comprend quel sera grosso modo l’atout de Max dans les enquêtes : elle ose tout, indépendamment des protocoles, et se fait en permanence passer pour qui elle n’est pas afin de récolter des informations. Pas sûr que ça tiendrait ensuite dans un procès, mais bon, tout le monde finit toujours par avouer de toute manière.

C’est bien simple : Vanessa Morgan, dans le rôle de Max, est définitivement la star de la série, ce qui est un peu con quand il y a deux stars au générique. D’ailleurs, c’est un générique beaucoup trop long. C’est sympa d’en avoir un, mais dommage qu’il dure un peu trop longtemps – il n’y a que deux acteurs à présenter si on les croit. Et une seule vaut vraiment le détour sur ces deux premiers épisodes : le personnage de Vanessa Morgan porte l’épisode avec ses répliques cinglantes et ses références culturelles.

Par contre, le personnage de Cole va vraiment avoir besoin d’un développement pour les prochains épisodes, car pour l’instant ce n’est pas dingue. Autant Max a son serviteur pour la servir et apporter de l’humour en changeant de villa à chaque épisode, autant le bateau de Cole, on en a déjà fait le tour et le voir parler avec son chat, ça va être gênant.

Ceci étant dit, Max, malgré son humour, peut elle aussi parfois m’agacer, surtout quand elle outrepasse les limites, comme lorsqu’elle récupère des preuves sur une scène de crime ou qu’elle se fait passer pour une journaliste avec un accent pourri.

L’enquête en elle-même reste intéressante. C’est très prévisible, mais c’est sympathique : évidemment, durant l’enquête, il y a un moment où l’enquête semble résolue mais Max est sûre que ce n’est pas fini. Il va de soi que Cole insiste pour lui dire qu’il faut s’en tenir aux protocoles et il va de soi que non. Finalement, l’épisode se dirige tranquillement vers un happy end, avec aussi le message répété trois fois que personne ne vient sur Terre pour une seule chose.

Côté intrigue principale en fil rouge, on aperçoit brièvement le père de Max, laissant présager plus pour les prochains épisodes… mais je trouve que c’est trop peu pour un second épisode, surtout qu’il n’y a que dix épisodes annoncés. Quitte à avoir annoncé un fil rouge, ça aurait été bien de le répartir sur tous les épisodes de la saison, je trouve.

Cela dit, j’ai apprécié la façon dont Max règle le problème initial du vol de colis et je suis content que ça ne soit pas sacrifié au profit du fil rouge. Ce qu’on aurait pu sacrifier, en revanche, c’est la scène finale qui nous instaure un « will they/won’t they » usé jusqu’à la corde et dont je n’ai rien à battre. En vrai, j’espère même qu’ils ne coucheront jamais ensemble Max et Cole !

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